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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 17 juin 2026 24 min

Baccalauréat, chaleur, interdiction des portables au lycée... Le "8h30 franceinfo" d'Édouard Geffray

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Édard Gefrey. Bonjour. Bonjour Paul.

Bonjour à tous. Merci d'être avec nous sur France Info. Vous le ministre de l'éducation nationale dans ce moment charnière dans une vie.

Tous ceux qui l'ont passé se rappellent cette période les révisions, le stress, l'attente. Je parle du bac bien sûr dont les épreuves ont commencé lundi avec la philosophie pour les élèves de terminale. Édouard Jeffrey, peut-on être heureux quand les autres ne le sont pas ?

Oui oui. Alors faut développer et même il faut c'était une des questions de certaines absolument. C'était le 2è sujet du bac de philo général et en réalité il faut.

Et pourquoi il faut ? Parce que aujourd'hui il y a plein de gens qui essayent de jouer sur les fractures, qui essayent de jouer sur la détresse et qui font de la démagogie en capitalisant sur la souffrance et parce que il y a de la souffrance parce qu'il y a des gens qui sont malheureux. Mais en réalité quand vous avez la chance de l'être et surtout la chance de croire qu'on peut être heureux dans la vie, il faut partager ça avec les autres.

C'est le principe d'une LED. C'est tout petit mais ça fait beaucoup de lumière. Voyez donc moi je je suis intimement convaincu que j'aurais répondu oui à la question sans aucune hésitation.

L'autre sujet c'était avons-nous la maîtrise de nos paroles ? Qu'auriez-vous répondu ? Que certains l'ont perdu.

Qui ? Oh ceux qui tombent dans l'excès et dans l'outrance à longueur de journée. Vous visez qui en disant ça ?

Je vise tout ce qui aujourd'hui est extrême et qui considère que l'outrance est devenu un mode normal de raisonnement et d'expression. Moi, je crois beaucoup à la pondération. J'accepte d'accueillir la parole de l'autre.

Et la maîtrise du langage, c'est précisément l'accueil de la parole de l'autre et la capacité à exprimer une une pensée pondérée. Le réel est complexe, il se résout pas en deux coups de cuillères à peau. Pas toujours satisfaisant, mais le réel est complexe.

Et donc avoir la maîtrise des mots, c'est derrière être capable de qualifier la réalité. Et quand vous qualifiez la réalité, vous commencez à vous attaquer au vrai problèmes. Voilà pour la dissertation du ministre de [rires] l'éducation de Philot.

Euh il y a un sujet qui inquiète les élèves Édouard Jeffrey euh dans ce contexte euh de fort chaleur, c'est euh comment travailler, comment passer des examens euh quand il fait euh 40° euh dehors. Alors, vous avez déjà dit qu'il y aurait plus d'épreuves du bac l'après-midi. Hier, vous avez précisé que pour les euros, ce sont les recteurs qui jugeront localement de la pertinence de reporter l'oral ou non.

Est-ce que vous estimez que c'est suffisant ? L'idéal serait que nous ayons nos 60000 écoles, collèges, lycées parfaitement isolé, rafraîchis et cetera. Euh d'abord tous ces bâtiments appartiennent aux collectivités territoriales, pas à l'État.

Donc je ne sais pas les écoles primaires c'est les communes, les primaire c'est les communes, voilà et les lycées sont les régions. Donc vous voulez dire que vous ne pouvez rien faire. Donc je veux dire par là que nous on finance 3 milliards d'euros qui ont été mis sur la table et aujourd'hui il y a 24 millions de mètres carrés qui sont en cours de rénovation.

Mais je de même que je ne peux pas rénover, pardonnez-moi, votre appartement, je ne peux pas rénover un bâtiment qui ne m'appartient pas. Vous pouvez pas poser la clime. Donc je peux pas poser la clim moi-même.

