Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewPublic Sénat — Bonjour chez vous ! (sur Podcast)· 16 octobre 2025 79 min

L'intégrale du jeudi 16 octobre

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous. Bonjour à tous, très heureuse de vous retrouver en ce jeudi 16 octobre pour faire le tour de l'actualité au plus près de chez vous. On regarde ensemble le programme. Sébastien Lecornu va-t-il échapper à la censure ? Deux motions sont examinées à partir de 9h et cela pourrait se jouer à quelques voix. Des députés LR et PS allant contre l'encontre des consignes de leur parti pour censurer le gouvernement. Les heures de Sébastien Lecornu à Matignon sont-elles comptées ?

On en parle dans une heure avec nos éditorialistes Elisabeth Martichoux et Mickaël Darmon. A gauche, seul le PS ne censure pas le gouvernement faisant le pari du débat parlementaire. Que pense Marine Tondelier de ce choix ? La secrétaire nationale des écologistes est notre invitée dans une demi-heure. Sébastien Lecornu qui était devant les sénateurs hier a-t-il convaincu les républicains de soutenir la suspension de la réforme des retraites ? On pose la question dans quelques instants au sénateur Cédric Perrin. Il préside la commission des affaires étrangères ici au Sénat. On reviendra bien sûr sur l'actualité internationale, la fin du conflit à Gaza et la guerre en Ukraine.

Et puis à la une de nos régions, on ira en Corse. Le Premier ministre a affirmé que l'État ne devait pas renier sa parole sur le projet de loi concernant l'autonomie de l'île. Comment cela a-t-il été perçu sur place ? Henri Marianne, le directeur de la rédaction de Corse Matin, nous répondra. On est ensemble pendant une heure et demie. Bonjour chez vous. Et on commence avec les repères de l'actualité. Bonjour Stéphane Duguay.

1:39
Invité

Bonjour Auriane.

1:40
Présentateur

A la une de ce jeudi 16 octobre, Sébastien Lecornu va-t-il échapper à la censure ?

1:44
Invité

Oui, deux motions de censure ont été déposées par la France Insoumise et le Rassemblement National. Elles sont examinées ce matin à partir de 9h à l'Assemblée Nationale devant les députés. Le vote va se jouer à 25 voix, mais grâce à la mensuétude des socialistes, le Premier ministre et son gouvernement devraient éviter d'être renversés. En tout cas hier, devant les sénateurs, Sébastien Lecornu a continué d'exposer ses orientations politiques, notamment sur la réforme de l'État et la décentralisation. Cécile Cixou.

2:11
Sébastien Lecornu

A son arrivée au Sénat, Sébastien Lecornu l'annonce.

2:15
Invité

Ça ne sera pas le même discours qu'hier.

2:17
Sébastien Lecornu

Pas le même discours, le Premier ministre s'est adapté à son public. Devant la Chambre haute, il a précisé ses annonces sur la décentralisation, une thématique chère aux sénateurs et promis un projet de loi avant les municipales.

2:30
Invité

On m'a beaucoup dit que cela prendra du temps. On m'a beaucoup dit que le Parlement était trop divisé pour s'entendre sur ce sujet, notamment à l'Assemblée Nationale. Je pense tout le contraire. C'est précisément parce que cela prendra du temps qu'il faut engager cette réforme tout de suite. Sinon, elle sera reportée une fois de plus. Et jusqu'à quand, nous n'attendrons pas.

2:48
Sébastien Lecornu

Autre thématique réservée au sénateur, l'immigration. Il n'en avait pas dit un mot la veille devant l'Assemblée Nationale.

2:55
Invité

Nous avons à construire une politique migratoire claire, stable et conforme à nos valeurs. La France doit savoir accueillir, mais elle doit aussi savoir dire non. Le défi n'est pas seulement juridique ou administratif. Il est social et républicain.

3:09
Sébastien Lecornu

Enfin, il est revenu sur la clivante suspension de la réforme des retraites. Pour en préciser les contours, il compte notamment confier la gestion du système des retraites aux partenaires sociaux.

3:19
Invité

J'ai confiance dans la démocratie sociale. Le ministre du Travail et des Solidarités proposera de confier la gestion de notre système de retraite aux partenaires sociaux. C'est une conviction profonde que je partage avec le ministre. Faire confiance, apporter ses fruits dans de nombreux domaines.

3:35
Sébastien Lecornu

L'autre attendue de ce discours au Sénat était le budget des collectivités. Elles devront faire un effort, a dit le Premier ministre, même s'il a promis des actions de soutien au département notamment.

3:45
Invité

En tout cas, l'accueil qui a été réservé à Sébastien Lecornu par les sénateurs a été plutôt froid. Le patron des sénateurs socialistes, Patrick Cannaire, a assuré que la non-censure du PS ne pouvait pas tenir uniquement sur la suspension de la réforme des retraites. Notre décision de ne pas censurer ne vaut ni approbation ni chèque en blanc à votre gouvernement. Les textes budgétaires présentés hier en Conseil des ministres ne sont pas les nôtres. Jamais nous n'accepterons le doublement des franchises médicales, le gel du barème de l'impôt sur les revenus ou encore l'année blanche qui correspond de fait à un gel des prestations.

Du côté de la majorité sénatoriale, le président du groupe LR ici au Sénat, Mathieu D'Arnaud, a mis en garde Sébastien Lecornu. Écoutez. Monsieur le Premier ministre, l'heure est grave. L'heure est grave car partout dans le pays, des voix s'élèvent qui traduisent l'inquiétude, l'exaspération et la colère des Français. L'heure est grave car inexorablement, la France s'engloutit dans l'abîme de la dette. Une dette qui affaiblit notre économie, qui affaiblit nos entreprises, menace le pouvoir d'achat des Français, pèse sur les générations futures, fragilise nos services publics et nos collectivités.

L'heure est grave car le monde nous regarde et on ne nous comprend plus dans un temps où la voix de la France doit être forte.

5:15
Présentateur

Le Conseil d'État a tranché sur l'inéligibilité de Marine Le Pen.

5:19
Invité

Oui, il a jugé le recours de la chef des députés RN irrecevable. La chef des députés du Rassemblement national contestait d'avoir été radiée des listes électorales et démise de son mandat de conseillère départementale du Pas-de-Calais. Cela faisait suite à sa condamnation pour détournement de fonds publics dans l'affaire des assistants du Parlement européen du Front National à l'époque. Mais le Conseil d'État ne s'est pas prononcé sur le fond. Marine Le Pen protestait contre l'application immédiate de l'inéligibilité à laquelle elle a été condamnée, ce qui l'empêcherait de se présenter à une élection présidentielle ou une élection législative.

Mais son procès en appel aura lieu du 13 janvier au 12 février prochain.

5:55
Présentateur

Et puis les réquisitions sont tombées dans le procès à Jubilard.

5:57
Invité

Oui, le parquet demande qu'il soit condamné à 30 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de sa femme Delphine. Aujourd'hui, la parole sera donnée à la Défense. Les avocats de Cédric Jubilard plaident l'acquittement. Le verdict dans cette affaire sera rendu demain par la Cour d'Assise d'Albi.

6:13
Présentateur

Merci Stéphane. Bonjour Cédric Perrin. Merci beaucoup d'être notre invité. Vous êtes sénateur à l'air du territoire de Belfort, président de la Commission des Affaires étrangères de la Défense et des Forces armées ici au Sénat. On va évidemment revenir sur la riche actualité internationale et notamment ce qui se passe à Gaza dans quelques instants. Mais d'abord, on va regarder ensemble trois unes de la presse régionale qu'on a sélectionnées. D'abord, la une de la Voix du Nord sur les retraites. Un trimestre, ça se prend. La suspension de la réforme qui impacte les personnes nées en 1964 qui gagneront un trimestre.

Les générations 65 à 68 pourront également en bénéficier, sauf s'il y a une autre réforme. Le Maine Libre. Quand ma prime rénov' devient un casse-tête, les conditions d'éligibilité pour bénéficier de l'aide gouvernementale ont été repensées et certains particuliers bénéficiaires voient leur reste à charge grimper. Et puis, la dernière une, c'est celle de la presse de la Manche. Les drones, une menace pour nos sites sensibles. C'est la question à la une du journal.

À l'instar de la centrale de Flamanville ou du CILT, Naval Group où sont construits les sous-marins nucléaires, l'état d'alerte et de vigilance semble réel, même si peu de détails évidemment filtrent sur les forces mises en œuvre pour surveiller ces équipements. De quelle une avez-vous envie de nous parler ? Vous confirmez l'état de vigilance est activé et maximal ? Il y a des vraies menaces de drones sur les sites sensibles en France ?

7:30
Invité

Alors, moi, je pense que je choisis cette une parce que d'abord, je prévise la Commission de la Défense et que le sujet des drones, vous le savez, c'est un sujet qui me tient à cœur puisque c'est en 2017 que j'ai fait le premier rapport en alertant sur la situation qui a été renouvelée par un nouveau rapport en 2021, en alertant de nouveau et les mesures n'ont pas vraiment été prises et donc on est quand même dans une situation où on a beaucoup de retard. Il y a évidemment des menaces, mais on voit bien ce qui se passe dans les pays à l'est de l'Europe, que ce soit en Pologne, au Danemark, en Roumanie ou ailleurs, où des survols de drones russes réguliers se font jour.

Je pense qu'on va avoir aussi une situation où des petits malins vont essayer de tester les sites en envoyant quelques drones personnels, etc. Donc on va avoir un certain nombre de survols qui est évident. Donc il faut absolument qu'on soit à la hauteur de l'enjeu et qu'on mette en place un système qui nous permette, non seulement de les détecter, mais aussi et surtout de les détruire. Et c'est là que le bas blesse, puisqu'en ce genre de détection et d'identification, on est plutôt bon.

On a des dispositifs notamment liés au travail qui a été fait pendant les Jeux Olympiques, et je rappelle que c'est le Sénat, via la Commission des Affaires étrangères et de la Défense, qui avait alerté sur la situation en matière de lutte anti-drone de notre pays. Et je pense qu'aujourd'hui, on a besoin d'être…

8:39
Présentateur

– Donc on peut les détecter, mais pas les détruire.

8:40
Invité

– Détecter un drone, ça veut dire qu'il faut un système qui nous permette de les détecter le plus loin possible, de la cible pour pouvoir avoir le temps d'aller les détruire. Aujourd'hui, la problématique, c'est la capacité qu'on a à aller les détruire, puisque la photo que vous montrez en une de la presse de la Manche est un système de lutte anti-drone qui permet d'émettre des ondes qui vont griller les ondes du drone. On a quelques dispositifs comme ça, mais ça ne fait pas tout.

9:04
Présentateur

– Donc on n'est pas protégé de la menace.

9:06
Invité

– On n'est pas hyper protégé, il faut absolument qu'on travaille sur ces questions, mais on n'est pas plus en retard que d'autres pays qui ne sont dans l'incapacité de détruire des drones. Après, on a été, par exemple, sur certains sujets au Danemark, on a été appelés pour venir les accompagner et les aider, on a su démontrer qu'on était capables de les détruire.

Mais ce n'est pas un sport de masse, voilà, on a besoin d'investir et on a besoin, je pense, fondamentalement, d'aller voir aussi ce qui se passe en Ukraine et de voir de quelle manière l'innovation qui est galopante en Ukraine sur ces sujets-là peut nous permettre d'avancer, parce qu'évidemment, eux, ils sont soumis en permanence à ces sujets et on dit qu'en l'espace de 6 à 7 jours, que ce soit les Russes ou les Ukrainiens, ils sont en capacité de répondre à la menace.

C'est toujours la problématique du glaive et du bouclier, c'est-à-dire que le glaive essaie toujours de transpercer le bouclier et le bouclier, c'est toujours plus fort, c'est ce qu'il faut qu'on arrive à faire et je pense qu'on a besoin des Ukrainiens sur ce sujet parce qu'eux, ils innovent rapidement.

