Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewPublic Sénat — Bonjour chez vous ! (sur Podcast)· 1 décembre 2025 88 min

L'intégrale du lundi 1er décembre

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous. Bonjour à tous, très heureuse de vous retrouver en ce lundi 1er décembre pour faire le tour de l'actualité au plus près de chez vous. On regarde ensemble le programme. Semaine décisive pour Sébastien Lecornu qui va multiplier les consultations avec les parlementaires et les partenaires sociaux pour tenter de trouver un accord sur le budget, et notamment le budget de la Sécurité Sociale qui revient en examen à l'Assemblée Nationale. Demain, le Premier ministre joue-t-il son avenir ?

On en parle dans une heure avec nos éditorialistes Steve Tréard et Mathieu Souquière. Le Sénat qui, quant à lui, poursuit l'examen du budget et la droite sénatoriale, y imprime sa marque, cette ligne empêchera-t-elle ? Tout compromis, dans une demi-heure, on reçoit le rapporteur général du budget ici au Sénat, le LR Jean-François Husson. Et puis on posera également la question à l'une des chefs de file des socialistes sur ce budget, la sénatrice Florence Blatrix-Compta, notre invitée. Dans quelques instants, comment réagissent les socialistes face à ce détricotage ? Vous nous le direz. Et puis à la une de l'origine, on parlera de l'ouverture des stations de ski. Comment s'annonce la saison ?

On posera la question au sénateur de la Haute-Savoie, Sidney Pelleva. Il sera notre invité dans une heure. Voilà pour le programme. On est ensemble pendant une heure et demie. Bonjour chez vous. Et on commence avec les repères de l'actualité. Bonjour Alexandre Poussard.

1:35
Invité

Bonjour Ariane.

1:36
Présentateur

Et à la une de ce lundi 1er décembre, c'est donc le début d'une semaine décisive pour Sébastien Lecornu et pour le budget.

1:42
Invité

Oui, l'Assemblée nationale examine le budget de la sécurité sociale alors que le Sénat a débat du budget de l'État. Mais difficile de savoir si le compromis politique reste toujours envisageable. Clément Guillaumeau. Les jours passent et la question reste la même. Un compromis autour de budget est-il encore possible ? Possible, on ne sait pas. Mais souhaiter, c'est de plus en plus évident. Par exemple, du côté des Républicains, on insiste, il est primordial de parvenir à un accord. Moi, j'y crois totalement pour une simple et bonne raison. C'est que vous savez, la Constitution nous a donné des outils pour voter le budget quand on est dans une situation un peu exceptionnelle.

Il y a deux outils. Les ordonnances ou la loi spéciale. Aujourd'hui, le Prémi-ministre l'a dit, il ne veut pas d'ordonnances et il est plutôt sur une loi spéciale. Sauf que la loi spéciale, je le répète, on l'a eue en 2025, c'était en fait deux mois de discussion en janvier et en février. C'est très coûteux, c'est 12 milliards d'euros. Et aujourd'hui, personne n'a intérêt en fait à ne pas voter le budget. Hier, dans le journal Le Parisien, le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale ne cachait pas ses inquiétudes. Tout est encore possible, mais tout peut dérailler. Ça peut mal se terminer. Il y a un risque. Des inquiétudes qu'on partage même dans les rangs de la majorité.

2:53
Jean-françois Husson

Sans projet de loi de finances de la Sécurité sociale de voter, le déficit de la Sécurité sociale atteindrait 30 milliards d'euros l'année prochaine. Pour donner un deuxième chiffre.

3:03
Locuteur non identifié

L'objectif du gouvernement, c'était 17 milliards.

3:06
Jean-françois Husson

Donc on aurait 30 milliards de déficit l'année prochaine. Rappelons-nous que le déficit était de 15 milliards en 2024. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que sans projet de loi de finances de la Sécurité sociale de voter, le déficit de la Sécu aurait doublé, doublerait en deux ans.

3:22
Présentateur

C'est absolument colossal. Il n'y a pas de plan B.

3:25
Invité

La secrétaire générale de la CFDT réclame elle aussi un compromis sur le budget et la perspective d'une potentielle dissolution de l'Assemblée en cas d'échec. Marie-Lise Léon ne préfère pas l'envisager.

3:35
Jean-françois Husson

Moi je pense qu'aujourd'hui, il faut qu'il puisse y avoir un compromis. Il faut que déjà l'étape du budget de la Sécurité sociale passe, puisqu'après il y a le budget de l'État qui va devoir être discuté. Et qu'un nouveau chaos politique avec la perspective d'une nouvelle dissolution,

3:50
Invité

je pense que c'est terrible. On n'a absolument pas besoin de ça dans la période. Prochènes échéances, le 9 décembre, l'Assemblée nationale votera à nouveau le budget de la Sécurité sociale. Et le 15 décembre, ce sont les sénateurs qui se prononceront pour la première fois sur le projet de loi de finances.

4:05
Présentateur

Et le Sénat continue dans le même temps d'imprimer sa marque sur le budget.

4:09
Invité

Oui, le Sénat a voté hier une baisse de taxes sur l'électricité, financée par une hausse de la fiscalité sur le gaz. Les sénateurs ont aussi renforcé le crédit d'impôt en faveur de l'agriculture biologique. Et puis la Haute Assemblée a divisé par deux l'impôt prévu par le gouvernement sur les indemnités journalières pour les personnes atteintes d'affections de longue durée.

4:27
Présentateur

Les fauteuils roulants, désormais intégralement remboursés.

4:30
Invité

Oui, à partir de ce lundi, l'assurance maladie remboursera intégralement l'achat de fauteuils roulants. Certains malades déboursaient parfois plusieurs milliers d'euros pour s'équiper. Selon Emmanuel Macron, ce remboursement intégral vise, je cite, à réparer une injustice énorme.

4:43
Présentateur

Et puis Vladimir Zelensky, reçu par Emmanuel Macron.

4:46
Invité

Oui, c'est la dixième visite du président ukrainien à Paris depuis le début de l'agression russe en février 2022. Les deux dirigeants vont discuter du plan de paix proposé par Donald Trump ainsi que des garanties de sécurité sur l'avenir de l'Ukraine dans les prochaines années. Volodymyr Zelensky sera également reçu au ministère des Affaires étrangères avec sa femme, Olyena Zelenska, qui parraine l'opération Ramener nos enfants. Une opération qui a permis de rapatrier 2000 enfants ukrainiens arrachés à leurs parents par la Russie.

5:13
Présentateur

Merci Alexandre, à tout de suite, on va parler budget. Bonjour Florence Blatrix-Conta, merci beaucoup d'être notre invitée. Vous êtes sénatrice socialiste de l'Ain. On va évidemment longuement revenir sur le budget actuellement en discussion au Sénat. Mais d'abord, on commence par la une de la presse régionale. On en a sélectionné trois. D'abord, la une de Nice Matin. Les blouses blanches sonnent l'alerte. C'est inédit. Médecins libéraux, hospitaliers, paramédicaux seront en grève mercredi pour dénoncer un budget de la Sécurité sociale qu'ils jugent dangereux pour l'avenir. La deuxième une, c'est celle de Ouest France. Budget, toujours. Faut-il réduire le nombre de fonctionnaires ?

Dans le cadre du budget, les parlementaires sont appelés à examiner les dépenses de l'État et face à la situation économique, faut-il tailler dans les effectifs de la fonction publique ? C'est la question à la une du journal. Et puis la dernière une, c'est celle de la dépêche logement. Ce que veulent les Français à quatre mois des municipales, ils placent l'accès au logement au cœur du débat public et ont des attentes nombreuses pour les maires. De quelle une avez-vous envie de nous parler ?

6:13
Jean-françois Husson

Alors, de quelle une ? La question du logement et de la santé sont absolument essentielles. Moi, je suis dans un département avec deux métropoles voisines, la métropole lyonnaise, la métropole genevoise. Et la question du logement est absolument cruciale dans mon département. Le prix du logement ne cesse de flamber. Et lorsqu'on parle de pouvoir d'achat, la question du logement est essentielle. La part des loyers ou la part des remboursements est de plus en plus importante dans le budget des ménages. Et c'est vraiment un sujet dont il faut qu'on s'empare. Je crois que le logement est à l'arrêt depuis le début du quinquennat d'Emmanuel Macron.

Et je crois que ça doit être une des grandes causes, relancer le logement et surtout rendre le logement plus accessible.

7:04
Présentateur

On a évidemment parlé du budget avant de parler de ce qui se passe en séance ici au Sénat. Les socialistes seront à nouveau reçus aujourd'hui par Emmanuel Macron, notamment pour parler du budget de la sécurité sociale. Boris Vallaud, le patron des députés PS, dit « ça peut mal se terminer ». Comment on peut encore éviter que ce soit le cas ?

7:22
Jean-françois Husson

Je crois que les socialistes, vous l'avez vu depuis septembre, sont à la recherche d'un compromis. Ça a été dit par Marie-Lise Léon, un pays sans budget à la fin de l'année, ce serait catastrophique. On connaît tous la problématique de la loi spéciale qui reconduit à l'identique, qui oblige à reprendre les débats budgétaires. Les ordonnances ne sont pas une option pour nous parce que c'est l'exclusion du Parlement. Donc il y a chez les socialistes la volonté d'aboutir à un compromis.

7:53
Présentateur

Et pour faire un compromis, il faut être plusieurs à le vouloir.

7:56
Jean-françois Husson

Et je crois que la balle est dans le camp de Sébastien Lecornu. Il avait annoncé la suspension de la réforme des retraites. La question du gel des prestations a été évacuée. Il y a aussi, encore pour les socialistes, la question du doublement des franchises médicales. C'est quand même pour nous aussi une ligne rouge. Donc vraiment, la balle est dans le camp.

8:20
Présentateur

Donc il n'y a pas seulement la suspension de la réforme des retraites ?

8:23
Jean-françois Husson

Vous demandez d'autres choses ? La question du doublement des franchises médicales est quand même essentielle. Ce sont nos concitoyens qui vont en faire les frais. Et nos concitoyens…

8:32
Présentateur

Mais est-ce qu'à trop en demander, vous ne risquez pas de ne pas avoir le vote DLR ? Qui disent finalement les socialistes, ils en demandent toujours plus.

8:39
Jean-françois Husson

Non, écoutez, on est là pour protéger nos concitoyens. Si pour nos concitoyens, certains renoncent à se soigner, renoncent à acheter des médicaments, je crois que le compte n'y est pas. On a…

8:53
Présentateur

Mais pour tout le monde, parce que Maud Bréjean, la porte-parole du gouvernement, disait hier, il y a certaines catégories de Français qui peuvent se permettre de payer un peu plus cher leurs médicaments.

9:01
Jean-françois Husson

Je veux dire, après, il y a la question du compromis et de ce qui sera débattu. Mais là, clairement, la balle est dans le camp de Sébastien Lecornu. C'est vraiment à lui de faire les gestes et à sa majorité, parce qu'on voit bien que, davantage sur le PLF, sa majorité a été défaillante sur un certain nombre de sujets. Donc, c'est son socle commun qui est devenu une plateforme de stabilité, qui n'a plus grand-chose d'un socle ni de stabilité.

9:29
Présentateur

Et je crois que, vraiment, c'est à lui, dans sa majorité et avec son ancien socle commun, de faire revenir les gens à la raison pour trouver un compromis. – Est-ce que vous accepteriez qu'il utilise, finalement, le 49-3 ? Parce qu'hier, en lisant Boris Vallaud dans Le Parisien, on a l'impression qu'il ne ferme pas complètement la porte.

9:45
Jean-françois Husson

– Je crois que le sujet, ce n'est pas le 49-3, c'est le fond des mesures.

