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InterviewSalut Salut 😅· 23 juin 2025 37 minComplaisantFond programmatiqueAgriculture & alimentationÉconomie & entreprisesEnvironnement & énergieEurope & international

⚠️ interview exclusive de Madame Annie GENEVARD Ministre de l'agriculture 🇫🇷🚜

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 10 %Défensif 5 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi les Français ont-ils si peu confiance dans les agriculteurs ?

  • 2:08OuverteRéponse directe

    Quels outils pour rétablir la confiance et la fierté des agriculteurs ?

  • 4:13OuverteRéponse directe

    Comment lutter contre les fake news et les chiffres fantaisistes sur l'agriculture ?

  • 4:57OuverteRéponse directe

    Quels sont les principaux aléas réglementaires pour les agriculteurs ?

  • 6:20OuverteRéponse directe

    Comment simplifier les démarches administratives pour les agriculteurs ?

  • 9:15OuverteRéponse directe

    La loi Entrée est-elle une menace environnementale ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:40Annie GenevardFait
    « Vous faites le bien parce que d'abord vous nourrissez les Français. C'est la fonction la plus noble qui soit. »
  • 3:30Annie GenevardChiffre
    « Sur ma ferme pour produire une tonne de blé ça me coûte 210 € la tonne. En face de moi, si on prend un agriculteur ukrainien, ça lui coûte 110 € la tonne. »
  • 7:04Annie GenevardFait
    « La première chose que j'ai faite, c'est le contrôle administratif unique. »
  • 7:48Annie GenevardFait
    « Il y a des régions de France qui n'ont pas les mêmes climats et il y a un même calendrier des travaux agricoles pour toute la France. Ça n'a aucun sens. »
  • 9:15Annie GenevardPromesse
    « La loi entrave qui vise à lever les entraves qui pèsent sur votre métier, j'espère qu'elle passera parce qu'elle est très attendue. »
  • 9:59Annie GenevardFait
    « On a travaillé pour rendre ce texte équilibré. »
  • 12:52Annie GenevardFait
    « La passion ne suffit pas à l'évidence. »
  • 15:48Annie GenevardFait
    « L'agriculture ukrainienne c'est une agriculture monde. On n'est pas à l'échelle des exploitations européennes. »
  • 18:44Annie GenevardFait
    « Les pays du Mercosur ont négocié une arme terrible qui s'appelle le rééquilibrage des concessions. »
  • 24:28Annie GenevardFait
    « On a une assurance climatique qui marche sur la tête. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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Salut. Salut. Comme je dis toujours, mon bureau est ass ouvert et ici, je vois que madame la ministre, le vôtre l'oui. Oui. Bienvenue dans les jardins du ministère de l'agriculture. Merci madame la ministre. Allez, première question, je vais parler un peu de de de de de mon sentiment d'agriculteur actuel. Vous savez, chaque vidéo, je l' finis toujours par mon "Aimez-nous, on fera la reste." En gros, je je demande la la confiance et il y a quelque chose que je ne comprends pas aujourd'hui, c'est que quand moi je prends l'avion, à aucun moment je descends de l'avion, voir le pilote et lui dire "Ben, je prends je prends ta place, laisse, je vais le faire, je prends ta place." Et j'ai vraiment le sentiment que mes concitoyens font ça. Pourquoi ils font ça pour moi ? Ils ont ils ont pas

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confiance. "Qu'est-ce que j'ai fait de mal ?" Mais non seulement vous n'avez rien fait de mal, mais vous faites le bien. Vous faites le bien parce que d'abord vous nourrissez les Français. C'est la fonction la plus noble qui soit. C'est pour ça que j'insiste tellement sur l'idée de la production, l'idée de la souveraineté alimentaire, l'idée que l'agriculture française est la plus des plus vertueuses au monde. Et euh voilà, il faut dire aux Français combien leurs agriculteurs sont précieux. Ils sont précieux aussi parce qu'ils travaillent très dur, beaucoup plus dur que la plupart de nos compatriotes. Vous travaillez, vous avez de longue journée, beaucoup de travail pour des salaires qui sont modestes, voire très modestes ou en tout cas insuffisants au regard

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des efforts qu'il fournissent. Et en plus, certains passent leur temps à leur donner des leçons. Ceux même qui vivent d'abord loin du monde agricole, loin de la ruralité. Parce qu'en ruralité, moi où je vis et bien les agriculteurs sont non seulement parfaitement intégrés, mais les gens ont conscience de ce que les agriculteurs apportent à notre pays. Et ce sont les néoruraux, ce sont les urbins qui n'ont d'abord aucun aucune connaissance du métier, parlent de ce qu'il ne connaissent pas, de ce qu'ils ne maîtrisent pas et en revanche sont très actifs dans l'opinion publique pour jeter les germes maléfiques de cette méfiance. Or, les agriculteurs, ils ont besoin de

