LE COUP D'ÉTAT D'URGENCE
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Quels sont les éléments qui vous font dire qu'il ya une forme de continuité entre l'état d'urgence sécuritaire et sanitaire ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Est-ce que le spectre de ce que le juge administratif peut récupérer comme dossier s'élargit ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Est-ce que l'opinion française n'avait pas pris la juste mesure du basculement de 2015 ?
- 11:00OuverteRéponse directe
Est-ce que l'air du temps n'est pas en faveur de ce type de tendance ?
- 14:00OuverteRéponse directe
En parlant des drones, vous expliquez que finalement on les a imposés alors que ce n'était pas tout à fait légalement.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00arié alimiFait
« c'est le législateur ça a commencé en 1955 pendant la guerre d'algérie et c'est là que le premier dispositif d'état d'urgence a été créé »
- 5:00arié alimiFait
« le juge judiciaire c'est le juge qu'on trouve au tribunal judiciaire c'est un juge qui est indépendant qui est impartial et qui a un véritable statut une autonomie »
- 11:00arié alimiPromesse
« on a une surveillance en 3d de toute la population ces données elles vont être utilisées elles vont permettre bientôt pas encore mais bientôt la reconnaissance faciale automatisé »
- 14:00arié alimiFait
« le conseil d'état a dit au préfet de police de paris est évidemment à tous les préfets de ne plus utiliser ces drones parce qu'ils n'étaient pas légaux »
Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
cela fait désormais des mois que des libertés publiques en france sont réduites en raison de l'état d'urgence sanitaire nous n'avons plus la liberté de nous mouvoir à notre guise dalle au restaurant ou au cinéma est allé en manif vous expose à des amendes d'au moins 135 euros cette réalité nous en sommes tous conscients mais en tant que société nous nous interrogeons bien peu sur le sens politique profond de cet état d'urgence sanitaire qui avant tout un état d'urgence l'avocat arié alimi membre du bureau national de la ligue des droits de l'homme spécialisé dans les affaires de violences policières vient de publier un livre le coup d'état d'urgence sous titré surveillance répression et liberté c'est à la fois un ouvrage théorique même c'est tout à fait accessible et une sorte de journal de bord le journal de bord d'un avocat français inquiets de la dérive liberticide en cours dans son pays bonjour et aline bonjour théophile on s'autorise à penser dans les milieux autorisés les milieux autorisés vous y êtes pas [Musique] alors arrivée dans votre livre vous établissez des parallèles entre l'état d'urgence sécuritaire d'après les attentats de 2015 et l'état d'urgence sanitaire d'aujourd'hui et pourtant l'ennemi n'est pas de la même nature si on peut dire quels sont les éléments qui vous font dire qu'il ya une forme de continuité une similarité voir un approfondissement d'abord la matrice légal puisque c'est pas moi qui fais les parallèles c'est le législateur ça a commencé en 1955 pendant la guerre d'algérie et c'est là que le premier dispositif d'état d'urgence a été créé et puis ça été utilisée à plusieurs moments notamment des moments indépendante issaoua les tiges et ce beau lycée food in 1 foot n'a par exemple mais également on s'en souvient en 2005 après le décès de zyed et bouna ce qui a donné lieu à des révoltes populaires et on a créé un nouvel état d'urgence sur la base de l'état d'urgence de 1955 puis en 2015 après les attentats de novembre 2015 on a déclaré l'état d'urgence toujours sur la base du même texte et enfin on a créé un nouvel état d'urgence qu'on appelle l'état d'urgence sanitaire mais encore une fois on à calquer le modèle légal qui était déjà existants pendant la guerre d'algérie pour créer cet état d'urgence lié à l'épidémie de kovy de 19 mais intellectuellement ça ne va pas de soi a vu que un mouvement insurrectionnel ou un mouvement terroriste n'a rien à voir avec l'épidémie dont pour le vus de des dangers même qui le porte en lui les succès n'a rien à voir en revanche le lien c'est le dispositif légal c'est un état d'exception l'état d'urgence on va transférer des pouvoirs du juge judiciaire