François Asselineau présente l'Union Populaire Républicaine
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Chapitres
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- 0:09Invité politiqueFait
« Qu’est-ce que c’est que l’UPR, l’Union populaire républicaine ? C’est un mouvement politique que j’ai créé le 25 mars 2007, le jour du cinquantième anniversaire du traité de Rome, qui créait la Communauté économique européenne. »
- 5:13Invité politiqueFait
« Vous allez vous poser la question : « Mais, finalement, en quoi est-il différent des autres, de tel ou tel parti que je connais ? » »
- 7:24Invité politiqueFait
« Nous pensons que la France est en danger de mort. Nous pensons que notre pays est en train d’être détruit : non seulement, d’ailleurs, le niveau de vie de ses habitants, son économie, son agriculture, son industrie, mais aussi son armée, sa diplomatie, son rayonnement mondial, sa langue, mais encore plus, peut-être, son unité nationale. »
- 8:08Invité politiqueFait
« La France est dirigée par une oligarchie : depuis Bruxelles, pour la Commission européenne ; depuis Francfort, pour la Banque centrale européenne ; depuis Washington, pour l’Oᴛᴀɴ. »
- 8:52Invité politiqueFait
« Il s’agit d’une opération de vassalisation du continent européen, et je renvoie à plusieurs de mes conférences, où je donne tous les détails, toutes les sources historiques les plus irréfutables qui le démontrent. »
- 10:18Invité politiqueFait
« Nous disons que cela n’est pas possible, changer d’Europe, parce que, pour changer les traités européens, il faut l’u-na-ni-mi-té, l’unanimité des vingt-huit États membres. »
- 11:44Invité politiqueFait
« Changer radicalement la construction européenne est un rêve, est une chimère. »
- 12:25Invité politiqueFait
« Ceux qui vous parlent d’Europe sociale, par exemple, oublient de préciser que le Luxembourg a un droit de veto, puisqu’il faut l’unanimité. »
- 13:51Invité politiqueFait
« On le constate d’ailleurs au Parlement européen, sur beaucoup de sujets, les votes ne sont pas uniformes par mouvements politiques transeuropéens, mais en fait sont très concrètement compréhensibles en fonction de la nationalité des députés européens. »
- 18:46Invité politiquePromesse
« Nous proposons de sortir de l’Union européenne unilatéralement, sereinement, posément, juridiquement, par l’article 50 du traité sur l’Union européenne. »
- 20:12Invité politiqueFait
« Notre troisième point, justement, c’est que nous voulons sortir de l’euro unilatéralement par l’article 50 du traité sur l’Union européenne. Il n’y a aucun article dans les traités qui permette à un pays de sortir de l’euro en restant dans l’Union européenne : cela n’existe pas. »
- 20:57Invité politiqueFait
« La seule façon juridique, la seule façon juridiquement correcte de sortir de l’euro, c’est de sortir de l’Union européenne : c’est ce que nous proposons. »
- 21:40Invité politiquePromesse
« Notre quatrième point, c’est que nous voulons sortir de l’Oᴛᴀɴ, et pas seulement du commandement militaire intégré. »
- 23:48Invité politiqueFait
« Il s’agit de changer complètement la stratégie du pays, il s’agit de sortir la France de cette espèce d’empire et de prison des peuples dans laquelle nous sommes en train de nous enfoncer. »
Temps de parole
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Qu’est-ce que c’est que l’UPR, l’Union populaire républicaine ? C’est un mouvement politique que j’ai créé le 25 mars 2007, le jour du cinquantième anniversaire du traité de Rome, qui créait la Communauté économique européenne. Et, si j’ai créé ce mouvement politique ce jour-là, c’est à titre symbolique, parce que ce mouvement a pour objectif de rassembler tous les Français, quelles que soient leurs opinions par ailleurs, de droite, du centre ou de gauche, de les rassembler à titre provisoire pour faire sortir la France de l’Union européenne, de l’euro et de l’Oᴛᴀɴ.
Nous sommes d’ailleurs le seul mouvement politique ayant inscrit cet objectif dans ses statuts, qui ont été déposés à la préfecture de police de Paris, quelques jours après le congrès fondateur. Je présente cette pièce de 1 franc, parce qu’elle avait été dessinée en 1897 par Oscar Roty, qui était graveur de la Monnaie des médailles. Elle a été la pièce des Français pendant tout le xxᵉ siècle, et elle a disparu, comme vous le savez, en 2002. Au revers de cette pièce, il y avait une semeuse qui semait des grains — contre le vent, d’ailleurs, faisaient remarquer nos ancêtres. À l’avers, il y avait ce rameau d’olivier que vous voyez sur cette planche.
Si je vous le présente, c’est parce que ce rameau d’olivier, en fait, est le logo que nous avons choisi pour notre mouvement. Cela nécessite une petite explication. Si nous avons choisi ce rameau d’olivier, c’est parce que, si j’ose dire, l’Union populaire républicaine est un mouvement qui joue franc jeu, c’est-à-dire qu’il joue le jeu du franc, c’est-à-dire aussi qu’il joue le jeu de la franchise, de l’honnêteté, de la sincérité. Ce rameau d’olivier, en fait, a de nombreuses significations, qui correspondent bien à notre mouvement politique.