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la confiance de la nation et je crois au final que au bout du bout, ils l'ont cette confiance de la plupart des Français. On le voit bien au salon de l'agriculture, ils se pressent très nombreux. Ils sont là pour dire aux agriculteurs pour admirer leur travail, leurs animaux. Et euh moi je je pense que comme toujours notre pays est plein de paradoxes, plein de contradictions. Je crois que si ils ont de la considération et de l'amour pour les agriculteurs, en tout cas pour ceux qui les connaissent, il faudrait qu'ils aiment davantage notre agriculture parce qu'on a une très belle agriculture et on devrait en être infiniment fier. Madame la ministre, du coup pour pour passer ces messages là pour nous agriculteurs, il existe aujourd'hui beaucoup de

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moyens. Il existe bien sûr les réseaux sociaux, le ministère lui-même, fait des communications, les interprofessions. Voilà, on a on a beaucoup d'outils aujourd'hui. Euh allez, moi j'ai envie de vous dire chiche, on fait on lance une chaîne YouTube du ministère, on met tous les gens qui sont en mode pédagogie et vulgarisation parce que ça, j'y tiens beaucoup et et on travaille ensemble et on fait quelque chose de transversal avec tout ce qui fait tout ce qui se fait déjà aujourd'hui, hein. Je parle de vidéo parce que la vidéo qu'on est en train de faire en fait, c'est tout à fait tendance. Euh chiche, on y va et puis on fait la chaîne YouTube du de la ferme France. Chiche, moi je trouve que c'est une idée formidable. Allez, c'est formidable d'abord parce que bah on sait

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que les réseaux sociaux et vous en êtes l'illustration cher Bruno, ça marche très fort pour vous et c'est comme ça que je vous ai connu. Et ce que je trouve formidable dans la façon dont vous vous exprimez sur les réseaux sociaux, c'est que vous êtes à la fois souriant, vous êtes pas dans le vindicatif, dans la revendication, dans l'agressivité. Vous faites ça avec humour mais toujours avec beaucoup de précision et de pédagogie. Donc alors moi je suis complètement d'accord. travaillons-y. Je trouve que c'est une très très bonne nouvelle et euh il me semble que il faut aussi euh utiliser ces moyens de communication pour rétablir euh certaines vérités parce qu'il y a des chiffres complètement fantaises, des données complètement euh des des des choses qui sont

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irrationnelles et qui nourrissent tout un tas de fantasmes qui sont très loin de la réalité. Donc il faut revenir à la réalité des choses, à la réalité de la vie, à la réalité de de la science de la science science et qu'on arrête de tomber dans cette ce complotisme, cet obscurantisme, cette idéologie qui est qui déforme la réalité et qui vous nuie. Donc Banco, on y va. Allez madame la ministre, je vais vous parler des aléas. C'est c'est mon mon truc fétiche, les aléas parce qu'en fait, je considère que mon métier d'agriculteur est entravé par euh trois aléas climatique, géopolitique et aussi réglementaire. Euh malheureusement, le réglementaire est un aléa, hein. Donc, c'est beaucoup de règlementaires européens qui est parfois

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sur transposé au niveau français. Premièrement, l'aléa réglementaire. On va prendre un exemple. Il y a 15 mois, j'étais avec mes collègues syndiqués, pas syndiqués, agriculteur, on était en manif, une manife nationale assez importante. On était sur les autoroutes ailleurs. Depuis, il y a eu franchement des quelques annonces intéressantes, c'est indéniable. Il y a eu aussi la fameuse LOA. Mais moi personnellement, j'ai toujours ce sentiment de de trop peu, surtout d'inertie voir même parfois d'abandon sur certains sujets. Mon vrai sujet, c'est mes enfants 24 26 ans transmettent la ferme. Aujourd'hui, je n'ai pas la certitude, je vous avoue, parfois j'endors pas la nuit, j'ai pas

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la certitude de pouvoir transmettre sereinement parce qu'il y a pas les revenus suffisants. Il y a plus les revenus suffisants. Et ça ça me ça me ça me mine. Et aujourd'hui les jeunes, ils veulent s'installer, ils sont motivés. Moi, je vois plein de jeunes motivés, mais ils sont super inquiets. Donc voilà, il faut qu' il faut qu'on les rassure. Vous allez, on va sûrement parler la loi en trave qui va être à mon avis un outil pour rassurer et pour aller vers ça si elle passe. Euh mais voilà, moi j'ai plus le temps et et ma ferme n'a plus le temps. Je comprends votre sentiment d'urgence d'abord parce que vous avez envie de transmettre à vos enfants et c'est sans doute la plus belle chose qu'il soit transmettre son exploitation agricole. que parfois on a

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hérité de ses parents, qu'on a envie de voir perdurer, prospérer, c'est quelque chose qui est qui est vraiment qui mérite d'être encouragé. Euh ce sentiment d'urgence, vous l'avez aussi parce que ça fait des années que les agriculteurs crient dans le vide leur leur demande de simplification. Notre pays a la maladie de la complexité et de la surcomplexité par rapport à l'Union européene. Oui. Donc quand je suis arrivée ici à la tête du ministère, c'est une des choses que j'ai inscrites au front de mon ministère, simplification. Donc moi, je crois pas au grand soir, je crois au petit pas répéter, obstiné. Voilà. Et c'est ce que j'essaie de faire au quotidien dans ma fonction de ministre. La première chose que j'ai

