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Podcast / conversationNicolas Dupont-Aignan (sur YouTube)· 15 mars 2022 16 minAutoproduitFond programmatiqueNumériqueEurope & internationalInstitutions & électionsEnvironnement & énergie

Pitch des candidats à l'élection présidentielle de Nicolas Dupont-Aignan 09/03/2022

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 10 %Défensif 5 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 60 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:05FerméeÉludée

    Vous avez cinq minutes pour nous expliquer votre programme.

  • 5:32RelanceRéponse directe

    Pourtant, vous préférez une Europe des nations libres à l'Union européenne, mais c'est bien l'Union européenne qui fait école en matière de régulation et de souveraineté.

  • 7:03OuverteRéponse directe

    Comment imaginez-vous votre bilan sur les problématiques de souveraineté numérique et sur les conséquences de notre système des start-up en 2027 ?

  • 9:48OuverteRéponse partielle

    Quelles seraient vos propositions en matière de réduction de l'empreinte environnementale du numérique sans pénaliser la croissance des entreprises ?

  • 11:33OuverteRéponse partielle

    Comment comptez-vous tirer parti de l'élan des industriels pour créer un véritable leadership de la France dans l'intelligence artificielle pour les systèmes critiques ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:13Invité politiqueFait
    « Dans la quasi-totalité de nos territoires, quand vous passez d'une ville à l'autre, le téléphone coupe parce qu'on est en zone blanche. »
  • 2:22Invité politiqueFait
    « Les conseils départementaux ont dépensé des millions d'euros pour câbler, mais que les opérateurs ne viennent pas pour pouvoir brancher. »
  • 7:51Invité politiqueChiffre
    « Le continent européen est celui qui a le plus d'expatriés chercheurs aux États-Unis. Je crois que le chiffre était de 400 000. »
  • 8:49Invité politiquePromesse
    « Je suis favorable à des blocages d'exportation quand il y a un danger de perte de savoir-faire pour notre pays. »
  • 10:40Invité politiqueFait
    « On est dans un pays extraordinaire qui ne parle que de gaz à effet de serre et on rouvre toutes les centrales à charbon. »

Temps de parole

  • Nicolas Dupont-Aignan75 %
  • ?6 %
  • Invité5 %
  • Présentateur4 %
  • Invité 24 %
  • Invité 33 %
  • Présentateur 23 %

≈ 50,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:05
Présentateur

Dupont-Aignan, merci d'être là. Donc vous avez cinq minutes, vous connaissez la règle, pour nous expliquer votre programme.

0:12
Nicolas Dupont-Aignan

Eh bien écoutez, merci d'abord de votre invitation.

0:15
Locuteur

Une

0:16
Nicolas Dupont-Aignan

invitation qui met à égalité les candidats.

0:18
Locuteur

C

0:18
Nicolas Dupont-Aignan

'est si rare dans notre pays, dans cette campagne présidentielle, que cela mérite d'être salué.

0:23
Locuteur

Vous

0:24
Nicolas Dupont-Aignan

avez une chance inouïe dans un sens.

0:26
Locuteur

C

0:26
Nicolas Dupont-Aignan

'est que vous participez à une nouvelle révolution

0:29
Locuteur

aussi

0:31
Nicolas Dupont-Aignan

importante que celle du charbon au XIXe, de l'électricité au XXe.

0:36
Locuteur

Et

0:37
Nicolas Dupont-Aignan

la manière dont la France va gérer cette révolution numérique,

0:40
Locuteur

eh

0:41
Nicolas Dupont-Aignan

bien conditionnera

0:42
Locuteur

la

0:43
Nicolas Dupont-Aignan

force de notre nation, son poids, sa capacité au XXIe siècle

0:48
Locuteur

à

0:48
Nicolas Dupont-Aignan

exister.

0:49
Locuteur

Et

0:50
Nicolas Dupont-Aignan

donc,

0:50
Locuteur

pour

0:51
Nicolas Dupont-Aignan

moi, c'est un sujet absolument fondamental, dont on ne parle pas assez.