Vous avez des grosses craintes sur lundi, c'est cela. Alors voilà, à partir de là donc pour les examens très clairement ce qu'on nous annonce c'est une vague de chaleur avec un Pix weekend et peut-être lundi. Si lundi, mais ça s'apprécie au cas par cas localement selon la température extérieure, selon surtout la température à l'intérieur du bâtiment.

Si lundi des chefs d'établissement constate, enfin d'ici là plutôt, on constate que lundi, on ne saura pas accueillir les élèves les professeurs dans des bonnes conditions pour passer l'examen. Et c'est vrai pour les élèves mais c'est aussi vrai pour les juris qui vont passer leur journée à faire passer l'examen, à ce moment-là, les recteurs pourront effectivement d'essayer de décaler d'un ou deux jours. Donc on leur dira le jour même, ce qui est possible.

Alors non, non, on les préviendra avant. Je vois tous les recteurs cet après-midi. Oui.

Euh je les je les ai réunis cet après-midi pour précisément anticiper. Une fois qu'on aura les prévisions les plus fiables de Météo France, donc probablement jeudi ou vendredi ou plus tard mais plutôt demain, les recteurs prendront les décisions. Il y aura une nouvelle convocation qui sera adressée aux élèves là où il y aura lieu.

Donc donc le vendredi pour le lundi pour être très concret. Les épreuves écrites ça va parce que c'est le matin. Mais le problème ce sont les euros.

Donc vous pourriez décaler les euros du bac la semaine prochaine. Les épreuves écrites sont terminées. Il ne reste plus que les euros.

Les élèves sont actuellement convoqués pour des euros et certains le sont lundi, pas beaucoup par rapport à la masse, mais certains le sont des lundis. Pour cela, si dans leur centre d'examen, les conditions ne sont pas remplies, ils recevront et ils seront contactés une autre convocation jeudi ou plus tard, vendredi matin, leur indiquant que l'UR est décal quelques jours. C'est pas ce que je recherche honnêtement, on va tout faire pour l'éviter.

Mais si jamais c'était rendu obligatoire par les faits et la température, c'est quoi ? C'est quoi le le niveau à partir duquel il faut fermer la classe ? Mais c'est apprécié.

Mais c'est évident que si vous vous avez pas passé un un votre épreuve du bac dans une classe où il fait je sais pas combien 38 ou 40°gr quoi. Voilà ce qui intérieure de le pic qu'on nous annonce. Voilà.

Ensuite les collectivités locales sont aussi en train de faire en sorte qu'il puisse y avoir des petits climatiseurs dans les salles d'examen et cetera. Donc voilà tout ça va se va se régler. Pardon le j'ai frais mais s'il fait 36 ou 37 dans la classe c'est pas c'est pas supportable non plus.

Non mais je dis enfin c'est pas c'est pas un degr qu'il fasse 39 pour non mais c'est un degré c'est pas c'est pas une question de 1 ou de degré près c'est une question d'appréciation global et une fois encore ça s'apprécie au niveau local la semaine dernière j'étais enfin 15 jours j'étais dans une école au moment du pic de chaleur vous savez fermé il faisait plus frais dans l'école que dans tous les bâtiments alentours parce qu'elle avait été bien isolé dans ce cas-là évidemment ça peut c'est vrai mais il y a aussi des classes notamment à Champign où le thermomètre le thermomètre affiché 40°gr dans il faut savoir fermer Édouard Jeffrey écoutez une professeure de d'un collège le collège Maris Bastier de Reince elle pointe un problème. Il y a les examens mais il y a aussi les cours. On écoute les cours l'après-midi.

Impossible de se concentrer. Je n'ai même pas de rideau aux fenêtres après. Donc il faut ouvrir les fenêtres.

J'en ai deux dans ma salle. J'en ai une sur les deux qui ne s'ouvrent pas. On a un ventilo pour une vingtaine d'élèves plus moins.

Rien n'est fait pour eux. Rien n'est fait pour moi non plus. Donc c'est impossible de travailler.

Voilà. Qu'est-ce qu'on fait pour les cours ? Quelle est la réponse à apporter ?

