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Discours / meetingUnion Populaire Républicaine· 19 octobre 2019 18 minAutoproduitActualité / polémiqueEurope & internationalInstitutions & élections

Coup de théâtre sur le Brexit ce samedi 19 octobre

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:27Invité politiqueFait
    « Cela signifie que lorsque l'on pose une question par référendum à un peuple, et lorsqu'il répond oui ou non, eh bien que pour mettre en œuvre la décision qu'il a prise, il faudrait auparavant qu'on modifie toute la législation pour se conformer à cette décision. »
  • 2:07Invité politiqueFait
    « En réalité, les quelque 325 députés de la Chambre des communes britannique qui ont voté cet amendement sont en fait – et je pèse mes mots – des eurofascistes. »
  • 2:46Invité politiqueChiffre
    « Ils refusent d'appliquer le vote de 17,4 millions d'électeurs britanniques représentant 52% des électeurs ce jour-là de juin 2016. »
  • 4:53Invité politiqueFait
    « Il est faux de faire croire que les Britanniques auraient voulu un Brexit avec accord, ou sinon, pas de Brexit. Non, non, non ! Ils voulaient un Brexit, qu'il y ait ou pas d'accord. »
  • 5:36Invité politiqueChiffre
    « Un sondage a montré récemment que si un nouveau référendum avait lieu, ça ne serait pas 52%, mais 54% des électeurs britanniques qui voteraient en faveur du Brexit. »
  • 8:21Invité politiqueFait
    « Le système britannique, qui fonctionne sur une Constitution non écrite, montre ainsi ses limites, et que ceux qui, en France, militent pour une VIe République ou une VIIe République, tous ceux qui trouvent que la Constitution de 1958 donne trop de pouvoirs au chef de l'État, qu'il faudrait démocratiser tout cela... »
  • 13:15Invité politiqueFait
    « On ne peut pas durablement diriger un pays et un peuple contre sa volonté profonde ! »
  • 13:57Invité politiqueFait
    « Les Britanniques ont voté pour le Brexit, ils doivent avoir le Brexit. »
  • 16:41Invité politiquePromesse
    « nous mènerons à bien le Frexit. Et en tenant compte des enseignements que nous avons appris des Britanniques, eh bien nous mettrons en œuvre le Frexit dans les plus brefs délais après mon élection à l'Élysée et notre arrivée au pouvoir. »

Temps de parole

  • François Asselineau100 %

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François Asselineau

Mes chers compatriotes. Nous sommes aujourd'hui le samedi 19 octobre. Il est 22 heures. Et je tiens à vous faire part de mes réactions suite à cette journée rocambolesque qui a eu lieu à la Chambre des communes à Londres. C'est aujourd'hui que devait avoir lieu le vote pour ou contre l'accord de sortie de l'UE – le Brexit – que Boris Johnson avait obtenu à l'arrache avec les 27 autres pays de l'UE. C'est ce que je vous expliquais hier. Ça devait être voté aujourd'hui.

Mais il y a un amendement qui a été voté avec une toute petite majorité : l'amendement Letwin, d'un membre du Parti conservateur qui d'ailleurs avait été exclu du Parti conservateur il y a quelques semaines lorsqu'il avait voté pour le report du Brexit jusqu'au 31 janvier 2020. Cet amendement est extravagant, puisqu'il demande que le vote pour cet accord sur le Brexit soit reporté après que toutes les législations nécessaires (ont) été adoptées au Royaume-Uni, pour que cet accord puisse être mis en place. Cette décision est un scandale démocratique absolu. Est-ce que l'on imagine ce que cela signifie ?

Cela signifie que lorsque l'on pose une question par référendum à un peuple, et lorsqu'il répond oui ou non, eh bien que pour mettre en œuvre la décision qu'il a prise, il faudrait auparavant qu'on modifie toute la législation pour se conformer à cette décision. C'est le contraire du bon sens. Expliquons par exemple ce qui se serait passé si, en 1992, lorsque les Français ont voté oui au traité de Maastricht avec un tout petit seuil, d'ailleurs, avec 51% des voix...