C’est un symbole qui est « œcuménique », comme on dit, c’est-à-dire dans lequel peuvent se reconnaître des Français de toutes les origines, de toutes les convictions. À l’origine, le rameau d’olivier (de la colombe), c’est celui que la colombe apporte a Noé à la fin du déluge, dans la Torah. En d’autres termes, c’est un symbole qui parle à nos compatriotes juifs — d’ailleurs, avoir choisi comme symbole la fin du déluge, pour un parti politique aujourd’hui, je crois que c’est assez bien trouvé.
C’est un symbole qui parle également à nos compatriotes chrétiens, puisque le Christ passe sa dernière nuit avant d’être transféré au tribunal à Gethsémani, au jardin des Oliviers, au mont des Oliviers. C’est un symbole qui parle également à nos compatriotes musulmans, puisque, dans le Coran, dans la sourate du figuier, il est question du « zeitoun » (زيتون), qui signifie « olivier » — le figuier et l’olivier étant les symboles, dans le Coran, de la ville de Jérusalem. En d’autres termes, ce rameau d’olivier parle à nos compatriotes des trois grandes religions du Livre, comme on dit. Et c’est un symbole qui parle également à tous nos compatriotes agnostiques, non croyants, voire athées.
La preuve, c’est que ce symbole a été beaucoup utilisé, après la Seconde Guerre mondiale, par l’Union soviétique et par le Mouvement international pour la paix, puisque ce rameau d’olivier est un symbole universel de paix. Je vous montre ici des dessins comme ceux qui avaient été faits par Picasso dans les années 1950. Du reste, dans l’Union soviétique finissante, la colombe était assimilée au communisme, et on voyait, comme sur cette affiche, « Мир, труд, май », c’est-à-dire « La paix, le travail, le mois de mai ». Sur les toutes dernières pièces de l’Union soviétique, il était justement question de la colombe de la paix.
Ce symbole, qui parle donc à nos compatriotes croyants et incroyants, a d’ailleurs été repris par des organisations internationales, et tout particulièrement par l’ONU, puisque le rameau d’olivier est devenu l’un des symboles des Casques bleus, c’est-à-dire des opérations de maintien de la paix de l’Organisation des Nations unies. C’est un symbole qui parle également à nos compatriotes écologistes, puisque c’est un symbole végétal. Et puis c’est également un symbole qui parle à tous ceux qui aiment les symboles, parce que l’olivier est l’arbre qui vit le plus longtemps au monde. D’ailleurs, on connaît des exemples d’oliviers, dans les îles du Dodécanèse, qui ont été plantés en 500 av. J.-C.
(à peu près à l’époque de Socrate), qui vivent encore et qui produisent encore des olives. Sans se rendre jusqu’en Grèce, il suffit d’aller en bas du pont du Gard, en France : il y a des oliviers qui, dit-on, datent de l’Empire romain. En d’autres termes, ce symbole que nous avons retenu est le symbole de notre volonté de revenir au franc, mais pas seulement : c’est aussi le symbole de notre inscription dans une filiation historique, pour montrer que les peuples, les langues et les nations sont indestructibles.
Alors, ce mouvement politique, que vous ne connaissez pas toujours, pas forcément, puisque nous ne passons pas beaucoup dans les médias de grande diffusion — c’est un euphémisme —, vous allez vous poser la question : « Mais, finalement, en quoi est-il différent des autres, de tel ou tel parti que je connais ? » Je dirais qu’il y a sept points fondamentaux qui caractérisent notre mouvement — il y en a bien d’autres, mais j’ai essayé de synthétiser l’essentiel. Le premier point fondamental, c’est que nous faisons, pensons-nous, le bon diagnostic. Si vous avez d’un seul coup une maladie, vous allez voir un médecin.
Je vais prendre un exemple un peu désagréable : si vous avez perdu vingt-cinq kilos en l’espace d’un mois sans faire de régime, c’est qu’il y a un problème. Alors, vous allez voir un premier médecin, qui va vous dire : « Mais, finalement, c’est pas grand-chose, prenez quelques jours de repos, je vais vous donner un petit fortifiant, et tout ira bien. » Ça, c’est le médecin qui va, en fait, vous bercer d’illusions. Et puis il y a un autre médecin que vous allez aller voir, qui, lui, va vous dire : « Ça ne me plaît pas, c’est pas normal, je vois que vous avez des ganglions : je vais faire une biopsie, puis une analyse de sang. Revenez me voir dans dix jours.
