Shemseddine, collégien battu à mort : deux mis en examen libérés en raison d'un vide législatif
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 10 %Défensif 60 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Comment avez-vous réagi en apprenant la remise en liberté des meurtriers présumés ?
- 4:00OuverteRéponse directe
À qui la faute pour ce vide législatif ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Est-ce qu'on ne sait pas gérer ces mineurs délinquants aujourd'hui ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Robin RedaFait
« Pour une bêtise, rappelons-le, hein, pour une histoire de cœur dans un collège qui se finit par une barbarie. »
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[musique] Il est 9h10 sur Sud Radio. C'est une décision qui interpelle les deux meurtriers présumé du jeune Chemedine ont été remises en liberté. Chemedine, souvenez-vous, c'est cet adolescent de 15 ans qui avait été battu à mort en 2024 à Vir Châtillon alors qu'il rentrait du collège.
La raison de la libération va en parler des deux en examen. C'est tout simplement un vide législatif. Faut-il parler de de fiasco ?
En tout cas, cette affaire est invraisemblable. Vous voulez réagir 0826 300. La loi protège-elle trop les mineurs délinquents, les mineurs criminels ?
Vous nous appelez 0826 300300, c'est Manu qui vous attend au standard et je vous accueille à l'antenne dans quelques instants. Le temps d'accueillir Robin Reda. Bonjour.
Bonjour et un grand merci d'être avec nous ce matin sur Sud Radio pour parler de cette affaire qui semble, je le disais invraisemblable. Vous êtes conseiller régional Île-de-France, vous étiez le député renaissance de cette circonscription de de l'esson au moment du meurtre du jeune Chamsedin. Comment vous avez réagi tout d'abord en apprenant la remise en liberté de de ces deux meurtriers présumés ?
Vous avez ressenti de de l'incompréhension, de de la colère ? Ah, c'est plus que de l'incompréhension. Effectivement, vous le rappeliez, nous étions au côté de la maman de Chemedine il y a 2 ans lorsque il a été sauvagement tué.
On pourrait même dire assassiné, même si les faites sont encore en cours de de de procédure. Pour une bêtise, rappelons-le, hein, pour une histoire de cœur dans un collège qui se finit par une barbarie. Et donc depuis 2 ans, la maman de Chemsedine, sa famille, son frère, sa sœur vivent avec cette angoisse terrible que on puisse s'en prendre à nouveau à eux.
Et ce que je voudrais dire d'emblé dans cette situation dans laquelle nous sommes avec ce fameux vide juridique, c'est qu'il n'y a même pas de mesure pour protéger la famille. les les délinquants ou en tout cas les accusés qui sont sortis de prison n'ont même pas de mesure ne leur permettant pas d'entrer en contact avec la famille et c'est ça aujourd'hui qui génère beaucoup de à la fois de douleur mais aussi beaucoup d'angoisse. [grognement] Vous avez coécrit un communiqué à ce sujet avec l'ancien maire de de Viri Châtillon.
Vous parlez d'une nouvelle épreuve d'une violence inuie pour la la famille de Champsedine pour pour sa maman à commencé. Oui, bien sûr. Nous avons rencontré sa maman il y a encore quelques semaines parce que nous pressentions que les prochaines décisions de justice n'allaient pas forcément aller dans le sens qu'elle espérait, que nous espérons tous, c'est-à-dire celui à la fois de l'élucidation de la vérité et de l'extrême fermeté face à la gravité des actes qui ont été commis par ces individus qui étaient mineurs au moment des faits.
Et c'est là le point majeur duquel nous devons discuter et qui doit être vraiment très clair pour tout le monde, c'est que nous avons aujourd'hui une justice des mineurs qui est trop à la traîne face à ce qui est devenu la réalité de la violence exacerbée dans une partie de la jeunesse. H avec vous dénoncez des scènes de célébration à leur sortie de de prison des des deux accusés. C'est ce qu'on vous a signalé.
Ils ont célébré par des par des vidéos qui ont circulé sur les réseaux sociaux et qui vous montrent effectivement à la sortie de la détention provisoire des des individus, il y avait une sorte de comité d'accueil euh ce qui ajoute en plus de l'ignomini à la douleur et et et évidemment ça génère en retour de la défiance vis-à-vis de cette décision dont on parlera sans doute des motivations, mais c'est évidemment totalement insupportable. On va en parler justement de ces motivations. Comment se fait-il que ces deux meurtriers présumés de Chemeddine se retrouvent aujourd'hui en liberté ?
Robin Reda, vous vous restez avec nous, on se retrouve dans un instant si ça vous dit. Bien sûr, bien sûr. Robin Reda, je rappelle, vous êtes ancien député Renaissance de cette circonscription dans les sones.
