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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 22 février 2017 25 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & familleEnvironnement & énergie

Présidentielle : François de Rugy fait le choix de rejoindre Emmanuel Macron

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 67 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse partielle

    Vous étiez candidat à la primaire de la Belle Alliance populaire. Vous avez réuni 3,82 % des suffrages. Le pacte de la primaire était que chacun soutenait le vainqueur. Benoît Hamon a gagné. Allez-vous le soutenir ?

  • 2:00RelanceRéponse partielle

    Vous brisez un pacte en ne soutenant pas Benoît Hamon ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Vous dites que Macron ne parle pas d'écologie. Comment justifiez-vous votre soutien ?

  • 6:00OuverteRéponse partielle

    Votre soutien inclut-il ceux qui vous ont soutenu lors des primaires ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Quelle sera la future majorité si Macron est élu ?

  • 10:00OuverteRéponse partielle

    La déclaration de Macron sur la colonisation comme crime contre l'humanité vous convient-elle ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30François de RugyFait
    « Je m'inscrirai dans le rassemblement à l'issue de cette primaire et parce que cette primaire c'est désigné un candidat mais c'est aussi façonner un projet pour une gauche renouvelée. »
  • 5:30François de RugyFait
    « Sur la politique économique, oui, moi je suis je l'ai défendu dans la primaire. la l'augmentation de la du salaire net de la sur la feuille de paye et la baisse du coût du travail par le transfert des cotisations vers la CSG. C'est exactement la même proposition qu'à Emmanuel Macron. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

La politique jusqu'à 9h sur France Info. Bonjour Jean-Michel Apat. Bonjour Nicolas.

Gill Bornstein avec nous et votre invité Jean-Michel, député de Loire Atlantique, vice-président d'une assemblée qui va en plus terminer ses travaux aujourd'hui. Bonjour François de Rugie. Bonjour.

Vous étiez candidat à la primaire de la belle Alliance populaire, c'est-à-dire la primaire du Parti socialiste plus certaines de ses alliés. Vous avez réuni 3,82 % des suffrages, c'est exact au premier tour de cette primaire. C'était il y a un mois, c'était fin janvier.

Le pacte de la primaire, c'était que chacun de ceux qui y participait soutenait le vainqueur. Benoît Amont a gagné. Le 15 janvier, lors de cette primaire, on vous avait interrogé François de Rugie.

Est-ce que vous soutiendriez le est-ce que vous allez soutenir le vainqueur de cette primaire ? On vous écoute le 15 janvier. Vous engagez-vous les uns et les autres à respecter le résultat de cette primaire, quel que soit le vainqueur ?

Je m'inscrirai dans le rassemblement à l'issue de cette primaire et parce que cette primaire c'est désigné un candidat mais c'est aussi façonner un projet pour une gauche renouvelée. Alors le rassemblement bah normalement c'est Benoît Amont qui qui l'incarne aujourd'hui. Est-ce que vous soutenez Benoît Amont dans cette élection présidentielle ?

François Rugier, vous venez de le dire normalement c'est Benoît Amon et vous souvenez d'ailleurs que dans ce débat télévisé d'autres candidats et non des moindres Manuel Vals et Arnaud Mondbourg avaient dit "Oui, je soutiendrai le vainqueur, c'est pour ça que je dois gagner sous-entendu. En fait, je ne peux soutenir personne d'autre que moi-même. Moi, je n'avais pas cette prétention.

J'avais dit que j'étais en effet pour la construction d'un rassemblement d'un rassemblement large. Je fais le constat que Benoît Amont avec qui j'avais des divergences et je ne l'avais pas caché pendant les débats de la primaire, y compris après le premier tour, après l'avoir rencontré. D'ailleurs, Benoît Amont a fait un choix politique le soir de sa victoire, c'est de dire "Je recherche un accord de gouvernement." il a dit, "Je propose une majorité gouvernementale à Jean-Luc Mélenchon et Yannick Jadeau." Autrement dit, de constituer, de reconstituer peut-être une forme de gauche rouge verte, une gauche qui est été beaucoup plus dans l'opposition ces cinq dernières années.

Moi, ce n'est pas du tout le rassemblement tel que je le concevais, je l'avais dit, j'avais dit le rassemblement de la gauche des progressistes dans lequel j'incluais Emmanuel Macron. Je l'avais dit également et dans le dernier débat de la primaire, lorsqu'on a été interrogé les uns et les autres par rapport à Emmanuel Macron, beaucoup de candidats notamment socialistes avaient été très dur avec Emmanuel Macron, moi j'avais dit il faudra discuter avec lui alors que je voyais bien les divergences insurmontables avec Jean-Luc Mélenchon. Donc ça me conduit aujourd'hui à en tirer les conclusions parce que il faut être clair, je vais passer la campagne présidentielle en restant chez moi.

Je suis un acteur politique, je ne suis pas un commentateur et donc je choisis euh de m'engager dans la recomposition politique euh qui euh a été lancée par Emmanuel Macron. Puisque Benoît Amont ne s'est pas tourné vers Emmanuel Macron et n'a pas recherché un dialogue avec lui, vous vous préférez rejoindre Emmanuel Macron. Mais disons que Benoît Amon, il a fait un choix politique déjà quand il s'est lancé dans la campagne de la primaire.

Il a fait le choix d'aller dans la primaire en étant plutôt à la marge de la majorité sortante. D'ailleurs, il était considéré comme un des frondeurs, le chef des frondeurs. C'est parfaitement son droit.

Il est légitime pour bien sûr être le candidat du Parti socialiste qui a organisé cette primaire puisque il a été très largement choisi par celles et ceux qui ont participé à cette primaire. Donc moi, je ne remets pas en cause la légitimité de Benoît Amont. Je ne remets même pas en cause son choix politique parce que honnêtement, on s'en doutait un peu que c'était ça son orientation.