9:50
Présentateur

– Il y a quand même un sujet autour du 49-3. – Il y a quand même un sujet. Olivier Faure avait, en effet, indiqué comme condition que le 49-3 ne soit pas utilisé. – C'est une erreur ? – Non, il faut quand même dire que, les dernières années, le 49-3 avait été utilisé très tôt, que les débats budgétaires n'avaient pas pu se tenir. Cette année, on a vu quand même qu'il y a eu des débats budgétaires,

10:12
Jean-françois Husson

qu'il y a eu sur certains sujets des compromis. On n'a pas complètement abouti sur le budget. Donc, avoir fait tous les débats budgétaires, 149-3, à l'Assemblée, on a vu que ça a pu être utile. Maintenant, c'est la responsabilité du Premier ministre, ce n'est pas du tout la nôtre.

10:28
Présentateur

– Et on va parler de ce qui se passe au Sénat dans l'hémicycle. Vous avez continué à débattre ce week-end du budget. La droite sénatoriale continue d'y imprimer sa marque. On va voir ça avec Alexandre. Le Sénat, d'abord, qui a débattu de la hausse de l'impôt sur le revenu prévu par le gouvernement.

10:42
Invité

– Oui, on le rappelle, chaque année, traditionnellement, l'impôt sur le revenu est recalculé en fonction de la hausse des prix du niveau de l'inflation. C'est une manière d'amortir ce choc de l'inflation pour les Français. C'est ce qu'on appelle l'indexation. Mais cette année, pour faire des économies, le gouvernement a décidé d'annuler cette indexation de l'impôt sur le revenu. Alors cela signifie un effort financier pour les Français. La majorité de droite sénatoriale a voté cette mesure d'effort, mais en excluant les plus modestes situés dans la première tranche de l'impôt sur le revenu. Et pour éviter que 200 000 foyers modestes ne se retrouvent à payer l'impôt sur le revenu.

Toujours sur cet impôt sur le revenu, on le rappelle, les retraités ont un abattement fiscal de 10%, c'est-à-dire qu'ils peuvent réduire de 10% le montant de leur revenu imposable. Le gouvernement, là encore, pour faire des économies, voulait supprimer cet abattement de 10% et le remplacer par un abattement de 2 000 euros pour tous les retraités. La majorité de droite du Sénat a maintenu l'abattement de 10% actuel, mais avec un montant maximal de 3 000 euros, là encore pour centrer l'effort sur les retraités les plus aisés.

Florence Blatrix-Gonta, ces mesures votées par la droite sénatoriale sur l'impôt sur le revenu qui permettent d'épargner les Français modestes et peut-être de centrer l'effort sur les Français plus riches, elles vont dans le bon sens ?

12:00
Présentateur

Alors, déjà, rappelez qu'il y a quand même une différence d'appréciation entre les Républicains à l'Assemblée. Je crois que Laurent Wauquiez avait proposé le dégel total et au Sénat sur la première tranche. Alors évidemment, on peut se satisfaire que la première tranche soit épargnée. Nous, on avait souhaité un dégel un peu plus important, c'est-à-dire sur la deuxième et la troisième tranche. Là, en effet, 200 000 ménages ne rentreront pas dans l'impôt sur le revenu, mais pour les classes moyennes, ça aura des conséquences. Ils paieront davantage d'impôt sur les revenus. Et en revanche, Alexandre, la droite sénatoriale, elle n'a pas souhaité augmenter les impôts des ultra-riches.

12:36
Invité

Oui, la gauche a proposé une nouvelle fois la taxe Zuckman, un impôt planché de 2% sur les patrimoines supérieurs à 100 millions d'euros. Ça n'a pas été voté par la majorité de droite du Sénat. Les socialistes proposaient également dans ce débat un prêt obligatoire des 20 000 Français les plus riches, un prêt à l'État pour renflouer les caisses publiques à hauteur de 6 milliards d'euros dans les années à venir. Ce prêt forcé, il a été très critiqué avant les débats par le gouvernement, par la droite sénatoriale. Et donc, du coup, les socialistes ont retiré cet amendement avant même qu'il soit discuté.

Alors, il y a eu dans ces débats budgétaires ce week-end au Sénat beaucoup de propositions de réformes de la fiscalité des ultra-riches, beaucoup de nouveaux impôts sur la fortune, des amendements venant de la gauche, mais également de certains sénateurs du centre et de la droite. Et donc, du coup, il y a eu un débat au sein de la droite sénatoriale sur ces nouveaux impôts sur la fortune. Écoutez le sénateur des indépendants, Emmanuel Capu, qui était assez énervé des propositions de ses collègues.

13:34
Présentateur

Vous êtes passé le mot, en fait. Barros, Kosyx, Savoldelli, Mongolfier, Vermaillet, Girardin, Blatrix, De Marco. Autant de propositions d'impôts nouveaux, c'est une compétition. C'est quoi ? Il y a un concours. Il fallait nous prévenir, on n'est pas au courant, on ne nous a pas dit. Il faut dire les règles du jeu. Le but, c'est de créer l'impôt le plus stupide aujourd'hui. Alors, la gauche, elle est dans son jeu, c'est normal. Ils sont perturbés parce qu'il n'y a plus l'ISF. Mais les collègues, là, on fait quoi, là ? On ne va pas recréer l'ISF, les amis. On a des électeurs. Ça sert à quoi de voter pour des sénateurs de droite si c'est pour avoir l'ISF qui revient, les amis ?

14:18
Invité

Voilà, un débat animé au sein de l'avance. Il y a de l'ambiance le samedi soir au Sénat en ce moment. Alors, au final, sur cette fiscalité des plus fortunés, la majorité de droite du Sénat s'est contentée de réformer l'impôt sur la fortune immobilière actuelle pour exclure de cet impôt les biens immobiliers qui sont mis actuellement sur le marché locatif. C'est une mesure en faveur du logement. Et pour introduire dans l'assiette de cet impôt les crypto-monnaies à certains biens de luxe comme les yachts et puis des placements financiers comme le livret A. Florence Blatrix-Comta, on a l'impression qu'il n'y a pas de compromis possible

14:49
Présentateur

sur cette fiscalité des ultra-riches entre la gauche et la droite. Non, évidemment, vous le voyez avec l'intervention de M. Capu qui est un peu caricaturale parce qu'on ne parle pas qu'à nos électeurs. Aujourd'hui, il faut un budget pour la France et pour tous les Français et dans l'intérêt général de notre pays. Mais ce que j'observe, et j'ai une calculette depuis le début du PLF, la majorité sénatoriale a renoncé à plus de 6 milliards, 6,5 milliards de recettes, sans parler d'impôts nouveaux. Prenons par exemple la taxe sur les holdings. Elle a été complètement, qui était une taxe visant à contourner

15:33
Jean-françois Husson

l'optimisation fiscale de ceux qui cantonnent leur revenu dans les holdings et qui finalement ne payent jamais d'impôts. Elle était évaluée par le gouvernement à 900 millions.

15:42
Présentateur

Ils ont vidé sa base. Elle est évaluée aujourd'hui à 100 millions, donc moins 800 millions sur la taxe sur les holdings. Vous évoquez l'impôt sur la fortune immobilière qui a été transformé. Amélie de Montchalin a évalué cette transformation à un manque à gagner de 600 millions. Donc le Sénat s'est privé de 600 millions de recettes. La surtaxe IS qui n'est pas votée, je vous dis, la facture c'est moins 6,5 milliards aujourd'hui de recettes. On va parler de la fiscalité des entreprises, puisque la majorité de droite du Sénat a profondément modifié, Alexandre, la fiscalité des entreprises prévues dans ce budget.

16:22
Invité

Effectivement, le gouvernement prévoyait une hausse d'impôts sur les sociétés pour les grandes entreprises qui ont fait des bénéfices. C'est une surtaxe à hauteur de 4 milliards d'euros mais qui a été supprimée par la droite sénatoriale. On écoute les arguments de la droite.

16:34
Présentateur

La stabilité fiscale est l'un des premiers sujets de préoccupation des chefs d'entreprise. Tous les entrepreneurs que j'ai rencontrés me disent la même chose lors des auditions. Il est quelque part incompréhensible que le gouvernement choisisse cette facilité de taxer les entreprises plutôt que de réduire les dépenses.

16:59
Invité

Florence Blatrix-Comtat, est-ce qu'on va aggraver l'incertitude économique actuelle avec de nouvelles surtaxes exceptionnelles sur les grandes entreprises ?

17:07
Présentateur

C'est une surtaxe sur l'impôt, sur les bénéfices. C'est-à-dire quand les entreprises font déjà des bénéfices. Il faut bien avoir en tête que ces dernières années, les dividendes ont explosé. Et notamment de la part des grandes entreprises. Donc, qu'on demande une année supplémentaire aux entreprises de contribuer davantage. Je pense que ça ne pénalisera pas la compétitivité. La droite sénatoriale dit qu'il ne faut pas toucher aux impôts sur la production. On les a encore baissés avec la CBA. Mais il ne faut pas non plus toucher à l'impôt sur les sociétés des très grandes entreprises qui distribuent beaucoup de dividendes.

17:43
Jean-françois Husson

Donc là, il y a manifestement, on va se dire les choses quand même, une droite revancharde qui est sortie du gouvernement par la petite porte et qui règle des comptes au Sénat sur ce budget. Je pense que la surtaxe IS est indispensable.

17:57
Présentateur

Et d'ailleurs, elle avait été votée à l'Assemblée nationale à 6 milliards. Mais est-ce que cette droite avait empêché tout compromis sur le budget ? Parce que Philippe Juvin, le rapporteur général du budget à l'Assemblée, il disait hier qu'un compromis était possible sur le budget de l'État en commission de mix paritaire. Ça vous paraît possible ? Je crois qu'il faut que la droite sénatoriale, puisqu'on voit bien la différence entre la droite à l'Assemblée nationale et au Sénat, que la droite sénatoriale soit vraiment responsable. Elle nous parle tout le temps de responsabilité. Non, là, elle ne l'est pas.

A baisser, dans le contexte que nous connaissons, on sait qu'on doit trouver 120 milliards sur 5 ans pour stabiliser la dette. On sait que les impôts ont été baissés de 60 milliards par an depuis 7 ans, ce qui a contribué à cette situation. A baisser les recettes, comme ils l'ont fait déjà, de 6,5 milliards, c'est irresponsable. C'est même une provocation. On va aller voir l'actualité dans votre région maintenant, avec nos partenaires de la presse régionale. On va à Lyon, on retrouve Colin Côte. Bonjour Colin, merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes journaliste à Radio Scoupe.

Colin, avec vous, on va évoquer un dossier industriel au cœur de l'actualité pour le département de l'Ain et particulièrement pour la commune d'Anglefort.

19:03
Invité

Tout à fait, Rian. Les 150 salariés de Ferroglobe à Anglefort sont au chômage partiel depuis le début du mois d'octobre. Ferroglobe, c'est une société qui fabrique des ferro-alliages, notamment du silicium. C'est une matière indispensable dans la fabrication des panneaux photovoltaïques et dans la fabrication aussi des batteries de voitures électriques, notamment. Sauf qu'évidemment, la concurrence est rude. Les producteurs asiatiques cassent les prix et la demande en Europe en baisse. Alors, Ferroglobe a annoncé la suspension de ses trois sites, la production de ses trois sites en France pour trois mois, à Anglefort dans l'Ain, et également donc en Savoie et en Isère.

L'Union européenne a annoncé il y a 15 jours tout juste qu'elle allait imposer des mesures visant à limiter ses importations de ferro-alliages. Alors, c'est pourtant suffisant pour faire face à la pression des marchés, notamment venus d'Asie.

19:57
Présentateur

Et Colin, vous avez une question ?

20:01
Invité

Oui, tout à fait. L'Union européenne a annoncé qu'elle allait imposer des mesures visant à limiter l'importation des ferro-alliages. Alors, est-ce, à votre avis, Madame Blatrix, pour autant suffisant pour faire face à la pression des marchés, notamment venus d'Asie ?