» Et, dix jours après, vous allez le revoir, et ce médecin vous dit : « Eh bien, j’ai une mauvaise et une bonne nouvelle à vous annoncer. La mauvaise nouvelle, c’est que vous avez un cancer. La bonne nouvelle, c’est qu’il est encore temps de le guérir, mais il faut passer à la chimiothérapie et aux rayons dès demain, vous avez de très fortes chances d’en réchapper. D’ailleurs, les progrès en oncologie au cours des dernières décennies ont été considérables. » Quel est le médecin que vous préférez ? Le premier, qui ne vous fait pas peur, mais qui en fait, par son inaction, vous entraîne au tombeau ?
Ou le second, qui évidemment vous dit quelque chose qui n’est pas agréable à entendre, mais qui en fait est votre véritable ami, celui qui va vous sauver, et sauver votre vie ? Nous, nous pensons que la France est dans cette situation. Nous, nous pensons que la France est en danger de mort. Nous pensons que notre pays est en train d’être détruit : non seulement, d’ailleurs, le niveau de vie de ses habitants, son économie, son agriculture, son industrie, mais aussi son armée, sa diplomatie, son rayonnement mondial, sa langue, mais encore plus, peut-être, son unité nationale, avec la politique dite d’Europe des régions.
Donc, nous, nous disons aux Français : avant de commencer à fournir des médecines et des remèdes, nous devons faire le bon diagnostic. C’est quoi, le bon diagnostic ? Nous, nous disons que les problèmes de la France — oh ! certes, il y en a eu avant, il y en a pendant, il y en aura après… Mais les problèmes de la France, aujourd’hui, tiennent au fait que les Français ne dirigent plus leur propre pays. Nous, nous disons que la France est dirigée par une oligarchie : depuis Bruxelles, pour la Commission européenne ; depuis Francfort, pour la Banque centrale européenne ; depuis Washington, pour l’Oᴛᴀɴ.
Et nous disons que la prétendue construction européenne qui nous a été imposée à partir du 25 mars 1957, nous disons qu’en fait ce n’est pas du tout une opération d’origine française comme on veut nous le faire croire, mais en réalité une stratégie américaine de vassalisation du continent européen, qui a été mûrement réfléchie après la Seconde Guerre mondiale — d’ailleurs, à partir d’une politique qui avait été lancée dès les années 1920 en Allemagne, puis dans les années 1930 et 1940 par l’Allemagne hitlérienne et l’Italie mussolinienne, et transmutée après la Seconde Guerre mondiale en une volonté des États-Unis de dominer le continent européen.
Je vois bien entendu tout de suite certains qui vont dire : « Ouh là là ! c’est du complotisme, c’est du conspirationnisme… » Non, c’est la réalité. D’ailleurs, il suffit de demander à nos grands-parents, à nos arrière-grands-parents, qui étaient adultes dans les années 1950 : les gaullistes, les communistes savaient très bien à quoi s’en tenir et dénonçaient de concert ce qu’ils appelaient « l’Europe américaine ». En réalité, il s’agit d’une opération de vassalisation du continent européen, et je renvoie à plusieurs de mes conférences, où je donne tous les détails, toutes les sources historiques les plus irréfutables qui le démontrent.
À partir de ce diagnostic, nous expliquons également qu’il ne peut pas y avoir une autre Europe. L’une des particularités de notre mouvement, c’est que nous avons constaté que, sur la scène politique française, de l’extrême droite du Front national jusqu’à l’extrême gauche du NPA, en passant par tout le spectre des partis politiques, en réalité, aucun parti n’est satisfait de la situation — ça peut se comprendre —, aucun n’est satisfait de l’Europe et des contraintes européennes — ça se comprend aussi —, mais tous les partis politiques bottent en touche en disant tous la même chose : « Il faut une autre Europe.
» À l’extrême droite, on va parler d’une Europe des nations, des patries ; à l’UMP, on va parler d’une Europe « qui marche » ; au Parti socialiste, on va parler d’une Europe sociale ; à la gauche et à l’extrême gauche, on va parler d’une Europe des travailleurs ; chez les Verts, on va parler d’une Europe des écologistes. Nous, nous disons que cela n’est pas possible, changer d’Europe, parce que, pour changer les traités européens, il faut l’u-na-ni-mi-té, l’unanimité des vingt-huit États membres qui constituent l’Union européenne. Or cette unanimité est impossible à réunir s’il s’agit de changer drastiquement le cours des choses.
D’ailleurs, si l’Europe est comme elle est, ce n’est pas un hasard, ce n’est pas par inadvertance. Elle est le fruit, depuis 1957, de très nombreuses soirées marathons, de conflits entre les intérêts nationaux divergents de tous les États constituant l’Europe ; et donc, l’Europe telle qu’elle existe est en fait le « précipité chimique », comme on pourrait dire, le résultat fatal de cette volonté à vrai dire complètement déraisonnable, qui n’a jamais existé dans l’histoire du monde, de fusionner à froid, comme cela, six, neuf, dix, douze, quinze, vingt-cinq, vingt-sept, vingt-huit pays — sans d’ailleurs avoir demandé leur avis aux populations.
