Pitch des candidats à l'élection présidentielle de Nicolas Dupont-Aignan 09/03/2022
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 10 %Défensif 5 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 60 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:05FerméeÉludée
Vous avez cinq minutes pour nous expliquer votre programme.
- 5:32RelanceRéponse directe
Pourtant, vous préférez une Europe des nations libres à l'Union européenne, mais c'est bien l'Union européenne qui fait école en matière de régulation et de souveraineté.
- 7:03OuverteRéponse directe
Comment imaginez-vous votre bilan sur les problématiques de souveraineté numérique et sur les conséquences de notre système des start-up en 2027 ?
- 9:48OuverteRéponse partielle
Quelles seraient vos propositions en matière de réduction de l'empreinte environnementale du numérique sans pénaliser la croissance des entreprises ?
- 11:33OuverteRéponse partielle
Comment comptez-vous tirer parti de l'élan des industriels pour créer un véritable leadership de la France dans l'intelligence artificielle pour les systèmes critiques ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:13Invité politiqueFait
« Dans la quasi-totalité de nos territoires, quand vous passez d'une ville à l'autre, le téléphone coupe parce qu'on est en zone blanche. »
- 2:22Invité politiqueFait
« Les conseils départementaux ont dépensé des millions d'euros pour câbler, mais que les opérateurs ne viennent pas pour pouvoir brancher. »
- 7:51Invité politiqueChiffre
« Le continent européen est celui qui a le plus d'expatriés chercheurs aux États-Unis. Je crois que le chiffre était de 400 000. »
- 8:49Invité politiquePromesse
« Je suis favorable à des blocages d'exportation quand il y a un danger de perte de savoir-faire pour notre pays. »
- 10:40Invité politiqueFait
« On est dans un pays extraordinaire qui ne parle que de gaz à effet de serre et on rouvre toutes les centrales à charbon. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan75 %
- ?6 %
- Invité5 %
- Présentateur4 %
- Invité 24 %
- Invité 33 %
- Présentateur 23 %
≈ 50,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Dupont-Aignan, merci d'être là. Donc vous avez cinq minutes, vous connaissez la règle, pour nous expliquer votre programme.
Eh bien écoutez, merci d'abord de votre invitation.
Une
invitation qui met à égalité les candidats.
C
'est si rare dans notre pays, dans cette campagne présidentielle, que cela mérite d'être salué.
Vous
avez une chance inouïe dans un sens.
C
'est que vous participez à une nouvelle révolution
aussi
importante que celle du charbon au XIXe, de l'électricité au XXe.
Et
la manière dont la France va gérer cette révolution numérique,
eh
bien conditionnera
la
force de notre nation, son poids, sa capacité au XXIe siècle
à
exister.
Et
donc,
pour
moi, c'est un sujet absolument fondamental, dont on ne parle pas assez.
Alors
une fois qu'on a dit ça, on n
'a
rien dit et tout dit.
Comment
on fait
? D
'abord,
on
ne se substitue pas aux acteurs. C'est vous qui avez, j'allais dire, la science,
qui
êtes le plus au courant de l'avancée des techniques,
du
retard du monde politique sur ces techniques
et
de la très grande difficulté que nous avons collectivement à adapter les règles pour ne pas perdre de terrain sur des pays qui sont en avance sur nous
et
en même temps garder notre civilisation humaine
et
ne pas tomber dans une société orwellienne.
Et
donc, nous avons un défi absolument considérable. Alors quels sont les trois points qui me paraissent, ou du moins de mon point de vue, importants
? Le
premier point, c'est l'égal accès des Français au numérique.
Je
sais que ça peut vous paraître accessoire parce que vous avez la tête dans les étoiles et moi, j'ai les pieds sur Terre et je vois mes concitoyens. Et au moment de la crise du Covid, j'ai vu à quel point on demandait par exemple aux enfants de faire leur devoir par Internet, mais ils n'avaient pas Internet. On demandait à nos concitoyens d'utiliser le numérique davantage, mais ils n'avaient pas la capacité. Est-ce que vous savez, mais j'imagine que vous le savez bien, que dans la quasi-totalité de nos territoires, quand vous passez d'une ville à l'autre, le téléphone coupe
parce
qu'on est en zone blanche
? Que
les conseils départementaux ont dépensé des millions d'euros pour câbler, mais que les opérateurs ne viennent pas
pour
pouvoir brancher
? Ce
sont des millions de Français qui sont exclus du numérique.
