Face à Philippe de Villiers | Les meilleurs moments #1 | 27 juin 2025
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Philippe de VilliersFait
« Le premier mur porteur qui s'est effondré c'est évidemment l'institution judiciaire. Et là, en l'occurrence nous payons le prix de l'erreur tragique de la réforme Bellou Béin 2021 qu'on a appelé la saisure pénale. »
- 4:00Philippe de VilliersFait
« La culpabilité doit aller avec la peine. Sinon le jeune mineur, il rit et il recommence. C'est vraiment une école de la récidive. »
- 5:00Philippe de VilliersFait
« Il faut supprimer l'excuse de minorité. Quelqu'un qui se qui tue comme un adulte doit être sanctionné comme un adulte. »
- 24:00Philippe de VilliersFait
« La droite ne pense plus qu'en terme économique depuis 50 ans, elle a laissé la culture l'éducation à la gauche. »
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C'est news, il est 19h. Je suis ravi de vous retrouver pour face à Philippe Devilier, émission un peu spéciale ce soir. Je suis en compagnie de Geofre le jeune. Bonsoir Geofra. Bonsoir Thomas. C'est un plaisir de faire cette émission avec vous. Et ben c'est un plaisir partager. Alors on va le dire tout de suite. Philippe Dévillier n'est pas avec nous physiquement mais on va vous proposer ce soir les moments les plus marquants, les moments les plus forts de cette saison qui aura rythmé évidemment l'antenne de Cs. On va revenir sur des moments qui vous ont marqués notamment Geofra. On verra ça notamment dans la deuxème partie de l'émission.
On va commencer par le sujet qui paraît évidemment incontournable au vu de l'actualité. Ce sont les victimes qui ont pris la parole. C'est un phénomène qui a marqué cette année, cette saison notamment sur l'antenne de C News. On a notamment été bouleversé. J'ai été bouleversé. Je pense que c'était votre cas aussi par le témoignage hier de la mère d'Élias Stéphanie. C'était sur le plateau de Laurence Ferrari et elle est revenue sur les politiques qui à ses yeux n'en font pas assez pour faire avancer les choses. Je propose de regarder un extrait de cette interview et puis on verra ensuite ce que Philippe Deviller avait dit de la mort d'Élias au mois de janvier dernier.
Ce qui réactive notre peine, c'est c'est que ça n'avance pas. On a l'impression qu'en 5 mois, pour certains, la temporalité de 5 mois, c'est très court pour faire avancer les actions politiques. Pour nous, c'est long. Et en fait, ce qui ce qui nous fait de la peine, c'est le fait qu'on prenne le temps de réfléchir. Là, il y avait une loi qui était une loi qui pouvait faire avancer les choses et finalement c'est le conseil. Donc en fait, évidemment qu'on a de la tristesse pour les victimes. Évidemment, mais ce qui nous ce qui est le plus déstabilisant, c'est un peu l'inertie de certains partis politiques et de certains médias en disant c'est des faits divers, ça passera.
En fait, ça ne passera pas, ça ne va pas s'arrêter. Je le disais Geoffre, on a été tous assez bouleversés en écoutant les mots de Stéphanie, la mère d'Élias. Qu'est-ce que vous en avez pensé quand vous avez suivi cette interview menée par Laurence Ferrari ? D'ailleurs, on peut féliciter Laurence qui a réussi à à recueillir ses mots et c'est on sait que c'est toujours un moment assez délicat. Euh moi, j'ai été bouleversé évidemment comme vous. J'ai été frappé aussi par la lucidité, le courage en fait. Les victimes, vous savez, moi ça m'est déjà arrivé d'en interroger ou d'en faire parler.
Elles sont dans un état tellement tellement épouvantable que ont très souvent, d'ailleurs c'était le cas jus jusqu'à cette année, envie de se murer dans le silence, de se de se retrouver en famille. et de passer la période et en général on les entend pas. Je vais dire juste une chose sur Philippe parce que je me souviens de ce qu'il avait dit, ce qu'on va entendre sur la mort d'Élias. Il y a quelque chose qui me frappe énormément, c'est que il est à la fois dans l'analyse et on je me souviens de ce qu'il avait dit, l'analyse du phénomène, il est il est capable de tirer des conclusions tout de suite après un un fait de société comme celui-là et il a une empathie réelle avec les gens.
C'est-à-dire que quand il rencontre quelqu'un qui a souffert, il le prend dans ses bras et cetera, c'est quelqu'un qui ressent physiquement les émotions des autres au moment où où il est face à eux. il a une empathie qui est qui est XXL et donc je ne suis pas étonné que au moment de la mort d'Élias, il a eu ses mots. Alors je vous rappelle la mort d'Élias évidemment c'est s'est produit au mois de janvier dernier. Elias c'est un jeune garçon qui sortait de son entraînement de football dans le 14e arrondissement de Paris. Il croise la route de deux délinquants multirécidivistes. Malheureusement, il perd la vie.
Et voilà ce que disait Philippe Devilier quelques jours après ce drame qui a bouleversé tout un pays. Je pense que c'est d'abord la faillite enfin c'est vous savez les murs porteurs. Moi je parle souvent des murs porteurs. Euh le premier mur porteur qui s'est effondré c'est évidemment l'institution judiciaire. Et là, en l'occurrence nous payons le prix de l'erreur tragique de la réforme Bellou Béin 2021 qu'on a appelé la saisure pénale. Et quand je regarde cette réforme, quand je la relis, je me dis "Mais qu'est-ce qu'ils avaient en tête ?" Je rappelle deux audiences, l'audience de culpabilité dans les 3 mois et l'audience de la peine, de la sanction. dans les 6 8 mois.
C'estd qu'en fait on déclare d'abord la culpabilité puis on attend puis on revient quelques mois après pour prononcer la peine. C'est totalement inefficace. C'est c'est totalement ridicule. C'est c'est contraire au réel, au bon sens. La culpabilité doit aller avec la peine. Sinon le jeune mineur, il rit et il recommence. C'est vraiment une école de la récidive. Alors, qu'est-ce qu'il faudrait faire et pourquoi on le fait pas ? Premièrement, supprimer la césure pénale et instaurer évidemment la la convocation immédiate du mineur. Immédiate, c'est ce qu'on appelle la comparition immédiate. Ensuite, il faut supprimer l'excuse de minorité.
