"C'est une promesse de campagne" : à Marck, un référendum sur l'armement de la police municipale
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Défensif 40 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:29OuverteRéponse directe
Pourquoi choisir le référendum pour un sujet comme celui-ci ?
- 1:39OuverteRéponse directe
Votre police municipale est composée de 5 agents déjà armés de bombes lacrymogènes et de bâtons. Pourquoi envisager des pistolets Glock ?
- 1:57RelanceRéponse directe
La délinquance baisse à Marc. Pourquoi envisager l'armement ?
- 2:54OuverteRéponse directe
Faites-vous confiance à votre police municipale pour agir de manière proportionnée avec des armes létales ?
- 5:56OuverteRéponse directe
Après ce référendum, pensez-vous en organiser d'autres sur d'autres sujets ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:33Invité politiqueFait
« une promesse de campagne. Nous avions proposé, lors de la campagne électorale, un questionnaire à l'ensemble des habitants. »
- 0:42Invité politiqueChiffre
« On avait eu 1200 retours sur 8000 inscrits, ce qui est une base énorme. »
- 0:45Invité politiqueChiffre
« 99% des répondants à être consultés de façon régulière par référendum sur les grands sujets de la ville. »
- 0:57Invité politiqueChiffre
« 70% des répondants étaient extrêmement favorables ou favorables au fait de pouvoir étendre les horaires de la police municipale le soir et le week-end. »
- 1:06Invité politiqueChiffre
« 49% des répondants qui étaient favorables ou très favorables à l'armement de la police municipale. »
- 1:57Invité politiqueFait
« On a 11 000 habitants, on est reconnus comme l'une des villes, voire la ville la plus sûre du Pas-de-Calais. »
- 2:25Invité politiqueFait
« On a vu de la violence, on a trouvé des armes à l'intérieur. »
- 4:21Invité politiqueChiffre
« sur les 20 ou 25 années qui viennent de s'écouler, on a pu identifier un événement où il aurait pu faire l'usage d'une arme. »
- 4:35Invité politiqueFait
« C'était un individu, en 2004, je crois, qui avait chargé sur des gendarmes avec un sabre. »
- 5:14Invité politiqueChiffre
« Nous avons 5 agents. L'objectif est de passer à 7 pour multiplier les patrouilles, en particulier le soir et le week-end. »
- 6:12Invité politiqueChiffre
« On a fait un bon score au premier tour puisqu'on a été élu à 81% des électeurs. »
Temps de parole
- Pierre-Henri Dumont76 %
- Présentateur15 %
- Présentateur 28 %
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7h44, c'est l'invité d'ici matin et à Marc ce dimanche, comme une limitrophe de Calais, la mairie organise un référendum local. Les habitants vont pouvoir se prononcer sur l'armement de la police municipale. Le maire Les Républicains, Pierre-Henri Dumont, nous explique. Nous sommes en direct avec lui, Thomas. Bonjour Pierre-Henri Dumont. Bonjour. L'armement de la police municipale,
c
'est quelque chose que vous auriez pu faire, voter en conseil municipal a priori. Pourquoi choisir le référendum pour un sujet comme celui-ci ?
Écoutez,
parce que c'était
une promesse de campagne. Nous avions proposé, lors de la campagne électorale, un questionnaire à l'ensemble des habitants. On avait eu 1200 retours sur 8000 inscrits, ce qui est une base énorme. Et on avait vu que dans ce questionnaire, les gens étaient extrêmement favorables, 99% des répondants à être consultés de façon régulière par référendum sur les grands sujets de la ville. Nous avions vu
que
70% des répondants étaient extrêmement favorables ou favorables au fait de pouvoir étendre les horaires de la police municipale le soir et le week-end. Et malheureusement qu'il n'y avait pas une majorité. Il y avait 49% des répondants qui étaient favorables ou très favorables à l'armement de la police municipale. 25% qui étaient
opposés.