9:55
Présentateur

– On va parler de l'Ukraine à la fin de cette interview avec Stéphane, notamment, ce sera votre chronique Stéphane, mais d'abord, retour à l'actualité nationale et Sébastien Lecormier étaient donc devant les sénateurs hier. Vous prononcez son discours de politique générale, un discours différent de celui de l'Assemblée nationale. Est-ce que celui-là, il vous a convaincu ?

10:10
Invité

– Il ne m'a pas plus convaincu que celui de l'Assemblée nationale parce que c'était un discours d'opportunité. Enfin, je veux dire, quand on fait un discours pour parler aux députés parce qu'on ne veut pas que la gauche entende le mot immigration, lutte contre le frérisme, lutte contre l'islamisation de notre pays qu'avait mis en œuvre Bruno Retailleau et qu'on vient au Sénat pour en parler parce qu'on sait que ça va être sensible à l'oreille des sénateurs, je veux dire, la ficelle est un peu grosse. Donc, il ne faut pas nous prendre pour des poulets de l'année.

10:35
Présentateur

– C'est pour ça qu'il a parlé d'immigration. C'était un discours pour les maires et les ALR hier ? C'est comme ça que vous l'avez ressenti ?

10:40
Invité

– Bien sûr, il y a eu quelques éléments parce que franchement, il n'y avait pas grand-chose en dehors de l'annonce, de l'abandon, de la liquidation du macronisme en 30 minutes en annonçant la suspension de la réforme des retraites. Il n'y a pas eu grand-chose d'autre de dit.

10:52
Présentateur

– Il vous a convaincu sur la réforme des retraites ? Il a bien dit que ce n'est pas un abandon, c'est une suspension, mais ce n'est pas un abandon, c'est pour faire mieux.

10:58
Invité

– Justement, non seulement il ne m'a pas convaincu, mais en plus, il a aggravé la situation. C'est-à-dire qu'en fait, ce n'est pas un abandon, mais ça veut dire que ça va nous coûter entre 400 millions cette année, 1,7 milliard l'année prochaine et peut-être plus, parce que vous avez vu que tout le monde donne ses chiffres, mais personne n'est capable de donner des chiffres précis et toujours les mêmes. On va de 1,7 milliard à 3 milliards, etc. En fait, vous l'avez assez bien dit dans le reportage tout à l'heure, ça va satisfaire une cohorte de 1964. Je suis très heureux pour eux. Ça va coûter beaucoup d'argent à l'État.

Et la question qui se pose, c'est est-ce que dans une situation comme celle que nous traversons, c'est-à-dire 3 400 milliards de dettes, on peut se payer le luxe d'augmenter la dette encore de plusieurs milliards pour des raisons essentiellement politiques ?

11:41
Présentateur

– Mais il avait d'autre choix, parce que le message qui vous a fait passer hier, c'était aussi que la censure, la dissolution, ça coûte plus cher que la suspension de la réforme de la retraite.

11:47
Invité

– Mais moi, je ne dis pas qu'il faut censurer. Mais je pense que la participation des LR au gouvernement est une erreur, parce que nous ne sommes pas en phase avec ce qui a été proposé. Et les exigences que la droite avait émises ne sont pas respectées sur, évidemment, le maintien de la réforme de la retraite, c'est le premier point sur lequel on discute, mais aussi le plafonnement des aides sociales, la non-augmentation des impôts. Je rappelle quand même que l'essentiel des économies qui sont réalisées dans le budget à venir, en tout cas dans celui qui est proposé, on verra ce que ça donnera au Sénat, mais ça risque d'être différent.

Il est composé d'une augmentation significative des impôts. Il y a quand même 200 000 Français qui vont payer de l'impôt sur le revenu en plus parce qu'il n'y aura pas d'indexation sur l'inflation du barème de l'impôt sur le revenu. L'immigration et la question de la lutte contre le frérisme sont des questions fondamentales. Aujourd'hui, il faut aller voir ce qui se passe dans les écoles, il faut aller voir ce qui se passe dans les rues de nos villes.

Enfin, je veux dire, à un moment donné, Bruno Retailleau avait entamé difficilement une politique, je pense, volontariste sur cette question, qui était bien comprise par les Français, et on va l'abandonner parce qu'on a donné aujourd'hui les clés du camion au Parti Socialiste qui est ultra minoritaire dans ce pays. Enfin, on vit une situation...

12:54
Présentateur

Mais est-ce qu'on pensait là si Bruno Retailleau n'avait pas claqué la porte du gouvernement deux heures après y être rentré ?

12:59
Invité

– Alors moi, je pense qu'il y a eu une... Enfin, en tout cas, je pense qu'il a été piégé dans cette affaire-là, qu'il a réagi peut-être un peu vite, mais il faut comprendre aussi...

13:07
Présentateur

– Trop vite ? Il a fait une erreur ?

13:09
Invité

– Non, je ne pense pas qu'il ait fait une erreur, parce que j'aurais fait la même. Je veux dire, vous avez quand même... Je suis président de la Commission de la Défense. Quand je vois qu'on annonce Bruno Le Maire comme ministre des Armées, mais je me demande si c'est une fake news ou si c'est le 1er avril. Enfin, ça n'a aucun sens. Ce type a quand même tout fait pour essayer de faire en sorte que le budget des armées n'augmente pas à la hauteur de ce qu'on espérait. Il a aggravé la dette de notre pays de 1 000 milliards. Alors après, on peut discuter. Mais le symbole était catastrophique. Et je pense que tout ça a été calculé. Je pense que tout ça a été fait pour piéger Bruno Retailleau.

13:41
Présentateur

– Pour que Bruno Retailleau quitte le gouvernement du Mère.

13:43
Invité

– Et malheureusement, il est tombé dans le piège.

13:44
Présentateur

– Malheureusement ? Parce que ça porte tort à votre parti ?

13:47
Invité

– Non, ça ne porte pas préjudice. Parce que je pense que de toute façon, les annonces qui ont été faites par Sébastien Lecornu sur la politique qu'il veut mettre en œuvre ne nous satisfait pas. Elle ne va pas dans le sens de ce qu'on attend. Ce sont des mesures que je viens de citer par exemple et sur d'autres. Et venir devant le Sénat juste pour nous dire que pour exprimer le mot immigration et le mot lutte contre l'islamisme, ça n'a même pas dit d'ailleurs, la ficelle que je l'ai dit tout à l'heure est un peu grosse et donc on n'est pas tombé dans le panneau.

14:14
Présentateur

– Il a parlé d'un autre sujet devant les sénateurs hier. Il a parlé de décentralisation, collectivité locale et comment les collectivités justement vont être impactées par les efforts budgétaires. Les élus locaux sont-ils inquiets ? On va aller en Bretagne. Bonjour Sébastien Miossec. Merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes maire PS de Riec-sur-Bellon. C'est dans le Finistère, président de Quimperlé Communauté. Le budget va demander un effort aux collectivités locales. C'est ce qu'a dit hier le Premier ministre devant les sénateurs. Est-ce que vous êtes prêt à cet effort ?

14:43
Invité

– Alors notre association, comme beaucoup d'élus locaux, on n'est pas contre d'entendre parler d'un plan d'économie. On n'est pas sur le principe totalement opposé. La question qui est posée aujourd'hui avec le projet qui est mis sur la table, c'est une question d'équité et de proportionnalité. On nous demande des efforts qui sont totalement disproportionnés, qui ne sont pas équitables entre nous, collectivités. Disproportionnés parce que l'ampleur en milliards, on essaie de faire les chiffrages, mais on arrive au moins à 8 milliards aujourd'hui.

8 milliards, c'est totalement disproportionné par rapport à la part que les collectivités représentent, et dans la dette publique, et dans le déficit public, c'est moins de 10%, alors que là, on nous appelle à 20, 25, 30%.

15:23
Présentateur

– Donc c'est trop pour vous. Un mot, Cédric Perrin, est-ce que selon vous, on va demander trop d'efforts aux collectivités ?

15:28
Invité

– On l'a dit au Sénat, bien sûr. Je crois qu'on a travaillé largement sur les budgets précédents, 24, 25 au Sénat, pour améliorer la situation et faire en sorte que les collectivités soient moins mises à contribution. Je ne dis pas qu'il ne faut pas qu'elles soient mises à contribution, je suis moi-même conseiller départemental depuis quelques années maintenant. mais il est bien évident que les mesures qui ont été annoncées ici sur la non-reconduction de la… enfin, l'éligibilité de l'OFCTVA, sur le DILICO2 ou encore sur la DGF, sont des mesures que ne nous satisfont pas.

16:02
Présentateur

– Sur le fonds de compensation de la TVA et puis la…

16:04
Invité

– Le fonds de compensation, pardon, c'est compliqué, il n'est pas acronyme toujours, comme dans la Défense. Le fonds de compensation de la TVA, donc DILICO, qui est une mesure qui avait été mise en œuvre il y a quelques années par le gouvernement et par le Sénat. Mais si vous voulez, la contribution qui est demandée aux collectivités locales est très importante.

Je voudrais rappeler quand même que, je ne sais pas où on en est aujourd'hui, mais entre 70 et 80% des investissements en France sont faits par les collectivités et que c'est donc le moteur de notre économie et de l'investissement et qu'il faut donc continuer à permettre aux collectivités à investir et à fournir les services publics qu'elles fournissent. Je rappelle qu'elles sont responsables seulement de 8% de la dette et qu'on leur demande d'en rembourser beaucoup plus que ce dont elles sont responsables.

16:41
Présentateur

– Donc ça veut dire que l'homme, comme lors du précédent budget, le Sénat va amoindrir l'effort demandé aux collectivités ?

16:46
Invité

– Le Sénat va amoindrir l'effort qu'il sera demandé aux collectivités, c'est une évidence et c'est une obligation. Je voudrais rappeler quand même que les collectivités aujourd'hui sont appelées à rembourser une partie de la dette qui est beaucoup plus importante que ce qu'elles représentent dans la dette. – Mais le fond de tout ça, c'est qu'il n'y a aucune réforme structurelle depuis plusieurs années maintenant et que si on veut éviter que ce soit le tonneau des Danaïdes, c'est-à-dire que si on veut éviter qu'on vide à la petite cuillère un tonneau qui se remplit à la louche, il faut peut-être faire les vraies réformes et faire en sorte que la structure elle-même soit modifiée.

Sinon l'année prochaine ce sera la même chose et on demandera combien aux collectivités.

17:19
Présentateur

– Ça vous rassure Sébastien Miosiak quand vous entendez Cédric Perrin dire que le Sénat va faire comme il l'a fait l'année dernière, c'est-à-dire amondrir l'effort demandé aux collectivités.

17:29
Invité

– Alors merci M. le Sénateur et en effet je sais qu'au Parlement, que ce soit l'Assemblée ou le Sénat, on a beaucoup de parlementaires qui sont à l'écoute de nos inquiétudes. Tout le monde est conscient, ou on est très nombreux en tout cas à être conscient qu'il faut faire des efforts et ces efforts, comme l'a dit M. le Sénateur, ne peuvent porter que si en face des efforts budgétaires on a des vrais efforts de simplification des normes, d'allègement et de simplification de l'action publique et en ce sens le projet et les attentes en matière de décentralisation sont extrêmement importantes pour pouvoir apporter ces réponses.

On doit pouvoir par l'action publique locale décentralisée répondre à ce besoin d'avoir un État et une action publique qui coûtent moins cher pour pouvoir rétablir les équilibres des comptes publics de la nation.

18:12
Présentateur

– Il y a une autre annonce qui a été faite hier par Sébastien Lecornu, M. le maire, c'est un projet de loi sur la décentralisation et la réforme de l'action publique qui sera soumise au Parlement avant les municipales. C'est une bonne nouvelle pour vous ?

18:24
Invité

– Oui, oui, dans le lien avec ce que je viens de vous dire juste avant, on a besoin de cet effort de décentralisation. Les collectivités dans leur ensemble, depuis 20 ans, dépensent à peu près 12% du PIB pour faire l'ensemble de l'action publique, de la commune jusqu'à la région, en passant par les intercommunalités, les départements. Et cette part dans la richesse nationale, elle a même un tout petit peu baissé. On est passé de 12% à 11,5%. Ça veut dire qu'en 20 ans, l'ensemble des collectivités publiques, dans toute leur diversité, ne dépensent pas plus de part de la richesse nationale pour faire l'action publique locale, qui chacun peut en témoigner dans le lieu où il vit.