Quelqu'un qui se qui tue comme un adulte doit être sanctionné comme un adulte. On est plus autant de l'ordonnance 1945. Ensuite, il faut des peines effectives et des peines de prison. Euh, vous rendez compte que là, il y a 1700 jeunes mineurs qui ont éé l'objet d'une procédure pénale, 25000 ont été condamnés et 10 % seulement ont eu une peine de prison effective. Donc il faut la peine de prison effective et la courte peine mais la peine tout de suite. Alors je dis la faillite de l'institution judiciaire mais j'ajoute la faillite de l'institution scolaire. En vous écoutant à l'instant je je pensais à une une émission qu'on a faite ici. On a parlé un jour et on était sérieux tous les trois.
Enfin, moi je faisais mine de lettres de parce que je voulais pas choquer. Euh ça a été autant Atal était le premier ministre que que Macron avait donné à la France. Euh et à tal à Nice, un jour, il a fait un numéro, un grand vélo sur les ateliers d'empathie. Vous vous souvenez de ça ? Et donc en fait tout le monde expliquait et vous-même vous az été un peu contaminé d'ailleurs que avec les ateliers d'empathie on pouvait faire reculer la violence. Bon où ils sont les ateliers d'empathie ? Et en fait, bon, le prof il a plus son magistère, il a plus de magistère, le prof il est tombé de sa chair et d'ailleurs il demande même plus à y remonter.
Et je pense toujours au mot de Peggy sur les instituteurs de l'école normale, ils étaient sveltes, sanglés, souverain sur leur classe. Bon et et il fonctionnait selon le principe édification, imitation parce que l'éducation c'est des modèles. Et euh récemment, j'ai relu enfin vraiment par le plus grand des hasards, des compte-rendus des des inspecteurs généraux de l'éducation nationale et je suis tombé sur un un une inspection euh sur un collège euh qui s'appelle le lycée Fontane et il y avait un jeune garçon de 11 12 ans qui était brillantissime et l'inspecteur général veut le mettre à l'épreuve.
l'inspecteur de de l'enseignement secondaire et lui a dit "Monsieur Caillot, il s'agit de Joseph Caillot, futur président du conseil, il dit "Monsieur Joseph Caillot, euh quelle était la couleur des cheveux d'Alexandre ?" Vert, monsieur l'inspecteur général. Ah, pourquoi vert ? Parce que c'était des lauriers. Bon, je vous jure que c'est vrai. Incroyable. Vous rendez compte ? la pente descendue. Alors, on a le premier ministre qui disait l'autre jour sur avec Darius Rochbin une chose juste, il faut revenir à l'écrit. Bah oui, revenir à l'écrit, revenir à l'oral, revenir au au à l'alphabet quoi. Je disait "Je ne savais ni le A ni le B". Non, elle savait que le A et le B.
Bah alors, ils savent même plus le A et le B. Voilà. Et enfin la la la le dernier mur porteur, c'est la famille, l'institution matrimoniale. Alors là, Macron, il a il a il a bien travaillé avec Hollande. Ils ont détruit l'institution familiale. Il y a pas de ministère de la famille et on a réussi une opération incroyable. Pour la première fois dans l'histoire de l'humanité, on vit avec une société sans père. Société sans père. Donc au nom de la lutte contre le patriarcat. Mais quand on écoute le maire, madame petit voilà euh j'ai vu le maire du 14e arrondissement. Oui.
Alors elle parle de l'excuse absolutoire, elle explique que la pauvreté et cetera toujours le même discours qui n'est plus supportable et et en fait il faut qu'on sorte de la société rousseau euh les deux Sandrine Jean-Jacques. Sandrine pour aujourd'hui, Jean-Jacques pour hier. Pourquoi ? Parce que l'excuse absolutoire, c'est la défense sociale nouvelle. J'ai connu ça quand j'étais en première année de droit. C'estàilleurs, c'était l'idée que le système pénal devait et doit avoir comme première préoccupation non pas la punition, non pas la sanction, non pas la réparation, non pas la dissuasion, mais la réadaptation sociale du délinquant.
C'est c'est la décriminalisation de la déviance et c'est l'application de de Rousseau. Jean-Jacques Rousseau. L'homme n'est bon, c'est la société qui le déprave. Euh vous savez tout toute la construction juridique de l'excuse absolutoire et donc de la doctrine pénale repose sur cette phrase fameuse que on connaît tous. Conscience, conscience, instinct divin, immortel et céleste voix, guide assuré d'un être. ignorant et borné mais intelligent et libre. Juge infaillible du bien et du mal qui le qui rend l'homme semblable à Dieu. Qui rend l'homme semblable à Dieu. Voilà, on paye cher tous les jours. Ce sont les idées qui mènent le monde. H et ces idées-là, elles nous détruisent.
Voilà pour l'analyse de Philippe Devilier. C'était donc au mois de janvier, quelques jours après la mort tragique d'Élias. Euh je crois vous parliez de cet équilibre entre empathie et analyse. Comment Philippe Devilier que vous connaissez, que vous côtoyez chaque semaine presque tous les jours, on arrive à cette à ce à ce raisonnement-là, à ce développement là, vous qui le côtoyez parce que vous pouvez nous expliquer un peu comment comment ça marche en dehors des caméras. C'est drôle, il a été toute sa vie caricaturé, vous savez, comme un un aristocrate et cetera. Et en fait, je crois que le propre de l'aristocrate, c'est d'être proche des gens en réalité.
Et euh moi je le connais en effet Philippe depuis une dizaine d'années et euh et je suis souvent allé le voir aussi au pu du fou et comment dire c'est quelque chose vous l'avez vous l'avez pas c'est quelque chose d'iné en fait il prend les gens dans ses bras il les touche il les connaît il les appelle par leur prénom il les connaît depuis toujour il les abandonne jamais c'est quelque chose de très très touchant et donc il a cette empathie naturelle et il est il a fait de la politique aussi donc il tire des conclusions. C'est c'est aussi un peu un intellectuel et un écrivain. Donc il est sur tous ses registres à la fois.
