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Audition parlementaireLCP (sur YouTube)· 4 décembre 2024 247 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesRetraitesInstitutions & électionsBudget & impôts

Motions de censure contre Michel Barnier : examen dans l'hémicycle - 04/12/2024

Source d'origine 2 locuteurs

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 13 %Attaque 70 %Défensif 17 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:58InvitéFait
    « Vous allez être le seul Premier ministre à être censuré depuis Georges Pompidou en 1962. »
  • 5:24InvitéChiffre
    « Nous apportions 56 milliards d'euros en revenant sur les cadeaux fiscaux faits éhontément aux ultra-riches et aux très grandes entreprises depuis 2017. »
  • 29:42InvitéChiffre
    « Vos prédécesseurs, il faut le dire, vous ont privé de 40 milliards de cotisations par an depuis 2017. »
  • 45:46InvitéFait
    « la censure ça va être l'augmentation de l'impôt sur le revenu »
  • 45:59InvitéChiffre
    « 400 000 travailleurs qui vont devenir imposables »
  • 47:49InvitéChiffre
    « c'est 30 milliards d'euros de dettes supplémentaires et d'intérêts dans les années qui viennent »
  • 47:55InvitéChiffre
    « c'est trois fois le budget de la justice »
  • 59:36InvitéChiffre
    « 55% d'entre eux n'arrivent que difficilement à assumer leurs dépenses courantes »
  • 1:00:01InvitéFait
    « la censure d'un gouvernement sans soutien populaire, sans majorité parlementaire et sans dialogue avec son opposition républicaine est inéluctable »
  • 1:03:47InvitéFait
    « leur seule solution c'est de jeter en pâture les étrangers à qui ils refusent toute aide »
  • 1:10:28InvitéChiffre
    « c'est plus de 6500 postes d'aide dont nous priverions nos aidés »
  • 1:11:42InvitéFait
    « pas de contributions exceptionnelles pour les plus hauts revenus »
  • 1:22:16InvitéFait
    « la vérité c'est que si nous empruntons le second chemin celui de la chute du gouvernement »
  • 1:24:58InvitéChiffre
    « Près de 400 000 français parmi les plus fragiles financièrement deviendront imposables »
  • 1:30:43InvitéChiffre
    « il n'y a plus que 22% des français qui font confiance aux députés de la nation »
  • 1:30:47InvitéChiffre
    « 63% considèrent le personnel politique comme corrompu »
  • 1:30:49InvitéChiffre
    « 78% comme non représentatif »
  • 1:30:52InvitéChiffre
    « 80% comme agissant pour leurs seuls intérêts personnels »
  • 1:36:31InvitéChiffre
    « les 500 plus grosses fortunes qui ont doublé en 7 ans de pouvoir macroniste culminant désormais à plus de 1200 milliards d'euros »
  • 1:36:49InvitéFait
    « je leur ai balancé une grenade dégoupillée dans les jambes »
  • 1:45:45InvitéFait
    « l'augmentation des prélèvements obligatoires »
  • 1:45:50InvitéFait
    « la désindexation des retraites qui pénaliserait nos petits retraités »
  • 1:48:48InvitéChiffre
    « évalué à près d'un pour cent de croissance les conséquences du choc fiscal que vous voulez imposer à l'économie française »
  • 1:49:04InvitéChiffre
    « plus 60 milliards en valeur »
  • 1:51:39InvitéFait
    « la désindexation des retraites dès le 1er janvier pour tous les retraités y compris les plus modestes »
  • 1:51:52InvitéFait
    « le retour de l'ISF au Sénat »
  • 1:53:29InvitéChiffre
    « 7 milliards d'économies potentielles »
  • 1:54:35InvitéFait
    « toutes les retraites seront même désindexées sur l'inflation »

Temps de parole

  • Invité20 %
  • Invité 219 %
  • Invité 312 %
  • Invité 410 %
  • Invité 58 %
  • Invité 68 %
  • Invité 78 %
  • ?7 %
  • Présentateur6 %
  • Invité 83 %

≈ 51,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:02
Locuteur

Alors,

0:03
Présentateur

la séance est en train de reprendre. Regardez, les députés sont en train de s'installer. Le gouvernement est présent pour soutenir Michel Barnier, confronté donc à deux motions de censure. Elles sont discutées en même temps. La première du nouveau Front populaire défendue par Éric Coquret, la deuxième du Rassemblement national défendue par Marine Le Pen. On en a à peu près pour trois heures minimum de discussion, à part s'il y a une interruption de séance. Et puis ensuite, la séance sera suspendue. 45 minutes de vote. À ce moment-là, nous reviendrons, celles des pas perdus, avec nos invités pour le décryptage.

0:38
Locuteur

Et

0:38
Présentateur

on suivra le vote en direct.

0:39
Locuteur

Merci de

0:40
Présentateur

bien vouloir prendre place.

0:44
Locuteur

L

0:44
Présentateur

'ordre du jour rappelle la discussion commune et les votes sur les motions de censure déposées en application de l'article 49 alinéa 3 de la Constitution. D'une part,

0:54
Locuteur

par

0:54
Présentateur

Mme Mathilde Panot, M. Boris Vallaud, Mme Cyrielle Châtelain, M. André Chassaigne, et 181 membres de l'Assemblée nationale.

1:02
Locuteur

D

1:07
Présentateur

'autre part, par Mme Marine Le Pen, M. Éric Ciotti, et 138 membres de l'Assemblée nationale.

1:14
Locuteur

Premier

1:19
Présentateur

ministre ayant engagé la responsabilité du gouvernement sur l'adoption du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2025, compte tenu du texte de la commission mixte paritaire modifiée par les amendements déposés ou acceptés par le gouvernement.

1:35
Locuteur

La

1:36
Présentateur

parole est à M. Éric Coquerel pour la France Insoumise pour une durée de 10 minutes.

1:42
Locuteur

Madame

1:58
Invité

la Présidente,

2:00
Locuteur

M.

2:00
Invité

le Premier ministre, M. les Dames et les Ministres, chers collègues,

2:04
Locuteur

M.

2:04
Invité

le Premier ministre, nous faisons aujourd'hui l'histoire. Vous, parce que vous allez être le seul Premier ministre

2:10
Locuteur

à

2:11
Invité

être censuré depuis Georges Pompidou en 1962. Moi, parce que j'ai l'honneur de porter cette notion de censure.

2:20
Locuteur

Ne

2:21
Invité

voyez dans cette introduction ni de quoi adoucir votre déception, ni de quoi me glorifier. Simplement, je veux dire toute l'importance et la solennité de ce moment.

2:34
Locuteur

J

2:34
Invité

'apprécie tout le sérieux et l'ampleur de ce jour.

2:37
Locuteur

Et

2:38
Invité

je sens une responsabilité d'autant plus grande

2:40
Locuteur

qu

2:41
Invité

'à l'inverse de Georges Pompidou,

2:42
Locuteur

la

2:43
Invité

majorité de nos concitoyens n'est ni derrière votre gouvernement, ni encore moins derrière le Président qui vous a nommé à cette place.

2:53
Locuteur

La

2:53
Invité

majorité du peuple est bien derrière la motion que je porte. Au fond, cette motion va emporter votre gouvernement, parce que vous n'avez jamais su déjouer la malédiction que vous a transmise le vrai responsable de cette situation, Emmanuel Macron.

3:10
Locuteur

Cette

3:11
Invité

malédiction, c'est l'illégitimité.

3:14
Locuteur

Votre

3:14
Invité

illégitimité absolue devant le suffrage universel. Vous qui êtes issu de la force politique parlementaire qui a eu le plus mauvais résultat aux élections législatives.

3:23
Locuteur

L

3:24
Invité

'illégitimité de la coalition

3:26
Locuteur

qui

3:27
Invité

était censée vous porter, et plus encore, l'illégitimité du programme économique et social puissamment rejeté par les Françaises et Français en juillet 2024. Ce même programme que vous aurez vainement tenté de perpétuer, puisque telle était la mission pour laquelle vous aviez été choisis, vous minoritaires, par un Président lui aussi minoritaire. Votre échec était annoncé et il fut finalement cuisant. En témoigne le budget de la Sécurité sociale, transformé par les amendements du nouveau Front populaire, qui ont été adoptés contre votre gré. Mais vous avez esquivé son adoption en jouant la montre, car elle est la dernière arme des gouvernements faibles.

4:10
Locuteur

Par

4:10
Invité

ailleurs, le débat sur le budget de l'État, déserté par vos troupes,

4:14
Locuteur

a

4:14
Invité

eu lieu en présence de seulement 20 à 30 députés de votre socle présumé commun, qui s'est révélé un dernier bataillon en déroute.

4:23
Locuteur

Ce

4:23
Invité

socle fissuré fut incapable d'éviter l'adoption des amendements de justice fiscale et sociale portés par le NFP.

4:30
Locuteur

Un

4:31
Invité

budget transformé contre lequel votre seule parade fut ici non la montre, mais l'appui du Rassemblement national. Cette illégitimité provoque votre chute aussi,

4:42
Locuteur

car

4:43
Invité

vous n'avez pas tenu vos engagements.

4:44
Locuteur

Vous

4:45
Invité

disiez que vous respecteriez le Parlement après le record de 49-3 déclenché par les gouvernements précédents pour expédier une politique déjà minoritaire.

4:54
Locuteur

Nous

4:54
Invité

ne vous avions pas cru, d'où notre motion de censure en octobre. La suite a montré que nous avions eu raison.

5:01
Locuteur

Vous

5:01
Invité

avez montré que les seuls compromis que vous étiez prêts à admettre étaient ceux négociés avec vous-même.

5:08
Locuteur

Vous

5:08
Invité

n'avez même pas esquissé le moindre mouvement en faveur des amendements adoptés dans cette Chambre, ni dans le budget de la Sécurité sociale, où pourtant nous réglions une grande partie des déficits des comptes sociaux en faisant, par exemple, cotiser les dividendes, ni dans le budget de l'État, où pourtant nous apportions 56 milliards d'euros en revenant sur les cadeaux fiscaux faits éhontément aux ultra-riches et aux très grandes entreprises depuis 2017.

5:33
Locuteur

Or,

5:34
Invité

ces recettes supplémentaires permettaient d'éviter d'augmenter les taxes sur l'électricité ou de pénaliser le pouvoir d'achat des actifs et des retraités.

5:43
Locuteur

Et

5:44
Invité

ces recettes permettaient aussi de réduire le déficit en dessous de 3%, ce qui libérait directement des marges de manœuvre pour investir dans l'écologie, l'éducation, la santé.

5:55
Locuteur

Voilà

5:55
Invité

le résultat que vous avez évacué d'un revers de main. Ce résultat adopté grâce au NFP s'avérait pourtant largement préférable à la sueur et aux larmes que vous promettez aux Français au détriment de l'activité économique et de la bifurcation écologique.

6:12
Locuteur

Pire, vous

6:13
Invité

avez finalement tenté des compromis, mais avec l'extrême droite. Ce Rassemblement national que vous avez privilégié en violation du barrage républicain qui s'est exprimé majoritairement en juillet dernier. Ce barrage dont vous auriez aminimable, M. le Premier ministre, dû être le garant. Mais cette compromission n'empêchera pas votre chute. Vous chuterez de surcroît dans le déshonneur puisque vous étiez même prêt à remettre en question l'aide médicale d'État. Jusqu'au bout, vous-même, où vos ministres, comme M. Rotaillot hier en question de gouvernement, auraient invoqué des valeurs communes avec l'extrême droite afin d'éviter que ces députés ne votent la censure.

Cette aspiration à un front réactionnaire est une insulte vis-à-vis de tous les électeurs qui ont permis à vos maigres soutiens de siéger encore dans cette chambre pour faire barrage. Vous vous inscrivez ainsi dans cette tendance qui voit dans beaucoup d'autres pays les partisans du néolibéralisme et du marché s'accorder avec l'extrême droite, s'approprier ses idées et mettre en œuvre son programme. Illégitime, vous l'êtes aussi parce que vous avez refusé d'entendre, après le puissant message du mouvement social de 2023, l'écrasante majorité qui veut l'abrogation de la réforme des retraites.

7:26
Locuteur

Cette

7:28
Invité

volonté qui s'est exprimée de nouveau en juin dans les urnes,

7:32
Locuteur

comme

7:32
Invité

les vôtres ont contourné le refus des Français du traité consulé européen en 2005, vous avez aujourd'hui considéré que le peuple avait tort puisque vous estimez avoir toujours naturellement raison.

7:46
Locuteur

Cette

7:46
Invité

illégitimité remonte à ce passage en force contre la population exigée par le président de la République. Hier, par le 49.3 du gouvernement Borne, aujourd'hui par l'obstruction parlementaire organisée par votre gouvernement pour éviter l'abrogation.

8:03
Locuteur

Ce

8:04
Invité

mépris explique le crépuscule qui tombe sur l'avenir politique du président et dans l'immédiat sur le vôtre.

8:11
Locuteur

Comme

8:12
Invité

certains de mes collègues ici l'ont fait,

8:15
Locuteur

je

8:16
Invité

vais vous raconter, chers collègues, mon rapport personnel à l'âge de départ à la retraite. Marcel Mercier était mon grand-père maternel, ouvrier chez Michelin dans la banlieue parisienne. Il part à la retraite en 1969 à l'âge de 65 ans. Il rejoint son pays natal, le pays rouennais.

8:32
Locuteur

Mais

8:33
Invité

il meurt six mois après. En 1980, la gauche arrive au pouvoir et abaisse l'âge de la retraite à 60 ans. Or, je n'ai jamais pu moter de l'esprit le fait que mon grand-père aurait eu le droit de vivre heureux au moins cinq années supplémentaires. Ces histoires-là, chers collègues, nous les partageons par millions en France. Et nous sommes beaucoup à penser que la question n'est pas de travailler jusqu'à l'épuisement, mais bien le droit de profiter en bonne santé de ces années de vieillesse.

9:02
Locuteur

Ce

9:02
Invité

choix, il appartient aux travailleuses et aux travailleurs.

9:06
Locuteur

Et

9:06
Invité

ils disent qu'ils aspirent à un meilleur partage de la valeur plutôt que de travailler deux années de plus. Voilà ce que vous n'avez pas compris. Car les salariés estiment, par exemple, que deux ans de vie va largement 0,15% de cotisation en plus pendant sept ans. Ainsi, nous pourrions garantir l'équilibre du régime. Or, à cette préférence, vous n'avez rien d'autre à opposer que les éléments de langage du MEDEF et des fonds de pension désireux de mettre la main sur ce pactole. Ce serait, monsieur le Premier ministre, une raison déjà suffisante pour vous censurer.

9:39
Locuteur

Enfin,

9:40
Invité

arrêter ce mauvais coup porté au pays qui consiste à dire, après moi, le déluge. Le chaos est déjà là. Il est politique, économique et sociale.

9:51
Locuteur

Ce

9:51
Invité

n'est pas la politique économique que nous voulons qui explique les chiffres catastrophiques du déficit, les plans de licenciement massifs, le chômage qui remonte, l'incapacité à faire face aux besoins en matière d'investissement écologique. C'est votre politique économique et fiscale qui a consisté à appauvrir le pays au bénéfice des ultra-riches et du capital. Et pour le plus grand malheur du reste du pays.

10:16
Locuteur

C

10:16
Invité

'est pourquoi la censure populaire se fait chaque jour plus vivre. Celle des agriculteurs, des taxis, des salariés d'Auchan, des soignants et demain des enseignants. Votre navire prend l'eau, la colère monte. Cette politique échoue ici et partout en Europe. Il est donc vital de rompre avec elle.

10:36
Locuteur

Le

10:37
Invité

chaos est déjà là.

10:38
Locuteur

Et

10:39
Invité

il n'adviendra pas avec votre chute. Si le budget de la sécurité sociale n'est pas adapté, on appliquera celui en cours. Les cartes vitales fonctionneront toujours et les retraites seront même indexées sur l'inflation, ce qui bénéficie aux retraités.

10:53
Locuteur

Sans

10:54
Invité

compter que rien n'empêchera un gouvernement de déposer un nouveau budget de la sécurité sociale.