0:55
Locuteur

Alors

0:55
Nicolas Dupont-Aignan

une fois qu'on a dit ça, on n

0:58
Locuteur

'a

0:58
Nicolas Dupont-Aignan

rien dit et tout dit.

0:59
Locuteur

Comment

0:59
Nicolas Dupont-Aignan

on fait

1:00
Locuteur

? D

1:01
Nicolas Dupont-Aignan

'abord,

1:01
Locuteur

on

1:02
Nicolas Dupont-Aignan

ne se substitue pas aux acteurs. C'est vous qui avez, j'allais dire, la science,

1:07
Locuteur

qui

1:07
Nicolas Dupont-Aignan

êtes le plus au courant de l'avancée des techniques,

1:12
Locuteur

du

1:12
Nicolas Dupont-Aignan

retard du monde politique sur ces techniques

1:15
Locuteur

et

1:16
Nicolas Dupont-Aignan

de la très grande difficulté que nous avons collectivement à adapter les règles pour ne pas perdre de terrain sur des pays qui sont en avance sur nous

1:24
Locuteur

et

1:25
Nicolas Dupont-Aignan

en même temps garder notre civilisation humaine

1:28
Locuteur

et

1:29
Nicolas Dupont-Aignan

ne pas tomber dans une société orwellienne.

1:32
Locuteur

Et

1:32
Nicolas Dupont-Aignan

donc, nous avons un défi absolument considérable. Alors quels sont les trois points qui me paraissent, ou du moins de mon point de vue, importants

1:39
Locuteur

? Le

1:40
Nicolas Dupont-Aignan

premier point, c'est l'égal accès des Français au numérique.

1:46
Locuteur

Je

1:46
Nicolas Dupont-Aignan

sais que ça peut vous paraître accessoire parce que vous avez la tête dans les étoiles et moi, j'ai les pieds sur Terre et je vois mes concitoyens. Et au moment de la crise du Covid, j'ai vu à quel point on demandait par exemple aux enfants de faire leur devoir par Internet, mais ils n'avaient pas Internet. On demandait à nos concitoyens d'utiliser le numérique davantage, mais ils n'avaient pas la capacité. Est-ce que vous savez, mais j'imagine que vous le savez bien, que dans la quasi-totalité de nos territoires, quand vous passez d'une ville à l'autre, le téléphone coupe

2:19
Locuteur

parce

2:20
Nicolas Dupont-Aignan

qu'on est en zone blanche

2:21
Locuteur

? Que

2:22
Nicolas Dupont-Aignan

les conseils départementaux ont dépensé des millions d'euros pour câbler, mais que les opérateurs ne viennent pas

2:27
Locuteur

pour

2:28
Nicolas Dupont-Aignan

pouvoir brancher

2:29
Locuteur

? Ce

2:31
Nicolas Dupont-Aignan

sont des millions de Français qui sont exclus du numérique.

2:35
Locuteur

Il

2:35
Nicolas Dupont-Aignan

y a une fracture incroyable entre les métropoles d'un côté

2:38
Locuteur

et

2:39
Nicolas Dupont-Aignan

nos concitoyens qui vivent en zone rurale et qui pourtant aimeraient être à la pointe de la modernité, car le numérique est un élément extraordinaire qui peut abolir les distances et permettre d'avoir une nouvelle politique d'aménagement du territoire. Vous avez bien connu, pendant cette période de Covid, tous ces urbains qui sont partis découvrir un nouveau mode de vie.

3:00
Locuteur

Le

3:00
Nicolas Dupont-Aignan

deuxième défi, donc il faut absolument mettre fin à cette fracture numérique. Cela existe des investissements publics. Cela évite de mettre au pas aussi les opérateurs qui ne font pas leur travail. Cela oblige d'agir très vite pour rattraper le retard en cinq ans.

3:17
Locuteur

Le

3:17
Nicolas Dupont-Aignan

deuxième point qui me paraît fondamental, c'est évident, c'est la souveraineté.

