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InterviewEurope 1 (sur YouTube)· 16 septembre 2026 11 minContradictoireActualité / polémiqueSolidarités & familleSécuritéInstitutions & élections

Périscolaire : le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, exprime «ses regrets»

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 60 %Défensif 40 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:01OuverteRéponse directe

    Le maire de Paris a exprimé ses regrets ce matin devant le Sénat. Aurait-on pu faire mieux ?

  • 0:45FerméeRéponse directe

    La ville a-t-elle manqué à ses obligations de contrôle sur les recrutements ?

  • 1:30RelanceRéponse partielle

    La mairie n'a-t-elle pas recruté n'importe qui ?

  • 2:58OuverteRéponse directe

    La direction des affaires juridiques a-t-elle modifié une doctrine sans validation politique ?

  • 4:23OuverteRéponse directe

    Pourquoi votre administration n'a pas suivi votre consigne ?

  • 5:06OuverteRéponse directe

    Que s'est-il passé pour votre enfant dans le périscolaire ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:45Emmanuel GrégoireFait
    « La ville n'a jamais été prise pour défaut des obligations légales de recrutement que lui impose le législateur. »
  • 1:30Emmanuel GrégoireFait
    « Il y a des failles collectives dans le dysfonctionnement, dans le manque de transparence, dans le manque d'application ou de rigueur d'application des procédures. »
  • 4:23Emmanuel GrégoireFait
    « Mon administration n'a pas suivi ma consigne. »
  • 7:59MarieFait
    « Pendant ces 45 jours, on s'est interdit de parler des faits avec votre fils. Pendant ces 45 jours, on l'a entendu pleurer toute la nuit. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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Europe 1 [musique] Pascal pro et vous Il est 17h19 et vous connaissez évidemment ce sujet gravissime les violences sexuelles dans le périscolaire à Paris. L'actuel maire de socialiste de la capitale Emmanuel Grégoire a exprimé ce matin devant le Sénat ses profonds regrets. Il a reconnu un manque de transparence par le par le passé tout en défendant l'administration de la ville. Alors, on parle toujours dans ces cas-là de d'erreur collective. C'est toujours amusant d'ailleurs ce mot erreur collective parce que quand tu gagnes, c'est grâce à toi mais quand il y a un souci c'est collectif. Donc écoutons Emmanuel Grégoire, maire de Paris. La question est aurait-on pu faire mieux ? Ma réponse est oui indéiablement. Et je me vois à vrai dire pas d'autres

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réponses possibles devant vous et devant les familles à cette question face au constat de la persistance des violences sexuelles et l'explosion des cas sur les années 2025 et 2026. Comme l'a dit hier l'ancienne maire de Paris devant vous, il y a eu clairement des dysfonctionnements et des failles dans les dispositifs mis en œuvre. C'est moins qu'on puisse dire la mairie n'a jamais manqué aux obligations légales dit également monsieur Grégoire. La ville a-t-elle manqué à ses obligations de contrôle sur les recrutements ? Au regardé à ma connaissance, la réponse est non. La ville n'a jamais été prise pour défaut des obligations légales de recrutement que lui impose le législateur. C'est quand même important dans un débat où, pardonnez-moi de le simplifier et je

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suis sûr qu'ici ce n'est pas le cas dans cette salle, mais on dit "Vous avez recruté n'importe qui et vous avez recruté des pédophiles." Je je je madame dis pas ça. Je parle de signalement. J'ai précisément j'ai précisé que vous n'aviez pas dit ça mais enfin vous n'ignorez pas que c'est un sujet qui quand même circule et c'est un devoir de vérité et de transparence que nous devons aux parents. La ville de Paris a-t-elle été prise en défaut de ces obligations légales en matière de recrutement ? La réponse est non. Emmanuel Grégoire à 17h21 sur l'antenne d'Europe. C'est le maire socialiste de Paris et il était devant le Sénat ce matin. Je vous propose enfin d'écouter

