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InterviewPublic Sénat· 6 septembre 2026 39 minContradictoireActualité / polémiqueEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesAgriculture & alimentationInstitutions & élections

Maud Bregeon, invitée du Grand Jury - Vidéo

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 50 %Attaque 26 %Défensif 24 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 67 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:40OuverteRéponse directe

    Maud Bréjon, quelle sera la réponse du gouvernement ?

  • 3:47RelanceRéponse partielle

    Qu'est-ce que vous leur proposez par rapport à la sursollicitation des pompiers ?

  • 5:00FerméeÉludée

    Est-ce que la conscription écologique de Mélenchon est une bonne idée ?

  • 7:03FerméeRéponse partielle

    Le budget des écoles a-t-il été gelé ?

  • 9:52OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous comprenez les réactions des agriculteurs face à l'aide de 1 milliard ?

  • 13:16FerméeRéponse directe

    Pour financer ces 1,3 milliard, est-ce que le budget d'autres ministères va être amputé ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:16InvitéPromesse
    « Le gouvernement propose de sanctuariser les budgets, notamment de la sécurité civile, des sapeurs-pompiers, du ministère de l'Intérieur, des ministères régaliens. »
  • 9:01InvitéPromesse
    « Le budget de l'écologie augmentera l'année prochaine. »
  • 9:41InvitéChiffre
    « Il y a des projets dans 40% d'écoles qui sont en voie de développement. 6 000 ont déjà été finalisées. »
  • 11:14InvitéChiffre
    « Il y a un effort qui est mis sur la table d'1,3 milliard d'euros. »
  • 30:20InvitéFait
    « C'était des mesures qui n'étaient pas nécessairement populaires, mais qui étaient nécessaires. »
  • 30:56InvitéFait
    « Si on ne travaille pas un peu plus longtemps, si on ne continue pas à réformer le système des retraites, alors c'est les pensions de retraite elles-mêmes qui seront amenées à diminuer. »
  • 34:39InvitéChiffre
    « C'était 19% l'année d'avant »
  • 35:35InvitéChiffre
    « On a déjà plus de 200 000 bornes publiques »
  • 37:54InvitéChiffre
    « C'est 70 millions d'euros par mois »
  • 38:03InvitéChiffre
    « Un peu moins de la moitié en ont déjà fait la demande »

Temps de parole

  • Invité71 %
  • Présentateur17 %
  • Invité 26 %
  • ?4 %

14,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:09
Présentateur

Le Grand Jury, présenté par Olivier Bost.

0:12
Locuteur

Bonjour

0:12
Présentateur

à tous, bienvenue dans ce Grand Jury. Nous sommes en direct sur RTL, nous sommes en direct sur Public Sénat. Bonjour Maud Bréjon. Bonjour à tous. Vous êtes porte-parole du gouvernement et ministre en charge de l'énergie. Le chômage augmente. La France, sur-endettée, emprunte de l'argent de plus en plus cher. L'agriculture a été frappée par la sécheresse et les canicules. C'est dans cette situation qu'il faut trouver un budget pour l'année 2027. C'est aussi dans cette situation que la campagne présidentielle démarre sur les chapeaux de roue. L'ERN revient à ses fondamentaux et cafouille. Le bloc central a deux candidats au moins et ses charpes. Bienvenue dans ce Grand Jury, Maud Bréjon.

0:55
Locuteur

A

0:56
Présentateur

mes côtés pour vous interroger ce dimanche, Stéphane Vernet de Ouest France et Steve Jourdain de Public Sénat. Dans ce Grand Jury, Maud Bréjon, nous parlerons aussi avec vous, ministre de l'énergie, donc du boom des ventes de voitures électriques. Ce sera dans Tout est politique. Et puis vous répondrez aussi à nos questions express.

1:14
Locuteur

Le

1:15
Présentateur

Grand Jury sur le terrain.

1:17
Locuteur

Le

1:18
Présentateur

Grand Jury sur le terrain, c'est d'abord du concret avec les incendies qui ne sont pas tous éteints. Ça brûle encore dans le Gard, l'Aude, les Hauts-de-Pyrénées, la Creuse, la Côte d'Or. Six départements sont toujours en vigilance. Orange canicule ce dimanche. Les syndicats de sapeurs-pompiers dans ce contexte lancent un mouvement de grève nationale à partir de ce mardi et jusqu'au 20 octobre. Maud Bréjon, quelle sera la réponse du gouvernement ?

1:43
Invité

On sort d'un été traumatisant. Traumatisant pour les sapeurs-pompiers. Ils sont plus de 200 000 sapeurs-pompiers, notamment volontaires en France. Traumatisant pour les Français qui ont vécu ces incendies. Je pense bien sûr à ceux qui peut-être nous écoutent ce midi, vivent en Gironde, vivent dans les Landes, vivent dans le Var. Et ça appelle des réponses extraordinaires. On comprend leur désarroi, on comprend leur angoisse, leur angoisse au regard de ce qu'on a vécu, leur angoisse aussi au regard de ce qu'on va vivre les années à venir. Parce que malheureusement, ce qu'on qualifiait d'été exceptionnel est en train de devenir l'ordinaire.

2:16
Présentateur

Les moyens de la

2:18
Invité

sécurité civile

2:19
Présentateur

ont

2:20
Invité

été

2:20
Présentateur

augmentés,

2:22
Invité

ont presque doublés depuis l'arrivée du président de la République. De nouveaux moyens aériens, contrairement à ce qu'on a pu entendre ici ou là, ont été commandés, ont été livrés dès 2017. Je rappelle que Gérard Collomb, alors ministre de l'Intérieur, paix à son âme, a commandé deux nouveaux moyens aériens, en l'occurrence six dâches, dès qu'il est arrivé Place Beauvau. Donc on a avancé et on a pris conscience de cette situation. Vous vous dites aujourd'hui que ça suffit ? Est-ce qu'il faudra aller plus loin ? La réponse est oui. Et la réponse est oui pour l'ensemble de l'adaptation au changement climatique. C'est le cas des moyens de la sécurité civile.

C'est le cas de l'adaptation de nos infrastructures.