11:00
Locuteur

Et

11:00
Invité

après votre chute,

11:01
Locuteur

il

11:02
Invité

y aura tôt ou tard un budget pour l'État. Arrêtez de faire croire que la lumière s'éteindra. La loi spéciale évitera tout dechote donne. Elle permettra de passer la fin de l'année en décalant de quelques semaines l'examen du budget pour 2025. Et contrairement à votre propagande, cela ne fera pas payer d'impôts de plus aux Français, puisque cette loi n'aura pas vocation à durer plus de quelques semaines.

11:25
Locuteur

Il

11:26
Invité

existe une meilleure solution qui respecterait le suffrage universel. Nommé un gouvernement NFP qui pourrait avantageusement amender le budget, qui reviendra le 18 décembre à l'Assemblée. Il pourrait reprendre tous les amendements qui avaient trouvé une majorité ici même. Il lui restera alors deux semaines pour essayer de faire passer la partie recette avant fin décembre, comme la loi l'y oblige. Mais il semble que le chef de l'État ne veuille toujours pas de cette solution qui contredit les fondements de sa politique au service de la finance. Voilà pourquoi se posera à nouveau et rapidement la question de la sortie de cet impasse. Cette sortie de crise passera par le suffrage populaire.

Elle ne pourra tant de juillet et doit concerner le responsable de tous ces chaos, j'ai nommé le président de la République. Mais plus que tout, nous sonnons le glas d'un mandat, celui du président. Collègues, notre main n'a pas à trembler. Je vous incite à censurer ce gouvernement en ce jour, ouvrons un avenir, la promesse du nombre après le crépuscule.

12:26
Locuteur

Et

12:27
Présentateur

c'est donc Éric Coquerel, le président de la commission des finances, un soumis qui a défendu la motion de censure qui est présentée par tous les groupes du nouveau front populaire. C'est à présent Marine Le Pen qui va défendre sa motion de censure.

12:41
Locuteur

Le

12:43
Présentateur

rôle est à présent, madame la présidente Marine Le Pen, pour le Rassemblement National. Je vous reprécise comment cela fonctionne. Les deux vont défendre leur motion. Il y a ensuite une discussion commune. Tous les groupes s'expriment. Ils disent ce

12:57
Locuteur

qu

12:57
Présentateur

'ils vont faire sur ces deux motions de censure. Et puis ensuite, le moment du vote, 45 minutes pour voter. Les résultats autour de 20h30. La présidente du groupe du Rassemblement National s'exprime.

13:07
Locuteur

Monsieur

13:07
Invité

le Premier ministre, Mesdames et Messieurs les ministres, chers collègues. Allez, s'il vous plaît, s'il vous plaît. Nous voilà arrivés

13:15
Locuteur

à

13:15
Invité

un moment parlementaire inédit depuis 1962 qui va sceller, selon toute vraisemblance, la fin d'un gouvernement éphémère, un gouvernement de circonstance et finalement d'apparence.

13:28
Locuteur

Monsieur

13:29
Invité

le Premier ministre, dès votre nomination à Matignon, le Rassemblement National avait fait un choix responsable, transparent et loyal.

13:37
Locuteur

Vous

13:37
Invité

prendre au mot lorsque vous vous disiez prêt à construire un texte garantissant, je vous cite, des dépenses maîtrisées, un effort juste et une France souveraine et à tenir compte des attentes légitimes de nos 11 millions d'électeurs pour atteindre ces trois objectifs.

13:54
Locuteur

Nous

13:54
Invité

avons voulu croire manifestement à tort que vous ne seriez pas le simple continuateur d'un système rejeté lors des dernières élections, mais un bâtisseur sincère, conscient des souffrances du pays, capable d'appréhender les nouveaux équipements

14:06
Locuteur

de l

14:06
Invité

'équilibre politique et de rendre enfin la parole à ces millions de Français ignorés comme effacés de l'esprit des gouvernants.

14:13
Locuteur

Mais

14:14
Invité

au fil de ces trois petits mois, il est apparu que vous étiez en réalité à la tête d'un gouvernement dépourvu de toute assise démocratique, y compris au cœur de votre soi-disant socle commun, un socle par ailleurs miné par les ambitions personnelles et les manœuvres de couloirs qui le rongent.

14:31
Locuteur

L

14:31
Invité

'Assemblée nationale va très vraisemblablement censurer dans quelques minutes cette illusion d'optique.

14:40
Locuteur

Vous

14:41
Invité

vous êtes dit surpris de cet épilogue.

14:43
Locuteur

Ce

14:44
Invité

qui est surprenant dans cette affaire, c'est la surprise d'un Premier ministre qui sait mieux que nous que c'est dans ses rangs que l'intransigeance, le sectarisme et le dogmatisme lui ont interdit la moindre concession, ce qui aurait évité ce dénouement.

14:59
Locuteur

Le

15:06
Invité

choix de prolonger l'hiver technocratique dans lequel est plongée la France depuis l'élection d'Emmanuel Macron en 2017.

15:13
Locuteur

La

15:14
Invité

déconnexion des attentes démocratiques, la verticalité des décisions, le refus des consultations et des compromis, en somme le respect de la volonté du peuple français en matière migratoire, sécuritaire ou fiscale ou en matière de construction européenne, et ce, malgré les résultats sans appel des élections de juin et juillet derniers.

15:35
Locuteur

Rien

15:36
Invité

d'étonnant dans ces conditions à ce que ce budget s'inscrive dans la continuité des 50 derniers qui l'ont précédé, des budgets de déficit chronique et de gaspillage qui ont porté notre dette à un niveau jamais atteint, 3 300 milliards, dont la facture est invariablement présentée aux Français, sommée d'épongée césairement.

15:54
Locuteur

Depuis

15:55
Invité

50 ans, la France a perdu le contrôle de ses finances publiques. Elle s'est rendue prisonnière de ces budgets qui auberrent désormais son avenir, celui de nos enfants et même de nos petits-enfants.

16:07
Locuteur

Ils

16:08
Invité

n'ont pas seulement découragé le travail, mais la création de richesses, pas seulement la volonté d'entreprendre, mais la possibilité de le faire. Ce budget ne s'adresse pas seulement à la France, il prend en otage les Français, et singulièrement les plus vulnérables, les retraités modestes, les personnes malades, les travailleurs pauvres, les Français considérés comme trop riches pour être aidés, mais pas assez pauvres pour échapper au matraquage fiscal. Ces Français

16:35
Locuteur

qui

16:37
Invité

se posent où va l'argent.

16:43
Locuteur

La

17:08
Invité

politique claire, rendre du pouvoir d'achat aux Français, défendre les entrepreneurs, lutter contre les rentes, la spéculation et la fraude, dégraisser l'État et le recentrer sur ses missions régaliennes, stopper les dépenses contraires à la volonté populaire.

17:27
Locuteur

Vous

17:28
Invité

avez refusé jusqu'au bout de retenir ne serait-ce qu'une partie raisonnable, mais essentielle de ces mesures, pourtant détaillées et chiffrées.

17:38
Locuteur

Vous

17:38
Invité

n'avez apporté qu'une seule réponse, l'impôt, l'impôt, toujours l'impôt. Et ces chiffres, ce sont les milieux économiques.

18:03
Locuteur

Vous

18:04
Invité

avez même refusé de soutenir l'indexation des retraites sur l'inflation, mesure qui, il y a quelques mois, était un marqueur, voire une ligne rouge du soi-disant socle commun.

18:13
Locuteur

Ce qui a

18:17
Invité

été abandonné depuis trois mois, ce sont finalement celles de vos députés.

18:21
Locuteur

Je

18:22
Invité

voudrais rafraîchir ici,

18:23
Locuteur

d

18:24
Invité

'ailleurs, la mémoire de certains d'entre eux, car ils semblent comme frappés d'amnésie générale. Messieurs Wauquiez et Attal, au hasard, Elmel nous affirmait qu'il y aurait une règle d'or pour revaloriser chaque année les retraites à hauteur de l'inflation ou qu'il n'y aurait aucune augmentation d'impôts pour les Français. Le tout a été admirablement résumé par l'une de vos députés devenue depuis ministre de votre gouvernement. Hausses d'impôts, disait-elle, diminution des retraites, aggravation du déficit public, ça, pour le coup, on l'a dit très vite au président de la République, c'est le déclenchement de la censure. Ne fais pas que renier vos promesses. Il ne comporte ni cap ni vision.

C'est un budget technocratique qui continue à dévaler la pente en se gardant bien de toucher au totem qu'est l'immigration hors contrôle, en s'abstenant de s'attaquer à la vie chère, en métropole comme en s'attaquer aux causes, plutôt que de parler des conséquences de la vertigineuse glissade sécuritaire et criminelle que connaît le pays. Permettez-moi de m'arrêter un instant sur les Outre-mer, chère à mon cœur. Manifestement, vous n'avez pas pris la mesure de leur désespoir. Crise sociale due à la vie chère, accès à l'eau potable, insécurité et immigration clandestine. Sur tout cela, vous n'avez rien entrepris.

20:08
Locuteur

Le

20:09
Invité

budget que nous rejetons aujourd'hui apparaît clairement comme le contraire d'une politique pensée et pesée.

20:16
Locuteur

Il

20:16
Invité

n'est qu'une comptabilité froide, issue de logiques bureaucratiques, de choix d'habitude ou de routine dépensière.

20:24
Locuteur

Sans

20:25
Invité

se soucier des postes et des personnes,

20:27
Locuteur

en

20:28
Invité

ayant à l'esprit que le mandat que nous ont confié nos électeurs est le sens de l'intérêt national, nous avions éclairé le chemin qui mène au compromis avec trois balises. Immigration, pouvoir d'achat, sécurité.

20:41
Locuteur

Ces

20:42
Invité

balises, le gouvernement n'a pas voulu les voir, comme s'il était pour lui déshonorant déshonorant de chercher en ces circonstances les voies de la conciliation nationale.

20:51
Locuteur

Les

20:52
Invité

petits pas qu'il a timidement et très tardivement tentés ne peuvent s'appeler des concessions. Ce sont des miettes.

21:00
Locuteur

Je

21:01
Invité

le déplore, mais c'est ainsi.

21:05
Locuteur

Alors, à

21:06
Invité

ceux qui me croient animé de l'intention de choisir par un vote de censure la politique du pire, je veux leur dire

21:14
Locuteur

que

21:15
Invité

la politique du pire serait de ne pas censurer un tel budget, un tel gouvernement, un tel effondrement,

21:24
Locuteur

un

21:29
Invité

budget, avec un nouveau gouvernement des lois de finances pour 2025. Et d'ici là, une loi spéciale que nous voterons, évidemment, permettra à l'État de continuer à percevoir l'impôt et d'exécuter les dépenses publiques indispensables à la continuité de la vie nationale. En revanche, nous lui évitons la prolongation des tragiques erreurs économiques et fiscales du passé.

21:57
Locuteur

Nous

21:57
Invité

permettons, par notre défense de l'intérêt national, à rebours de 40 ans de politique économique toxique, dont vous êtes le continuateur, d'éviter le chaos.

22:07
Locuteur

Que

22:07
Invité

l'on soit juste,

22:08
Locuteur

la

22:09
Invité

dissolution, nous la devons à la rupture profonde et ancienne entre la volonté du peuple et les réalisations de leurs dirigeants.

22:17
Locuteur

La

22:17
Invité

censure est la conséquence, non seulement des manœuvres électorales des élections législatives qui ont privé la France, mais également du chantage de votre propre minorité qui vous a interdit de trouver les voies de passage avec vos oppositions, ce qui est pourtant le fondement de la démocratie. Enfin, la situation de notre pays, nous la devons aussi à un président qui s'est ingénie sans discontinuer à déconstruire tout ce qu'il pouvait.

22:49
Locuteur

Le

22:50
Invité

Quai d'Orsay, la préfectorale, la police judiciaire, le droit à la retraite, l'assurance chômage, la SNCF, la souveraineté nationale, les fleurons de notre industrie. Et cette liste n'est pas exhaustive. Emmanuel Macron s'est attaqué depuis sept ans à tous les murs porteurs de l'État et de la nation et a terriblement affaibli la fonction présidentielle, clé de voûte de l'édifice institutionnel français.

23:16
Locuteur

La

23:18
Invité

logique constitutionnelle le commande.

23:21
Locuteur

En

23:22
Invité

attendant que le peuple reprenne la parole et la main, c'est au chef de l'État et à lui seul qu'il appartiendrait de sortir le pays de cette pathétique ornière.

23:33
Locuteur

Je

23:33
Invité

le dis ici, j'ai trop de respect pour la fonction suprême,

23:36
Locuteur

de

23:37
Invité

déférence à l'égard de nos institutions, de révérence vis-à-vis du suffrage universel, pour participer à une quelconque entreprise, même parlementaire, de demande de destitution.

23:49
Locuteur

Je

23:50
Invité

laisse cela aux tchégévaristes de carnaval qui sans nul doute se reconnaîtront.

23:55
Locuteur

C

24:07
Invité

'est en mesure de rester ou pas.

24:10
Locuteur

C

24:10
Invité

'est à sa conscience de lui commander s'il peut sacrifier l'action publique et le sort de la France à son orgueil.

24:17
Locuteur

C

24:18
Invité

'est à sa raison de déterminer s'il peut ignorer l'évidence d'une défiance populaire massive que dans son cas, je crois, définitive.

24:27
Locuteur

S

24:27
Invité

'il décide de rester, il sera contraint de constater qu'il est le président d'une République qui n'est plus tout à fait, par sa faute, la cinquième.

24:36
Locuteur

Il

24:37
Invité

devra se résoudre, enfin, au respect de l'Assemblée nationale élue, au respect de tous les citoyens sans exception et évidemment au respect des logiques démocratiques.

24:49
Locuteur

Alors,

24:49
Invité

mes chers collègues,

24:50
Locuteur

aujourd

24:51
Invité

'hui, où la censure nous apparaît comme une nécessité pour mettre fin au chaos, pour éviter aux Français un budget dangereux, injuste et punitif qui, de surcroît, aggrave les déficits, les institutions nous contraignent à mêner nos voies à celles de l'extrême-gauche.

25:05
Locuteur

Il

25:07
Invité

n

25:07
Locuteur

'y

25:07
Invité

a pas de gaieté de cœur que nous le faisons.

25:10
Locuteur

L'extrême

25:12
Invité

-gauche et de la gauche extrémisée sont dévastatrices pour l'unité, la sécurité et la prospérité du pays, étant leur comportement est terriblement éloigné de l'idéal français et du respect de nos institutions. Ces institutions, ces mêmes institutions, nous contraignent aujourd'hui à utiliser le NFP comme un simple outil pour éviter l'application d'un budget toxique.

25:36
Locuteur

Des

25:51
Invité

alliés, justement, de candidats insoumis, n'est-ce pas, M. Wauquiez ? C

26:33
Locuteur

'est

26:33
Invité

l'adressement qui l'attend. C'est la vocation même de la France, d'ailleurs, de renouer avec le sursaut et la grandeur.

26:40
Locuteur

Je

26:40
Invité

veux dire à ceux qui souffrent

26:42
Locuteur

et

26:43
Invité

qui désespèrent que le temps n'est plus très loin avant que ne se profile la grande alternance, cette grande alternance que nous appelons de nos voeux et qui sera synonyme pour tous les Français de délivrance. Ce jour viendra bien.

26:58
Locuteur

Ce

26:59
Invité

sera là le vélo. Qu'attend la France ? Je vous remercie.

27:08
Présentateur

Et Marine Le Pen applaudit, évidemment, par les députés de son groupe du Rassemblement National et ceux du groupe d'Éric Ciotti. Elle a présenté sa motion de censure. Elle a dit que le gouvernement était un gouvernement éphémère, un gouvernement d'apparence, qu'il ne lui avait pas fait de concessions, mais donné des miettes.

27:26
Locuteur

La

27:27
Présentateur

présidente de l'Assemblée continue. La discussion, c'est à présent un membre par groupe qui vont se succéder à la tribune de l'Assemblée Nationale pour donner la position de son groupe par rapport à ses motions de censure. Souvent, ce sont des présidents de groupe qui s'expriment. Là, le président du groupe socialiste, Boris Vallaud. Chaque groupe va donc pouvoir prendre la parole, puis un député non inscrit. Et enfin, ce sera le moment du vote. 45 minutes de vote. On écoute Boris Vallaud.