En 20 ans, cette action publique locale, elle ne s'est pas dégradée, elle s'est même enrichie, notamment parce que l'État nous a confié des nouvelles responsabilités ou s'est déchargée sur les collectivités pour assurer du service public de proximité. Je peux citer par exemple tout le travail qu'on peut faire en matière de rénovation de l'habitat où les politiques de mobilité ou les collectivités ont développé de l'offre depuis 20 ans et on fait ça avec la même part de PIB. Donc pour moi, ce chiffre-là, il veut dire simplement quelque chose.

Quand on nous confie des responsabilités, on nous en a confié de plus en plus, on sait faire avec des obligations d'équilibre budgétaire et avec la même part de richesse nationale que depuis 20 ans. Alors évidemment, s'il y a un grand acte de décentralisation, il faudra nous confier aussi des ressources. Et en cela, les mots du Premier ministre sont rassurants, même si le contexte politique nous laisse inquiets, dubitatifs sur la capacité du Premier ministre, du gouvernement et du Parlement à trouver un compromis pour faire ce grand acte de décentralisation qui est attendu par beaucoup de monde.

19:52
Présentateur

Un mot là-dessus, Cédric Perrin, parce qu'il y a déjà un projet de loi de décentralisation, un grand projet de loi qui avait été promis il y a quelques années par Emmanuel Macron. Finalement, le texte qui avait été voté avait eu en effet un peu déceptif pour les sénateurs et pour les élus locaux. Est-ce que vous pensez que celui-là sera à la hauteur ?

20:06
Invité

Écoutez, je n'en connais pas la teneur exacte, donc je ne vais pas me prononcer très précisément. Ce que j'ai dit, moi, quand je suis arrivé au Sénat en 2014, c'était qu'il fallait laisser un peu les communes et les communautés de communes et d'agglos tranquilles parce qu'on avait fait des réformes qui étaient quand même assez structurelles et compliquées, et notamment la loi NOTRe, compliquées à digérer. Ce qui est certain, c'est qu'il y a un certain nombre de choses à faire, on va y travailler. Il y a un exemple, je veux dire, M.

le Président, mieux c'est que le sait très bien, pendant le Covid, si on n'avait pas eu les communes pendant le Covid, voire même les départements, je ne suis pas sûr qu'on aurait réglé la crise de la même manière qu'elle a été réglée.

Et donc, ça démontre aussi l'importance aujourd'hui d'avoir des collectivités qui sont fortes, à qui on donne et on délègue des pouvoirs, mais déléguer des pouvoirs, ça veut dire aussi leur déléguer les moyens de les assumer, ce qui n'est pas toujours le cas, puisque je rappelle que les gouvernements successifs, sans en citer aucun depuis nombreuses années aujourd'hui, ont tendance, pour faire des économies, à dégager sur des collectivités un certain nombre de compétences sans leur donner les moyens de les assumer. Donc, il faut que si une réforme est mise en place, elle permet d'avoir des compétences, mais aussi des moyens.

Or, aujourd'hui, on voit bien que les promesses qui sont faites sur un certain nombre de délégations de moyens ne sont pas toujours tenues dans le temps. On pourrait citer beaucoup d'exemples.

21:14
Présentateur

Merci beaucoup, Sébastien Miossec, maire PS de RIEC-sur-Bellon, dans le Finistère, président délégué d'Intercommunalité de France. Merci d'avoir été avec nous. On passe à l'actualité internationale. Et cette question, après avoir mis fin au conflit à Gaza, Donald Trump va-t-il en faire de même avec la guerre en Ukraine ? Donald Trump, Volodymyr Zelensky se rencontre demain, c'est votre éclairage. Stéphane, plus de trois ans après le début de la guerre, est-ce que les pays occidentaux et de toujours autant l'Ukraine ?

21:41
Invité

Alors, tout dépend de quelle aide on parle. Orian, l'Institut de recherche allemand, le Kiel Institute, a publié les chiffres de l'aide militaire apportée par les pays européens cet été à l'Ukraine. En juillet et en août, ils ont alloué chaque mois une aide de 1,6 milliard d'euros, une baisse de 57% par rapport à l'aide envoyée de janvier à juin 2025. Ça, c'est pour ce qui est de l'aide militaire. Mais l'aide financière et humanitaire, elle, elle reste stable. Elle a été de 7,5 milliards d'euros.

22:10
Présentateur

Mais l'aide européenne dépasse celle des Etats-Unis depuis l'arrivée de Trump au pouvoir début 2025 ?

22:15
Invité

Oui, pour l'Ukraine, l'aide américaine s'est arrêtée quasiment du jour au lendemain après l'élection du président américain. Aujourd'hui, Donald Trump change un petit peu sa position. Il a d'abord autorisé la transmission de renseignements stratégiques à l'Ukraine. Maintenant, le président américain menace la Russie de fournir aux Ukrainiens des missiles de croisière fabriqués aux Etats-Unis. Il pourra préciser cela demain lors de leur rencontre. Des inflexions, donc. Mais si on regarde les chiffres du Kill Institute, l'aide européenne a largement dépassé celle fournie par les Etats-Unis.

Entre le 24 janvier 2022 et l'été 2025, l'Europe a envoyé 177 milliards d'euros d'aides militaires, financières et humanitaires à l'Ukraine, plus que les Etats-Unis, donc, qui ont fourni 114,6 milliards d'euros d'aides sur la même période.

22:59
Présentateur

Si on se concentre sur la France, est-ce qu'on sait combien on fournit d'aides à l'Ukraine ?

23:03
Invité

Oui, assez précisément, en fait. Les chiffres sont communiqués par le ministère des Armées dans le rapport fait au Parlement sur les exportations d'armes en France en 2024. Il concerne une période très précise, du début de la guerre en Ukraine jusqu'au 1er mai 2024. On y apprend que la France a envoyé un peu plus de 3 milliards d'euros d'aides d'équipements militaires à l'Ukraine. Cela concerne donc à la fois des armes, des véhicules blindés, des chars ou encore des missiles. La France a aussi contribué à hauteur de 2 milliards d'euros au Fonds européen de l'Union européenne qui finance l'envoi d'armes depuis les pays européens vers Kiev, qui s'appelle la Facilité européenne pour la paix.

Et pour vous donner une idée de l'ampleur du soutien, la France est le huitième Etat qui aide le plus l'Ukraine dans le monde.

23:44
Présentateur

Mais la France refuse pour le moment de participer à un dispositif d'aide militaire mis en place par l'OTAN et les Etats-Unis.

23:49
Invité

Oui, il s'agit du programme Pearl lancé cet été. Son principe est assez simple. que les Etats-membres de l'OTAN financent l'envoi d'armes américaines à l'Ukraine à travers une contribution volontaire. Les Pays-Bas, la Suède, le Danemark, la Norvège ou encore l'Allemagne et le Canada ont déjà participé pour un montant total de 3 milliards d'euros. Hier, lors d'une réunion des ministres de la Défense de l'OTAN, le secrétaire d'État américain Pete Exet a encouragé le plus de pays possibles à utiliser ce programme. Mais côté français, c'est silence radio. La nouvelle ministre des Armées, Catherine Vautrin, ne s'est pas exprimée sur ce sujet.

Pour l'instant, la France refuse de participer à ce programme Pearl. Cédric Perrin, vous qui êtes président de la Commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées ici au Sénat, que pensez-vous de ce programme qui finance l'envoi d'armes fabriqués aux États-Unis en Ukraine ? Est-ce que la France doit y participer ? Je ne sais pas, moi, dire si elle doit participer ou pas participer. Ce qui est certain, c'est que financer des armes américaines avec des fonds européens et uniquement des armes américaines, c'est quand même un peu… Enfin, la ficelle est un peu grosse là aussi.

C'est-à-dire que je suis persuadé qu'on doit pouvoir trouver un équilibre à faire en sorte qu'il y ait aussi des matériels français qui soient distribués. Moi, j'ai toujours dit que l'OTAN, c'était un vaste outil de domination économique des États-Unis sur l'Europe. En dehors, évidemment, du rôle qu'elle joue en matière de sécurité, on en a une preuve ici assez évidente. Donc, je pense qu'il faut trouver un équilibre quand même. On ne peut pas demander aux pays membres de l'OTAN, essentiellement européens, de financer les entreprises américaines pour qu'elles fournissent des armes et des munitions aux Ukrainiens. Enfin, je veux bien tout entendre, mais c'est quand même un peu gros.

Et je pense qu'il faut qu'on arrive à trouver un juste équilibre et faire en sorte que les pays européens, et pas que la France, mais que les pays européens, en Allemagne, en Grande-Bretagne, enfin, dans l'ensemble des pays européens, je pense qu'il faut inclure aussi la Grande-Bretagne, même si elle n'est pas membre de l'Union européenne, puissent eux aussi fournir les compétences et les armes dont ils disposent et qui sont tout à fait compétitives. – Sur le volume de l'aide à l'Ukraine, est-ce qu'on en fait assez encore pour l'Ukraine qui a des besoins en dizaines de milliards d'euros pour 2026 et 2027 ? Est-ce que c'est possible ? Est-ce qu'on peut continuer à soutenir l'Ukraine ?

– Oui, j'ai toujours pensé qu'on n'en faisait de toute façon pas assez parce que je rappelle qu'aujourd'hui, notre sécurité est largement liée au fait que les Ukrainiens se battent pour nous à l'est de l'Europe contre des Russes qui sont largement, j'allais dire, mis en difficulté, même si on peut voir les choses un peu différemment pour certains. Je rappelle qu'il y a 144 millions de Russes qui se battent contre 39 millions d'Ukrainiens et qu'aujourd'hui, les Russes progressent très très peu et qu'en 4 ans, ils n'ont même pas réussi à conquérir le Donbass. Pour une armée très puissante, c'est quand même un vrai sujet.

Et donc, la volonté impérialiste de Poutine est largement mise en difficulté par un pays beaucoup plus petit que lui, mais ça suppose que nous les aidions parce qu'évidemment, ils ont des moyens qui sont limités, même s'il faut quand même noter leur très très forte capacité d'innovation et leur capacité d'aller frapper dans la profondeur de la Russie qui est assez remarquable, leur capacité à aller comme ça, sans trop de difficultés, frapper la Russie. Et on voit que ça marche puisque les files d'attente dans les stations-service en Russie semblent s'allonger.

Les Russes sont résilients et acceptent ce genre de choses, mais il faut bien considérer que les Ukrainiens aujourd'hui sont en capacité d'innover, d'inventer un missile Flying Go quand même en quelques mois, qui semble particulièrement performant, même si peut-être il manque un peu de précision, mais ils sont très très bons, ils sont très très forts, ils sont résilients, ils sont innovants et aujourd'hui, ce qui leur manque, c'est sans doute davantage de capacités militaires et les seuls qui peuvent leur fournir des capacités militaires, ce sont évidemment les membres, les pays membres de l'OTAN et il faut qu'on le fasse parce que, je le dis, je n'essaie de cesser de le dire, ils se battent pour nous aujourd'hui.

27:22
Présentateur

On va parler d'Israël et pour ça, on va aller chez vous, à Belfort. Bonjour Philippe Piau, merci beaucoup d'être avec nous, directeur départemental de l'Est républicain pour le territoire de Belfort. Philippe, vous revenez-vous sur l'accord obtenu par Donald Trump entre le Hamas et Israël.

27:35
Invité

Oui, bonjour. Alors, bonjour Cédric Perrin, on vous entend beaucoup sur les questions de défense tout au long de l'année. La commission que vous présidez, c'est aussi celle des affaires étrangères et justement, quel regard vous portez sur la séquence qu'on vient de vivre depuis le mois de septembre, la reconnaissance de l'État de Palestine par Emmanuel Macron, ce qui vient de se passer avec Donald Trump, quelle est, de votre point de vue, la position de la France, son éventuelle singularité, en a-t-il encore une, sur la scène internationale en matière diplomatique ? Je crois que les... D'abord sur la situation... Bonjour Philippe, pardon. Bonjour.