3:01
Locuteur

C

3:01
Invité

'est le cas de l'adaptation de nos services publics. C

3:03
Locuteur

'est

3:03
Invité

probablement aussi de

3:04
Locuteur

l

3:04
Invité

'adaptation de la réglementation et des normes dans les territoires les plus concernés. Et on démarre, on démarrera d'ici quelques jours, d'ici quelques semaines, une période budgétaire extrêmement importante. Le gouvernement propose de sanctuariser les budgets, notamment de la sécurité civile, des sapeurs-pompiers, du ministère de l'Intérieur, des ministères régaliens. Parce que précisément, on est face à ce défi qui est un défi absolument colossal. Et moi, je compte sur les parlementaires qui ont parfois beaucoup critiqué l'action du gouvernement pour être à nos côtés et assurer, là encore, une augmentation des moyens, notamment des sapeurs

3:42
Locuteur

-pompiers. Les sapeurs

3:42
Invité

-pompiers

3:43
Locuteur

ne

3:43
Invité

demandent pas que des moyens pour les incendies. Les incendies ne représentent que 6% de leurs interventions. En fait, ils se plaignent aussi beaucoup du fait qu'ils sont sursaturés, sursollicités, notamment pour des secours à la personne. En fait, ils font le boulot de l'hôpital, de la médecine de ville. Qu'est-ce que vous leur proposez par rapport à ça ? Comment est-ce qu'on peut alléger ou améliorer leur situation en la matière ? Il

4:02
Locuteur

y

4:02
Invité

a un travail qui est en cours entre le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, qui les a déjà reçus, et ce, à plusieurs reprises, qui continuera à travailler avec eux pour une meilleure organisation. Il y

4:11
Locuteur

a

4:11
Invité

de toute évidence une question de priorisation, et ça, on l'entend bien. Il y a aussi une question de ressources, vous avez raison de le dire, de ressources humaines. On parle beaucoup des moyens aériens, mais enfin, la grande partie des moyens des sapeurs-pompiers, ce sont des moyens terrestres et ce sont des moyens humains. Donc, peut-être, faut-il former davantage ? Peut-être, faut-il recruter davantage ? Nous, on a vraiment, d'abord, beaucoup de considération et beaucoup d'empathie au regard de ce qu'ils vivent et de leurs difficultés, et cette volonté de travailler avec eux pour trouver les meilleures solutions. On a travaillé avec l'ESDIS depuis de nombreuses années. Maintenant,

4:46
Locuteur

il

4:46
Invité

y

4:46
Locuteur

a

4:46
Invité

des contrats entre l'État et l'ESDIS qui ont été

4:49
Locuteur

passés et qui ne sont pas

4:50
Invité

uniquement financiers. Et donc, on va, bien sûr, continuer dans cette voie-là. Moi, je crois qu'il faut être vraiment très compréhensif, encore une fois, et dans la compassion vis-à-vis de ce qu'ils ont vécu.

4:59
Présentateur

Stéphane Vernet.

5:00
Invité

Quand vous citez la problématique du recrutement, vous parliez tout à

5:03
Locuteur

l

5:03
Invité

'heure des sapeurs-pompiers volontaires. C'est de plus en plus difficile de recruter des sapeurs-pompiers volontaires, notamment en milieu rural. Vous avez Jean-Luc Mélenchon qui, dans le cadre de la campagne, propose de créer une garde régionale de la sécurité civile par le biais d'une conscription écologique. Est-ce que ça, c'est une solution, une bonne idée ou c

5:18
Locuteur

'est

5:18
Invité

une promesse farfelue

5:18
Locuteur

? Je

5:19
Invité

crois que ça ne résout pas le problème de fond. Le problème de fond, c'est comment est-ce qu'on incite à l'engagement. Et on voit qu'en 2026, que ce soit... Là,

5:28
Locuteur

en l'occurrence, il s

5:29
Invité

'agirait de contraindre tous les moins de 25 ans à faire un service chez les pompiers, etc. Donc, ça répondrait aussi en partie à la

5:37
Locuteur

promesse du engagement. Moi, je crois que ça ne

5:37
Invité

répond pas à la question de fond, qui est comment est-ce qu'on incite à l'engagement citoyen et à l'engagement volontaire. La question, elle se pose pour les sapeurs-pompiers, mais elle se pose de manière plus globale pour le monde associatif, par exemple. Vous savez qu'en ce moment, dans une grande partie des communes de France, les salons des associations, ce week-end, j'irai dans ma circonscription à Anthony en sortant de cette émission, beaucoup d'acteurs associatifs, dans la protection civile, mais également dans les associations qui font vivre notre tissu local, nous disent qu'ils ont de plus en plus de mal à trouver ces engagements, ces engagés volontaires.

Et donc, on peut contraindre les gens, se dire que du jour au lendemain, on va forcer les jeunes de moins de 25 ans. Pourquoi moins de 25 ans ? Pourquoi pour les sapeurs-pompiers, d'ailleurs, et pas pour d'autres secteurs d'activité, à s'engager ? Moi, je crois que ce n

6:27
Locuteur

'est

6:27
Invité

pas par cette démarche-là qu'on y arrive, et c'est profondément méconnaître l'état d'esprit des sapeurs-pompiers et des sapeurs-pompiers volontaires aujourd'hui. Les sapeurs-pompiers volontaires ne s'engagent pas par obligation, ils s'engagent par sens du devoir, ils s'engagent par intérêt national, ils s'engagent par envie d'aider leurs voisins, leurs commerçants, les gens qui vivent autour d'eux, pour les protéger.

6:52
Locuteur

Et

6:52
Invité

donc, être dans une logique d'obligation et de bras de fer sera, à mon avis, complètement contre-productif.

6:58
Présentateur

Puisque vous parlez d'engagement, Maud Bréjean, alors que des départements sont de nouveau ce week-end en alerte canicule, nous avons appris cette semaine, par le site Politico, que les services du Premier ministre ont décidé de geler 40 millions d'euros, initialement destinés à l'adaptation des écoles au réchauffement climatique. Le budget a été divisé concrètement par 5. Passé l'été, la chaleur dans les classes n'est plus une priorité ?

7:20
Invité

Non, c'est faux. Et je vais vous dire, j'ai lu,

7:23
Locuteur

dans

7:24
Invité

la presse et sans faire offense à vos confrères et à vos consoeurs, beaucoup de contre-vérités et beaucoup de fausses informations. En

7:30
Présentateur

l'occurrence, le gouvernement n'a pas répondu

7:31
Locuteur

à nos confrères sur ce sujet. Je

7:33
Invité

baisse des budgets pour rénover les écoles, j'ai entendu qu'on allait supprimer les APL, j'ai entendu qu'on allait rétablir une journée de solidarité, là aussi c'est faux.

7:43
Locuteur

Le

7:43
Invité

gouvernement,

7:44
Locuteur

je vais vous répondre. Non mais là vous évoquez le

7:46
Présentateur

prochain budget, on parle

7:47
Locuteur

du budget

7:48
Présentateur

de cette année. Non,

7:48
Locuteur

non,

7:48
Présentateur

non, on parle du budget de cette année. Là c'est les 40 millions sont gelés, sont d

7:52
Locuteur

'ores et déjà gelés. Vous parlez de l'exécution

7:53
Invité

budgétaire. Ce que je veux dire, c'est qu

7:55
Locuteur

'il

7:55
Invité

y

7:55
Locuteur

a

7:55
Invité

beaucoup d'informations, de fausses informations qui circulent aujourd'hui. Cette information-là n'a pas été confirmée, au sens où cette information n'est pas une information validée. Il n'y a pas de décision prise en ce sens.