N’oublions pas non plus que les États-Unis, supervisant l’exécution, comme je le disais tout à l’heure, vérifient aussi que l’Union européenne ne va pas s’écarter de ce qu’elle souhaite : en particulier, l’article 42 du traité sur l’Union européenne place la politique étrangère et de sécurité et de défense de la construction européenne sous la tutelle de l’Oᴛᴀɴ, laquelle est sous la tutelle de Washington. C’est pour cela que nous montrons, toutes preuves statistiques à l’appui — je renvoie de nouveau à mes conférences —, que changer radicalement la construction européenne est un rêve, est une chimère.
En réalité, ceux qui vous proposent cela sont incapables déjà de faire partager leur propre projet aux Français ! Le projet d’autre Europe du Front national n’a rien à voir avec le projet d’autre Europe du Front de gauche, qui n’a rien à voir avec le projet d’autre Europe des écologistes, qui n’a rien à voir lui-même avec le projet d’autre Europe des socialistes. Ils ne sont pas capables déjà de rallier la majorité des Français à leur propre projet, et ils vous prétendent sans rire qu’ils pourraient avoir l’unanimité des vingt-huit États membres ? C’est impossible. C’est impossible.
Ceux qui vous parlent d’Europe sociale, par exemple, oublient de préciser que le Luxembourg a un droit de veto, puisqu’il faut l’unanimité, ou que les Pays-Bas, que le Royaume-Uni, et qu’un certain nombre de pays d’Europe du Nord mettront toujours un veto à une évolution vers une Europe sociale comme le souhaiterait la gauche française. Nous disons également autre chose, c’est que l’Union européenne ne peut être qu’antidémocratique. Pour une raison simple : « démocratie », étymologiquement, c’est un mot qui vient, indirectement, du grec : de « dêmos » (δῆμος) et « kratos » (κράτος), c’est-à-dire « dêmos », le peuple, et « kratos », le pouvoir : le pouvoir du peuple.
Or une démocratie nécessite donc un peuple, un « dêmos ». Il ne pourrait y avoir une démocratie européenne que s’il y avait un peuple européen. Alors, bien sûr, certains idéologues disent : « Oui, nous sommes des citoyens européens », « le peuple européen », mais dire une chose, ce n’est pas la faire exister concrètement. L’existence d’un peuple ne se décrète pas, c’est comme l’amour, l’amitié, la confiance : ce sont des éléments qui se ressentent, ce ne sont pas des éléments qui se décident. L’existence du peuple français, par exemple, remonte probablement au baptême de Clovis en 496 apr. J.-C., il y a plus de 1 500 ans. Et puis, il n’y a pas que la France qui soit concernée.
Il suffit de regarder les conflits, notamment sur l’euro, entre l’Europe du Nord d’un côté (les Pays-Bas, le Luxembourg et l’Allemagne), l’Italie et la Grèce de l’autre. Ce ne sont pas les Français qui sont en cause, c’est que, tout simplement, les Allemands ne sont pas des Grecs, et réciproquement les Grecs ne sont pas des Allemands. Donc, on peut évidemment vaticiner en expliquant qu’il y a un peuple européen : c’est faux, c’est un mensonge. Et, dans la mesure où il n’y a pas de peuple européen, il ne peut donc pas y avoir de démocratie européenne.
On le constate d’ailleurs au Parlement européen, sur beaucoup de sujets, les votes ne sont pas uniformes par mouvements politiques transeuropéens, mais en fait sont très concrètement compréhensibles en fonction de la nationalité des députés européens. Et puis, le dernier point du diagnostic que nous portons, c’est que, contrairement à ce que nous dit la propagande depuis des décennies, l’Union européenne n’est pas une chose désirable. La construction européenne n’est pas quelque chose de sympathique, contrairement à ce que l’on nous a dit. On nous a fait croire que la construction européenne était porteuse de paix. J’explique dans une conférence que c’est un mensonge.
S’il y a eu la paix sur le continent européen après la Seconde Guerre mondiale, si par exemple il n’y a pas eu de guerre à Berlin en 1953 au moment de la crise de Berlin, ce n’est pas grâce à « l’Europe », elle n’existait pas. Ce n’est pas grâce à « l’Europe » qu’il n’y a pas eu de conflit planétaire en 1956, lors de la révolution à Budapest : elle n’existait pas. Et en 1968, lors de l’invasion de la Tchécoslovaquie par les troupes du pacte de Varsovie, certes, l’Europe existait, balbutiait, il y avait une politique agricole qui définissait des quotas de lait, mais ce n’est pas de ce fait qu’il n’y a pas eu la guerre.
S’il n’y a pas eu la guerre sur le continent européen après la Seconde Guerre mondiale, c’est tout simplement — faut-il le rappeler ? — parce que l’Europe était divisée en deux camps irréductiblement opposés, entre d’un côté l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord, l’Oᴛᴀɴ, sous domination américaine, et de l’autre côté le pacte de Varsovie, sous domination soviétique. Et, de part et d’autre, il y avait des troupes qui étaient armées jusqu’aux dents, avec notamment des missiles intercontinentaux de destruction massive, des bombes thermonucléaires. C’est ce que d’ailleurs les Américains appelaient « MAD » : « mutual assured destruction », c’est-à-dire « la destruction mutuelle assurée ».