D'abord sur la situation à Gaza, moi je pense que, quelle que soit l'opinion qu'on peut avoir de Donald Trump, on ne peut que, en tout cas se réjouir qu'il n'y ait plus de morts à Gaza et qu'on arrête de bombarder, comme ça a été le cas depuis des mois et des mois, ce territoire en difficulté. C'est assez positif, c'est assez rare pour être souligné et donc il faut s'en réjouir. Le problème aujourd'hui, ce sont les perspectives, j'allais dire, de ce drame terrible qui se déroule dans ce secteur du monde depuis cet octobre 2023. Quelles sont les perspectives ? Moi je suis assez dubitatif sur le règlement politique de la situation.

Je rappelle que depuis toujours, la France et le Sénat, d'ailleurs, dans différents rapports, demandent à ce qu'il y ait deux États qui se créent et qui essayent de coexister. Pour vous,

29:11
Présentateur

le temps n'est toujours pas venu de cette solution ?

29:12
Invité

Moi je pense que le temps est venu. Le problème, c'est qu'avec ces trois années, deux années de guerre et ces massacres qui ont eu lieu de part et d'autre, on a créé des générations de gens qui ne vont avoir pour objectif que de se venger. Quand vous avez des enfants qui ont vu leurs parents mourir sous les balles, quel sera leur objectif dans les années qui viennent si ce n'est rejoindre les rangs du Hamas et se venger ? Donc on a créé une situation, enfin quand je dis on a, il a été créé une situation qui aujourd'hui est assez délétère et qui va mettre beaucoup de, j'allais dire, de gravillons dans les rouages d'un règlement politique.

29:48
Présentateur

Mais est-ce que vous pensez que la guerre est vraiment terminée comme le dit Donald Trump ? Pierre Soir, le ministre israélien de la Défense dit qu'Israël reprendra les combats dans la bande de Gaza si le Hamas ne respecte pas l'accord de cesser le feu. Le Hamas ne semble pas être en mesure de pouvoir rendre tous les corps des otages. Est-ce que vous craignez du coup que le conflit reprenne ?

30:05
Invité

Moi je pense que Donald Trump a tordu le bras à Netanyahou. C'est une évidence, ça a été vu, que Netanyahou est en difficulté parce qu'évidemment maintenant que le conflit est potentiellement terminé, certains vont chercher des responsabilités et celle de Netanyahou de toute évidence va être recherchée et donc ça peut créer des difficultés. Donc toute occasion de relancer, de remettre une pièce dans la machine sera une occasion qu'il sans doute exploitera. Ma question, c'est est-ce que la France a le même rôle à jouer qu'à une certaine époque sur ce dossier-là où parfois elle était en tête en tant qu'interlocuteur vis-à-vis de tout le monde ?

Est-ce que cette pièce n'a pas été modifiée ces derniers temps ? Je pense que les changements de pieds réguliers du président de la République depuis huit ans maintenant ont quand même particulièrement décrédibilisé l'action de la France à l'étranger et on le voit bien en Afrique, on le voit dans une multitude d'endroits d'où on se fait sortir. Je pense qu'on est faible et qu'on ne prend pas les décisions parfois qu'on doit prendre par peur peut-être et d'autres les prennent à nos places et on voit bien qu'aujourd'hui la méthode de Trump qui est une méthode violente peut parfois fonctionner.

En tout cas dans les résultats immédiats on verra dans la durée si ça peut fonctionner je suis assez dubitatif.

31:22
Présentateur

Merci Philippe Piau merci la une de l'Est républicain c'est un rapport qui a été rendu par le Sénat hier sur la filière automobile le Sénat sonne l'alarme c'est à la une de votre journal et merci Cédric Perrin merci d'avoir été notre invité pendant cette première demi-heure Stéphane on se retrouve dans 20 minutes

31:36
Invité

Oui pour parler des calculs qui commencent pour les futurs retraités après l'annonce de la suspension de la réforme des retraites

31:41
Présentateur

Et on va parler de cette annonce tout de suite avec notre invité Vous êtes la secrétaire nationale des écologistes et vous venez de publier ce livre Demain si tout va bien c'est chez Albain Michel On est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Julien Léquier de la Voix du Nord Bonjour Julien

32:14
Invité

Bonjour Auriane Bonjour Madame Tondelier

32:16
Présentateur

Bonjour Marine Tondelier Après avoir entendu les deux discours de politique générale de Sébastien Lecornu devant les députés devant les sénateurs est-ce que vous nous confirmez que les écologistes voteront la censure ?

32:26
Invité

Ah oui quasiment à l'unanimité le groupe votera la censure parce que vous devez comprendre que les écologistes regardent beaucoup de choses nous regardons tout ce qu'il dit mais nous attendons forcément des choses sur l'écologie je pense que c'est logique pour tous vos téléspectateurs Il en a parlé hier Il en a parlé hier au Sénat dans un exercice de rattrapage contrôlé parce qu'il n'avait même pas abordé le sujet à l'Assemblée nationale Il y avait d'autres priorités Il y a d'autres priorités ?

Non j'allais dire d'autres priorités Mardi il fallait absolument parler des retraites Il ne pouvait pas parler de tout en une demi-heure Les retraites c'était deux minutes sur son discours il lui restait beaucoup d'autres Hier il a répondu Est-ce que vous avez été convaincu ? Vous faites très bien le comité syndical de M.

Lecornu qui je pense n'en a pas besoin Je vous dis une chose je suis écologiste à la tête d'un mouvement écologiste et vous avez un groupe écologiste à l'Assemblée nationale et un groupe écologiste au Sénat A la fin je le vois ça fait des années que ça dure il n'y a plus que nous qui tenons sur ce sujet qui est un sujet très important pour les Français un sondage Ipsos commandé par le Résion Action Climat est sorti qui montre que plus de 80% des Français 1. tiennent à l'environnement au climat c'est un sujet de préoccupation majeure pour eux 2. estiment que le gouvernement n'en fait pas assez et 3.

disent qu'ils en veulent plus avec tout un tas de mesures Nous avons fait 3 rendez-vous avec M. Lecornu on a vu M. Lecornu 1 deux fois on a vu M. Lecornu préfigurateur on a vu M. Lecornu 2 on a vu M. Macron et dans tous ces rendez-vous nous avons placé l'écologie en première priorité ce qui est attendu de nous c'est notre objet social même si on en a d'autres attendez et à chaque fois M.

Lecornu nous a dit excusez-moi j'ai pas encore eu le temps de regarder alors Lecornu 1 qui vient d'arriver peut-être Lecornu qui est là depuis 25 jours qui dit qu'il n'a pas eu le temps de regarder très préoccupant et à l'Élysée nous avons posé avec Cyril Châtelain présidente du groupe à l'Assemblée nationale ce sujet dans notre introduction et dans toutes nos relances nous avons été les seuls à en parler et vous ne pouvez pas reprocher à des écologistes d'attendre des mesures fortes sur l'écologie c'est pas pour nous c'est le sujet on ne vous reproche rien et c'est un sujet qui détermine tout le reste sans sauver la planète il n'y a pas de retraite il n'y a pas de sécurité sociale ça ne marchera pas sans faire le comité syndical comme vous le dites de Sébastien Lecornu je me permets de rappeler ces propos et de vous demander un commentaire il dit hier nous devons avancer avec efficacité et sans dogmatisme avec une approche locale car l'écologie c'est de l'aménagement du territoire en tout cas cette approche vis-à-vis de l'aménagement du territoire qu'est-ce que ça vous inspire est-ce que c'est quoi c'est du verbiage c'est quoi alors premièrement il glisse un mot hier dans sa version de son discours de politique générale au Sénat parce qu'il a oublié d'en parler à l'Assemblée nationale c'était plus un mot quand même c'était tout un paragraphe deux phrases vous inquiétez pas je regarde ça de très près il y avait quand même un bon paragraphe dire que l'écologie c'est de l'aménagement du territoire oui l'aménagement du territoire a un impact sur l'écologie et on est bien placé pour le savoir au Sénat puisque c'est au Sénat qu'a été battu en prêche le ZAN artificialisé dans le sol auquel le sondage auquel je viens de faire référence montre que plus de 80% des français ils sont favorables je crois que c'est même près de 90% bon l'écologie ça n'est pas que de l'aménagement du territoire ça fait partie du sujet mais pas que si on considère que c'est de l'aménagement du territoire alors il ne faut pas diviser par deux le fond vert ce qui a été fait par le gouvernement Bayrou l'année dernière et ce qui va être fait à nouveau par le gouvernement Lecornu cette année c'est à dire que le fond vert cette enveloppe qui permet aux collectivités de s'adapter aux changements climatiques d'aménager les zones humides vous êtes de la Voix du Nord vous vous rappelez ce qui s'est passé dans la région de Saint-Omer il y a maintenant deux ans ou encore un collège a été construit en zone inondable ça n'arrête pas les collectivités ne s'en sortent plus elles ont besoin d'argent et donc là quand on cumule 2024 et 2025 le fond vert aura été divisé par 4 donc si on considère que l'écologie c'est de l'aménagement du territoire alors que ce n'est pas que ça déjà on ne fait pas ça ensuite vous dire quand même que moi je me suis étranglée quand j'ai lu la lettre de Lecornu 1 aux parlementaires du socle commun qui disaient ce qu'ils allaient faire il y avait cette petite phrase alors ils ont dû se dire le conseiller qui a écrit Koya lui dire je coche on a parlé d'écologie c'est bon la phrase était tenez-vous bien l'action environnementale continuera d'irriguer les politiques de tout le gouvernement continuera d'irriguer donc continue on ne comprend pas ce verbe puisque depuis le début de l'année il y a eu 43 reculs environnementaux majeurs dans ce pays à l'initiative du gouvernement et voté par les parlements pour la plupart ce que ça veut dire c'est qu'ils considèrent que quand ça fait 43 reculs environnementaux majeurs dont les français ont bien entendu parler on a par exemple essayé d'attenter à leur santé en remettant en le relarguant dans l'air des substances toxiques bon les français se sont battus ils ont entendu parler de ces trucs là et là on leur dit on va continuer d'irriguer vraiment avec l'environnement tout se passe bien il y a quand même une forme de provocation dans la manière dont ce sujet est pris par-dessus la jambe à la légère et je le dis cette bataille là la bataille du climat de la biodiversité elle détermine tout le reste ce qu'on pourra manger demain ce qu'on respirera la qualité de l'eau qu'on boit à notre santé l'avenir de nos enfants de nos petits-enfants et notre capacité même à vivre

37:20
Présentateur

là vous avez vu ce qui manquait dans le discours sur l'écologie vous demandiez le renoncement au 49.3 il l'a fait vous demandiez la suspension de la réforme des retraites

37:29
Invité

on demandait d'être nommé et de renoncer nous-mêmes au 49.3 le 49.3 la suspension de la réforme des retraites c'était des demandes de la gauche et des écologistes évidemment et moi je me félicite que notre opiniâtreté ait permis d'obtenir non pas l'abrogation de la réforme des retraites que l'on demandait ardemment et d'ailleurs on s'est battus pour qu'elle n'advienne pas deuxièmement pas non plus la suspension de la réforme des retraites c'est pas vrai ce qu'il propose c'est pas vraiment une suspension c'est un décalage d'un trimestre de l'application jusqu'à la présidentielle pour permettre un débat que cette loi soit nulle et non avenue et qu'on revienne de manière rétroactive sur les effets qu'elle produit déjà deuxièmement la suspension vous avez gagné sur ce point vous avez gagné sur le 49.3 j'explique parce que je pense qu'il y a une grande confusion vraiment il y a une grande confusion chez les gens qui nous regardent qui ne comprennent plus moi j'ai écouté beaucoup d'émissions hier tout le monde ne raconte pas la même chose c'est extrêmement confus

38:22
Locuteur 2

même les parlementaires

38:23
Invité

et donc je veux dire qu'en fait si vous avez 56 ans ou moins le décalage qu'ils appellent suspension mais qui est un décalage de quelques mois ne changera rien pour vous ce que ça va changer c'est pour les personnes qui sont nées entre 1964 et 1968 qui en fait vont gagner un trimestre

38:41
Locuteur 2

en gros

38:42
Invité

donc c'est plus de 3 millions de personnes je ne dis pas que c'est rien je me suis battu pour et notre primiètre sur ce point à payer mais est-ce que ça vaut le fait de laisser ce gouvernement qui n'a rien à faire là deuxièmement est-ce que ça est-ce que ça veut dire qu'on a réglé le problème des retraites non et surtout ce qui m'inquiète énormément et plus j'écoute les émissions sur le sujet moi je suis rassurée c'est comment ils vont faire parce qu'il y a eu un flou artistique sur est-ce que ça sera une loi spéciale un amendement dans le PLFSS on apprend maintenant que ce sera un amendement dans le PLFSS Si vous auriez eu un Premier ministre de gauche ou une Première ministre de gauche à Matignon vous refusiez l'usage du 49-3 vous auriez été exactement dans la même position vous ne pouvez pas lui reprocher ça Pourquoi sommes-nous dans cette situation ?