vers le juge administratif on va transférer énormément de pouvoir vers l'exécutif le législateur va être en berne pendant un moment on l'a vu en 2015 mais on l'a encore vu pendant l'état d'urgence sanitaire où le législateur à légiférer par voie d'ordonnancé c'est à dire qu'il a transféré son pouvoir de légiférer au pouvoir exécutif tous les pouvoirs ont finalement été concentrés auprès du président de la république et du gouvernement alors même qu'on est dans une constitution celle de la vème république qui est déjà extrêmement présidentialiste ce qui fait qu'on a une extrême concentration des pouvoirs pendant tous les états d'urgence puis il ya d'autres similitude entre les différents états d'urgence c'est plutôt un mécanisme d' essentialisation on l'a vu en 2015 les musulmans ont été particulièrement visés aux journées défendu un certain nombre est ce que je voyais c'est que ont visés n'ont pas forcément des personnes en lien avec une activité terroriste montner on a visé d'abord des militants ceux de la coop 21 qui ont été assignés à résidence perquisitionné on a également visé beaucoup de musulmans à raison de leurs pratiques cultuelles et la plupart de ces musulmans que j'ai défendue à la fin n'ont pas eu de poursuites judiciaires en matière terroriste en revanche ils ont été assignés à résidence perquisitionné ce qui me fait dire que on a créé un sujet radicaliser avec une notion qui est la notion de radicalité qui est qui est assez opaque même les institutions les organisations internationales de 10 la notion de radicalité quelque chose de très opaque c'est un concept assez psychologisant n'y a pas véritablement de critères scientifiques sur la notion de radicalisation on a créé un sujet radicales ce qui a permis de réduire la liberté des personnes qui ont été visés par l'état d'urgence sécuritaire de 2015 et en 2020 nous avons été finalement tous assignés à résidence puisqu'on a été confiné pratiquement du jour au lendemain à domicile et le mécanisme est un peu similaire 6 millions ou 65 millions de français sont quand même pas tous essentialiser quand arrive le convive 19 est ce que je pense et c'est un peu le mécanisme parce que l'objectif du de l'ouvragé de cette réflexion n'est pas de déterminer si les mesures sanitaires étaient justifiées ou pas certainement pas je suis pas épidémiologie je suis pas médecin en revanche j'ai c'est de décrypter la façon dont on arrive du jour en 1 à confiner toute une population quel est le mécanisme légal voire le mécanisme psychologique ou sociale et là le mécanisme pour permettre à mon sens d'assigner à résidence du jour au lendemain sans qu'il y ait la moindre finalement contestation de la population c'est peut-être aussi qu'il y a eu une assimilation du sujet de droit c'est à dire ce que nous sommes le sujet de droit c'est ce qui protège celle enveloppe juridique de toute personne à un sujet virus c'est-à-dire qu'on a considéré scientifiquement mais politiquement et juridiquement également que toutes personnes étaient susceptibles d'être contaminés ou contaminante et c'est la raison pour laquelle il ya eu cette assimilation à une caractéristiques biologiques qui a permis de padt le passage du sujet de droit au sujet virus est une assignation à résidence généralisée plus toutes les dérives liberticides qui ont eu lieu pendant l'état d'urgence sanitaire ce qui est intéressant parmi d'autres choses dans votre livre c'est que vous expliquer qu'en période d'état d'urgence le juge judiciaire perd la main au profit du juge administratif pour un citoyen lambda ça ne veut pas forcément dire beaucoup de choses alors qu'il ya de grosses incidences est ce qu'on peut nous expliquer bien sûr le juge judiciaire c'est le juge qu'on trouve au tribunal judiciaire c'est un juge qui est indépendant qui est impartial et qui a un véritable statut une autonomie et donc il a la capacité de s'opposer à l'état et à l'exécutif on a le juge administratif qui lui a un recrutement un peu différent qui ne passe pas par l'école nationale de la magistrature qui vient plutôt du sérail administratif et dont l'impartialité est l'autonomie est un peu moindre que celle du juge judiciaire le juge administratif comme le conseil d'état a plutôt tendance à protéger