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Audition parlementaireLes secrets de l'Assemblée Nationale· 1 décembre 2024 14 minContradictoireFond programmatiqueDéfenseÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

20/11/2024 Anne Le Hénanff : Enjeux de l'économie de guerre, Audition de Benoit Rademacher (IRSEM...

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:29RelanceRéponse partielle

    Ne pensez-vous pas illusoire et surtout utile voire nécessaire de retrouver le niveau de production post guerre froide ?

  • 2:12OuverteRéponse directe

    Si nous devions faire des choix, lesquels feriez-vous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:13Anne Le HénanffChiffre
    « la France est un pays de 68 millions d'habitants c'est c'est quand même un petit pays à l'échelle globale 68 millions d'habitants »
  • 9:56Anne Le HénanffChiffre
    « 15 à 20 c'est entre 10 à 15 % de notre budget de nos budgets militaires »
  • 11:22Anne Le HénanffFait
    « la guerre en Ukraine a rappelé aux gens aux Européens et à d'autres à quoi servait une armée »
  • 12:03Anne Le HénanffChiffre
    « l'Allemagne à 2 % du PIB dans la défense c'est 75 milliards d'euros »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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la parole à Anne leénonf pour le groupe horizon et indépendant merci monsieur le Président messieurs je vous remercie beaucoup pour vos présentation bien que et là je m'adresse pas en tant que au nom de mon groupe mais à titre personnel je je trouve que vous avez eu des propos très critiques je dirais même très dur vis-à-vis de la position française je tenaz à vous le dire parce queévidemment je partage pas tout ce que vous avez pu dire je vous trouve particulièrement dur je je voulais le dire en préambu euh plusieurs fois dans vos propos vous avez indiqué si nous voulons trouver ou retrouver le niveau d'équipement d'après guerre froide alors moi j'ai j'ai 55 ans j'ai connu la fin de la guerre froide mais je pense qu'il y a pas mal de

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parlementaires qui ne savent pas exactement de quoi il peut s'agir pour ne pas l'avoir vécu ou ou peut-être pas s'être intéressé au au sujet plus précisément euh la loi de programmation militaire et plus récemment le budget 2025 sur lequel nous avons beaucoup travaillé euh on ont fait un certain nombre de constats dont vous avez très peu parlé dans votre exposé les nouveaux champs de conflictualité qui ne sont pas gratuits sauf erreur de ma part une augmentation euh croissante et on peut s'en réjouir contrairement à certains des partenariats européens qui devraient du coup nous alléger dans des perspectives à venir sur certaines dépenses notamment qu'on pourrait

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mutualisé des ruptures technologiques qui elles non plus ne sont pas gratuites et un développement nécessaire je sais de quoi je parle puisque j'étais rapporteur du p144 un développement nécessaire indispensable des moyens que nous devons donner au service de renseignement pour être efficace ma question est la suivante ne ne pensez-vous pas illusoire et surtout utile voire nécessaire de retrouver le niveau de production post guerre froide là vous voyez que c'est un petit un petit un petit voilà j'insiste un peu là-dessus parce que je trouve ça quand même carrément étrange que vous parliez ainsi euh et alors je vais prendre l'inverse de ce qu'on pu faire mes collègues précédemment et si nous devions faire des choix lesquels vous feriez messieurs

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je serai ravi de vous entendre je vous dir la merci messieurs à vous la parole vous êtes challengé

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là voilà je je vais effectivement vous êtes avz évoqué un certain nombre de points alors dans nos propos liminires on ne peut pas bien évidemment pas tout pas tout développer vous l'avez dit on est également dans une extension des Champes de la conflictualité donc je l'ai un peu esquissé l'émergence de nouvelles technologies qui fait qu'on est obligé de de courir également un peu partout mais également avec un modèle d'armée c'est la question de la cohérence on peut remettre bien évidemment en question cette cohérence mais c'est la question de la cohérence qui fait que l'on a une inertie programmatique qui fait qu'on est obligé de faire beaucoup de choses et il faut souligner que l'effort fin financier tel qu'il a été voilà tracé dans dans la loi de programmation militaire et la

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réalisation parce que c'est également un peu une première de la de la précédente loi de programmation militaire prennent en compte bien évidemment ces bien évidemment ces enjeux sur la question du du niveau de production il est vrai que le débat se focalise peut-être sur des besoins qui sont un peu plus court terme parce qu'on a peut-être je ne dis pas qu'on a été surpris parce qu'il y a eu des avertissements mais je pense que c'est également li à peu une certaine inertie du système euh voilà des on se disant il faut il faut se réarmer néanmoins forcé de constater hein c'est ce qu'a indiqué Julien à plusieurs reprises techniquement nous ne sommes pas en guerre donc la projection qu'il faut avoir c'est de se dire plutôt dans des logiques de probabilité de de