C’est pour cela qu’il y a eu la paix sur le continent européen. Ce n’est pas parce qu’il y avait une Commission européenne qui pondait des directives sur la taille des sièges de tracteur. Alors, certes, on va me dire : « Mais maintenant ? » Mais maintenant, malheureusement, la construction européenne est en train de nous emmener vers la guerre. Oh ! je disais cela il y a déjà un certain nombre d’années… À l’époque, je prêchais dans le désert : les gens disaient que j’exagérais, que je n’avais rien compris… Et puis, maintenant, de plus en plus de citoyens se rendent compte que c’est la bonne analyse : pourquoi ?
Eh bien, parce que ce projet de construction européenne, dont je rappelle qu’il n’est pas sympathique, s’inscrit en fait dans une conception anglo-saxonne qui est celle dite du « choc des civilisations ». C’est un théoricien, Samuel Huntington, qui l’a précisée dans un ouvrage en américain qui s’appelle « The Clash of Civilizations and the Remaking of World Order » (« le Choc des civilisations et la Refondation de l’ordre mondial »). C’est une vision typiquement anglo-saxonne, et c’est une vision, nous n’hésitons pas à le dire, qui s’apparente à un apartheid planétaire.
Il s’agit, dans l’esprit de ses concepteurs anglo-saxons, de diviser le monde en quelque sept, huit, neuf grandes zones géopolitiques arbitraires, essentiellement fixées sur la couleur de la peau et sur la religion. Donc, l’Union européenne, en fait, serait un des morceaux de ce monde dit « judéo-chrétien » et aurait vocation à fusionner avec les États-Unis et le Canada — c’est d’ailleurs l’objet même du projet de traité transatlantique, du Tᴀꜰᴛᴀ, qui est imposé aux peuples d’Europe.
Et puis nous aurions donc vocation à nous opposer, eh bien, au monde orthodoxe (c’est-à-dire à la Russie), et puis au monde musulman (c’est-à-dire au Maghreb), à tout le Moyen-Orient, et puis au monde latino-américain, et puis au monde indien, et puis au monde chinois et puis au monde japonais. C’est cela, en réalité, la vision qui se cache derrière cette construction européenne. En fait, comme on le voit, tout cela nous entraîne vers des conflits de plus en plus graves avec la deuxième puissance nucléaire mondiale, la Russie, et avec l’ensemble du monde arabo-musulman.
C’est dire à quel point il faut être extrêmement vigilant, puisque cette construction politique dont on nous a assuré qu’elle nous amenait la paix est en train de nous entraîner vers la guerre. C’est en fait un vieux proverbe français qui nous met en garde : « Qui veut faire l’ange fait la bête. » Fort de ce diagnostic, dont vous conviendrez que vous ne l’avez jamais entendu nulle part ailleurs sur l’échiquier politique français, nous faisons des propositions, et ces propositions sont claires et nettes.
La première (notre deuxième point fondamental), c’est que nous proposons de sortir de l’Union européenne unilatéralement, sereinement, posément, juridiquement, par l’article 50 du traité sur l’Union européenne. C’est un article qui a été rédigé conformément au droit international, qui oblige les traités internationaux à comporter une clause de sortie. Cet article a été signé et ratifié par les vingt-huit États membres de l’Union européenne. En d’autres termes, lorsque la France dira « Je veux sortir de l’Union européenne », elle devra appliquer cet article d’un point de vue juridique.
D’ailleurs, les vingt-sept autres États membres ne pourront pas s’en offusquer, puisqu’ils ont signé et ratifié ce traité. Je dis cela parce que parfois, ici ou là, certains répliquent : « Mais non, c’est du juridisme ! Il faudrait sortir comme ça ! » Non. Nous, nous sommes un mouvement politique responsable, nous voulons appliquer le droit en toute circonstance, puisque sinon, si on n’applique plus le droit, on bascule dans la barbarie. Et puis nous, nous disons que, lorsque la France sera sortie de l’Union européenne, ce n’est pas un mystère ni un scoop, nous resterons frontaliers de la Belgique, du Luxembourg, de l’Allemagne, de la Suisse, de l’Italie, de l’Espagne, du Royaume-Uni.
Autrement dit, nous voulons rester en très bons termes avec tous nos voisins. Et nous serons d’ailleurs d’autant plus en bons termes avec eux que nous serons justement sortis de cette construction artificielle, et notamment de l’euro, qui ne cesse de semer des graines de discorde entre les États membres, de semer des procès d’intention des pays du Sud vis-à-vis de l’Allemagne, et de l’Allemagne vis-à-vis des pays du Sud. Notre troisième point, justement, c’est que nous voulons sortir de l’euro unilatéralement par l’article 50 du traité sur l’Union européenne.