l'état et éventuellement à écrémer tout ce qui est abus de pouvoir ou excès de pouvoir alors que le juge judiciaire protège l'individu donc en passant du juge judiciaire vers le juge administratif que ce soit pendant l'état d'urgence sécuritaire de 2015 ou état d'urgence sanitaire de 2020 eh bien on réduit les protections en transmettant au juge administratif qui est moins protecteur des libertés individuelles le pouvoir de contester des mesures comme par exemple des interdictions de manifester ou d'autres mesures qui relèvent de des mesures liberticides prises pendant l'état d'urgence sanitaire est ce que le spectre de ce que le juge administratif peut récupérer comme dossier s'élargit quand on regarde le temps long de plus en plus et on le voit quand on compare l'état d'urgence de 2015 et l'état d'urgence de 2020 on se rend compte qu'on a transféré énormément de compétences et de pouvoir par exemple l'assignation à résidence c'est-à-dire une mesure restrictive de liberté par exemple en 2015 ont demandé à des personnes de rester chez eux toute la nuit et de pointer au commissariat trois fois par jour c'est à dire qu'il n'avait pratiquement plus de vie ni sociable ni ni professionnel il pouvait plus travailler véritablement ils pouvaient plus amener leurs enfants à l'école parce que eh bien il était assigné à résidence cette mesure normalement elle est prise par un juge judiciaire c'est l'article 66 de la constitution qui dit que le jeu judiciaire est garant des libertés individuelles là on a décidé de transférer ce pouvoir aux juges m stratifie c'est à dire qu'on pouvait faire un recours devant le juge administratif certes mais que c'était le préfet qui décide et de cette mesure alors que d'habitude c'est un juge judiciaire qu'il le fait pareil pour les perquisitions c'est le préfet ou le gouvernement qui décide et de chaque nuit de perquisitionner en envoyant des troupes de policiers fracasser des portes mettre des personnes au sol les menotter devant leurs enfants aient eu beaucoup de trauma il faut le dire pendant l'état d'urgence de 2015 et ses traumas eh ben ils étaient réparés par la voie du référé liberté devant le juge administratif ou devant le conseil d'état mais c'était un trauma qui a perdu récents beaucoup d'indemnisation ce qui a donné aux véritablement une extension du pouvoir au juge administratif pareil en 2020 aujourd'hui on réduit de manière progressive les compétences du juge judiciaire qui est vraiment protecteur vers le juge administratif qui devient finalement le juge des libertés individuelles sans en avoir le pouvoir ni l'histoire est ce qu'on peut dire que l'opinion française parce qu'elles étaient tétanisés par les attentats de 2015 n'avait pas pris la juste mesure du basculement de 2015 en question parce que finalement c'est avec beaucoup de distance aide et beaucoup de temps d'ailleurs qu'on a pu savoir et on ne le sait pas toujours ce qui s'est passé comme dérive liberticide en 2015 est ce que si je le dis oui on peut le dire et on peut même développé un petit peu en disant qu' il faut bien distinguer ce qu'on ne fait pas habituellement il ya une vraie confusion qui est entretenu par par les médias ou à par le pouvoir politique c'est la confusion entre l'urgence et l'état d'urgence l'urgence c'est quoi c'est des attentats terroristes avec une crise terroriste importante en 2015 en 2020 c'est évidemment la pandémie l'épidémie qui arrivent sur le territoire et qui constituent une crise sanitaire véritable ça c'est l'urgence l'état d'urgence est un dispositif légal qu'on va appliquer qui consiste à des six dé transférer le plus de pouvoir possible l'exécutif en considérant que et bien on va donner finalement les moyens d'agir plus rapidement on aurait pu choisir d'autres dispositifs légaux ça c'est une première chose l'urgence elle même c'est à dire l'attentât terroriste ou bien la crise et puis d'épidémique créer une sidération dans la population on l'a vu on l'a tous vécu c'est ce que je décris dans le livre moi je me confine avant avant tout le monde avant même que le confinement soit décidée parce que j'ai peur d'être contaminés j'ai peur transmettre ça à mes enfants l'effet de l'état d'urgence c'est-à-dire la déclaration de l'état