3:26
Locuteur

On

3:26
Nicolas Dupont-Aignan

ne peut pas

3:27
Locuteur

devenir

3:28
Nicolas Dupont-Aignan

une nation de seconde zone. On ne peut pas être les esclaves des autres. Or, c'est ce que nous sommes. Si nous ne maîtrisons pas l'hébergement des données, le fameux Claude souverain, qui est souverain en passant. Et il y a eu des discussions importantes au moment où il a été décidé, dans la manière dont il a été décidé. Je ne

3:49
Locuteur

vais

3:49
Nicolas Dupont-Aignan

pas vous apprendre tout ça. Si nous n'avons pas la capacité à protéger nos données qui nous appartiennent, qui doivent être monnayées, ce n'est pas à des grandes entreprises de faire de l'argent avec ce qui appartient aux Français. Cela doit être monnayé par l'État. Troisième point, si nous n'avons pas la capacité d'avoir des moteurs de recherche,

4:09
Locuteur

moteurs

4:10
Nicolas Dupont-Aignan

de recherche français, si nous n'avons pas la capacité, et européens, bien sûr, si nous n'avons pas la capacité d'avoir des administrations publiques qui ont des logiciels qui protègent leurs données. Bref, je ne

4:22
Locuteur

vais

4:22
Nicolas Dupont-Aignan

pas vous faire un dessin. La souveraineté, mais la souveraineté, c'est facile à dire aussi, mais c'est beaucoup plus difficile à faire. Le législateur de Gaulle, je me souviens d'une phrase incroyable quand il avait inauguré le gaz de l'acte, j'ai lu ça récemment, il disait, nous n'avons pas à baisser la tête, nous n'avons aucune raison de baisser la tête devant qui que ce soit.

4:41
Locuteur

Eh

4:42
Nicolas Dupont-Aignan

bien, nous baissons la tête en permanence.

4:44
Locuteur

Et

4:44
Nicolas Dupont-Aignan

pourtant, vous avez toute l'intelligence, l'organisation, les talents. On a des talents incroyables dans notre pays. Donc comment l'État, sur 10 ans, 15 ans, comme on avait fait avec le nucléaire à l'époque, quand on avait acheté les licences Westinghouse, et que peu à peu, on a créé un nucléaire français. Comment, par un chemin de crête intelligent, fait avec vous les professionnels, on arrive à nationaliser notre numérique, c'est-à-dire à défendre nos intérêts. Cela passe aussi par les achats publics. Achats publics, le fameux... Et cela passe aussi par l'investissement dans la recherche.

5:20
Locuteur

Merci. Et c'est un dernier

5:21
Nicolas Dupont-Aignan

point, j'ai fini après.

5:22
Locuteur

Mais

5:22
Invité

c'est

5:22
Locuteur

déjà terminé.

5:23
Invité

C'est malheureusement...

5:24
Locuteur

La

5:24
Nicolas Dupont-Aignan

liberté, mais on en parlera dans

5:25
Locuteur

les questions. C'est

5:25
Invité

terminé, merci beaucoup.

5:27
Présentateur

D'accord, alors pendant que le public, maintenant vous avez complètement l'habitude...

5:31
Invité

Voilà,

5:32
Présentateur

une première question, Marjorie.

5:33
Invité

Oui, absolument, je vais vous prendre au mot, Nicolas Dupont-Aignan, puisque vous le dites, la souveraineté,

5:38
Locuteur

c

5:38
Invité

'est plus facile à dire qu

5:39
Locuteur

'à faire.