Il n’y a aucun article dans les traités qui permette à un pays de sortir de l’euro en restant dans l’Union européenne : cela n’existe pas. Voilà qui a d’ailleurs été confirmé, à plusieurs reprises, par la Commission européenne elle-même. La seule façon juridique, la seule façon juridiquement correcte de sortir de l’euro, c’est de sortir de l’Union européenne : c’est ce que nous proposons. Notez bien d’ailleurs que cet article 50 n’a quasiment pas droit de cité dans les médias français. Nous sommes le seul mouvement politique à évoquer et à invoquer cet article pour sortir la France de l’Union européenne et de l’euro.
Aucun autre mouvement politique en France n’en parle, avouez que c’est assez troublant… Notre quatrième point, c’est que nous voulons sortir de l’Oᴛᴀɴ, et pas seulement du commandement militaire intégré. Nous voulons sortir de l’Oᴛᴀɴ, de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord, traité signé le 4 avril 1949, c’est-à-dire à une tout autre époque, au début de la guerre froide. Maintenant, il n’y a plus de camp socialiste, il n’y a plus de pacte de Varsovie.
Dans le livre « C’était de Gaulle », Alain Peyrefitte raconte que le fondateur de la Vᵉ République, l’homme du 18 Juin, Charles de Gaulle, au moment où il avait fait sortir la France du commandement militaire intégré de l’Oᴛᴀɴ, à partir de 1966, de Gaulle, donc, avait dit en confidence à Peyrefitte : « Lorsque le pacte de Varsovie s’effondrera, lorsque le communisme s’effondrera, eh bien, l’Oᴛᴀɴ n’aura plus de raison d’être, et l’Oᴛᴀɴ s’effondrera également.
» Ce n’est pas ce qui s’est passé : le pacte de Varsovie s’est effondré, le camp socialiste s’est effondré, mais, au lieu que l’Oᴛᴀɴ s’effondre, eh bien, les Américains ont tiré avantage, ont poussé leur avantage, ont fait entrer, ont exigé l’entrée de presque tous les pays d’Europe de l’Est dans l’Union européenne et dans l’Oᴛᴀɴ. Il s’agit désormais d’une approche agressive vis-à-vis de la Russie et vis-à-vis du Moyen-Orient.
D’ailleurs, on ne peut pas comprendre les événements qui se sont déroulés, qui se déroulent encore en Ukraine si l’on ne comprend pas que l’objectif des Américains est d’accrocher l’Ukraine à cette espèce d’empire constitué de l’Union européenne, qui est la face civile, et de l’Oᴛᴀɴ, qui est la face militaire du même processus d’asservissement du continent européen. Et nous, nous disons qu’il est possible de sortir de l’Oᴛᴀɴ, c’est prévu. C’est l’article 13 du traité de l’Atlantique Nord, qui est d’une application d’ailleurs assez facile.
Notre cinquième point, je l’ai dit tout à l’heure en préambule, et j’y insiste de nouveau, c’est que ce que nous vous proposons, c’est évidemment, et nous en avons parfaitement conscience, un bouleversement politique majeur. Je pense que c’est le bouleversement politique le plus important depuis 1944. Il s’agit de changer complètement la stratégie du pays, il s’agit de sortir la France de cette espèce d’empire et de prison des peuples dans laquelle nous sommes en train de nous enfoncer. Il s’agit que la France redevienne ce qu’elle est normalement, c’est-à-dire, étymologiquement, « le pays des hommes libres ».
Alors, pour procéder à un tel bouleversement, eh bien, il faut rassembler le plus grand nombre possible de Français. Et l’expérience du référendum du 29 mai 2005, où 55 % des Français ont dit non à la Constitution européenne, est à cet égard révélatrice. Tous les sondages postélectoraux ont montré que les 55 % de Français qui ont voté non venaient pour à peu près 30 % de la gauche et de l’extrême gauche, et pour à peu près 25 % de la droite et de l’extrême droite. C’est-à-dire que, si nous voulons sortir de l’Union européenne et de l’euro et de l’Oᴛᴀɴ, nous devons faire en sorte de rassembler ces Français venant de tous les horizons de l’échiquier politique.
Et donc, nous devons bâtir un mouvement avec des propositions qui n’offusquent aucun des deux camps. Je le dis parce que certains voudraient que nous prenions position sur des sujets très clivants, par exemple de nature sociétale. On nous interroge régulièrement pour savoir ce que nous pensons du mariage pour tous, de l’euthanasie, ou bien sur le gaz de schiste, l’énergie nucléaire, la fiscalité du patrimoine, la fiscalité des entreprises. Est-ce que nous sommes en faveur d’une société collectiviste ou d’une société libérale ? Et cetera. Nous savons, nous, que, si nous entrons dans ce genre de débats, c’est fini ! Nous ferons fuir une partie ou une autre de l’électorat.