8:07
Locuteur

Vous

8:08
Invité

dites

8:08
Locuteur

que c'est

8:08
Invité

envisagé aujourd'hui ? Bien sûr que l'adaptation, pardonnez-moi, des écoles est une priorité absolue. Le fonds vert a été mis en place par le président de la République. Le Premier ministre s'est engagé à porter ce fonds vert à 1 milliard d'euros l'année prochaine. Et donc ça restera évidemment une priorité.

8:27
Locuteur

Sur l'adaptation des écoles, vous dites que c'est

8:28
Invité

une option qui est aujourd'hui envisagée ? Non, je ne dis pas que c'est une option qui est aujourd'hui envisagée.

8:33
Locuteur

Donc il y aura bien sa droite million d'euros

8:34
Présentateur

consacrée à l'adaptation

8:36
Locuteur

des écoles

8:37
Présentateur

aux canicules.

8:38
Invité

Je dis que ça a été relayé, encore une fois, par des médias tout à fait respectables. Moi je ne sais pas d'où sort cette information. Et donc aujourd'hui, je ne la confirme absolument pas.

8:49
Présentateur

Vous dites même que c'est faux.

8:50
Locuteur

Je

8:51
Invité

dis qu'il y aura des efforts faits dans bon nombre de ministères, mais que l'écologie fera partie des ministères préservés. C'est le cas cette année, c'est le cas l'année prochaine. Le budget de l'écologie augmentera l'année prochaine. Là où vous le savez,

9:06
Locuteur

on sera amené

9:07
Invité

à demander un certain nombre d'efforts aux différents services de l'État. Ah mais

9:10
Locuteur

précisément, précisément parce que c

9:12
Présentateur

'est une... Excusez-moi, mais il n

9:13
Locuteur

'avait

9:13
Présentateur

pas augmenté le budget de l'écologie cette année.

9:15
Locuteur

Le

9:15
Invité

budget de l'écologie augmentera l'année prochaine.

9:18
Locuteur

Oui, mais il n'avait pas augmenté cette année.

9:19
Invité

Sur le projet de loi de finances

9:20
Locuteur

de 2017, il

9:21
Invité

a augmenté en tendanciel.

9:23
Présentateur

Le fonds vert avait été quand même largement

9:25
Locuteur

amputé. Mais le fonds vert est une

9:26
Invité

partie du budget de l'écologie. Alors bon, on peut discuter fond par fond de comment est-ce que ça a été chiffré et utilisé. Moi, ce que je vous dis, c'est que c'est une priorité absolue. Il y a des projets dans 40% d'écoles qui sont en voie de développement. 6 000 ont déjà été finalisées. Et donc, on avance. Ça prend du temps, mais on avance.

9:48
Présentateur

Et il y a des urgences qui s'ajoutent aux urgences avec

9:50
Locuteur

l

9:51
Invité

'agriculture. Oui, la ministre de l'Agriculture, Annie Gennevard, a annoncé plus d'un milliard d'euros d'aide pour les agriculteurs. Touché par les sécheresses, je vais y arriver, et les canicules. Avant de revenir sur l'effort que ça représente pour les finances publiques, c'est une annonce qui a été très mal accueillie par le monde agricole. La FNSE a dit clairement pas à la hauteur de l'ambition. Scandaleux, honteux pour la coordination rurale.

10:14
Locuteur

Est

10:14
Invité

-ce que vous comprenez ces réactions ? D'abord, les agriculteurs sortent d'un été épuisant. Certains ont vu le fruit du travail d'une année entière, compromis en l'espace de quelques jours. Ça vient après des années qui ont été extrêmement difficiles. Et donc, on a une situation de grande inquiétude, d'angoisse de la part des agriculteurs qui se tournent légitimement, et je le dis légitimement, vers l'État. Nous, notre objectif, il est double. Il est double et il est simple. Le premier, c'est de permettre de conserver le tissu productif agricole. Dit autrement, éviter des fermetures de fermes dans les jours ou les semaines, mois à venir.

Le deuxième objectif, c'est d'assurer la prochaine campagne agricole, et donc permettre aux agriculteurs de s'approvisionner en semences, en fourrage, en plants, là encore dans les semaines à venir, pour que cette campagne agricole puisse débuter. Il y a un effort qui est mis sur la table d'1,3 milliard d'euros. Et ils disent que ce n

11:14
Locuteur

'est

11:14
Invité

pas suffisant,

11:15
Locuteur

les agriculteurs. C'est un effort,

11:15
Invité

pardonnez-moi, qui est très important. J'ose le mettre, le mot qui est colossal au regard du contexte budgétaire

11:22
Locuteur

dans

11:23
Invité

lequel on

11:23
Locuteur

est... On aimerait

11:24
Invité

faire plus,

11:25
Locuteur

mais on ne peut pas à cause des contraintes budgétaires.

11:27
Invité

C'est un, pardonnez-moi, un effort, 1,3 milliard d'euros, qui est extrêmement important, notamment dans le contexte dans lequel on est.

11:35
Locuteur

Et

11:35
Invité

ils se scindent, je dirais, en trois grandes parties. Des indemnités de solidarité, qui permettront d'indemniser les assurés, et plus globalement les agriculteurs, compléter l'indemnité donnée par les assurances lorsque les agriculteurs y ont droit. Des exonérations partielles ou totales sur la taxe foncière, sur la taxe sur le foncier non bâti, ça sera à la main des préfets, qui pourra, fonction de la situation d'un territoire à un autre, d'un agriculteur à un autre, décider de cette exonération partielle ou totale, et ensuite ce fonds d'urgence, qui doit permettre de replanter, d'approvisionner en semences, de permettre à cette nouvelle saison de démarrer.

Et puis on parlera peut-être tout à l'heure des aides plus sectorielles, mais je pense notamment au GNR. Vous savez que le carburant est aujourd'hui, le prix du carburant

12:24
Locuteur

est

12:24
Invité

très élevé. Alors c'est le cas pour les Français qui nous écoutent, c'est le cas pour les agriculteurs qui utilisent du gazole non rontier, du GNR. Et là encore, on a décidé de reconduire l'aide de 15 centimes par litre, qui a été annoncée il y a plusieurs mois déjà. C'est un effort important.