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conflit quells sont les ressources les moyens les capacités que l'on doit avoir pour aller de l'avant ça ça c'est un premier élément sur la question des partenariat européen oui mais c'est peut-être plutôt un réveil de nos partenaires européens c'est ce que je disais juste précédemment parce que nous on a déjà des capacités qui sont relativement complètes et je prends juste un exemple c'était l'intervention des de l'armée française au Mali hein on a été en fait les seuls à pouvoir intervenir mais je pense que c'était d'une manière ou d'une autre quand même au profit du territoire géographique européen d'une manière ou d'une autre même si les choses on ont évolué et euh et mais on a quand même eu cette capacité là et je pense qu'on était le le seul à l'époque en en Europe

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à en en Europe à l'avir donc oui je pense que les je ne sais pas si on a été dur et je pense que l'idée c'est également de voilà de de porter un esprit peut-être un peu plus de de contradiction ou bien d'aller peut-être un peu en dehors des voilà des des éléments qui peuvent être apportés par les par les institutions voilà on est là pour ça mais effectivement vous soullignez tout à fait à propos l'émergence de nouveau champs de conflictualité qui nous oblige également dans le casre de la compétition internationale en matière sécuritaire ben également de pouvoir suivre sur un certain nombre de technologie on peut penser à l'intelligence artificielle vous avez évoqué là là le quantique les capacités quantiques on se dote de moyens je me permets juste mais vraiment

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très rapidement àaccord pour mettre pour mettre en perspective la France est un pays de 68 millions d'habitants c'est c'est quand même un petit pays à l'échelle globale 68 millions d'habitants j'ai un peu caricaturé c'est la taille de trois grandes villes en Chine je caricature un peu mais ce pays a quand même réussi à se doter de manière indépendante en fait d'une capacité de dissuasion et comme je l'ai souligné il a également une capacité euh d'intervention que très peu de pays ont et quand bien même si on regarde un peu les budgets voilà l'Inde la Chine ce sont des nouveaux compétiteurs ces pays-là n'ont pas non plus ces capacités là une capacité de présence navale sur l'ensemble du globe voilà des des capacités de de renseignement et également d'être en pointe sur un

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certain nombre de de technologie euh ouais je pense qu'il faut en être fier il faut pas non plus plus se cacher derrière ces capacités là pour reconnaître queon a une émergence en fait de nouveaux compétiteurs sur le plan international et que l'on a quand même également un peu une déformation de ce modèle d'armée et que l'on doit intervenir sur des nouveaux champs et les différentes pistes vous les avez évoqué ça peut être effectivement des piste partenarial c'est-à-dire éventuellement d'imaginer que ce sont les nos alliés qui prennent le relais sur un certain nombre de questions sécuritaires pardon et bien évidemment moi je crois également beaucoup à la coopération sur un certain nombre de champs de de recherche notamment qui peuvent nous permettre d'avoir des des

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leviers supplémentaires pardon j'étais un peu long et c'était pour remettre ces éléments en perspective merci beaucoup juste un point de complément en fait et je pense que ça mérite d'être rappelé en fait la la trajectoire actuelle elle garantit le socle et elle donne la cohérence d'ensemble le problème c'est que et c'est des travaux qu'on mène avec mes collègues de la chair économie de défense mais aussi d'autres collègues politistes en fait on a une extension de la conflictualité mais auparavant on pouit imaginer une forme de substituabilité c'est-à-dire que on a eu durant la la la la guerre froide des opérations très particulières type un peu coup de point des opérations de maintien de la paix dans les années 90 la lutte contre le terrorisme pendant

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une vingtaine d'années et aujourd'hui on on on change un peu de régime on revient dans la guerre de haute intensité mais en fait on va rajouter tout le reste euh donc il faut se préparer et c'est c'est là où l'élongation elle est compliquée il y a un risque d'élongation en fait c'est que on a une cohérence d'ensemble qui nous permet de faire de tout euh mais il faut préparer parer la guerre de haute intensité tout en faisant la lutte contre le terrorisme tout en renforçant le flan est tout en adressant les nouveaux champs de conflictualité le cyber les fonds marins le spatial que sais-je donc en fait on voit qu'on en pile et donc ça fait des besoins supplémentaires donc la LPM prévoit de de de de de solidifier tout ça mais le corollaire c'est que bah contenu de la

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trajectoire budgétaire qui est positive nouelle fois mais elle ne permet pas de recréer de la masse avec des ordres de grandeur qui sont euh ceux qu'on a connu pendant la guerre froide je suis pas sûr que ça soit d'ailleurs l'objectif euh l'objectif c'est de faire ça de manière cohérente de faire ça de manière progressive ça sert à rien de faire un peu comme l'ont fait quelque part aussi les Polonais c'est-à-dire passer de 2 à 5 % du PIB en 3 ans bah en fait on a une espèce de freénésie d'achat de matériel on a de beaucoup d'argent à dépenser mais on sait pas vraiment comment le dépenser il vaut mieux le faire de manière graduelle pour continuer à solliciter notre tissu industriel conserver cet objectif d'autonomie stratégique mais il faut donner de la