27:54
Locuteur

Mesdames et

27:54
Invité

messieurs les ministres, chers collègues,

27:56
Locuteur

c

27:56
Invité

'est avec gravité que je me présente devant vous

28:00
Locuteur

dans

28:00
Invité

un sentiment mêlé de colère,

28:03
Locuteur

de

28:04
Invité

déception, d'inquiétude et avec une totale incompréhension.

28:09
Locuteur

Au

28:09
Invité

moment de la constitution de votre gouvernement, vous aviez annoncé une nouvelle méthode, revendiqué une culture, celle du compromis et fait la promesse de la concertation.

28:19
Locuteur

Vous

28:20
Invité

nous aviez également assuré au moment de son dépôt que votre projet de budget de la sécurité sociale était perfectible.

28:27
Locuteur

Nous

28:28
Invité

vous avons pris au mot, soucieux de l'intérêt général, de l'intérêt de la France et des Français, désireux de faire vivre ce parlementarisme auquel nous sommes attachés. Dans la fidélité aux engagements pris devant nos électeurs,

28:41
Locuteur

nous

28:42
Invité

avons avec les groupes écologiques ZDR et de la France insoumise, mais également en quelques autres occasions avec d'autres, voulu améliorer votre budget de la sécurité sociale. En partant des besoins des Françaises et des Français, en défendant quelques principes simples, exonérer les classes populaires, les malades et les retraités, des efforts d'économie demandés, soutenir l'hôpital à la peine et les hôpitals exandes avec des ressources nouvelles,

29:05
Locuteur

faire

29:06
Invité

de la prévention une priorité pour améliorer durablement la santé des Français au défi du grand âge, alors que nous attendons depuis huit ans une loi jamais présentée.

29:18
Locuteur

Nous

29:19
Invité

avons en commission

29:20
Locuteur

et

29:21
Invité

dans cet hémicycle défendu ce chemin, cherchant pas à pas des compromis et posant devant chaque dépense nouvelle ou chaque économie que nous récusions des prélèvements sociaux justes, équilibrés, efficaces sur le plan sanitaire, économique, social.

29:38
Locuteur

Vos

29:38
Invité

prédécesseurs, il faut le dire, vous ont privé de 40 milliards de cotisations par an depuis 2017.

29:45
Locuteur

Monsieur

29:45
Invité

le Premier ministre, à aucun moment, vous ne l'avez laissé améliorer votre projet. Il est injuste et inefficace. Il fait payer les malades, abauvrit les retraités, fragilise l'hôpital et ne prépare pas le pays au défi de la société du vieillissement. Vous nous avez refusé la possibilité d'aller au bout de son examen et être demeuré obstinément sourd aux propositions encore formulées lors de la CMP. Nous n'avons jamais, pour ce qui nous concerne, été dans le tout ou rien.

30:15
Locuteur

À

30:16
Invité

aucun moment, aucun, vous n'êtes entré en dialogue avec l'opposition de la gauche et des écologistes, ni n'avez donné suite à aucune de nos propositions, que ce soit à l'occasion du débat parlementaire, que vous avez déserté,

30:29
Locuteur

ni

30:30
Invité

à la suite des courriers que nous vous avons adressés et de nos récents réponses, ni lors de notre récente entrevue à votre invitation, pourtant,

30:38
Locuteur

lors

30:38
Invité

de cette entrevue, vous avez eu cette confidence saisissante.

30:42
Locuteur

Je

30:42
Invité

connais vos propositions, certaines sont intéressantes, mais je ne peux pas prendre le risque de fracturer mon socle commun.

30:51
Locuteur

Toute

30:52
Invité

votre énergie était donc consacrée à apaiser les ambitions de M. Attal, à contenter M. Wauquiez, à vous assurer de la bienveillance de Mme Le Pen. Je comprends que c'est d'abord entre eux et avec eux qu'il vous a fallu trouver des compromis.

31:11
Locuteur

Cette

31:12
Invité

motion de censure,

31:13
Locuteur

c

31:14
Invité

'est d'abord votre échec,

31:15
Locuteur

l

31:16
Invité

'échec de la méthode Barnier.

31:18
Locuteur

Elle

31:18
Invité

n'aurait été en définitive qu'un bruit qui court.

31:21
Locuteur

Mais

31:22
Invité

il y a plus grave.

31:23
Locuteur

Le

31:24
Invité

7 juillet dernier, des femmes et des hommes, unis dans l'idéal d'une république laïque, sociale, fraternelle, épris de justice et de démocratie,

31:33
Locuteur

comme

31:33
Invité

à chaque fois que l'histoire l'exige, se sont retrouvés pour défendre l'essentiel et empêcher l'arrivée de l'extrême droite au pouvoir.

31:40
Locuteur

Les

31:41
Invité

députés, vous, chers collègues, élus par l'élan démocratique de ce front républicain, n'étaient tenus que par une seule promesse, une seule loyauté, un seul engagement, ne rien céder à l'extrême droite. Pourtant,

31:57
Locuteur

M.

31:58
Invité

le Premier ministre, c'est avec le seul Rassemblement national que vous avez engagé des discussions qui, loin de se borner aux questions budgétaires, cède aux plus viles obsessions de l'extrême droite une nouvelle loi immigration après la débâcle politique et morale de l'an dernier et une réforme de l'aide médicale d'État pendant des semaines et hier soir encore à la télévision.

32:22
Locuteur

Vous

32:22
Invité

êtes enfermés dans un tête-à-tête humiliant avec elle.

32:27
Locuteur

M.

32:28
Invité

le Premier ministre, il est manifestement devenu plus convenable de parler avec l'extrême droite qu'avec la gauche et nous ne pouvons nous résoudre à cela comme nous ne pouvons nous résoudre à la trahison du Front républicain qui justifie à elle seule cette motion de censure.

32:43
Locuteur

Et

32:44
Invité

je m'adresse à vous, collègues du socle commun.

32:47
Locuteur

N

32:47
Invité

'êtes-vous vraiment pour rien dans ce qui se joue ? Cette censure, ne sentez-vous pas qu'elle est aussi la vôtre ? La censure de votre désertion, la censure de votre silence, la censure de votre défense obstinée, d'une politique qui a échoué et que les électeurs ont rejeté ?

33:04
Locuteur

Vous

33:04
Invité

n'avez été définitivement que dans la défense du bilan, tout le bilan, rien que le bilan d'Emmanuel Macron.

33:14
Locuteur

Cette

33:14
Invité

motion de censure,

33:17
Locuteur

ceux

33:17
Invité

qui la déposent,

33:19
Locuteur

prennent

33:19
Invité

en effet la responsabilité d'affirmer leur capacité de gouverner.

33:24
Locuteur

Et

33:24
Invité

nous revendiquons à gauche de gouverner et de nous engager sur les chantiers prioritaires que nous avons défendus avec le nouveau Front populaire devant les électeurs.

33:33
Locuteur

Mais

33:34
Invité

je sais aussi

33:35
Locuteur

que

33:36
Invité

le vote des Français n'a pas destiné de majorité au sein de l'Assemblée. Nous en avions même pris acte en août dernier dans un courrier signé par l'ensemble des présidents du groupe du nouveau Front populaire auquel vous n'avez jamais répondu. Nous nous faisions déjà les garants d'une nouvelle méthode et de la recherche de majorité texte par texte. Certains redoutent le changement d'alliance. Je les rassure, nous plaisantons le changement de méthode.

33:57
Locuteur

Un

33:58
Invité

chemin de dialogue et d'action concrète avec les seules forces républicaines, ce chemin que le Premier ministre n'a pas trouvé.

34:04
Locuteur

C

34:05
Invité

'est le contrat, je le dis, qui nous lie à nos électeurs qui espèrent de la gauche un changement dans leur vie.

34:10
Locuteur

Je

34:11
Invité

pense aux chômeurs, aux sacrifiés des plans sociaux qui viennent, aux agriculteurs, aux artisans, aux travailleurs précaires.

34:18
Locuteur

Je

34:18
Invité

pense aux chômeurs, aux jeunes, aux familles en grande difficulté accablées par votre budget, aux fonctionnaires, aux enseignants, aux soignants dont les conditions de travail vont se dégrader, à tous ces Français modestes d'Hexagone et de l'Outre-mer qui peinent à envisager l'avenir écrasé par le poids du quotidien, aux classes populaires

34:37
Locuteur

qui

34:38
Invité

ont conscience de leurs intérêts,

34:40
Locuteur

qui

34:40
Invité

ne peuvent se payer le luxe d'attendre la délivrance d'une hypothétique nouvelle élection, qui savent qu'un pas en avant vaut mieux que mille programmes et préfèrent l'action même imparfaite au verbe s'il est impuissant.

34:54
Locuteur

Un

34:56
Invité

Premier ministre de gauche conduisant la politique de la nation en cohérence avec la volonté de changement des électeurs qui nous ont fait confiance et une Assemblée

35:05
Locuteur

qui

35:06
Invité

cherche des compromis et les majorités les plus larges autour de quelques priorités pour répondre à l'urgence et aux attentes des Français. C'est cela que nous appelons un accord de non-censure pour gouverner 149.3.

35:18
Locuteur

Nous

35:19
Invité

pouvons convenir ensemble tout président de groupe ayant bénéficié du Front républicain d'un accord de méthode pour y parvenir. C'est une constriction politique difficile je le sais mais c

35:29
Locuteur

'est

35:29
Invité

la seule possible et raisonnable devant nous. Mes chers collègues

35:33
Locuteur

le

35:34
Invité

pouvoir n'est plus à l'Elysée

35:35
Locuteur

le

35:36
Invité

pouvoir n'est plus à Matignon le pouvoir est ici à l'Assemblée nationale et ceux qui comme moi définitivement croient au Parlement à ceux qui espèrent du réveil démocratique à ceux qui espèrent d'une sixième république je le dis la voici

35:51
Locuteur

oui nous

35:53
Invité

pouvons changer de budget changer de premier ministre et changer la vie

35:57
Locuteur

et

35:58
Invité

trouver un chemin pour cela

36:01
Locuteur

je

36:01
Invité

crois dans le génie de la démocratie mais elle a besoin de démocrates sincères de républicains ardents elle a besoin de parlementaires adultes chers collègues du bourgeois central qui vociferaient

36:12
Locuteur

je

36:13
Invité

le dis avec gravité

36:15
Locuteur

cette

36:16
Invité

censure est un appel au sursaut moral la majorité de compromis que vous avez voulu

36:22
Locuteur

s

36:23
Invité

'est transformée en un moment de connivence avec l'extrême droite que vous subissez et qui des armées vous achèvent à tout républicain authentique le prix à payer est devenu beaucoup trop élevé le choix qui est devant vous est désormais clair préférez-vous négocier avec une gauche au pouvoir que certains jugent imparfaite mais avec laquelle vous partagez la plupart des combats républicains ou continuez-vous à courber les chines aux injections de madame Le Pen du rassemblement national l'éternité du pays

37:11
Locuteur

chers

37:12
Invité

collègues la stabilité ce n'est pas de continuer de livrer le gouvernement au maître chanteur de l'extrême droite

37:18
Locuteur

le

37:19
Invité

bon sens ce n'est pas de régler la crise budgétaire en poursuivant la politique qui l'a mise en cause

37:25
Locuteur

cette

37:26
Invité

motion de censure n'est pas une fin en soi notre responsabilité de présenter une issue et des solutions je les sais esquisser les socialistes y prendront leur part nous pouvons sur cette base nous retrouver dès demain cette motion de censure n'est pas non plus un outil qui vise à la déstabilisation et au chaos institutionnel cette motion de censure n'est pas c'est pour retrouver le chemin du progrès du dialogue républicain pour donner à la France un budget juste et aux français cette motion c'est pour gouverner sans plus jamais négocier avec l'extrême droite c'est pour donner au gouvernement de légitimité pour exercer son autorité et ne pourra la trouver que dans cette assemblée pour que vive la France le

38:18
Présentateur

président du groupe socialiste ici à l'Assemblée nationale Boris Vallaud a donc défendu la position de son groupe on peut changer de budget on peut changer de premier ministre on peut changer la vie a dit Boris Vallaud

38:31
Locuteur

la

38:31
Présentateur

parole est à présent à monsieur le président Laurent Wauquiez pour le groupe droite républicaine je vous le rappelle les motions sont mises en discussion commune Eric Coquerel Marine Le Pen ont parlé maintenant chaque groupe va s'exprimer va donner sa position c'est Laurent Wauquiez le président de la droite républicaine qui parle il a 15 minutes pour parler chacun donc son tour donne sa position et ensuite 45 minutes le temps de voter

38:59
Locuteur

Madame

39:00
Invité

la Présidente

39:02
Locuteur

Monsieur

39:02
Invité

le Premier ministre chers collègues

39:06
Locuteur

il

39:07
Invité

y a deux mois devant vous

39:10
Locuteur

j

39:11
Invité

'évoquais les phrases de Georges Pompidou

39:13
Locuteur

lorsque

39:14
Invité

le 5 octobre 1962

39:17
Locuteur

faisant

39:18
Invité

face à une motion de censure

39:20
Locuteur

il

39:21
Invité

dénonçait la passion de tout renverser

39:25
Locuteur

le

39:25
Invité

mauvais génie d'autrefois disait-il

39:27
Locuteur

qui

39:28
Invité

hantait à nouveau l'hémicycle

39:31
Locuteur

ici

39:32
Invité

même alors le 5 octobre 1962

39:35
Locuteur

un

39:36
Invité

gouvernement pour la première

39:38
Locuteur

et

39:39
Invité

jusque là la dernière fois de la 5ème République tombait

39:42
Locuteur

avec

39:43
Invité

une coalition des contraires

39:45
Locuteur

celle

39:46
Invité

de l'extrême gauche et de l'extrême droite

39:49
Locuteur

je

39:49
Invité

me souviens encore des propos sur les bancs de la gauche lorsque j'évoquais il y a deux mois cette réalité et vous disiez nous jamais avec le Rassemblement National

40:01
Locuteur

et

40:01
Invité

je me souviens

40:04
Locuteur

des

40:04
Invité

propos que l'on entendait Madame Le Pen sur vos rangs

40:07
Locuteur

où

40:08
Invité

vous disiez jamais avec la France insoumise

40:12
Locuteur

et

40:12
Invité

bien nous y voilà

40:14
Locuteur

nous

40:15
Invité

y voilà vous faites semblant ici de vous injurier les uns les autres et vous vous apprêtez juste à voter les uns avec les autres vous vous apprêtez à voter ensemble pour faire tomber un gouvernement

40:27
Locuteur

C

40:30
Invité

'est une surprise

40:32
Locuteur

je

40:33
Invité

ne le crois pas

40:35
Locuteur

cette

40:36
Invité

jonction de la France insoumise et du Rassemblement National

40:39
Locuteur

on

40:40
Invité

la voyait déjà à l'oeuvre depuis quelques semaines lorsque vous tentiez d'abroger la réforme des retraites sans les financer

40:48
Locuteur

ce

40:49
Invité

mauvais génie d'autrefois

40:50
Locuteur

le

40:51
Invité

voilà revenu parmi nous aujourd'hui

40:54
Locuteur

et

40:54
Invité

pour la première fois tout le monde doit mesurer la gravité de ce moment

40:58
Locuteur

pour

40:59
Invité

la première fois depuis 62 ans

41:02
Locuteur

un

41:02
Invité

gouvernement risque d'être renversé

41:04
Locuteur

alors

41:06
Invité

oui bien sûr nous avons tous conscience de la situation politique extrêmement difficile

41:11
Locuteur

oui il

41:13
Invité

n'y a pas dans cet hémicycle de majorité

41:16
Locuteur

oui

41:17
Invité

bien sûr la France traverse une situation trouble et confuse

41:22
Locuteur

mais

41:23
Invité

le choix

41:24
Locuteur

le

41:25
Invité

choix lui que vous avez à faire

41:27
Locuteur

il

41:28
Invité

est parfaitement clair celui-là

41:29
Locuteur

le

41:30
Invité

choix que nous avons à faire chers collègues il est parfaitement clair et il n

41:33
Locuteur

'y

41:33
Invité

en a pas trois

41:34
Locuteur

il

41:35
Invité

n'y a que deux choix possibles

41:37
Locuteur

l

41:37
Invité

'intérêt du pays ou l'intérêt des parties

41:40
Locuteur

le

41:41
Invité

choix de la responsabilité ou le choix du chaos le choix de la solution ou le choix du désordre