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sa réponse sur la responsabilité. Oui, il y a des failles collectives dans le dysfonctionnement, dans le manque de transparence, dans le manque d'application ou de rigueur d'application des procédures aussi dans la complétude des procédures et c'est notamment un axe sur lequel j'ai souhaité travailler. Il y a jamais de responsable, c'est toujours des dysfonctionnement collectif, des failles collectives, une responsabilité collective. C'est formidable d'ailleurs, il y a jamais quelqu'un qui est responsable. Alors, ce qu'on a appris hier euh dans l'audition de madame euh Hidalgo, euh c'est que euh il y avait euh il y avait il y avait des demandes effectivement, il y avait des signalements, pardonnez-moi, qui n'ont pas euh qui ne sont pas remontés.

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On peut écouter Anidalco si vous ces signalements ne sont pas remontés. Et elle a dit simplement c'est fâcheux, c'est formidable comme comme mot. Elle a dit "Voilà, mon administration n'a pas suivi euh les recommandations euh de euh la mairie de Paris en l'occurrence de moi. Euh ces signalements ne sont pas remontés. C'est fâcheux. C'est fâcheux." Alors, c'est fâcheux, c'est pas le mot. C'est fâcheux si je fais tomber mon portable. C'est fâcheux si je renverse un café par terre. Écoutez, lorsque j'ai découvert en préparant cette audition que euh à partir de 2021, la direction des affaires juridiques de la ville et avec je crois la la direction des affaires scolaires avait

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décidé de ne faire des signalements que lorsqu'il n'y avait pas d'enquête judiciaire en cours. C'est-à-dire la direction des affaires juridiques avait considéré sans validation politique, sans validation ni par moi-même, ni par mon cabinet, ni par une quelconque autorité politique de la ville, que lorsque les enquêtes judiciaires étaient en cours, le signalement au titre de l'article 40 était redondant. C'était leur euh ils ont modifié la doctrine sans validation politique. Mais donc en fait c'est une administration comment dire en roue

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libre qui ne vous informe pas d'un changement de doctrine encore une fois extrêmement grave. Mon administration n'a pas suivi ma consigne c'est plus que fâcheux. Pourquoi mon administration n'a pas suivi ma consigne donc elle se dédouine c'est plus que fâcheux. Vraiment, moi je suis scandalisé de ça. Je peux pas vous dire autre chose. Je suis scandalisé de cet extrait. Il est 17h23, nous sommes avec Marie. Bonjour Marie. Oui, bonjour monsieur. Votre voix est déformée. Vous êtes mère d'un petit garçon victime d'agression sexuelle dans le périscolaire parisien quand il avait 3 ans. Vous avez souhaité témoigner sous anonymat. Aujourd'hui, il a 4 ans. Que s'est-il passé ? Alors, d'abord, je voudrais vous remercier parce que j'avais pas

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forcément besoin de ça pour être remonté. Mais alors le chorilage que vous venez de repasser euh ça m'a bien préchauffé encore plus. Euh ce qui s'est passé, c'est que déjà euh on a reçu un mail euh le fin soir, lundi soir pour nous annoncer qu'un animateur était suspendu pour parce que il y avait une plainte contre lui pour agression sexuelle. Donc forcément dans la foulée, on on se pose des questions, on jauge notre enfant et puis on lui pose des quelques

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questions et donc on découvre l'impensable. Et qu'est-ce que vous avez découvert ? Euh au début, on essaie de poser les questions les plus larges et et ouverte possible. Donc je lui demande cet animateur, est-ce qu'il est gentil ? Et là, il me dit non tout de suite. Donc j'ai peur, j'ai peur de poser d'autres questions et je lui demande est-ce que ça a touché ? Et là, il me dit "Oui." Donc il me montre, je lui dis "Ah bon ? Mais où ça ? Je t'ai soigné

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quand tu es tombé ou je sais pas quelque chose ? et et en fait là mon fils me montre sa langue. On va marquer une pause à 17h25 et et pardonnez-moi de j'imagine que c'est extrêmement douloureux pour vous de témoigner, de rapporter ce témoignage. Émilie Dez va être là dans dans une seconde et puis on précisera effectivement ce qui est parfaitement inadmissible et à peine audible le calvaire que vous avez vécu. Europe 1 Europe 1 16h 18h Pascal [musique] Pro este. Il reste effectivement quelques minutes et [musique] vous pouvez toujours nous appeler d'ailleurs. Je vous rappelle que c'est votre émission avec vos témoignages, vos coups de gueules, vos