Imagine-t-on qu'en France, à l'époque, des opposants à l'UE, des opposants au traité de Maastricht auraient fait voter un amendement en disant : « Nous ne mettrons en œuvre le traité de Maastricht que lorsque toutes les décisions auront été prises, toutes les lois auront été prises pour qu'il en soit ainsi », et qui ensuite, auraient fait preuve d'obstruction et d'obstruction pour qu'en définitive, le traité ne soit jamais mis en œuvre ? C'est de ça qu'il s'agit. En réalité, les quelque 325 députés de la Chambre des communes britannique qui ont voté cet amendement sont en fait – et je pèse mes mots – des eurofascistes.

Ce sont des gens qui ne veulent pas le Brexit, quelle que soit sa forme : Brexit avec accord ou Brexit sans accord. Ils refusent d'appliquer le vote de 17,4 millions d'électeurs britanniques représentant 52% des électeurs ce jour-là de juin 2016. En fait, ce sont des fascistes, ce sont des totalitaristes, ce sont des gens qui refusent le suffrage universel. Et ils utilisent absolument toutes les machineries possibles, toutes les ficelles possibles, toutes les ruses, les roueries possibles, tous les pièges et les traquenards pour empêcher le référendum de 2016 de produire ses effets. On est face à quelque chose... Une crise démocratique d'une ampleur sans précédent.

C'est d'autant plus grave que ceci survient au Royaume-Uni. Le Royaume-Uni... J'ai eu l'occasion de l'expliquer depuis plusieurs années. Les Anglais, nos amis les Anglais, et les peuples qui les ont rejoints : les Gallois, les Écossais, les Irlandais, ont été à la pointe du combat pour les libertés individuelles en Europe occidentale depuis le Moyen Âge : en 1215 avec la Magna Carta : cette grande charte des droits et des devoirs, qui... Pour la première fois dans l'histoire du monde, un souverain, en l'espèce le souverain d'Angleterre, acceptait de voir son pouvoir limité par rapport au pouvoir des féodaux qui étaient notamment sous son autorité.

Après la Magna Carta, il y a eu d'autres épisodes de l'histoire d'Angleterre, comme par exemple la Grande Remontrance, l'habeas corpus, la Glorieuse Révolution de 1688, l'invention des syndicats : des trade unions, l'invention de la monarchie parlementaire, et puis au XXe siècle, le seul pays qui a tenu tête à l'Allemagne hitlérienne entre juin 1940, lorsque la France s'est effondrée, et l'été 1941, lorsque Adolf Hitler a lancé l'opération Barbarossa contre l'Union soviétique.

Pendant un an, un peu plus d'un an, le peuple britannique a été le seul peuple au monde à s'ériger et à lutter contre la barbarie nazie : ce peuple qui a voté en juin 2016 à 52% pour le Brexit et qui a voté pour le Brexit quelle qu'en soit la forme. Il est faux de faire croire que les Britanniques auraient voulu un Brexit avec accord, ou sinon, pas de Brexit. Non, non, non ! Ils voulaient un Brexit, qu'il y ait ou pas d'accord. Ils voulaient le Brexit. Ils n'ont jamais dit qu'ils refuseraient le Brexit s'il n'y avait pas d'accord. Il y a donc une torsion de la volonté populaire. Jamais dans l'histoire du Royaume-Uni 17,4 millions d'électeurs ne s'étaient aussi massivement prononcés.

On n'avait jamais eu un tel score dans un sens. Mieux encore, et contrairement à ce que dit la propagande, donc que nous subissons, notamment en France, il n'y a pas actuellement... Et 52% des électeurs qui voteraient pour le Brexit... On fait croire aux Français que, désormais, ils seraient minoritaires. C'est faux ! Un sondage a montré récemment que si un nouveau référendum avait lieu, ça ne serait pas 52%, mais 54% des électeurs britanniques qui voteraient en faveur du Brexit. On a donc une petite camarilla politicienne, une petite faction, hélas majoritaire à la Chambre des communes, qui a décidé que le référendum de 2016 ne serait pas mis en œuvre !