d'urgence c'est de proroger cette sidération et les prolongations successives d état d'urgence que ce soit en 2015 ça a duré deux ans ou en 2020 on y est encore et on sent que ça va durer un peu encore plus longtemps proroge cette sidération dans la population on est comme en suspens sidéré d'abord par la crise elle même puis par le dispositif légal la déclaration d'état de guerre créée cette sidération amplifie cette sidération et donc on est dans une impossibilité de réagir face à ces mesures liberticides l'état d'urgence sanitaire va permettre en plus des mesures qui sont là pour endiguer l'épidémie ou permettre de régler l'économie ou le marché en soi va aussi permettre de créer un effet d'opportunisme pour l'état qui va mettre en place un certain nombre de lois sécuritaires on le voit avec la loi sécurité globale on le voit également avec la loi dite séparatisme aujourd'hui appelée confortant les principes républicains ces lois vont transformer notre façon de vivre vont détruire certains fondements de la république et pourtant elles sont par exemple adopter pour l'état dur pour la loi sécurité globale en procédure accélérée quelle était la nécessité pour une proposition de loi comme la loi sécurité globale qui tend à créer un dispositif de drones ou bien qui tend à créer une infraction visant à empêcher la diffusion d'image de policiers quel intérêt de d'adopter pour le législateur en urgence pendant l'état d'urgence alors qu'on est déjà extrêmement affaibli de telles mesures liberticides à vous considérer que c'est une sorte de sinon de projet politique du moins de tactique politicienne et vous parler de coup d'état d'urgence c'est-à-dire on profite on profite des malheurs de la france et des valeurs et des malheurs du monde pour finalement imposé une société libérale une démocratie à très faible intensité déjà que c'était pas terrible oui vous avez un peu raison sauf qu'il n'ya pas forcément de volonté aussi consciente puisque c'est l'état d'urgence comme vous le savez la division été adoptée pendant toute la vème république pourra même avant en 1955 en revanche comme françois sureau le dit très bien l'état a vocation à réduire les libertés progressivement parc pourquoi parce que l'état s'il veut gouverner une masse de population eh bien il a tendance à restreindre la liberté qui vont en contradiction avec ce qu'on appelle la gouvernement tabilité c'est à dire la facilité à gouverner une population moyen de liberté plus il est facile de gouverner une population et c'est dans ces états d'urgence qu'il y ait une accélération de des réductions de liberté pour faciliter de manière générale pas que pour la crise mais plus généralement de feu de manière à faciliter halles pour l'état la façon de gouverner les français et puis on a l'état d'urgence lui-même l'état d'urgence c'est-à-dire ce dispositif légal d'exception qui se pérennise ça fait trois ans sur cinq ans que nous vivons en état d'urgence on voit qu'il remplace progressivement l'état de droit on sait depuis très longtemps que l'état d'urgence a tendance à devenir permanent qu'il remplace le droit commun et les têtes d'urgence d'hier devient le droit commun de demain mais ce que je dis et qui est plus singulier c'est que je considère que l'état d'urgence et c'est un mouvement incessant normatif il ya énormément de lois qui sont adoptées pendant ces moments et que ça détruit le cadre de l'état de droit qui permet une stabilisation des institutions et qui permet une sécurité pour tout le monde voilà le sens de l'état d'urgence et du coup d'état d'urgence mais l'air du temps est ce qu'il n'est pas justement en faveur de ce type de tendance dans la mesure où on peut considérer que nous devons sied ceux qui ont connu les guerres mondiales avait plus de respect de considération pour la valeur de la liberté que nos contemporains qui soufflent pas un vent comme ça dans notre société notamment parce qu' une des sociétés qui entre guillemets réussi le plus c'est la chine c'est une société qui n'est pas tout à fait démocratique et libérale sk pas une mode comme ça qui ce sera plus facile finalement d'imposer à un peuple pour le peuple français une restriction des libertés je pense qu historiquement plus on s'éloigne de la guerre