On va expliquer pourquoi, comment et bien cette affaire invraisemblable a pu se dérouler. Juste après ça, on reste ensemble à tout de suite. [musique] Le grand matin Sud Radio 7h10h, Benjamin Glaise 9h18 sur Sud Radio.
Vous connaissez le numéro pour et bien réagir à l'actualité 0826 300300 et notamment à ce qui semblait un nouveau fiasco. Les deux meurtriers présumés du jeune Chemeddine remise en liberté. cet adolescent de de 15 ans avait été battu à mort en 2024 à Vir Châtillon alors qu'il rentrait au du collège.
Nous sommes toujours avec Robin Reda qui était et bien à ce moment-là le député de cette circonscription dans dans les sonnes cette remise en liberté Romain Reda, elle a été rendue possible grâce à un vide législatif. À qui à qui la faute Robin Red ? Est-ce que c'est au Conseil constitutionnel ?
Est-ce que c'est aux députés, au gouvernement ? Bon, d'abord h c'est pas tout à fait un vide législatif puisque la loi existait en 2019, il y a eu une réforme de l'ordonnance pénale des mineurs, la fameuse ordonnance de 1945 et euh ça a permis euh justement cette destinion provisoire des mineurs. et le Conseil constitutionnel qui a été saisi par une ce qu'on appelle une QPC, une question prioritaire de constitutionnalité, tout justiciable, on a le droit en 2025, a été contraint de constater une inconstitutionnalité de cette mesure législative.
Mais ce que je trouve le plus grave évidemment, c'est la situation politique complètement détraquée dans laquelle nous sommes depuis la dissolution. Quelques jours après le meurtre de Chemeddine, le premier ministre de l'époque, Gabriel Atal, s'était rendu à Virry Châtillon. il avait prononcé un un discours qui a fait date sur la justice des mineurs, sur la volonté de la réformer euh avec des mesures très claires notamment la comparition immédiate pour les mineurs, bref des mesures qui étaient de nature à prendre en compte ce qu'est la nouvelle réalité de la violence chez les jeunes dans une partie de de des mineurs.
Et puis il y a eu la dissolution. Et puis il y a eu cette assemblée nationale instable. Et on voit bien qu'aujourd'hui ce qui permet de corriger ce fameux vide juridique ne permettant pas la détention provisoire des mineurs de la même manière que les que les majeurs vient d'être comblé il y a 3 qu jours par la loi d'Armanin mais ça arrive trop tard parce que cette loi elle a eu un cheminement très compliqué au parlement à cause de l'instabilité politique.
D'autant qu'elle doit être validée cette loi par le Conseil constitutionnel qui lui-même avait fixé un délai au législateur. C'est on marche un peu sur la tête dans cette histoire. Alors bah c'est surtout que je comprends que ce soit totalement inaudible que ces ces conversations juridiques, ces débats soient vécu comme déconnecté de la réalité de la famille de Chemeddine et des familles qui aujourd'hui bah sont les victimes.
Je pense au jeunes Elias, je pense au jeunes Louis à Narbon les les victimes de cette violence débridée d'une partie de la jeunesse. Ce que je veux dire, c'est que vraisemblablement le gouvernement a pris des dispositions en les soumettant à l'Assemblée nationale pour que ce vide juridique détecté par le Conseil constitutionnel soit comblé. Mais cette loi, elle aurait pu être votée beaucoup plus tôt dès le projet de loi justice et mineur qu'avait proposé Gabriel Atal il y a 2 ans.
Et à tout le moins dès le début de l'année, si une partie de l'Assemblée nationale n'avait pas freiné le projet de loi sur la justice criminelle. qui nous empêche d'avancer rapidement pour protéger des familles et protéger des enfants. Robin Reda, je rappelle que vous étiez le député de cette circonscription de deon où au moment où où le jeune Chemedine a été a été tué, on a des des auditeurs au standard 0826 300300.
On est avec Simon. Bonjour Simon. Oui, bonjour Benjamin et bienvenue sur Sud Radio Simon de Perpini.
On voulait réagir à cela. Le laxisme judiciaire est devenu criant selon vous Simon. Oui, plus que criant.
De toute façon, là déjà il y avait une question de respect de délai. Si les dossiers avaient été suivi, c'est pas la première fois qu'il a ce genre de libération au terme de détention provisoire parce que justement le dossier n'a pas été suivi. Je reviendrai sur ce qui a été dit concernant la dissolution et et le et l'Assemblée nationale dans sa configuration actuelle.