Est-ce que vous dites au-delà d'une certaine température, on va aussi reporter les cours l'après-midi ? Alors là aussi, moi je suis pas partisan dire depuis Paris au-delà d'une certaine température pour tout le monde. Je pense que c'est des choses qui se règlent pas comme du papier à musique depuis la rue de Grenelle.

Mais même cause, même principe, si les températures sont excessives et ne permettent pas de faire cours dans des conditions, je dire de sécurité normale, à ce moment-là, on peut effectivement, je vais dire ça rapidement, fermer l'école ou l'établissement. Les autorités ne sont pas les mêmes. Pour fermer une école, donc une école au sens primaire, maternelle, élémentaire, c'est le maire ou ou le préfet.

Quand c'est un collège ou un lycée, c'est soit le maire et le préfet, soit le chef établissement qui peut décider d'interdire l'accès à ces locaux. Oui, mais vous avez votre mot à dire pour empêcher en tant que ministre. Moi, [grognement] j'ai communiqué si vous voulez tout ça est quand même très anticipé hein.

On a rédigé un on a on a travailler avec R syndicale d'ailleurs un plan de gestion des vagues de chaleur que j'ai envoyé à tous les directeurs d'école, tous les chefs établissement enfin mai que j'ai renvoyé hier soir pour être sûr que tout le monde l'it et qui prévoit tous les cas de figure. Oui, mais c'est vous le ministre de l'éducation Édouard Gefrey. À partir de quel moment on ferme une classe ?

Parce qu'il faut aussi que que les recteurs, que les professeurs, que les élèves puissent anticiper et comprendre qu si vous si vous êtes dans un bâtiment qui ne dispose d'aucun espace rafraîchi, c'est n'avez pas d'échappatoire et qui fait toute la journée euh 35°gr dans votre classe, euh vous fermez l'école pour la demi-journée ou pour la journée. C'est déjà des choses qui se pratiquent. L'été dernier, en début d'été, sur 60000 implantations en France, il y en a 2000 qui ont fermé au moment de la vague de chaleur.

Bon, donc je c'est des choses qu'on sait faire. Par contre, vous dire que moi au niveau de la rue Grenelle, je veux dire demain matin plouf, tout ça va se desser au niveau national en deux coups de cuillè à peau. La réponse est non.

Sur les syndicats, ça se dé au niveau local. Par contre, le cadre, il est fixé au niveau national. Je l'ai fixé, je l'ai envoyé, je l'ai travaillé avec l'activité locale et avec lesion syndicales.

Donc on a un cadre qui est connu, qui est travaillé, qui est anticipé, que tout le monde a et ensuite c'est au niveau local avec les préfets, avec les maires que ça se dessine. Très très rapide question avant de repasser à la philo sur les syndicats qui vous demandent très concrètement d'installer des thermomètres dans les classes. Est-ce que vous y êtes favorable ?

Écoutez, moi je je on a 600000 classes aujourd'hui en France, je vais être très avec vous. Je ne sais pas installer 600000 thermomètres dans la semaine. Voilà, qu'on est des mesures bien sûr, mais ce qu'il faut surtout c'est accélérer sur l'innovation du bâti.

On le fait avec les collectivités locales, une fois encore nous on finance, ce sont les collectivités locales qui le font. Chacun a ses responsabilités quand même. Mais tout ce qui permet à la fois de mesurer, surtout d'améliorer le confort des professeurs comme des élèves est bon à prendre.

Eddard Gefra en décembre vous disiez vouloir redonner de la crédibilité au bac est-ce que le bac est encore en fait est-ce qu'il sert encore à quelque chose est-ce qu'il est encore central primordial dans un parcours ou alors il est devenu secondaire et relégué notamment derrière parcours est-ce que vous connaissez des gens dont les enfants passent le bac ce matin ou est-ce que vous les avez trouvé parfaitement cool non non mais c'est et insouciant non non donc ça vaut quelque chose mais c'est c'est pas ça le la question que je vous pose c'est est-ce que le le bac a encore de de la valeur dans une vie, dans un parcours quand on voit par exemple que les orientations sont décidées avant les résultats du bac. Oui. Alors ça c'était déjà vrai avant donc oui ça a de la valeur.