C'est assez impressionnant et avec Elliot parfois on se regarde quand il a quand il est en train de parler. Alors, faut savoir que les les gens les gens qui me parlent de l'émission me demandent toujours comment ça se passe. Racontez-nous les coulisses. Donc là, j'ai l'occasion de le faire aujourd'hui. Et Philippe n'aime pas qu'on ne le regarde pas. Donc quand on est en plateau, il faut qu'on le regarde. Elliot a parfois des des du travail, il doit parler à la régie et cetera. Donc moi, ma mission c'est de le regarder. Je parle pas mais par contre je le regarde et et c'est très important pour lui.
Et parfois on on va on comment dire, on bifû, on se regarde lui et moi, on se dit "La vache, comment il fait ? Comment il en arrive là Et j'ai j'ai essayé de comprendre comment il travaillait parce que tout le monde les gens pensent qu'il a un prompteur, les gens pensent qu'il a des notes, il a rien de tout ça. Donc moi je me dis il arrive, il y a eu ce ce cet événement tragique dans la semaine et il parle 6 minutes et il nous sort une analyse ultra complète où il a oublié aucun dépend du problème. Comment fait-il ? Et ben, j'ai fini par comprendre la méthode de travail de de Philippe Devilier. En fait, il travaille tout le temps, il ne fait que ça.
C'est c'est simple, c'est cette émission occupe tout son temps. Donc la semaine, il est chez lui en Vendé. Il lit les journaux, il regarde la télévision, il lit des livres. Euh il demande, parfois, il demande des numéros de téléphone de de d'experts et cetera pour les appeler parce qu'il les a vu sur ses news ou qu'il les a lu dans la presse pour les appeler pour avoir une discussion plus approfondie avec eux. Ensuite, il digère tout ça et quand il vient ici, il nous recrache le fruit de une semaine de réflexion. C'est pour ça qu'en fait c'est aussi impressionnant. Il se nourrit tout au long de la semaine pour arriver à ce développement, ses développements le vendredi.
Et il ne pense qu'à ça. Il appelle tous les jours. Voilà, il appelle tous les jours. Il a besoin même de tester ses idées. Moi, il m'appelle souvent aussi. Qu'est-ce que tu penses de ça ? Est-ce que tu penses que et en fait à la fin ce qu'on voit à la télévision le vendredi soir, c'est le concentrer de quelque chose qui lui a pris en fait une semaine. Alors, vous parlez de la notion d'empathie. C'est très intéressant parce que ça va nous emmener vers le deuxième extrait.
C'est sans doute l'une des phrases qui a le plus marqué cette saison, la phrase du président de la République dans un entretien à la presse quotidienne régionale avec ce fameux mot employé par le chef de l'État, mot de brainwiser. Il accuse certains de brainwas sur des faits divers. C'est une phrase évidemment qui a suscité énormément de réactions. Sans doute l'une des phrases aussi qui restera des deux mandats d'Emmanuel Macron tant elle témoigne finalement aussi d'un état d'esprit peut-être d'un manque d'empathie. Vous nous direz je froid ce que vous en avez pensé.
Mais d'abord, je vous propose donc de regarder ce que Philippe Deviller en avait dit là aussi quelques jours après cette phrase prononcée par le chef de l'État, la réponse de Philippe Devilier, c'est une tâche indélébile et il faut bien comprendre la mécanique. Donc il a utilisé cette expression révélatrice avec un anglicisme édifiant en désignant ceux qui cherchent à brainwer, donc à faire un lavage de cerveau. En fait, il veut nous dire par là qu'il parle global, il parle globiche, il truffe ses expressions de mots appartenant à la sphère globich. euh attestant ainsi qu'il appartient à ce petit milieu des quadra business analyste.
Il est dans sa bulle en fait, il est dans sa bulle sémantique. Il est dans son monde. Il est dans un autre monde. Il est dans un autre monde que le nôtre. Il est dans un monde sans frontière qui est celui de Davos. Il est il demeure il sera jusqu'au bout le young global leader, un startuper dit-il. Et en fait, il veut faire de la France une start-up, une nation start-up expérimentale, océanique à sa manière. Il préfère Manatan à Roomadour. Il préfère ça, il me l'a dit, il préfère Davos ou Bruxelles à Vezou. Tu as voulu voir Onfleur, on a vu Vezou, tu voulu et on a vu ta mère. Bon et lui il aime Davos, il aime Bruxelles beaucoup plus que Vezou.
En fait, il appartient à une patrie cosmique des Global Shappers. les façonneurs mondiaux et il aspire à la parousie d'un océan sans plastique. C'est son dessin. Il l'a dit à France 2 dans Madame Salamé avec la mère derrière. Il a dit avec le plus grand sérieux du monde les yeux dans les yeux avec madame Salamé. Je veux un océan sans plastique. Il préfère un océan sans plastique euh qu'une France avec des Français de souche. Alors, je dis qu'il est dans sa bulle sémantique, il est aussi dans sa bulle sociologique parce queil parle comme l'hyperclasse mondialisée. Elle parle comme ça. C'est qu'elle elle jette son bilinguisme méprisant, arrogant.
au Bodins qui sont dans leur jardin à soigner le carreau de Poireau. Donc quand ils entendent Bren Washer choqu là, il y a la distance entre les élites et le peuple. Cette hyper classe mondialisée qui se moque des fins de mois, qui s'intéresse à la fin du monde. Elle est climatophile, elle veut pas de frontière, elle veut un marché planétaire de masse. Peut-être qu'il y a un lien entre les deux. Et ce qu'elle dit de lui un jour, j'ai un ami qui est de dans la macronique qui m'a dit "Tu comprends, Philippe, tu comprends pas Emmanuel ?" Je dis "Pourquoi ?" "Il est disruptif.
C'est le président euh qui veut disrupter la France et alors il s'intéresse au haut fond plutôt qu'au bas fond où croupissent les petits blancs et guerre comme on dise et il veut disrupter. C'est-à-dire qu'en fait il il est il est plus intéressé par la ressource aliotique que par les Français de souche. Ce qui lui importe, il l'a dit, je sais pas si vous avez entendu la phrase, il a dit "Demain, on risque de de plus avoir de requin et de macro." Ce qui pour un prénom de la République française est très embêtant, beaucoup plus que ce qu'il avait dit "Demain, il y aura peut-être plus de français.
parce qu'on est submergé mais il veut pas entendre parler de ça parce qu'il parle d'invasion et enfin il est dans sa bulle idéologique et ça c'est le plus important pour moi. C'estd que il est dans une hiérarchie inversée. Il a pas été élu pour sauver les poissons et nettoyer les océans. Il a été élu pour sauver les Français et nettoyer les quartiers. Donc là, il y a une erreur de casting majeur qu'on avait pas vu. Il est temps de s'en apercevoir. Et cette hiérarchie inversée, en fait, elle convient parfaitement à la gauche. En fait, la pensée de Macron sur les océans, c'est la pensée de l'extrême gauche. Et il y a ce lien entre l'antirance et la post-france. Il pense la même chose.