12:38
Locuteur

C

12:38
Invité

'est environ 100 millions d'euros pour deux mois, qui viennent s'ajouter à l'effort annoncé par Annie Gennevard. Donc nous répondons présents, nous comprenons leur détresse, nous comprenons leur inquiétude, mais l'État est au rendez-vous. Et si on prend un peu de recul, depuis le début de l'année 2027, je dirais même depuis 12 mois maintenant, les agriculteurs ont traversé des crises. On se rappelle de la dermatose nodulaire contagieuse, on se rappelle là encore de crises météorologiques qui ont considérablement impacté les récoltes. Le Premier ministre a toujours répondu présent, parce que l'agriculture, en ce début d'année,

13:14
Locuteur

comme depuis le début,

13:15
Invité

est une priorité. Pour financer ces 1 milliard d'euros, est-ce que le budget d'autres ministères va être amputé ? Oui. Lesquels ? Oui, parce qu'il va falloir faire des choix. Et le Premier ministre, là encore une fois, l

13:26
Locuteur

'a

13:26
Invité

annoncé dans une logique de lucidité et de responsabilité budgétaire. Certains ministères, et là encore ce sera au ministre de l'Action et des Comptes publics de préciser ces choix qui ne sont pas complètement terminés à l'heure où on se parle, mais vont devoir faire des efforts. Dit autrement, c'est bien de l'argent frais et certains secteurs vont devoir faire des efforts et

13:48
Locuteur

feront

13:48
Invité

des efforts. Certains ministres porteront ces efforts pour qu

13:52
Locuteur

'on

13:52
Invité

puisse aider les agriculteurs.

13:53
Locuteur

Je

13:53
Invité

vais vous dire quelque chose. Moi, je suis ministre de l'Énergie aujourd'hui. Il est possible que demain, on demande un effort supplémentaire à mon ministère, qui en fait déjà beaucoup, pour qu'on puisse venir en aide à ces agriculteurs...

14:07
Locuteur

C'est une information que vous nous donnez ?

14:08
Invité

Non, qui ont passé un été difficile.

14:10
Locuteur

Qu

14:10
Présentateur

'est

14:10
Locuteur

-ce

14:10
Présentateur

que ça viendrait

14:10
Locuteur

? Ce que

14:11
Invité

je vous dis, c'est que moi, je serais prête, sur le principe en tout cas, et bien sûr, ça se discute ministère par ministère, à porter cet effort-là, parce que je considère que l'enjeu de souveraineté agricole, l'enjeu de souveraineté

14:24
Locuteur

alimentaire,

14:25
Invité

il est aussi important que

14:27
Locuteur

l'enjeu de souveraineté énergique. Donc,

14:28
Invité

tout le monde doit contribuer.

14:30
Présentateur

Pardonnez-moi, mais quel budget portez-vous et quel budget pourriez-vous réduire en ce qui concerne l'énergie ? Moi, je le porte.

14:37
Locuteur

Le budget spontané auquel

14:38
Présentateur

on pense, c'est les aides au carburant.

14:40
Locuteur

Le

14:40
Invité

budget du ministère de l'Énergie, il va à des aides pour le carburant qui, comme vous le savez, ont été reconduites à tout ce qu'on met en place pour le développement, par exemple, de l'électrification, des énergies renouvelables. Donc,

14:52
Locuteur

c

14:52
Invité

'est extrêmement vaste. Ce que je veux vous dire, c'est qu'il est normal et il est entendu, il est compris au sein du gouvernement que face à la difficulté qui traverse aujourd'hui le monde agricole, chacun fasse un effort.

15:07
Locuteur

C'est une logique de

15:08
Invité

responsabilité. Si j'arrivais devant vous en vous disant on va mettre 1,3 milliard sur la table, on ne sait pas comment on les finance, si ce n'est par du déficit et plus d'impôts, vous me direz, mais Mme Bréjean,

15:17
Locuteur

c

15:17
Invité

'est complètement irresponsable. Donc,

15:18
Locuteur

il

15:18
Invité

est normal, comme le budget de chaque ménage, au fond, qu'on fasse des choix. On comprend que les arbitrages, ne

15:25
Locuteur

sont

15:25
Invité

pas arrêtés, on comprend bien le principe, mais quand même, vous pourriez nous dire quels sont les ministères qui, l'expression est mauvaise, mais qui ont du gras ou qui pourraient donner un peu de leur budget pour financer ce

15:38
Locuteur

milliard. Mais

15:38
Locuteur non identifié

là encore, il faudrait être un tout

15:39
Locuteur

petit peu patient. Vous parlez du vôtre,

15:40
Invité

mais quels sont les autres ministères

15:41
Locuteur

?

15:41
Locuteur non identifié

Je parle du mien. Je parle du mien.

15:44
Locuteur

Ou

15:44
Invité

inversement, quels sont les ministères qui ne participeront pas du tout parce qu'en fait,

15:49
Locuteur

ils sont

15:49
Invité

stratégiques et

15:50
Locuteur

qu'on ne peut plus réduire leur budget. Vous savez

15:51
Invité

qu'il y

15:51
Locuteur

a

15:51
Invité

des ministères qui sont particulièrement préservés, particulièrement sanctuarisés. Je

15:56
Locuteur

pense

15:56
Invité

notamment au ministère des Armées. Du reste, je ne vais pas me lancer dans des pronostics qui n'auraient pas beaucoup de valeur ce matin. Un petit peu de patience, ça sera précisé là encore par David Amiel d'ici quelques jours. J'insiste sur une chose, c'est une question de responsabilité budgétaire et je conclue par une autre. L'État a un rôle à jouer majeur et l'État est dans son rôle mais l'État n'est pas le seul à avoir un rôle à jouer. Les assureurs, les collectivités territoriales, la grande distribution qui a fait des annonces qui là encore vont dans le bon sens.

Le consommateur, il faut aussi en parler, tout le monde n'a pas nécessairement les moyens mais lorsqu'on achète français, lorsqu'on achète des fruits et légumes, de la viande produits en France par des agriculteurs français, on contribue aussi à soutenir et à aider ce monde agricole qui est en difficulté et qui est en souffrance après un été difficile. Donc, il y a une responsabilité collective.

16:50
Présentateur

Le grand jury, la bataille des idées.

16:53
Locuteur

Alors,

16:54
Présentateur

nous allons plonger dans l'élection présidentielle avec l'heure des grands choix et notamment aussi l'heure de choix stratégique. Cette semaine, le vice-président du Rassemblement national, Louis Alliot, a estimé qu'il fallait couper le robinet des aides à l'Ukraine. Il faut savoir aussi arrêter une guerre, a-t-il dit sur BFM. Est-ce que vous redoutez ce débat sur l'aide apportée à l'Ukraine ?

17:15
Locuteur

Vous

17:16
Invité

savez, en une semaine, le Rassemblement national nous a joué le retour de l'interdiction du voile dans l'espace public.

17:31
Présentateur

Suite du Grand Jury présenté par Olivier Bost. Maude Bréjon, porte-parole du gouvernement et ministre délégué à l'énergie et notre invité, Steve Jourdain pour Public Sénat et Stéphane Vernet pour Ouest France sont à mes côtés pour vous interroger. Le Grand Jury, quel président à l'Elysée ?