20:17
Jean-françois Husson

Non, justement, malheureusement, ce n'est pas suffisant. Parce qu'en fait, les ferroglobes a trois usines en Auvergne-Rhône-Alpes, dans l'un, Savoie et Isère, qui fabriquent du silicium. Ils ont d'autres usines à Dunkerque-Laudin. Et le silicium n'est pas un ferro-alliage. Donc, il n'entre pas dans la clause de sauvegarde européenne qui a été adoptée le 18 novembre. Donc, il faut, pour ces trois sites, trouver une autre solution. Donc, est-ce que c'est demander une clause de sauvegarde sur le silicium ou des droits anti-dumping ? Parce que, vous l'avez très bien dit, on a des importations chinoises qui viennent à prix cassés.

On a les États-Unis qui se sont refermés avec des droits de douane très élevés. Donc, il faut trouver des mesures. Et c'est pour cela que, mercredi dernier, nous avons été conviés à l'initiative d'Émilie Bonivard, députée de Savoie, qui est conviée auprès de Sébastien Martin, le ministre de l'Industrie, de la direction de Ferroglobe, des syndicats et des parlementaires des trois départements concernés pour évoquer, justement, les pistes, pour trouver une solution pour la filière silicium. Parce qu'il faut savoir que c'est une question de souveraineté. En Europe, il n'y a que la France, justement, C3-6 et un peu l'Espagne qui fabriquent du silicium.

Le silicium entre dans les semi-conducteurs, est utilisé dans l'automobile, est utilisé pour les batteries.

21:52
Présentateur

– Mais qu'est-ce que vous a dit l'idée ? Vous êtes optimiste après cette réunion ?

21:54
Jean-françois Husson

– On est optimiste. Je crois qu'on va être tous derrière le gouvernement pour trouver une solution, peut-être close anti-dumping. Les solutions sont à l'étude, mais il y a vraiment une volonté d'avancer. Et je crois que…

22:07
Présentateur

– Transpartisane, pour le coup.

22:08
Jean-françois Husson

– Transpartisane, là, pour le coup, il y avait des parlementaires, députés, sénateurs de tous bords. Et on travaillera tous ensemble pour interpeller l'Union européenne pour qu'une solution soit trouvée en début d'année pour protéger cette filière. C'est une question vraiment d'emploi, parce que c'est 400 emplois sur ces trois départements. et c'est une question de souveraineté pour notre pays.

22:33
Présentateur

– Merci Colin, merci beaucoup Colin Cote d'avoir été avec nous, journaliste à Radioscoop. Merci Colin, on va poursuivre l'actualité dans nos régions. Florence Blatrix-Contain, on va parler de l'eau potable. Et c'est d'ailleurs ce matin, à la une de la presse régionale, à la une de Corse Matin-Lot, du robinet, qui fait l'objet de Contrôle étroit, titre le journal. C'est un sujet sur lequel vous avez travaillé. Vous avez rédigé une proposition de loi sur la protection des ressources en eau potable et il y a plusieurs communes qui connaissent des difficultés, notamment avec leur eau du robinet. C'est le cas dans le Pas-de-Calais où on va se rendre.

Bonjour Muriel Roussel, merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes maire de Monchis-aux-Bois, dans le Pas-de-Calais. Juste expliquez-nous, qu'est-ce qui se passe avec l'eau de votre commune ?

23:14
Auditeur

– Allô, oui, bonjour madame.

23:17
Jean-françois Husson

Nous avons été avertis que l'eau n'était pas potable, c'était samedi dernier.

23:24
Auditeur

Et à ce jour, nous ne savons toujours pas d'où vient le problème. Alors, nous avons distribué des packs d'eau aux habitants par deux fois,

23:34
Jean-françois Husson

en recommandant, bien sûr, surtout de ne pas boire l'eau, de ne pas se laver les dents avec, de ne pas cuisiner avec.

23:41
Présentateur

– Comment ça se traduit jusqu'à ce qu'elle a l'eau, exactement ?

23:45
Jean-françois Husson

– Bien, on ne sait pas, puisque les analyses de l'ARS sont revenues par deux fois.

23:52
Auditeur

Après, je ne sais pas interpréter toutes les analyses, bien sûr. Après, on a accusé une usine, vous savez, Théreos, Sucrière, enfin, Bétravière, tout ça. Mais c'est sûr et certain que ça n'y a pas de là non plus. Donc, nous faisons des... De toute façon, il y a encore des analyses en cours. Il y a la police de l'eau qui est intervenue,

24:14
Jean-françois Husson

enfin, on fait tout ce qu'il y a à faire. Mais à ce jour, bon, l'eau est potable, elle est redevenue potable, on est passé par un biais, un autre biais, quoi. Mais, comment dire, on cherche encore la cause.

24:27
Présentateur

– Oui, restez avec nous. Madame la maire, Florence Batrix, on voit les problèmes, ce n'est pas la seule commune. Dans ce cas, dans plusieurs communes, effectivement, il y a des problèmes avec l'eau du robinet. Là, on ne connaît pas la cause, mais peut avoir des problèmes liés au pifas. C'est le cas, notamment, dans certaines communes. Comment on explique cette multiplication et comment on fait ? Est-ce qu'aujourd'hui, l'eau potable, de plus en plus contrôlée, peut aussi devenir de plus en plus un problème lié à la pollution ?

24:55
Jean-françois Husson

– Alors, il y a deux types de problèmes. Il y a des problèmes quantitatifs à cause du réchauffement climatique, il ne faut pas le nier. Et il y a des problèmes qualitatifs. Depuis les années 80, on a fermé 14 000 points de captage. C'est-à-dire, l'endroit où on prélève l'eau, il en reste 33 000, mais vous voyez, on en ferme 100 par an. Donc, on a vraiment un problème, là aussi, de conserver nos captages. Et pour les conserver, il faut les protéger des pollutions, les protéger des pollutions industrielles, donc imposer des normes aux industriels, mais aussi les protéger des pollutions agricoles, nitrates, pesticides, savoir que certains pesticides contiennent des pifaces également.

Donc, c'était l'objet de ma proposition de loi. Il y a eu une directive, la directive de 2020, sur la qualité de l'eau qui a été transposée par ordonnance. Et le gouvernement n'a toujours pas pris l'arrêté sur les points de captage dits sensibles. Il serait environ 7 700 qui présente des problèmes de qualité de l'eau

26:01
Présentateur

et je crois qu'il n'y a pas de volonté d'avancer pour imposer vraiment une protection des captages. Le gouvernement est plutôt sur la base du volontariat,

26:12
Jean-françois Husson

de plan d'action sur la base du volontariat. Ça ne suffit pas. J'ai déposé cette proposition de loi pour protéger le périmètre des captages, donc protéger la source où on prélève l'eau, que ce soit une nappe phréatique, que ce soit une rivière. Mais ça va être vraiment indispensable. Il y a une proposition de loi transpartisane qui est dans les cuillots. On y travaille avec des députés pour revenir sur cette protection de notre captage d'eau. Bien entendu,

26:41
Présentateur

pas contre l'agriculture, mais avec l'agriculture, avec un accompagnement technique, financier, pour qu'ils puissent adapter leurs pratiques dans les zones, dans les périmètres des captages pour protéger notre qualité de l'eau. Muriel Roussel, c'est compliqué à gérer pour un maire quand il arrive un tel problème sur sa commune, un problème avec l'eau potable, l'eau du robinet ?

27:06
Jean-françois Husson

Moi, ça a été un sacré problème pour les maires des six communes concernées, forcément. On a eu beaucoup, beaucoup de questions, mais auxquelles on ne pouvait pas répondre, puisqu'on ne sait pas. Et je vous dis, à l'heure actuelle, on ne sait toujours pas de quoi ça provient.

27:24
Auditeur

Alors, je vous dis, on peut incriminer une usine, enfin, pas une usine. On peut incriminer les agriculteurs, mais enfin, on ne sait pas. À l'heure actuelle, je ne peux pas vous dire.

27:36
Présentateur

Bon, on suivra. On espère, vous nous avez dit, vous avez un peu contourné le problème, c'est rétabli, mais on espère que vous trouverez la cause de tout ça. Merci beaucoup, Muriel Roussel. Merci d'avoir été avec nous. Maire de Monchis-Aubois, c'est dans le Pas-de-Calais. On va terminer en parlant politique municipale dans l'Ain, et notamment à Bourg-en-Bresse. Florence Blatrix, compta ville socialiste. Depuis 2008, c'est Jean-François Debas, le maire. En face à lui, il aura une liste d'union des droites menée par un candidat reconquête, avec sur sa liste des élus, notamment des Républicains ou de Nouvelle Énergie, le parti de David Listard. Qu'est-ce que vous en dites ?

Écoutez, je suis sidérée

28:18
Jean-françois Husson

que ville de mon département soit finalement le premier laboratoire de l'union des droites, et vraiment sidérée par l'attitude finalement des LR, puisqu'on a sur cette liste une tête de liste, en effet, qui est reconquête,

28:33
Présentateur

qui est dans les instances nationales reconquête, mais aussi sur cette liste,

28:37
Jean-françois Husson

un vice-président LR du département, et c'est le silence absolu. Pas d'exclusion, pas de sanction, qui ne dit mot consent, donc la droite départementale ne dit rien, au niveau national, que fait Bruno Retailleau, pour l'instant, le silence est assourdissant.

28:58
Présentateur

– Autre sujet d'actualité, un petit mot sur ce qui s'est passé ce week-end, Jordan Bardella, qui a été agressé lors d'une séance de dédicaces dans le Tarn-et-Garonne, est-ce que vous condamnez cette agression ?

29:08
Jean-françois Husson

– Toute agression doit être condamnée, bien entendu.

29:12
Présentateur

– Ça pose la question de la protection des élus ?

29:15
Jean-françois Husson

– Ça pose la question de la protection des élus, d'ailleurs ça a été un des débats dans l'hémicycle, lorsqu'on a adopté la loi sur le statut de l'élu, je crois qu'aujourd'hui il y a de plus en plus d'élus, y compris d'élus locaux. Moi je le vois quand je rencontre les maires de mon département qui ont parfois des menaces, parfois des comportements agressifs de concitoyens, et vraiment je crois qu'il faut que l'on soit ferme sur ces sujets.

29:44
Présentateur

– Merci Florence Belfort. – Merci. – Merci beaucoup d'avoir été notre invitée. On suivra évidemment l'examen du budget qui se poursuit au Sénat encore toute la semaine 15 décembre. Ce sera le vote Alexandre. Nous on se retrouve dans 20 minutes pour la revue de presse régionale.

29:59
Invité

– Et oui, on parlera d'une bouteille de whisky vendue près de Dijon pour la modique somme de 140 000 euros.

30:03
Présentateur

– Voilà, il faut avoir les moyens. Mais effectivement, c'est une belle histoire. On voit ça dans 20 minutes. On continue à parler du budget. Nous c'est Jean-François Husson, le rapporteur général du budget au Sénat qui nous rejoint. Bonjour Jean-François Husson. – Bonjour. – Merci beaucoup, merci d'être notre invité, sénateur LR de Meurthe et Moselle, le rapporteur général du budget au Sénat. On est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Stéphane Vernet de Ouest de France. Bonjour Stéphane. – Bonjour Auréane, Jean-François Husson, bonjour. – Bonjour.

– Jean-François Husson, on va évidemment longuement parler du budget qui est en examen au Sénat, mais d'abord un mot sur ce qui s'est passé hier dans votre département de Meurthe et Moselle. Cinq personnes, dont deux adolescents qui sont morts dans l'incendie de leur maison à neuf maisons. Le choc, c'est ce que titre ce matin le républicain Laurin, c'est aussi ce que vous avez ressenti en apprenant ça ? – Oui, d'autant plus que, pour tout vous dire, après une nuit très courte, j'ai été contacté par des journalistes, des confrères à vous, pour avoir les coordonnées du maire et c'est évidemment un drame, mais un drame d'abord pour la famille.