Alors ce soir, les cartes sont de nouveau bouleversées. Dans l'intervention d'hier, je faisais valoir qu'il y avait... Un coup de théâtre était toujours possible. Le coup de théâtre a eu lieu. Qu'est-ce qu'il va se passer maintenant ? En fait, si l'on suit l'amendement Letwin, en réalité, il ne peut plus y avoir de Brexit du tout. Il faudrait se lancer dans des réformes législatives à n'en plus finir. Il faut demander un report à l'UE. En fait, ça revient à démantibuler toute l'action qui a été faite par Boris Johnson. Les premières réactions sont venues d'ailleurs du continent, où l'on a fait savoir... Notamment, Macron l'a dit. Il a eu raison, pour le coup.

Qu'il n'y avait pas de nécessité de faire un nouveau report. En fait, les 27 dirigeants des autres pays de l'UE, qui avaient donné leur accord à cet accord, sont également pris à contrepied. Que va faire l'UE face à une situation d'aussi grande confusion que celle qui a été créée ? Boris Johnson, fidèle à ce qu'il a toujours dit, a annoncé qu'il ne demanderait pas le report du Brexit, et qu'il s'en tenait à la date du 31 octobre, à 23h59min59sec, comme date butoir pour la sortie de l'UE. Je rappelle qu'il l'avait fait prononcer par le discours du Trône par la reine d'Angleterre Elizabeth II. Je signale au passage que le souverain britannique n'a pas son mot à dire.

Il ne fait que lire le texte qui lui a été présenté par le gouvernement. Néanmoins, le fait que la souveraine britannique est quand même immensément révérée par ses sujets, et qui doit avoir plus de 93 ans – je crois –, et qui est la souveraine britannique qui... Aucun souverain britannique n'a régné aussi longtemps sur le Royaume-Uni. Elle a dépassé de loin, maintenant, le record établi par la reine Victoria, décédée en 1901. Eh bien ce fait : que la reine d'Angleterre s'était elle-même engagée, par sa simple parole, à cette sortie du 31 octobre, contribue à troubler tous les esprits. Où va-t-on ? En fait, ce soir, nul n'en sait rien.

Ce qui est certain, c'est que si l'on continue comme ça, le Royaume-Uni va continuer à s'enfoncer dans ce qui est désormais une véritable crise de régime. Au passage, j'attire l'attention de toutes celles et tous ceux qui m'écoutent sur le fait que le système britannique, qui fonctionne sur une Constitution non écrite, montre ainsi ses limites, et que ceux qui, en France, militent pour une VIe République ou une VIIe République, tous ceux qui trouvent que la Constitution de 1958 donne trop de pouvoirs au chef de l'État, qu'il faudrait démocratiser tout cela... C'est vrai qu'il y a des aspects à démocratiser.

Je renvoie sur toutes les propositions que nous avons faites, notamment la réforme du Conseil constitutionnel, et notamment l'introduction du référendum d'initiative citoyenne. Mais néanmoins, il y a dans la Constitution française de la Ve République des éléments fondamentaux qu'il faut absolument conserver, notamment le fait que le président de la République française a le pouvoir de dissoudre l'Assemblée nationale. Or, ceci n'existe pas en Angleterre. Il faut les deux tiers des députés britanniques, qui doivent voter leur propre sabordage pour organiser des élections. En d'autres termes, la situation est complètement bloquée au Royaume-Uni. M.

Boris Johnson, normalement, doit demander un report. Il a toujours dit qu'il ne le ferait pas. Il est possible qu'il le fasse de façon formelle. Ça fait partie des rumeurs qui circulent en ce moment à Londres. Le Premier ministre, avant 23 heures ce soir, devrait envoyer une lettre demandant le report du Brexit à ses homologues (européens). Mais il pourrait... C'est parmi les rumeurs qui circulent. M. Boris Johnson enverrait cette lettre avant 23 heures, pour satisfaire au Benn Act, mais dès demain, enverrait une autre lettre pour dire qu'il renonce à la demande qu'il a faite la veille. Or, ceci n'est pas prévu par la loi. On en est là au royaume qui a inventé les libertés publiques.