Parce qu'Emmanuel Macron nous fait depuis maintenant plus d'un an 50 nuances d'obstruction si ce que vous voulez me faire dire c'est que le fait qu'il est nommé très tardivement Michel Bagne qui est tombé et a mis M.

Bayreau dans une confusion qui est retombé Non ce qu'on vous dit c'est qu'il a fait ce que vous demandez Non non non je vais au bout de ma démonstration ce qui se passe pourquoi on doit fonctionner à l'arrache totale par un amendement au PLFSS dont on ne sait ni s'il sera adopté ni comment il sera financé ni les conséquences en cascades que ça aura sur les autres postes du PLFSS qui doit boucler Vous avez entendu le premier ce rédic pour que ça rentre en vigueur rapidement il faut que ça passe par Vous ne voulez pas que je le dise mais je vais le dire quand même parce que c'est important M.

Macron fait de l'obstruction ce qui fait que tous les gouvernements bossent dans une panique générale M. Lecornu il a été nommé en septembre Il aurait eu le temps s'il avait été nommé avant parce que je vous rappelais qu'il devait être nommé à l'automne dernier de préparer bien un budget Là c'est fait dans la confusion et donc même entre eux au gouvernement ils ne savent pas comment ils vont faire Vous avez M.

Farandou ministre des Solidarités qui dit au JT de France 2 que ça sera une loi spéciale Vous avez Mme Monchalin qui s'occupe du budget qui rétropédale dans la commission en disant non non pas du tout ce sera une loi mais en fait ce sera le PLFSS On ne comprend rien Même les socialistes ne savent plus trop comment ça va se passer parce qu'on comprend qu'en fait c'est aussi un piège pour obliger la gauche à voter le projet de loi de financement de la sécurité sociale et il faut que vos téléspectateurs comprennent ce qu'il y a dedans Il y a une augmentation des franchises médicales Il y a un gel de toutes les prestations sociales Toutes Ça c'est la proposition initiale Il y a un débat parlementaire C'est la copie initiale Le 49.3 permet normalement de faire un débat parlementaire Non, M.

Vécuyer Soyez honnête Le 49.3 Je le suis Vous êtes honnête donc vous allez reconnaître que l'article 40 qui est un article qui régit les travaux parlementaires empêche à tous les parlementaires de déposer des amendements qui créent de nouvelles dépenses pour l'État Tout à fait Est-ce qu'on pourra dégeler le RSA toutes les prestations sociales ?

Non Est-ce qu'on pourra se battre contre le fait que les retraites vont être sous indexées c'est-à-dire que jusqu'en 2030 les retraites ne suivront pas Est-ce que vous pensez qu'on pourra se battre parce qu'il manque plusieurs centaines de millions d'euros sur l'APL Est-ce que vous pensez qu'on pourra se battre pour faire en sorte que les gens à l'ALD en affection Si vous faites des économies par ailleurs Ça a toujours été les règles L'article 40 n'est pas une création de cette année Nous n'avons pas le droit de déposer ces amendements Comme chaque année Seul le gouvernement peut le faire Mais chaque année qu'est-ce qu'on fait ? On prépare en amont du dépôt du PLFSS

41:48
Locuteur 2

Il y a des discussions Chaque année vous ne le votez pas parce qu'il y a un 49.3

41:51
Invité

Cette année ça n'a pas été fait Et si nous avions été au gouvernement ce qui est notre demande nous aurions pu déposer des amendements gouvernementaux qui eux ne sont pas soumis à l'article 40 puisque le gouvernement lui évidemment a le droit de faire ce qu'il veut comme amendement Et donc j'invite vos téléspectateurs à être très très attentifs à ce qui va se passer dans les trois mois qui viennent s'ils y comprennent quelque chose Vous dites qu'en Manuel Bompard

42:12
Locuteur 2

que c'est un énorme leur C'est ça ? C'est ma grosse crainte Vous êtes exactement sur la même ligne que Manuel Bompard

42:17
Invité

Je ne dis pas que c'est rien et que ça ne changera rien à personne ça n'est pas vrai et je me suis battue pour obtenir tout ce qu'on pouvait et ce qu'on a pu ce n'est pas grand chose Est-ce que pousser vers la dissolution ce n'est pas encore pire que d'essayer de négocier ? Vous savez c'est Naomi Klein a écrit un très beau livre qui s'appelle La stratégie du chaos La stratégie du choc qui décrit exactement ce qui nous arrive en France Comment le libéralisme est arrivé à ses fins dans beaucoup de pays du monde en expliquant en fait en provoquant la peur ce que M.

Bayrou a fait tout l'été Vous allez tous mourir On va crever Le budget va exploser Il y a une voie d'eau Le Titanic Tout le monde était paniqué Ensuite vous commencez à apporter des solutions en expliquant qu'on n'a pas le choix Le PLFSA des remboursements des médicaments les franchises médicales l'AMD le RSA les retraites qui ne suivront pas l'inflation On n'a pas le choix Et on vous explique qu'en plus c'est pour vous qu'on le fait Et ce que je constate c'est que ce gouvernement et les précédents ont supprimé des dizaines de milliards par an d'impôts pour les plus riches et que celles et ceux qui vont faire que ça boucle parce qu'on a rebaissé les impôts pour les plus riches ce sont tous les français et en première ligne et plus modeste C'est ce que l'on dit depuis plus d'un an Et maintenant on nous explique qu'on n'a pas le choix sinon c'est la dissolution Et donc vous voyez c'est un gouvernement qui agit par la peur C'est tellement pervers Il va nous faire peser sur nous Au-delà de la perversité Est-ce que vous comprenez

43:36
Présentateur

le choix du Parti Socialiste qui fait le pari du débat parlementaire ?

43:43
Invité

Je ne vais pas vous dire que je ne les comprends pas j'en ai beaucoup discuté avec eux mais très sincèrement je pense qu'ils étaient tellement prêts à faire ça et tout le monde le savait tellement que ça empêchait notre nomination C'est ça la vérité C'est à cause du PS qu'il n'y a pas un Premier ministre de gauche ?

Je pense que dans le rapport de force pour exiger d'être nommé ça a pesé parce qu'en fait les macronistes disaient je pense qu'avec on pourra s'arranger et donc je le dis à un moment on est dans un rapport de force qui est extrêmement violent les gens que nous avons en face de nous ne veulent pas nous nommer ne veulent pas rendre le pouvoir ne veulent pas que les capes des politiques publiques changent pour qu'on puisse aller pavoiser sur les pâteaux télé en disant qu'on est content moi je ne suis pas contente je ne vais pas faire semblant des contentes et je ne dirai pas que je suis contente parce que quand les français vont voir tout ce qui les attend dans le PLFSS dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale ça va faire extrêmement mal et les premières victimes de ce projet de loi de financement de la sécurité sociale ce sera les plus précaires

44:33
Présentateur

Mais est-ce que vous pensez qu'il sera censuré Sébastien ? Petite précision vous nous dites la quasi-totalité du groupe écologiste il y a Delphine Bateau qui n'est pas membre

44:40
Invité

des écologistes qui est membre du groupe elle est de génération Il manquera juste une voix On verra mais chacun fait ce qu'il veut par ailleurs les gens sont libres Mais il en craint peut-être Des discussions que nous avons depuis maintenant quelques semaines je n'ai pas beaucoup de doutes sur le sujet Vous pensez qu'il sera censuré ?

On faisait des décomptes encore dans la loge parce que ça bouge beaucoup il a à peu près 20 voix de marge et on voit qu'il y a par exemple au Parti Socialiste tous les députés ultramarins et je les comprends et je les soutiens qui disent nous vu ce qu'il y a pour nos territoires dans ce projet de loi de financement on ne peut pas voter Alliott s'attend un petit peu alors que leur président de groupe a quand même été nommé en charge des relations avec le Parlement au gouvernement Chez LR alors on a quand même elle n'est plus LR elle est Horizon on ne comprend rien avec la droite tellement ça bouge mais Christelle Morancet cette présidente de groupe de région de la loi qui dit il faut censurer donc est-ce qu'à LR à Horizon tout le monde votera d'un bloc On verra après 20 la marge est quand même haute moi je pense qu'il va passer aujourd'hui Vous appelez les députés socialistes à désolé ça va être long quand même jusqu'en décembre Vous appelez les députés socialistes à désobéir comme le fait Emmanuel Bompard Mais ils n'ont pas besoin de nous écoutez ils font ce qu'ils veulent ils votent en conscience s'ils ont envie de ne pas voter ils ne votent pas s'ils ont envie de voter ils votent tout le monde est adulte dans cette Assemblée nationale je ne vais pas commencer à arranguer la foule en disant oui je m'en rappellerai franchement ils pensent juste je pense que c'est compliqué je pense que les mois qui viennent me donneront raison et voilà

46:01
Présentateur

Est-ce que quand même pour les Français le spectacle politique qui a été donné ces derniers jours ils ne contribuent pas à la fatigue collective à la résignation générale que vous dites redouter dans votre livre

46:09
Invité

Il y a 86% des Français qui ont dit dans un sondage c'était il y a 15 jours en plus c'était avant les 15 derniers jours qui trouvaient le spectacle politique actuel navrant et moi je fais partie de ces 86% de Français je vous le dis très sincèrement il ne faut pas mentir aux gens il ne faut pas dire ça y est on a reculé de 3 mois l'application de la femme des retraites vous aurez un trimestre on a sauvé ce n'est pas vrai il faut le dire aux gens ce qui va se passer est terrible sur le plan environnemental sur le plan social y compris sur le plan économique et budgétaire donc il faut se le dire après moi si j'ai écrit Demain si tout va bien ce livre qui est sorti aux éditions Albert Michel c'est parce que ma plus grande crainte c'est la résignation générale c'est ce moment où tout le monde aurait baissé les bras mais là ça ne va pas y contribuer les gens qui vous regardent mais moi j'ai quand même écrit un livre pour donner de l'espoir c'est-à-dire que je suis beaucoup en dédicace j'étais à Arras hier je suis ce soir à Caen j'étais avant-hier à Montreuil en fait les gens qui ont commencé à lire me disent merci ça me donne de l'énergie et bien je me dis que si on a ça on n'aura déjà pas tout perdu parce qu'en fait ça va se jouer au mental ce qu'ils veulent au gouvernement c'est nous dire vous signez des pétitions comme les 2 millions sur la du plomb ça ne sert à rien vous faites des manifestations ça ne sert à rien à vous voter je vous demande une élection j'organise une élection tout le monde s'y met pendant un mois et bien à la fin je ne respecte pas le résultat et donc on sent qu'il y a un travail de sape morale mais du coup de sape aussi de nos institutions et du degré de confiance que peuvent avoir les Français et je pense qu'en 2027 il faudra beaucoup parler des institutions et de la 6ème République parce qu'on voit bien qu'on a touché le fond

47:28
Présentateur

Mais dans ce livre vous parlez beaucoup de vos racines de votre territoire des Nains-Beaumont vous y habitez encore c'est une ville RN vous racontez d'ailleurs comme c'est difficile d'être élu d'opposition dans cette ville pour vous pour votre famille est-ce que provoquer une dissolution demain ce n'est pas faire le jeu du Rassemblement National

47:41
Invité

donné gagnant dans les sondages Mais vous voyez bien dans quelle situation ils nous mettent c'est qu'en fait il n'y a plus de bonne solution à partir du moment où vous remportez une élection et qu'on ne vous nomme pas à Matignon tout ce que vous pouvez faire est un piège qui se referme pas sur nous mais sur tout le monde c'est-à-dire qu'on nous dit bon, cohabitation c'est trop compliqué dissolution c'est trop compliqué Emmanuel Macron on ne peut pas partir bon, résultat on va continuer c'est vraiment on n'a pas le choix l'argument qui a été donné pendant des mois pour ne pas nous nommer c'était l'argument de la stabilité je vous rappelle Emmanuel Macron disait ça devrait être eux mais au nom de la stabilité je ne peux pas les nommer bon, résultat il a nommé Michel Barnier qui a duré le moins longtemps de toute la Ve République avant M.