Nous n’avons pas la même lecture de la situation que les autres partis politiques. Nous considérons, nous, que nous sommes comme en 1941, 1942, 1943 — oh ! certes, la situation à certains égards est moins dramatique, bien entendu ; il n’y a pas de troupes étrangères en France —, mais, d’un autre côté, c’est une situation comparable en ce sens que le pouvoir a été volé aux Français et réside à l’étranger.
Donc, comme au moment du Conseil national de la Résistance de 1943, il faut rassembler des Français qui sont opposés sur des quantités de sujets économiques ou sociaux, mais il faut les rassembler sur l’essentiel, sur le plus grand dénominateur commun du peuple français, c’est-à-dire la liberté de notre pays, notre capacité collective à décider de notre futur sans que ce soient des étrangers, des forces étrangères, une oligarchie étrangère qui nous imposent un avenir dont nous ne voulons pas, majoritairement. C’est la raison pour laquelle le mouvement politique que nous présentons propose un programme qui met de côté toute une série de sujets clivants.
Le sixième point, c’est que pour autant ce programme n’est pas vide. Notre programme ne consiste pas seulement à sortir de l’Union européenne, de l’euro et de l’Oᴛᴀɴ : notre programme consiste à réparer la voiture France, qui a versé dans le fossé, et ensuite à la rendre au peuple français pour qu’il continue sa route plurimillénaire, avec ensuite la faculté qu’il aura de tourner à droite, de poursuivre vers le centre ou de tourner à gauche, en fonction des majorités. Nous voulons rétablir la démocratie, tout simplement.
Nous avons donc un programme qui, comme en 1944 le programme du Conseil national de la Résistance, propose de remettre la France sur les rails, et propose de rendre aux Français le type de société dont ils veulent très majoritairement. C’est quoi, la société dont les Français veulent ? C’est une société où l’État est un État central, puissant, qui assure d’abord et avant tout la justice et l’égalité de traitement entre les Français. Les Français, qu’ils soient de droite, du centre ou de gauche, collectivement, ne supportent pas des différences inacceptables sur les grands moments de la vie, c’est-à-dire la naissance, l’éducation, la maladie et la mort.
Les Français veulent des services publics puissants qui assurent une certaine égalité entre les citoyens. Et, comme je l’explique dans une conférence sur l’histoire de France, cela ne date pas d’hier, cela ne date pas de 1944 non plus : voilà qui remonte au milieu du xɪɪɪᵉ siècle, vers 1245, lorsque Louis IX, le futur saint Louis, créa les premiers établissements pour le commun profit, qui sont les ancêtres de nos établissements publics — cela permettait notamment à des paysans très pauvres de venir se soigner gratuitement aux frais de la cassette royale. Ce programme que nous présentons, qui est inspiré de celui du Conseil national de la Résistance, est évidemment adapté au xxɪᵉ siècle.
Je vous laisse le découvrir dans nos vidéos. Certains disent : « Vous regardez l’avenir avec un rétroviseur. » Je fais remarquer que le projet de construction européenne remonte au Moyen Âge, et que la formule des « États-Unis d’Europe » fut lancée par Victor Hugo dans un discours au congrès de la paix en 1849, il y a plus de cent soixante-cinq ans. Donc, c’est en réalité la construction européenne qui est une vieille lune, qui est en fait la volonté d’unir une espèce de chrétienté chimérique, afin de coloniser le reste du monde — c’est exactement l’essence du discours de Victor Hugo que je citais à l’instant.
Et puis, notre septième et dernier point, c’est que le mouvement politique que nous animons est un mouvement qui se caractérise par des valeurs éthiques. Peut-être certains vont-ils avoir un sourire en coin en disant : « Oui, ils disent tous ça. » Ceux qui ont un doute, je les convie à aller voir nos conférences, nos vidéos, et, grâce à Internet, désormais on peut avoir le recul du temps. Je mets au défi quiconque de vérifier et de trouver, depuis que j’ai créé ce mouvement politique, une incohérence fondamentale dans notre programme.
Le jour du congrès fondateur, les personnes qui s’étaient réunies à l’époque — nous étions peu nombreux — avaient adopté une charte, la charte fondatrice de notre mouvement, qui est toujours valable, dont nous n’avons pas changé une seule virgule depuis 2007. Allez lire cette charte, elle est le guide, le guide de l’action que nous menons, celle dans laquelle se reconnaissent tous les membres. Cette charte impose la clarté, impose l’honnêteté, la cohérence, la fiabilité et l’expertise. Nous ne faisons jamais de slogans, nous ne sommes pas un parti qui manipule l’opinion publique par des slogans ou par des séries de ruses politiciennes.
Nous, nous disons toujours ce que nous faisons, et nous faisons toujours ce que nous disons. Nous refusons toutes les manipulations et tous les comportements politiciens, allez le vérifier. Un dernier point, c’est que certains se demandent : « Mais où vous situez-vous ? » Je l’ai dit tout à l’heure, nous sommes un mouvement de rassemblement, nous rassemblons effectivement des Français venus de toutes les origines. Ce mouvement d’ailleurs est en plein essor : nous sommes depuis maintenant plusieurs années le mouvement politique en plus forte croissance de France, alors même que nous sommes pratiquement barrés des médias de grande diffusion. C’est un véritable tour de force.