On verra ce que l'enquête en dira, mais malheureusement, le drame est là et c'est forcément toujours un choc où se produise ce type d'événement, mais dans des petites villes où tout le monde se connaît, j'ai pu regarder à travers l'Est républicain ce matin les premiers témoignages. Je pense qu'il y a un choc, un bouleversement et puis je pense qu'il faut avoir d'abord le temps du deuil et puis la compréhension, notamment de l'origine, parce que dans un incendie ou un drame de ce type, le fait déjà de comprendre ce qui s'est passé permet aussi d'atténuer les choses, mais c'est évidemment, je le redis... Vous avez pu échanger avec le maire ? Non, je l'ai eu uniquement par message.

En plus, je le dis, c'est un ami parce qu'on a pratiqué, pour tout vous dire, on a été footballeurs l'un en face de l'autre pendant quelques années. Mais même pour lui, il l'a bien dit, c'est à la fois la connaissance des habitants et puis en même temps, il y a deux choses à faire. Il y a les services de secours du département, les services de l'État, les services publics et puis en plus, c'est au cœur de la commune. Et vous n'avez pas plus d'informations ? Non, à ce stade, non. On va parler du budget dont l'examen se poursuit au Sénat. Avec vous, Stéphane.

Oui, Roland Lescure, elle a dit au sénateur la semaine dernière, le gouvernement reste persuadé qu'un compromis peut être trouvé autour du budget sur le PLF. Est-ce que c'est de la pure méthode Coué et qu'est-ce qui permettrait d'aboutir, selon vous ? Je pense qu'il n'y a pas de méthode Coué. Si vous voulez, on est d'abord dans une période d'hyper-instabilité, je vais le dire comme ça. Hyper-instabilité, d'abord, de manière générale, dans notre monde où les tensions géopolitiques n'ont depuis des décennies jamais, jamais été aussi fortes.

Et puis en France, où depuis déjà un certain temps, la vie politique est traversée de courants divers, on a une forme de délitement de la pensée, les partis politiques n'ont plus la place qu'ils avaient, les syndicats n'ont plus. Et pour l'instant, je dirais, le point d'orgue qui est le détonateur de cet affaissement, finalement, c'est même plus une fragmentation, c'est une forme d'émiettement politique, que c'était la dissolution, où le chef de l'État, par cette décision, a finalement précipité les choses.

Et on le sent, même, je le dis, je le sens, les débats sont ici sereins, mais on n'a plus les repères habituels, on a l'impression que chacun va défendre ponctuellement, à travers telle ou telle thématique, un bout de son territoire, parfois c'est un bout de compétences, on est traversé de courants qui nous rendent difficile l'appropriation collective. – Mais vous y croyez au compromis ou pas ? Est-ce qu'un compromis, est-ce qu'une commission mixte paritaire peut être conclusive sur ce budget de l'État ? – Je pense que oui, mais il faut, on va se le dire, dans une démocratie, enfin comme dans beaucoup de démocraties, il y a le bicamérisme, il y a deux chambres.

Je redis, je l'ai déjà dit au gouvernement, aux ministres qui se succèdent dans le cadre de ce budget, laisser le Sénat agir, délibérer, poser ses priorités, l'Assemblée nationale l'a fait, pour ne rien valider. Le Sénat va poser ces éléments et ensuite, moi je l'ai déjà dit, donc je ne vais pas dire le contraire, je pense qu'il nous faut donner un budget à la France avant le 31 décembre de cette année. – Mais vous l'avez dit un bon niveau tailleau ? Parce que est-ce que sa ligne n'est pas trop à droite pour permettre un compromis en commission mixte paritaire ?

– Je l'ai dit, quand je le dis, je le dis pour tout le monde et je ne suis pas le seul à le penser, mais ce n'est pas parce que je le dis et que je le pense sincèrement qu'on arrive, si vous voulez, je redis, moi je constate juste ce qui s'est passé à l'Assemblée, tout a été retardé, finalement, rien n'a été adopté. – Mais vous trouvez que la droite sénatoriale elle va suffisamment dans le sens du compromis ? – Mais est-ce que vous trouvez que ce qui s'est passé à l'Assemblée nationale va dans le sens du compromis ? – Ça n'a pas abouti en tout cas. – Une voie pour. Est-ce qu'on peut continuer dans notre démocratie à débattre ?

Parce que à force de vouloir avoir le résultat avant même d'avoir joué le match, si vous voulez, on perd aussi nos concitoyens. Donc nous on pose un certain nombre de priorités. On les pose calmement, on débat calmement les uns les autres. Vous en avez qui pensent chez nous, ils sont plutôt à gauche, qu'il faut toujours davantage de taxes, d'impôts, de crédits d'impôts. Enfin, il y en a des mille et des cents. Nous on pense, on pense par exemple que la dépense publique doit être maîtrisée. La dépense publique en général, y compris les dépenses sociales.

Dès qu'on commence à y toucher, alors que beaucoup d'entre nous nous disent, écoutez, on fait trop de social, il y a trop de dépenses, on voit qu'on a une espèce d'addiction dont on n'arrive pas à se corriger et que les déficits filent. Quand les déficits filent, il y a toujours quelqu'un qui paie. Et pour moi, ce sont les Français qui sont les premières victimes. le Premier ministre revoit les représentants du Parti Socialiste ce matin à nouveau. Alors, à quoi ça sert ? Qu'est-ce qu'il peut leur dire de plus ou de nouveau qui pourrait débloquer la situation selon vous ? Écoutez, je ne peux pas vous dire. Je ne peux pas vous dire.

Moi, je l'ai dit, je ne comprends pas le gouvernement et le chef du gouvernement qui n'a pas posé des priorités quand il a déposé le projet de loi de finances pour 2026. Aucune priorité n'était définie. Il a même été dit qu'il récupérait ce qui était factuellement assez exact, le budget, le projet de loi de finances préparé par son prédécesseur. C'était déjà arrivé l'an passé. Que ça ne facilite pas les choses, mais enfin, on peut définir des priorités. Il y a une erreur fondamentale sur la méthode ? Moi, je vais vous dire que c'est assez simple. Il faut être un peu cartésien. Quand c'est le bazar, on met des priorités.

Et c'est donc que quand on accepte la charge, et je crois qu'il l'a accepté deux fois la charge, on pose les priorités. Il fait un autre choix à la fois de ce que le Premier ministre a appelé la démocratie parlementaire. Je pense qu'il y en avait avant. Ça, ce n'était pas un bon choix ? De dire finalement ce sera le budget du Parlement, faites-le, travaillez-le, faites-vous d'accord ? Vous plaisantez là ? C'est un petit peu ce qu'il a dit. C'est ce qu'il a mis sur la table. C'est ce qu'il a dit, mais c'est une vaste plaisanterie. Et en plus, on vous dit... Pourquoi c'est une plaisanterie ? Vous n'avez pas l'impression de travailler sereinement ? Mais comment...

Vous ne pouvez pas travailler sereinement quand vous n'avez aucune priorité, vous ne rendez pas d'arbitrage. Parce que ça, c'est... Il y a un objectif, c'est de rester en dessous de 5% du déficit. C'est refiler le mystique gris de l'instabilité. Donc il se défausse sur le Parlement ? Jusqu'à maintenant, oui. Écoutez, il y a le résultat à l'Assemblée nationale, il y a eu 40 jours de débat pour finir par un vote pour. Un vote pour. Écoutez, si vous appelez ça la démocratie parlementaire, c'est un échec total. Mais ce n'est pas parce que c'est un échec... Moi, je mets en priorité la situation de notre pays, le redressement de notre pays. j'ai un côté patriote.

Moi, je veux une France, je suis comme ça, je veux une France qui réussisse. Et je le redis, cette France, c'est celle du dépassement. Mais pas du dépassement méthode Macron qui arrive là où on en est aujourd'hui. Le dépassement pour réussir. Vous, vous nous dites que vous croyez à un compromis entre députés et sénateurs. Ça veut dire qu'il va falloir lâcher sur certains points de côté du Sénat. Sur quel point vous êtes prêt à lâcher ? Écoutez, faisons le débat budgétaire jusqu'au bout. On connaît nos priorités.

Moins de fiscalité, moins de dépenses publiques, redressement des comptes et, avec un objectif, faire en sorte de redonner un peu plus de capacité collective à notre pays de se développer, notamment grâce ou avec nos acteurs économiques. Donc, il ne faut pas une France qui s'essouffle, il faut une France qui se resserre, qui se réunissent pour, avec ses forces et notamment implanter dans les territoires avec notre économie, sans oublier évidemment les communes, puisque finalement les communes et les territoires sont des alliés dont on a besoin pour créer des dixièmes de points de croissance. Voilà, c'est la ligne.

On va regarder, parce que j'ai un peu de mal de voir quelle est la ligne qui est sortie de l'Assemblée nationale où on a quand même le sentiment qu'il y a de la négociation à tout bout de champ. Oui, il faudra la négociation, mais pas n'importe comment, pas à n'importe quel prix, il faut que ce soit dans l'intérêt collectif de la France et des Français et il y a encore du travail. Mais par exemple, sur la question des impôts, sur la question des taxes sur les entreprises, est-ce que là, vous êtes prêt à un compromis ? Je vous dis, on est prêt à discuter de tout, mais il faut savoir exactement ce qui va être dans la négociation.

Donc, on rend notre copie et on verra ce que le gouvernement et l'Assemblée attendent. Le gouvernement, est-ce qu'il donnera un signe ou deux ? Mais on va se le dire. Dans la commission mixte paritaire, c'est évidemment l'Assemblée et le Sénat. Donc, il faut… Ça vous paraît possible de rester en dessous des 5% ? Ça, c'est l'objectif du gouvernement. Écoutez, si on n'y arrive pas, je le dis, si on n'y arrive pas, c'est un échec total. On ne peut pas… L'idée, si vous voulez, c'est quand même de se dire que si on n'est pas capable aujourd'hui dans une situation qui est difficile où tous nos partenaires européens, au sortir de la crise sanitaire, rendraient la situation. Nous, on a laissé…

Enfin, les gouvernements successifs ont laissé filer les comptes et les déficits. Nous l'avons dénoncé. Il y a un an, il y a un an, à cette époque, on nous avait reproché des mensonges, puisque c'est ce qui avait été dit, par les exécutifs sortants, en tous les cas, les deux premiers ministres et les ministres en charge des comptes publics et de l'économie, on nous a reproché d'avoir dit des contre-vérités, d'avoir fait de la mauvaise politique. Moi, la mauvaise politique, c'est juste de dire la vérité aux gens et d'essayer de nous reprendre pour remettre le pays et lui donner un peu plus de force pour réussir. Un mot là-dessus, justement, Stéphane.

Vous avez, en ouverture des débats la semaine dernière, vous avez redit que vous estimiez que Bruno Le Maire avait menti devant la représentation nationale pendant son audition par la commission d'enquête sur les finances de la France. Est-ce que vous maintenez vos propos aujourd'hui ? Absolument. J'ai reçu, j'ai pris connaissance de notes et des courriers adressés au Président de la République qui mettent en lumière des déclarations publiques complètement contraires aux écrits qui circulaient à l'intérieur du gouvernement avec des notes internes et des lettres adressées au Président de la République.

Ça veut dire que vous avez eu les lettres parce que vous avez réclamé justement les lettres que Bruno Le Maire dit avoir envoyées à l'exécutif et à Emmanuel Macron pour l'alerter sur le dérapage des finances publiques. Vous les avez eues ? Vous les avez lues ? Oui. Qu'est-ce qu'elles disent ? Il alertait, effectivement ? Oui. Une contradiction totale, selon vous, entre ce qu'il a pu... Mais il a vraiment écrit à Emmanuel Macron en l'alertant sur le dérapage ? Oui, il y a eu des alertes. Donc, si vous voulez, moi, je n'arrive pas à tout faire en même temps. On est concentré sur le budget, mais ce dossier n'est pas refermé.

