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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 7 décembre 2025 10 min

Philippe Baptiste invité de la Politique s'éclaire

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Philippe Baptiste, bonjour. Bonjour. Vous êtes ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche.

Vous allez lire ce livre de Nicolas Sarkozy ? Oh oui, probablement. Qu'est-ce que vous pensez de cette démarche catarctique de l'ancien président ?

Je pense que elle lui appartient évidemment et puis n'ayant pas lu le livre, moi-même pour l'instant, j'ai du mal à évidemment à poser un jugement sur cette sur cette question. Après la privation de liberté, c'est toujours un moment qui est un moment qui est évidemment vécu de manière extrêmement douloureuse par tous les prisonniers aujourd'hui. Il dit qu'il a tourné la page du macronisme dans ce livre et il prône un rassemblement de de Villier à à Baisson.

Euh pour vous, c'est un signe qui défend maintenant l'Union des droites. C'est possible. Moi ce qui me semble être important aujourd'hui derrière le macronisme, c'est quoi ?

C'est l'idée simplement de rassembler des gens qui sont des gens de bonne volonté, qui faire évoluer le pays à travers des démarches qui sont des démarches qui sont très pragmatiques, qui regarde quels sont les objets, quelles sont les difficultés de notre société aujourd'hui et qui essaent de trouver des solutions qui sont des solutions en sortant de logiciels qui sont des logiciels qui sont préconçus, qui sont des logiciels de parti. Et c'est ça qui est fondamental et c'est pour ça que moi je suis rentré en politique. Voilà.

Mais est-ce que ces gens-là ils vont de de Villier à Baisson pour vous ? Je suis pas certain. Voilà, ça va trop loin à droite.

De mon point de vue évidemment. Euh un mot sur ce qui s'est passé à Lyon hier soir. C'était à la fête des Lumières.

Des slogans comme la police tue projetée sur le musée des beaux. Vous condamnez ? Évidemment, la police, elle est là pour nous protéger.

Elle protège la société, elle protège les citoyens aujourd'hui. Et évidemment ces slogans sont éminemment condamnables. C'est des slogans qui reviennent quand même souvent dans le dans le débat politique.

Il faut frapper plus fort de la part du gouvernement. En tout cas, je pense qu'il faut les condamner de manière extrêmement claire et il faut aussi expliquer en permanence à nos concitoyens que la police, elle est là simplement pour protéger la société, pour nous protéger tous et c'est ça et les défendent systématiquement évidemment les policiers. Le budget de la sécurité sociale a été adopté en tout cas le volet recette par 166 voix contre 140 grâce au votes favorables des socialistes.

Est-ce que vous êtes confiant sur le vote final qui aura lieu mardi prochain ? Bah écoutez en tout cas je pense que il faut aller évidemment au bout de cette démarche. C'est fondamental.

Moi, je voudrais quand même rappeler que il y a eu énorme un débat qui a été d'une très grande richesse, enfin qui a duré qui a duré très longtemps. C'est quand même inédit. Il y a eu quand même un vrai travail parlementaire sur le texte.

Le texte initial, c'était le texte du gouvernement. Il a été profondément modifié par les débats parlementaire. C'est la méthode qui avait été annoncée par Sébastien Lecnu et qui a été tenue.

C'estàd que le texte a profondément évolué aujourd'hui. Je crois qu'on peut pas dire aujourd'hui que ce soit le texte de telle ou telle partie. C'est un texte qui est un texte de compromis et évidemment il faut aller au bout.

L'enjeu, il est fondamental derrière parce que le PLFSS, il est il est derrière si on n pas de PLFSS, c'est fragiliser la sécurité sociale qui est quand même quelque chose enfin un objet. Tous les Français, il y profondément attachés. Donc on a besoin de ce texte, on a besoin d'aller on a besoin d'avoir un budget pour la sécurité sociale, on a besoin d'avoir un budget pour vous dites il est quand même profondément profondément remagné.

Vous avez cédé sur la suspension de la réforme des retraites, sur les franchises médicales, sur la hausse de la CSG. un déficit qui dépasse les 20 milliards nous dit la Mine Monchalin. C'est quand même un un renoncement par rapport au macronisme vous vous référiez au début de cette bien sûr mais la majorité aussi n'est pas la même que que précédemment.