Il est vrai qu'il y a une espèce de miroir un peu déformant de parcours sup. C'estd que les familles pensent beaucoup à parcours un peu moins baccalauréat mais d'abord le baccalauréat n'est pas acquis il faut le passer il faut l'avoir ça reste un enjeu pour nos élèves et puis tout simplement ça conditionne l'accès au supérieur un élève qui aurait son orientation supérieur mais qui n'aurait pas le bac il ira pas le supérieur donc le bac ça reste un sésame et puis ça reste parez-moi une forme de clause de rendez-vous en fin de scolarité pour nos élèves qui arrivent jusqu'au baccalauréat et qui finalement doit attester un niveau. D'où le fait que je suis assez clair sur le niveau attendu, c'est pas on ne donne pas le bac, on l'obtient avec un gros contenez qu'il y a quand même de nombreuses universités qui mettent désormais en place des cours obligatoires de remise à niveau en français pour des étudiants qui ont pourtant déjà le bac, ça veut quand même dire qu'il y a un vrai problème avec la valeur du bac, non ?

Alors, avec la valeur, je ne sais pas, mais avec en tout cas le niveau de maîtrise de la langue euh confère ce qu'on disait au début sur le sujet de filo, ça je crois. Et c'est pour ça que j'ai constamment dit depuis mon arrivée et je l'ai même d'hors écrit à tout le monde au [grognement] risque de provoquer des inquiétudes des uns ou des polémique des autres que je plaçais la maîtrise du langage comme étant un des éléments fondamentaux d'appréciation et quelle que soit la discipline parce qu'effectivement si vous mentez aux gens sur un niveau réel quand ensuite ils arrivent dans le supérieur bah ils sont très vite si je puis dire en difficulté parfois disqualifiés et et on peut pas s'offrir ce luxe de dire à des élèves qu'ils ont le niveau s'ils ne l'ont pas. Et par ailleurs, il faut apprendre à nos élèves à avoir ce type d'exigence.

C'est-à-dire oui, la maîtrise de la langue, ça compte. Oui, ce relire ça compte. Oui, l'orthographe ça compte.

Oui, la syntaxe à la grammaire ça compte. Voilà. Édouard Gef, vous faites vous dites que le bac c'est important.

Euh on va vous faire passer un petit quiz. Je sais pas si c'est je deviens un spécialiste des quiz. Moi [rires] je suis content de savoir que ça intéresse les Français en terme d'information.

On compétitie. Édouard Jeffrey. Euh un petit quiz d'histoire pour commencer.

En quelle année le président de la République est-il élu pour la première fois au suffrage universel direct sous la 5e République ? De mémoire, ça doit être 62. Alors 62, c'est la réforme mais la première élection au suffrage universel.

Et ben alors du coup ça doit être 58 + 7 65 exactement. dernier président de la République de la 4e République. Euh alors, attendez 4e République ben c'est doit être c'est par c'est paronicoti.

Bravo. La date des accords déviant Édouard Gefrey euh c'est mars 1962. Je sais plus si c'est le 19 ou le 21 mais c'est 18 mais bonne réponse. 18 la date de la fête de la Fédération.

C'est fou ce qu'on s'amuse hein. Euh vous parlez en France ça pourrait être aux États-Unis mais oui c'est en France. Oui.

En France. Oui. Ah d'accord.

Non mais non mais excusez-moi, je c'est pour ça 14 juillet ça doit être 1790 91. Bon et une der ça dépend en fait parce que une fois qu'on sait qu'on peut s'amuser au quiz si vous voulez on se met dans l'état d'esprit. C'est comme quand vous faites un créneau devant tout le monde et que bizarrement vous ratez votre créneau.