maintenant on est très éloignée de la seconde guerre mondiale alors même qu après la seconde guerre mondiale on a eu des conventions internationales pour respecter justement la démocratie les institutions de la république les libertés de chacun et eu énormément de deux textes internationaux qui ont été votées pour justement stabiliser la démocratie dans des pays qui avaient connu le totalitarisme eh bien on va vers progressivement avec les élites qui se sont renouvelées et ceux qui n'ont pas connu la guerre vers une volonté de restreindre de plus en plus la liberté et de faciliter l'exercice du pouvoir on voit en europe qu'il ya de plus en plus de ce qu'on appelle des deux modes démocratie il libéral c'est à dire qu'il ya toujours un une élection du président de la république ou du chef du gouvernement au suffrage universel voir au suffrage universel direct comme en france mais dans l'exercice du pouvoir au jour le jour et bien un pouvoir autoritaire voit dans les manifestations avec de plus en plus de violence avec une répression accrue on le voit dans la façon de l'utiliser les mécanismes de surveillance on a essayé d'instaurer les drones notamment pendant l'état d'urgence sanitaire en parlant des drones vous expliquer que finalement on les a imposés alors que ce n'était pas tout à fait légalement ont fait exprès par l'onu stratégie que vous appelez la stratégie de l'illégalisme elle est mise en place d'un délibéré comme pour nous préparer ce qui va devenir légal oui c'est ça c'est peut-être ce qu'on appelle la fenêtre de burton c'est à dire qu'on le préfet de police de paris par exemple à utiliser un système de drones si je sais pas si vous vous souvenez de ces images où l'on voit à paris des personnes qui sont surveillés par des drones et on voit des hauts parleurs qui commence à parler et qui rappel à la loi un petit peu ces marcheurs pendant le confinement voir à nice ce un autre documentaire que j'avais vu un père de famille avec sa petite fille qui se promènent pendant le confinement qui est également surveillé par un drone qui appelle de la police pour les verbaliser ces dispositifs sont illégaux le conseil d'état sur requête de la ligue des droits de l'homme et de la quadrature du net on saisit le conseil d'état et le dispositif a été suspendu le conseil d'état a dit au préfet de police de paris est évidemment à tous les préfets de ne plus utiliser ces drones parce qu'ils n'étaient pas légaux parce qu'il portait atteinte à l'intimité de la vie privée parce qu'il n'y avait aucune garantie permettant de déterminer ce que ces images allaient devenir et pourtant malgré cette décision cet arrêt du conseil d'état le préfet de police de paris a continué à les utiliser on continue à voir des policiers ou utiliser les drones dans les manifestations ça veut dire quoi c'est important de le dire de dire que le préfet de police de paris a refusé de respecter une décision du conseil d'état est évidemment le mâle paix puisque quelque part dans la loi fait que tu aies global l'un des enjeux c'est de rendre légal cette désobéissance à la loi bien sûr ce qui se passe à la fin même s'il ya une deuxième saisine du conseil d'état etc à nouveau le préfet de police de paris a été rappelé à la loi là dessus eh bien on a un texte qui s'appelle la loi sécurité globale et qui veut instaurer ce dispositif de surveillance généralisée alors même que la cnil qui cet organe indépendant qui dès qu'il a pour déterminer si les libertés et le traitement des données personnelles et le respect de la vie privée privée respecté n'a pas été saisis préalablement donc voilà l'idée c'est de passer en force un tel dispositif de surveillance les drones c'est quoi ce sont des petites caméras qu'on l'a au dessus de nous mais qui vont permettre de surveiller en permanence en 3d parce qu'on a des on a aussi les vidéo protection dans les rues un peu partout qui sont déjà légalisé en revanche et puis on a ces caméras piétons qui vont qui sont sur les uniformes de policiers donc on voit qu'on a une surveillance en 3d de toute la population ces données elles vont être utilisées elles vont permettre bientôt pas encore mais bientôt la reconnaissance faciale automatisé ça veut dire que à tout moment l'état sera