41:51
Locuteur

les

41:51
Invité

français n'attendent pas bien sûr

41:54
Locuteur

et

41:54
Invité

nous le savons tous

41:56
Locuteur

ils

41:56
Invité

n'attendent pas de miracle dans cette période

41:59
Locuteur

ils

41:59
Invité

attendent en revanche que nous fassions du travail utile

42:03
Locuteur

ce

42:03
Invité

choix monsieur le premier ministre

42:05
Locuteur

cher

42:06
Invité

Michel

42:07
Locuteur

c

42:07
Invité

'est celui que vous avez fait depuis trois mois avec dignité avec respect avec droiture

42:17
Locuteur

et

42:17
Invité

je veux vous rendre hommage parce que ce comportement contraste tellement avec le visage qu'offrent certains ici sur les bancs de cet hémicycle

42:26
Locuteur

vous

42:26
Invité

vous êtes employés à éteindre l'incendie budgétaire dans un pays en faillite

42:31
Locuteur

vous

42:31
Invité

vous êtes employés avec Bruno Retailleau

42:34
Locuteur

à

42:34
Invité

remettre un cap dans notre politique de sécurité

42:38
Locuteur

vous

42:38
Invité

vous êtes employés

42:41
Locuteur

à

42:41
Invité

ouvrir des chantiers importants

42:43
Locuteur

je

42:44
Invité

pense à la lutte contre les narcotrafiques

42:46
Locuteur

je

42:47
Invité

pense à la volonté de reprendre la main sur l'immigration irrégulière avec la volonté de rétablir le délit de séjour irrégulier

42:54
Locuteur

je

42:54
Invité

pense à la volonté de remettre davantage de justice entre le public et le privé avec le débat salutaire sur les jours de carence

43:01
Locuteur

oui

43:02
Invité

monsieur le premier ministre vous avez essayé dans cette période de porter un choix de responsabilité

43:08
Locuteur

avec

43:09
Invité

les parlementaires de la droite républicaine avec Mathieu Darnot et la majorité sénatoriale

43:15
Locuteur

nous

43:16
Invité

avons fait aussi ce choix de responsabilité en vous soutenant

43:20
Locuteur

et

43:20
Invité

nous avons fait des propositions comme le premier ministre le souhaitait afin d'améliorer le budget

43:24
Locuteur

et

43:25
Invité

je veux remercier ici

43:26
Locuteur

le

43:27
Invité

ministre du budget Laurent Saint-Martin qui a fait un travail courageux dans cet hémicycle

43:31
Locuteur

nous

43:36
Invité

avons ouvert

43:38
Locuteur

avec

43:39
Invité

Véronique Louvagie le chantier de la lutte contre la bureaucratie administrative

43:44
Locuteur

contre

43:44
Invité

ces myriades d'agences administratives si coûteuses à l'origine des normes qui puisent les français

43:51
Locuteur

nous

43:51
Invité

avons porté avec Yannick Noderre et Thibaut Bazin l'idée essentielle de la revalorisation du travail en proposant le plafonnement des aides sociales par rapport au SMIC et en ouvrant le chemin pour une réforme avec une fusion dans une aide sociale unique indispensable garder le social arrêter la cistana revaloriser le travail tous ceux que vous avez oublié et ceux que vous avez abandonné sur les bancs de la gauche

44:20
Locuteur

reste

44:24
Invité

tant à faire

44:26
Locuteur

est

44:27
Invité

-ce que ce que nous avons engagé est perfectible

44:30
Locuteur

bien

44:31
Invité

sûr est-ce que notre pays peut encore se payer de perdre le luxe

44:37
Locuteur

de

44:37
Invité

semaines d'instabilité gouvernementale alors qu'il y a tout à rebâtir sûrement pas

44:44
Locuteur

et

44:45
Invité

nous voilà tous même si vous éructez nous voilà tous aujourd'hui face à nos responsabilités chacun fera évidemment

44:54
Locuteur

son

44:54
Invité

choix en son âme et conscience mais ce choix là

44:59
Locuteur

vous

45:00
Invité

le porterez surtout devant les français parce qu'il y a une chose qu'on ne peut pas accepter ici

45:06
Locuteur

on

45:06
Invité

ne peut pas accepter comme vous vous employez à le faire sur ces derniers jours on ne peut pas accepter que vous expliquiez que la motion de censure ça n

45:15
Locuteur

'est

45:15
Invité

pas grave

45:17
Locuteur

on

45:17
Invité

ne peut pas expliquer avec la légèreté avec laquelle vous le faites

45:20
Locuteur

que

45:20
Invité

la censure n'aura pas de conséquences on ne peut pas mentir aux français en disant qu'il n'y aura pas des conséquences

45:26
Locuteur

il

45:27
Invité

y aura des conséquences

45:29
Locuteur

il

45:29
Invité

y aura des conséquences

45:30
Locuteur

et

45:31
Invité

ces conséquences seront payées par les français et tous ceux qui se prêtent à ce jeu minable aujourd'hui en rendront compte devant les français

45:40
Locuteur

la

45:41
Invité

censure

45:43
Locuteur

ce

45:43
Invité

que vous appelez bullshit

45:45
Locuteur

la

45:45
Invité

censure ça va être l'augmentation de l'impôt sur le revenu tous ceux dont vous vous moquez les 18 millions de français qui vont payer ce fameux bullshit que les députés du RN balayent d'un revers de main ces 400 000 travailleurs qui vont devenir imposables mais qui visiblement sont le cadet de votre souci sur les bords du rassemblement national voilà la façon dont vous défendez la France qui travaille et une fois encore madame Le Pen ce sont eux qui paieront les conséquences de votre légèreté et de votre irresponsabilité la censure

46:20
Locuteur

la

46:20
Invité

censure

46:21
Locuteur

la

46:21
Invité

censure madame Gennevard

46:23
Locuteur

c

46:24
Invité

'est la fin des aides d'urgence pour les agriculteurs

46:27
Locuteur

c

46:28
Invité

'est la fin de tout ce que vous avez cherché à construire ces dernières semaines

46:32
Locuteur

la

46:32
Invité

fin des allégements de charges qu'ils demandent aujourd'hui la fin des exonérations de taxes

46:37
Locuteur

la

46:37
Invité

fin de la revalorisation des retraites des agriculteurs pour des agriculteurs qui travaillent dur et touchent des retraites de misère

46:45
Locuteur

il

46:46
Invité

est facile d'aller sur les ronds-points pour soi-disant flatter les agriculteurs quand on les abandonne ensuite dans l'hémicycle ici

46:58
Locuteur

la

46:59
Invité

censure

47:01
Locuteur

c

47:01
Invité

'est la fin du plan d'urgence

47:03
Locuteur

pour

47:03
Invité

sauver nos maisons de retraite de la faillite

47:05
Locuteur

la

47:06
Invité

censure c'est l'abandon du cumul emploi retraite qui permettrait de lutter contre la désertification médicale la censure et ça vous gêne

47:14
Locuteur

c

47:14
Invité

'est renoncer aux augmentations d'effectifs de gendarmes de policiers de magistrats si indispensables quand la sécurité doit être notre priorité la censure

47:25
Locuteur

c

47:25
Invité

'est le coup d'arrêt à la loi de programmation militaire alors même que l'Europe est menacée à ses frontières la censure

47:33
Locuteur

c

47:34
Invité

'est la dette qui va continuer à filer

47:36
Locuteur

alors

47:37
Invité

même que la France avec tout ce désordre que vous avez conjointement installé est aujourd'hui considéré comme moins crédible que la Grèce un point d'intérêt de taux supplémentaire ce sont les Français qui vont payer l'addition c'est 30 milliards d'euros de dettes supplémentaires et d'intérêts dans les années qui viennent c'est trois fois le budget de la justice

47:58
Locuteur

la

47:59
Invité

censure et visiblement ça vous gêne c'est l'aggravation de la crise immobilière c'est la fin du prêt à taux zéro au moment même où le marché de l'immobilier s'effondre mettant en péril nos artisans et nos entreprises la censure c'est l'incertitude économique pour tous ceux qui prennent des risques c'est l'incertitude pour les entreprises c'est

48:18
Locuteur

l

48:18
Invité

'incertitude pour les PME c'est l'incertitude pour les commerçants c'est l'incertitude pour les artisans c'est l'incertitude pour les professions libérales vous n'en avez même pas dit un mot Madame Le Pen cette incertitude c'est celle des Français qui vont hésiter à consommer demain

48:34
Locuteur

et

48:34
Invité

je prends date aujourd'hui

48:36
Locuteur

par

48:36
Invité

votre irresponsabilité vous allez enfoncer la France dans une crise économique et financière

48:42
Locuteur

et

48:42
Invité

vous en porterez la responsabilité devant les Français parce qu'ils se souviendront de ceux qui ont allumé la mèche un pays a besoin de stabilité

48:54
Locuteur

un

48:55
Invité

pays a besoin de stabilité il a besoin d'un budget il a besoin d'un gouvernement rien n'est pire pour une économie que l'incertitude la censure et c'est sans doute le plus grave parce que c'est l'image que vous offrez aujourd'hui

49:10
Locuteur

c

49:11
Invité

'est faire perdre à notre pays son dernier atout

49:14
Locuteur

la

49:14
Invité

France pouvait au moins compter sur la stabilité de ses institutions

49:18
Locuteur

et

49:19
Invité

vous vous délectez sur ces deux bancs de la plonger dans l'instabilité cette stabilité de nos institutions c'est ce qui nous a toujours protégés même dans les crises les plus graves notre pays demeurait gouvernable

49:31
Locuteur

nous

49:32
Invité

dansons au dessus d'un volcan et vous nous proposez de faire un pas supplémentaire en direction de l'instabilité institutionnelle qui a précipité l'agonie de la 4ème République

49:41
Locuteur

vous

49:41
Invité

vous apprêtez à ouvrir la boîte de Pandore

49:44
Locuteur

de

49:44
Invité

l'instabilité gouvernementale

49:46
Locuteur

vous

49:47
Invité

réveillez les vieux démons qui viennent de l'extrême gauche de la politique française

49:51
Locuteur

ceux

49:51
Invité

de l'impuissance de l'instabilité ministérielle et de l'incertitude économique

49:57
Locuteur

et

49:57
Invité

si encore vous aviez des solutions

50:00
Locuteur

si

50:00
Invité

encore vous aviez des solutions

50:03
Locuteur

parce

50:03
Invité

que vous proposez le blocage sans solution

50:06
Locuteur

parce

50:07
Invité

que que vous le vouliez ou non

50:09
Locuteur

il

50:09
Invité

ne peut pas y avoir de nouvelles élections législatives avant l'été

50:13
Locuteur

c

50:13
Invité

'est ça la vérité

50:15
Locuteur

et

50:16
Invité

que pendant que se joue cette comédie d'une insoutenable légèreté qu'est-ce qu'on a entendu vous ne nous avez pas assez traité voilà ce qu'on a entendu vous ne nous avez pas assez traité et qu'est-ce que cela veut dire cela veut dire que vous vous apprêtez à jouer avec le destin de la France que vous vous apprêtez à faire tomber un gouvernement parce qu'on ne vous a pas assez traité et c'est cela être à la hauteur des enjeux

50:40
Locuteur

l

50:42
Invité

'image que vous offrez

50:43
Locuteur

alors

50:49
Invité

je n'oublie rien de la responsabilité qui est celle de la France insoumise

50:54
Locuteur

je

50:54
Invité

n'oublie rien du danger de ceux

50:56
Locuteur

qui

50:56
Invité

veulent autoriser l'apologie du terrorisme

51:00
Locuteur

je

51:00
Invité

n'oublie rien du danger de ceux qui entraînent des complaisances détestables avec l'antisémitisme je n'oublie rien du danger de ceux qui ont trahi Jaurès et Clémenceau

51:11
Locuteur

mais

51:12
Invité

la réalité c'est que sans vos voix Madame Le Pen la France insoumise ne pourrait rien

51:18
Locuteur

la

51:18
Invité

réalité Madame Le Pen c'est que vous vous apprêtez à voter vous vous apprêtez à voter pour ceux qui traitent les policiers d'assassins la réalité Madame Le Pen c'est que vous vous apprêtez à voter pour ceux qui traitent les terroristes de résistants

51:31
Locuteur

la

51:32
Invité

réalité Madame Le Pen la réalité et honnêtement la dignité vous imposera un autre comportement dans cet hémicycle la réalité Madame Le Pen la réalité Madame Le Pen c'est que quand on lit le texte de la motion de censure on comprend l'hypocrisie l'hypocrisie qui est derrière juste le texte de cette motion de censure

51:52
Locuteur

un

51:53
Invité

texte qui dénonce les plus viles obsession de l'extrême droite et vous allez voter cela un texte qui explique qu'il ne faut pas revenir sur l'aide médicale d'Etat et vous allez voter cela un texte qui explique un texte qui explique

52:07
Locuteur

qu

52:07
Invité

'il ne faut pas de loi d'immigration plus ferme et vous allez voter cela voilà Madame Le Pen ce que vous allez faire voilà à quelles incohérences en sont réduites dans cet hémicycle et se meure de chaos

52:21
Locuteur

dans

52:21
Invité

un parcours politique il y a toujours un moment de vérité

52:24
Locuteur

il

52:25
Invité

y a des moments où on ne peut pas duper on ne peut pas esquiver on ne peut pas feindre

52:29
Locuteur

des

52:29
Invité

moments où il faut choisir entre un intérêt personnel Madame Le Pen et l'intérêt du pays

52:34
Locuteur

des

52:35
Invité

moments où il faut choisir entre son intérêt partisan et le sens de l'Etat Madame Le Pen je n'ai jamais été de ceux qui vous diabolisaient je n'ai jamais été de ceux qui vous donnaient de leçons de morale jamais

52:48
Locuteur

et

52:48
Invité

je vous le dis donc avec d'autant plus de force aujourd'hui les Français jugeront sévèrement le choix que vous vous apprêtez à faire

52:56
Locuteur

les

52:56
Invité

Français jugeront sévèrement le choix de ceux qui prétendent vouloir redresser le pays et font aujourd'hui le choix du désordre

53:04
Locuteur

les

53:05
Invité

Français jugeront sévèrement ceux qui voulaient se montrer responsables et vont faire le choix de l'irresponsabilité

53:12
Locuteur

les

53:13
Invité

Français jugeront sévèrement ceux qui prétendaient incarner l'ordre et qui vont faire le choix du chaos Emmanuel Macron porte peut-être seul la responsabilité de la dissolution mais vous allez porter avec la France insoumise la responsabilité de la censure qui va plonger le pays dans l'instabilité

53:32
Locuteur

alors

53:36
Invité

je vous le dis une dernière fois ressaisissez-vous ressaisissez-vous il est encore temps ressaisissez-vous et changez votre choix ressaisissez-vous parce que sinon nous nous souviendrons longtemps de ce jour désolant nous nous souviendrons longtemps Madame Le Pen qu'une alliance des contraires portée par le cynisme a plongé notre pays dans l'instabilité ressaisissez-vous parce qu'il est toujours temps de faire le choix de la France

54:04
Locuteur

Wauquiez

54:12
Présentateur

le président du groupe de la droite républicaine s'est exprimé à la tribune de l'Assemblée nationale il a quasiment adressé la totalité de son discours au RN vous pouvez vous ressaisir Madame la Présidente Cyrielle Châtelain pour le groupe écologiste Laurent Wauquiez qui a averti Marine Le Pen les Français jugeront sévèrement le choix que vous vous apprêtez à faire alors que Cyrielle Châtelain la présidente du groupe écologiste et social va maintenant défendre la position de son groupe elle a 10 minutes Madame

54:41
Locuteur

la Présidente

54:41
Invité

Monsieur le Premier Ministre Mesdames et Messieurs les ministres chers collègues

54:45
Locuteur

je

54:46
Invité

souhaite m'adresser à celles et ceux qui nous regardent peut-être souhaitent-ils ou ne souhaitent-ils pas la censure de votre gouvernement mais tous sont inquiets tous se demandent ce qu'il adviendra demain

54:57
Locuteur

alors

54:58
Invité

qu'ils en soient assurés la décision du groupe écologiste et social et de ses partenaires du Nouveau Front Populaire de censurer votre gouvernement a été pris en conscience et avec gravité