17:54
Locuteur

Une

17:54
Présentateur

première question avant de répondre à celle qui est posée. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a exigé d'avoir des ministres qui s'occupent de la France et pas des élections. L'ancienne ministre et députée Renaissance de Paris, Olivia Grégoire, vous a reproché cette semaine de parler matin, midi et soir de politique. Vous lui répondez quoi ?

18:13
Locuteur

D

18:14
Invité

'abord que, comme tous mes collègues, je porte l'action du gouvernement doublement comme porte-parole du gouvernement et sur les sujets aussi essentiels que sont ceux de l'énergie. Vous savez qu'on a travaillé par exemple à la reconduction des aides pour les entreprises les plus en difficulté ou pour les Français les plus précaires qui roulent beaucoup. Une fois qu

18:32
Locuteur

'on

18:32
Invité

s'est dit ça, l'avenir de la France, ce qui se passera l'année prochaine, ce n

18:36
Locuteur

'est

18:36
Invité

pas uniquement un enjeu électoral au sens où ce n

18:39
Locuteur

'est

18:39
Invité

pas uniquement un enjeu de parti politique. C'est un enjeu qui est plus grand que nous, qui nous dépasse, qui est absolument majeur et tous les Français que moi je rencontre dans ma circonscription et au-delà me le disent. Ils savent qu'on est à un moment crucial, à une forme de croisée des chemins.

18:55
Présentateur

Donc vous n

18:55
Locuteur

'estimez pas prendre

18:56
Présentateur

une liberté par rapport à ce qu'a dit le Premier ministre

18:59
Locuteur

? Ce

18:59
Invité

qui va se passer, pardonnez-moi, en 2027, notamment si on laisse le choix d'un second tour entre la France insoumise et le Rassemblement national aux

19:07
Locuteur

Français,

19:08
Invité

doit toutes et tous, toutes et tous nous concerner. Et ce que fait le gouvernement aujourd'hui, ce que nous faisons avec le Premier ministre, répondre aux urgences des Français, sur l'écologie, sur l'agriculture, sur l'énergie, ce qui se passe bien sûr

19:21
Locuteur

à l'international, ce n

19:23
Invité

'est pas décorrélé de ce qui se passe sur le plan national et de ce qui se passera l'année prochaine. Le problème, c'est qu'il y a trois candidats en concurrence entre Gabriel Attal, Edouard Philippe et Bruno Retailleau, ça ne vous a pas échappé. Vous, vous faites partie des ministres avec Benjamin Haddad, Mathieu Lefebvre ou Gérald Darmanin qui se sont prononcés publiquement très clairement en disant nous, notre candidat, ce sera Edouard Philippe, on soutient Edouard Philippe. Est-ce que si les uns et les autres se mettent parmi les ministres, les membres du gouvernement à soutenir tel ou tel candidat à la présidentielle, est-ce qu

19:52
Locuteur

'il

19:52
Invité

n

19:52
Locuteur

'y a

19:52
Invité

pas un risque de diviser en fait le gouvernement et de perturber son action d'ici la présidentielle dans les derniers mois qui restent en fait ? Le vrai risque, c'est la division de nos électeurs. Donc, ce n

20:02
Locuteur

'est

20:02
Invité

pas un problème d'avoir des voix différentes et des soutiens différents au sein du même gouvernement ? Il y a deux choses. D'abord, ce gouvernement est un gouvernement qui allie un certain nombre de partis politiques, un certain nombre de responsables politiques qui ne viennent pas nécessairement du même bord, qui n'ont pas nécessairement la même histoire et qui donc, de facto, ne sont pas des clones.

Je vous ne l'apprends pas, ça fait suite à la dissolution de 2024 et donc à cette nécessité qu'il y a eu de faire une alliance large de la droite et du centre pour gouverner le pays et éviter de donner les clés du camion à la France insoumise ou au Rassemblement national, ce qui aurait été absolument délétère pour nos compatriotes et notamment pour ceux qui nous écoutent en ce moment. Une fois qu'on s'est dit ça, le vrai risque ne vient pas du gouvernement, le vrai risque, il vient de la division, je le redis, au sein de nos électeurs, au sein de nos partis politiques, au sein des responsables qui composent nos familles politiques respectives. La politique, ce n

21:01
Locuteur

'est

21:01
Invité

pas que des mathématiques, mais les mathématiques disent parfois quelque chose. Si nous avons deux ou trois candidats au premier tour de l'élection présidentielle, nous serons éliminés de l'élection présidentielle

21:13
Locuteur

et nous laisserons aux

21:15
Invité

Français et à nos électeurs qui le redoutent, je crois, beaucoup, le choix d'un second tour entre M. Mélenchon et Mme Le Pen. Et moi, je me bats contre ça. Je me bats contre ça parce que je considère que c'est un enjeu, là encore une fois, qui est plus grand que nous, qui nous dépasse et face auquel personne ne peut regarder ailleurs.

21:33
Locuteur

M.

21:33
Invité

Mélenchon, vous échangez régulièrement avec le Premier ministre, Sébastien Lecornu. Êtes-vous certaine qu'il ne sera pas candidat l'année prochaine

21:38
Locuteur

?

21:39
Invité

Je suis certaine que le Premier ministre est pleinement concentré sur la mission qu'est la sienne.

21:46
Locuteur

J'espère, mais est-ce qu'il ne sera pas quand même candidat ? Encore une

21:48
Invité

fois, sur les urgences auxquelles le pays est confronté, sur le budget qui arrive dans quelques semaines ou dans quelques mois, je crois qu'il a répondu à vos confrères du Parisien il y a une semaine de cela disant qu'il n'était pas candidat à l'élection présidentielle. Je peux donc le paraphraser devant vous. Pour

22:05
Locuteur

le moment.

22:05
Invité

Il me semble qu'il a été, encore une fois, extrêmement clair.

22:10
Présentateur

Vous parlez des clés du camion, il y

22:12
Locuteur

a

22:12
Présentateur

beaucoup de gens qui veulent récupérer ces clés. Est-ce que le rythme et de cette campagne très soutenue en cette rentrée vous étonne, vous inquiète ? Est-ce que c'est trop tôt pour tout le monde de se passer dans cette bataille ?

22:25
Invité

Non,

22:25
Locuteur

ça

22:25
Invité

ne m'étonne pas, ça ne m'inquiète pas, ça correspond exactement à ce que, encore une fois, j'entends autour de moi, des Français qui ont conscience que cette élection s'approche, que c'est un moment absolument décisif de notre histoire, que le choix que l'on va faire l'année prochaine engagera le pays dans des dynamiques fondamentalement différentes en fonction du choix qui sera fait. Si Mme Le Pen arrive au pouvoir, on verra se mettre en place ce qu'on a entreaperçu cette semaine vis-à-vis de la Russie, vis-à-vis de l'Ukraine, vis-à-vis de l'Union européenne ou vis-à-vis, pour ne prendre que cet exemple, de la laïcité et du voile dans l'espace public.