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faite, c'est le contrôle administratif unique parce que la la multiplication des contrôles nourrissent la défiance. L'agriculteur, il se dit "Mais on passe son temps à me contrôler, ça veut dire que je fais pas bien le boulot." Oui. Donc première chose, contrôle administratif unique. La deuxième chose toute bête, vous avez des crédit vous bénéficier d'aide européenne ou et chaque année au moment du versement des aides européennes, les aides de la PAC, si vous étiez en procédure de contrôle, vos aides étaient bloquées et ça mettait en très grande difficulté de trésorerie certains agriculteurs. Donc moi, j'ai décidé que toutes les aides européennes seraient versaient même en cas de contrôle. s'il y a un problème on avisera pour que et

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l'agriculteur assumera mais la plupart du temps, il y a pas de difficulté. 3è exemple et pour vous dire ça c'est à la main du ministre, c'est pas des choses très compliquées. Ça suppose pas des lois qui vont durer qui vont prendre un temps infini à l'assemblée et et opposer les uns et les autres. Il y a des régions de France qui n'ont pas les mêmes climats et il y a un même calendrier des travaux agricoles pour toute la France. Ça n'a aucun sens. Ça n'a aucun sens. Quand on dit à partir du 1er novembre, on peut plus épendre, bah quand les terres sont sous l'eau, qu'on peut pas y mettre un engin, et ben on décale le calendrier des travaux agricoles. Il y a cette rigidité. Voilà. Donc moi ce que je veux, c'est de la souplesse et de ce point de vue-là les

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services des concentrés de l'État, les DDT, les drafes, les préfets, ils sont là pour adapter avec ce qu'on appelle tout simplement du bon sens. C'est ce que vous avez demandé dans les révoltes aux agricoles. Le bon sens, c'est ce que signifiaent les panneaux à l'envers, hein. Remettez les choses à l'endroit, dans le bon ordre, celui du sens commun, celui du bon sens. Et c'est ce que j'essaie de faire jour après jour. Et je dis quand je vais dans les régions, je dis si vous avez des suggestions de simplification à faire, dites-le-moi. Mais il y a encore un champ immense. Oui. Oui. Ça c'est clair. Donc la loi entrave qui vise à lever les entraves qui pèsent sur votre métier, j'espère qu'elle passera parce qu'elle

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est très attendue et c'est pas la monstruosité environnementale que l'on dit. Là aussi, il faut rétablir la vérité. Sur les six articles que comportait la loi quand elle est sortie du Sénat. Il y en a cinq qu'on a travaillé avec le ministère de la transition écologique qu'on ne me dise pas que la transition le ministère de la transition écologique est un dangereux euh une dangereuse menace pour l'environnement. La défense de l'environnement c'est c'est son c'est son objectif, c'est son champ de compétence. Donc on a travaillé pour rendre ce texte équilibré. Il y a un point qui concentre un certain nombre d'oppositions, vous le savez, c'est le rétablissement de la stamiprine, mais pour ce qui est de l'eau, la séparation

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vent de conseil de des des la réglementation sur les bâtiments d'élevage, la réglementation, les les règles qui régissent les liens entre l'OFB, les agriculteurs, tout ça, on l'a travaillé de concert avec ma collègue du MTE et je pense qu'on est arrivé à quelque chose de très équilibré et même sur le rétablissement de la Camip, les choses sont quand même très encadrées pour les rendre conformes au droits constitutionnels et encore une fois on ne fait rien d'autre que adopter ce qui est adopté partout en Europe. Donc cette question de la norme, de la règle, de la surtransposition, elle nous mine, elle nous bouffe et et et elle vous ruine le moral. Madame la ministre, on va venir sur le sujet simplification. J'ai en

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tête le président Hollande, je dis pas de bêtises, 2014, il avait fait voulu un choc de simplification. Euh, j'ai vraiment le sentiment qu'on y arrivera jamais en France. Pourtant, je suis quelqu'un d'assez optimiste. Euh, mais en fait, on est toujours moins agriculteur. Il y a toujours plus de personnes qui qui gèrent notre sphère agricole. C'est vrai, c'est faux, je me trompe. Ce qui est vrai, c'est que le nombre d'agriculteurs diminue. Oui. Que les exploitations s'agrandissent. Euh donc il est très important, c'est le mur qui est devant nous là, le renouvellement des générations carrément. Oui. Donc il faut qu'on amène des jeunes au monde agricole. En plus c'est un ce sont des métiers de passion. Moi, je le vois chez moi, j'ai une terre d'élevage, faut voir au moment des

