Flottille pour Gaza : l’indignation internationale
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
le territoire à Itamar Ben Gvir. Giorgia Meloni aussi, et elle demande des excuses. - Des militants de la flottille pour Gaza humiliés.
Sur cette vidéo, 400 passagers à genoux, les mains liées. En fond sonore, l'hymne national israélien. - Bienvenue en Israël!
Nous sommes chez nous! - Une mise en scène diffusée directement par le ministre israélien de la sécurité nationale, Itamar Ben Gvir. - Ils sont arrivés la tête haute comme de grands héros.
Regardez, voyez dans quel état ils sont maintenant. Ce ne sont ni des héros ni quoi que ce soit d'autre. Ce sont des partisans du terrorisme.
Je dis à Netanyahou: "Laissez-les-moi encore. On va les mettre dans les prisons réservées aux terroristes." - Les militants ont été arrêtés lundi au large de Chypre par la marine israélienne.
Ils avaient quitté la Turquie la semaine dernière. 50 navires en direction de Gaza partaient pour tenter de briser le blocus imposé par Israël. La répression de l'Etat hébreu a choqué dans le monde entier. - Ce traitement est monstrueux.
Il est honteux. Il est inhumain. J'exige des excuses publiques de la part d'Israël. - Même les Etats-Unis, pourtant soutiens inconditionnels de l'Etat hébreu, ont condamné des actes jugés ignobles.
Itamar Ben Gvir, désavoué aussi dans son pays par le Premier ministre Netanyahou et des membres du gouvernement, très inhabituel en Israël. Itamar Ben Gvir, à la tête d'un mouvement politique ouvertement raciste et longtemps interdit, est l'une des figures les plus radicales de la coalition de droite et d'extrême droite, arrivée au pouvoir en 2022. - Mon droit, celui de ma femme et celui de mes enfants de circuler sur les routes de Judée Samaris est plus important que le droit de circulation des Arabes. - Le 30 mars dernier à la Knesset, Itamar Ben Gvir débouche une bouteille de champagne et trinque.
L'assemblée israélienne vient de voter une loi qui cible exclusivement les Palestiniens, ceux jugés coupables de meurtres terroristes. - La peine de mort pour les terroristes, c'est historique! Avec l'aide de Dieu, bientôt un par un, on les exécutera tous! - Depuis l'attaque sanglante du Hamas du 7 octobre 2024, la coalition au pouvoir fragilise l'état de droit.
La riposte d'Israël est sans pitié. 72.000 morts dans la bande de Gaza, un territoire entièrement anéanti, et en Cisjordanie, intensification de la colonisation.
En trois ans et demi, 68 colonies ont déjà été établies par le gouvernement. 34 autres sont encore prévues. - Nous éliminerons l'idée d'un Etat arabe terroriste.
Nous abrogerons enfin les maudits accords d'Oslo pour nous engager sur la voie de la souveraineté israélienne. - Même logique au Liban. 68 villages du sud du pays serait désormais déjà contrôlés par Israël. -A.Casse: Une question de notre téléspectateur. -E.Sheppard Sellam: Ca a beaucoup choqué en Israël aussi, il faut le dire, y compris dans son propre gouvernement.
Le ministre des Affaires étrangères a lui-même dit que c'était inadmissible. Il fait partie d'une coalition. On est dans une année électorale.
Je pense qu'on aura une dissolution avant qu'il soit expulsé. Il faut comprendre qu'ils sont en campagne électorale, autant Netanyahou, qui a fait des choses qui étaient clairement pour sa propre campagne, que Ben Gvir, par leur électorat. Il a entre 7 et 8 sièges actuellement, il en aura sûrement moins aux prochaines élections. -A.Casse: Elles auront lieu quand?
On n'a pas encore la date exacte. -E.Sheppard Sellam: Non, parce qu'il y a un mouvement pour une dissolution, actuellement.
Ca pourrait être à partir de là. -A.Casse: Quel est son pouvoir?