Nous sommes d’ailleurs le seul mouvement politique à présenter à la fois sur notre page Facebook officielle et sur notre site l’évolution quotidienne du nombre de nos adhérents. Mais certains ont un doute, certains se disent : « Ouh là là ! ils veulent sortir de l’Europe, ils sont forcément de droite ou d’extrême droite. » Parce que ça, c’est ce que les médias veulent mettre dans la tête des Français. Alors, il y a une réponse officielle qui a été apportée. La réponse officielle, elle est venue lors des élections européennes du 25 mai 2014.
Ce jour-là — enfin, quelques semaines auparavant —, vous savez que l’UPR a présenté des listes dans les huit circonscriptions interrégionales ; nous avons été d’ailleurs un des seuls des douze mouvements politiques à pouvoir le faire. Dans cette perspective, le ministère de l’Intérieur a attribué une « coloration politique », comme ils disent. Il faut savoir qu’au ministère de l’Intérieur il y a un bureau qui est spécialement chargé d’examiner en détail les programmes, les analyses et les propositions des mouvements politiques, puis de les classifier. Or nous avons été officiellement classés dans les LDIV, c’est-à-dire dans les « listes divers ».
Ce classement, j’insiste, a été fait, proposé par un chef de bureau (il y a un bureau qui analyse cela), transmis ensuite au sous-directeur puis au directeur du ministère de l’Intérieur, puis transmis ensuite au cabinet du ministre, ministre du Gouvernement Valls, de la Présidence Hollande. Or on ne peut pas dire que nous ayons été particulièrement favorisés par le gouvernement actuel, qui est ultra-européiste. Eh bien, nous avons donc été classés dans les « listes divers », c’est-à-dire dans les listes qui ne peuvent pas objectivement être classées à droite ou à gauche.
Pour donner un exemple, le même ministère de l’Intérieur a classé dans les « LDVD », c’est-à-dire dans les « listes divers droite », le mouvement Nous Citoyens, qui avait été lancé par M. Denis Payre, un milliardaire, et qui d’ailleurs depuis lors a regagné le giron de l’UDI. Le ministère de l’Intérieur a classé dans les « listes divers droite » les listes de M. Dupont-Aignan de Debout la France, ce qui se comprend, puisque le programme de Debout la France est un programme de droite, voire parfois très à droite : je rappelle que M.
Dupont-Aignan, lorsqu’il a présenté sa candidature pour les élections présidentielles de 2012, a annoncé que, s’il était élu président, il prendrait Mᵐᵉ Le Pen comme Premier ministre. On ne peut pas, avec de telles déclarations, prétendre ensuite être un mouvement de gauche. Le ministère de l’Intérieur a également classé dans les « listes divers droite » le mouvement de Mᵐᵉ Boutin, Force Vie, qui défend des valeurs d’ailleurs tout à fait légitimes et estimables, la question n’est pas là, mais la question, c’est que Mᵐᵉ Boutin et son programme proposent des valeurs qui sont jugées conservatrices, et qui sont des valeurs de droite.
Elle a le droit de le faire ; en revanche, il ne faut pas s’étonner qu’elle soit classée dans les « listes divers droite », comme M. Dupont-Aignan ou comme Nous Citoyens. De la même façon, le ministère de l’Intérieur a classé dans les LDVG, c’est-à-dire dans les « listes divers gauche », le mouvement Nouvelle Donne, qui avait été lancé par M. Pierre Larrouturou, qui vient du parti socialiste, et qui propose un programme, des analyses, d’ailleurs très européistes, mais qui le rattachent clairement au Parti socialiste et à la gauche de l’échiquier. Encore une fois, moi, je ne suis pas là pour critiquer, condamner les uns et les autres, je suis là simplement pour décrire la situation.
Le ministère de l’Intérieur a classifié les partis politiques en fonction de leur programme et de leurs propositions.
Et donc, ce qui est important, c’est que le ministère de l’Intérieur a officiellement reconnu : premièrement, que l’UPR n’est ni un parti de droite ni un parti de gauche, qu’il se situe ailleurs, comme d’autres, du reste, par exemple des partis environnementalistes ou bien le parti qui veut développer l’espéranto : ce sont des partis qui, objectivement, s’adressent à toute la population — ; deuxièmement, le ministère de l’Intérieur, en nous classant dans les listes divers, a reconnu que la volonté de sortir de l’Union européenne et de l’euro n’est pas en soi une idée de droite, ni a fortiori une idée d’extrême droite comme certains voudraient le faire croire.
Voilà la petite présentation que je voulais faire de notre mouvement politique. Je vous laisse maintenant découvrir ces analyses de façon plus approfondie.
François Asselineau