pour chaque personne où il se trouve qu'il est avec le fichage qui est en cours évidemment on a une surveillance généralisée quand vous réfléchissez à l'article 24 qui est d'impôt d'empêcher les journalistes comme vous mais également les citoyens de filmer des personnes notamment filmé les violences policières le figuier filmé les visages de fonctionnaires de police on se rend compte que in fine et on a quoi comme système est bien un état qui est peut voir et savoir là où chacun est alors que les citoyens ne peuvent pas voir l'état notamment dans son arbitraire on peut penser que les réer des français ne sont pas prêts à ce régime hors ovelia on a vu que l'application stop qu'ovide a connu un échec retentissant on ne peut pas forcer à boire un âne qui n'a pas soif comme on dit ou alors on peut imaginer que ils vont le lecteur va introduire des des dispositions de l'état d'urgence au sein du droit normatif au point qu'on sera obligé d'accepter l'état de surveillance numérique je pense au contraire que la population est en demande de sécurité et c'est malheureux à dire certes mais ils n'ont alors il ya quand même eu quelques millions de téléchargements des téléchargements qui vont être utilisés par la suite il ya certes un certain nombre de dangers sur le contact racing qui était utilisée mais de manière générale en état de sidération quand on a peur on accepte et même on est demandeur de mécanismes de sécurité c'est pour ça que l'état d'urgence proroge indéfiniment cet état de sidération pour permettre de mettre la population dans un état de psychologique visant à accepter voire à demander encore plus de restriction de liberté c'est ce qu'on est en train de vivre aujourd'hui je fais du vent serait donc qu'une guerre psychologique l'état d'urgence est un mécanisme légal qui peut réduire les résistances dans la société et dans le corps citoyens oui alors on n'en est pas encore là mais en tant que praticiens du droit vous observez que l'état de crise sanitaire modifie la manière dont le droit est rendu au détriment des personnes que l'on juge bien sûr et on l'a déjà vu et on l'a déjà dit tout à l'heure on passe du juge judiciaire au juge administratif par exemple ce qui est dit que physiquement même et et physiquement quand vous prenez l'état d'urgence sanitaire pendant le premier confinement la justice s'est arrêtée ou presque ce qui a existé encore ce sont les matières d'urgence en matière de droit de la famille et surtout les comparutions immédiates vous savez c'est déjà une procédure d'exception déjà une procédure d'urgence parce que l'état d'urgence il existe avant est à dire on vivait déjà en l'état d'urgence dont certains non ça donc de matières les coupables chez média tu sais quoi ce sont des audiences où on voit la misère absolue être jugé du jour au lendemain est ce qu'on a vu pendant l'état d'urgence sanitaire c'est finalement d une sociologie un peu différente des gens qui ne sont pas sans papiers ou qui ne sont pas sdf alors que d'habitude c'est vraiment la sociologie traditionnel des comparutions immédiates des gens comme qui ont un métier mais qui sont sorties qui ont qui ont fait du jogging et qui ont été arrêtés parce qu'il n'avait pas cette fameuse attestation de sortie ou bien parce qu'elle était mal rédigé et on se rend compte que et bien la justice a travaillé à moitié n'a pas véritablement protéger ces personnes n'est qu'au contraire on a sanctionné on pouvait sanctionner tout citoyen pouvait devenir un délinquant potentiel à cause de ces associations qui n'existait même en réalité dans la loi ce qu'on a fait croire à la population qu'il fallait remplir des attestations qui étaient fournies par le ministère de l'intérieur quand on regarde le texte de loi la seule chose qu'on avait l'obligation d'avoir c'était un document justificatif et en os et pas du tout ces attestations très remplie où on veut mettre son nom son prénom remplir une case est ce qu'on a vu pendant l'état d'urgence sanitaire c'est que c'est la police qui faisait la loi parce qu'elle prenait cette station et alizée là vous l'avez malle remplie où ils avaient rempli au crayon à papier ou bien j'aimerais bien voir ce que vous avez dans votre caddie pour voir si ce sont vraiment des produits