Voyez maintenant je suis habitué, je deviens le ministre des quizes. On va dire que vous avez eu l'oral de rattrapage. Ça fait mais ça me fait plaisir de savoir que ça intéresse tout le monde.

On va continuer parler d'école dans un instant avec vous le ministre de l'éducation nationale mais pour l'instant il est 8h46 et c'est l'info en une minute avec Marie Martin. Une cellule d'écoute psychologique ouverte dans une école de l'heure en Normandie après qu'un enfant de 8 ans est mort noyé près d'Evreux hier après-midi. Selon nos confrères d'ici Normandie, le petit garçon participait à une séance [musique] de natation scolaire encadrée par plusieurs mètres nageurs.

Les circonstances de cette noyade sont inconnu pour le moment. Dans la manche, un navire de guerre russe a tiré plusieurs coups de semon hier en direction d'un voilier civil sur lequel deux retraités britanniques [musique] naviguaient. L'incident n'a pas fait de blessé selon le ministère russe de la défense, ya était trop proche du bateau.

Les autorités britanniques ont ouvert une enquête. La France se prépare à avoir bien chaud avec cette [musique] nouvelle vague de chaleur qui s'annonce. Des températures qui vont atteindre par exemple les 30° à Renn aujourd'hui, 32 à Paris [musique] et jusqu'à 37 à Valence.

Météo France annonce 40°gr dimanche et lundi. Et puis Kyan Mbappé est un joueur hors norme. Les mots du sélectionneur des Bleus, Didier Deschamp hier après la victoire de l'équipe de France 3 à 1 face au Sénégal. [musique] Et ce doublé donc du capitaine des Bleus le prochain match, ça sera lundi contre l'Irak.

France info le 830 France info Agath Lambret Paul Larouturou avec Édard Gre ministre de l'éducation nationale Paul a un nouveau drame dans le cadre de la scolarité un enfant de 8 ans est mort noyé hier après-midi dans une piscine dans l'heure lors d'une séance de natation scolaire selon les informations d'ici Normandie de source corps concordant le drame s'est produit précisément à Conchouche à côté d'Evreux monsieur le ministre que vous avez plus d'informations sur les circonstances de ce drame non passe encore. C'était fin dans un cadre scolaire. Manifestement c'était surveillé par plusieurs mètres nageurs.

Donc maintenant, il y a une enquête judiciaire qui va dire dans quelles conditions s'est passé. Euh malheureusement, on est dans une période, vous savez hein, chaque été euh et notamment en cas de fortes chaleur, les risques noyades augmentent. En l'occurrence, je sais pas ce qui s'est passé.

Évidemment, je je ne peux que compatir, mais de manière absolue euh à la souffrance de la famille. euh parce que c'est euh vraiment un drame épantable, mais en l'occurrence, j'en sais pas plus. Euh actuellement, Édouard Gfrey, un animateur d'une école parisienne qui était poursuivi pour agression sexuelle sur mineur a été relaxé hier par le tribunal correctionnel qui a estimé que l'infraction n'était pas suffisamment caractérisée.

Alors, dans son jugement, le tribunal relève que relève que certes un comportement inapproprié a eu lieu et il estime que l'animateur aurait dû faire l'objet de rappel à l'ordre et d'une formation. Mais en même temps, les juges estiment que l'infraction donc n'est pas caractérisée et que le tableau clinique psychologique des enfants qui évoque une agression peut aussi résulter de la médiatisation de l'affaire. Qu'est-ce que vous pensez de cette décision ?

J'en pense qu' il y a un principe fondamental qui s'appelle l'indépendance de la justice et que la séparation des pouvoirs conduit à ce que l'exécutif ne commande pas une décision de justice. Mais vous nous avez fait des grands discours ces derniers jours dans la Viana, notamment sur le fait qu'il fallait écouter la parole de l'enfant et qu'il fallait se réveiller. Là, c'est la première affaire qui est jugée dans le cadre des de la multiplication des accusations de violence dans le péris scolaire et c'est une relaxe.