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commisses la passion qui est chez les jeunes et même les très jeunes. On sent bien qu'il y a une transmission qui se fait mais faut que la passion nourrisse la Mais faut que la passion nourrisse l'agriculteur. Faut que la passion nourrisse l'agriculteur. Et le revenu, c'est une question majeure. Le revenu, c'est trois choses. C'est d'abord les moyens de produire. Faut de la terre, faut de l'eau, faut des moyens de protection. Ensuite, il faut des aides, les aides européennes, les aides nationales, les allégègements de charge, d'abord des prix peut-être et puis il faut des prix rémunérateurs. C'est trois c'est ces trois chosesl qui font le revenu. Et donc il faut travailler sur ces trois volets là en même temps. Je suis d'accord. et et donc le nombre

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d'actifs agricoles, c'est un indicateur à surveiller de très très près. Parce que si on veut de la souveraineté alimentaire, si on veut de la production, bah il faut des gens pour produire évidemment. Et le machinisme, la mécanisation ne permet pas tout. Il faudra, et c'est heureux, toujours des hommes et des femmes pour apprécier la granularité granularité d'un lait qu'on veut cahiller pour faire du fromage. Il faudra toujours euh le regard du cultivateur pour apprécier la maturité d'un grain de raisin qu'on va vendanger ou la maturité d'un grain blé qu'on va faucher. Heureusement qu'il faudra toujours cette main et ce regard de l'homme qui qui sait. Et puis moi ce que je vois aussi, ce que je perçois chez

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les jeunes, c'est quand même l'envie de travailler dans ces métiers du vivant qui ont beaucoup de sens, qui ont qui ont un attrait vraiment mais à condition d'en vivre. Ça c'est la condition absolue parce que la passion ne suffit pas à l'évidence. Donc comme disait le président Pompidou, arrêtez d'emmerder les Français. Moi, je serais tenté de dire arrêter d'emmerder les agriculteurs. Ça veut pas dire déréguler, ça veut pas dire supprimer tous les contrôle parce que voilà, il y a des règles et il faut les contrôler. Mais raisonnablement nous, on dit toujours laissez-nous bosser quoi. Exactement. Il faut respecter le travail, respecter l'agriculteur,

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respecter l'éleveur. Et il y a des mots qui blesse, il y a des mots qui font douter et qui ne sont pas acceptables. Donc moi, je quand je suis arrivée ici, j'ai dit je serai la ministre de l'agriculture bien sûr parce que ça suppose bah d'indiquer le chemin. C'est ça le rôle d'un ministre, c'est dire voilà où je veux emmener l'agriculture demain, mais je serai aussi la ministre des agriculteurs parce que c'est ce qui fait que ce ministère est profondément attaché, c'est que ça touche tous les territoires, ça touche tous les Français par l'alimentation et puis surtout c'est un monde de rencontre avec des hommes et des femmes qui font vivre l'agriculture. Et moi, je veux aussi être la ministre des agriculteurs. Moi sur ma ferme pour produire une tonne

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de blé ça me coûte 210 € la tonne. En face de moi, si on prend un agriculteur ukrainien, ça lui coûte 110 € la tonne. Je pense que j'arriverai jamais à combler ça. Je pourrais de facto pas être compétitif 100 € la tonne. J'aurais beau toucher tous les leviers de charge avec un peu de chance d'avoir des prix, je vais avoir du mal. Euh là, ce qui me gratte pas mal, ce qui me gratouille pas mal, c'est tous ces accords internationaux qui viennent par-dessus. Il faut aider l'Ukraine mais voilà euh faut pas qu'on le fasse seul nous agriculture française. Il y a le mercur là qui est vraiment ça me fait peur cette signature. C'est c'est c'est un peu des on vit ça comme des murs mais en même temps je j'ai produit céréal aussi donc on a besoin

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d'échanger. Je suis pour les échanges maintenant. Voilà je me dis 20 % de l'assiette européenne est déjà importée 50 % pratiquement si je dis pas de bêtises de d'assiette française c'est déjà pas mal. Voilà. Est-ce que nous agriculteurs français agricultrice on est suffisamment protégé ? L'essentiel de montant en ce moment se passe à l'international sur la Pâque et sur le Mercosur et j'ajouterai l'Ukraine aussi. Oui. Moi vous vous me parlez de l'Ukraine qui est un grand pays producteur de céréales de volailles, d'œuf, de miel et sucre. de sucre et c'est un sujet d'inquiétude majeure pour les agriculteurs européens,

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pas que français. Quand je vais en Pologne, les Polonais me parlent tout autant de l'Ukraine que du Mercosur. Quand je vais en Hongrie, c'est la même chose. Donc il y a une concurrence qui doit être loyale. C'est le principe. Et des accords qui doivent être équilibrés. Il faut aider l'Ukraine. L'Ukraine est un pays agressé dans son indépendance territoriale. On doit soutenir l'Ukraine. Ça ne fait pas de débat. Mais c'est pas aux agriculteurs français et européens d'en payer le prix. Plus que de raisons. Or, il a fallu quand on a levé les droits de douane à l'égard des produits des productions ukrainiennes, immédiatement ça a déstabilisé nos marchés. Ce n'est pas acceptable. Donc