Ça veut dire qu'il faut prendre des sanctions contre l'ancien ministre de l'Économie et des Finances ? Écoutez, on n'en est pas là. On avait écrit, on l'a fait savoir à l'époque, avec le président de la commission des finances, Claude Rennal, pour savoir par rapport à ce qui s'écrivait dans la presse, si oui ou non, il nous manquait des documents par rapport à ce qu'on avait demandé et aux déclarations de Bruno Le Maire à cette époque.

Il nous a adressé effectivement des éléments nouveaux dont on n'avait jamais eu connaissance auparavant et dans lesquels il y a clairement des contradictions par rapport à tout ce qui nous avait été dit et aux déclarations qui avaient été faites Ça veut dire que lui il a alerté. Est-ce que vous dites encore que c'est lui le responsable du dérapage ? Écoutez, forcément pour une partie parce que quand vous alertez et que vous restez au gouvernement, ça s'appelle assumer. D'ailleurs, il l'a dit, on ne démissionne pas quand on perd un arbitrage. Je pense que le moment est suffisamment grave pour ne pas en rajouter et nous ferons ce que nous pensons devoir faire prochainement. Et c'est-à-dire ?

Vous allez réauditionner Bruno Le Maire ? Vous allez entendre Elisabeth Borne ? Nous ferons ce que nous pensons devoir faire. C'est trop tôt pour le dire. Je ne suis pas là pour faire des déclarations, pour refaire un buzz. Je leur dis, les Français paient aujourd'hui les conséquences d'erreurs. D'erreurs qui, aujourd'hui, coûtent cher. D'erreurs qui provoquent des tensions dans la société avec une forme de radicalité dont on a du mal à percevoir jusqu'où cette radicalité peut s'exercer. Donc, si vous voulez, je pense que chacun doit, à cet instant, mesurer, je dirais, l'étendue du désastre.

Mais, on ne se taira pas parce que, quand même, un certain nombre de positions, de déclarations sont aujourd'hui prises en défaut par, effectivement, ce que révèlent ou ce que disent ces notes. Donc, l'affaire n'est pas conclue. – Mais ce sera quoi ? Des suites parlementaires ? Il peut y avoir des suites judiciaires ? – Moi, quand vous êtes sénateur, c'est le Parlement. Le Parlement, dans sa mission et son rôle de contrôle. Là aussi, maîtrise de soi et, comment dirais-je, rétablir les faits et la vérité. C'est déjà beaucoup. C'est la fierté du Parlement de pouvoir le faire et on le doit aux Français. On le doit d'abord au Parlement et puis on le doit aux Français.

– Pour revenir au budget, sur les économies, est-ce qu'il faut réduire le nombre de fonctionnaires ? C'est la question ce matin, la Une de Ouest France. – Oui, on doit faire un effort collectif. Nous, on est parti sur le principe de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux hors fonction régalienne. Il faut l'annoncer et le préparer et le préparer parce qu'on a un certain nombre… De toute façon, les fonctionnaires, c'est assez simple. si vous regardez les choses, on a ajouté des fonctionnaires à tous les niveaux, à tous les étages. Mais prenons simplement la fonction publique d'État. Dans le quinquennat précédent, on devait avoir 50 000 fonctionnaires de moins. On en a eu 50 000 de plus.

Cette année, on nous propose encore 8 000 créations de postes de fonctionnaires. Est-ce que les services publics dans leur ensemble sont aujourd'hui mieux organisés ? Est-ce que le taux de satisfaction continue de monter ? Le constat est plutôt à l'inverse. Il y a un débat aussi sur le nombre de professeurs. Compte tenu de la démographie scolaire qui est en baisse, est-ce qu'il faut réduire le nombre de professeurs ? Je pense que ce n'est pas un gros mot ni insultant de se dire que comme dans beaucoup de domaines, il faut ajuster. Je dis bien ajuster. Et là, évidemment, nous, on a posé une ambition. Tout ça peut s'ajuster, mais oui, il le faut. Et il le faut...

Vous allez demander combien de réduction ? C'est dans la copie. On est parti aujourd'hui au global sur 8 000. et on verra quel est le point d'atterrissage. Mais quand on a une démographie scolaire qui s'étiole, qui va même s'effondrer, on a une responsabilité collective, ça va être de bâtir le projet éducatif et de réussite scolaire de demain. Donc, il faut que tout le monde regarde les choses en face. Il faut la démographie, mais en face de la démographie. Parce que la démographie, pardon, c'est mécanique. Par contre, derrière, il y a l'acquis des connaissances.

Et le moins qu'on puisse dire, c'est que depuis trop longtemps aujourd'hui, dans les études et classements PISA, donc les classements internationaux, on n'est pas les premiers de la classe. Donc, si on arrive à être tout en haut, à remonter, je vais vous dire, ça veut dire qu'on aura fait collectivement un effort. C'est cette ambition qu'on doit avoir. Parce que des jeunes qui ont les connaissances, vous leur donnez les clés pour réussir. une fois qu'ils ont les clés pour réussir, c'est plus simple de retrouver, je dirais, cet élan, cette ambition collective de faire France ensemble. Faire France ensemble, ce n'est pas un mot creux.

– Une question sur l'autre partie du budget, le budget de la sécurité sociale, il arrive en deuxième lecture dans l'hémicycle à l'Assemblée demain, après l'échec de la commission mixte paritaire. Le texte a déjà été rejeté en commission à l'Assemblée la semaine dernière. Comment est-ce que vous voyez tout ça atterrir ? Et si les députés votaient à nouveau contre le texte d'ici le 9 décembre, qu'est-ce qui se passe après ? – On n'est sûr de rien, en tous les cas, dans la procédure, on va voir ce que font les députés.

Je pense qu'il faut faire attention, pour les deux chambres, il faut faire attention à ne pas être, comment dirais-je, en opposition frontale, parce que ça voudrait dire que les fractures… – Pour l'instant, c'est le cas. Il faut le dire comme ça. – C'est pour ça que je vous le dis. Il faut être lucide. – Chaque chambre a affirmé ses positions. Elles sont quand même, je le dis au Sénat, il faut quand même regarder, ça fait plusieurs années que le Sénat, sur les comptes sociaux et les comptes de la nation, attire l'attention sur la dégradation. Je regarde, par exemple, sur l'UNEDIC, dans le projet de loi de finances, l'État vient en garantie de l'UNEDIC.

là où l'UNEDIC avait une situation qui était plutôt intéressante. Donc, cette espèce de manque de courage pour assumer la responsabilité, je dirais, d'un retour progressif à l'équilibre budgétaire. L'équilibre budgétaire, ce n'est pas quelque chose qui ne concerne que ceux qui s'intéressent aux finances, c'est comme dans une famille, comme dans une entreprise, quand les comptes sont tenus, c'est plus simple de préparer l'avenir. Quand vous êtes… Mais pour qu'il y ait un budget moins en déficit, il faut qu'il y ait un budget de la Sécurité sociale. Sinon, c'est 30 milliards de déficit l'année prochaine.

Est-ce que vous dites, tant pis, les LR doivent lâcher sur la suspension de la réforme des retraites pour garantir un budget ? Je laisse… Enfin, notre famille politique, je crois, n'a pas pour, comment dirais-je, mantra, l'irresponsabilité, ni politique, ni budgétaire. Mais il faut que chacun se comprenne, et j'espère qu'une voie de passage sera trouvée dans le respect des orientations des deux chambres. – Mais ce n'est pas grave, vous lâchez sur la suspension de la réforme des retraites, c'est la ligne rouge des socialistes. – Mais écoutez, les socialistes… – Mon Dieu, il vaut mieux ça que pas de budget ?

– Ah mais de toute façon, on a besoin d'un budget parce que, je vais vous dire, ma crainte, si on n'a pas de budget, ma crainte, c'est les Français vont nous dire, bon, maintenant, ça suffit. Ça suffit. Et là, ça va avoir un impact sur les élections municipales parce que ce sera le premier moment où les Français pourront exprimer leur ras-le-bol par rapport à cette situation que l'on n'arrive pas à dénouer. Et ça s'exprimera dans les villes. Et j'ose espérer que ça ne s'exprimera pas autrement. Donc c'est une responsabilité collective du Parlement dans le bazar qui a été organisé quand même, je le redis, à l'initiative. Alors le Premier ministre a dit, je veux bien qu'on me reproche tout.

Monsieur le Premier ministre, il faut juste dresser un constat. le constat, c'est qu'il y a eu pour le moins des manques, des zigzags. Vous avez perdu le fil, vous avez perdu aux Français, ils ne comprennent plus rien. Donc à quand une parole forte, simple et qui donne à croire un rassemblement ? On a une responsabilité. En tous les cas, à mon niveau, je ferai tout ce que je peux pour poser les conditions de l'obtention d'un budget avant la fin de l'année. Merci Jean-François Husson. Merci beaucoup d'avoir été notre invité rapporteur général du budget ici au Sénat. La une de Ouest France, on en a parlé. Stéphane, faut-il réduire le nombre de fonctionnaires ? C'est à la une de votre journal.

Merci beaucoup Stéphane. À la semaine prochaine, on regarde ce qu'il y a à la une de nos régions. Et c'est l'heure de notre reportage. À l'occasion des fêtes de fin d'année, les militaires français en mission en France ou à l'étranger et donc loin de leur famille recevront des colis de Noël contenant notamment des dessins d'enfants. C'est une opération qui est réalisée tous les ans et ce depuis une trentaine d'années par l'association Solidarité Défense. À travers ses actions, elle se donne pour mission de maintenir le lien armée-nation. Clément Guillaumeau a assisté à la confection de ces colis il y a quelques semaines.

54:36
Locuteur non identifié

Ce n'est pas l'atelier du Père Noël, mais presque. Pendant une semaine, 50 bénévoles se sont relayés pour confectionner

54:43
Présentateur

ces colis envoyés aux militaires français en mission pour les fêtes de fin d'année.

54:47
Locuteur non identifié

Dedans, il y aura une lettre de Solidarité Défense, une lettre de M. le Président de la République, un petit flyer, puis ensuite des dessins d'enfants et des cadeaux comme un porte-médaille, un coussin de voyage, des fruits secs, un jeu de cartes. C'est important parce qu'ils nous défendent mais ils ont aussi besoin de se sentir soutenus.

55:08
Invité

La pièce maîtresse de ces colis, des dessins d'enfants venus de 700 écoles, une marque de soutien singulière envoyée aux forces armées du pays.

55:16
Auditeur

J'aime aussi beaucoup voir les dessins. Je ne sais pas si vous avez pu filmer les dessins, mais chacun raconte vraiment une histoire et ça raconte aussi le rapport qu'on a avec nos militaires. Ils nous sont très chers et je pense que dès l'enfance, ils nous sont très chers et ça nous reste.

55:33
Locuteur non identifié

Pour les militaires déployés sur le terrain, la réception d'un de ces colis le 25 décembre est un moment particulièrement attendu.

55:39
Invité

C'est extraordinaire, ça donne du bon mot cœur. Je peux vous le dire que quand on le reçoit sur un théâtre d'opération, on est vraiment content. C'est un super cadeau, ça vaut tous les cadeaux du monde.

55:47
Présentateur

Au-delà de simples cadeaux de Noël, le président de l'association Solidarité Défense, qui est à l'initiative de cette opération depuis 30 ans, explique qu'il s'agit surtout de renforcer le lien entre la société et les armées. Je pense que nos concitoyens ont de plus en plus conscience que nos valeurs, notre liberté ont besoin d'être défendues, qu'il peut y avoir aussi des dangers. L'actualité le montre. Et c'est donc un bon moment de faire passer ce message que l'armée, c'est l'armée de la nation. Ce n'est pas une entité distincte. Le lien armée-nation, c'est une belle idée. Mais il faut que ça s'incarne, il faut que ça se concrétise. Et recevoir ce dessin, c'est extrêmement parlant.