Le Cornu ensuite François Bayrou qui s'est jeté du haut de la falaise on n'a pas compris et maintenant M.

Le Cornu dont le premier gouvernement a duré 14 heures et dont le deuxième ne tient qu'à un fil et à ce que je pense être une entourloupe dont nous verrons les conséquences dans les mois qui viennent c'est ça c'est là où on en est et donc nous dire c'est la stabilité qui fait qu'on ne peut pas vous nommer ça me fait sourire on nous ment quand même beaucoup On va parler un petit peu des municipales si vous voulez bien et de la gauche de manière générale la France insoumise c'est le PS ça ne vous a pas échappé et continue de s'écharper et vous au milieu on a l'impression que vous essayez de tenir ce bel attelage ensemble Vous croyez Vous gardez l'espoir vous avez raison Oui j'ai vu Vous croyez toujours à cette union de la gauche et des écologistes Le sujet n'est pas que j'y crois ou pas c'est qu'est-ce que je pense qu'il faut faire Il vaut mieux y croire quand même Et je vous le dis moi je suis écologiste donc je ne suis pas en train d'animer un bras de fer entre le parti socialiste Ça y ressemble quand même Marine Thongelier Oui mais ça c'est leur histoire et je pense que parce que ça contribue aussi beaucoup à miner le moral de notre propre électorat dont nous aurons besoin spoiler alert qu'il se déplace aux prochaines élections Donc si on leur dit toute la semaine que l'un est nul l'autre est horrible et qu'on réserve nos mots les plus durs à nos partenaires de gauche alors on participe au problème de notre non-accession au pouvoir Donc nous nous sommes écologistes nous sommes un parti écologiste On n'est pas au parti socialiste on n'est pas la France insoumise mais quand l'histoire l'exige et en ce moment l'histoire l'exige on travaille avec tous nos partenaires pour trouver des solutions Sur les municipales je le dis on a une responsabilité immense pour que les villes écologistes restent écologistes pour que les villes de gauche restent de gauche et j'y prendrai toute ma part mais on a aussi la responsabilité que des villes de droite basculent à gauche et j'y prendrai toute ma part aujourd'hui c'est pour ça que je prends le train après notre émission pour aller à Caen et que dans les semaines qui viennent je serai à Mulhouse je serai à Nice à Lourian dans toutes ces villes dont j'estime qu'elles peuvent basculer à gauche parce qu'on ne gagnera pas 2027 sans avoir marqué des victoires d'État Mais dans les villes qui sont déjà écologistes Lyon par exemple

50:08
Présentateur

il y a un sondage qui a été publié récemment qui donne Jean-Michel Aulas largement devant le maire écologiste sortant Grégory Doucet ça vous inquiète ? Vous pensez que vous allez conserver vos villes ?

50:18
Invité

Alors merci beaucoup de me poser la question ça me donne l'occasion d'expliquer ce qui se passe à Lyon on a monsieur Aulas donc l'ancien président du club de foot qui se...

un peu à la Trump en fait qui dit tiens les affaires c'était sympa maintenant je veux le pouvoir bon il se lance dans cette aventure la fleur au fusil en racontant des choses stupéfiantes il a par exemple dit que lui s'il était maire il licenciait tous les gens il n'y aurait plus de cabinet des conseillers ça ne servait à rien parce qu'il est tellement fantastique et donc que l'argent qui servait à payer l'équipe du maire ça serait donné aux associations bon les gens disent c'est sympa pour les associations mais si monsieur Aulas devient maire ce que je ne souhaite absolument pas ça me terrifie les gens vont aller dans la rue en disant ah au fait monsieur mon logement au fait mon...

et il va dire quoi ?

il va dire bah je ne sais pas il va prendre le numéro il va appeler lui-même ça n'a aucun sens c'est un leurre et c'est vraiment le trumpisme qui arrive en France et quand je vois que ce monsieur est soutenu par Gabriel Attal par Edouard Philippe par Laurent Wauquiez je me dis le goût de la revanche pour eux leur fait faire des choses qui sont irresponsables et qui n'ont aucun sens alors après monsieur Aulas il a une grande notoriété dans le coin ce qui joue dans des sondages aussi loin que de l'élection deuxièmement il faut savoir que les maires c'est pas que les maires écologistes c'est tout le monde ils rentrent en campagne plus tard parce que vous savez pour la continuité normalement les maires sortants ils ont un avantage quand même oui mais pour la continuité du fonctionnement de la ville et de la vie parce qu'en fait ils sont au travail en ce moment souvent ils rentrent en campagne à partir du mois de janvier et donc c'est vrai qu'on en a un qui est à boulet rouge en campagne Grégory Doucet qui ose à faire qui se préoccupe des lyonnais et qui s'occupe de leur quotidien tous les jours et de préserver leur lendemain aussi et donc il rentrera en campagne il y a quand même une prime au sortant et ça va se jouer aussi dans les derniers mois mais je le dis oui je suis inquiète vous m'avez demandé je suis très inquiète parce que je vois le vent populiste qui souffle sur ce pays et qu'on est pris à vendre n'importe quoi aux français Marine Tondelier vous n'avez peur de pas conserver vos vies c'est toujours une frayeur puisqu'il y a un vent froid qui souffle y compris dans le Nord-Pas-de-Calais est-ce que vous serez candidate au municipal des Nimbomont ?

Alors déjà on en a pas de me poser la question donc je ne vais pas être claire donc je le redis je ne serai pas tête de liste au municipal des Nimbomont mais vous serez sur la liste c'est pas vous qui l'a fait non mais c'est une question c'est juste une question non mais vous avez le don de vouloir avoir pour les dix prochaines années tout ce qui va se passer c'est pas comme ça non non je suis municipal là on est dans 4 mois on est dans 4 mois non mais vous m'avez paf les deux en même temps bah oui mais vous répondez pas est-ce que vous serez sur la liste j'arrête ou je pars ou je reste on m'a demandé si j'avais tête de liste j'ai dit que ce serait Inès Thaori la tête de liste à qui j'ai fait confiance en 2020 qui est une excellente présidente de groupe et qui aura plus de temps que moi parce qu'il faut savoir qu'une municipale je l'ai fait en 2020 c'est être tous les jours dans la ville à travailler le porte-à-porte les marchés et je ne serai pas en mesure de le faire puisque je vais être en campagne dans toutes les villes de France qui doivent basculer ou qui doivent rester à gauche

53:03
Présentateur

je ne serai pas tête de liste au municipal un peu plus personnel parce que vous parlez aussi de votre vie de votre histoire dans ce livre alors déjà on apprend que vous appelez Marine parce que c'est le nom de la fille de Michel Platini exactement ça c'est déjà une information

53:13
Invité

ça m'a inspiré ma mère qui l'avait vue dans Paris et il était d'ailleurs joueur chez les Verts de Saint-Été

53:18
Locuteur 2

les Verts de Saint-Été

53:18
Invité

hasard je ne pense pas

53:19
Présentateur

et alors puisqu'on parle de vert et que vous portez une veste verte vous parlez aussi de vous raconter l'histoire de cette veste verte dans le livre qui est devenu plus qu'un simple vêtement c'est devenu aussi un marqueur de votre identité

53:29
Invité

oui j'ai eu beaucoup de retours cette veste je l'avais acheté un peu par hasard c'est un copain qui le jour de la déclaration du NFP je lui dis ma veste elle est vraiment j'ai vu des photos de moi sur le plateau ici même avec elle était vraiment très animée je l'avais acheté sur un truc de seconde main et donc il me dit on va en acheter une nouvelle il en achète trois j'arrive et je dis celle-là ne va pas je les essaye ça ne va pas du tout il ne reste plus que celle-là elle tombe bien mais elle est vraiment très verte il me dit bah oui et c'est dans 20 minutes et c'est vrai que j'ai vu ce jour-là il y a la photo de famille qui est faite avec tout le monde et comme tout le monde est souvent en bleu marine en noir un peu sinistre on ne voyait que ça et du jour au lendemain tout le monde a commencé à me dire tu viens faire ma campagne mais tu viens avec la veste et je vois que les jours où je ne l'ai pas je n'ai que des remarques toute la journée sur pourquoi je ne la mets pas donc je suis maintenant prisonnière vous en avez combien du coup ?

j'en avais deux et j'en ai acheté une troisième là parce que à force de la passer au faire passer elle commence à s'abîmer je précise qu'elle est 100% laine et fabriquée en Europe mais du coup ce vêtement c'est un peu comme un doudou pour les enfants vous voyez les gens c'est le moment où ils ont cru que c'était la fin qui arrivaient à Matignon et ils se sont raccrochés à cette veste pour une raison qui m'échappe un petit peu mais c'est comme ça et donc cette veste il y a aussi de l'espoir dedans elle est verte un vert qui croit encore au printemps et je continuerai de la porter aussi longtemps que possible et le titre de votre livre aussi il est vert Demain si tout va bien c'est aux éditions un chapitre gratuit sur demain si tout va bien.fr pour ceux qui veulent voir un peu à ce quoi ça ressemble et je crois d'ailleurs c'est le chapitre sur la veste verte qui est à disposition sur le site

54:54
Présentateur

merci Marine Pombélé la une de la Bois du Nord c'est les retraites un trimestre ça se prend

54:58
Locuteur 2

on est allé voir les gens

54:59
Présentateur

merci à tous les deux on regarde ce qu'est la une de nos régions et c'est l'heure de notre reportage en région ce sont les reines du début de l'automne la saison des pommes bat son plein l'Indre-et-Loire est l'un des principaux départements producteurs et cette année encore les arbres ont été bien chargés grâce au beau temps exemple au verger des jardins de Mellet à Parsé Mellet c'est un reportage de Val-de-Loire TV il est signé Léa Turquie

55:27
Sébastien Lecornu

Golden Galiwa ou Belchard plus ou moins croquante juteuse ou sucrée chaque pomme a sa particularité Pascal habitué des lieux a déjà fait son choix

55:38
Invité

il faut essayer de prendre des belles sans faire tomber sans faire tomber trop j'aime bien la Belchard j'aime bien la Gala je fais beaucoup de compote moi j'aime bien faire ma propre compote je rajoute rien ils sont suffisamment sucrés et ça plaît

55:53
Sébastien Lecornu

Chantal elle c'est la première fois qu'elle vient au jardin de Mellet c'est vrai que cueillir ses pommes soi-même présente certains avantages

56:01
Locuteur 2

les bras sont un peu moins chers et puis on prend l'air et je pense que c'est plus naturel j'aime bien les golden j'aime bien les rouges je ne sais pas comment elles s'appellent