On en est à ce jeu qui ressemble dans certains cas à un jeu de cour maternelle, et dans d'autres cas à une prise de judo. On en est dans cette situation où tout peut arriver, en définitive, y compris – y compris – un déchaînement de violence et même de guerre civile. Au moment même où le Parlement se réunissait à Londres, il y avait d'ailleurs une manifestation des anti-Brexit. Les organisateurs parlent de 1 million de personnes. En réalité, il semble qu'il y avait peut-être 200 000 à 300 000 personnes. Ce qui n'est pas mal, mais ce qui est moins que ce qu'il y avait eu en mars 2019, sensiblement moins. Ce que les observateurs les plus honnêtes ont observé.

Et puis de toute façon, y aurait-il eu 1 million de manifestants, ça n'est rien par rapport aux 17,4 millions de Britanniques qui ont voté pour le Brexit. Les esprits sont extrêmement échauffés et enflammés. Et tout peut dégénérer, dans un pays dont je rappelle – dont je rappelle – qu'il a connu des guerres civiles. Je parlais de la Glorieuse Révolution de 1688. Il faut rappeler le combat qu'il y a eu pendant un certain nombre d'années – notamment à l'époque classique – entre les protestants et les catholiques au Royaume-Uni. Il faut également rappeler l'épisode de (Cromwell). Dans toute cette affaire, Boris Johnson, finalement, a bien manœuvré.

Je disais hier que cet accord qu'il avait obtenu n'était certes pas extraordinaire, mais quand même qu'il avait obtenu des avancées tout à fait spectaculaires, et que l'essentiel, maintenant, était d'en finir. Eh bien l'Histoire m'a très vite donné raison, parce que même si Nigel Farage protestait contre cet accord, même si tel ou tel trouvait que cet accord faisait encore la part un petit peu trop belle aux institutions européennes, il n'en demeure pas moins que cet accord pouvait permettre de déboucher sur un Brexit paisible. Et c'est ce que ne veulent pas les anti-Brexit. C'est ce que ne veulent pas les eurofascistes.

Je pense, j'espère, je souhaite que Boris Johnson tienne bon, parce qu'il a derrière lui une majorité de l'opinion publique britannique. Je pense qu'il va peut-être faire ce que j'ai dit, c'est-à-dire envoyer une lettre pour demander un report... Peut-être que demain ou après-demain, il va envoyer une lettre pour dire qu'il renonce à cette demande qui lui a été imposée par une majorité de parlementaires, qui refuse la volonté populaire et qui refuse le suffrage universel. De toute façon, nous sommes face à un blocage institutionnel.

On avait même entendu dire ici ou là que si décidément, les Britanniques étaient contraints de rester dans l'UE au-delà du 1er novembre, ils sont donc contraints de nommer un commissaire européen à la Commission européenne, s'ils ne sont pas sortis le 31 octobre, puisque la prochaine commission, de Mme von der Leyen, prend effet à partir du 1er novembre. Eh bien le gouvernement de M. Johnson avait fait savoir que s'il en était réduit à cette extrémité, il nommerait un commissaire européen qui bloquerait tout le système, et qui dirait non à tout. Or, je rappelle qu'il faut l'unanimité des États membres dans de très nombreux domaines, et notamment dans tous les domaines stratégiques.

Autrement dit, (rira bien qui rira le dernier) ! Ça serait assez amusant que Boris Johnson nomme par exemple comme commissaire européen à Bruxelles, s'il était contraint de rester dans l'UE, quelqu'un comme Nigel Farage, qui bloquerait absolument tout. En d'autres termes, il y a un moment à partir duquel il faut respecter la volonté des peuples. On ne peut pas durablement diriger un pays et un peuple contre sa volonté profonde ! C'est ça que les eurofascistes n'arrivent pas à comprendre. C'est ça que l'Histoire va les amener à comprendre. Moi, ce que j'espère maintenant, c'est que la tension va déboucher sur un conflit majeur. Peut-être, peut-être sur la convocation d'élections générales.

