L'édito de Paul Sugy : «Laurent Nuñez s'enferme dans sa posture d'anti Bruno Retailleau»
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
7h56, la politique avec vous Paul Suji, journaliste au Figaro. Bonjour Paul. Bonjour Romain.
Laurent Nè, le ministre de l'intérieur, a dévoilé les contours de son projet de loi pour lutter contre l'entrisme. Et vous vouliez revenir dessus ce matin. Oui Romain, parce qu'il y a urgence et que le phénomène d'entrisme profite de nos faiblesses ou des silences de nos textes.
Prenez par exemple le CCI, donc une organisation qui en fait est le faunet des frères musulmans en France qui avait été dissoute pour de d'excellentes raisons il y a quelques années et qui s'est reconstitué à l'étranger devenu le CCI. Donc euh le F est devenu le Européen. Et bien en réalité, les mêmes personnes avec les mêmes idées continuaient de pouvoir agir en France via ce tour de passe.
Ça fait partie des choses qui changeraient si la proposition si le projet de loi euh porté donc par Laurent Nugèz euh était voté dans les mois à venir puisqu'il interdirait, il empêcherait euh euh la reconstitution d'activités qui ont été de groupes qui ont été dissus en France et qui se sont reconstitués à l'étranger. Mais dans les faits, quand vous lisez le ministre de l'intérieur dans le monde, vous voyez que la présentation de son texte est un bijou de précaution et d'uphémisme. Et il répète partout qu'il ne mélange pas, qu'il préfère agir au cas par cas plutôt que de cibler des groupes de façon générale et qu'il faut être extrêmement prudent.
Le champ lexical de la prudence, c'est celui qui domine dans cet entretien. En fait, ces formules dissimulent le fait que le ministre de l'intérieur craint de nommer l'entrisme islamiste pour ce qu'il est. Et pourtant, tous les exemples qu'il va citer s'y rapportent.
On parlait à l'instant du CCIF, le rassemblement aussi des musulmans de France qu'il avait essayé sans succès de faire interdire ou encore par exemple le voile des mineurs qui jugent à titre personnel euh gênant mais il s'empresse ensuite de préciser qu'il ne veut pas en faire trop parce que il trouve que ça pourrait être stigmatisant à l'égard des musulmans. Ce qui est surtout étrange Paul, c'est qu'il y avait une il y a déjà une une proposition de loi qui passe aujourd'hui au Sénat qui est défendue par Bruno Rota. Bah c'est plus rien comprendre.
Il y a deux textes deux textes pour un seul sujet juger un peu du ridicule de la situation. En fait, c'était fait exprès évidemment euh le ministre de l'intérieur accélère sur son propre texte pour essayer de couper l'herbe sous le pied à Bruno Rotaillot qui fait passer donc sa propre proposition de loi devant le Sénat. La différence entre les deux, c'est que Bruno Retaillot cible explicitement l'entrisme islamiste quand nè veut noyer cette notion qui a été pourtant forgée au terme même d'une enquête approfondie sur la stratégie de conquête des frères musulmans en l'englobant dans un panier plus large de menaces au risque de ne plus rien cibler du tout.
À ce compte- là, il aurait peut-être été plus simple, moins fatigant et plus honnête de ne rien faire du tout. Le résultat serait le même et on s'épargnerait la peine de faire semblant. Laurent Nugèz qui porte une vision vision très opposée à celle de de Bruno Rota.
Bah c'est simple, on dirait que c'est tout son programme. Euh le plus loin possible de Bruno Retaillot quitte à aller spavaner en Algérie au moment où ce même régime détient l'un de nos journaliste et condamne à de la prison par contasse un de nos écrivains. Quitte aussi en avril dernier lors d'un déplacement très remarqué à la grande mosquée de Paris d'assurer vouloir contribuer à mieux faire connaître l'islam.
En fait, heureusement que la loi sur l'entréisme n'a pas encore été votée, sinon il faudrait peut-être dissoudre tout simplement le ministère de l'intérieur.
Bruno Retailleau