25% qui étaient neutres sur le sujet, sur cette question de l'armement. Et donc, nous avons décidé que comme il
n
'y avait pas eu de majorité lors de ce questionnaire à une très forte échelle, il fallait passer par un référendum. Donc, c'est une promesse de campagne. De façon assez étonnante pour les politiques, je veux bien l'entendre, j'applique le programme sur lequel j'ai été élu.
En tout cas, un programme sur lequel il y a débat, vu les chiffres que vous venez de nous donner, en tout cas sur cette question de l'armement de la police municipale. À Marc, votre police municipale, arrêtez-moi si je me trompe, est composée de 5 agents qui sont déjà en soi armés, puisqu'ils disposent de bombes lacrymogènes et de bâtons de défense. Là, ce que vous demandez aux habitants, c'est faut-il qu
'ils
soient équipés de pistolets Glock
qui
rentrent dans la catégorie des armes létales ? Pourquoi est-ce que vous l'envisagez, sachant que vous avez dit vous-même, en réunion, que la délinquance baissait d'année en année à Marc
?
Mais parce que le problème n'est pas les Marquois ou les gens qui habitent la commune. On a 11 000 habitants, on est reconnus comme l'une des villes, voire la ville la plus sûre du Pas-de-Calais. Mais c'est parce que nous sommes à un carrefour, un carrefour de la France, un carrefour de la région, un carrefour de l'Europe. À Marc, on est à proximité immédiate du port et du tunnel. On est à proximité immédiate, parce que deux autoroutes croisent, la 16 et la 26, donc des grands carrefours de l'Europe. Et nous avons aussi des passeurs qui se trouvent dans des camps, à Grande-Synthe, à Lune-Plage. On a vu de la violence, on a trouvé des armes à l'intérieur.
Et donc, on peut imaginer que lors d'un contrôle routier, par exemple, la police municipale tombe sur des personnes qui peuvent être armées, qui peuvent organiser un délit de fuite,
se
soustraire à ce contrôle, mettre en danger la vie des agents, voire sortir une arme. Puisqu'une fois plus, on a déjà retrouvé des armes dans des camps à proximité de Marc, sur le Dincarquois. Et donc, il
est
nécessaire de protéger la vie des agents.
Donc, cela resterait exceptionnel, a priori. Vous faites confiance, quand c
'est
comme ça, à votre police municipale pour agir de manière proportionnée, sachant que, encore une fois, vous dites que ça peut arriver, mais je ne
sais
pas si c'est déjà arrivé. En l'occurrence, qu'ils aient pu avoir besoin d'une arme à feu. Il faut pouvoir avoir une formation pour pouvoir réagir de manière proportionnée.
C'est
le
cadre habituel du maniement de l'arme à feu pour les policiers municipaux et pour l'ensemble des forces de l'ordre. Donner une arme à feu à des policiers municipaux, ce n'est pas un claquement de doigts. Il y a des formations qui durent plusieurs mois, théoriques et pratiques. Il y a des entraînements qui ont lieu tous les ans. Il y a vraiment un module à suivre qui est fourni par le CNFPT, qui est les formations pour les agents territoriaux. Et donc, tout cela est extrêmement cadré. Il y a des suivis psychologiques, il y
a
des suivis médicaux. Moi, j'aimerais, par exemple, mettre en place des tests de détection des drogues pour les agents qui seront dotés de l'arme à feu. Je peux décider, par simple décision municipale, de leur retirer si j'estime qu'il y a un risque, par exemple, psychologique. Un agent qui est en procédure de divorce, un agent qui fait face à une difficulté personnelle. Je peux décider, à l'instant T, de lui retirer son arme. Et tout cela, évidemment, l'agent ne peut porter l'arme qu'après décision motivée du préfet. Et donc, tout cela est extrêmement cadré. Et sur les conditions d'utilisation de l'arme à feu, tout cela est bien évidemment défini par la loi.