Il
y a une fracture incroyable entre les métropoles d'un côté
et
nos concitoyens qui vivent en zone rurale et qui pourtant aimeraient être à la pointe de la modernité, car le numérique est un élément extraordinaire qui peut abolir les distances et permettre d'avoir une nouvelle politique d'aménagement du territoire. Vous avez bien connu, pendant cette période de Covid, tous ces urbains qui sont partis découvrir un nouveau mode de vie.
Le
deuxième défi, donc il faut absolument mettre fin à cette fracture numérique. Cela existe des investissements publics. Cela évite de mettre au pas aussi les opérateurs qui ne font pas leur travail. Cela oblige d'agir très vite pour rattraper le retard en cinq ans.
Le
deuxième point qui me paraît fondamental, c'est évident, c'est la souveraineté.
On
ne peut pas
devenir
une nation de seconde zone. On ne peut pas être les esclaves des autres. Or, c'est ce que nous sommes. Si nous ne maîtrisons pas l'hébergement des données, le fameux Claude souverain, qui est souverain en passant. Et il y a eu des discussions importantes au moment où il a été décidé, dans la manière dont il a été décidé. Je ne
vais
pas vous apprendre tout ça. Si nous n'avons pas la capacité à protéger nos données qui nous appartiennent, qui doivent être monnayées, ce n'est pas à des grandes entreprises de faire de l'argent avec ce qui appartient aux Français. Cela doit être monnayé par l'État. Troisième point, si nous n'avons pas la capacité d'avoir des moteurs de recherche,
moteurs
de recherche français, si nous n'avons pas la capacité, et européens, bien sûr, si nous n'avons pas la capacité d'avoir des administrations publiques qui ont des logiciels qui protègent leurs données. Bref, je ne
vais
pas vous faire un dessin. La souveraineté, mais la souveraineté, c'est facile à dire aussi, mais c'est beaucoup plus difficile à faire. Le législateur de Gaulle, je me souviens d'une phrase incroyable quand il avait inauguré le gaz de l'acte, j'ai lu ça récemment, il disait, nous n'avons pas à baisser la tête, nous n'avons aucune raison de baisser la tête devant qui que ce soit.
Eh
bien, nous baissons la tête en permanence.
Et
pourtant, vous avez toute l'intelligence, l'organisation, les talents. On a des talents incroyables dans notre pays. Donc comment l'État, sur 10 ans, 15 ans, comme on avait fait avec le nucléaire à l'époque, quand on avait acheté les licences Westinghouse, et que peu à peu, on a créé un nucléaire français. Comment, par un chemin de crête intelligent, fait avec vous les professionnels, on arrive à nationaliser notre numérique, c'est-à-dire à défendre nos intérêts. Cela passe aussi par les achats publics. Achats publics, le fameux... Et cela passe aussi par l'investissement dans la recherche.
Merci. Et c'est un dernier
point, j'ai fini après.
Mais
c'est
déjà terminé.
C'est malheureusement...
La
liberté, mais on en parlera dans
les questions. C'est
terminé, merci beaucoup.
D'accord, alors pendant que le public, maintenant vous avez complètement l'habitude...
Voilà,
une première question, Marjorie.
Oui, absolument, je vais vous prendre au mot, Nicolas Dupont-Aignan, puisque vous le dites, la souveraineté,
c
'est plus facile à dire qu
'à faire.