56:11
Sébastien Lecornu

à Parsé Mellet 2025 est une bonne année pour les pommes du soleil au printemps et cet été idéal pour des fruits pleins de saveurs ici sur un peu plus d'un hectare sept variétés de pommes sont cultivées certaines plus précoces ont déjà été récoltées quand d'autres viennent tout juste d'atteindre leur maturité

56:28
Invité

la récolte commence deuxième quinzaine d'août en général sur une variété qui s'appelle Daliclas qui est très précoce c'est une culture assez technique la pomme ça demande quand même beaucoup d'attention effectivement tout au long de l'année en fait il n'y a pas trop de répit on voit 2024 à une année pluvieuse c'était une pas très bonne année pour les pommes donc cette année sur l'ensemble de nos variétés on a plutôt une bonne production

56:46
Sébastien Lecornu

l'embréloire est le plus gros producteur de pommes de la région près de la moitié proviennent du département la saison des pommes se poursuit jusqu'à la fin du mois d'octobre

56:56
Présentateur

et on va voir ce qu'est à la une de nos quotidiens régionaux et Stéphane à la une de nos journaux régionaux la possible suspension de la réforme des retraites et ses conséquences pour les futurs retraités à la une de trois quotidiens

57:06
Invité

Oui Auréane, Ouest France s'intéresse à ses candidats à la retraite dans le brouillard dans les Hauts-de-France la Voix du Nord met à la une cette remarque un trimestre ça se prend avec d'autres réactions mesurées des habitants rencontrés par la Voix du Nord la Charente Libre titre sur ses futurs retraités qui revoient leurs plans et c'est le cas de Sylvain Marcadier rencontré par le quotidien Charentais né en 1965 il a ressorti son énorme dossier de départ de retraite avec la suspension de la réforme il pourrait partir le 1er octobre au lieu du 1er avril 2027 avec 6 mois d'avance donc mais il reste très prudent je vais attendre la publication du décret dit-il car rien n'est joué la suspension doit encore être votée au Parlement

57:50
Présentateur

Et oui parce qu'avant de pouvoir suspendre la réforme de la retraite il faut déjà que Sébastien Lecornu évite la censure

57:53
Invité

Oui parce que c'est à la une de la dépêche du midi parce que cette motion de censure ces motions de censure débattues ce matin et bien le résultat sera serré la non-censure du gouvernement ne tient qu'à peu de voix 25 voix exactement nous dit la dépêche alors tous les groupes politiques doivent tenir leurs troupes surtout les socialistes qui ont annoncé qu'ils ne voteraient pas cette censure pour renverser le gouvernement il y aura quand même quelques frondeurs le vote d'aujourd'hui aura une valeur de test car il n'a rien d'un tir à blanc écrit la dépêche

58:23
Présentateur

Et Stéphane on va voir d'autres déclarations de Sébastien Lecornu qui font la une dans nos régions pour ça on va à Ajaccio où on retrouve Henri Marianne bonjour merci beaucoup d'être avec nous directeur délégué de Corse Matin Henri le sujet de la Corse a été mentionné par Sébastien Lecornu dans ses déclarations de politique générale devant l'Assemblée nationale et devant le Sénat

58:41
Invité

Oui Sébastien Lecornu a effectivement mentionné le possible futur projet de loi sur l'autonomie de la Corse qui découle vous le savez de ces deux années de discussion entre le ministre de l'Intérieur à l'époque Gérald Darmanin et le président du conseil exécutif de Corse Gilles Siméoni et sa majorité qui était censé déboucher sur un projet de loi à l'initiative du gouvernement mais tout cela a été évidemment percuté par le calendrier politique il y a d'abord eu la dissolution de 2024 et puis la valse des gouvernements successifs mais la Corse n'a pas été oubliée du discours de politique générale de Sébastien Lecornu c'est un peu logique je dirais parce que il y a la parole présidentielle Emmanuel Macron était venu en septembre 2023 devant l'Assemblée de Corse et il avait réitéré son souhait sa volonté de voir l'autonomie de la Corse inscrite dans la Constitution donc cette parole elle est un peu sanctuarisée et il était logique que le chef du gouvernement y fasse référence

59:44
Présentateur

Est-ce qu'on en sait un peu plus sur le calendrier Henri ?

59:47
Invité

Ah ça c'est une très bonne question il y avait un calendrier initial qui avait été fixé le 30 juillet dernier lors du dernier conseil des ministres de François Bayrou souvenez-vous le conseil des ministres avait je dirais validé le principe du texte sur l'autonomie de la Corse avec un premier examen devant le Sénat puisque comme il s'agit d'une réforme qui implique une collectivité locale la première lecture se fait devant le Sénat initialement prévu le 20 octobre bon on est le 16 autant vous dire que ce ne sera pas dans quatre jours et une seconde lecture devant l'Assemblée nationale fin novembre tout cela est évidemment pour l'instant incertain en termes de calendrier parce qu'il y a le débat budgétaire parce qu'il y a les incertitudes sur la durée de vie du gouvernement et pour l'instant il n'y a pas de nouvelle date fixée pour l'examen de ce texte par le Parlement

1:00:37
Présentateur

Merci Henri on suivra bien évidemment tout ça avec vous merci d'avoir été avec nous depuis AGSE la Une de Corse Matin c'est du foot c'est la CA Jaxio qui retrouve les terrains dimanche en Régional 2 une autre histoire c'est à la Une de Corse Matin merci beaucoup Henri on continue avec la Une de la Presse Régionale Stéphane le courrier Picard qui alerte ce matin sur une possible délocalisation de la production des tracteurs Massé-Fergusson en 2030

1:01:01
Invité

oui l'entreprise pourrait délocaliser à terme une partie de la production du site de Beauvais qui fournit le monde entier en tracteurs c'est ce que dit une note interne et confidentielle sur la stratégie du groupe que s'est procurée le quotidien il permettrait de réaliser 70 à 100 millions de dollars d'économie d'ici 5 ans pour augmenter les marges des produits un salarié cité par le courrier Picard estime que cela concernerait la destruction de 600 emplois de son côté l'entreprise temporise dans le courrier Picard ce sont des projets à l'étude dit-elle en rappelant que le site de Beauvais est l'un des plus productifs du groupe

1:01:36
Présentateur

allez pour terminer Stéphane vous nous sortez la mimolette du frigo

1:01:38
Invité

oui je sais il est peut-être un petit peu tôt 8h31 pour manger du fromage mais nord est clair mais ce matin un coup de projecteur sur la mimolette celle de César Lossfeld qui affine son fromage dans la cave d'une ancienne filature à Roubaix elle fait 2300 mètres carrés et offre des conditions parfaites de température et d'humidité pour l'affinage chaque année César Lossfeld affine 65 000 fromages dans cette cave ça fait à peu près 450 tonnes est-ce que vous mangez de la mimolette vous Aureane ?

1:02:04
Présentateur

mais oui tout à fait

1:02:05
Invité

c'est vrai et bien écoutez Nord et Claire a posé la question et donne la réponse 80% de la mimolette produite en France est consommée dans les hauts mais voilà vous voyez

1:02:12
Présentateur

en plus c'est 20% qui reste c'est parfait merci beaucoup merci Stéphane pour cette revue de presse et on va passer évidemment à l'actualité du jour Sébastien Lecornu vit-il ses dernières heures à Matignon dans une demi-heure les motions de censure du Rassemblement National et de la France Insoumise seront examinées à l'Assemblée Nationale où l'on vous retrouve Elsa Mondingava bonjour Elsa merci d'être avec nous vous allez nous faire vivre en direct les débats autour de ces motions de censure est-ce que ça va passer pour Sébastien Lecornu ?

1:02:40
Locuteur 5

alors écoutez il y a beaucoup de monde dans cette salle des 4 colonnes et ce que je peux vous dire c'est que les journalistes les députés les gouvernements et bien comptent recomptent re-recomptent chaque voix est vraiment scrutée je vous rappelle la barre fatidique pour que la motion soit adoptée c'est 289 voix alors pour ceux qui ont appelé à la censure il y a le Rassemblement National les troupes d'Éric Ciotti ainsi qu'à gauche les Insoumis les écologistes et les communistes ça fait 265 députés 263 pour être précis puisque un communiste et une écologiste on dit qu'ils ne voteront pas la motion de censure ça me fait donc qu'il manque 26 voix pour qu'elle passe oui mais on sait que certains non-inscrits vont voter cette motion de censure ainsi que quelques députés du groupe Liot une poignée de députés de la droite républicaine devrait également vouloir faire tomber le gouvernement ça fait donc déjà une dizaine de députés de plus en faveur de la censure et puis on va regarder évidemment ce qui se passe du côté du parti socialiste avec l'annonce de la suspension de la réforme des retraites la consigne du groupe c'est de ne pas voter la censure oui mais six députés au moins ont dit qu'ils allaient braver cette consigne de vote ne pas respecter la discipline de leur parti normalement si donc on fait bien les calculs 289 ça semble trop ça ne se semble pas accessible pour ceux qui veulent voter la censure mais Oriane vu le contexte politique qu'on connaît en ce moment chacun va attendre absolument les résultats avant pour Sébastien Lecornu de souffler on aura les résultats autour de midi peut-être un tout petit peu après midi on suivra ça évidemment en direct sur LCP évidemment

1:04:14
Présentateur

et on vous retrouve Elsa dans une petite vingtaine de minutes maintenant pour suivre ça en direct sur notre antenne à tout à l'heure et on va en parler avec vous bonjour Elisabeth Martichou bonjour Michael D'Argonne bonjour merci d'être avec nous pour parler de l'actualité évidemment politique de la journée Sébastien Lecornu va-t-il éviter la censure Elsa nous le disait ça compte ça recompte ça va se jouer à quelques voix ça peut passer pour Sébastien Lecornu

1:04:38
Locuteur 1

je ne sais pas s'il a très bien dormi

1:04:40
Locuteur 10

le Premier ministre

1:04:41
Locuteur 1

peut-être pas parce que c'est un homme prudent mais normalement ça passe mais quand même on va être très attentif c'est donc une journée parlementaire très importante qu'on suivra sur le canal 8 naturellement mais oui ça devrait passer puisque la motion de censure ne sera pas votée par l'écrasante majorité des socialistes même si on voit bien qu'il y a des inquiétudes qui naissent ça et là sur la façon dont la suspension peut réellement impacter la réforme des retraites oui ça doit je pense qu'on fait le pari on fait le pari en tout cas moi je le fais que ça passe même pari

1:05:20
Invité

à quelques voix près mais au fond ça raconte beaucoup plus les difficultés à venir parce que ça n'est pas parce que il éviterait aujourd'hui le premier ministre la censure d'abord si c'est effectivement à quelques voix ça veut dire vraiment à quel point ça va être fragile et puis il faudra quand même et peut-être c'est aussi ce qui déterminera les députés quand ils vont voter donc on va voir dans quelle mesure ils vont créer la surprise ou confirmer ce qu'on ressent mais c'est surtout savoir que le chaos est encore devant nous rien ne sera réglé aujourd'hui parce que Sébastien Lecornu aura évité la censure ça ne fera que commencer parce que l'absence de 49-3 qui certes a montré peut-être une forme de générosité mais totalement inutile fera que le débat budgétaire va être un champ de bataille extrêmement extrêmement dur ardu et qui on ne connaît pas l'issue

1:06:22
Présentateur

Et justement on va écouter les socialistes les socialistes aujourd'hui ils ont décidé de ne pas voter la censure c'est la consigne en tout cas donnée par Olivier Faure mais ce n'est pas pour autant un blanc-seing on écoute ce que disait ce matin Jérôme Gatch le député socialiste de l'Essonne il était sur ses news

1:06:34
Invité

Il n'y a pas de garantie dans l'exécution dans le débat budgétaire et en effet on va le suivre très attentivement très attentivement alors Sébastien Lecornu et il le sait parfaitement s'expose à ne pas pouvoir continuer sa mission la non-censure d'aujourd'hui ne présume pas d'une non-censure dans les jours ou les semaines qui viennent les choses sont extrêmement claires