Grâce au soutien financier

56:35
Invité

de nombreux mécènes, cette année, l'association enverra des colis de Noël à plus de 10 000 militaires en opération.

56:43
Présentateur

Et on poursuit le tour de l'info dans nos régions. On va parler de l'ouverture des stations de ski. On est en décembre, c'est la saison. Et pour ça, on va retrouver Cyril Pelleva. Bonjour Cyril Pelleva, sénateur les indépendants de la Haute-Savoie. Merci beaucoup d'être avec nous. Comment s'annonce cette saison de ski, Cyril Pelleva ? Écoutez, la saison s'annonce plutôt bonne. On a eu des chutes de neige ces dernières semaines qui ont permis l'ouverture anticipée de certains domaines skiables. Donc, je lisais ce matin dans les médias des climatologues qui disaient qu'on n'avait pas eu de telles quantités depuis 30 ans, depuis 1996,

57:18
Invité

en cumulé.

57:20
Présentateur

Ça annonce bonne, mais on en parle souvent dans cette émission entre le réchauffement climatique, les difficultés de pouvoir d'achat. Est-ce que les stations de ski, elles doivent réinventer leur modèle ?

57:32
Invité

Oui, d'une façon générale, on voit que, basé sur les modèles clim-snow qui ont pu être faits

57:37
Jean-françois Husson

ces dernières années, qu'il y a certaines stations de ski qui seront pérennes au-delà de 2050, il y en a certaines qui vont devoir s'adapter avant, du fait justement d'épisodes saisonniers

57:46
Présentateur

de neige. Donc, on sait qu'il y aura de la neige, mais par contre, peut-être que ça sera focalisé sur certaines périodes de l'année. Il y a des années, il y en aura peut-être moins ou plus. Donc, on voit qu'aujourd'hui, les stations font des efforts déjà pour sécuriser l'enneigement avec de la neige de culture et des enneigeurs. On voit également qu'il y a une diversification qui se fait notamment sur l'été et sur les ailes de la saison. On peut appeler le 4 saisons ou le 2 saisons plus. Et finalement, on voit qu'on a des fréquentations qui sont globalement en hausse en été et également en hiver. Je disais les derniers chiffres, on est à plus 2%, en tout cas sur la saison hivernale.

Et donc, il faut plus étaler, plus faire des stations 4 saisons ? En tout cas, aujourd'hui, je pense que la plupart des stations dans lesquelles j'ai l'honneur de visiter, etc., on le voit, elles font des efforts qui sont conséquents

58:33
Jean-françois Husson

sur l'été et également sur l'hiver pour amener

58:36
Présentateur

des services complémentaires.

58:37
Jean-françois Husson

Ça peut être des luges de 4 saisons, ça peut être des activités autres, y compris du balnéaire, des spas et j'en passe, et également de nouvelles activités. Donc, c'est vrai que quand on parle au niveau des professionnels, ils n'aiment pas le terme des 4 saisons parce que les professionnels aiment bien avoir des temps de repos entre les 2 saisons, mais on voit qu'on a tendance relativement à élargir et de plus en plus loin dans la fermeture après, sur la saison hivernale

59:01
Présentateur

et également sur la saison estivale avec finalement des coupures qui, comment dire, sont de plus en plus restreintes et quelque part qui permettent aussi de garder du personnel et de s'aider des personnes, notamment dans les domaines de la restauration, de l'hôtellerie et autres. Il y a un autre sujet d'actualité qui suscite l'inquiétude dans les stations de ski, c'est la Convention citoyenne pour les rythmes scolaires qui propose de passer les vacances scolaires de 3 à 2 zones. Est-ce que ça, ce serait un coup dur pour les stations de ski ? Est-ce que vous demandez au gouvernement de ne pas appliquer cette mesure, de ne pas la retenir ?

59:30
Invité

Écoutez, je pense qu'aujourd'hui

59:31
Jean-françois Husson

on a un modèle qui fonctionne et chaque année, en tout cas tous les 3 ans quand il y a les rythmes, on envoie des courriers au niveau du gouvernement

59:38
Présentateur

pour être sûr d'avoir un échelonnement

59:41
Jean-françois Husson

qui soit correct

59:41
Présentateur

des vacances parce qu'au-delà des 3 zones françaises, on a aussi les zones qui dépendent d'autres pays, donc je pense à l'Angleterre, aux Pays-Bas, à la Belgique, etc., qui sont aussi des clients de nos domaines skiables. Donc je pense qu'aujourd'hui le fonctionnement avec une fréquentation qui est échelonnée sur les saisons est pour le moins la meilleure des solutions. Donc effectivement, il faut qu'on regarde exactement le gouvernement où il veut aller et quel serait derrière l'impact sur les zones, mais je pense qu'au niveau des professionnels, d'avoir des zones plus importantes avec basées aussi

1:00:10
Jean-françois Husson

sur des vacances qui sont le plus proche des périodes d'enneigement parce qu'on voit que sur les vacances de Pâques, si on décale sur le mois trop, sur le mois de mai, etc., forcément, on ne va plus au ski, mais on va plutôt à la mer. Donc voilà, il faut qu'on arrive à trouver ce consensus. Donc oui, moi je demande au gouvernement de regarder et d'associer les acteurs et de regarder ce qui fonctionne. En tout cas, le modèle des 3 zones aujourd'hui est un modèle

1:00:31
Auditeur

qui nous convient bien.

1:00:33
Présentateur

Merci beaucoup Cyril Palva, merci d'avoir été avec nous sénateurs les indépendants de la Haute-Savoie. Bonne saison du coup, qui s'annonce bonne, vous nous l'avez dit, la saison de ski. Merci beaucoup d'avoir été avec nous. Alexandre, on va nous regarder ce qu'il y a à la une de la presse régionale. Vous avez fait le tour de nos quotidiens régionaux. On commence par le choc en Meurthe-et-Moselle après la mort de 5 personnes dans l'incendie de leur maison.

1:00:54
Invité

Oui, un drame qui s'est déroulé à 9 maisons dans la banlieue de Nancy et qui fait la une de l'Est républicain. 5 personnes, dont 3 adolescents, ont trouvé la mort dans l'incendie de leur maison durant la nuit de samedi à dimanche. 70 sapeurs-pompiers et une quarantaine de véhicules sont intervenus pour éviter que ce violent incendie ne se propage aux maisons voisines. L'origine du drame reste inconnue. Une enquête a été ouverte.

1:01:15
Présentateur

À la une de la dépêche du midi, ce sont les élections municipales et la première préoccupation des électeurs, c'est le logement.

1:01:22
Invité

Oui, l'accès au logement concentre les crispations dans la société et les attentes sont très fortes vis-à-vis de nos élus municipaux. 70% des Français estiment qu'il est difficile de trouver un logement dans leur commune. Deux tiers des Français souhaitent plus d'avantages fiscaux pour les propriétaires qui mettent leurs biens en location pour une longue durée. Et puis, 73% des personnes interrogées pensent qu'il faut faciliter l'expulsion des locataires mauvais payeurs selon le baromètre Odoxanexity paru dans la dépêche du midi.

À lire aussi dans la dépêche une interview du président de la Fédération nationale de l'immobilier qui estime, je cite, que les pouvoirs publics mettent tout en œuvre pour empêcher la construction.

1:01:58
Présentateur

Près de Dijon, une bouteille de whisky a été vendue 140 000 euros. Et oui, car il s'agit du plus vieux whisky du monde. Un Glen Nivet

1:02:07
Invité

mis en fût il y a 85 ans. Effectivement, en 1940, l'entreprise Gordon & McPhail décide de remplir un fût de 500 litres de single malt. 85 ans plus tard, en février dernier, le breuvage a été mis en bouteille. 125 bouteilles, dont 4 seulement destinées au marché français. Et c'est un magasin de vin et spiritueux de Chenov près de Dijon qui a eu la chance de réaliser cette vente exceptionnelle d'une bouteille au prix de 140 000 euros. Alors, le commerçant indique n'avoir perçu pas une énorme marge, à peine 2% sur le prix de la bouteille, mais il le dit, il profite surtout de la notoriété de cette vente.

Donc, le plus vieux whisky du monde, comme tous les alcools, est bien sûr à consommer avec modération.

1:02:47
Présentateur

Évidemment, surtout à ce prix-là, on a envie de vous dire. Ça calme les ardeurs. On finit par une belle histoire.

1:02:54
Invité

Oui, l'histoire d'une naissance pas comme les autres, celle d'Arthur, né en juillet dernier dans l'ambulance des pompiers de Givet, une commune des Ardennes. Arthur était pressé d'arriver et sa mère Clémence a accouché dans le véhicule à peine arrivé sur le parking de la maternité. Et donc, ce week-end, Arthur et ses parents étaient les invités de la Sainte Barbe, la fête des sapeurs-pompiers à la caserne de Givet. Et un adjudant-chef témoigne, je le cite, c'est assez dingue de se dire qu'un bébé est né dans mon ambulance. On a fait tellement d'interventions difficiles par le passé. C'est une belle histoire qui redonne foi en ce qu'on fait.

1:03:25
Présentateur

Merci beaucoup. Merci Alexandre pour ces belles histoires. On va revenir à la politique. Semaine décisive pour Sébastien Lecornu qui multiplie les consultations avec les parlementaires, les partenaires sociaux sur le budget. Il sera même présent demain à l'Assemblée nationale pour la nouvelle lecture du budget de la Sécurité sociale. Alors, peut-il réussir son pari ? Avant d'en débattre avec nos éditeurs réalistes, on regarde ce sujet de Clément Guillaume.

1:03:49
Invité

Les jours passent et la question reste la même. Un compromis autour du budget est-il encore possible ? Possible, on ne sait pas, mais souhaiter, c'est de plus en plus évident. Par exemple, du côté des Républicains, on insiste, il est primordial de parvenir à un accord. Moi, j'y crois totalement pour une simple et bonne raison. C'est que vous savez, la Constitution nous a donné des outils pour voter le budget quand on est dans une situation un peu exceptionnelle. Il y a deux outils, les ordonnances ou la loi spéciale. Aujourd'hui, le Prémi-ministre l'a dit, il ne veut pas d'ordonnances et il est plutôt sur une loi spéciale.

Sauf que la loi spéciale, je le répète, on l'a eu en 2025, c'était en fait deux mois de discussion en janvier et en février, c'est très coûteux, c'est 12 milliards d'euros et aujourd'hui, personne n'a intérêt en fait à ne pas voter le budget. Hier, dans le journal Le Parisien, le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale ne cachait pas ses inquiétudes. Tout est encore possible mais tout peut dérailler, ça peut mal se terminer, il y a un risque. Des inquiétudes qu'on partage même dans les rangs de la majorité.

1:04:48
Jean-françois Husson

Sans projet de loi de finances de la Sécurité sociale de voter, le déficit de la Sécurité sociale atteindrait 30 milliards d'euros l'année prochaine pour donner un deuxième chiffre.

1:04:57
Locuteur non identifié

L'objectif du gouvernement c'était 17 milliards. Donc on aurait 30 milliards de déficit

1:05:04
Jean-françois Husson

l'année prochaine. Rappelons-nous que les déficits étaient de 15 milliards en 2024. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que sans projet de loi de finances de la Sécurité sociale de voter, le déficit de la Sécurité sociale aurait doublé, doublerait en deux ans.

1:05:17
Présentateur

C'est absolument colossal. Il n'y a pas de plan B.

1:05:20
Invité

La secrétaire générale de la CFDT réclame elle aussi un compromis sur le budget et la perspective d'une potentielle dissolution de l'Assemblée en cas d'échec. Marie-Lise Léon ne préfère pas l'envisager.