première nécessité que vous avez acheté finalement on a transféré le pouvoir pas uniquement aux eaux à l'exécutif mais à la police elle même parce que le texte était tellement large est tellement mal interprétés je sais la police qui a décidé de la façon dont les personnes devaient rédiger leurs attestations devait sortir on a transféré également tout su finalement la voie publique à se faire public à la police et nous ont bien on était confiné on devait demander la possibilité de sortir tout ça s'est traduit par une extension du domaine des violences policières oui j'ai essayé de recenser à grâce aux articles 2 de presse ce que la presse a continué à faire son travail plus difficilement mais elle a continué à faire son travail les violences policières notamment dans les quartiers populaires parce que ce sont toujours les plus visés originalement et on voit qu'il ya eu énormément de confrontation entre les fonctionnaires de police et les personnes qui étaient contrôlés ce qui a entraîné encore plus de violence policière sauf que comme souvent ces violences policières a été un visibiliser notamment à cause du confinement les violences sociales hausse ayant continué les travailleurs ont perdu finalement du pouvoir dans leur rapport de force avec des employeurs oui avec l'état l'état d'urgence sanitaire est un révélateur des inégalités les inégalités elles existent elles sont importantes elles ne cessent de croître mais l'état d'urgence a montré qu'il y avait des inégalités territoriales ces terres qu'elles ont été exacerbées on a pu les voir si vous prenez le département la seine saint denis par exemple c'est le département qui était le plus visé par les contraventions liées aux défauts d'attestation ou l'attestation mal rempli c'est aussi le département qui a connu la plus grande surmortalité et quand on y réfléchit bien s'il ya une telle surmortalité soit c'est parce que il y avait un mauvais équipement hospitalier soit c'est parce que les personnes qui vivent dans le département de la seine saint denis sont soit originaires d'une l'immigration postcoloniale et ce sont pour beaucoup des personnes qui ont été envoyés pour travailler parce que elle n'avait pas la possibilité pas de travailler en tête en télétravail parce que parce qu'elles font des métiers de contact des métiers de caissiers des métiers le manoeuvre de vigiles des métiers qui les oblige et finalement à prendre les transports en commun et donc à avoir un risque de contamination encore plus important et quand on y réfléchit le ministre du travail du travail aurait pu dire à partir du moment où les mesures sur votre lieu de travail ne sont pas respectées en termes de gel hydro alcoolique ou de barrières de distance de sécurité vous pouvez exercer votre droit de retrait le droit de retrait c'est quoi c'est lorsqu'il ya un péril imminent sur son lieu de travail et bien vous pouvez vous retirer ne pas travailler le ministre du travail le ministère du travail sur son site internet a indiqué clairement que le droit de retrait n'était pas applicable parce que l'épidémie très vite n'était pas un péril imminent c'est fou de penser cela donc un état d'urgence sanitaire mais pas de péril imminent en fait j'ai eu un état d'urgence sanitaire et des mesures de confinement sélective en fonction des populations skis et ski a montré qu'il y avait une sélection en fonction des classes sociales exacerbées et que le gouvernement a choisi finalement de sacrifier les classes les plus pop et reggae déjà les plus fragilisés emmanuel macron se plaint qu'en france nous avons 60 millions de procureur s'est passé à 10 60 ou 61 millions dralloc 6,66 millions des procureurs et vous théorisé en quelque sorte aurore horreur suprême a pour lui en tout cas la plainte pénale comme contre pouvoir oui je dis malheureusement malheureusement parce que je ne pense pas que l'outil pénal soit le plus adapté comme contre-pouvoir face elle devrait même être le dernier sauf que nous sommes dans une période où tous les contre-pouvoirs surtout en état d'urgence ont disparu le législateur a laissé la place à l'exécutif donc les législateurs normalement est un contre-pouvoir de l'exécutif et le judiciaire a disparu puisque on a arrêté le fonctionnement