55:09
Locuteur

nous

55:10
Invité

en connaissons les conséquences et avec un travail budgétaire à reprendre presque du début pourtant notre main ne tremblera pas au moment de voter la censure car plutôt que de subir encore et encore une mauvaise politique fait de coupes budgétaires aveugles et de concessions à l'extrême droite nous souhaitons nous donner une chance de tout recommencer d'enfin changer le contenu des politiques et de manières de faire de la politique nous ne nous résignons pas au pire et nous choisissons de croire que le meilleur est encore possible

55:45
Locuteur

cela

55:46
Invité

peut vous sembler illusoire et naïf car après cette année de présidence d'Emmanuel Macron toute lueur d'espoir se sent peu à peu asphyxiée il a jeté à la poubelle les propositions de la convention citoyenne il a caché les contenus des cahiers de doléances il a envoyé la police sur les gynéozones il a cherché à dissoudre les soulèvements de la terre pendant que les milices d'extrême droite manifestent dans nos rues il a calmé les agriculteurs par des fausses promesses il a dissous l'assemblée par tactique politique et il a refusé le résultat des élections refusant Emmanuel Macron nous entraîne dans l'impasse il a cherché à maintenir sa politique quoi qu'il en coûte cela vous a permis monsieur le premier ministre d'être nommé et d'arracher 90 jours à la tête de l'état cela a permis à Marine Le Pen de gagner du temps pendant le procès pour lequel elle est accusée d'avoir organisé un système de détournement d'argent public au profit de son parti 90 jours gâchés votre erreur monsieur le premier ministre est d'avoir pensé que Marine Le Pen vous laisserait faire un budget qu'elle se refuserait à vous censurer et vous crédule vous l'avez plus et peut-être que vous la croyez encore et vous vous êtes abaissé de compromis en compromission

57:04
Locuteur

mais

57:05
Invité

la réalité c'est que la censure de ce budget était bien évidemment écrite d'avance le sursis qu'elle vous aura donné n'était qu'un nouveau superfuge d'un parti politique qui ne fait que des coups et qui en fait finalement à son timing qui est accolé à celui de ses poursuites judiciaires

57:23
Locuteur

mais

57:24
Invité

la politique ne peut se réduire à des déclarations anxiogènes sur des plateaux de télévision à des négociations par des déclarations de presse interposées à de la mise en scène d'un dialogue et de fausses promesses la réalité finit toujours par s'imposer au discours de communication car la politique c'est avant tout des choix qui ont des conséquences économiques physiques psychologiques pour de nombreux français des choix qui les impactent dans leur chair et dans leur vie Édouard Louis dans qui a tiré mon père l'exprime mieux que moi je pourrais le faire et donc je veux vous citer son écrit les dominants peuvent se plaindre d'un gouvernement de gauche ils peuvent se plaindre d'un gouvernement de droite mais un gouvernement ne leur boira jamais le dos la politique ne change pas leur vie ou si peu ça aussi c'est étrange c'est ceux qui font la politique alors que la politique n'a presque aucun effet sur leur vie pour les dominants le plus souvent la politique est une question esthétique une manière de penser une manière de voir le monde de construire sa personne pour nous c'était vivre ou mourir en résumé bulle de confort grâce à leur argent enfermée dans l'idée que le privé vaut mieux que le public que leurs moyens se permettront de s'adapter à un monde à 4 degrés et qui reste aveugle aux impacts des politiques austéritaires illusion construite par et pour les forts par et pour les puissants

58:51
Locuteur

car

58:52
Invité

les autres n'ont pas le privilège de pouvoir détourner le regard des conséquences de vos politiques pourquoi donc les 450 salariés devant Corex en Isère se réjouaient-ils de vos grandes déclarations sur la réindustrialisation française alors que comme les salariés d'Arcelor et de Michelin ils risquent dans quelques mois de perdre leur emploi pourquoi les défenseurs de l'environnement s'imagineraient-ils que vous allez encore make the planet great again quand vous sabrez dans les dépenses pour la rénovation thermique et que vous voulez laisser le béton remplacer les zones naturelles et agricoles pourquoi les français devraient-ils vous croire quand vous avez martelé que la France était le pays où l'inflation était la plus faible alors que les prix alimentaires ont augmenté beaucoup plus que partout en Europe pourquoi les français devraient-ils soutenir votre politique alors que 55% d'entre eux n'arrivent que difficilement à assumer leurs dépenses courantes

59:42
Locuteur

enfin

59:43
Invité

pourquoi les électeurs qui se sont mobilisés en masse contre l'extrême droite vous pardonneraient-ils vos compromissions avec le rassemblement national

59:50
Locuteur

ils

59:52
Invité

ne le feront pas et nous non plus ainsi dans peu de temps votre gouvernement sera censuré la censure d'un gouvernement sans soutien populaire sans majorité parlementaire et sans dialogue avec son opposition républicaine est inéluctable après un gouvernement qui est allé à l'encontre du vote des français en méprisant l'assemblée nous souhaitons un gouvernement qui met en oeuvre le changement politique attendu voulu par les français et qui s'appuie sur le parlement ainsi nous réaffirmons qu'il est légitime que la gauche et les écologistes premières forces politiques de l'assemblée nationale gouvernent le pays et cela autour d'une route qui si elle est issue du programme du nouveau front populaire se concentre sur les priorités face aux défis auxquels nous devons collectivement faire face la constitution d'un budget augmentant les ressources de l'état des mesures efficaces et immédiates contre le réchauffement climatique et une conférence pour l'augmentation des salaires et l'arrêt des licenciements boursiers

1:00:50
Locuteur

car

1:00:50
Invité

suite à la censure le pays ne sera pas paralysé mais il entrera dans une période incertaine dans laquelle il n'est pas souhaitable que les gouvernements tombent les uns après les autres pour cela il faut profondément changer nos habitudes car si votre gouvernement tombe la composition de l'assemblée nationale restera inchangée tout d'abord le groupe écologiste et social défend la primauté de la décision collective du débat public et du travail parlementaire que les membres de la coalition gouvernementale ont pu pendant des mois il faut en finir avec l'approche verticale du pouvoir qui est aujourd'hui mis en échec le prochain gouvernement devra s'engager à ne pas utiliser le 49-3 c'est la garantie du débat parlementaire et c'est la seule garantie pour qu'un gouvernement ne soit pas censuré ensuite il faut mettre les choses dans le bon ordre j'entends l'ensemble des obsessions médiatiques politiques au cours de quelle serait la personne qui demain gouvernera la France mais en fait on prend les choses à l'envers pour les écologistes pour le groupe écologiste et social la question c'est pourquoi voulons-nous gouverner cela doit être déterminant c'est cette question la question des politiques menées qui doivent être prédominantes c'est dans cet état d'esprit que nous avons proposé 11 mesures prioritaires dans une feuille de route gouvernementale de gauche et écologiste afin de répondre aux urgences et aux préoccupations des français car la première condition de la stabilité c'est la clarté du projet qui réunit un gouvernement et sa coalition pour mettre un terme au triste spectacle d'une coalition gouvernementale qui se contredit continuellement mais aussi chers collègues de la coalition présidentielle pour vous mettre face à vos responsabilités en fait préférez-vous continuer à sabrer dans l'AME avec l'extrême droite ou souhaitez-vous mettre un plan pour l'hôpital public est-ce que vous préférez les fake news à la Bollorée ou enfin agir contre la concentration des médias est-ce que

1:02:49
Locuteur

vous

1:02:52
Invité

préférez la remise en cause de l'état de droit à la mise en place de la police de proximité

1:03:02
Locuteur

monsieur

1:03:02
Invité

le premier ministre après votre censure il nous reviendra à l'Assemblée nationale de construire un budget qui viendrait parer ce que vous et vos prédécesseurs avez cassé qui viendra combler le trou budgétaire que vous avez créé vous pouvez rester aveuglés par votre dogmatisme du zéro nouveau impôt mais dans ce cas effectivement il sera difficile d'obtenir un budget puisque c'est bien le trou que vous avez fait qui aujourd'hui nous amène le déficit insurmontable

1:03:34
Locuteur

le

1:03:34
Invité

rassemblement national sera incapable d'apporter des solutions il s'est rejeté mais ne sait pas construire il refuse la mise à contribution des plus riches il refuse de revenir sur la politique de l'oeuvre qui creuse notre déficile leur seule solution c'est de jeter en pâture les étrangers à qui ils refusent toute aide le refusant la moindre aide et la moindre intention qui est pourtant dû à n'importe quel être humain aujourd'hui seule la gauche et les écologistes ont le courage d'assurer un changement de politique budgétaire qui met à contribution les héritages dorés les hauts patrimoines et qui fait de la question de bonus-manus écologique une constante et de la contribution des pollueurs une nécessité nous saurons propuser un budget parce que oui nous avons les idées et les propositions parce que nous avons aussi le courage de venir les défendre dans cette assemblée et de créer les majorités nécessaires à les faire adopter

1:04:31
Locuteur

Monsieur

1:04:32
Invité

le Premier ministre vous censurez aujourd'hui ce n'est pas être sans gouvernement mais c'est donner à la France la possibilité d'avoir un gouvernement qui met en oeuvre les politiques que les français méritent une politique qui les respecte et qui répond à leurs besoins et à leurs attentes Merci beaucoup

1:04:53
Présentateur

Cyril Châtelain applaudit par la gauche et par les bandes de son groupe le groupe écologiste et social à l'Assemblée Éric Coquerel a présenté la motion de censure du nouveau Front Populaire Marine Le Pen s'est également exprimée là un représentant de chaque groupe prend la parole donne sa position sur la motion de censure Marc Fénaud s'exprime il est président du groupe Les Démocrates

1:05:20
Locuteur

Chers

1:05:21
Invité

collègues je n'ai nulle intention en ces moments de crise si grave de participer d'un énième échange caricatural et théâtral quand les françaises et les français s'inquiètent

1:05:32
Locuteur

ou

1:05:33
Invité

s'interrogent légitimement sur leur avenir et celui de leur pays

1:05:37
Locuteur

je

1:05:38
Invité

n'ai pas davantage l'intention par des invectives de creuser un peu plus le fossé entre ceux qui dans cette Assemblée devraient se comprendre se parler et échanger pour bâtir au service du pays

1:05:51
Locuteur

on

1:05:53
Invité

ne peut pas en même temps vouloir rassembler et s'employer à diviser les démocrates

1:05:58
Locuteur

j

1:05:59
Invité

'ai juste l'intention de dire ce que je vois de la vérité du moment et de notre devoir

1:06:06
Locuteur

Monsieur

1:06:07
Invité

le Premier Ministre

1:06:08
Locuteur

dans

1:06:09
Invité

ma réponse à votre discours de politique générale je soulignais la principale vérité

1:06:14
Locuteur

du

1:06:15
Invité

résultat des urnes du scrutin de juillet dernier personne n'avait gagné les élections législatives et entendre certains

1:06:23
Locuteur

cet

1:06:24
Invité

après-midi je crois qu'il n'est toujours pas inutile de le rappeler

1:06:28
Locuteur

aucun

1:06:28
Invité

bloc n'avait obtenu de majorité absolue pour mettre en oeuvre son programme seul

1:06:34
Locuteur

et

1:06:35
Invité

aucun bloc n'a acquis de mandat ni de pouvoir absolu nous n'avons et nous n'avions qu'un impératif celui du dialogue

1:06:43
Locuteur

et

1:06:44
Invité

peut-être plus encore celui de l'humilité et du sens de l'intérêt général

1:06:49
Locuteur

et

1:06:50
Invité

les français nous ont demandé

1:06:52
Locuteur

de

1:06:53
Invité

nous extraire des contingences politiques et partisanes

1:06:56
Locuteur

pour

1:06:56
Invité

travailler ensemble sur l'essentiel et à leur service

1:07:00
Locuteur

et

1:07:01
Invité

c'est le choix que nous avons fait en conscience Monsieur le Premier Ministre en vous soutenant avec exigence mais aussi c'est tout aussi important pour moi avec loyauté

1:07:12
Locuteur

nous

1:07:12
Invité

avions espéré sans doute comme beaucoup de français qu'il en soit de même pour toutes les forces parlementaires qui comme nous étaient le produit d'une élection sans vainqueur

1:07:21
Locuteur

et

1:07:22
Invité

refusaient les extrêmes cette situation n'autorisait donc personne à vouloir prétendre appliquer son seul programme

1:07:30
Locuteur

rien

1:07:31
Invité

que son programme et tout son programme

1:07:33
Locuteur

nous

1:07:34
Invité

étions prêts à oeuvrer au service de l'intérêt général et je peux témoigner que le Premier Ministre et ses équipes s'y est tenu lui qui assume sa mission avec sens du devoir avec lucidité et responsabilité et avec pour cap l'intérêt du pays

1:07:49
Locuteur

mais

1:07:50
Invité

force est de reconnaître

1:07:52
Locuteur

que

1:07:53
Invité

le débat que nous sommes en train de tenir et les votes annoncés montrent que malheureusement

1:07:58
Locuteur

nous

1:07:59
Invité

n'y sommes pas parvenus certains ont manifestement préféré la facilité du sénisme et du sectarisme et pire encore du laisser faire

1:08:07
Locuteur

plutôt

1:08:08
Invité

que l'exigence de l'esprit de responsabilité et de la recherche du compromis

1:08:13
Locuteur

je

1:08:14
Invité

le dis devant vous tout engagement

1:08:16
Locuteur

s

1:08:17
Invité

'il se veut sincère et s'il se veut utile nécessite des compromis et je sais combien il est évidemment beaucoup plus facile de rester soi-même en ne faisant rien

1:08:28
Locuteur

vous

1:08:28
Invité

avez les mains propres mais vous n'avez plus de mains disait Charles Péguy que je serai tenté de citer aujourd'hui pire certains renient le sens même du vote des français en scellant aujourd'hui on l'a bien vu une alliance des contraires

1:08:44
Locuteur

et

1:08:45
Invité

pourtant le texte qui nous est aujourd'hui soumis à savoir le projet de loi de financement de la sécurité sociale mais aussi plus largement les textes budgétaires dont nous discutons depuis plus de deux mois et que nous devons considérer comme un tout

1:08:59
Locuteur

ont

1:09:00
Invité

été remaniés et sont précisément le fruit d'un compromis jamais sans doute

1:09:06
Locuteur

des

1:09:06
Invité

textes budgétaires n'auront été autant remaniés et modifiés à l'aune des débats parlementaires

1:09:11
Locuteur

le

1:09:11
Invité

plus évident bien sûr c'est le compromis entre le Sénat et l'Assemblée nationale sur le PLFSS fait suffisamment rare pour être souligné et en dépit de ce que certains voudraient faire croire ce texte est bien le fruit d'un travail entre les différents blocs des différentes assemblées

1:09:30
Locuteur

et

1:09:31
Invité

je voudrais devant vous pardon pour ceux que ça gêne citer quelques-unes des avancées nées de ce compromis

1:09:37
Locuteur

je

1:09:38
Invité

pense à la meilleure protection des petites retraites que nous étions ici nombreux à porter

1:09:46
Locuteur

je

1:09:46
Invité

pense à la fiscalité incitative sur les sceaux d'arbres je pense à la réforme des allégements généraux de cotisations sociales et patronales que pour la première fois nous avons pu envisager et sur laquelle nous avons su collectivement aboutir à un équilibre entre soutien à l'emploi et efficacité de la dépense publique mais ce texte conduit aussi des avancées concrètes pour nos concitoyens plus perceptibles encore sans ce PLFSS pas de renforcement des mesures de prévention ou d'accès aux soins pas d'investissement supplémentaire dans notre système de santé pas de lutte contre la pénurie de médicaments sans ce PLFSS

1:10:24
Locuteur

pas

1:10:25
Invité

d'augmentation des moyens de la prise en charge de la perte d'autonomie c'est plus de 6500 postes d'aide dont nous priverions nos aidés

1:10:32
Locuteur

sans

1:10:33
Invité

ce PLFSS pas de réforme des retraites pour nos agriculteurs ni d'allègement de charges pourtant crucial pour la compétitivité de leurs exploitations

1:10:42
Locuteur

je

1:10:42
Invité

ne cherche pas à faire peur on ne gouverne pas avec la peur mais que ceux qui prétendront ou qui prétendraient ce soir que le vote d'une motion de censure serait sans conséquence je dis qu'ils devront rendre des comptes devant les français