Malgré les témoignages de l'enfant, malgré le fait que selon les juges, cet animateur aurait dû faire l'objet de rappel à l'ordre, est-ce que vous comprenez que il y a quelque chose d'incompréhensible ? Ah, je le comprends parfaitement en tant qu'individu et citoyen. Je comprends parfaitement que les parents puissent être puissent être préoccupés, inquiets et cetera.

Ensuite, il y a une justice. La justice, elle passe, elle passe au regard d'un droit pénal. Euh et en l'occurrence, les dissions de justice sontceptibles de recours.

Donc tout ça fait que je me prononce pas sur la décision elle-même. Maintenant, pardonnez-moi, mais quand vous dites vous souhaitez que le parquet fasse appel pardonnez juste, c'est le parquet qui décidera. Euh il y a pas de il y a pas de conseil individuel, encore moins de miseation nationale que de qui que ce soit.

Mais par contre, pardonnez-moi, vous avez des grandes paroles ou des grands discours je crois. Pardon ? Mais en fait depuis Oui, mais pardon, depuis que je suis là en fait sur les sujets de violence aux enfants, j'agis.

D'accord. Comment ? Quand je suis arrivé, alors justement, on va reprendre le fil.

Donc moi, je suis arrivé en octobre. Quand je suis arrivé, je trouve que c'est un ch que je connais un petit peu. Actuellement, nous faisons 80000 signalement à la justice ou information préoccupante par an.

L'école c'est le premier signaleur de France. Oui, mais le problème, c'est le suivi de ces signalements. Je vais y arriver.

Si ça vous dérange pas, on va tout reprendre. Euh, il y avait aucun cadre sur les modalités concrètes pour faire un signalement, y compris contre un collègue ou contre un directeur d'école ou contre un chef établissement quand je suis professeur. J'ai donc fait un protocole d'action qui est commun à toute l'éducation nationale qui a été diffusé au mois de mai.

Par ailleurs, vous savez que l'un des enjeux, c'est que on a des personnes qui enfin selon le temps sur lequel vous êtes prêt scolaire et scolaire, il y avait un petit côté que moi j'appelle pardon chaperché. C'est-à-dire c'était ah c'est pas sur mon temps, ça veut le temps scolaire, je peux rien faire. Et c'est comme ça qu'on a eu un nombre de cas qui ont été mal pris en ch qu se renvoie la balle.

Donc, j'ai désigné une déléguée ministérielle auprès de l'adminatrice, donc avec un statut d'indépendance que tout personne peut saisir lorsque son enfant a été victime de violence dans l'enceinte de l'école, quelle que soit la personne qui intervient, pour précisément démeler les sujets. Et je porte, et pardonnez-moi, mais c'est vraiment important ce qu'on va se dire et je porte dans le casadre de projet de loi sur la protection des enfants une disposition qui est ce que j'appelle la liste noire des internés d'école. Que vous soyez que vous ayez été licencié du pé sccolaire, du sport ou de l'éducation nationale à cause de votre comportement avec les mineurs, vous ne pouvez plus rerentrer dans l'un des trois.

Même sans décision de justice même sans décision de justice ça l'intérêt même sans condamnation pénale parce qu'une procure disciplinaire c'est une procure contradictoire mais mais il faut avoir été licencié quand on est simplement suspendu. Oui on nentre pas dans cette liste noire. Absolument.

Mais voyez-moi quelqu'un qui a un comportement totalement inapproprié avec les mineurs comme la personne dont on parle là. Oui, vous voulez je considère bah moi en tout cas éducation nationale je considère que la vocation être lic enfin être être révoquée de l'éducation nationale sous réserve évidemment du procuraire que tout ça soit établi mais à partir moment où c'est établi qu' un comportement approprié que ce pénalement soit que ce comportement soit pénalement réprimé ou pas vous appelez à la fermeté une personne qui a un comportement absolument inaproprique des mineurs n'a pas sa place même si c'est pas pénal n'a pas sa place poser la question de la préser de la présentation d'innocence aussi alors à l'issue de la suspension la la suspension précisément à faire l'enquête. Moi, je prends la suspension systématique.