5:40
Invité

Pourtant, vous préférez une Europe des nations libres à l'Union européenne, vous n'allez pas me démentir, mais c'est bien l'Union européenne qui fait école en matière de régulation et de souveraineté. Le RGPD européen, il fait école jusque dans la Silicon Valley, dans le berceau de l'innovation, qui a voté sa propre version, le Sissipier. Vous voulez mettre au pas,

5:57
Locuteur

vous

5:57
Invité

voulez même démonter les plateformes, ok, mais vous pensez que la France peut jouer le bras de fer, seule, face au big tech

6:02
Locuteur

? Je

6:03
Nicolas Dupont-Aignan

suis en faveur de l'Europe des coopérations concrètes,

6:06
Locuteur

et

6:07
Nicolas Dupont-Aignan

pas de la bureaucratie. L'Union européenne existe depuis beaucoup d'années, avec des lobbies, elle n'a absolument pas créé un secteur numérique fort,

6:15
Locuteur

que

6:15
Nicolas Dupont-Aignan

je sache, sinon ça se saurait. Alors, qu'il y

6:18
Locuteur

ait

6:18
Nicolas Dupont-Aignan

des réglementations communes, je n

6:19
Locuteur

'ai

6:19
Nicolas Dupont-Aignan

jamais été hostile. En revanche, ce qu'on a fait avec Airbus et Ariane, pour qu

6:23
Locuteur

'on

6:23
Nicolas Dupont-Aignan

ne le fait pas dans un domaine numérique,

6:25
Locuteur

ce

6:25
Nicolas Dupont-Aignan

que je veux dire, et ce n

6:26
Locuteur

'est

6:26
Nicolas Dupont-Aignan

pas l'Union européenne qui a créé Airbus, et ce n

6:27
Locuteur

'est

6:27
Nicolas Dupont-Aignan

pas l'Union européenne qui a créé Ariane, et on ne le fera pas à 27 pays. Donc la France, l'Allemagne, les grands pays, doivent s'organiser pour avoir une coopération concrète sur, par exemple, le moteur de recherche, sur les logiciels, sur l'intelligence artificielle, sur les supercalculateurs, etc. Je n'ai jamais dit que la France allait faire tout toute seule. En revanche, ce que je ne veux pas, c'est l'impuissance collective,

6:47
Locuteur

le

6:47
Nicolas Dupont-Aignan

plus petit dénominateur commun, la bureaucratie, voilà. Ça n'interdit pas, bien sûr, de travailler ensemble, c'est évident.

6:55
Présentateur

Alors, nous enchaînons avec une première question de Benoît Grossman, France Digitale.

7:01
Locuteur

Monsieur

7:01
Invité

Dupont-Aignan, bonjour. Bonjour, monsieur. Donc c'est un des grands sujets numériques de cette campagne présidentielle. On n'a jamais autant parlé des souverainetés numériques, ce qui est une bonne chose. Beaucoup a été fait, mais il reste encore beaucoup de choses à faire. À cet effet, je m'interroge un peu sur votre vision long terme sur le développement de nos pépites du numérique. Ma question est très simple. On est en 2027, donc dans 5 ans. Comment imaginez-vous votre bilan sur les problématiques de souveraineté numérique et sur les conséquences de notre système des start-up

7:29
Locuteur

? Donc,

7:30
Invité

chez France Digitale, on adore les réponses hyper concrètes, très simples.

7:34
Locuteur

Pardon ? Je

7:35
Invité

disais, chez France Digitale, on adore les choses très concrètes et les réponses très concrètes et très simples.

7:40
Nicolas Dupont-Aignan

Le premier point, c'est d'investir dans la recherche, c'est-à-dire de mieux payer nos chercheurs. Vous savez que le continent européen est celui qui a le plus d'expatriés chercheurs aux États-Unis. Je crois que le chiffre était de 400 000, mais je ne peux me tromper. Il faudra vérifier parce que c'est un chiffre ancien. Donc, rapatrier nos chercheurs, ça veut dire créer des centres de recherche, ça veut dire les payer et ne pas avoir des jeunes chercheurs. J'en avais un dans mon parti, qui était un des génies de l'intelligence artificielle et qui est parti dans une université américaine. Il était payé 15 fois plus que dans une université française. Voilà.