1:10:57
Locuteur

et

1:10:58
Invité

le résultat de votre oeuvre sera tout aussi nocif si vous entendez également rejeter le PLF là encore il faudra prendre vos responsabilités sans PLF pas de hausse des moyens de nos ministères régaliens notamment pour notre défense ou pour la sécurité quotidienne des français qu'il s'agisse de la justice ou des moyens des forces de l'ordre sans PLF c'est la trahison assurée garantie des engagements faits à nos agriculteurs en pleine crise agricole que ce soit sur l'accompagnement des éleveurs l'aide à la transmission des exploitations ou l'installation des agriculteurs les mêmes qui poussent ou soutiennent les manifestations s'apprêtent à priver les agriculteurs des réponses pourtant tant attendues

1:11:38
Locuteur

sans

1:11:41
Invité

ce PLF pas de contributions exceptionnelles pour les plus hauts revenus et nous portions cette demande et pas de justice fiscale que pourtant vous réclamiez sur ces deux bancs bien sûr ces textes ne sont pas parfaits et j'entends ceux qui disent toujours ce n'est pas assez il faut plus mais ils sont pardon du gros mot le fruit d'un compromis et vous choisissez la rupture contre le compromis et le confort du statu quo contre les avancées mais en balayant d'un revers de main ce compromis vous ne faites pas que cela non vous vous dessaisissez aussi de ce qui fait le rôle du législateur sa capacité à proposer à améliorer à débattre et à se mettre d'accord vous choisissez au fond de vous en remettre aux lois spéciales à la gestion des affaires courantes au hasard du désordre et ce faisant vous affaiblissez le parlement dans son rôle et aux yeux des français et puis évidemment

1:12:36
Locuteur

vous

1:12:37
Invité

faites prendre un risque important au pays nos partenaires et nos créanciers nous regardent

1:12:42
Locuteur

voient

1:12:43
Invité

notre incapacité à avancer et comme nous pouvons le constater ces derniers jours le coût de financement de notre dette publique augmentera diminuant d'autant notre capacité à financer nos autres politiques publiques

1:12:54
Locuteur

à

1:12:55
Invité

terme vous faites prendre le risque d'une perte de confiance dans notre capacité à rembourser cette dette et c'est donc la porte ouverte à une crise comme on a pu connaître d'autres pays européens ces risques

1:13:06
Locuteur

vous

1:13:07
Invité

devez les assumer vous devrez les assumer et vous ne pourrez pas vous en défausser

1:13:12
Locuteur

à

1:13:13
Invité

nos collègues de gauche je voudrais dire qu'en juillet

1:13:15
Locuteur

vous

1:13:16
Invité

avez fait malheureusement le choix de l'immobilisme et du renoncement

1:13:19
Locuteur

et

1:13:20
Invité

ce

1:13:21
Locuteur

en

1:13:21
Invité

mois de décembre vous vous apprêtez à faire le choix pire de l'irresponsabilité et de l'inconnu

1:13:26
Locuteur

et

1:13:26
Invité

à nos collègues du rassemblement national face au désarroi de nos agriculteurs de nos soignants de nos forces de l'ordre dont vous prétendez être les portes étendards face aux difficultés

1:13:38
Locuteur

que

1:13:38
Invité

ce chaos produirait pour les plus modestes vous vous apprêtez à trahir vos électeurs les vôtres ceux pour lesquels vous demandiez pourtant du respect

1:13:46
Locuteur

et

1:13:46
Invité

au fond à part sur l'organisation du chaos à LFI ou RN vous n'êtes d'accord sur rien

1:13:53
Locuteur

vous

1:13:53
Invité

n'êtes pas d'accord sur les économies qu'il faut faire les uns imaginent des économies irréalisables et contre-productives sur les aides d'autres entreprises les autres pensent qu'en transformant simplement l'aide médicale nous allions régler tous les sujets du déficit et de finances publiques vous n'êtes pas d'accord sur les perspectives politiques futures d'un côté les uns veulent supprimer le délit d'apologie du terrorisme de l'autre vous dites que la priorité est la sécurité des français vous n'êtes pas d'accord sur le cadre de nos politiques quand les uns enfin certains à gauche défendent encore l'Europe les autres veulent la mise en place d'une priorité nationale factice qui serait évidemment contraire à cet engagement et surtout à nos intérêts chers collègues de gauche vous reprochez au premier ministre d'être sous la tutelle du rassemblement national mais c'est vous qui vous allez vous allez avec eux pour précipiter la France dans l'inconnu et dans le chaos

1:14:50
Locuteur

monsieur

1:14:51
Invité

le premier ministre mes chers collègues les allemands ont dans leur constitution la motion de censure dite constructive

1:14:56
Locuteur

ils

1:14:56
Invité

sont obligés de dire en renversant un gouvernement quelle sera la majorité alternative proposée sinon la censure est impossible

1:15:04
Locuteur

et

1:15:05
Invité

vous savez pourquoi ils l'ont fait parce que tirant le son de l'histoire ils ont vu les conséquences des extrêmes à gauche comme à droite renversant semaine après semaine les gouvernements sans alternative possible et enfonçant au final leur pays jusqu'au pire ici en France vous vous faites les champions de la motion de censure destructrice vous n'êtes pas fichu de dire aux français l'alternative possible et vous aggravez la crise

1:15:29
Locuteur

et

1:15:30
Invité

pour ça mes chers collègues tout ça n'est pas irrémédiable il y a une voie

1:15:33
Locuteur

pour

1:15:34
Invité

enfin répondre aux résultats des élections de juillet dernier le meilleur moyen de ne pas être sous la menace et donc sous la tutelle des extrêmes des deux extrêmes c'est enfin d'accepter le dialogue et le compromis la censure ne produira rien ce dialogue n'est pas simple ni à mettre en place ni à maintenir dans la durée il demande d'importants efforts c'est que chacun fasse des pas les uns vers les autres que personne ne joue pour lui-même dans cette période que cessent les arrière-pensées ou les calculs d'arrière-boutique et plusieurs perspectives peuvent permettre d'en jeter les bases cela commence par les attitudes et dans nos discours en respectant nos adversaires en nous abstenant de dramatiser et de caricaturer les politiques publiques en arrêtant de mettre en scène artificiellement des affrancements qui n'en sont pas en assumant nos divergences ça c'est facile mais plus difficile encore en assumant des convergences et c'est peut-être cela le pas qu'il faut faire cela passe par un système institutionnel qui favorise le compromis

1:16:32
Locuteur

il

1:16:32
Invité

s'agit je le dis avec une forme de gravité d'une question de survie pour notre démocratie cela passe par un mode de scrutin qui puisse libérer les différentes familles politiques des logiques de bloc tout en respectant les identités de chacun cela passe aussi par une discussion sans tabou sur les sujets auxquels nous faisons face et qui continue de diviser c'est le cas des retraites par exemple et de la révision de la réforme de 2023 qui n'a pas permis le compromis mais nous ne parviendrons pas à rétablir nos comptes publics sans s'y pencher sans démagogie enfin parce que nous devons être honnêtes avec nos concitoyens ce compromis ces compromis ne devront pas être conclus contre nos finances publiques sauf à brader et l'abdire de nos enfants et de fait à renoncer à notre souveraineté

1:17:14
Locuteur

il

1:17:15
Invité

faut pour cela sortir de l'ornière et de l'urgence et redonner du sens et du temps long dans la manière dont nous définissons collectivement nos priorités politiques et nos investissements pour l'avenir monsieur le premier ministre mes chers collègues je relisais ces jours les discours de Pierre Mendès France grande figure

1:17:33
Locuteur

non

1:17:34
Invité

seulement de la gauche mais grande figure française gouverner c'est choisir disait-il et ce si difficile que soient ses choix et il ajoutait que certains assureront que pour faire face aux défis du pays il faudrait emprunter les sentiers ombragés et faciles que dans une politique gouvernementale il faudrait laisser de côté ce qui est dur pour ne retenir que ce qui est agréable déjà à l'époque la tentation de la facilité contre laquelle ils se battaient et contre laquelle nous nous battons et pour nous les démocrates gouverner c'est d'abord s'interdire de faire des promesses que l'on ne peut tenir c'est refuser la facilité le pessimisme par le choix de la vérité et du courage c'est une question de respect des électeurs et de tous les électeurs et le premier des respect que l'on doit aux français est de ne pas leur mentir

1:18:23
Locuteur

pour

1:18:24
Invité

nous gouverner c'est rechercher sans cesse avec les français pas contre eux ni sans eux les voies des réformes nécessaires pour nous gouverner ce n'est pas chercher son avantage immédiat et personnel c'est penser que la victoire de tous par le compromis c'est la victoire de chacun que nous gagnerons ensemble ou sinon que nous perdrons tous enfin

1:18:47
Locuteur

pour

1:18:48
Invité

nous gouverner ce n'est pas livrer les esprits et le pays aux puissances de la division et du désordre c'est rassembler les français autour d'un cap d'un projet et j'ose le mot d'un idéal il y a un chemin et une majorité pour cela dans cette assemblée il y a un chemin dans ce pays il y a un chemin à elle de se lever à elle de l'exprimer dès cet après-midi les français ne nous demandent au fond qu'une chose faire en conscience notre devoir c'est ce que le premier ministre et son gouvernement font et c'est ce que nous devons faire en rejetant cette motion de censure

1:19:26
Locuteur

Marc

1:19:27
Présentateur

Fénaud le président du groupe Les Démocrates qui s'en surprise dit que lui et son groupe vont rejeter la motion de censure je vous le rappelle seuls ceux qui votent pour vont voter dans les salons à 45 minutes une fois que tout le monde se sera exprimé

1:19:39
Locuteur

à

1:19:39
Présentateur

la tribune la parole est à présent à monsieur le président Laurent Marc-Angeli pour le groupe Horizon et

1:19:49
Locuteur

voilà le président du groupe Horizon

1:19:50
Présentateur

qui s'exprime à

1:19:52
Locuteur

la tribune Mesdames et

1:19:52
Invité

Messieurs les ministres

1:19:53
Locuteur

mes chers

1:19:53
Invité

collègues

1:19:55
Locuteur

La

1:19:55
Invité

France ne peut être la France sans la grandeur écrivait le général de Gaulle

1:20:00
Locuteur

Alors

1:20:01
Invité

que le moment est d'une particulière gravité je souhaite dire ô combien nous avons besoin de cette grandeur retrouvée de ce sens de l'Etat qui manque cruellement au débat public actuel

1:20:10
Locuteur

C

1:20:11
Invité

'est ainsi que la République peut fonctionner dans l'intérêt des Français

1:20:15
Locuteur

pas

1:20:16
Invité

stagner mais avancer et s'élever

1:20:19
Locuteur

C

1:20:19
Invité

'est à nous députés

1:20:20
Locuteur

que

1:20:21
Invité

revient à ce jour la tâche ardue d'écrire l'histoire

1:20:24
Locuteur

Je

1:20:25
Invité

dois bien admettre qu'à titre personnel j'étais loin d'imaginer

1:20:28
Locuteur

il

1:20:29
Invité

y a deux ans lorsque j'étais candidat à cette élection législative me retrouver dans une telle situation

1:20:36
Locuteur

Aujourd

1:20:36
Invité

'hui

1:20:37
Locuteur

en

1:20:38
Invité

2024

1:20:39
Locuteur

deux

1:20:40
Invité

chemins s'offrent à présent à nous

1:20:42
Locuteur

Le

1:20:43
Invité

premier chemin le premier sentier est celui de la baisse de la fièvre démocratique

1:20:47
Locuteur

Les

1:20:48
Invité

divers appels à la responsabilité auxquels je souscris pleinement avec le groupe que je préside sont entendus et cette motion de censure n'est pas adoptée

1:20:56
Locuteur

Il

1:20:57
Invité

est encore temps

1:20:58
Locuteur

La

1:20:59
Invité

censure n'est pas une fatalité

1:21:02
Locuteur

Les

1:21:03
Invité

yeux sont tournés depuis juillet dernier vers la droite de notre assemblée

1:21:07
Locuteur

Mais

1:21:08
Invité

je souhaite prendre un instant pour m'adresser à la gauche sociale-démocrate

1:21:14
Locuteur

Mes

1:21:14
Invité

chers collègues

1:21:15
Locuteur

d

1:21:16
Invité

'autres issues sont possibles

1:21:17
Locuteur

Nous

1:21:18
Invité

l'avions proposé dès août dernier

1:21:20
Locuteur

Vous

1:21:21
Invité

pouvez toujours sans vous renier saisir la main tendue pour bâtir un pacte de responsabilité à minima sur des sujets consensuels

1:21:30
Locuteur

Je

1:21:31
Invité

suis certain que sur l'accès aux soins sur l'école sur la sécurité et même sur la réduction du déficit public des consensus

1:21:39
Locuteur

sont

1:21:40
Invité

possibles

1:21:41
Locuteur

Soyons

1:21:42
Invité

clairs

1:21:43
Locuteur

il

1:21:43
Invité

s'agirait moins d'un mariage d'amour que d'une entente cordiale temporaire

1:21:49
Locuteur

dans

1:21:50
Invité

l'intérêt supérieur des françaises et des français

1:21:54
Locuteur

Je

1:21:55
Invité

pense au président Hollande notre collègue qui a occupé la fonction suprême Il connaît parfaitement la difficulté de la tâche budgétaire et les enjeux pour notre nation

1:22:05
Locuteur

Pourquoi

1:22:06
Invité

être taiseux sur les conséquences réelles de cette censure Monsieur le Président ?

1:22:11
Locuteur

Nous

1:22:12
Invité

devons la vérité à nos concitoyens

1:22:14
Locuteur

La

1:22:15
Invité

vérité c'est que si nous empruntons le second chemin celui de la chute du gouvernement

1:22:20
Locuteur

qui

1:22:23
Invité

n'ont certes pas tout bien fait

1:22:26
Locuteur

qui

1:22:27
Invité

n'ont certes pas eu le temps

1:22:28
Locuteur

de

1:22:29
Invité

faire

1:22:29
Locuteur

mais

1:22:31
Invité

qui ont eu à coeur d'agir dans l'intérêt du pays

1:22:33
Locuteur

Nous

1:22:34
Invité

exposons les françaises et les français à de nombreuses difficultés

1:22:38
Locuteur

Contrairement

1:22:39
Invité

à beaucoup de commentateurs je ne souhaite ni dramatiser à l'ultime la situation ni infantiliser les français sur la répercussion de notre vote

1:22:48
Locuteur

Les

1:22:49
Invité

faits rien que les faits les voies des extrêmes se mélangent créant une alliance objective pour faire chuter le gouvernement et ensuite et après

1:22:57
Locuteur

Sur

1:22:59
Invité

le plan politique je rappelle que personne n'a gagné les dernières élections législatives Nous n'en serions pas là autrement mes chers collègues

1:23:07
Locuteur

J

1:23:08
Invité

'affirmais d'ailleurs devant vous le 1er octobre dernier que par leur suffrage les français avaient choisi de confier la stabilité politique et institutionnelle à notre assemblée à nous parlementaires Formuler plus de lignes rouges que de propositions d'économies raisonnables est-ce digne de la confiance du peuple français

1:23:25
Locuteur

à

1:23:26
Invité

force de positions inflexibles la censure pourrait devenir un réflexe pavlovien un automatisme qui conduirait à coup sûr notre pays dans l'impasse

1:23:36
Locuteur

Il

1:23:37
Invité

se peut même que les budgets de l'état et de la sécurité sociale n'aient toujours pas été adoptés d'ici l'été prochain

1:23:44
Locuteur

La

1:23:45
Invité

stagnation de nos politiques économiques qui ne pourraient plus être pilotées nous ferait nécessairement perdre du crédit sur notre dette

1:23:52
Locuteur

Ne

1:23:53
Invité

soyons pas naïfs

1:23:54
Locuteur

Les

1:23:55
Invité

marchés ne font pas dans l'affect et si cette situation devait se poursuivre il ne manquerait pas d'attaquer

1:24:01
Locuteur

Au

1:24:02
Invité

-delà de l'envolée des taux d'intérêt une nouvelle période d'instabilité s'ouvrirait alors pour le monde économique en particulier pour nos entreprises qui ont besoin de lisibilité et de stabilité afin d'anticiper sur leurs investissements

1:24:16
Locuteur

Pour

1:24:17
Invité

celles qui ont les freins les moins solides

1:24:19
Locuteur

souvent

1:24:21
Invité

des TPE des PME il pourrait s'agir de l'ultime coup de massue porté dans un contexte économique déjà morose