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nous on a protesté et on a obtenu des freins d'urgence et il faut des freins d'urgence. L'agriculture ukrainienne c'est une agriculture monde. On n'est pas à l'échelle des exploitations européennes et en particulier françaises. L'agriculture française, c'est pour l'essentiel une agriculture de taille familiale. Donc moi, je serais très vigilante sur ce point et on n'est pas seul dans ce combat. Je peux vous dire qu'il y a beaucoup de pays européens qui regardent ça avec beaucoup d'attention. Donc on va raller du monde pour le Mercosur. Alors sur le Mercosur, moi je travaille ardemment à la constitution d'une minorité de blocage ou a empêché une majorité d'adoption. Et on en est pas loin. On en est pas loin parce que les réserves que la France a à l'égard du Mercur, beaucoup les

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partagent. Quelles sont-elles ? D'abord un risque de déstabilisation des marchés. Ce projet d'accord, ça fait 20 ans, 25 ans qu'il est sur la table. S'il était bon, il serait déjà signé. Donc moi, j'étais très soulagé quand j'ai entendu le président de la République dire ce on n'est pas contre les accords de libre échange par nature, je dit moi-même, mais le problème c'est que ce projet d'accord, il est pas respectueux des agriculteurs. Et le président de la République a dit, ce que je répète à longueur de journée, il faut protéger nos agriculteurs par des clauses de sauvegarde robuste, des vraies clauses miroir qui se posent des contrôles. Aujourd'hui, on a aucune certitude que les contrôles soient bien effectués. En plus, les pays du Mercosur

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et singulièrement le Brésil qui était l'autre donneur de la France il y a peu ont été très malins. Eux, ils ont négocié des clauses de sauvegarde spécifiques, par exemple sur leur industrie automobile et nous, on a négocié une clause de sauvegarde générale qui n'est pas du tout protectrice parce que si par exemple en France, on est les seuls à être défavorisé, on pourra jamais activer cette clause de sauvegarde générale. Je m'excuse. C'est un peu technique, il faut être technique parce que c'est pour les Exactement. En plus euh les les contrôles euh rien ne nous garantit que des contrôles solides seront faits dans les pays du Mercur et nous il faut qu'on soit sûr qu'il soit bien fait au niveau de l'Union

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européenne. Puis dernière chose enfin c'est un peu passer sous les radars mais les pays du Mercosur ont négocié une arme terrible qui s'appelle le rééquilibrage des concessions. Je m'explique, si les règles que nous leur imposons déstabilisent leur propre marché, ils peuvent activer une clause de sauvegarde. Ça veut dire, et ça c'est une première dans un accord de libre échange, ça veut dire que ils atteint, ils portent atteinte à notre souveraineté réglementaire. Ça veut dire qu'on pourra pas exiger de de produire aux conditions auxquelles nous assujettissons nos propres agriculteurs et nos propres éleveurs.

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Donc ça ça n'est pas acceptable. Et moi je me battrai et je me bats avec mon collègue ministre de l'Union européenne, mon collègue ministre des de du commerce extérieur. On est tous les trois au front et on se bat pour obtenir ça. Mais on a en face de nous une Ursula Funderlon très déterminée. Donc c'est un combat, on le mène. Je ne veux pas je ne veux pas qu'on puisse un jour nous reprocher de ne pas avoir fait tout ce que nous pouvions faire pour lutter contre les effets négatifs de ce projet d'accord. C'est très clair. Vous connaissez Miss Better madame la ministre ? Ah oui, je l'ai déjà. Jumelle la filière betteravière française. Moi,

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je l'adore parce qu'elle est 100 % française. Alors, je vous l'offre à nouveau. 100 % française. Elle sait tout faire. alcool dans les dans les parfums de luxe aussi, on trouve on trouve l'alcool de ça, le sucre évidemment. Moi euh si j'usine fermé en 6 ans en France, cinq usine en Europe et apparemment en Europe ça s'accélère. Euh j'aime bien mettre les pieds dans le plat des fois poser ce genre de question. Est-ce qu'on doit carrément stopper en Europe la production de de sucre blanc naturel et uniquement importer du sucre de canne ? Alors, le sucre c'est une grande production française, vous le savez. La France est un grand pays producteur de sucre, donc de betterve sucriè et c'est très important qu'elle

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le demeure. Euh c'est une fierté, c'est une force de notre production agricole et de notre secteur agroalimentaire. Donc moi, je considère que nous devons défendre notre filière sucère. Je suis allée visiter une sucrerie. Ils font un travail formidable. Euh d'abord dans la production de betterve sucrière pour produire euh à des conditions respectueuse de l'environnement mais en même temps qui permettent de produire quand même parce que il faut il faut de la matière qui réutilise l'eau, qui contractualise avec les producteurs. Donc oui, on est en train de décarboner beaucoup là. Euh il y a une une décarbonation. Donc c'est