Il pense que le climat vaut euh vaut de d'en finir avec la croissance. Donc le pacte vert. Ils sont tous d'accord là-dessus. Ensuite, ils pensent que euh la question migratoire et la question sécuritaire sont des questions secondaires, voire fantasmatiques, agité par les populistes. Et il ne voit pas la nappe de sang qui s'étend. En fait, il pensent à l'océan des larmes de sel mais il pensent pas à l'océan des larmes de sang. C'est-à-dire qu'ils sont hors de la France. Ils sont hors de France. Macron avec son histoire d'océan, il a quitté la France.
Le parallèle de Philippe Devilier entre vrai et cette image du président de la République qui donnait une interview sur France Télévision devant la mer et qui parlait de ces faits divers. En tout cas ce qu'il appelle des faits divers, cette déconnexion euh soulignée par Philippe Devilier. Est-ce que vous c'était Charlotte Dornellas d'ailleurs qu'on qu'on peut saluer au passage qui était là lors de cette émission. Euh c'est vrai que cette phrase, elle va rester étiquetée sur les deux mandats d'Emmanuel Macron peut-être comme l'une des phrases euh qui a le plus heurté les Français.
Et d'ailleurs, je précise pour dire que beaucoup de familles de victimes qui prennent la parole disent qu'elles ont été pleinement impactées, pleinement heurtées par cette phrase. Bien sûr, bien sûr, bien sûr. Moi, je vais vous dire, comme j'étais pas là ce jour-là, je l'ai regardé donc, j'étais comme un téléspectateur normal, j'ai été j'ai été poustoufflé par la la démonstration, mais surtout je peux vous raconter comment il fonctionne Philippe Devilier parce que tout est dans le mot brainwer. En fait, c'est quelqu'un tout ce qu'il vient de nous dire sur ce plateau, ça fait 75 ans qu'il le travaille, qu'il le prépare.
il est il sait déjà ce qu' il sait ce qu'il pense il sait ce qu'il pense des choses et cetera. En revanche, Philippe, il a besoin de deux choses pour pour se lancer et après c'est une fusée. Il a besoin du mot déclencheur et là ça a été brainwet. Il a entendu ça. Je pense que d'ailleurs il savait pas ce que ça voulait dire. Il a dit "Regarez ce que ça voulait dire." Et il a dit "J'ai mon concept, j'ai mon idée, je fonce." Et ensuite il a besoin de du début de la narration, c'est-à-dire la manière dont il va raconter l'histoire. Et ensuite, tout découle. C'est très impressionnant à voir. Je vous donne un exemple, une anecdote.
L'été dernier là, il vient de de faire le bestseller politique de l'année avec son livre Memory et en fait ce livre est né en deux temps. Euh il a d'abord il a eu trouvé l'idée du mot mémoricide et il a dit c'est mon concept, c'est mon mot, ça va être ça va être une bombe, on va mettre ça en très gros sur la couverture et ça va ça va prendre. Mais il savait pas encore ce qu'il allait raconter dans le livre. et euh et il m'appelle le soir de la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques.
Euh il était devant sa télévision, il était affligé, affligé, affligé et il dit "C'est bon, j'ai le début du livre, j'ai l'introduction et après tout va tout va découler." Et euh et donc il a écrit euh fiévreusement dans la nuit une tribune pour le JDD euh sur la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques où il avait son concept et cetera. Et ensuite, il s'est mis à écrire son livre. il avait Mémoricide, la cérémonie d'ouverture des JO qui était pour lui en fait l'emballage du livre et il l'a écrit en en 2 semaines. La force du concept de Devilier. Et alors on va marquer une pause mais juste après la pause, restez bien avec nous.
On va revenir sur un autre concept inventé par Philippe Devilier, celui de président martyr. C'est un concept qu'il a évidemment développé au cours des émissions lesquelles vous avez vous l'avez accompagné. président martyre, le prochain président devra d'une manière ou d'une autre aller euh en haute mer pour reprendre sa métaphore et ne pas se contenter d'un cabotage. Vous verrez là encore ce concept très fort de Philippe Devilier. D'ici quelques instants, on marque une pause. On revient avec Geoffre le jeûne dans quelques minutes. À tout de suite. Vous regardez face à Devilier. On est vendredi soir. Je suis avec Geofroid le jeune mais Philippe Devilier n'est pas avec nous ce soir.
On a d'ailleurs une pensée amicale pour lui. Il nous regarde peut-être. L'idée c'est de vous faire vivre ou revivre les meilleurs moments de la saison, les moments qui nous ont marqué, qui vous ont marqué, qui ont marqué Geoffre le jeune aussi. Je vous donne rendez-vous d'ailleurs en fin d'émission pour peut-être l'un des moments les plus forts de la saison, en tout cas de la vie de Geofroid et peut-être aussi du mien. Je vous disais avant la pause, on parlait de la notion de président martyre, ce concept développé par Philippe Deviler au cours de ces émissions.
L'idée c'est de dire que le prochain président, quel qu'il soit, devra aller au devant de gigantesques problèmes et devra d'une certaine manière avoir un rôle de martyre, aller en haute mer pour reprendre la métaphore qui est celle de Philippe Deviler. Revoyez cette séquence en longueur. Nous sommes devant une crise de régime, on l'a dit, et même c'est pire que ça puisque euh Agnès Verdier Moligier disait "On est devant une crise de liquidité, donc la crise de régime tourne mal. Il y a le FMI qui nous surveille, qui a des fourmis dans les jambes, la commission de Bruxelles et cetera. Crise de liquidité. En réalité, la 5e République ressemble de plus en plus à au bateau de la 4e République.