1:24:29
Locuteur

A

1:24:30
Invité

court terme

1:24:30
Locuteur

ce

1:24:31
Invité

sont les créations d'emplois en moins

1:24:33
Locuteur

A

1:24:34
Invité

long terme des licenciements du chômage en plus et donc encore plus de dépenses sociales

1:24:40
Locuteur

La

1:24:41
Invité

crise de régime cercle vicieux augmentera la précarité de notre pays

1:24:46
Locuteur

Ce

1:24:48
Invité

n'est pas juste

1:24:48
Locuteur

Il

1:24:49
Invité

faut aussi dire en toute transparence que l'absence de budget implique automatiquement une hausse de l'impôt sur le revenu dont le barème ne sera pas indexé sur l'inflation pour 18 millions de personnes Près de 400 000 français parmi les plus fragiles financièrement deviendront imposables alors qu

1:25:06
Locuteur

'ils

1:25:06
Invité

ne devraient pas l'être Ce n'est pas juste

1:25:10
Locuteur

Les

1:25:10
Invité

budgets prévus pour les grandes politiques de l'Etat seraient également suspendus

1:25:16
Locuteur

Ce

1:25:17
Invité

n'est pas abstrait C'est un frein au soutien dont nos agriculteurs ont besoin à la lutte contre la fraude aux dépenses de santé C'est un frein à la lutte contre les trafics contre le crime organisé C'est un frein à l'aide de la reconstruction en Nouvelle-Calédonie Ce n'est pas juste

1:25:33
Locuteur

Ce

1:25:34
Invité

serait tout autant un coup d'arrêt pour nos armées dont le budget ne suivrait plus la trajectoire votée ici même à une écrasante majorité

1:25:41
Locuteur

et

1:25:42
Invité

se retrouverait affaibli dans un contexte géopolitique instable dangereux

1:25:46
Locuteur

Mes

1:25:47
Invité

chers collègues

1:25:48
Locuteur

nous

1:25:49
Invité

avons été collectivement dans un exercice d'auto-persuasion depuis 1974 année du dernier budget excédentaire

1:25:57
Locuteur

Nous

1:25:58
Invité

touchons désormais aux limites de la vie à crédit perpétuel

1:26:01
Locuteur

Le

1:26:02
Invité

groupe Horizon Indépendant est convaincu qu'il existe une voie de passage qu'un budget peut à la fois prendre cette réalité en compte tout en évitant d'asphyxier notre économie

1:26:12
Locuteur

A

1:26:13
Invité

cet égard il me paraît bon de rappeler les quelques priorités que nous avions portées au cours de nos longs débats budgétaires

1:26:19
Locuteur

Nous

1:26:20
Invité

avons prôné en premier lieu le soutien à la France qui travaille pour remédier à deux difficultés que nos compatriotes rencontrent D'une part le phénomène de tassement des salaires au niveau du SMIC et d'autre part le sentiment que le travail ne paye pas assez et parfois moins que le fait de ne pas travailler Le sujet du logement est d'ailleurs intrinsèquement lié à ce problème puisque de nombreux actifs ne peuvent actuellement pas accéder à la propriété Nous avons souhaité apporter des réponses à la crise du secteur Si cette motion de censure est adoptée les français seront notamment privés de l'extension du prêt à taux zéro sur tout le territoire et pour tous les types d'habitats C'est un combat que nous poursuivrons Ensuite sur la relation entre l'état et les collectivités territoriales Les maires ont eu l'occasion de l'exprimer ils sont prêts à prendre leur part à l'effort de redressement du pays de nos comptes mais à condition que les mécanismes proposés soient adaptés c'est pourquoi nous avons proposé plusieurs améliorations dans nos débats Enfin nous avons insisté sur la nécessité de maintenir une trajectoire budgétaire soutenable et réduire encore les dépenses publiques Nous devons impérativement identifier les bons leviers pour retrouver notre équilibre financier conditions indispensables si nous voulons atteindre l'objectif d'un déficit public à 5% du PIB

1:27:32
Locuteur

Mes

1:27:33
Invité

chers collègues si les responsabilités devaient prendre le pas sur la raison dans les prochaines heures je souhaite verser une contribution au débat public Je rejoins mon prédécesseur le président Fénaud Inspirons-nous de modèles plus vertueux que la censure pavlovienne qui ne propose pas d'alternative Regardons ce qu'il est possible de faire Proposons des alternatives qui soient en capacité de diriger le pays et non pas censurer pour censurer rejeter pour rejeter Il ne faudrait alors pas longtemps pour se rendre compte qu'une proposition commune de chef de gouvernement entre les extrêmes de cet hémicycle est strictement impossible Cela démontre à quel point cette alliance de circonstances qui mêle des voies dans le seul but de plonger le pays dans l'inconnu est fallacieuse et malheureuse Monsieur le Premier ministre

1:28:18
Locuteur

Vous

1:28:19
Invité

l'avez dit vous

1:28:19
Locuteur

l'avez dit

1:28:19
Invité

les dettes d'aujourd'hui sont les impôts de demain Nos enfants nous jugeront sévèrement

1:28:24
Locuteur

et

1:28:24
Invité

ils auront bien raison de le faire Il ne fait guère de doute qu'ils se demanderont comment en 2024 leur pays a pu sombrer dans un tel chaos intellectuel

1:28:32
Locuteur

J

1:28:33
Invité

'invite chacun et je m'inclus à procéder à un examen de conscience et à se demander si son vote d'aujourd'hui fédait davantage de bien ou de mal à la France et à ses enfants

1:28:45
Locuteur

La

1:28:45
Invité

République la République a vaincu parce qu'elle est dans la direction des hauteurs et que l'homme ne peut s'élever sans monter vers elle Je souhaite pour mon pays comme Jean Jaurès que le résultat de ce vote nous élève vers les hauteurs Le groupe Horizon et Indépendant quant à lui ne votera pas cette motion de censure Je vous remercie

1:29:11
Présentateur

Laurent Marc Angélie qui s'est exprimé pour les députés Horizon évidemment ceux-là ne voteront pas la censure Je vous rappelle qu'une censure on vote pour on ne vote pas contre ces voix-là ne seront pas décomptées Monsieur Charles de Courson pour le groupe Liberté, Indépendant Outre-mer et Territoire pour une durée de 10 minutes C'est Charles de Courson qui s'exprime pour le groupe Lyot c'est également le rapporteur général du budget il a 10 minutes pour s'exprimer je vous le rappelle chaque groupe parle à la tribune pour donner sa position sur la motion et ensuite 45 minutes de vote

1:29:41
Invité

Le

1:29:41
Locuteur

président

1:29:41
Invité

ne votera pas à la quasi-unanimité la motion de censure et ceci pour 4 raisons la première raison c'est que voter la motion de censure c'est paradoxalement redonner la main au président de la république c'est-à-dire à celui qui a été à l'origine du chaos politique qui s'est installé à travers la dissolution du 9 juin 2024

1:30:09
Locuteur

D

1:30:10
Invité

'ailleurs cette décision du président n'a été comprise ni par l'obtion publique

1:30:14
Locuteur

ni

1:30:15
Invité

par ses propres soutiens

1:30:18
Locuteur

La

1:30:18
Invité

deuxième raison

1:30:19
Locuteur

c

1:30:20
Invité

'est que voter la motion de censure c'est aggraver la crise démocratique

1:30:26
Locuteur

En

1:30:27
Invité

effet que vont penser les français d'une assemblée nationale incapable d'adopter une loi de finance et une loi de financement de la sécurité sociale

1:30:35
Locuteur

Le

1:30:36
Invité

rejet de la démocratie parlementaire

1:30:38
Locuteur

peut

1:30:39
Invité

déboucher sur un régime autoritaire

1:30:42
Locuteur

Le

1:30:42
Invité

dernier sondage Ipsos

1:30:44
Locuteur

nous

1:30:45
Invité

rappelle qu'il n'y a plus que 22% des français qui font confiance aux députés de la nation 63% considèrent le personnel politique comme corrompu 78% comme non représentatif

1:31:01
Locuteur

et

1:31:02
Invité

pour couronner le tout 80% comme agissant pour leurs seuls intérêts personnels

1:31:08
Locuteur

C

1:31:09
Invité

'est une catastrophe démocratique

1:31:12
Locuteur

Troisième

1:31:14
Invité

raison

1:31:15
Locuteur

Ce

1:31:15
Invité

n'est pas le moment de voter une motion de censure En effet la situation économique et sociale n'est pas bonne elle se dégrade et un tel vote accentuerait le sentiment d'incertitude des acteurs économiques qui ont déjà tendance à reporter leurs investissements qu'ils soient immobiliers ou d'équipements

1:31:36
Locuteur

La

1:31:36
Invité

poursuite de la hausse des taux d'intérêt de la dette publique qui résulterait d'un tel vote

1:31:41
Locuteur

ne

1:31:42
Invité

pourrait que fragiliser encore un peu plus l'économie et accroître le chômage qui je le rappelle augmente déjà depuis plus de 6 mois

1:31:53
Locuteur

Quant

1:31:54
Invité

à la situation internationale mes chers collègues elle se dégrade constamment

1:31:57
Locuteur

du

1:31:59
Invité

fait notamment de la récession en Allemagne de la tendance au protectionnisme à travers une hausse des droits de douane mais aussi du fait de la guerre russo-ukrainienne ou encore de la déstabilisation du Moyen-Orient Quatrième raison

1:32:14
Locuteur

si

1:32:15
Invité

cette motion de censure était adoptée une sortie démocratique paraît aujourd'hui impossible

1:32:20
Locuteur

en

1:32:21
Invité

effet le président de la république ne peut dissoudre notre assemblée

1:32:25
Locuteur

qu

1:32:26
Invité

'à compter du 7 juillet 2025 c'est-à-dire dans 7 mois

1:32:30
Locuteur

de

1:32:31
Invité

plus nul ne peut prédire la composition de notre assemblée qui résulterait de nouvelles élections législatives à l'automne 2025

1:32:39
Locuteur

y

1:32:40
Invité

aura-t-il dans cette hypothèse une majorité stable

1:32:45
Locuteur

quant

1:32:46
Invité

à l'hypothèse de la démission du président de la république

1:32:49
Locuteur

ce

1:32:50
Invité

dernier l'a écarté hier soir

1:32:52
Locuteur

alors

1:32:55
Invité

mes chers collègues par-delà ces quatre raisons qui font que notre groupe à la quasi-unanimité ne votera pas cette motion de censure

1:33:03
Locuteur

le

1:33:04
Invité

groupe DIOT souhaite faire un appel à tous nos collègues sur tous les bancs de cette assemblée qui se reconnaissent dans les valeurs fondatrices de notre république seul un large rassemblement de l'art républicain pourrait permettre de gouverner notre pays en évitant les risques liés à des solutions extrêmes

1:33:35
Locuteur

je

1:33:36
Présentateur

vous remercie monsieur de Courson

1:33:38
Locuteur

sourire

1:33:43
Présentateur

de la présidente

1:33:44
Locuteur

de l'assemblée c'est vrai qu'on n'avait

1:33:45
Présentateur

pas tout à fait compris que Charles de Courson avait fini son intervention il le dit la grande majorité de son groupe le groupe DIOT ne votera pas la motion de censure c'est maintenant le groupe GDR ce sont les communistes à l'assemblée qui s'expriment Nicolas Sansu est leur orateur messieurs

1:33:57
Locuteur

les

1:33:57
Invité

ministres chers collègues

1:33:59
Locuteur

tout

1:33:59
Invité

sera plus difficile et plus grave avez-vous martelé monsieur le premier ministre en répondant à l'interpellation de notre excellent président de groupe de la gauche démocrate et républicaine hier André Chassaigne mais plus difficile et plus grave pour qui

1:34:13
Locuteur

pour

1:34:14
Invité

Pascal virer comme un mal propre d'une usine d'emboutissage de Saint-Florent-sur-Cher au coeur de ma circonscription et qui voit les factures s'accumuler et l'Etat se défiler devant ses obligations

1:34:26
Locuteur

pour

1:34:26
Invité

Malika licenciée il y a 5 semaines de l'hypermarché géant casino de Saint-Doulchar à côté de Bourges et qui ne sait comment remplir le frigo

1:34:35
Locuteur

pour

1:34:35
Invité

les 2389 salariés d'Auchan mis dehors alors que la famille Mulies se distribue 1 milliard d'euros de dividendes sur les résultats du groupe via l'enseigne Décathlon

1:34:46
Locuteur

allez

1:34:47
Invité

leur dire à elles et eux comme aux 200 000 personnes qui risquent de perdre leur emploi comme aux centaines milliers de retraités que vous laissez dans le dénuement comme aux chômeurs que vous voulez encore plus pénaliser comme aux 330 000 sans-abri comme aux citoyens dits d'outre-mer qui n'en peuvent plus de la vie chère allez leur dire que la vie sera plus douce avec votre maintien au gouvernement ils le savent qu'elle sera plus dure le chaos est déjà là monsieur le premier ministre même si vous n'en êtes pas le seul responsable le chaos c'est le refus d'entendre le peuple et les organisations syndicales qui se sont levées contre l'ignoble allongement du départ à la retraite

1:35:26
Locuteur

le

1:35:26
Invité

chaos ce sont ces brancards dans les urgences hospitalières et des prises en charge dégradées qui mettent des vies en péril le chaos ce sont ces classes qui ferment dans les villages comme dans les quartiers où l'abandon n'est plus un sentiment mais une réalité le chaos c'est l'abandon de nos copatriotes des territoires dits d'outre-mer victimes du manque d'infrastructures des services publics de l'empoisonnement au chlordécone et des essais nucléaires c'est un pouvoir qui les humilie confondant politique d'émancipation et de coopération avec maniement du bâton et exploitation

1:36:03
Locuteur

le

1:36:04
Invité

chaos c'est un pays qui lâche les peuples en lutte pour leur indépendance comme les palestiniens ou les saraouis c'est l'inaction face à la fuite en avant belliqueuse à Gaza en Ukraine et au Liban c'est le silence face aux cris des victimes civiles palestiniennes c'est l'abandon d'une politique internationale de la paix le chaos c'est tout bonnement l'allégeance à une politique qui a favorisé une poignée de privilégiés avec les 500 plus grosses fortunes qui ont doublé en 7 ans de pouvoir macroniste culminant désormais à plus de 1200 milliards d'euros l'ingénieur de ce chaos c'est le président de la république qui satisfait dans son rôle de tomaturge l'a joué à la perfection lui qui déclarait le lendemain de la dissolution je cite je leur ai balancé une grenade dégoupillée dans les jambes maintenant on va voir comment ils s'en sortent mais on ne déclare pas la guerre à la démocratie comme on ne joue pas avec le respect du résultat des urnes et certainement pas au nom de la déréliction fantasmée d'un monarque las nous sommes issus ici de cette élection de 2024 qui n'a certes pas de données de vainqueur absolu mais qui a livré un perdant évident le bloc central les forces qui composent votre gouvernement monsieur le premier ministre regroupées 473 députés en 2017 contre moins de 230 aujourd'hui tout est dit

1:37:26
Locuteur

face

1:37:27
Invité

au risque de voir une gauche au pouvoir qui aurait su changer les équilibres politiques et économiques de ce pays vous avez tenté vainement de bâtir une majorité politique pour les intérêts du capital le nouveau front populaire peut construire un pacte fiscal plus juste et plus efficient comme il l'a démontré lors de l'examen de la première partie du budget pour 2025

1:37:49
Locuteur

il

1:37:50
Invité

peut engager les investissements nécessaires en matière de services publics de santé d'éducation de sécurité de mobilité de transition écologique mais aussi en matière de soutien à l'industrie à l'agriculture à l'innovation le nouveau front populaire peut porter une voix singulière en Europe pour appeler à la réforme de la politique budgétaire et monétaire de l'Union européenne pour enfin lui permettre de répondre aux impératifs écologiques et sociaux de notre temps mais c'en serait trop pour le pouvoir exécutif arrogant qui sointe la violence de classe dans un bel élan commun toutes les droites au centre du couloir comme tout au fond à l'extrême se sont retrouvées lors de la première partie du budget dans un refus unanime pour ne pas toucher au dogme d'un capitalisme libéral sans scrupules et n'oublions pas que c'est une constante d'ailleurs monsieur Attal alors premier ministre en exercice qui aujourd'hui prend des airs