de la justice là aussi c'est un contre-pouvoir qui est disparu le droit de manifester n'en parlons même pas même s'il a commencé à être ré initié par la suite mais il n'a pas existé le droit de réunion certainement pas chacun était un atom individualisé chez soi sans possibilité de contacter sociable et donc on a une absence totale de contre-pouvoir par rapport à un exécutif qui est extrêmement centralisé qui a tous les pouvoirs possible et quito pratiquement omnipotent à ce moment là et donc comment faire comment faire quand on est dans cette situation si ce n'est éventuellement d'utiliser la plainte pénale notamment sur les erreurs ou les fautes pénales qui ont été commises dans le cadre de la gestion sanitaire et il y en a eu il y en a eu un certain nombre et c'est la raison pour laquelle des soignants mais également des citoyens ont décidé de saisir le juge pénal en déposant des plaintes quelquefois massive pour dire qu'il ya peut-être une mise en danger de la vie d'autrui ou bien une abstention à prévenir un sinistre c'est une ligne des qualifications pénales qui a été utilisé ce qui permet quoi finalement l'outil pénal ce que le but c'est pas forcément in fine et d'envoyer des gens devant un tribunal alors qu'il légère comme ils peuvent mais c'est surtout de rappeler aux fonctionnaires ou hauts fonctionnaires que quand ils prennent une décision notamment de dissuader l'usagé du masque alors qu'on sait à un moment donné avec l' oms et avec le conseil scientifique que le masque est préconisé pour les personnes qui peuvent être susceptibles d'être contaminés c'est à dire avoir une toux une simple fièvre et quand on dit sue le dissuade l'usagé du masque et bien on peut générer évidemment un risque de contamination ce qui peut constituer une faute pénale quand on prend une telle décision mieux quand on prend la décision de ne pas renouveler les stocks de masques ou bien quand on prend tel autre décision pendant la gestion sanitaire qui ont entraîné des morts parce qu'il ya eu des morts beaucoup de morts eh bien on peut avec la plainte pénale rappeler aux fonctionnaires qui est derrière sa dignité de fonctionnaire derrière sa fonction lui rappeler qu'il est un être humain et qu'il peut être visé par la justice et que il y a une responsabilité inhérente à toute fonction et surtout que plus la fonction est importante plus la responsabilité est importante c'est pour ça que la plainte pénale peut rappeler eh bien il peut permettre que les décisions soient prises avec considération et conséquence des individus pour lesquels elles sont prises et qu'à chaque fois qu'on prend une décision retourner dirigeants d'un état eh bien on prend le risque vient d'entraîner des conséquences extrêmement importante pour l'intégralité de la population et on peut évidemment prendre une décision avec un peu plus de considération est ce qu'on observe c'est que l'exécutif face à cette stratégie se barricade derrière un conseil de défense c'est à dire un instrument ou le secret défense est la règle et quelque part tout en exposant les fonctionnaires se garantissant l'impunité oui d'ailleurs quand on a commencé à parler de cette plainte pénale pendant leur confinement il ya eu une levée de boucliers on a vu beaucoup de gens défendre les hauts fonctionnaires ou le gouvernement en disant que la plainte pénale c'était dangereux c'est du populisme pénal et que ça allait entraîner justement l'absence de prise de décisions par le gouvernement bon le problème c'est que ce qu'on voit aujourd'hui c'est un gouvernement qui refuse d'accepter ses responsabilités et qui rejettent cette transe pons habilité sur les 66 millions de personnes en france mais je que je pense qu'il faut rappeler c'est que cette victimisation qui est absurde quand on accepte d'être président eh bien on en accepte les responsabilités c'est inhérent à cette fonction et on doit accepter que lorsqu'on prend une décision il peut y avoir des responsabilités et éventuellement même être poursuivis devant la justice pénale quand on prend des décisions qui ont des conséquences mortelles ou des blessures merci harry halimi voilà c'est le coup d'état d'urgence surveillance répression à liberté aux éditions du seuil c'est passionnant merci beaucoup