Donc, premier point, un vrai budget de la recherche, augmenter le budget de la recherche, mettre de l'argent là-dessus. Le deuxième point qui est très important, c'est que quand vous avez une start-up qui réussit, souvent, au bout de quelques années, elle est bouffée par une entreprise étrangère. Parce que c'est bien de créer des start-up, et vous le savez très bien, c'est qu'après, il faut pouvoir les financer, les inscrire dans la durée. Et c'est le passage de la start-up où on a vraiment progressé, et tant mieux, à la durabilité de la start-up. Et c'est là où souvent le bas blesse.

Et c'est pourquoi, comme d'ailleurs, j'ai entendu Mme Pécresse tout à l'heure, je suis favorable à des blocages d'exportation quand il y a un danger de perte de savoir-faire pour notre pays. On ne peut pas laisser filer des entreprises de maturité ou de jeunes entreprises qui vont vendre leurs talents et qui vont priver leurs brevets de notre pays. Donc ça, c'est le deuxième point. Je pense, enfin, à les achats publics, je vous en ai parlé, qui permettraient de fortifier notre secteur. Donc,

9:10
Locuteur

il

9:11
Nicolas Dupont-Aignan

y a ce point-là. Enfin, il

9:12
Locuteur

y a

9:12
Nicolas Dupont-Aignan

un dernier point qui est le financement. J'ai dans mon projet politique, si vous le lisez, l'idée d'une orientation de notre épargne vers les secteurs d'avenir. Avec notamment un fonds de relocalisation de 5 milliards d'euros pour que, comme le fait le Japon, d'ailleurs très intelligemment, le Japon mise beaucoup d'argent pour faire revenir les talents, pour investir dans la durée. Voilà. Ça passera par une visibilité à long terme.

9:38
Invité

Visibilité de long terme, donc. Merci, Benoît. Prochaine question, elle vous est adressée par Véronique Lacour pour le CIGREF.

9:46
Locuteur

Bonjour,

9:47
Présentateur

monsieur Dupont-Aignan. J'ai une question sur le numérique et l'environnement. Vous le savez, les entreprises ont des objectifs ambitieux en matière de réduction de leur impact sur l'environnement,

9:58
Locuteur

de

9:58
Présentateur

réduction de leur impact sur le climat. Et c'est vrai dans tous les secteurs d'activité. Le numérique a lui-même un impact sur l'environnement. C'est le cas pour les matériels,

10:09
Locuteur

c

10:09
Présentateur

'est le cas pour les émissions de CO2 et c'est un domaine en croissance. Alors, quelles seraient vos propositions en matière de réduction de l'empreinte environnementale du numérique

10:21
Locuteur

et

10:23
Présentateur

bien sûr sans pénaliser la croissance de nos entreprises ?

10:26
Locuteur

D

10:26
Nicolas Dupont-Aignan

'abord, la solution, elle est en vous.

10:28
Locuteur

C

10:28
Nicolas Dupont-Aignan

'est par la science, c

10:29
Locuteur

'est

10:29
Nicolas Dupont-Aignan

par la recherche que vous consommerez moins et que nous aurons moins de consommation. Donc,

10:33
Locuteur

ce

10:33
Nicolas Dupont-Aignan

n

10:33
Locuteur

'est

10:33
Nicolas Dupont-Aignan

pas moi qui vais vous apprendre votre métier. Premier point. Deuxième point, parenthèse, on est dans un pays extraordinaire qui ne

10:39
Locuteur

parle

10:39
Nicolas Dupont-Aignan

que de gaz à effet de serre et on rouvre toutes les centrales à charbon. Mais c'est une parenthèse liée au contexte dramatique mais aussi à des choix dramatiques d'abandon du nucléaire et la fermeture de Fessenheim. Je reviens à nos moutons. La lutte contre l'obsolescence, vous trouverez dans mon programme environnemental tout un dossier sur l'obsolescence programmée qui est un véritable scandale. Vous savez qu'il

11:00
Locuteur

y a

11:00
Nicolas Dupont-Aignan

une entreprise extraordinaire en France qui recycle les smartphones et qui a créé beaucoup d'emplois. L'obsolescence programmée, je pense que c'est un des défis majeurs de notre monde car sinon nous serons envahis par une montagne de déchets. Et je trouve qu'on se polarise toujours sur le climat, sur le gaz à effet de serre et on oublie tout ce qui est déchets qui est aussi important.