Autre point d'ailleurs au passage que je fais, je dis quand on met quand un quand une personne est mise en cause sérieusement évidemment par un mineur à raison de ses agissements sur des mineurs, elle doit être suspendue parce que la suspens la suspension permet tout simplement de geler la situation. Et s'il est suspendu, il sera pas dans votre liste noire, c'est que s'il est licencié. Bah, le temps le temps qu'il est suspendu, par définition, il reste rattaché à son administration.

À l'issue de la suspension, s'il y a une sanction disciplinaire qui aboutit parce qu'on constate que les faits sont établis à un licenciement, il ne pourra plus revenir ni dans le pays scolaire, ni dans l'éducation nationale, ni dans les sports. Et ça c'est quand même assez intéressant si vous voulez parce que ça fait que vous fermez définitivement les murs de l'école à des gens que vous avez écartés parce que vous considérez qu'ils étaient dangereux. Sinon, ils peuvent repasser le concours lemain matin.

Il y a un exemple justement Jérôme Barella, le principal suspect dans l'affaire Liana. Il avait été suspendu il y a 5 ans. Il était agent d'entretien de la région Occitanie parce qu'il avait envoyé des SMS à une élève du lycée où il travaillait.

Comme il avait été suspendu, votre liste noire en l'occurrence, enfin dans cette affaire, elle aurait servi à rien. Alors, en l'occurrence euh l'enquête est en cours. Vous sa enquête administrative en cours à laquelle j'ai demandé à ce que l'inspection de l'équation soit jointe.

Vous l'aurez quand cette enquête ? On verra exactement. Normalement, c'est le 22 juin qu'on a les premières conclusions qui seront remis au premier ministre.

Euh mais euh euh si vous voulez le donc là en l'occurrence sur cet sur cet aspect-là, je préfère ne pas me prononcer parce que j'attends les résultats de l'enquête. Mais en tout cas, votre liste noire n'aurait pas changé. Mais en tout cas, euh la liste noire à partir du moment où la personne est révoquée, elle l'empêche de revenir de quelque manière que ce soit dans l'enceinte scolaire.

C'est ça qui est important. Quand vous déposez votre enfant le matin à l'entrée de l'école, il faut vous soyez sûr qu'il y a aucun prédateur à l'intérieur des murs de l'école sur quelque temps que ce soit. Est-ce que vous répétez ce matin, comme vous l'avez dit sur TF1 il y a une semaine, que vous n'avez aucun élément qui vont dans le sens d'une défaillance de l'éducation nationale dans l'affaire lien ?

Alors, j'ai pas plus d'éléments aujourd'hui que la semaine dernière. Nous, de notre côté, de ce que nous avons collecté, effectivement, n'avons pas d'éléments particulier d'une définance deation nationale parce que notamment à l'époque, la proviseur avait immédiatement signalé ses faits à la région qui était l'employeur de monsieur Barella. Mais vous parlez de Chaper Perché tout à l'heure.

Là, on est encore dans du Chaper Perché. chacun se dit c'est pas moi et à la fin il se passe qui pass sauf qu'en l'occurrence l'approviseur a bien fait le signalement et que la région ensuite a pris des décisions. Euh mais une fois encore euh je n'ai pas plus d'éléments parce que par définition je ne suis pas allé voir enfin j'interagis pas avec l'enquête.

Donc on verra ce qu'on nous dit le 22. En fonction de ça on en tirera des conséquences. L'autre élément qui me semble important et d'ailleurs j'ai envoyé une instruction la semaine dernière au recteur si vous voulez c'est qu'on soit non seulement très sévère c'est le sens du temps mais très réactif.