1:38:48
Locuteur

graves

1:38:48
Invité

pour fustiger une soi-disant irresponsabilité d'un vote de censure envoyer un message à un député de son camp le 25 août dernier en affirmant et je le cite son intention de censurer un gouvernement nouveau front populaire quoi qu'il en coûte parlant de censure inévitable en cela il rejoignait l'extrême droite dans cette grande alliance qui historiquement n'a jamais flanché d'une droite qui estime que la gauche est toujours illégitime à mener les affaires du pays

1:39:17
Locuteur

oui

1:39:18
Invité

dès qu'une alternative progressiste pourrait prendre corps ou bien que l'on touche à un cheveu du régime mère-fille que l'on gratte une petite couche des héritages dorés que l'on cisèle des exonérations de cotisations sociales inefficaces à chaque fois hors frais nous casse les oreilles avec les cris des libéraux mes chers collègues du bloc central vous étiez bien moins bruyant quand il s'est agi de mélanger vos voix avec l'extrême droite pour refuser la taxation des 147 milliardaires à 2% de leur patrimoine vous étiez bien moins bruyant pour capituler devant les mécanismes d'évasion fiscale contre laquelle votre combat s'arrête au verbiage habituel ou pour rétablir les 4000 postes d'enseignants supprimés dans le PLF 2025 à l'international la France est discréditée alors que la concurrence nous oblige aujourd'hui plus que jamais à réaffirmer notre souveraineté à ne pas plier devant les Etats-Unis et la Chine à protéger nos emplois et nos industries à empêcher l'Union Européenne de multiplier la signature de traité de libre-échange qui détruise notre agriculture le projet de loi de financement de la sécurité sociale que vous avez tenté d'imposer avec le 49-3 c'est celui qui continue à dégrader l'hôpital public c'est celui qui acte l'abandon d'une loi grand âge c'est celui qui conduit à des mutuelles plus chères c'est celui qui n'offre rien en matière de lutte contre les déserts médicaux c'est celui qui dans un exercice de déshonneur et d'allégeance à l'extrême droite veut diminuer l'aide médicale d'Etat au mépris de toute humanité au risque de laisser prospérer épidémie et contagion et que dire des inepties professées à l'envie par le gouvernement et des membres du socle commun faisant croire que la censure de ce gouvernement serait la onzième plaie d'Egypte la première d'entre elles la carte vitale ne va plus fonctionner foutez et vous le savez il y a plus de risque d'une pluie de grenouilles sur cet hémicycle que d'un défaut de fonctionnement de la carte vitale qui me permet de rappeler soit dit en passant combien cela est un beau modèle que ce modèle socialisé certains le nomment même le communisme déjà là ne vous étranglez pas puis on nous affirme que pas de budget voté cela signifierait une augmentation d'impôt sur le revenu et l'entrée dans l'imposition pour 380 000 de nos compatriotes c'est faux toute nouvelle entrée dans l'impôt n'intervient qu'en mai d'ici là après la loi spéciale le gouvernement de gauche aura eu le loisir non seulement d'indexer le barème de l'IR mais aussi de le rendre plus progressif afin que tous ceux qui gagnent moins de 4 000 euros paient moins et que la justice fiscale soit mieux assurée s'il vous plaît que cessent ces contre-vérités qui n'ont qu'un but faire peur parce que la peur est une arme de destruction massive de la raison nos compatriotes méritent mieux les agriculteurs que nous croisons aux abords des préfectures les VSL qui bloquent les centres-villes les enseignants les fonctionnaires qui vont se mobiliser en masse demain ne brandissent pas des branderoles on veut garder Barnier bien au contraire il ne veut plus être empaumé par vos soins ils nous disent stop dites-leur et dites-lui à celui qui dans son palais cultive l'illusion solitaire de l'omniscience dites-lui ça suffit il est des moments dans la vie d'un pays dans la vie d'un peuple dans la vie des représentants du peuple où l'espoir s'écrit par des ruptures notre pays est fécond en la matière il en a conçu de grandes avancées dans l'union dans la joie dans la fraternité notre responsabilité c'est à la fois de refuser les budgets régressifs de la sécurité sociale comme de l'état et de proposer au président de la république de laver la faute originelle qu'il fait porter comme un fardeau à la France nous sommes prêts nous députés communistes et ultramarins du groupe de la gauche démocrate et républicaine à prendre notre part dans le cadre d'un gouvernement issu du nouveau front populaire capable de construire des majorités ici projet par projet comme nous l'avons montré dans l'histoire de notre pays le vote de ce jour en faveur de la motion de censure n'a rien de personnel monsieur le premier ministre et ce n'est pas l'apocalypse c'est l'ouverture des possibles j'ai envie de dire n'ayez pas peur n'ayez pas peur ouvrez ouvrez toutes grandes les portes au peuple je vous remercie

1:43:52
Présentateur

Nicolas Sensu était l'orateur du groupe GDR gauche démocrate et républicaine ce sont les communistes ici à l'assemblée ce ne sera pas l'apocalypse il y a la motion de censure a-t-il dit

1:44:02
Locuteur

à

1:44:03
Présentateur

monsieur le président Eric Ciotti pour le groupe UDR c'est à présent Eric Ciotti qui va prendre la parole je vous le rappelle Eric Coquerel a défendu la motion Marine Le Pen également maintenant chaque groupe a un temps prédéfini pour donner sa position et ensuite il y aura 45 minutes pendant lesquelles les députés favorables à la motion iront voter

1:44:22
Invité

madame la présidente monsieur le premier ministre mes chers collègues

1:44:28
Locuteur

hier

1:44:28
Invité

soir monsieur le premier ministre vous avez dit aux français ce n'est pas un vote pour ou contre Michel Barnier mais un vote sur un texte nous sommes d'accord monsieur le premier ministre c'est un vote sur un texte qui va nous guider

1:44:43
Locuteur

c

1:44:44
Invité

'est un vote hélas sur un mauvais budget

1:44:47
Locuteur

un

1:44:48
Invité

mauvais budget

1:44:49
Locuteur

un

1:44:50
Invité

budget socialiste même je vous l'avais dit lorsque vous avez prononcé votre déclaration de politique générale

1:44:58
Locuteur

c

1:45:02
Invité

'est pour protéger c'est pour protéger les français protéger nos entreprises et protéger notre économie que nous refusons ce budget

1:45:12
Locuteur

il

1:45:14
Invité

y a six mois mes chers collègues

1:45:16
Locuteur

lorsque

1:45:17
Invité

je présidais encore les républicains nous avions fixé ensemble trois lignes rouges avec beaucoup de vos ministres

1:45:26
Locuteur

notamment

1:45:27
Invité

Bruno Retailleau mais aussi Laurent Wauquiez nous avions dit alors que si ces lignes rouges venaient à être franchies cela aurait automatiquement une conséquence la censure du gouvernement

1:45:42
Locuteur

ces

1:45:43
Invité

lignes je vous les rappelle l'augmentation des prélèvements obligatoires la désindexation des retraites qui pénaliserait nos petits retraités la baisse de la prise en charge des soins et des médicaments

1:45:58
Locuteur

monsieur

1:45:59
Invité

le premier ministre votre budget votre budget a allègrement franchi ces lignes rouges

1:46:06
Locuteur

c

1:46:07
Invité

'est donc en cohérence que nous voterons la censure

1:46:11
Locuteur

nous

1:46:20
Invité

avions laissé pourtant en toute responsabilité une chance contrairement à d'autres sur certains

1:46:28
Locuteur

bancs nous

1:46:30
Invité

avons refusé de vous censurer a priori

1:46:33
Locuteur

et

1:46:34
Invité

ce malgré les alliances électorales contre nature qui ont conduit le chaos dans ce pays malgré l'appel de monsieur Attal à voter LFI qui reste tâche indélébile à voter communiste

1:47:10
Locuteur

et

1:47:22
Invité

les adversaires écologistes qui se sont désistés monsieur le premier ministre

1:48:13
Locuteur

votre

1:48:13
Invité

gouvernement a voulu comme le médecin de Molière fiscal

1:48:20
Locuteur

mais

1:48:22
Invité

vous n'avez pas soigné la France

1:48:23
Locuteur

vous

1:48:24
Invité

avez aggravé son mal

1:48:26
Locuteur

face

1:48:27
Invité

à ces dérives

1:48:27
Locuteur

le

1:48:28
Invité

groupe UDR se voudra toujours comme un bouclier fiscal des français

1:48:34
Locuteur

votre

1:48:35
Invité

budget

1:48:38
Locuteur

votre

1:48:39
Invité

budget est un budget récessif

1:48:42
Locuteur

les

1:48:43
Invité

instituts de conjoncture économique ont souligné et évalué à près d'un pour cent de croissance les conséquences du choc fiscal que vous voulez imposer à l'économie française

1:48:56
Locuteur

votre

1:48:57
Invité

budget ne baisse pas les dépenses publiques mais bien au contraire il continue de les augmenter plus 60 milliards en valeur

1:49:08
Locuteur

c

1:49:09
Invité

'est aussi un budget incapable de faire des économies un budget qui n'a exprimé aucune volonté de réduire le périmètre d'un état devenu envahissant paralysant pour tous ceux qui veulent innover entreprendre dans notre pays un budget qui est de diminuer même les agences que vous avez citées que vous avez rappelées par centaines OFB ADEME autant d'organismes dont la seule raison d'être est de dépenser et d'empêcher les français de travailler vous n'avez pas voulu porter atteinte aux dépenses somptuaires de ces organismes comme s'attaquer aux millefeuilles territoriales et notamment à ces métropoles inutiles comme dépensières un budget bref qui préfère taxer toujours taxer encore taxer les français et les entreprises

1:50:23
Locuteur

un

1:50:24
Invité

budget anti-ménage un budget anti-entreprise bref un budget anti-économique un budget allant encore plus loin dans l'augmentation des impôts que celui présenté par les gouvernements de François Hollande refuse de s'attaquer

1:50:45
Locuteur

un

1:50:46
Invité

budget qui refuse de s'attaquer aux dépenses folles liées à l'immigration bref nous arrivons aujourd'hui à un point de rupture nous ne pouvons plus vous laisser menacer l'économie française de faillite définitive

1:51:05
Locuteur

votre

1:51:06
Invité

texte fait peser sur la France une sortie de l'histoire par la petite porte

1:51:11
Locuteur

la

1:51:12
Invité

censure

1:51:13
Locuteur

la

1:51:14
Invité

censure va éviter aux français un choc fiscal qui provoquerait une récession inédite

1:51:21
Locuteur

nous

1:51:22
Invité

préserverons ainsi les français des fléaux inscrits dans ce PLFSS et dans ce PLF

1:51:30
Locuteur

les

1:51:31
Invité

40 milliards d'impôts oui 40 milliards d'impôts supplémentaires la désindexation des retraites dès le 1er janvier pour tous les retraités y compris les plus modestes la hausse du coût du travail la hausse de l'impôt sur les sociétés la hausse de la fiscalité sur les revenus le retour de l'ISF au Sénat ou même l'invention de la taxe sur l'eau en bouteille même l'eau vous avez voulu la taxer

1:52:02
Locuteur

nos

1:52:13
Invité

Dacia les 208 tout ça c'est pas des véhicules de luxe ce sont les véhicules des français qui travaillent et qui en ont besoin pour se déplacer au quotidien

1:52:24
Locuteur

je

1:52:29
Invité

vous le dis mes chers collègues à travers ces budgets une certaine droite une pseudo droite s'est renuyée comment un gouvernement prétendument de droite a-t-il pu corriger a-t-il pu refuser de corriger les dérives insupportables de l'AME réservées aux clandestines médicaments et leurs cotisations le gouvernement de droite a-t-il pu alourdir le coût du travail les artisans les professions libérales nos entrepreneurs sont familiales comme nous avions demandé avec Bruno Retailleau pour les étrangers dès le premier jour de présence en France 7 milliards d'économies potentielles alors qu'on a touché au remboursement des soins et des médicaments c'est la vérité le premier ministre

1:53:46
Locuteur

je

1:53:47
Invité

vous estime et je vous respecte

1:53:51
Locuteur

ce

1:53:51
Invité

respect m'oblige à la vérité

1:53:53
Locuteur

aujourd

1:53:55
Invité

'hui seule la censure peut protéger les français de votre budget récessif

1:54:01
Locuteur

il

1:54:02
Invité

faut croire d'ailleurs plusieurs jours

1:54:04
Locuteur

plusieurs

1:54:06
Invité

jours après l'annonce

1:54:08
Locuteur

de

1:54:09
Invité

cette possible censure

1:54:10
Locuteur

que

1:54:11
Invité

les marchés sont plus rassurés par l'hypothèse de la fin de votre gouvernement que par la continuité de ses erreurs

1:54:19
Locuteur

top

1:54:24
Invité

au fake news et à la ridicule stratégie du chaos

1:54:27
Locuteur

oui

1:54:29
Invité

le 1er janvier prochain la France ne s'arrêtera pas toutes les retraites seront même désindexées sur l'inflation cela est sûr loin des fantasmes dans quelques jours le prochain gouvernement sera obligé de procéder à de véritables économies aujourd'hui la censure porte l'espérance de l'alternance la vraie celle qu'attendent qu'exigent et que demandent les français

1:54:58
Locuteur

Eric

1:55:04
Présentateur

Ciotti qui est le président du groupe UDR rappelle qu'ils valent voter la censure aux côtés des troupes de Marine Le Pen Eric Ciotti qui a été membre de la famille politique de Michel Barnier avant de se rallier à Marine Le Pen et c'est Gabriel Attal l'ancien premier ministre qui va prendre la parole à présent il dispose de 35 minutes pour donner la position de lui et de son groupe il devrait sûrement en faire moins pour expliquer qu'il ne vote pas la censure on va écouter Gabriel Attal je le rappelle tous les groupes ont un temps de parole pour définir leur position sur la censure et puis ensuite 45 minutes de vote on aura les résultats un peu après 19h45

1:55:43
Invité

Messieurs les ministres chers collègues

1:55:46
Locuteur

dans

1:55:47
Invité

pareille situation

1:55:48
Locuteur

il

1:55:49
Invité

y a tant à dire

1:55:50
Locuteur

tant

1:55:51
Invité

à dire sur la situation de notre pays

1:55:54
Locuteur

tant

1:55:55
Invité

à dire sur le quotidien des français qui sont déboussolés par tout ce qui se passe ils doivent être et rester notre seule obsession tant à dire sur le spectacle désolant auquel les extrêmes de cet hémicycle se livrent depuis quelques semaines quelques mois et quelques années maintenant

1:56:16
Locuteur

tant

1:56:20
Invité

à dire sur l'alliance entre LFI et le RN qui est en train de se nouer

1:56:24
Locuteur

de

1:56:28
Invité

Tocqueville qui écrivait qu'en politique la communauté des haines fait presque toujours le fond des amitiés

1:56:36
Locuteur

oui il

1:56:38
Invité

y a tant à dire

1:56:39
Locuteur

tant

1:56:40
Invité

à dire

1:56:41
Locuteur

mes

1:56:42
Invité

chers collègues

1:56:43
Locuteur

je

1:56:43
Invité

crois que l'essentiel tient en une phrase nous en sommes au point où les français n'écoutent plus les politiques parce que tout cela tourne désormais à vide parce que la politique française est malade et nous venons d'avoir la confirmation dans les interventions précédentes que ce n'est ni à l'extrême gauche ni à l'extrême droite que les français pourront trouver l'antidote il nous demande une chose et une seule cesser le bruit de fond des postures et des oppositions stériles écouter patiemment construire sereinement travailler sincèrement non pas pour se donner bonne conscience

1:57:25
Locuteur

mais

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Invité

pour avoir des résultats

1:57:27
Locuteur

non

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Invité

pas à la recherche de son intérêt particulier dans un agenda caché mais pour agir dans l'intérêt général le seul qui compte

1:57:37
Locuteur

et

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Invité

changer changer la vie des français mes chers collègues je vais le dire sans détour

1:57:45
Locuteur

je

1:57:45
Invité

crois que ce que demandent les français c'est en somme moins de bruit et plus d'action se taire quand on n'a rien à dire et agir quand on a la chance c'est

1:57:54
Locuteur

en somme c'est en

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Invité

somme