Bon, je dirais une chose, c'est que toutes les lois un peu sécuritaires, si tout ce qui était le centre, l'RN se mettait d'accord parce que eux sont quand même majoritaires dans ce sens-là, euh c'est quand même trois je pense trois orientations politiques qui sont relativement intéressées par le sécuritaire. Je parlerai surtout du centre, c'est pour ça que j'ai dit relativement voilà ça passerait, il y aurait pas de problème. Simplement, c'est que chacun veut pas dire "Ah ben c'est un qui a dit ça, l'autre qui a fait ça et ceci." Donc quand on me parle d'instabilité politique, il y a quand même des sujets qui m'aiment dans ce cas de figure là qui pourrai être traité.
Et pour terminer, je [raclement de gorge] parlerai de l'ordonnance de 45. l'ordonnance de 45, ça pose pas de problème à nos politiques de dire on va rallonger le temps de travail parce que les gens sont en meilleure santé passer un certain âge et donc les amener à travailler le plus longtemps. Par contre, on ne voit pas que les mineurs sont plus les mineurs des années 45 et ça par contre on est aveuglé, on peut pas toucher les mineurs, l'excluse de minorité avant toute chose.
Quand on voit ce dont ils sont capables, bon mais il y a qu'à réadapter de toute façon les lois par rapport à la nouvelle configuration. Hm. Mais bon, mais comme il y a aucun courage, on en a on est toujours là.
Courage politique, je note Simon. On est également avec Hakim qui nous appelle d'Avignon. Bonjour Hakim.
Bonjour. Bonjour. Bonjour à tous.
Oui. Vouz dire quoi à ce sujet ? Ouais.
Je par rapport à ceci, ben c'est ça ça date de bien longtemps. Moi, il y a une affaire en 2003 qui avait défrier la chronique hein, c'était l'affaire Franck Tavernier voilà dans le nord. Et et donc par rapport à ça, bah c'était quelqu'un qui a un dimanche qui était avec sa fille de 3 ans dans une station de métro qui était en train de se faire gratter une cigarette par une voilà une fille et qui était remonté euh au niveau des escalators pour appeler sa sa petite équipe.
C'était des 14 15 ans et cetera. Et ça vous a marqué cette histoire Kim ? Ouais.
Comment ça vous avait marqué cette histoire Hakim ? Euh cette histoire, oui, dans le sens où il s'est fait planter par des jeunes mineurs de ils étaient 5 si lui. Il s'est pris un coup de couteau dans le cœur.
Euh la petite, elle était ben elle était elle s'est retrouvée toute seule, elle avait 3 ans et avant voilà. Et au final ces mineurs là, ils ont pris entre 2 et 3 ans, quoi, même pas, ils étaient au moins 5 6 quoi. Hm.
Et donc euh c'est euh justement par rapport à ça comme disait votre auditeur euh comment dire précédent, c'est que la la loi de voilà le de 1945, elle est elle est plus d'actualité parce que c'est quelque chose qui date depuis très bien longtemps et que les politiques et ben se mettent des oillères, ferment les oreilles, c'est inaudible et que ça et à chaque à chaque fois on va compter nos morts. Les problèmes, ce qui va ce qui pourrait arriver, c'est que maintenant le peuple il y en aura marre et que ça va être du œil dans pour dent parce que chaque enfant et ben c'est un enfant de trop et en même temps c'est pas les enfants des autres, ça ça nous concerne tous et c'est dans de ce point de vue là que la jus doit être là pour éviter d'en arriver là bien évidemment. Hakim Hakim, on est aussi avec Serge qui nous appelle le Paris au 0826 300.
Bonjour Serge. Bonjour. Bonjour à tout le monde.
Je Oui. Est-ce qu'on est trop laxiste aujourd'hui avec bah ces ces mineurs délinquants ? Qu'on bien trop la que ça soit euh du harcèlement où les professeurs mettent la poussière sous sous le tapis.
Et effectivement, comme dit votre auditeur précédent, on est plus en 1945 et c'est ça, on est plus en 1945 et je trouve que ça soit pour les enfants, que ça soit pour la police capable de raisonner Hamza la douane, alors qu'est-ce que vous voulez qu'on fasse ? C'est pour pour moi c'est un c'est un combat où tout le monde en parle mais il se passera rien parce qu'effectivement il y a il y a pas de courage. Alors que monsieur Macron avait dit en 2017 que que les enfants ça allait être sa priorité.
Ben je m'aperçois que ce ne l'est pas et que ben quand on est enfant ben on récupère des petites peines et des du surcis des petits trucs et voilà. Donc on a beau en parler, il se passe rien. Merci.