Pourtant, vous préférez une Europe des nations libres à l'Union européenne, vous n'allez pas me démentir, mais c'est bien l'Union européenne qui fait école en matière de régulation et de souveraineté. Le RGPD européen, il fait école jusque dans la Silicon Valley, dans le berceau de l'innovation, qui a voté sa propre version, le Sissipier. Vous voulez mettre au pas,
vous
voulez même démonter les plateformes, ok, mais vous pensez que la France peut jouer le bras de fer, seule, face au big tech
? Je
suis en faveur de l'Europe des coopérations concrètes,
et
pas de la bureaucratie. L'Union européenne existe depuis beaucoup d'années, avec des lobbies, elle n'a absolument pas créé un secteur numérique fort,
que
je sache, sinon ça se saurait. Alors, qu'il y
ait
des réglementations communes, je n
'ai
jamais été hostile. En revanche, ce qu'on a fait avec Airbus et Ariane, pour qu
'on
ne le fait pas dans un domaine numérique,
ce
que je veux dire, et ce n
'est
pas l'Union européenne qui a créé Airbus, et ce n
'est
pas l'Union européenne qui a créé Ariane, et on ne le fera pas à 27 pays. Donc la France, l'Allemagne, les grands pays, doivent s'organiser pour avoir une coopération concrète sur, par exemple, le moteur de recherche, sur les logiciels, sur l'intelligence artificielle, sur les supercalculateurs, etc. Je n'ai jamais dit que la France allait faire tout toute seule. En revanche, ce que je ne veux pas, c'est l'impuissance collective,
le
plus petit dénominateur commun, la bureaucratie, voilà. Ça n'interdit pas, bien sûr, de travailler ensemble, c'est évident.
Alors, nous enchaînons avec une première question de Benoît Grossman, France Digitale.
Monsieur
Dupont-Aignan, bonjour. Bonjour, monsieur. Donc c'est un des grands sujets numériques de cette campagne présidentielle. On n'a jamais autant parlé des souverainetés numériques, ce qui est une bonne chose. Beaucoup a été fait, mais il reste encore beaucoup de choses à faire. À cet effet, je m'interroge un peu sur votre vision long terme sur le développement de nos pépites du numérique. Ma question est très simple. On est en 2027, donc dans 5 ans. Comment imaginez-vous votre bilan sur les problématiques de souveraineté numérique et sur les conséquences de notre système des start-up
? Donc,
chez France Digitale, on adore les réponses hyper concrètes, très simples.
Pardon ? Je
disais, chez France Digitale, on adore les choses très concrètes et les réponses très concrètes et très simples.
Le premier point, c'est d'investir dans la recherche, c'est-à-dire de mieux payer nos chercheurs. Vous savez que le continent européen est celui qui a le plus d'expatriés chercheurs aux États-Unis. Je crois que le chiffre était de 400 000, mais je ne peux me tromper. Il faudra vérifier parce que c'est un chiffre ancien. Donc, rapatrier nos chercheurs, ça veut dire créer des centres de recherche, ça veut dire les payer et ne pas avoir des jeunes chercheurs. J'en avais un dans mon parti, qui était un des génies de l'intelligence artificielle et qui est parti dans une université américaine. Il était payé 15 fois plus que dans une université française. Voilà.
Donc, premier point, un vrai budget de la recherche, augmenter le budget de la recherche, mettre de l'argent là-dessus. Le deuxième point qui est très important, c'est que quand vous avez une start-up qui réussit, souvent, au bout de quelques années, elle est bouffée par une entreprise étrangère. Parce que c'est bien de créer des start-up, et vous le savez très bien, c'est qu'après, il faut pouvoir les financer, les inscrire dans la durée. Et c'est le passage de la start-up où on a vraiment progressé, et tant mieux, à la durabilité de la start-up. Et c'est là où souvent le bas blesse.