Donc, des positions qui seront profondément clivantes et profondément dangereuses pour le pays. M. Mélenchon, avec sa nouvelle France, qui est en fait une forme de négation de ce qu'est, à mon avis, profondément la France, ferait prendre là aussi une direction, à mon sens, mortifère pour le pays avec une crise notamment économique. Et les Français le ressentent. On est à une croisée des chemins.

23:25
Locuteur

On

23:26
Invité

est un peuple profondément politique. Et donc, naturellement, les Français s'y intéressent. Et naturellement, les candidats font campagne. Et au fond, dans une démocratie, c'est une bonne chose.

23:35
Présentateur

Dans cette croisée des chemins, et surtout dans les sondages de cette semaine, Edouard Philippe est toujours très loin derrière Marine Le Pen. En revanche, il y a une avance de plus en plus marquée sur Gabriel Attal. Est-ce que le candidat de Renaissance doit abandonner ?

23:49
Locuteur

Je

23:49
Invité

crois que la responsabilité de tous les responsables politiques, et j'insiste, pas uniquement de Gabriel Attal, de tous les responsables politiques,

23:58
Locuteur

de

23:58
Présentateur

la

23:59
Invité

droite et du centre, j'inclus Bruno Rotaillot, j'inclus des minants responsables politiques comme Gérard Larcher, le président du Sénat, comme Yael Brun-Pivet, la présidente de l'Assemblée nationale, qui sont des voix importantes.

24:11
Présentateur

Est-ce qu

24:11
Locuteur

'il est déjà temps pour eux de se poser

24:13
Présentateur

la question de leur

24:13
Locuteur

candidature ? Ils doivent

24:14
Invité

travailler à un rassemblement et un rassemblement rapide

24:18
Locuteur

derrière Edouard Philippe. Dès le premier tour de l'élection

24:20
Invité

présidentielle. Aujourd'hui, le mieux placé et sans conteste, Edouard Philippe, c'est le mieux placé pour se qualifier au second tour, c'est le mieux placé pour remporter cette élection présidentielle. Et donc, si nous voulons éviter de laisser aux Français ce choix, encore une fois, dramatique du second tour entre la France insoumise et le rassemblement national, il faudra, certains diront, le moment venu, moi je vais dire le plus tôt possible, que les uns, le plus tôt possible, que les uns et les autres s'entendent. Et aujourd'hui, Edouard Philippe est le plus à même de construire ce rassemblement.

D'ailleurs, je constate que, vous l'avez dit, un certain nombre de responsables politiques commencent déjà à le rejoindre, ça a été mon cas, c'est le cas de Gérald Darmanin, c'est le cas d'un certain nombre d'élus qui viennent de la droite, je crois aussi de beaucoup de Français qui viennent du centre, de la droite, parfois de nulle part, qui doutent, qui sont inquiets et qui lui font confiance pour incarner ce rassemblement.

25:15
Locuteur

Le temps

25:15
Invité

de janvier au février, c'est le scénario prôné par Gabriel Attal qui évoque même la possibilité de faire une primaire entre la droite et le centre à ce moment-là. Pour vous, c'est beaucoup trop tard ?

25:25
Locuteur

Je

25:26
Invité

crois que c'est excessivement tard. excessivement tard, ça veut dire qu'il faut arrêter les compteurs tout de suite ? Il faut trancher dès maintenant ? L'enjeu de cette élection présidentielle est tel. Le danger que court le pays aujourd'hui, encore une fois, avec ce choix qui se profile entre deux populismes d'extrême-gauche et d'extrême-droite aurait des conséquences tellement dévastatrices que, selon moi, on ne peut pas se permettre d'attendre trop longtemps.

25:56
Présentateur

Moëte Bréjean, pourquoi pensez-vous qu'Édouard Philippe est le seul qui peut avoir une majorité parlementaire à l'Assemblée s'il gagne l'Élysée ?

26:05
Invité

D'abord, c'est un sujet extrêmement important qui n'est pas encore au cœur des débats, mais que je vous remercie de mettre sur la table ce matin parce que l'élection présidentielle,

26:13
Locuteur

c

26:13
Invité

'est évidemment l'élection reine et une élection très importante, mais derrière, il y a l'élection législative et on sait ce que c'est aujourd'hui que ne pas avoir de majorité avec toutes les difficultés que ça pose pour prendre des décisions et faire avancer le pays dans un moment où le pays a terriblement besoin d'avancer.

26:29
Locuteur

Édouard Philippe lui

26:30
Invité

propose une méthode, une méthode. Une méthode, ça ne garantit pas tout, mais ça donne un cadre et ça donne un cap.

26:37
Locuteur

Et la seule méthode... Claire, c'est de

26:38
Présentateur

refaire l'UMP.

26:39
Locuteur

Écoutez,

26:40
Invité

l'UMP, moi je n

26:41
Locuteur

'ai

26:41
Invité

jamais été à

26:41
Locuteur

l'UMP. C

26:41
Invité

'est la

26:42
Locuteur

droite,

26:42
Présentateur

le centre, rassemblés

26:43
Locuteur

dans un seul et même parti. C'est des références qui

26:44
Invité

ne me parlent

26:45
Locuteur

qu'à

26:46
Invité

moitié. Et ce que je peux vous dire aujourd'hui, c'est que pour avoir une majorité, il va falloir rassembler largement les électeurs de la droite et du centre et donc aussi les parlementaires et les groupes parlementaires de la droite et du centre. Ça se fait bien au Sénat. Alors certes, ce n'est pas le même mode électoral,

27:03
Locuteur

c'est un fonctionnement un peu

27:05
Invité

différent. Vous

27:05
Présentateur

n'avez pas répondu à mes questions,

27:06
Locuteur

Jean, pourquoi Édouard Philippe est-il le

27:09
Présentateur

seul qui peut

27:10
Locuteur

prétendre à avoir une majorité ? Et

27:12
Invité

compose une majorité avec M. Larcher, avec Hervé Marseille pour l'UDI. Je pense qu'il faut qu'on arrive à être dans cette même dynamique pour les élections législatives sans quoi, encore une fois, la division ne mènera qu'à la défaite.

27:25
Locuteur

Mais

27:25
Présentateur

est-ce que ça veut dire que les parlementaires sortant aujourd'hui, ceux qui voudraient être candidats aux législatives, doivent d'ores et déjà se positionner et d'ores et déjà rejoindre Édouard Philippe ? Est-ce que c'est ça la démarche

27:35
Locuteur

?

27:35
Invité

Là encore, moi, je ne suis pas là pour tordre le bras des uns ou des autres. Ce que je dis, c'est qu'il va falloir l'entente et l'alliance la plus large possible.