Donc ce texte évidemment c'est pas le texte initial du gouvernement, je crois que c'est très clair. C'est l'objet d'un dialogue. C'est l'objet d'un compromis entre les différents groupes aujourd'hui à l'Assemblée.

Je pense que ce dialogue, il a été riche. Maintenant, il faut que tout le monde prenne ses responsabilités et il faut aller au bout. Et moi je voudrais là vous vous adressez à Horizon par exemple qui qui s'est absolu s'il ne vote pas et bien il n'y aura pas de PLFSS.

Ce message là il est valable pour tous les parlementaires parce que c'est pas simplement un groupe ou un autre qui est attaché à la sécurité sociale c'est bien tous les parlementaires qui sont directement visés et directement impliqués. Donc c'est à Édouard Philippe que vous vous adressez pour lui dire à tout le monde encore une fois c'est encore une fois c'est je crois que c'est à tout le monde aujourd'hui qu'il faut qu'il faut s'adresser. C'est un message de responsabilité évidemment ce texte-là c'est pas le texte initial.

C'est pas forcément tout le monde ne se retrouve pas dans tous les éléments de ce texte. C'est un texte de compromis. Il faut aller au bout.

C'est ça la méthode et c'est ça aujourd'hui je crois la seule voix qui est la voix aujourd'hui crédible pour la suite. H c'est votre avenir qui est en dépend aussi. Dans ces cas-là il peut y avoir une démission de gouvernement de sens.

Je crois que non, c'est pas c'est pas du tout c'est pas du tout ça qui est posé aujourd'hui. La responsabilité, elle est dans les la responsabilité, c'est celle des parlementaires aujourd'hui. Justement, le gouvernement n'a pas été dans une logique d'engager sa responsabilité au travers d'un 493.

C'est bien justement de donner la balle au Parlement pour que le débat soit là. Le débat a eu lieu. Maintenant, il faut que tout le monde prenne ses responsabilités.

Alors, il y a aussi le budget de la France. Vous défendrez demain votre budget, vous de l'enseignement supérieur et de la recherche. Euh en cas de rejet, qu'est-ce qui se passe pour votre ministère ?

Bah d'abord encore une fois, je me place dans une logique de discussion, de négociation et je me dis qu'on va trouver justement les compromis nécessaires pour arriver au bout. Plus compliqué pour le budget de la France quoi. Possiblement.

Possiblement. Mais je pense que malgré tout, il faut quand même travailler sur ces questions là. Il faut qu'on ait le débat avec l'ensemble des parlementaires.

S'il y a pas de si à la fin il y a pas de il y a pas il y a pas de budget, les difficultés, ça va être un peu les mêmes partout. C'est des difficultés sur nos capacités à investir, sur nos capacités à à ben dans mon domaine par exemple, investir dans l'immobilier des universités, investir dans les grandes infrastructures de recherche qui sont structurantes pour notre pays aujourd'hui, pour la qualité de notre recherche par exemple. C'est ce sont des exemples parmi d'autres. tout va être plus compliqué, ce sera pas impossible, mais ça va être un fonctionnement qui va être dégradé, qui va être beaucoup plus compliqué.

C'est pas souhaitable et je pense que là aussi, il y a un travail de responsabilité de tout le monde. Il faut qu'on donne un budget à la France. Dans un budget contraint, il faut faire des choix.

Euh la formation supérieure, la recherche universitaire, la vie étudiante, la recherche scientifique et technologique pluridisciplinaire sont sacrifiés parce que la la hausse du budget est inférieure à l'inflation. Vous l'assumez ? Non.

Alors, pardon, mais c'est pas le cas. Je veux dire, au total, la la mission recherche et enseignement supérieur augmente d'à peu près 600 millions d'euros. Donc, c'est c'est un effort qui pas les disciplines que je viens de citer.

Si si qui a un effort qui est un effort qui est significatif. Cet effort significatif, il permet, il est largement au-dessus de l'inflation. Par contre, à côté de ça, il y a des dépenses qui ne sont pas compensées, ça c'est vrai, et qui peuvent mettre en en difficulté un certain nombre d'établissements et il faut qu'on soit extrêmement attentif à ça et on le sera et on les accompagnera et on fera ce qu'il faut pour justement trouver des solutions au cas par cas.