Les traits communs se multiplient. l'instabilité, la partitocratie, la cleptocratie par rapport au peuple, euh la proportionnelle et puis euh le poujadisme l'attend. Donc on a tous les ingrédients. En fait la 4e République si on prend de la hauteur, elle est morte parce qu'elle n'a pas su résoudre le problème de l'Algérie. La 5e République est en train de mourir parce que elle est incapable de résoudre le problème de la submersion migratoire qui est en train de nous engloutir. Alors le prochain président une fois qu'il sera élu, il aura le choix entre deux attitudes pour parler comme dans le vent des globes. Depuis que j'ai ma promenade, j'ai une petite déformation face à la mer.
Le cabotage ou la haute mer. Le cabotage, ça consiste pour les hommes politiques à éloigner les problèmes pour n'avoir pas à les résoudre. méditer cette formule. C'est exactement ce que fait le gouvernement de la com de la com de la com. On dit voyez on s'occupe de vous bon on communique. Donc ça c'est la mort. Pourquoi ? Parce que le pronostic vital est engagé que le peuple historique français pourrait disparaître et peut-être même en train de disparaître. Après, il y a la deuxème hypothèse, c'est la haute mère. La haute mer ça veut dire les 40e rugissant les 50e hurlants. Accepter de se prendre des paquets de mer accepter d'être impopulaire.
Si le futur président choisit la haute mer, c'est la fermeté, c'est-à-dire le sursaut pour que le peuple français ne disparaisse pas. Parce que c'est ça l'enjeu. Il faudra qu'il ait deux qualités. La première qualité c'est la lucidité. René Char disait la lucidité la blessure la plus proche du soleil parce que ça brûle la lucidité. Quand vous regardez la réalité en face. La lucidité ça veut dire que le président va se dire "Bah les manettes ne répondent plus. J'ai plus les manettes. Il faut reprendre le pouvoir avant de faire quoi que ce soit.
sinon je ne peux rien faire ou alors si aller au premier rang comme tout le monde est pleuré la politique compassionnelle la lucidité la lucidité on parlait de de la situation de la sécurité sociale tous les deux cette semaine. Cette semaine. La lucidité, ça veut dire que le président doit se dire "Je n'ai plus le contrôle de mes frontières, c'estàd que je ne peux plus dire qui doit entrer, qui doit pas entrer." Ça ça se passe à la commission de Bruxelles à Schengen. Deuxièmement, je n'ai plus le contrôle de mes lois. On va prendre l'exemple des ailes des feux. Peut-être qu'on en parlera. les ailes de feu en fait, on applique une directive européenne, hein, personne le dit ça.
Et on va être puni, on va être repris. C'està-dire qu'en fait, je peux plus rien contrôler de mes lois, ça se fait ailleurs. Je suis une instance de transposition. Et troisièmement, le budget puisque en fait les finances de la France sont entre les mains de prêteurs étrangers. Voilà la lucidité. Donc faut reprendre le pouvoir. Bon, le courage, la lucidité, le courage, le courage d'affronter les trois féodalités. Le souverainisme, j'avais défini dans l'Académie des sciences morales et politiques en 2004, le souverainist lutter contre les hégémonies à l'extérieur et les féodalités à l'intérieur.
Les trois féodalités, la première féodalité, c'est évidemment Bruxelles, c'est-à-dire Finishengan, la supériorité du droit français sur le droit européen, sinon je peux rien faire. et fini la commission qui s'occupe du commercial et du politique. En fait, je fais le Bruxit. Si je fais pas le Bruxit, j'ai que mes yeux pour pleurer. Deuxème féodalité, les cours suprêmes. Les cours suprêmes, les cinq cours suprêmes ont une double préférence aujourd'hui. Une préférence pour l'étranger sur le national. Donc c'est la fin de toutes les communautés nationales, c'est la la l'idéologie de la destruction des nations. Et la deuxième préférence, c'est la préférence pour le coupable sur la victime.
Donc euh il faut rendre la justice au peuple. Pour rendre la justice au peuple évidemment, il faut réformer la justice, la remettre d'apelon. Et troisème féodalité, ce sont les élites mondialisées. Elles veulent le paradis diversitaire. Elles veulent un nouvel esclavagiste grâce au métier en tension. C'est c'est elles qui sont à l'origine de l'immigration depuis 50 ans parce que c'est moins cher. Et enfin, ce sont elles les élites mondialisées qui ont provoqué et favorisé l'éclipse de la conscience nationale. Mais j'ai pas encore répondu à votre question. Votre question c'est président martyre. Exactement. Pourquoi président martyre ?
Parce que fois qu'il aura fait tout ça, le président, qu'il aura affronté les trois féodalités et qu'il les aura vaincu, il faudra que il lance une politique de francisation, une grande politique de francisation. Pourquoi ? Parce que le nouveau peuple qui est devant nous, c'est un peuple qui est composé de ceux qui sont là et qui ne savent pas d'où ils viennent. et le peuple de ceux qui viennent chez nous et qui savent pas où ils arrivent. Et donc il y a une commune ignorance et une commune transhumance.
Il faut donc apprendre à ce nouveau peuple d'ignorant et de transhumant ce qu'est la France et donc franciser le récit, franciser l'art de vivre, franciser la langue à l'école dans les espaces publics. Et ça ça sera très difficile parce qu'aujourd'hui les élites françaises, je baise mes mots, ne savent plus ce qu'est la France et ne veulent plus que la France redevienne la France. Voilà pourquoi le président devra faire une chose simple, gouverner les 6 premiers mois en faisant trois référendat. Je dis trois référendats parce que je connais un peu le latin.
Premier référendum sur l'immigration, deuxème référendum sur la supériorité du droit français sur le droit européen et 3è référendum sur la justice. Il en faudrait même un autre sur l'école. La notion très importante dans ce développement notamment, il y a beaucoup de choses très importantes, mais c'est de reprendre le pouvoir, c'est-à-dire accepter d'aller contre ce que Philippe Devilier qualifie comme les trois féodalités, c'est-à-dire aller vraiment bousculer en fait les les féodalités, les institutions d'une certaine manière. En fait, c'est un c'est un programme présidentiel quasiment.