27:46
Présentateur

Vous dites qu

27:46
Locuteur

'il

27:46
Présentateur

va falloir, il y

27:47
Locuteur

a

27:47
Présentateur

un travail, etc., de

27:48
Locuteur

rassemblement, mais concrètement, ça veut dire quoi ?

27:50
Invité

Il y a déjà des discussions. Vont-elles assez vite ? Selon moi, non. J'aimerais que les choses se décantent de manière plus rapide.

27:59
Locuteur

J

27:59
Invité

'aimerais que très rapidement, on ait là encore un candidat unique parce que l'Union fait la force et que la force fait la dynamique et qu'on aura besoin de cette dynamique dans les semaines et dans les mois à venir. Quoi qu'il en soit, le plus tôt sera le mieux et ça doit évidemment aussi concerner les élections législatives. Est-ce que le président de la République peut jouer ou doit jouer un rôle dans la désignation du favori de ce candidat unique ? Est-ce

28:25
Locuteur

qu

28:25
Invité

'il vaut mieux qu

28:25
Locuteur

'il

28:25
Invité

se taise ou est-ce que c'est important qu'il apporte son soutien publiquement à l'un ou l'autre des candidats en

28:31
Locuteur

ligne ?

28:31
Invité

Le rôle précis qu'il sera amené à jouer,

28:34
Locuteur

c

28:34
Invité

'est évidemment à lui de le dire et pas à moi. Ma conviction, c'est que le président de la République s'est toujours engagé et de manière très claire contre les extrêmes d'où qu'il vienne, contre l'extrême-gauche et contre l'extrême-droite et donc il restera évidemment et je n'ai aucun doute là-dessus dans ce cap-là et dans cette dynamique-là. Ensuite, quelle forme ça pourrait prendre ou pas, ce n'est pas à moi de le dire et il est peut-être trop tôt pour le dire d'ailleurs.

29:02
Présentateur

Prenons juste le temps de reparler d'une des idées qui anime déjà cette campagne présidentielle, la question des retraites. Edouard Philippe dit nous allons tous devoir travailler un peu plus longtemps, c'est sa formule. il ne parle plus donc de travailler jusqu'à 67 ans. Qu'est-ce qu'il faut comprendre ? Ça veut dire quoi travailler un peu plus ?

29:20
Locuteur

On

29:21
Invité

est face à un mur démographique et face à ce mur démographique, je crois qu'il nous faut être extrêmement lucide. Le système, tel qu'il fonctionne aujourd'hui et tel qu'il est bâti, ne tiendra pas dans la durée si on ne travaille pas effectivement tous un peu plus longtemps. Je serais même un peu plus précise, si on n'est pas tous plus nombreux à travailler, c'est extrêmement important, donc un taux de chômage qui doit baisser, et si on ne travaille pas tous ou presque tous, bien sûr, fonction du métier que l'on exerce, un peu plus longtemps.

29:53
Locuteur

Qu'est-ce que ça veut

29:54
Invité

dire ?

29:54
Locuteur

C'est

29:55
Invité

ce qu'on a porté avec le

29:56
Locuteur

président de la République

29:57
Présentateur

depuis plusieurs

29:58
Locuteur

années maintenant. D'accord, mais est-ce que Edouard Philippe peut faire toute

29:59
Présentateur

une campagne sans être précis sur le sujet et dire ça sera un petit peu

30:03
Locuteur

plus

30:03
Invité

? Je n'ai aucun doute sur le fait qu'il sera précis et amené à détailler évidemment les propositions qui sont les siennes dans les semaines à venir.

30:11
Locuteur

Donc il y aura un

30:12
Présentateur

âge de départ repoussé à un moment ou à un autre ?

30:14
Invité

Vous savez, c'est un discours que nous portons depuis plusieurs années maintenant avec le président de la République, notamment la réforme des retraites qui a été portée, les réformes de l'assurance chômage, la réforme du RSA. C'était des mesures qui n'étaient pas nécessairement populaires, mais qui étaient nécessaires. Si on veut pouvoir continuer à avoir un système social qui soit soutenable, on ne peut pas avoir de moins en moins d'actifs et de plus en plus de retraités sans se dire que le déséquilibre du système amènera à un moment ou un autre tout ce système à s'effondrer. Je vais vous le dire autrement.

Si on ne travaille pas un peu plus longtemps, si on ne continue pas à réformer le système des retraites, alors c'est les pensions de retraite elles-mêmes

31:02
Locuteur

qui

31:02
Invité

seront amenées à diminuer. C'est le système social tel qu'il l'est aujourd'hui, je pense notamment aux questions essentielles que sont celles de la santé, qui sera amené à être dégradé et de manière beaucoup plus brutale que si on prend le temps de prendre ses décisions de manière proactive. Moi je ne veux pas que l'absence de décision nous amène dans une situation où d'autres les prennent à leur place et les exigent de la France parce que c'est ce qui pourrait se passer.

31:30
Présentateur

Vous parlez du FMI

31:30
Locuteur

? Je

31:31
Invité

parle en tout cas d'instance supranationale qui dans le cas d'une crise financière ou de difficultés qui viendraient encore à s'aggraver et on voit l'évolution des taux directeurs notamment depuis quelques semaines Vous redoutez

31:45
Locuteur

aujourd'hui une crise financière

31:46
Invité

au gouvernement ? Je pense, pardon je termine ma phrase d'abord, impose à la France des décisions qu'on n'aurait pas prises de manière plus intelligente nous-mêmes. Est-ce que je redoute une crise financière ? Je pense que

31:58
Locuteur

en

31:59
Invité

l'absence de décision si on continue encore une fois dans les mois à venir au Parlement à refuser des mesures nécessaires notamment dans le cadre de ce que proposera le gouvernement sur le budget si les parlementaires venaient à bloquer l'adoption d'un projet de loi de finances pour 2027 la France court un réel risque.

32:21
Présentateur

La semaine prochaine il y

32:22
Locuteur

a

32:22
Présentateur

un petit anniversaire c'est les un an de Sébastien Lecornu à Matignon est-ce que vous pouvez nous décrire avec un ou deux mots le style Lecornu sa façon de travailler qui résume

32:34
Locuteur

c'est un an ?