Mais euh je veux dire, il y a un vrai effort aujourd'hui. Moi, je voudrais quand même rappeler que derrière on est on est au milieu d'une loi de programmation pour la recherche où il y a énormément d'argent qui a été mobilisé aujourd'hui. On a fait des revalorisations qui sont les revalorisations en particulier d'un indemnitaire, de salair pour les jeunes chercheurs, pour les doctorants.

Enfin, on est passé de de salaires qui étaient quand même très très bas à des salaires qui aujourd'hui sont beaucoup plus raisonnables. Et donc très concrètement, je parle de 400 ou de 500 € d'augmentation par mois pour pour les docteurs par exemple en depuis la depuis depuis cette loi. Et donc c'est quand même des choses qui sont qui existent, qui sont réelles.

Donc il faut poursuivre cet investissement, il faut poursuivre cet effort. Ça veut pas dire qu'on a pas des difficultés, ça veut pas dire qu'il faut pas qu'on trouve des solutions à ces difficultés, mais il y a un effort, il y a une mobilisation. Pourquoi ?

Parce qu'en fait la recherche, vous savez c'est non seulement l'extension des connaissances mais c'est aussi préparer l'avenir. Et préparer l'avenir pour notre pour nos industries, pour nos entreprises, pour nos économies. À travers la recherche fondamentale, on comprend mieux le monde mais on prépare aussi les produits, les usines et les entreprises de demain.

Et donc investir ces fondaments. Comme il faut faire des choix, vous assumez la baisse des frais d'inscription pour les étudiants étrangers. Alors, il y a pas de baisse des frais d'inscription pour les étudiants étrangers.

Je pense que vous parlez des APL euh pardon des donc de l'aide pour le de l'aide pour de l'aide pour le logement et effectivement il y a un certain nombre d'étudiants qui sont des étudiants qui sont non communautaires euh qui et non non non communautaires non boursiers qui ne pourront plus bénéficier d'APL. Là aussi, il faut que le débat parlementaire euh ait lieu sur cette mesure, mais c'est aujourd'hui une mesure enfin malgré tout le le budget tel qu'il est aujourd'hui, il permet de préserver les APL pour tous les étudiants français, tous les étudiants communautaires et pour une petite fraction d'étudiants. Effectivement, il y a cette question qui est aujourd'hui posée.

Je voudrais vous faire réagir à Julien Terry qui est professeur à l'université Lyon 2 qui a été suspendu pour antisémitisme. Jean-Luc Mélenchon hier a pris sa défense. Est-ce que vous faites de même ou pas ?

Il avait parlé de génocidaire à propos de personnalité d'une tribune qui était contre l'état de Palestine. Faire une liste de de personnes à boycotter, de personnes juives à boycotter d'une part, euh diffuser des caricatures qui sont dignes des années 30. Tout ça c'est abject et donc moi je condamne ça avec la plus grande fermeté et je salue la décision de son université qui a été effectivement de le suspendre pour l'instant et d'engager des poursuites disciplinaires.

À côté de ça, j'ai demandé au recteur de signaler au procureur de faire un article 40 pour signaler effectivement c'est fait au procureur. Donc ma condamnation elle est vraiment mais d'une très très grande clarté et d'une très grande fermeté. Je l'antisémitisme c'est dramatique dans notre société en France et malheureusement elle est aussi là à l'université je dans toute la société aussi à l'université il faut lutter sans relâche sans relâche sur cette questionl et il y a aussi votre audition à la commission d'enquête parlementaires sur les liens entre politiques et islamisme.

Il y a pas de menace pour l'université ? Il y a pas d'entrisme. Bah moi, je vais reprendre les termes les termes d'un rapport qui avait été commandé par le ministère de l'intérieur sur cette question qui qui dit qu'il n'y a pas d'entrisme islamiste structuré aujourd'hui à l'université.

Ça veut pas dire pour autant qu'il n'y a pas des personnes, qu'il n'y a pas des individus qui cherchent évidemment à faire le lien à à mobiliser à mobiliser des des étudiants par exemple autour du autour du conflit israélo-palestinien pour euh étendre et cetera et faire des amalgames. Évidemment que ça existe. Mais la question de est-ce qu'il y a un entrisme islamiste structuré à l'université, encore une fois c'est pas moi qui le dit, c'est ce rapport du ministère de l'intérieur.

Merci Philippe Baptiste d'avoir été avec nous, ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche.

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