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visibilité et donc c'est cet empilement en fait qui qui qui qui est problématique mais si il s'accompagne d'une vision d'accroissement quantitatif elle est elle est pour partie prévue dans la LPM donc la cohérence une fois est préservée mais il faut y aller petit à petit ça sert à rien de de vouloir y aller trop fort et donc effectivement ben ça le corelire de ça c'est qu'on renonce un peu à la masse alors j'ai esquissé très rapidement une piste cette piste c'est de dire bah en fait on voit que l'Ukraine par des outils de technologie civile a été capable de remplacer sa faiblesse dans certains domaines on peut penser à l'artillerie par des technologies civiles l'application de drone par exemple et donc là là en fait ça peut être

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intéressant à quelque part à moindre coût à moindre frais de de regarder et c'est pour ça que j'aiévoqué dans mon propos conclusif à la fin faisons le bilan proprement parlé de laarina et colibri pour voir précisément qu'est-ce qui a marché qu'est-ce qui qu'est-ce qui où sont les points de faiblesse pour justement identifier sur un projet qui a priori est pas très structurant pas très cher par rapport à un SCAF ou un Rafale voilà comment faire pour pour créer de la masse sans sans toucher à la cohérence d'ensemble du modèle navré d'avoir été dur mais comment dire la France avec un pb qui est la moitié de celui de l'Allemagne

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rappelonsle veut faire le nucléaire 15 à 20 c'est entre 10 à 15 % de notre budget de nos budgets militaires veut faire le contreterrorisme ça va de Sentinel aux opérations barcan veut être présente en Indo-Pacifique veut être présente dans sa ze veut être présente outreem veut maintenant conquérir le cantique l'hypersonique les fonds marins l'espace et bientôt le le troglodit avec 50 milliards de budgets j'ai peur malheureusement que même si je comprends la motivation politique de se dire que la France est une grande puissance j'ai peur malheureusement que ce soit à la fois illusoire et extrêmement dangereux

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puisque nous aurons peut-être en mesure d'établir des têtes de pont d'établir des capacités échantillonnair de rajouter qui débranch ou des aiguilles au bonzail mais inf est-ce que ce bonzail une fois le gros coup de vent venu sera en mesure de tenir puisque j'entends le besoin de rester à la page j'entends le besoin d'être à la pointe maintenant je pense aussi que nos forces armées sont là pour nous protéger de menaces existentielles là où des menaces comme malheureusement le terrorisme étaient des menaces qui étaient davantage d'ordre sécuritaire vis-à-vis de notre nation je pense que la guerre en Ukraine a rappelé aux gens aux Européens et à d'autres à quoi servait une armée à quoi servait une industrie de défense et à quel péril

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nous étions exposés à 3 heur d'avion de nos frontières qui sont bien différents de ceux qui étaient au cœur du Mali au cœur de l'Afghanistan et plus loin en Afrique c'est pourquoi je m'interroge sur notre capacité à d'avoir une crédibilité probable en temps de Pai sur tout cette liste d'éléments que je viens de vous donner mais quelle crédibilité en temps de guerre là où je reprends l'exemple allemand puisqu'on va parler du Titon 22 l'Allemagne à 2 % du PIB dans la défense c'est 75 milliards d'euros c'est 75 milliards d'euros sans la dissuasion sans la présence outreemè avec une prise en compte des problématiques terroristes qui n'est quasiment pas du ressort de l'armée sans présence en Afrique ou très peu c'est 5 c'est 75 milliards d'euros qui vont être

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investis dans de la défense territoriale et dans la rction d'une armée d'emploi de armée conventionnelle qui soit en mesure de de se de faire face à la menace russe la France se sent peu menacer et ça se voit en fait dans les enquêes d'opinion ça se voit dans la façon dont nos citoyens votent les Polonais se sentent extrêmement menacés c'est pourquoi ils investissent l'essentiel de leur moyens militaires à répondre à cette menace je pense malheureusement que à force de disp c'est nos moyens et c'est une image que j'utilise souvent mais en fait le budget militaire français donc tout budget est une passoire vous avez plus ou moins de trous et plus ou moins de flux qui passe dans chaque trou la LPM est venu rajouter de l'eau dans cette passoir ce qui était bien venu mais elle est aussi

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venu rajouter des trous c'est une expression une vision peut-être plus imagée que celle de Julien mais je pense qu'elle est juste le fait est qu'il y a pas plus d'eau à la fin dans chaque trou et que une fini notre crédibilité face à un conflit potentiel malheureusement risque de ne pas être vraiment amélioré et quand bien même nous avons l'impression de dépenser énormément d'argent dans le quantique dans l'inform dans le l'intigence artificielle dans l'hypersonique nous investissons des sommes qui nous semblent énormes et qui en fait peut-être manque ailleurs je termine mais qui malheureusement pour nos partenaires mieux dotés sont une forme de minimum et qui doivent interroger un calcul de la valeur est-ce que les sacrifices que nous faisons pour ces capacités là valent ce qui en sortira

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c'est malheureusement une question sur lequelle j' de travailler je suis désolé d'avoir dépassé le temps mais merci beaucoup mes chers collègues nous avons encore trois questions nous pouvons les prendre une