1:06:56
Présentateur

Il y a l'épée de la censure au-dessus de la tête de Sébastien Lecornu

1:07:00
Locuteur 1

C'est vrai que c'est un peu une stabilité en trompe-l'œil Sébastien Lecornu et dans le fond le pays vit au jour le jour on l'a un peu oublié quelques instants quand les socialistes ont annoncé qu'ils ne censureraient pas il y a une espèce de les marchés d'ailleurs c'était étonnamment bien réagi il y a eu comme une forme de soulagement en se disant la France gagne quand même quelques semaines de tranquillité oui effectivement le débat ça va être monstrueux le débat budgétaire maintenant il a d'ailleurs un surnom quasi institutionisé un budget Frankenstein parce que 149,3 avec des contradictions extraordinaires certaines mesures vont être votées qui seront totalement à l'opposé d'autres et à la fin ce qui arrivera au Sénat sera très compliqué quand même en termes d'équilibre de cohérence d'orientation politique on rappelle que budget c'est le texte fondateur d'une orientation politique on ne sait pas du tout ce que ça donnera à la fin bref donc une stabilité en trompe l'œil parce qu'on l'entend bien on l'a entendu dans la bouche de Jérôme Gage certes ils ne censurent pas aujourd'hui mais ils n'auront de cesse que de menacer de censurer le jour d'après et donc Sébastien Lecornu il a gagné un peu de temps mais c'était une étape indispensable à franchir évidemment sinon nous serions à nouveau sans gouvernement

1:08:25
Présentateur

et c'est ce que disent notamment les LR que le gouvernement du coup est sous la menace d'un chantage permanent du parti socialiste

1:08:31
Invité

oui tout comme il aurait pu être sur la menace permanente des LR s'ils avaient eu le rapport de force tout étant déréglé par définition le mode de fonctionnement est à l'avenant il faut voilà Isabelle disait effectivement on a pu ressentir un soulagement un soulagement par rapport à une situation considérablement dégradée par rapport à un pays dont on ne parle plus jamais de politique publique qui est arrêté qui économiquement est en difficulté qui est observé et raillé par tous les partenaires parce qu'il ne faut quand même pas se leurrer tout le monde rigole que ce soit en Europe que ce soit dans le monde enfin il n'y a pas un diplomate qui vous explique qui ne vous dit pas à quel point la France est déclassée donc tout cela il faut l'avoir en tête quand on est effectivement maintenant on va rentrer dans le but par but un long feuilleton budgétaire où on va à chaque fois regarder quels sont les effets de chaque mesure mais au final on vit un dérèglement qui sera celui qui va nous accompagner jusqu'à la fin du quinquennat

1:09:40
Présentateur

Alors d'autant qu'à gauche si le parti socialiste ne vote pas la censure ce n'est pas le cas des ondes composantes de la gauche notamment les écologistes on écoute Marine Tondely elle était sur notre plateau il y a quelques minutes

1:09:49
Invité

Le groupe votera la censure parce que vous devez comprendre que des écologistes regardent beaucoup de choses nous regardons tout ce qu'il dit mais nous attendons forcément des choses sur l'écologie je pense que c'est logique pour tous vos téléspectateurs Il n'en a parlé hier Il n'en a même pas parlé alors il n'en a parlé hier au Sénat dans un exercice de rattrapage contrôlé parce qu'il n'avait même pas abordé le sujet à l'Assemblée nationale Est-ce que cette censure non-censure

1:10:15
Locuteur 1

elle fracture durablement à gauche Enézabeth ? C'est un désenseignement majeur il y en a plusieurs mais il y a celui-là effectivement c'est la rupture du parti socialiste avec le nouveau Front populaire voilà ça je veux dire c'est fait du côté des socialistes et ça évidemment engendre beaucoup de conséquences pour la suite même si si vous écoutez Olivier Faure vous explique que non on pourra se réconcilier qu'au municipal la règle c'est pas de surtout au cas de législative où effectivement on ne refait pas le nouveau Front populaire mais il y aura des exceptions l'exception va-t-elle devenir la règle ?

C'est une question qu'on se posera à ce moment-là mais donc tout le monde marche sur des oeufs le parti socialiste symboliquement a acté la rupture ce qui n'a pas fait tout à fait les affaires de l'FI alors maintenant évidemment ils vont faire leur miel de la fameuse question dont vous avez parlé avec Marine Tandelier qui est quel véhicule pour faire passer cette suspension de la réforme des retraites est-ce que vous n'allez pas obligé d'avaler vous les socialistes des couleuvres considérables dans le budget de la sécurité sociale pour pouvoir brandir ce scalp de la suspension de la réforme donc ils ont trouvé là un os arrongé et ils ne vont pas le lâcher mais quand même il y a symboliquement une rupture qui s'est opérée à la grande satisfaction d'un François Hollande évidemment qui a obtenu ce qu'il voulait depuis des mois c'est-à-dire une rupture on verra jusqu'à quand avec l'FI entre l'FI et le PS

1:11:53
Invité

ah oui c'est un discours

1:11:54
Locuteur 1

ça donne la clarification pour le PS

1:11:55
Invité

oui oui même les écologistes et les filles ont un discours de perdant ils gèrent la crise mais parce qu'effectivement si la réforme des retraites a pu être suspendue indépendamment de ce que l'on pense de cette décision sur le fond si effectivement ils ont obtenu ce scalp entre guillemets c'est grâce à la puissance du mouvement social et du mouvement syndical qui s'est exprimé avec au fond avec un effet retard inattendu mais qui a été extrêmement puissant et qui a permis de pouvoir maintenir cette revendication bien au-delà des manifestations qui se sont arrêtées et puis parce que le parti socialiste a effectué un retour en tant que parti de gouvernement et de ce point de vue-là c'est aux grands dames de la France insoumise aux grands dames des écologistes qui sont dans des logiques effectivement d'alliance de messages subliminaux parce qu'il y a des municipales mais la réalité c'est qu'ils ne produisent pas de politique publique la réalité c'est qu'ils ne sont pas capables d'influer sur le cours des choses que ça leur plaise ou non c'est une réalité et l'EPS effectivement et c'est pourquoi effectivement François Hollande a eu à cœur de montrer à quel point ça le réjouissait dans la foulée de ce qu'on a pu lire dans les sondages autour par exemple de Raphaël Glucksmann le retour de la social-démocratie c'est un fait et ça effectivement ça a tout lieu de ne pas plaire évidemment à la France insoumise mais c'est quand même dans ce contexte je trouve une chose intéressante et peut-être un peu plus constructive

1:13:29
Présentateur

Alors ça a fracturé à gauche ça a fracturé aussi à droite mais là au sein même des républicains on écoute ce matin Jean-François Copé le maire à l'air de mots il était sur France Inter

1:13:38
Invité

Ce soit maintenant ou à la fin du processus budgétaire il est impossible que ce gouvernement ne soit pas censuré à un moment ou un autre c'est inévitable mais enfin écoutez on ne peut pas nous cautionner on ne peut pas cautionner jusqu'à la fin des temps un budget qui est à ce point le renoncement de toutes nos conditions

1:13:57
Présentateur

Donc là on a Jean-François Copé qui dit on ne peut pas cautionner ce budget à un moment ou à un autre il va falloir censurer on a Laurent Wauquiez qui ce matin demande à ses troupes de ne pas censurer le gouvernement

1:14:07
Locuteur 1

Alors là le LR est coupé en deux j'étais en train de réfléchir en même temps qu'on écoutait Jean-François Copé c'est quand même très stimulant intellectuellement parce qu'il faut suivre Laurent Wauquiez qui a pilonné Bruno Retailleau pendant des mois sur sa participation au gouvernement et qui aujourd'hui est dans le sillage de ses députés LR en disant il ne faut pas voter la censure alors que Bruno Retailleau lui a quitté le gouvernement enfin on parlait de votre ville c'est extraordinaire En disant le gouvernement est l'otage des socialistes

1:14:34
Présentateur

en disant que petit il fallait voter la censure sans le dire

1:14:37
Locuteur 1

Voilà Qui n'a pas lâché au milieu du récit je ne sais pas Oui la LR c'est très compliqué honnêtement Ils pourront s'en remettre C'est tragique c'est pour ça votre question on ne sait pas s'ils vont s'en remettre parce que les Français perçoivent bien quand même les contradictions J'ai noté que eux aussi d'ailleurs l'électorat de droite est partagé parce que à la fois ils ne voulaient pas participer au gouvernement mais la question posée par le sondeur Elab l'institut de sondage Elab à l'électorat de droite est-ce qu'il fallait censurer il y a une écrasante majorité qui dit non il ne fallait pas censurer parce que fondamentalement à droite aussi on veut de la stabilité on espère que la France pourra un peu respirer pendant quelques semaines donc le parti LR est fracturé comme jamais avec le spectacle de leaders de LR qui qui manque de cohérence et qui sont gagnés par la fébrilité la fébrilité c'est celle de Bruno Retailleau beaucoup estiment qu'il a perdu énormément de points tout son capital accumulé se serait évanoui il n'est jamais mort en politique donc on verra dans six mois mais là à court terme il a beaucoup perdu donc un leadership qui est très affaibli une cohérence qui n'existe pas une fracturation évidente évidente et donc oui est-ce que LR qui était déjà très maigre 4,5% aux dernières présidentielles pour un parti qui a donné plusieurs présidents de la République c'est compliqué

1:16:11
Présentateur

ils pourront s'en remettre les LR de ce qui est en train de se passer ?

1:16:15
Invité

on avait déjà un mystère pourquoi le président a-t-il dissous en juin 2024 on en a maintenant un second pourquoi Bruno Retailleau a-t-il rompu en 2025 avec cette décision comme ça pulsionnelle de dire en découvrant la liste du gouvernement je ne supporte pas l'idée que Bruno Le Maire soit là une sorte de blessure d'orgueil aussi bon au fond c'était en plus un portefeuille régalien le ministre des armées parle assez peu au premier ministre en réalité donc quelque part il aurait pu s'en accommoder et il n'en serait pas là donc on se doutait qu'il cherchait une manière de quitter le gouvernement pour pouvoir assurer au fond une forme de stature mais là je n'ai pas les moyens de gouverner il s'est enlevé les moyens de gouverner

1:17:00
Présentateur

donc du coup bilan à court terme la gauche est fracturée les LR sont fracturées est-ce qu'il a réussi un pari Sébastien Lecornu ou est-ce que ça peut lui revenir en boomerang dans les semaines et dans les mois qui viennent s'il n'est pas censuré ce matin ?

1:17:12
Locuteur 1

ça peut lui revenir en boomerang bien sûr dans les enseignements c'est évidemment aussi la fin du macronisme en tout cas le fait qu'Emmanuel Macron ait fait se bouger pour utiliser ce mot à la mode c'est considérable c'est considérable donc c'est vrai que c'est un révélateur cette crise c'est un révélateur de toutes les faiblesses de la politique française aujourd'hui Sébastien Lecornu il a gagné du temps c'est encore une fois il fallait passer cette haie mais il y en a plein d'autres qui arrivent et il n'est pas au bout de ses peines

1:17:45
Invité

oui on l'a souvent souligné depuis qu'il est à ce poste Sébastien Lecornu c'est le proche le fidèle paradoxal en réalité c'est lui qui enterre le macronisme c'était un discours son discours de politique générale était un discours d'abord assez général sur la politique puisqu'il a quand même plutôt mis en place une méthode de fonctionnement nouvelle qui doit matérialiser cette fameuse rupture et puis en annonçant la suspension de la réforme des retraites il enterre le réformisme du quinquennat Macron en tout cas de la présidence

1:18:18
Présentateur

Merci à tous les deux Merci Elisabeth Merci Mickaël Merci d'avoir été avec nous Merci à tous de nous avoir suivis et dans quelques secondes direction l'Assemblée nationale vous retrouvez Elsa Mondingava pour suivre les discussions autour de ces motions de censure Très bonne journée A demain Public Sénat en partenariat avec la presse régionale vous a proposé Bonjour Chez Vous Retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat Sous-titrage Société Radio-Canada

1:18:58
Locuteur

Merci à tous