C'estd que euh moi j'ai demandé à tous les recteurs de faire en sorte qu'on a une enquête administrative lorsque ça met en cause des mineurs, l'enquête commence dans les 48 he qui suivent. C'est qu'on attend pas des semaines parce que la personne est suspendue est peut-être suspendue et c'est très bien mais au-delà des suspensions, il faut agir vite. Donc dans les 48 heures, on fait l'enquête pour aussi recurer la première parole de l'enfant parce qu'on sait que c'est ça qui est important.

C'est la première parole qui compte et pour derrière au bout d'un mois avoir une première indication sur fait sérieux, fait établi ou pas. Si les faits sont sérieux ou établis, on sanctionne. Si c'est pas le cas, et bien à ce moment-là, évidemment, on en tire les conséquences positives.

Une petite question, c'était un engagement. Est-ce que le téléphone portable sera interdit au lycée en septembre ? J'espère bien.

La loi, comme vous le savez, est actuellement en cours d'élaboration parce qu'on attend une décision de la Commission européenne sur l'autre volet qui est l'interdiction des réseaux sociaux mineurs de moins de 15 ans. Et vous espérez ou vous allez le faire ? Ah non, je enfin c'est pas que pas que je enfin quand je dis j'espère c'est qu'on va le faire mais simplement il faut il faut 1er septembre il faut juste que la loi 1er septembre oui il faut juste que la loi euh euh soit publiée dans l'été ce qui sera à priori très probablement le cas au moins sur ce volet-là donc oui 1er septembre interdiction de l'utilisation du téléphone portable dans le lycé sauf dérogation particulière parce que c'était déjà pas forcément très bien perçu par tout le monde.

Là, on est en juin, on n pas encore la certitude que ce sera le 1er septembre. Vous vous pensez que ça va bien se passer ? Alors, d'abord, ce sera 1er septembre, je pense, parce que la loi sera très probablement plusieurs été et je vais dire envoyer prochainement un certain nombre d'éléments chez l'établissement pour qu'il puisse mettre ça en place.

Euh mais oui, effectivement, je enfin, je considère que c'est quelque chose qui est absolument majeur pour nos élèves. C'est une annonce et c'est sur France info ce matin. D'ailleurs, c'est l'heure de la question qui parce qu'il est 8h56.

Ce matin, la question qui parle Basque. Près de 80 lycéens de Bayon ont rédigé vendredi leur épreuves anticipée de mathématiques en basque malgré vos consignes. Est-ce que ces copies vont être corrigées ?

Toute copie du baccalauréat est corrigée et en l'occurrence euh le il s'agit de d'une épreuve de mathématiques dont 1/3 sont des purs automatismes. C'estd que il y a pas d'expression euh c'est des chiffres, c'est pas desire. Bah oui.

Et l'autre partie ne comporte quasiment aucune expression littéraire. Donc on verra bien ce qui se passe et on va voir ça évidemment avec le rectorat, mais on corrige évidemment tout. Euh ce qui compte sur les langues régionales, c'est que euh on a trouvé enfin j'ai j'ai arbitré, j'ai décidé d'un certain nombre de modalités de prise en compte des régional baccalauréat parce qu'on bricollait ce que je croyais pas souhaitable.

Vous avez annoncé qu'à partir de 2028 certaines spécialités pourraient être passées en langue régionale mais pourquoi pas les maths par exemple justement ? Mais les alors ce que j'ai dit c'est que le bac doit pouvoir si je puis dire sanctionner positivement récompenser un parcours bilingue ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Vous savez on un parcours bilingue en génal et puis quand il au baccalauréat poum il y a rien.

Donc moi ce que j'ai dis c'est que les candidats pourront passer une des deux spécialités une des deux spécialités en langue régionale et que s'ils ont la moyenne de cette spécialité et la moyenne dans la langue régionale qui suivent par ailleurs en cours, ça vaudra mention parcours bilingue sur leur baccalauréat. Merci. et revanche, il faut que ça soit toute la scolarité terminale, c'est première et terminale corrig.