Peut-être que les parlementaires britanniques vont être contraints, par le principe de réalité, à cette convocation. Ce qui est certain, c'est que les manifestants d'aujourd'hui qui réclamaient un deuxième référendum, d'abord, étaient moins nombreux qu'en mars 2019. Et deuxièmement, on ne joue pas avec des tricheurs ! Il y en a assez de ces référendums qui doivent être refaits à chaque fois qu'ils donnent un mauvais résultat pour les européistes. Les Britanniques ont voté pour le Brexit, ils doivent avoir le Brexit.

On mesurera d'ailleurs à quel point les Français ont été d'une apathie coupable entre 2005 et 2008, puisque ayant voté non à 55% à la Constitution européenne, ils n'ont en fait pas bronché lorsqu'en 2008, Nicolas Sarkozy a fait ratifier par la France, avec la complicité des socialistes d'ailleurs, lors d'un réuni à Versailles en congrès... A fait ratifier le traité de Lisbonne, qui reprend la quasi-totalité de la Constitution européenne rejetée par les Français. Voilà ce que l'on pouvait dire ce soir. Désormais, les choses sont claires. Les européistes ont jeté le masque. Les européistes sont des partisans d'un État totalitaire qui veut écraser la volonté des peuples.

J'appelle ici toutes celles et tous ceux qui sont en France, qui sont des patriotes, qui sont des démocrates, qu'ils soient de droite, de gauche, du centre, d'extrême-droite, d'extrême-gauche... Je les conjure – je les conjure – de comprendre qu'il n'y a pas de sujet plus grave que ce qui est en train de se passer en ce moment au Royaume-Uni, et sur l'ensemble du continent européen.

Plutôt que de se mobiliser sur je ne sais pas quel conflit qu'il y a eu dans le Jura avec un conseiller régional RN parce qu'il y avait une dame qui portait un foulard sur la tête, plutôt que de se mobiliser sur cette question du voile – qui pose des questions sociétales qui ne sont pas négligeables, c'est vrai –, eh bien moi, je ne veux pas que l'on jette le voile sur ce qui est en train de se passer, c'est-à-dire le fait que l'ensemble de l'Europe est en train de devenir une dictature, une tyrannie de type soviétoïde. Mais au lieu que ça soit un totalitarisme rouge, c'est un totalitarisme bleu aux étoiles d'or.

Ne jetons pas le voile sur la transformation de la France et de l'Europe occidentale en une tyrannie. Nos enfants, nos petits-enfants ne nous le pardonneraient jamais. J'appelle toutes celles et tous ceux qui m'écoutent à laisser tomber tous les partis politiques français qui, actuellement, soutiennent ce système, ou tous ceux qui proposent de le changer de l'intérieur. Je les conjure de comprendre que ce qui se joue est d'une exceptionnelle gravité. Ils doivent rejoindre l'UPR. Nous devons faire un bloc massif de Français, qui combattons pour la liberté, l'indépendance de la France.

Lorsque nous serons arrivés au pouvoir, – j'en prends ici le serment formel, devant tous les Français qui m'écoutent – nous mènerons à bien le Frexit. Et en tenant compte des enseignements que nous avons appris des Britanniques, eh bien nous mettrons en œuvre le Frexit dans les plus brefs délais après mon élection à l'Élysée et notre arrivée au pouvoir.

C'est-à-dire que nous lancerons l'article 50 immédiatement après cette accession au pouvoir, et nous négocierons un accord, et nous couperons les vivres immédiats des versements de la France à l'UE pour faire plier immédiatement cette tyrannie qui s'est imposée sur le continent, afin que le Frexit soit livré aux Français dans les mois suivant notre élection. Nous n'attendrons pas deux ans. Je vous remercie de bien prendre en compte ce message. C'est un message d'une exceptionnelle gravité. Ce qui se passe au Royaume-Uni est peut-être l'événement le plus grave du XXIe siècle en Europe. Vive la République et vive la France.