On est avec quelqu'un qui a été deux fois candidat à l'élection présidentielle donc il sait de quoi il parle. Euh moi, je vais vous dire, je parle très souvent très souvent les gens que je croise me parlent de l'émission. Je je enfin c'est vraiment c'est incroyable le succès de cette émission. D'ailleurs, on en parle souvent ici. On parle, on s'amuse de nos audiences, en de ses audiences, mais c'est vrai que c'est un succès hors du commun et peu de gens avaient misé à part ces news en réalité sur le fait que Philippe Devilier allait devenir ce personnage de télé qui est aujourd'hui à 75 ans.
Euh et les gens me disent souvent parce qu'il y a une autre séquence de de l'émission qui est très forte, qui marche très bien, qu'on va pas voir aujourd'hui évidemment, mais c'est les archives. C'est quand Elliot va chercher des archives dans le passé où on entend Philippe Deviler en 1992, 95 88 dire des choses qui s'avèrent tout simplement être la réalité aujourd'hui. C'est donc on voit cette émission met en avant le caractère prophétique prophétique du du personnage et et moi les gens me disent quel dommage qu'il ait pas été élu président de la République.
Donc je lui répète ça et ça lui fait même pas plaisir en réalité parce que c'est censé être flatteur mais lui je pense au fond de lui se dit en effet ça aurait été tellement autre chose pour la France. Vous parlez de la constance dans les idées. Il disait déjà dans les années 90, il alertait déjà sur cette perte de pouvoir notamment au moment de Masterricht évidemment septembre. Vous prenez ses livres alerté sur tous les grands sujets même sur l'écologie. Il a écrit un livre sur les abeilles en disant attention voilà ce qui va se passer et je pense qu'il adorerait avoir tort mais malheureusement il a pas eu tort.
Il y a une autre notion où là encore on est obligé de constater que Philippe Davidier avait raison sans doute avant les autres c'est sur l'union des droites. La nécessité de l'Union des droites si la droite veut arriver aux responsabilités. Alors, il est revenu cette année là aussi sur cet aspect-là. Ça peut apparaître pour de la politique politicienne, mais pas du tout. Ça va beaucoup plus loin parce qu'il revient évidemment sur des références très anciennes sur cette interdit moral qui plane au-dessus de cette alliance. Pourquoi aujourd'hui encore certains représentants de la droite LR, on va dire, préfèrent appeler à voter pour la gauche encore que pour le Rassemblement national.
Philippe Delviller est revenu sur cet aspect-là de la vie politique française. On l'écoute. La droite, elle s'est perdue. La droite s'est retrécie, la droite, elle s'est vidée elle-même. Et donc pour répondre maintenant à votre question sur l'Union des droites, si si on veut que la droite un jour gagne regagne, il faut d'abord que elle retrouve sa filiation. sa filiation, c'était la nation et la souveraineté. Elle a abandonné la nation, elle a abandonner le peuple historique, elle a abandonné l'identité du peuple historique pour faire plaisir à la gauche. Euh alors, vous me direz "Ah bon ? Mais qu'est-ce qui vous fait dire ça ?" Bah c'est simple.
Qui est passé de l'immigration de travail à l'immigration de peuplement sous l'influence du patronat ? Valérie Juscardestin et Jacques Chirac qui a fait Schengen, qui a fait sauter la frontière Jacques Chirac. Et si on passe et donc en fait ils ont fait entrer un nouveau peuple. Pourquoi ? Parce que la droite ne pense plus qu'en terme économique depuis 50 ans, elle a laissé la culture l'éducation à la gauche, le plan Langevin Vallon, c'est de Gôles. En considérant que si elle se mettait sur son avent de la politique économique, la gauche viendrait jamais la chercher.
Sauf que maintenant, il y a aucune différence entre la droite et la gauche parce que c'est l'État providence, c'est l'État socialiste. Deuxièmement, elle a abandonné la souveraineté. Elle a transféré la souveraineté. C'est elle qui a transféré la souveraineté. C'est Cherak Jupé au moment de Mastrich avec Méran. On a transféré la souveraineté. Donc à partir on abandonne la nation et la souveraineté qu'est-ce qui reste ? Pas grand-chose. Deuxièmement la droite si elle doit retrouver sa filiation la nation à soneté, il faut aussi que elle brise l'interdit moral. Regardez-les tous quand ils parlent.
Ils disent "Ah oui, mais jamais d'alliance avec le Rassemblement national." Donc rien de chance en fait. Il y en a quatre qui ont tenté de briser l'interdit moral dans dans l'histoire que j'ai bien connu. Le premier, c'est Michel Penatowski qui m'a dit des dizaines de fois, j'explique à Giska, il comprend rien. Il faut faire la grande alliance de toutes les droites comme la gauche a fait l'alliance de toutes les gauches. Le deuxième c'est Charles Pasquis quand il a dit en 1988 au moment des élections législatives, il faut faire une alliance de tout le monde parce que nous avons des valeurs communes.
Je sais pas si vous vous souvenez mais si c'est dans valeurs actuelles, journal que vous avez bien connu, ça a été ça a été un toolet absolument incroyable. Le pauvre Pascour en a pris plein la gueule. Le trè c'est Charles Millon auquel je veux rendre hommage c'est un homme d'état et quand il est arrivé à la tête de la région il a dit moi j'accepte les votes de tout le monde. Il a été élu mais mal élu puisque il y avait des gens du Front National à l'époque qui avaient voté pour lui donc destitué. Il s'en ait jamais remis le pauvre. Et enfin le 4e c'est Éric Fiotti. Lui il est allé carrément il a fait l'alliance. Voilà.
Euh et enfin troisièmement, le plus important, il faut que la droite retrouve aille chercher son patrimoine, c'est-à-dire esprit d'entreprise pour refaire une société d'entrepreneur, la culture pour refaire une esprit une société de créateur et le sociétal pour faire une société de voisinage. Euh en fait, quelle est la différence entre la droite et la gauche ? Quand on réfléchit bien, la gauche, elle tient tout entière dans une réplique du FTE de G Mhisto qui dit "Je suis l'esprit qui toujours niche." Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire je suis l'esprit qui est dans la négation du réel. Je nie le réel. En d'autres termes, la droite, c'est le réel. La gauche, c'est l'utopie.