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c'est une industrie très innovante qui euh s'est mis euh vraiment dans une optique de modernisation. de son outil de production. Donc moi, je la soutiens très fermement. Les cours sont mondiaux, donc c'est compliqué. En ce moment, ils sont bas, trop bas par rapport au coût de production. Donc c'est aussi et on reboucle avec le Mercossur, le Mercur, il prévoit quand même de nous amener des des contingents de sucre. Donc c'est pas bon pour nous. C'est pas bon ni pour la France ni pour l'Europe. À votre question, sucre rou sucre blanc, euh moi je pense qu'on a besoin des deux. D'abord parce que on a on en produit en France en outre mer et c'est une belle c'est une belle

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filière qui correspond aussi à une attente d'une partie des consommateurs. Donc les deux ont droit de citer dans l'assiette des Français, dans la tasse des Français, dans les pâtisseries des des Français. Et je pense que c'est absurde. Ce serait absurde de les opposer. D'abord, ils n'ont pas tout à fait les mêmes propriétés hein en pâtisserie. Tout à fait ex pour kiffer de la pâtisserie. On sait que le sucre rou et le sucre blanc, c'est pas la même chose. Très bonne remarque. On fait du sucre glace avec du sucre blanc, on fait pas du sucre glace avec du sucre rouge. Enfin, pour autant que mes connaissances me permettent de de le dire. Donc moi, je n'oppose pas et de façon générale, je n'oppose pas les modes de production agricole. Je pense que c'est un mauvais

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débat et ça n'amène à rien. On a besoin de tous les producteurs, on a besoin de toutes les productions. Une des fiertés françaises, c'est la variété, la diversité de ces productions. Complètement. Complètement. Bon, vous l'aurez compris, je vous avais tendu la perche parce que je suis un fervant défenseur de la non opposition. Voilà. On ne se divise pas. Oui. Je le savais pas. Mais bien sûr, bien sûr, bien sûr. Troisème et dernier sujet, madame la ministre, les aléas climatiques. Ou on va d'abord parler d'une chose qui qui vraiment j'utilise beaucoup. Évidemment, c'est mon premier métier, c'est l'agronomie. L'agronomie, c'est le premier levier sur ma ferme. On va parler de couverture de sol, rotation longue et variée de de de culture. Euh en même temps, il faut aussi préserver

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les ailes, la biodiversité. Voilà, c'est beaucoup de choses en même temps, mais voilà, on fait je pense qu'on on fait beaucoup de choses bien. Euh moi, je pense que concrètement vraiment sur le terrain, parfois ça peut coincer. Euh quelques exemples, on a des financements pour planter des mais pas pour les entretenir. Euh on a une assurance climatique qui marche sur la tête, hein, pour reprendre une expression à travers sa moyenne olympique qui est qui est pour moi assez assez bizarre. J'ai le sentiment sur ma ferme de devoir prendre seul le risque des transitions. Je suis pas fan de ce mot mais je le dis, des transitions qui sont nécessaires et c'est un risque financier. Et premier maillon de la chaîne jusqu'aux assiettes, j'ai ce sentiment là. Du coup, on va pouvoir

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aussi peut-être parler de la de la pâque future et actuelle. Donc je me trompe. Non, vous vous trompez pas. Le défi climatique, c'est le grand défi. Il y en a pas de il y en a pas beaucoup de plus important que celui-là. Et face au défi climatique, moi je n'ai jamais autant regardé le ciel que depuis que je suis ministre. Je tremble chaque fois qu'on annonce des orages parce que je sais le prix que vous allez payer pour ça. Euh inondation, destruction de fonds, destruction de récoltes et c'est chaque fois du travail ruiné et du revenu en moins. Donc c'est clairement un défi majeur. Alors euh un jour un paysan m'a dit "Le ciel s'impose." Il s'est toujours imposé

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depuis la nuit des temps. Le ciel s'impose. Oui. Euh mais c'est vrai que le réchauffement climatique fait s'alterner des épisodes météorologiques de plus en plus euh violents. Voilà. Intensité et fréquence différente. Intensité et fréquence. Et donc par rapport à ça et il y a la sécheresse de l'autre côté parce que quand je suis allée enie j'ai vu euh les effets de la sécheresse et puis en outreem n'en parlons pas. Donc chido Garance. Donc par rapport à ça, il y a des réponses. Il y a des réponses au changement climatique. D'abord, il faut travailler évidemment au niveau mondial sur les causes de ce changement climatique, hein, les émissions de gaz à

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effet de serre, la le carbone. Bon, tout ça est connu. tout ce qu'on peut dans les pratiques humaines parce que il y a pas que l'agriculture euh il y a aussi toutes les activités humaines, le transport, le logement, l'industrie, toutes les activités humaines sont productrices de de contribuent pour une part variable mais et bien au changement climatique, hein. Donc moi, je refuse qu'on stigmatise les agriculteurs. Alors, il y a des réponses techniques, il y a des réponses agronomiques. Non, peut-être un petit point sur l'agronomie parce que ça, je trouve que ça c'est la science millénaire. C'est le premier levier pour moi. C'est le premier levier travailler