32:37
Invité

Je dirais la sobriété

32:40
Présentateur

médiatique ça c'est sûr

32:41
Locuteur

oui

32:42
Invité

sobriété médiatique mais pas uniquement je dirais la sobriété et le pragmatisme je crois que c'est quelqu'un qui n'est pas assis sur des certitudes et c'est d'ailleurs ce qui lui a permis de discuter avec les uns et les autres et ensuite qui effectivement dans un monde fait de punchlines de sorties médiatiques tauditruantes a toujours conservé cette forme de sobriété dans la manière dont il s'exprime moins par stratégie mais parce que c'est profondément lui je crois pour le connaître un peu et donc ça dénote un peu dans un univers politique qui en 2026 est parfois très très bavard pardon bavard on peut utiliser ce mot

33:28
Présentateur

c'est un animateur ou un chef d'équipe Sébastien Lecornu

33:30
Locuteur

c'est

33:31
Invité

un chef d'équipe ce qui ne l'empêche pas d'animer l'équipe qu'il dirige mais c'est un chef d'équipe

33:38
Locuteur

Le

33:42
Présentateur

Grand Jury ça se passe au Parlement

33:44
Locuteur

Alors

33:45
Présentateur

on va plutôt passer à tout et politique avec des sujets comme celui de la voiture électrique avec un boom des ventes des voitures électriques presque 4 voitures sur 10 vendues au mois d'août est-ce que Maude Bréjean vous êtes je le rappelle ministre déléguée à l'énergie est-ce que les infrastructures vont suivre est-ce qu'il y

34:05
Locuteur

aura

34:05
Présentateur

une résistance le réseau électrique va résister est

34:08
Locuteur

-ce

34:08
Présentateur

qu'il y

34:08
Locuteur

aura

34:08
Présentateur

suffisamment de bornes

34:10
Invité

Oui et oui aux trois questions d'abord en quelques phrases dire qu'il y a un combat culturel qui a été gagné c'est celui de l'électrification ça a pris des années et c'est une victoire majeure pour la souveraineté du pays pour la souveraineté énergétique face aux grandes puissances qui nous vendent le gaz et le pétrole à des prix qu'ils fixent eux-mêmes et ça les français elles l

34:33
Locuteur

'ont

34:33
Invité

bien compris 38% vous le dites des voitures neuves vendues en août sont des voitures électriques c'était 19% l'année d'avant c'est dire à quel point cette révolution s'est faite rapidement au regard de la crise qu'on est en train de traverser des différentes crises d'ailleurs qu'on a traversé depuis ces

34:50
Locuteur

dernières années

34:51
Présentateur

avec un carburant qui passe pas en dessous des 2 euros aujourd'hui que ça soit du super ou que ça soit le diesel est-ce que vous dites déjà que ces prix ne baisseront plus jamais est

34:59
Locuteur

-ce

34:59
Présentateur

que vous dites il faut vraiment passer à l'électrique c'est le seul choix à faire aujourd'hui

35:03
Locuteur

alors

35:04
Invité

je ne suis pas en capacité de projeter les prix à dans 6, 12 ou 18 mois ce que je peux dire en revanche c'est que si on veut sortir de cette dépendance à des prix fixés par les autres si on veut sortir de notre dépendance à d'autres grandes puissances il y a une réponse c'est l'électrification et donc ça passe par la transition énergétique effectivement pour les véhicules mais aussi pour les modes de chauffage vous me demandiez si les infrastructures allaient suivre tout à l'heure la réponse est oui on a déjà plus de 200 000 bornes publiques 200 000 points de recharge en libre-service je

35:42
Présentateur

voudrais quand même vous entendre

35:42
Locuteur

sur une

35:43
Présentateur

situation cocasse qu'on a découvert cette semaine vous êtes donc ministre délégué à l'énergie et vous ne pouvez pas parler à propos d'électrification à la patronne de RTE c'est le réseau électrique c'est une filiale à 100% d'EDF parce qu'elle avait occupé précédemment le poste de secrétaire général adjoint de l'Elysée c'est une situation que vous qualifiez comment c'est cocasse alors ça

36:06
Invité

peut sembler extrêmement cocasse dans la manière dont ça a été lu et expliqué publiquement c'est en réalité un petit peu plus compliqué que ça le gouvernement a évidemment évidemment le droit et la légitimité d'échanger avec le réseau de transport d'électricité

36:22
Locuteur

mais

36:23
Présentateur

pas avec sa patronne

36:23
Invité

mais la patronne ne peut pas d'elle-même d'elle-même je le précise rentrer en contact directement avec la ministre de l'énergie ce qui ne signifie pas que de mon plein gré je ne peux pas convoquer par exemple la direction de RTE donc là encore je comprends que dans la manière dont ça a été expliqué ça puisse poser des questions les choses sont en réalité plus complexes que ça on peut trouver ça cocasse on peut trouver aussi normal qu'au sein du système français il y

36:54
Locuteur

a

36:54
Invité

des formes de garde-fou pour éviter tout conflit d'intérêts est-ce que parfois ça va un peu loin la réponse est oui c'est aussi le pendant d'une transparence et des garde-fous qui ont été longtemps demandés par les français mais bon en tout cas ça n'altère pas notre capacité à travailler au quotidien

37:11
Présentateur

pour revenir au concret vous avez annoncé le prolongement des aides gros rouleurs jusqu'à la fin du mois comment vous expliquez que moins d'un français sur deux qui a le droit à ces aides n'y a pas recouru

37:25
Invité

peut-être parce qu'il n

37:26
Locuteur

'y a

37:26
Invité

pas eu suffisamment de temps et c'est pour ça qu'on prolonge ces aides nous on dit une chose simple il y a un contexte budgétaire qui est difficile et il y a des français et des entreprises qui galèrent et qu'on ne laissera pas tomber on a fait un choix qui est un choix budgétaire important de reconduire de nouveau ces aides de reconduire d'abord les aides sectorielles donc pour les entreprises qui sont le plus dépendant du

37:48
Locuteur

carburant les

37:50
Invité

agriculteurs on en

37:51
Locuteur

parlait les

37:52
Invité

pêcheurs le BTP c'est 70 millions d'euros par mois donc c'est un effort qui est important et en parallèle il

37:58
Locuteur

y a

37:58
Invité

ce chèque gros rouleur qui était à destination d'environ 3 millions de français un peu moins de la moitié en ont déjà fait la demande et l'ont déjà touché ou vont le toucher dans les jours à venir pour les demandes les plus récentes il reste effectivement environ 1 million et demi de français qui y ont droit et qui n'ont pas fait la demande mais moi je leur dis de nouveau

38:17
Locuteur

comme à chacune

38:19
Invité

comme à chacune de mes interventions

38:21
Locuteur

médias

38:21
Invité

faites cette demande nous avons mis en place je le dis le portail et l'organisation la plus simple possible simple possible de telle façon que cette demande puisse être formulée rapidement de manière efficace sans que ce soit compliqué on sait que c'est parfois reproché à l'administration française là c'est simple celles et ceux qui y ont droit encore une fois connectez-vous sur le site dédié et faites la demande

38:45
Présentateur

Maude Bréjon porte-parole du gouvernement et ministre délégué à l'énergie était l'invité de ce grand jury bon dimanche à tous on se retrouve la semaine prochaine le grand jury RTL Public Sénat Ouest France M6