C'est le refus du réel. Or, si on veut reconstruire la France demain, il va falloir se poser la question suivante : où est la limite ? C'est la question de la limite et donc la question de l'ordre naturel qu'on ne cesse de trahir et que la droite trahit avec la gauche. La limite, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que la droite dit pourquoi et la gauche dit pourquoi pas. La droite c'est l'ordre naturel donc c'est la limite. Il y a une nature humaine faut faire attention. Et la gauche elle c'est l'illimitation libertaire. Aujourd'hui la droite elle a deux tabous. Un tabou c'est quelque chose dont on veut jamais parler. Le premier tabou, c'est l'Europe.
On remet à rien en cause et on croit que sans rien remettre en cause, n'ayant plus le pouvoir, on va pouvoir continuer à gouverner et à redresser le pays. Mais si on reprend pas le pouvoir, on va encore mentir. Regardez, aujourd'hui, il suffit de voir toutes les politiques qui sont menées totalement inefficaces. Pourquoi ? Parce que quand le pouvoir n'a plus le pouvoir, je vous l'ai dit 100 fois, je vous le redis, quand le pouvoir n'a plus le pouvoir, il ne peut plus rien pour vous. Le pouvoir comme disait Saintignon, c'est quand on l'a. Or, plus personne n'a le pouvoir en France aujourd'hui, mais personne ne veut le dire. C'est un sujet tabou. 2è sujet tabou, le rassemblement national.
On veut pas faire d'alliance le rassemblement national. Je note que dans la campagne là à laquelle on assiste à LR, il y a une évolution. pas plus tard que ce matin, j'ai entendu un candidat qui a dit l'voqué pour ne pas le nommer, il faut faire l'Union des droites. Donc alors jusqu'ici on s'arrête à Sarak Nafo. Bon encore un petit effort et puis à tout le monde parce que il y a aucune raison que il y a vraiment aucune alors dans le temps, il y avait des raisons officielles. Il y avait l'antisémitisme, il y avait l'immigration. Mais maintenant, aujourd'hui, le problème de l'immigration, il est partagé par tout le monde. Voilà.
Moi, je pense que celui qui gagnera, je pèse mes mots, c'est celui qui fera deux choses à l'avenir pour notre pays. Premièrement, qui proposera une politique de redressement impressionnante, une politique de redressement qui renversera la table dans tous les domaines. Et deuxièmement, et le milieu politique aujourd'hui n'y est pas prêt. Les Français, ils sont prêts mais pas le milieu politique. Et deuxièmement, quelqu'un qui osera dire "Moi, je fais l'Union des droites comme ils ont fait l'Union à gauche". Sans aucune exclusive.
L'Union des droites, vaste question, c'est un peu une marotte en politique, on en parle assez souvent et d'ailleurs Philippe Devilier a rappelé que dans l'histoire déjà il y a eu parfois cette opportunité là. Charles Pasquais notamment en 88. Bon, c'est un sujet qui porte depuis longtemps là aussi et qui sera peut-être amené à être d'actualité plus que jamais dans les dans les mois, les années à venir. Bah alors moi il y a une chose qui me frappe, je trouve ça comment dire très brillant. il a tout dit et puis en plus comme vous le disiez en introduction, c'est pas de la politique politicienne.
Il a vraiment pris beaucoup beaucoup de hauteur et on comprend mieux en fait euh l'arnaque qui est en train de se dérouler sous nos yeux quand on écoute Philippe. Euh moi, il y a une chose qui me déjà qui me qui me fascine quand on l'écoute, c'est que il a quand même 50 ans de vie politique. Donc quelque part, il a tout vécu et vous vous rendez compte quand on aborde certains sujets que il était toujours là où fallait être à l'instant. Et donc c'est d'ailleurs dans ces livres, je pense que c'est une des recettes de son succès, c'est qu'en fait il met en scène des histoires qu'il a vécu euh et ça était son son récit, ça le rend ça le rend d'autant plus édifiant.
Maintenant, il y a une chose à dire sur la question du droite et il pouvait pas le dire lui, mais moi je vais le dire à sa place, c'est qu'il l'a fait lui ici. C'est-à-dire que aujourd'hui Philippe Deviler a fait de la politique pendant très longtemps, donc il était candidat d'un parti qui était entre le le Front National de l'époque et l'UMP euh où il était donc concurrent, il se parlait pas et cetera et cetera.
Maintenant qu'il est plus en politique, qu'il a ce nouveau statut d'oracle du vendredi soir que tout le monde le regarde parce que la vérité c'est que moi je reçois des messages parfois pendant l'émission d' Tyrobiic de la part d'ancien ministre de Chirak de la part de de de gens étonnants qui l'ont combattu toute sa vie et qui me disent "Mais c'est incroyable, il avait tellement tout vu, il a tellement raison et cetera." Il est devenu comment dire très courtisé Philippe Devillet aujourd'hui tout le monde veut lui parler quand il vient. Alors, il est pas souvent à Paris, mais quand il vient pour son émission, le soir, il a souvent un dîner après parce que les gens veulent le voir et cetera.
Et en fait, aujourd'hui, il a réussi à rassembler dans son émission tous les courants de la droite qui ne veulent pas s'allier politiquement. Je trouve ça assez amusant et c'est un nouveau pouvoir qu'il a qu'il a développé ici. Alors, on va se quitter avec sans doute la séquence, l'une des séquences les plus marquantes. On va tout dire aux téléspectateurs. Je vous ai appelé cette semaine Jeffrois, je vous ai dit quelle est pour vous la séquence la plus forte de Philippe Devilier cette année ? Et vous m'avez dit cette séquence qu'on va voir et j'étais assez d'accord avec vous.
C'est donc la réponse de Philippe Deviler à Matth Kassovit qui cette année, Mathieu Kassovit réalisateur évidemment qui cette année a dit "Il n'y a plus de français de souche, il n'y a que des fins de race". Je crois c'était ça l'expression de de Mathieu Kassovitz. Réponse de Philippe Deviler en longueur, c'est imparable. Au français de souche tout aucroquvillé sous la mitraille enoufflé de honte. furtif sous les colibés. Je voudrais Geoffrut le pied maire qui offrit les plus beaux greffons d'un peuple, d'un vieux peuple qui a plus de 2000 printemps. Le français tsouche, il a façonné notre regard sur le jardin de paradis qu'on appelle la France.