Et c'est à cela que servent les formations, c
'est
savoir quand l'utiliser. Et sur la commune de Marques, pour être très clair, sur les 20 ou 25 années qui viennent de s'écouler, on a pu identifier un événement où il aurait pu faire l'usage d'une arme. D'ailleurs, il y avait eu la police, la gendarmerie à l'époque, qui avait fait usage de l'arme. C'était un individu, en 2004, je crois, qui avait chargé sur des gendarmes avec un sabre. Donc, ils avaient dû utiliser l'arme à feu pour le neutraliser. Mais l'exceptionnel n'est jamais quelque chose qui ne pourra pas arriver. Et donc, il faut savoir protéger les agents. Moi, je suis employeur territorial.
Et donc, mon enjeu est de protéger les agents de la même façon que je protège un agent des services techniques qui doit aller grimper à 10 ou 12 mètres. Il doit passer des formations pour s'encorder, pour éviter de tomber, pour s'assurer que sa vie n'est pas en danger. C'est la même chose pour les agents, dans le cadre de la demande des habitants, qui est d'augmenter le nombre de patrouilles le soir et le week-end. C'est pour ça, vous l'avez dit, nous avons 5 agents. L'objectif est de passer à 7 pour multiplier les patrouilles, en particulier le soir et le week-end. Le soir et le week-end, il y a plus de risques. On est plus primo-intervenant par rapport à la police nationale.
Et donc, c'est pour ça que nous proposons cela aux habitants. Si j
'ai
bien compris tout ce que vous venez d'expliquer, Pierre-Henri Dumont, a priori, vous allez voter pour vous, dimanche.
Moi,
je suis organisateur du référendum. Donc, j'écoute ce que disent mes agents. Mes agents m'ont demandé l'armement l'étal. Je vous l'ai dit, il n
'y
a pas eu une majorité qui s
'est
dégagée lors du sondage qui a été présenté aux habitants lors de la campagne électorale. Ce sont les habitants de tranchée. Donc, le groupe majoritaire auquel j'appartiens, du conseil municipal de Marques, a dit qu'il allait voter pour et qu'il incitait les habitants à voter pour.
Après ce référendum, est-ce que vous pensez en faire d'autres sur d'autres sujets
?
Oui, l'objectif est de faire tous les ans un ou plusieurs référendums. Probablement toujours le premier dimanche d'octobre sur les grands sujets qui ont trait à la vie locale. Vous savez, on est une ville de 11 000 habitants. On a fait un bon score au premier tour puisqu'on a été élu à 81% des électeurs. Et donc, on a une responsabilité. La responsabilité, ce n
'est
pas d'estimer qu'on voit les électeurs une fois tous les 6 ou 7 ans. Et puis, entre-temps, on fait ce qu'on veut. Moi, je crois beaucoup dans le référendum. Je pense que c'est une belle option. On consultait déjà énormément les habitants lors des mandats précédents, sur Internet, sur des consultations, mais sans formalisme aussi fort que celle du référendum local, qui est cadré par le Code général des collectivités territoriales, validé par le préfet. Et donc, oui, l'objectif, c'est que tous les ans puissent avoir une ou plusieurs questions le premier dimanche d'octobre sur les grands sujets.
Merci beaucoup, Pierre-Henri, de m'avoir accepté
notre invitation ce
matin sur ICINOR pour nous présenter ce premier référendum sur l'armement de la police municipale. Bonne journée. Au revoir. Pour ou contre l'armement de la police municipale, ça peut dissuader, permettre aussi de protéger les policiers et les habitants, ou ça doit rester le rôle uniquement de la police nationale. Ça, c'est la question qu'on vous pose, vous, chers auditeurs, au 030 55 89 89. Vous pouvez nous écrire sur WhatsApp, nous envoyer des vocaux et puis également nous appeler.
Pierre-Henri Dumont