1:05:30
Jean-françois Husson

Moi je pense qu'aujourd'hui il faut qu'il puisse y avoir un compromis. Il faut que déjà l'étape du budget de la Sécurité sociale passe puisqu'après il y a le budget de l'État qui va devoir être discuté et qu'un nouveau chaos politique avec la perspective

1:05:44
Invité

d'une nouvelle dissolution je pense que c'est terrible. On n'a absolument pas besoin de ça dans la période. Prochaine échéance le 9 décembre l'Assemblée nationale votera à nouveau le budget de la Sécurité sociale et le 15 décembre ce sont les sénateurs qui se prononceront pour la première fois sur le projet de loi de finances.

1:06:00
Présentateur

Et on va en parler avec vous Mathieu Soukir bonjour merci d'être là Yves Tréard avec nous comme tous les lundis merci d'être avec nous directeur adjoint de la rédaction du Figaro on le voit Sébastien Lecornu qui reprend donc son bâton de pèlerin cette semaine il reçoit notamment les socialistes aujourd'hui il va recevoir également d'autres parlementaires les partenaires sociaux demain il sera à l'Assemblée encore une fois dans la discussion générale sur le budget de la Sécurité sociale est-ce qu'il peut réussir son pari ou pas Yves ?

On ne va pas insulter l'avenir donc on le souhaite enfin en tous les cas je pense que c'est souhaitable parce que sinon on va au fil droit vers une nouvelle crise politique je ne sais pas parce que nous sommes en crise politique depuis pas mal de temps donc on va laisser ces négociations se faire mais sur quel budget ? Pourquoi ? C'est ça l'intérêt aussi c'est de savoir sur quel texte on débouche est-ce que c'est un texte qui coûte cher ou c'est un texte qui fait faire des économies ?

C'est tout le sujet et il en va de même d'ailleurs pour le budget général pour le budget de l'État donc on va voir je n'ai pas d'idée préconçue si vous voulez sur ce qui pourra déboucher moi je pense qu'il peut évidemment arriver à un compromis mais à ce moment-là il va être obligé de lâcher sur beaucoup de chapitres et à ce moment-là ce sera un très mauvais budget Un budget qui ne satisfait personne est-ce qu'il peut trouver un budget au moins qui concilie les volontés de la droite et de la gauche ?

Ce qui est un peu lunaire c'est qu'on a une majorité d'acteurs qui appellent au compromis au nom de la stabilité politique donc à l'exception de la France Insoumise et du Rassemblement National Ce qui est pas mal déjà Certes mais ça ne fait pas une majorité et donc on a apparemment en tout cas si on croit ce qu'ils disent toutes les autres forces politiques qui appellent à un compromis à une stabilité et donc ce qui est lunaire c'est le décalage entre l'appel au compromis et la réalité de ce compromis qui ne vient pas ou qui s'établit article par article amendement par amendement au gré d'union d'alliances totalement baroques totalement contre nature et totalement incohérentes et donc là effectivement on a un vrai sujet avec ça alors je ne sais pas s'il y a une voie de passage pour Sébastien Lecornu je ne sais pas s'il y croit encore si tout ce qu'on entend relève de la méthode Coué ou d'autres choses de calculs voire même de discussions en coulisses qui se poursuivent et qui sont censées aboutir Sébastien Lecornu s'était donné pour mission non pas de durée mais en tout état de cause de donner un budget à la France quitte à chuter derrière on voit bien que ce qui pourrait se passer relèverait de l'inverse en réalité on ne trouve pas de majorité pour faire adopter un budget mais on voit bien qu'il n'y aura pas a priori de majorité non plus pour faire chuter le gouvernement parce que la menace de la censure avec laquelle on a vécu pendant des mois et des mois et donc avec derrière la menace de la censure le risque ou la perspective d'une dissolution d'une nouvelle dissolution ça pour le coup notez qu'on n'en parle plus du tout depuis quelques semaines et si on réévoque même la possibilité du 49-3 que Sébastien Lecornu dont Sébastien Lecornu avait mis la suppression en fait dans la balance pour concilier notamment avec le parti socialiste c'est le parti socialiste désormais qui réévoque l'idée d'un 49-3 le 49-3 pouvant arranger tout le monde il n'est pas question dans ces conditions de faire adopter un budget mais dans le même temps il n'est pas question non plus de faire chuter le gouvernement donc on pourrait se retrouver avec une situation politique qui n'était pas celle envisagée jusqu'à présent c'est-à-dire pas de budget voté mais pas de censure votée non plus donc du coup effectivement un état qui continue à fonctionner et le gouvernement qui multiplie je vous redonne tout de suite la parole il est juste le gouvernement qui multiplie les appels aux compromis pardon c'est le cas encore ce matin du ministre de l'économie Roland Lescure

1:09:45
Invité

chacun doit prendre ses responsabilités et effectivement négocier de manière à trouver un compromis si vous dites 49-3 au fond vous déresponsabilisez tout le monde donc pas de 49-3 on est tous responsables

1:10:03
Présentateur

on fait tous mais pas les uns vers les autres qui permettent in fine de faire du compromis ça se fait dans tous les pays du monde et moi je suis intimement persuadé aujourd'hui parce qu'il y a une majorité de députés qui le veulent que c'est possible c'est possible c'est aussi ce que nous disait Jean-François Husson le rapporteur tout ça c'est du budget chacun sauve sa peau dans cette histoire parce que personne n'a intérêt à la dissolution en dehors de LFI et du Rassemblement National donc d'accord mais parce qu'ils savent que de tout à l'heure ils ont très ils ont beaucoup à perdre les uns et les autres le gouvernement il a à perdre évidemment puisqu'il chuterait les parties du bloc central si jamais il y avait une dissolution ils partiraient en charpie c'est pareil pour LR c'est pareil pour le PS ce ne sont que des perdants parce que moi je veux bien qu'on arrive ils arrivent à se mettre d'accord tous ensemble mais ils se mettent d'accord à la mesure des intérêts de chacun donc de tout à l'heure ça va être très difficile pour eux de trouver un accord et si d'aventure ils s'exposent à une censure si cette censure est suivie des faits parce que c'est pas sûr et que cette censure se conclue par une dissolution je vous raconte pas le coup de tonnerre qu'il y a dans la classe politique française où il y a on rebat les cartes complètement donc on est dans une situation qui est quand même assez particulière où je crois que de toute manière une chose qu'on oublie c'est qu'il peut très bien y avoir une loi spéciale une loi spéciale qui nous renvoie au début de l'année prochaine et puis au début de l'année prochaine il y a les municipales donc on essaye d'enjamber tout ça enfin bon l'avenir est très incertain et on observe le spectacle auquel on assiste est à la fois inintéressant et incompréhensible on a donc un appel au compromis qui vient d'à peu près tout le monde et on a eu en tout cas pour ce qui était de la première lecture on a eu un budget qui a été voté par un député c'est-à-dire qui a fait donc l'unanimité contre lui ou à peu près et y compris le socle commun ou l'ex-socle commun qui est quand même censé être en appui du premier ministre qui n'est pas au rendez-vous mais qui a quand même un spectacle d'immaturité politique voire d'irresponsabilité politique qui est relativement inédit et encore une fois on observe des sondages à peu près tous les jours qui nous disent une chose l'anti-parlementarisme progresse ou en tout cas l'image du parlement se dégrade comme jamais comme jamais et qui tire les marrons du feu Jordan Bardella dont l'extrême droite en général et Jordan Bardella en particulier qui est confirmé à chaque sondage comme le grand favori de tous les prochains scrutins et que vont faire les républicains qui détiennent l'une des clés de ce compromis on va voir ce qu'en dit Valérie Pécresse elle était ce matin sur TF1

1:12:53
Jean-françois Husson

un compromis oui de la compromission non un budget oui mais pas un budget à tout prix un budget qui détricoterait toutes nos politiques sociales un budget qui taxerait tout ce qui marche dans notre pays voilà un compromis oui mais pas à n'importe quel prix

1:13:10
Présentateur

oui bah oui c'est à l'aune des intérêts de chacun de toute manière mais c'est vrai qu'il ne faut pas un compromis à n'importe quel prix mais est-ce que le plus dur pour Sébastien Lecornu finalement c'est de convaincre le bloc central l'ex-socle commun bah c'est de convaincre tout le monde s'il convainc les socialistes il ne convainc plus le bloc central s'il convainc le bloc central il ne convainc plus les socialistes enfin c'est une histoire de fou si vous voulez il n'y a pas de sincèrement de toute manière ça sera un mauvais budget est-ce qu'il peut réutiliser le 49-3 hier dans le Paris bah oui bien sûr il ne semblait pas complètement il peut très bien revenir avec le 49-3 une fois qu'il l'aura décidé dans la coulisse avec le parti socialiste et le parti socialiste comme l'a dit Mathieu n'a pas l'air complètement hostile à cette hypothèse-là c'est ce qu'on comprend hier dans l'interview de Boris Vallaud et d'autres l'ont dit de façon plus mezzo-voce par le passé je ne fais pas de politique mais j'avoue que je ne comprends pas pourquoi un compromis ne se trouve pas sur la base du budget de l'année dernière qui avait été négocié par François Béroud alors avec la promesse d'un conclave sur les retraites là par définition on a changé d'époque sur la question des retraites et donc le deal avec Sébastien Lecornu c'était bien l'abrogation ou la suspension de la réforme mais j'avoue que je n'arrive toujours pas à comprendre pourquoi le budget 2025 assorti de la suppression de la réforme des retraites n'est pas la base consensuelle sur laquelle tout le monde pourrait s'entendre donc effectivement on a une classe politique qui va être tentée de revenir sur la promesse entre guillemets faite par Sébastien Lecornu de ne pas recourir au 49-3 sur demande du parti socialiste pour franchir la haie et avoir un budget mais encore une fois on ne sait de toute façon pas quel budget sera adopté ni avec quelle procédure malgré tout on est aujourd'hui totalement perdu et on suivra et on suivra donc les débats budgétaires qui se poursuivent au Sénat sur le budget de l'État qui reprennent demain à l'Assemblée nationale sur le budget de la sécurité sociale autre thème de ce débat on va reparler du Sénat qui a rendu un rapport sur la lutte contre l'antrisme islamiste parmi les propositions interdire le voile ainsi que le jeûne pour les moins de 16 ans on va écouter ce qu'en pense le ministre de l'Intérieur Laurent Munez c'était hier sur BFM je viens sur le voile interdire le voile pour les mineurs dans l'espace public je viens sur le voile

1:15:23
Locuteur non identifié

comme sur l'interdiction d'ailleurs du jeûne l'interdiction du ramadan pour les moins de 16 ans je viens sur ces deux mesures attention ce qu'on vise c'est des structures ce sont des individus qui portent un discours d'antrisme islamiste qui vise à terme à faire en sorte que la loi religieuse s'impose aux lois de la république c'est ça qu'on vise mais il ne faut pas oublier que l'antrisme je vous le redis on n'est pas dans la radicalisation violente on n'est pas dans des discours de haine donc on est sur un sujet qui politiquement est bien plus sensible on se rapproche pas mal du délit d'opinion donc il faut qu'on soit extrêmement prudent