Et c'est pourquoi, comme d'ailleurs, j'ai entendu Mme Pécresse tout à l'heure, je suis favorable à des blocages d'exportation quand il y a un danger de perte de savoir-faire pour notre pays. On ne peut pas laisser filer des entreprises de maturité ou de jeunes entreprises qui vont vendre leurs talents et qui vont priver leurs brevets de notre pays. Donc ça, c'est le deuxième point. Je pense, enfin, à les achats publics, je vous en ai parlé, qui permettraient de fortifier notre secteur. Donc,
il
y a ce point-là. Enfin, il
y a
un dernier point qui est le financement. J'ai dans mon projet politique, si vous le lisez, l'idée d'une orientation de notre épargne vers les secteurs d'avenir. Avec notamment un fonds de relocalisation de 5 milliards d'euros pour que, comme le fait le Japon, d'ailleurs très intelligemment, le Japon mise beaucoup d'argent pour faire revenir les talents, pour investir dans la durée. Voilà. Ça passera par une visibilité à long terme.
Visibilité de long terme, donc. Merci, Benoît. Prochaine question, elle vous est adressée par Véronique Lacour pour le CIGREF.
Bonjour,
monsieur Dupont-Aignan. J'ai une question sur le numérique et l'environnement. Vous le savez, les entreprises ont des objectifs ambitieux en matière de réduction de leur impact sur l'environnement,
de
réduction de leur impact sur le climat. Et c'est vrai dans tous les secteurs d'activité. Le numérique a lui-même un impact sur l'environnement. C'est le cas pour les matériels,
c
'est le cas pour les émissions de CO2 et c'est un domaine en croissance. Alors, quelles seraient vos propositions en matière de réduction de l'empreinte environnementale du numérique
et
bien sûr sans pénaliser la croissance de nos entreprises ?
D
'abord, la solution, elle est en vous.
C
'est par la science, c
'est
par la recherche que vous consommerez moins et que nous aurons moins de consommation. Donc,
ce
n
'est
pas moi qui vais vous apprendre votre métier. Premier point. Deuxième point, parenthèse, on est dans un pays extraordinaire qui ne
parle
que de gaz à effet de serre et on rouvre toutes les centrales à charbon. Mais c'est une parenthèse liée au contexte dramatique mais aussi à des choix dramatiques d'abandon du nucléaire et la fermeture de Fessenheim. Je reviens à nos moutons. La lutte contre l'obsolescence, vous trouverez dans mon programme environnemental tout un dossier sur l'obsolescence programmée qui est un véritable scandale. Vous savez qu'il
y a
une entreprise extraordinaire en France qui recycle les smartphones et qui a créé beaucoup d'emplois. L'obsolescence programmée, je pense que c'est un des défis majeurs de notre monde car sinon nous serons envahis par une montagne de déchets. Et je trouve qu'on se polarise toujours sur le climat, sur le gaz à effet de serre et on oublie tout ce qui est déchets qui est aussi important.
Et
ce sera donc votre réponse.
Et
la question suivante vous est posée par Juliette Mattioli, systématique.
Bonjour
monsieur.
Bonjour madame.
De récentes initiatives nationales telles que le Grand Défi National pour l'IA de Confiance ont généré ces derniers temps un vrai élan des industriels pour accélérer son adoption.
Comment
comptez-vous tirer parti de cet élan
pour
créer un véritable leadership de la France dans le domaine de l'intelligence artificielle pour les systèmes critiques, c'est-à-dire comme pour l'aéronautique, l'automobile, la santé, l'énergie, la finance, la défense et la sécurité
? Ah,
vaste programme. Par la recherche, la recherche, l'accompagnement en financement public, que l'argent public aille
sur
l'avenir. Après, je ne peux pas rentrer dans le détail là-dessus. Les supercalculateurs, les entreprises qui sont les meilleures, les mettre en synergie, ce qui est déjà fait d'ailleurs. Donc, continuer ce qui est fait, mais avoir l'effet d'échelle et puis voir aussi les coopérations qu'on peut faire avec d'autres pays, car il ne s'agit pas obligatoirement de faire tout tout seul, mais de garder quand même la maîtrise de tout cela. Et je voudrais... C'est la dernière question ou pas ? Presque,
en fait, en fait, en fait.
Parce que je veux insister sur mon affaire de liberté, que je n
'ai
pas pu faire dans l'introduction.