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la les sols, le couvert végétal, l'assolement triénal, euh faire en sorte que les sols gardent de l'humidité, euh revaloriser, régénérer les les sols pour qu'ils soient mieux producteur. Donc par exemple à betterave, moi j'ai été frappée quand je suis allée visiter des une exploitation et une entreprise suère. Ils m'ont montré comment ils travaillaient avec les producteurs pour ne travailler le sol que sur le rang de betterave. Oui, c'est ça. Pour éviter le retournement du sol à côté parce qu'on sait que le retournement du sol, il a des effets négatifs aussi. Donc l'agronomie pour moi, c'est la science de toujours et il faut la réhabiliter l'agronomie parce qu'elle apporte

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beaucoup de beaucoup de réponses et des réponses intelligentes, des réponses respectueuses de l'environnement. Et puis il y a aussi des équipements, de l'agroéquipement qui qui est qui est une réponse formidable aussi. Moi, je suis convaincue que la technologie, la science, les agroéquipements, l'agro la technologie de précision, les équipements agronomiques de précision, euh la tech agricole, c'est fabuleux. On est aujourd'hui en capacité de dire voilà votre sol il a telle caractéristique et vous allez pouvoir cultiver de façon plus intéressante telle ou telle production. Je trouve ça fabuleux. Donc euh moi je je suis pas du tout une décliniste. Je pense qu'on peut

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combiner intelligemment euh le travail de la terre avec son respect avec le respect de l'environnement. Et puis il y a tous les agroéquipements qui permettent aussi d'économiser l'eau, l'irrigation enterrée, les serres, les serres qui sont mieux résistantes au aux aléas météorologiques, mais on n'évitera pas en totalité les caprices du temps, ça c'est absolument certain. Je crois beaucoup aussi à l'adaptation des cultures, au changement climatique. Par exemple, dans le sud de la France où on a des comportements comparables à ceux de la Jordanie en terme climatique. Bah là, il faut clairement adapter nos cultures. Semen

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plan semen plan des semences plus résistantes. C'est pour ça que les NGT, les nouvelles techniques génomiques, elles sont très intéressantes parce qu'elles vont nous apporter C'est pas des OGM hein, ne pas confondre hein. Ce n'est pas le fameux OGM caché qu'on nous dit. modifie pas la génétique des plantes. Simplement on travaille pour avoir des semences et des plants mieux résistants et c'est très important qu'il soit moins gourmand en eau, plus résistant à la sécheresse puis aussi des cultures. Je sais pas, on est des gros producteurs d'huile, des gros consommateurs d'huile d'olive, mais des petits producteurs produisons de l'huile d'olive. Je crois que mes collègues du Sud ont démarré ça. L'huile d'olive, la figue, les amendes. Les amit, tout à fait. On s'adapte hein. On on s'adapte

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vraiment. D'ailleurs, on va en parler dans une minute. Mais il faut aussi de l'eau. Exact. Il faut accéder à l'eau. Pas d'eau, pas de vie. Pas d'eau, pas de vie, pas nourriture. Pas de palais, pas de palais. J'adore celle-là. Je suis un peu prétentieux. Parfois, je me dis et moi je suis le plus écologique de France en tant qu'agriculteur parce qu'en fait on a une une écologie plutôt pragmatique et surtout avec un volet économique. C'est vraiment cet aspect pour moi qui manque dans tout ce que tout ce qu'on essaie de nous imposer parfois par injonction mais ça a jamais marché. Écologie égale économie pour moi. Il faut ce volet économique, il faut qu'on l'impose à un moment donné, qu'on ne parle pas que d'écologie et je crois que ce serait un moyen d'y aller.

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Et vous avez tellement raison Renault, tellement raison. toutes les décisions qu'on prend, on devrait toujours les environner des conséquences économiques qu'elles emportent. C'est trop facile. Sinon, on décide sur un voilà dans l'abstrait et puis qu'importe ce qu'il deviendra du producteur qui devra appliquer les règles que certains auront édictés du haut de leur science déconnecté de la réalité. Alors tout tout ça est tout ça est toujours une question d'équilibre. L'économie peut pas à elle seule dicter ses règles parce que là on est dans l'ultralibéralisme mais l'écologie peut pas être dans l'idéologie déconnecter les conséquences économiques parce que l'économie ce sont des hommes et des femmes, des familles

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qui en vivent, des territoires qui en vivent bien sûr des filières qui en vivent et des Français qui se nourrissent. Donc voilà c'est très important. On devrait se réjouir quand euh l'économie agricole va bien. Il y a une chose qui me frappe, voyez, c'est euh la méconnaissance que les Français ont de l'agroalimentaire. L'agroalimentaire, c'est quoi ? C'est pas du de la production agricole à l'assiette des Français. Ben, entre les deux, il faut une industrie agroalimentaire. Et là où il y a de l'agroalimentaire, il y a de la production. Bien sûr. Et les Français disent "Ah bah oui, il faut produire mais il faut il faudrait ne pas transformer euh l'agroalimentaire serait et l'équivalent de la malbouffe. Ça n'a