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coups de cœur et on était avec Marie et on veut peut-être Marie, pardonnez-moi, écourter ce témoignage parce que c'est vrai que la liaison n'est pas extraordinaire. Euh je rappelle que vous êtes une maman d'un petit garçon victime d'agression sexuelle dans le périscol scolaire parisien quand il avait 3 ans. Il y a 1 an, votre petit garçon était victime d'agression euh précisément dans le 7e arrondissement et euh cet agresseur avant de se retrouver dans le 15e euh où il a agressé votre fils, pardonnez-moi, c'est dans le 15e que ça s'est passé. Mais avant, il travaillait dans le 7e arrondissement et au lieu d'être suspendu dans le 7e arrondissement, il a simplement été déplacé. Il s'est retrouvé dans le 15e arrondissement. On peut vraiment s'interroger sur cette question. Comment

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un animateur déjà mise en cause pour maltraitance dans une école du 7e a-t-il pu être exfiltré et muté dans une école du 15e ? Ces questions, il faudra un jour qu'on y réponde. Est-ce commissions d'enquête ? En tout cas, on a besoin de ces réponses. Et avant de se faire entendre et d'être auditionné, une longue attente. On a attendu, vous avez attendu 45 jours avant d'être désé. Pendant ces 45 jours, on s'est interdit de parler des faits avec votre fils. Pendant ces 45 jours, on l'a entendu pleurer toute la nuit, dites-vous. Et pendant ces 45 jours d'attente, ce sont 45 jours de torture et l'enfant a subi euh des sévises. Il s'agit de douleurs anale et a subi

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d'autres sévices assez cru dans les termes que je ne dirai pas ici, mais je vous remercie grandement Marie et c'est vrai que vous pouvez peut-être ajouter un un dernier mot sur ce que je viens de dire parce que je le répète, la liaison et et l'anonymat que vous avez souhaité garder fait que la liaison n'est pas extraordinaire. Ah oui, écoutez, moi ce que je voudrais dire, je voulais rebondir sur ce que vous avez dit précédemment par rapport au témoignage de monsieur Grégoire et de madame là dans cette commission. Euh moi ce que je sais c'est queil y avait un plan en 2015. Le plan, il était pas signé par toute l'administration, il était pas signé par juste la ville de Paris hein. Parce que la ville de Paris,

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c'est quoi la ville de Paris ? Ce plan de 2015, il était signé par monsieur Emmanuel Grégoire. Il y avait trois grandes thématiques : le recrutement, la formation, les liens entre la ville et la justice. Aujourd'hui, monsieur Emmanuel Grégoire est maître de Paris et il propose des mesurettes, du vent et cetera, mais trois grandes thématiques, le recrutement, la formation, les liens avec la justice. Donc moi, je pose la question, qu'est-ce qu'on a fait ? Qu'est-ce qu'on a fait pendant 11 ans ? Qu'est-ce qui s'est passé ? Je vois des des extraits du Conseil de Paris où des élus de l'opposition alerte et où on les empêche de parler, où madame Idalgo ne

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veut pas que ça se sache manifestement, où elle se sent euh agressée personnellement peut-être alors que il s'agit pas d'elle en fait, il s'agit des enfants. Et qu'est-ce qu'on a fait pendant tout ce temps ? Et combien combien de victimes auraient pu être épargnés ? Moi, si j'avais pu entendre ce que disait madame de Ragnelle en novembre 2025, je me serais peut-être posé plus de questions. J'aurais peut-être retirer mon enfant du périscolaire, voyez. Alors mais non, il fallait pas qu'on entende, il fallait pas qu'on sache. Ben merci, merci de ce témoignage évidemment qui euh il faut entendre et euh merci et puis euh on souhaite surtout on pense à votre petit garçon bien évidemment M.