11:23
Locuteur

Et

11:23
Invité

ce sera donc votre réponse.

11:25
Locuteur

Et

11:25
Présentateur

la question suivante vous est posée par Juliette Mattioli, systématique.

11:31
Locuteur

Bonjour

11:31
Invité

monsieur.

11:32
Présentateur

Bonjour madame.

11:33
Invité

De récentes initiatives nationales telles que le Grand Défi National pour l'IA de Confiance ont généré ces derniers temps un vrai élan des industriels pour accélérer son adoption.

11:45
Locuteur

Comment

11:46
Invité

comptez-vous tirer parti de cet élan

11:48
Locuteur

pour

11:49
Invité

créer un véritable leadership de la France dans le domaine de l'intelligence artificielle pour les systèmes critiques, c'est-à-dire comme pour l'aéronautique, l'automobile, la santé, l'énergie, la finance, la défense et la sécurité

12:03
Locuteur

? Ah,

12:04
Nicolas Dupont-Aignan

vaste programme. Par la recherche, la recherche, l'accompagnement en financement public, que l'argent public aille

12:13
Locuteur

sur

12:14
Nicolas Dupont-Aignan

l'avenir. Après, je ne peux pas rentrer dans le détail là-dessus. Les supercalculateurs, les entreprises qui sont les meilleures, les mettre en synergie, ce qui est déjà fait d'ailleurs. Donc, continuer ce qui est fait, mais avoir l'effet d'échelle et puis voir aussi les coopérations qu'on peut faire avec d'autres pays, car il ne s'agit pas obligatoirement de faire tout tout seul, mais de garder quand même la maîtrise de tout cela. Et je voudrais... C'est la dernière question ou pas ? Presque,

12:41
Locuteur

en fait, en fait, en fait.

12:42
Nicolas Dupont-Aignan

Parce que je veux insister sur mon affaire de liberté, que je n

12:45
Locuteur

'ai

12:45
Nicolas Dupont-Aignan

pas pu faire dans l'introduction.

12:47
Locuteur

Allez-y. Parce que personne

12:48
Nicolas Dupont-Aignan

n'en a parlé depuis tout à l'heure. Non, ce que je voulais dire, c'est que sur le numérique et la liberté, moi, je n'accepte pas une société où un opérateur privé basé en Californie censure des hommes politiques ferme des

13:00
Locuteur

comptes

13:02
Nicolas Dupont-Aignan

et n'est même pas capable de lutter contre de la diffamation. Donc il y

13:05
Locuteur

a

13:05
Nicolas Dupont-Aignan

un équilibre extrêmement délicat à gérer sur... Ça, c'est aussi un élément de souveraineté. Votre débat parle des acteurs économiques, mais aujourd'hui, la révolution numérique, c'est dans notre société, c'est dans notre monde politique. Donc je m'inquiète beaucoup de cette puissance extravagante où on abandonne la pensée à des oligarques. Il y a des oligarques en Russie, il y

13:27
Locuteur

en

13:27
Nicolas Dupont-Aignan

a aussi dans l'Occident. Et le deuxième point, c'est aussi ma grande inquiétude,

13:33
Locuteur

et

13:33
Nicolas Dupont-Aignan

on l'a vu avec l'affaire du Covid et ce pass sanitaire abominable, je vous le dis, c

13:38
Locuteur

'est

13:38
Nicolas Dupont-Aignan

le fichage, c

13:39
Locuteur

'est

13:39
Nicolas Dupont-Aignan

le croisement, c'est le contrôle social, avec notamment l'identité numérique européenne, parce que demain, on pourra avoir votre identité, votre carnet de santé, votre banque, tout sur une seule personne, avec des croisements insupportables. et votre bilan carbone, et on nous dira, si vous allez un peu trop vite en voiture, votre bilan carbone n

14:02
Locuteur

'est

14:02
Nicolas Dupont-Aignan

pas bon. Et c'est le contrôle social à la chinoise.