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aucun sens." On n'est pas à des poules, on mange pas le blé directement, il faut le transformer. Exactement. Il faut des meuniers pour faire de la farine, il faut des boulangers pour faire du pain, il faut des pâtissiers pour faire de la des gâteaux. Euh voilà, il faut euh des fabricants pour faire des pâtes euh et voilà, il faut tout ça. Donc il faut réhabiliter à la fois notre agriculture mais aussi notre secteur agroalimentaire et c'est là qu'on croise évidemment euh avec la question économique. Tout à fait. Euh parlons vignoble, viticulture française. Personnellement avec ma voisine Alice, on tente l'aventure. Voilà, on a on a produit ça l'année dernière. Là s'appelle monceau, c'est un chardonet. Je je me permets de vous

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l'offrir. Jaja. Voilà. Jaja. Alors Jaja, Justine, Arthur, Juliette Alban, c'est les prénom de nos enfants. D'accord. Et cette année, elle aura une un autre nom. Euh je cite souvent ce dicton : "Boire un canon, c'est sauver un vigneron avec modération, évidemment. H comment on pourrait aller beaucoup plus vite là maintenant pour sauver la viticulture et les vignobes français ?" Bon, d'abord, la viticulture française, c'est un des fleurons de l'agriculture française. C'est ce qui a fait une grande partie de la renommée de notre histoire. Euh, ce sont des savoir-faires ancestraux, ce sont des vignobles

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prestigieux ou des productions de pays de grande qualité. La viticulture française, c'est un monde en soi et qui souffre beaucoup. C'est un des secteurs agricoles qui souffre probablement le plus. Alléa climatique, aléa météorologique, changement climatique, déconsommation, changement de consommation et sans doute surproduction. C'est ce qui a motivé l'arrachage, la destination, enfin toutes ces réponses, mais qui sont des réponses un peu de court terme. Euh et on essaie de travailler avec les professionnels pour voir quels sont les que ce soient les indépendants ou que ce soient les

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coopérateurs pour trouver les bonnes réponses adaptées à ce secteur qui est en grande en grande souffrance. Ça passera certainement par une adaptation de la production aux besoins du marché. Il faut aussi que les Français mesurent à quel point quand ils ont le choix entre différents types de production, ben qui soutiennent nos viticulteurs français qui souffrent particulièrement en ce moment, hein. Il faut soutenir la production nationale. Là, il faut être un peu patriote euh l'achat patriote et faire faire des achats patriotes parce que aujourd'hui ils en ont vraiment Est-ce qu'il faudra aller peut-être plus loin sur la traçabilité parce que ça peut-être c'est valable pour toutes les productions agricoles. Ah bah oui, parce que alors on on vit un paradoxe. Moi, je visitais

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une coopérative qui me disait "Cette année, j'ai manqué de vin et j'ai étis obligé d'aller en chercher euh chez les voisins euh espagnols." Ah oui, donc euh voilà, il y a il y a effectivement aussi une question de traçabilité et puis d'adaptation aussi au désir du consommateur. Le consommateur a changé de goût. Il aime les vins rouges plus frais. plus léger, plus aromatique, aromatique, moins alcoolisé, moins alcoolisé. Tout ça c'est des ce sont des attentes du marché auxquelles il faut répondre parce que Infiné, c'est le consommateur qui a raison. On a nous agriculteur premier maillon, on a toujours produit que ce qu'on nous demande au niveau de l'assiette. Tout à fait. Mais oui, et donc ça on le voit,

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les filières qui s'en sortent, les producteurs qui s'en sortent sont ceux qui ont su répondre aussi à l'attente des consommateurs. Euh les vins bio, les alors il y a pas que les vins bios, mais il y a il y a un marché pour le vin bio, euh pour les vins légers, pour les vins de pays, pour les vins euh qui sont attachés où on peut raconter une histoire d'attachement au terroir. Moi je vois lorsque je vais visiter des viticulteurs, ils me disent "On a remis en production des des CPS anciens natifs, des productions natives. Les gens les gens ont envie qu'on leur raconte cette histoire aussi du lien avec le terroir. Et puis la résistance

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aux maladies, il faut aussi la travailler avec les NGT. On sait que il y a beaucoup de recherche qui est faite pour rendre les cpes les vignes moins gourmandes en eau, mieux résistantes au ravageur. Donc tout ça, faut travailler vraiment de concer tous ces sujets-là. Tout à fait. Un grand merci pour votre accueil et et nos échanges. Madame la ministre, vous savez que je finis sur mes vidéos par "Aimez-nous, on fera le reste." Je vous laisse le mot de la fin. Et bien moi je dirais d'abord merci Bruno pour ce moment formidable et puis qui en appelle d'autres puisqu'on va collaborer ensemble. Ah sympa sur une communication voilà euh concertée pour pour rétablir un certain nombre de vérités et puis

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montrer aux français que bah notre agriculture il faut en être fier. soyons fiers de nos agriculteurs, de nos agricultrices parce que les femmes aussi jouent un rôle important dans l'agriculture. Et donc voilà, vous faites œuvre utile cher Bruno et je voudrais vous en remercier. Voilà. Salut. Salut. Bisous.