Merci Serge. Alors, j'espère que vous êtes pas au volant ou en tout cas si si vous êtes au volant et que vous nous appelez au 126 300, arrêtez-vous arrêtez-vous quelques secondes en tout cas pour pour prendre la parole. Vous êtes nombreux au 0826 300.
Je reviens vers vous Robin Reda, ancien député de cette circonscription de l'esson où et bien ce jeune Chef Sedine est mort en 2024 passé à tabac. Je le disais, on en parle depuis le début de cette demi-heure. Robin Reda, les deux meurtriers présumés qui ont été remis en en liberté.
On a entendu, vous avez entendu un Simon, Hakim, Serge à l'instant. Est-ce que Est-ce qu'aujourd'hui on ne sait pas gérer ces ces mineurs délinquants, ces mineurs meurtriers Roman Reda, c'est évident qu'on ne peut pas aujourd'hui juger en 2026 des mineurs violents comme on les jugeait en 1945. C'est du bon sens parce que c'est la réalité des chiffres.
Les mineurs de 13 à 17 ans, c'est 5 % de la population. C'est 40 % des mis en cause dans les vols violents. C'est 40 % euh des mis en cause dans les violences avec armes.
Euh donc on voit bien que euh ils sont surreprésentés aussi parce que ils sont utilisés par des plus grands, des majeurs pour aller commettre des délits, pour aller parfois commettre des crimes. Euh on le voit dans certaines villes-de-france malheureusement parce que ces réseaux savent très bien qu'ils ne risquent pas la même chose que les majeurs. Et ça, il faut le réformer.
Et moi, je peux vous dire que ma plus grande douleur aujourd'hui, c'est de regarder dans les yeux la maman de Chemeddine avec laquelle j'ai j'ai encore échangé récemment et de me dire que j'ai été député de la République et j'ai pas pu changer la loi parce qu'il y a eu cette instabilité politique né de la dissolution. Encore une fois, j'étais est-ce que ça implique de revenir sur l'excuse de minorité parce que c'est ça le sujet aussi de fond. Bien sûr, ça implique de revenir sur l'excuse de minorité qui n'a plus aucun sens aujourd'hui pour les crimes les plus graves.
Évidemment que la justice des mineurs, elle a une dimension éducative. Il faut que les jeunes qui font une bêtise dans notre société puissent se se racheter et devenir de meilleurs adultes. Mais lorsqu'on est devant un crime de sang, un crime aussi grave, évidemment que l'excuses de minorité et les mesures éducatives, elles n'ont absolument aucun sens.
Et encore une fois, j'étais en 2024 lorsque j'étais à l'Assemblée nationale en position de dire à la maman de Chepsdine, Chemeddine n'est pas mort pour rien. Euh Gabriel Atal qui était premier ministre était venu avait dit "On va changer la loi dès l'été 2024 ou à la rentrée de l'été 2024 pour permettre effectivement de ne plus avoir cette excuse de minorité automatique et pour avoir une comparition immédiate pour les mineurs qui commettent un crime grave notamment en état de récidive. Et malheureusement ces mesures ben elles ont tardé à être rediscutées au Parlement parce que on a eu cette instabilité politique.
J'entendais votre auditeur et je le comprends je comprends tout à fait que voilà, il discute aussi ce point-là mais moi je je vous dis juste mon ressenti. Voilà mon ressentir à la fois qu' lu local de de Vierry Châtillon et puis comme quelqu'un qui a pu siéger à l'Assemblée nationale qui a été en posture de se dire là on va pouvoir changer les choses et et répondre avec fermeté à cette situation très très difficile et et voilà malheureusement on a perdu du temps et aujourd'hui on ajoute et la conséquence du coup c'est la remise en liberté de ces deux meurtriers présumés du jeune Chamsedine. Un grand merci, un grand merci Robin Reda d'avoir été avec nous ce matin sur Sud Radio pour témoigner de de votre combat aussi qui n'a pas pu aboutir malheureusement, vous le dites avec des voilà une situation aussi politique.
C'est ça peut-être également les effets de la dissolution. Vous êtes donc ancien député de cette circonscription de leson. Merci d'avoir témoigné ce matin sur Sud Radio.
Puis un grand merci aussi à Simon, Hakim et Serge qui étaient au standard au 0826 300. Vous le savez, vous prenez la parole à tout moment sur Sud Radio. Il est 9h31.
On revient dans un instant avec un tout autre sujet plus léger. chaque piss qu'on va retrouver qui va nous proposer bah de de réécouter l'une de ces interviews avec une des personnalités [musique] qu'il a reçu.
Robin Reda