14:04
Locuteur

Et

14:05
Nicolas Dupont-Aignan

je mets en garde. Et là, vous, en tant qu'acteur numérique, vous avez un travail, et nous avons un travail à faire entre l'État et vous, pour voir jusqu'où vont vos innovations, comment on les maîtrise, comment on ne freine jamais une innovation. En revanche, on a le devoir de l'encadrer, de la gérer. Et vous n'êtes pas seulement des acteurs économiques, vous êtes des citoyens. Et je pense que si on est français,

14:29
Locuteur

c

14:29
Nicolas Dupont-Aignan

'est qu'on a envie de vivre libre. Et que je n

14:31
Locuteur

'ai

14:31
Nicolas Dupont-Aignan

pas envie de vivre comme un chinois.

14:32
Invité

Nicolas Dupont-Oignan, vous êtes quand même au courant qu'en Europe, il y

14:35
Locuteur

a

14:35
Invité

quelque chose qui s'appelle le RGPD,

14:36
Locuteur

on en a parlé tout à l'heure. Et qu'en l'occurrence aussi,

14:39
Invité

il y a une institution,

14:40
Locuteur

une organisation qui s'appelle la CNIL,

14:42
Invité

qui s'appelle la CNIL, et

14:44
Locuteur

qui va

14:44
Invité

scrupuleusement, justement, à la bonne utilisation de ces

14:48
Locuteur

données. Et bien justement, il y a un gros

14:49
Nicolas Dupont-Aignan

problème. Et lequel ? Et ce qu'on a vécu pendant le Covid est indigne d'une société démocratique. Voilà. Et moi, je n'ai pas envie d'avoir un QR code pour me promener dans Paris. Je n'ai pas envie d'un QR code pour aller manger une glace à une terrasse. Je n'ai pas envie d'un QR code pour que mes enfants fassent du judo. Et si on commence comme ça, moi je vous le dis, et je vous le dis, ça peut finir très mal. Et je connais bien les autres pays, et il y a une dérive terrible dans notre pays, et je me devais de vous le dire. Et en tout cas, c'est ma conviction.

15:16
Locuteur

Nous sommes un pays de liberté.

15:17
Invité

On vit en dictature numérique, là, aujourd'hui,

15:19
Locuteur

Nicolas Contéon.

15:20
Nicolas Dupont-Aignan

Non, mais on peut avoir un engrenage

15:22
Locuteur

terrible.

15:24
Nicolas Dupont-Aignan

Et je pense que la responsabilité des politiques, avec vous tous, vous qui avez un temps d'avance sur nous, et c'est évident, et ce temps d'avance,

15:33
Locuteur

nous

15:33
Nicolas Dupont-Aignan

ne devons pas faire la politique de l'autruche. Moi, je reproche aux hommes politiques de faire la politique de l'autruche. Vous avez un temps d'avance. J'ai envie de le partager avec vous.

15:40
Locuteur

Et

15:40
Nicolas Dupont-Aignan

je pense que vous, vous avez besoin de nous, en tant que politique, parlementaire, législateur, autorité morale, intellectuelle. On n'a pas entendu les intellectuels. là, pendant deux ans.

15:49
Locuteur

Bon,

15:49
Nicolas Dupont-Aignan

comment on fonctionne ? Jusqu'où ça va

15:52
Locuteur

? Je

15:52
Nicolas Dupont-Aignan

n'ai pas la solution miracle.

15:55
Locuteur

Parce

15:55
Nicolas Dupont-Aignan

qu'il y a des avancées technologiques exceptionnelles, qui peuvent aussi simplifier la vie. Mais la frontière est très étroite, et vous le savez bien mieux que moi, puisque vous êtes familier au quotidien de tout ça. Mais j'appelle à votre citoyenneté. Voilà.

16:08
Présentateur

Merci, Nicolas Dupont. Voilà, c'est le bon. Merci d'être venu.