Allez-y. Parce que personne
n'en a parlé depuis tout à l'heure. Non, ce que je voulais dire, c'est que sur le numérique et la liberté, moi, je n'accepte pas une société où un opérateur privé basé en Californie censure des hommes politiques ferme des
comptes
et n'est même pas capable de lutter contre de la diffamation. Donc il y
a
un équilibre extrêmement délicat à gérer sur... Ça, c'est aussi un élément de souveraineté. Votre débat parle des acteurs économiques, mais aujourd'hui, la révolution numérique, c'est dans notre société, c'est dans notre monde politique. Donc je m'inquiète beaucoup de cette puissance extravagante où on abandonne la pensée à des oligarques. Il y a des oligarques en Russie, il y
en
a aussi dans l'Occident. Et le deuxième point, c'est aussi ma grande inquiétude,
et
on l'a vu avec l'affaire du Covid et ce pass sanitaire abominable, je vous le dis, c
'est
le fichage, c
'est
le croisement, c'est le contrôle social, avec notamment l'identité numérique européenne, parce que demain, on pourra avoir votre identité, votre carnet de santé, votre banque, tout sur une seule personne, avec des croisements insupportables. et votre bilan carbone, et on nous dira, si vous allez un peu trop vite en voiture, votre bilan carbone n
'est
pas bon. Et c'est le contrôle social à la chinoise.
Et
je mets en garde. Et là, vous, en tant qu'acteur numérique, vous avez un travail, et nous avons un travail à faire entre l'État et vous, pour voir jusqu'où vont vos innovations, comment on les maîtrise, comment on ne freine jamais une innovation. En revanche, on a le devoir de l'encadrer, de la gérer. Et vous n'êtes pas seulement des acteurs économiques, vous êtes des citoyens. Et je pense que si on est français,
c
'est qu'on a envie de vivre libre. Et que je n
'ai
pas envie de vivre comme un chinois.
Nicolas Dupont-Oignan, vous êtes quand même au courant qu'en Europe, il y
a
quelque chose qui s'appelle le RGPD,
on en a parlé tout à l'heure. Et qu'en l'occurrence aussi,
il y a une institution,
une organisation qui s'appelle la CNIL,
qui s'appelle la CNIL, et
qui va
scrupuleusement, justement, à la bonne utilisation de ces
données. Et bien justement, il y a un gros
problème. Et lequel ? Et ce qu'on a vécu pendant le Covid est indigne d'une société démocratique. Voilà. Et moi, je n'ai pas envie d'avoir un QR code pour me promener dans Paris. Je n'ai pas envie d'un QR code pour aller manger une glace à une terrasse. Je n'ai pas envie d'un QR code pour que mes enfants fassent du judo. Et si on commence comme ça, moi je vous le dis, et je vous le dis, ça peut finir très mal. Et je connais bien les autres pays, et il y a une dérive terrible dans notre pays, et je me devais de vous le dire. Et en tout cas, c'est ma conviction.
Nous sommes un pays de liberté.
On vit en dictature numérique, là, aujourd'hui,
Nicolas Contéon.
Non, mais on peut avoir un engrenage
terrible.
Et je pense que la responsabilité des politiques, avec vous tous, vous qui avez un temps d'avance sur nous, et c'est évident, et ce temps d'avance,
nous
ne devons pas faire la politique de l'autruche. Moi, je reproche aux hommes politiques de faire la politique de l'autruche. Vous avez un temps d'avance. J'ai envie de le partager avec vous.
Et
je pense que vous, vous avez besoin de nous, en tant que politique, parlementaire, législateur, autorité morale, intellectuelle. On n'a pas entendu les intellectuels. là, pendant deux ans.
Bon,
comment on fonctionne ? Jusqu'où ça va
? Je
n'ai pas la solution miracle.
Parce
qu'il y a des avancées technologiques exceptionnelles, qui peuvent aussi simplifier la vie. Mais la frontière est très étroite, et vous le savez bien mieux que moi, puisque vous êtes familier au quotidien de tout ça. Mais j'appelle à votre citoyenneté. Voilà.
Merci, Nicolas Dupont. Voilà, c'est le bon. Merci d'être venu.
Nicolas Dupont-Aignan