On a vu Benyamin Netanyahou réagir assez vite. Il a dit que ce n'était pas conforme aux valeurs d'Israël. On voit qu'il lui tient tête. -E.Sheppard Sellam: Tant que Netanyahou a besoin de lui...
On l'a vu sur d'autres dossiers. Il y a notamment la question de la conscription des ultraorthodoxes. Il sait très bien qu'il peut faire beaucoup de choses, parce qu'il a besoin de ça pour tenir pour l'instant. -A.Casse: Est-ce que Ben Gvir est plus puissant que jamais en ce moment? -P.Allémonière: Peut-être pas, mais il tient le Premier ministre.
S'il part, la coalition s'effondre. Mais il ne veut pas partir. Quand il s'est retiré, on a vu qu'il était revenu après.
Il s'est retiré pour revenir. Donc lui, il a intérêt à rester dans sa position. Dans son poste de ministre de l'Intérieur, il est très puissant.
Il a participé au réarmement des populations israéliennes et des populations qui habitent en Cisjordanie. Il a eu une politique très dure vis-à-vis de toutes ces populations. Son intérêt à lui, c'est par rapport à cette perspective électorale que vous avez bien décrite.
Ils sont deux à vouloir mobiliser cet électorat: le ministre des Finances et lui, le ministre de l'Intérieur. Actuellement, lui, avec ce discours et ses attitudes très dures, il gagne des voix. Donc il n'a aucun intérêt à s'arrêter par rapport à son concurrent. -A.Casse: Quel rôle d'Israël dans le prochain chapitre de la guerre?
On a vu que Washington avait fait fuité pas mal d'informations dans les médias, pour dire que Benyamin Netanyahou avait fait entrer Donald Trump en guerre. Quel est l'état de leurs relations aujourd'hui? -D.Rigoulet-Roze: Elles sont compliquées parce que les agendas sont divergents, aujourd'hui, pas sur le but ultime, qui est la question de la neutralisation du programme nucléaire, mais sur les moyens d'y parvenir.
Dans l'agenda israélien, depuis le début, il y a une cohérence là-dessus, c'est le changement de régime qui est prôné à Téhéran. C'est pas forcément l'option privilégiée par Donald Trump. Donald Trump pourrait se contenter d'avoir, si le but peut être rempli par négociations, ce qui peut lui convenir.
Ca pourrait être un faux-semblant. Le fameux regime collapse qui avait été envisagé comme stratégie au début n'a pas fonctionné. On a vu que la décapitation de fin février, bien qu'elle ait été efficace, n'a pas fondamentalement fragilisé l'équilibre du système iranien.
C'est là le dilemme pour les négociations en cours. -A.Casse: Quand on dit que Benyamin Netanyahou est écarté des négociations actuelles avec l'Iran, on est quand même en train de dire qu'ils ne se parlent peut-être même plus. -P.Allémonière: Il y a un très bon article dans le New York Times d'aujourd'hui qui montre comment le Premier ministre israélien a été mis de côté dans les négociations, mais pas que là.
Il a été aussi mis de côté dans les décisions militaires. -E.Sheppard Sellam: Je me méfierais toujours de cette question.
On dit toujours qu'ils ne se parlent pas, alors qu'ils se parlent plus que d'habitude. Je ne sais pas qui pourrait faire fuiter ça, mais ce n'est pas la première fois. -P.Allémonière: Mais on a vu les déclarations de Donald Trump: "Il fera ce que je lui dirais de faire." -D.Rigoulet-Roze: Je suis d'accord -G.Lagane: Je suis d'accord avec ma voisine.
Par rapport à ce que disait David tout à l'heure, changement de régime ou pas, Américains et Israéliens savent parfaitement ce que serait un changement de régime. Un gouvernement iranien qui abandonnerait le programme nucléaire, si c'est encore les Gardiens de la révolution mais qui n'ont plus de pouvoir révolutionnaire, ça conviendrait à tout le monde. C'est une guerre qui est menée en anglais.
C'est peut-être une première pour Israël.
Jean-noël Barrot