Et il a versé en nous au fil du temps la sève, le sang, les larmes de ses bornages, de ses plais, de ses rêves tramés dans l'étoonge. Le français de souche, on peut le retrouver, on peut le reconnaître. Il suffit de traverser la France. Z là je le vois là au bout d'un champ français de souche cet homme qui peine seul cassé avant l'âge. Français de souche en fait il marche dans l'ombre portée des pas de son aï. Ce petit paysan qui depuis 1000 ans travaille la même terre, creuse le même sillon et inspire le verre précieux. 2000 ans de laur ont fait de cette terre un réservoir sans fin pour les âges nouveaux. 1000 ans de votre grâce sont fait de ses travaux.
Un reposoir sans fin pour l'âme solitaire. cette âme solitaire, ce petit paysanme, oublié qui marche entre les épimurs et les blé moissonnés, entre les cribleuses de Courbé et l'angus de Millet. Ce petit paysan sans qu'on le sache parce qu'on l'a oublié, il a inventé notre pain quotidien. Et puis un peu plus loin, un peu plus haut, si on descend du côté des causes de l'Avron, on voit un petit berger frê qui n'en revient pas de ce qu'il a fait ce petit berger, il a oublié dans une infractuosité, peut-être dans une souche de freine, une souche encore, une souche française, il a oublié sa tartine de lait de brebie moisie et ça donne un art de la table qui est en vi dans le monde entier.
Il a inventé ce petit berger de l'Avyon. Il a inventé le rockfort et puis plus à l'ouest le long de la Garonne, il y a un autre petit français de souche là aussi oublié qui de père en fils entre entre les s torturé par le temps. Père en fils a foulé pressé son raisin d'or et de pourpre et ce petit vigneron qu'on a oublié, il a inventé le château d'Ikem. Et puis il y a un peu plus loin au creux de la creuse dans une vallée une abaye font combo. Et là il y a un moine copiste.
Il a enluminé la France dans son scriptorium grégorien de parchemin savant et lui répondant accroché à la toiture de plomb de la cathédrale de Charte, il y a un petit sculpteur qu'on ne connaîtra jamais et pourtant génial ce petit sculpteur, c'est un sculpteur de gargouille. Il est là tout là-haut. Et on ne sait plus, on a oublié queen fait il a fait vibrer la France des hautes nefes immémoriales et qu'il a laissé derrière lui l'accord parfait du burin sur la pierre et du souffle de l'esprit. Et puis regardez qui vient vers vous, qui court la petite pastorelle depuis la Loren. Elle court, elle a abandonné ses moutons pour sauver la France.
Elle sera célébrée tard, plus tard, beaucoup plus tard par un instituteur, le usard noir de la République, qui va brandir son étendard et son anneau devant ses élèves et qui chaque matin va faire monter derrière le tableau noir des blouses grises le soleil d'Ocerlitz. Et puis plus près de nous encore à Montmart, dans les bist de Montmart, tout près d'ici, il y a un petit brin de femme qui se promène, qui est méprisé, qui n'est pas écouté, qui chante à tutête. Elle chante l'hymne à l'amour, la plus belle chanson française. Et dans l'hymne à l'amour, elle chante cette phrase qui est typiquement française. Si tu me le demandais, je renirai ma patrie, je renirai mes amis.
C'est très français de souche ça. Ça veut dire que pour un français, l'amour est plus fort que tout. Et finalement, quand on a besoin d'eux, ceux qui renur patrie, par amour, il la retrouve. Et puis et puis il y a et je pense là monsieur Cassovitz, il y a qui descend le Rône deux frères, un petit frère, un grand frère, il y en a un qui s'appelle Auguste l'autre qui s'appelle Louis. Auguste et Louis Lumière. Ils ont inventé le cinématographe pour permettre à monsieur Kassouitz qui leur dit à sa manière sa reconnaissance. pour les Français de sous qu'ils sont puisque ils sont des vieux français de sous lyonnaise.
Ils ont inventé le cinématographe pour permettre à monsieur Kassoit d'exister et de prospérer par l'image. Et puis j'allais oublier dans Paris tout près d'ici entre les Champs-Élysées euh et le Panthéon, 2 millions de français de souche qui se sont levés au petit matin poursuivent un corbiard d'un français de souche qui a chanté toutes les souches françaises comme personne et qui a chanté aussi sa filiation, sa propre filiation. Fidèle enfin au sang conversé dans mes veines, mon père vieux soldat, ma mère vendée. C'était un français de souche et de plumes intemporel. Il s'appelait Victor Hugo.
Voyez, j'invite les téléspectateurs et les auditeurs en cet instant où je parle des Français de souche à regarder, écoutez ce grouillement d'âme simple, cette foule s'entente, ce murmure inconnu d'un vieux peuple qui ne veut pas mourir. Ce vieux peuple, il sent qui monte en lui et qui descend en lui ses ascendant comme sur une autre échelle de Jacob. français de souche, d'écorce, de sèv et de ramage auprès du vieux chaîne millénaire de Vincen qui abrite les pauvres parmi les plus pauvres et la main justice qui invente ainsi l'État et qui enfente ainsi la France. éternel, français de souche et fier de l'être.
Voilà pour la réponse magistrale de le cours magistral de Philippe Deviler dans ce qui est appelé l'apologue et c'est un concept là aussi inventé d'une certaine manière par Philippe Devilet dans cette émission. Il est allé comme pour le le Brenché, il a déterré un mot qu'on avait oublié et il tenait à ça, c'est son idée. Il tenait à terminer cette émission parce que Philippe c'est quelqu'un qui a toujours besoin d'apporter l'espérance après avoir dit la situation. il le fait dans ses livres, il le fait partout et donc il vous laisse finir cette émission par de la poésie, par de la culture, de la littérature, de l'histoire et cetera.
C'est un truc en télé, c'est pas censé marché normalement et en fait c'est devenu un rendez-vous un rendez-vous très important pour l'émission et on a rien à dire quand il termine. On dit merci Philippe à la semaine prochaine. Merci beaucoup. Je crois ça a été un plaisir de se replonger dans les meilleurs moments de la de la saison de Philippe Devilier avec vous. Je vous remercie. Je remercie tous les spectateurs qui nous ont suivi. On marque une courte pause et je vous retrouve dans quelques minutes pour l'heure des pro 2. L'occasion aussi d'adresser un salut amical à Elliot de Val évidemment et à Philippe de Viller. à tout de suite sur C news.
Philippe de Villiers