1:15:57
Présentateur

que pensez-vous de la position du ministre de l'intérieur il marche sur des oeufs évidemment oui c'est ce qu'il vous dit non il faut savoir ce qui est réalisable ou pas interdire le voile sur la voie publique pour les moins de 16 ans paraît compliqué si vous voulez le problème c'est qu'on se réveille beaucoup trop tard il aurait fallu prendre le sujet il y a 30 ans le sujet il y a 30 ans était sur la table avec l'affaire du voile de Creil où la France a mis 15 ans à savoir ce qu'elle voulait à faire respecter la laïcité et elle a montré sa faiblesse et depuis qu'elle a montré sa faiblesse et bien ceux qui sont enfin les islamistes bon bah jouent avec ça et font de la provocation du militantisme et depuis on est perdu parce que en plus ils sont soutenus par des forces politiques qui s'en servent comme matériel électoral et font les idiots utiles donc voilà c'est on en est là on agit beaucoup trop tard je trouve que ceux qui sont un peu perdus ce sont en l'occurrence les sénateurs alors c'est un vrai débat en fait politique de société de fond qui n'a rien de médiocre en fait la place qu'on fait religion en général et par ailleurs la lutte contre un fondamentalisme religieux particulier mais là je trouve qu'on confond totalement la volonté de combattre l'antrisme de l'islamisme radical et l'interdiction de l'islam en fait dans les mesures qui sont égrenées dont on discute je ne vois pas en quoi le fait d'interdire dans des familles aux enfants de pratiquer le ramadan à des mères de famille qui accompagnent des sorties scolaires de porter leur foot je ne vois pas en quoi là on parle d'atteinte à la république et effectivement on a le sentiment qu'il y a une confusion une volonté d'interdire à une partie de nos concitoyens on parle encore une fois de concitoyens qui sont français en fait et qui selon les principes de laïcité peuvent pratiquer la religion qu'ils entendent comme ils l'entendent dès lors que ça ne se fait pas effectivement dans le domaine public et encore une fois les prescriptions alimentaires on ne va pas interdire aux jeunes cathos mineurs d'aller à la messe le dimanche ou de manger du poisson le vendredi donc là je trouve qu'il y a une confusion totale et pardon mais il me semble une forme d'instrumentalisation politique du sujet où je crains que les sénateurs en question en fait aient fait de cette question identitaire et musulmane en fait un enjeu de politique loin derrière la volonté de régler pour de vrai sur le fond le problème encore une fois je ne vois pas en quoi le fait d'interdire à des femmes qui portent le foulard d'accompagner une sortie scolaire ça va améliorer le vivre ensemble dans le pays et surtout ça va permettre de combattre l'islamisme radical vraiment je ne vois pas on est loin du ballon là quand même on est loin du ballon tout ça en fait et je pense qu'il y a une droitisation une instrumentalisation de ces sujets et une droitisation de la classe politique dans son approche qui ne fait pas écho fondamentalement à la façon dont la société civile en fait observe ces sujets-là dans les enquêtes d'opinion la société civile elle est plutôt tranquille et faite de tempérance elle est évidemment inquiétée par les progressions d'une forme d'islam particulier mais sur le vivre ensemble ça fait partie des sujets qu'on devrait confier là encore je trouve à une convention citoyenne on devrait dire à 150 français réunissez-vous réfléchissez auditionnez posez les bases de ce que vous jugez vous citoyens socialement politiquement acceptable et je suis sûr qu'il y aurait un hiatus un delta un écart avec la façon dont la société politique je suis radicalement en désaccord avec ça il n'y a pas de droitisation du tout il y a un problème majeur qui n'est pas un problème de droite et de gauche qui est un problème de laïcité qu'on fasse le jeûne qu'on observe le rite de sa religion évidemment le ramadan tout ça ça ne nous regarde que ceux qui le font mais c'est ça il y a que les sénateurs oui d'accord mais ça c'est sûr mais ça c'est pas une question de droitisation le problème de l'antrisme musulman c'est ce que la gauche d'ailleurs ne veut pas comprendre une partie de la gauche pas toute la gauche c'est ce que une partie de la gauche nous envoie dans le mur à cause de ça parce qu'elle est complètement dans le déni et dans l'aveuglement total pour des raisons d'ailleurs elle n'est pas aveugle du tout elle le fait sciemment c'est un c'est cynique c'est odieux mais absolument odieux tout comme le procès qui est fait le procès au sens littéral du terme qui est fait à l'institut de l'IFOP mais c'est odieux mais odieux odieux odieux il n'y a pas de droitisation il y a une force militante qui cherche à vraiment à polluer le débat en France et surtout à s'en prendre à la laïcité c'est là-dessus qu'il faut se battre c'est là-dessus qu'il faut se battre le problème c'est que c'est perdu ce combat et malheureusement aucun combat n'est jamais perdu mais c'est malheureusement eh bien on s'y prend très tard peut-être deux choses lorsqu'elle était aux affaires en tout cas au cours des 20 dernières années je ne vois pas que la gauche ait été précisément dans le manquement je parle d'une certaine partie de la gauche c'est pas une question de gauchisation c'est pas une question de droitisation mais non arrêtez d'instrumentaliser vous êtes les en fait vous êtes les complices d'une opération d'antrisme qui est terrible non non pardon le fait que cette question cette question encore une fois de l'islam occupe une place tellement centrale dans le débat public il y a un décalage entre la place qu'on donne à ce sujet dans le débat public et la place que cette problématique a dans la société française il me semble et deuxième dimension il vous semble mal et deuxième dimension qui me semble traduire la droitisation de l'approche sur ce sujet la confusion encore une fois entre questions migratoires questions identitaires questions sécuritaires et là encore une fois de façon très révélatrice la façon dont ce rapport sénatorial mélange encore une fois la lutte légitime contre l'islamisme radical et la pratique quotidienne tranquille apaisée de l'islam pour nos concitoyens musulmans encore une fois des gamins qui pratiquent le ramadan chez eux vous pouvez vous pouvez mais d'accord mais ne vous fixez pas que là dessus vous savez très bien qu'il n'y a pas que ça c'est de ça qu'on parle et c'est ça la droitisation en fait mais il n'y a pas que ça arrêtez avec cette droitisation mais vous êtes ridicule mais ridicule on va passer au dernier thème attendez mais c'est incroyable que la gauche aujourd'hui soit les complices d'un entrisme religieux alors que c'est elle qui a rempli ce qui a rempli un combat essentiel il y a un siècle qui aujourd'hui se fait le complice mais c'est gravissime c'est gravissime vous êtes mal réveillé chéri je vous en prie c'est vous qui êtes dans le déni le plus total je ne complice vous m'êtes d'accord je me navre de ce rapport parlementaire la présidentielle dans 18 mois les ambitions sont déjà plurielles à gauche comme à droite comment les deux camps vont départager leur candidat une primaire est-elle inéluctable on va voir ce qu'en pense Raphaël Glucksmann ainsi qu'Agnès Évren pour Les Républicains j'ai été très clair je peux le répéter un million de fois il n'y aura jamais d'accord avec la France Insoumise ou avec Jean-Luc Mélenchon je vais vous le dire je vois bien ce qu'il y a derrière votre question si jamais il est face à l'extrême droite vous avez devancé l'action je peux vous devancer je voterai contre l'extrême droite quoi qu'il arrive mais maintenant je vais vous dire une chose il ne sera pas face à l'extrême droite au deuxième tour je vais vous le dire déjà parce que de toute façon s'il est face à l'extrême droite au deuxième tour peu importe mon vote peu importe mon vote il perdra vous aussi aujourd'hui vous perdez c'est ce que disent les sondages ils perdent davantage que vous

1:23:46
Invité

écoutez oui je suis pour une primaire parce qu'aujourd'hui vous savez il y a un immense paradoxe qui fait qu'aujourd'hui la France penche à droite on le voit dans toutes les enquêtes et dans tous les sondages sauf que avec la multiplication des candidatures à droite on risque tout simplement d'être absent du second tour moi je ne me résous pas à l'idée d'un second tour entre LFI et le RN

1:24:03
Présentateur

mais une primaire quoi ? une primaire pour choisir le candidat des républicains ou une primaire pour choisir le candidat de tout le bloc central et de la droite ?

1:24:10
Invité

et bien c'est tout le sujet je sais bien c'est pour ça que je vous pose la question c'est tout le sujet en fait du périmètre c'est l'enjeu l'enjeu c'est le périmètre et les militants vont d'ailleurs trancher

1:24:19
Présentateur

est-ce qu'aussi bien à droite comme à gauche on pourra se passer d'une primaire pour la présidentielle ?

alors on peut totalement s'en passer à condition d'accepter l'idée de perdre parce que pour l'aurait ce qu'on observe quand même c'est que à due proportion de la défiance vis-à-vis de nos représentants politiques qui augmentent voire qui explosent il y a une explosion du nombre de prétendants à la fonction suprême c'est-à-dire que manifestement le discrédit qui frappe la classe politique ne dissuade aucune vocation et donc c'est vrai que si on les aligne tous à gauche comme à droite il y a plusieurs dizaines de candidats potentiels donc ils peuvent tous y aller en ordre dispersé ce sera formidable ça ne fera que conforter la dynamique que je rappelais tout à l'heure et qu'on observe sondage après sondage qui est que l'extrême droite caracole en tête et donc évidemment une droite divisée ou une gauche divisée ça fait une prime c'est du vent dans le dos pour l'extrême droite qui est loin devant toutes les forces politiques ensuite évidemment il y a des choses à clarifier sur le périmètre de ces primaires ce qu'on observe à gauche c'est une désunion de la gauche de plus en plus manifeste c'est-à-dire que LFI est cornerisée et tous les autres en face ne savent pas trop comment faire mais l'union de la gauche devient pour le coup une forme d'utopie là où l'union de la droite et l'union même des droites est de l'autre côté quelque chose qui est aujourd'hui sur la table ou en tout cas potentiellement envisageable et j'en veux pour preuve effectivement l'embarras d'Agnès Evren autour de la question de la primaire et de son périmètre la question est de savoir jusqu'où on va et j'entendais Laurent Wauquiez donc le président de son groupe parlementaire lui évoquer l'hypothèse d'une primaire qui va non pas du centre à la droite ou interne à la droite ou machin mais qui va du centre jusqu'à l'extrême droite et pas n'importe qui l'extrême droite c'est pas l'ERN en réalité c'est l'héritière du parti Reconquête qui en tout cas à la dernière présidentielle derrière Éric Zemmour incarnait non pas l'extrême droite dédiabolisée mais l'extrême droite rediabolisée ou radicalisée ou en tout cas multicondamnée par la justice de ce pays donc c'est pas rien si Laurent Wauquiez considère qu'en termes de valeur en termes de programme il peut avoir des convergences ou des choses en commun avec le parti Reconquête tout le monde perd sa boussole en tout cas on est loin de la droite chiraquienne il n'y a qu'une place de toute manière il n'y a qu'une place face au rassemblement national donc il faut qu'ils voient les uns et les autres comment ils s'organisent est-ce que les sociodémocrates vont avec l'extrême gauche ça paraît mal parti ça paraît assez mal parti donc de toute manière s'ils ne font pas l'union avec l'extrême gauche c'est sûr qu'il n'y aura pas de...

il y aura difficilement enfin ils perdront beaucoup en force mais pareil à droite alors la droite ça ne veut rien dire de faire de Sarah Knafo ou alors à Gérald Darmanin ça ne veut pas dire grand chose parce que Sarah Knafo à Gérald Darmanin est-ce que il y a une unité il n'y a aucune unité le problème de la machine électorale d'une primaire c'est que c'est une machine à radicalisation c'est celui qui est le plus à gauche et c'est celui qui est le plus à droite qui gagne c'est une horreur on verra ce qui se passe on va terminer sur ces mots merci Mathieu merci on va finir avec l'histoire du jour et c'est un ouf de soulagement pour le Roquefort parce qu'il n'y a pas que des enjeux politiques dans le budget il y a aussi des enjeux pour les territoires et les produits régionaux députés et sénateurs ont voté pour exempter les fromages sous appellation d'origine protégée ou indication géographique protégée du Nutri-Score il y avait donc un enjeu pour le Roquefort mais aussi pour le Laguiole classé en catégorie D et E en raison de leur teneur naturelle en sel et en matière grasse les parlementaires de l'Aveyron ont bataillé pour que le Nutri-Score ne dévalorise pas ce que la France fait de meilleur c'est ce qu'ils disent alors la première bataille est remportée maintenant il faut qu'il y ait un budget de la sécurité sociale qui soit adopté pour que ça entre en vigueur merci beaucoup merci à tous les deux merci à tous de nous avoir suivis on se retrouve devant Public Sénat en partenariat avec la presse régionale vous a proposé Bonjour Chez Vous Retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat

L'intégrale du lundi 1er décembre — Jean-françois Husson · Pourquijevote