J'ai été un peu surpris quand même que le soir de sa victoire, au lieu de s'adresser, ne serait-ce qu'aux autres candidats de la primaire, ils disent "Je m'adresse à Jean-Luc Mélenchon et à Yannique Jadeau." et qu'il ne s'adresse même pas. Il ne dit même pas, "Je vais essayer d'avoir un contact avec Emmanuel Macron ou un dialogue avec Emmanuel Macron." Il dit "L'exclusivité, c'est Mélenchon Jade du Flow." Moi, je ne crois pas que ce soit une bonne chose d'abord parce ça me paraît pas cohérent en terme d'idée.

Il y a des divergences qui apparaissent. D'ailleurs, ça fait 3 semaines, plus de 3 semaines que durent ces discussions voi bien qu'elles n'aboutissent pas. Et puis par ailleurs, ce n'est pas ça qui fera une majorité.

Moi je pense que face à la poussée de Marine Le Pen qui est une réalité, la possibilité que Marine Le Pen gagne l'élection présidentielle en tout cas qu'elle soit 2è tour et bien il faut anticiper cela et il y a une recomposition politique sur des vrais clivages structurants. Pas réactiver le vieux clivage gauche- droite les vrais clivages ouverture fermeture progrès, régression. C'est les clivages sur lesquels Emmanuel Macron s'est positionné maintenant depuis un certain temps.

Et donc c'est pour ça que moi je veux être un acteur de cette recomposition politique et que je m'engage dans cette élection présidentielle au côté d'Emmanuel Macron. Vous l'avez rencontré Emmanuel Macron avant de nous dire le soutien que vous annoncez ce matin. Oui bien sûr.

J'avais dit d'ailleurs que je souhaitais dialoguer et avec Benoît Amont et avec Emmanuel Macron. J'ai bien constaté que la priorité de Benoît Amont n'était pas euh de dialoguer avec moi. J'ai eu des échanges hein quand même hein.

Je ne vais pas euh dire mais vous avez bien vu, c'est public et et c'est très bien d'ailleurs euh que euh je sais pas si ça sera profitable pour lui mais c'est son choix euh d'avoir ses échanges prioritaires vu vous l'avez vu quand Macron à quelle occasion ? Ah ben j'ai rencontré Emmanuel Macron la semaine dernière et j'avais eu des contacts avec lui avant la primaire. J'en avais parlé d'ailleurs sur ce plateau que j'avais essayé de le convaincre de venir dans la primaire.

Je pense qu'il aurait peut-être pu la gagner d'ailleurs et qu'on aurait peut-être pas eu un million de voix en moins qu' a 5 ans dans la primaire. Mais c'est ainsi, c'est fait. On peut se parler franchement, je crois avec Emmanuel Macron.

En tout cas, c'est ce que j'ai toujours fait et c'est ce que je continuerai à faire parce que moi, je vous savez, je n'ai rien négocié hein. Je ne suis pas dans une logique d'ailleurs, Emmanuel Macron l'a toujours dit, c'est pas une logique de négociation de parti et cetera. J'y vais en m'engageant pleinement.

Mais aussi en parler on va parler d'Emmanuel Macron dans la deuxième partie de de notre entretien. Mais pour en finir avec la primaire, vous le reconnaissez un peu, vous brisez un pacte quand même. Quand on participe à une compétition, euh on en soutient le vainqueur.

Vous brisez ce pacte ? Je je préfère la cohérence à l'obéissance. Voilà, si vous voulez que je résume, oui, je préfère la cohérence à l'obéissance parce que je ne vais pas mentir aux Français.

Moi, je n'ai pas envie ne serait-ce que celles et ceux qui ont voté pour moi à deux reprises dans la première circonscription de Loire Atlantique à Nant Ororveau Sautron, je ne me vois pas leur dire que après tout ce que j'ai dit dans la primaire, ben en fait ça y est, je suis convaincu par le projet de Benoît Amont alors que ce n'est pas vrai. Je ne suis pas convaincu par son projet sur le revenu de base. Je ne suis pas convaincu par la question du 493 citoyen que je trouve est une une mesure dangereuse.

Je ne vais pas dire le contraire. Et quand je vois d'ailleurs certains qui retournent complètement leur discours, je crois que c'est ça aussi qui nuit à la parole politique. Les idées que j'ai défendu dans la primaire, je crois que chacun peut le vérifier.

Elles sont plus proches des idées défendues par Emmanuel Macron que les idées défendues par Benoît Amond. C'est un constat, j'en tire les conséquences logiques. François du Rugi avec nous jusqu'à 9h l'info Victor Maté.

Avec d'abord donc cette information politique, notre invité en ce moment même sur France info le député écologiste François de Rugie qui annonce officiellement soutenir Emmanuel Macron pour le premier tour de la présidentielle. Un ancien président de la République qui devient membre du conseil d'administration du leader européen de l'hôtellerie, Nicolas Sarkozi, lui rejoint accord hôtel 3 mois après avoir annoncé la fin de sa carrière politique. Amnestie internationale extrêmement préoccupée par la situation des droits de l'homme en France depuis la mise en place de l'état d'urgence.

L'ONG parle de conséquences abusives. 4000 perquisitions sans autorisation, 400 personnes assignées à résidence rien que l'an dernier. Il faudra gagner avec de buts d'écart au match retour dans 3 semaines.

Monaco peut encore rêver après sa défaite 5-3 hier soir à Manchester City en 8e de finale aller de la Ligue des Champions de football. François, un nouvel allié donc pour Emmanuel Macron. François Deug, notre invité ce matin, député de Loire Atlantique avec vous, Gill Brnstein.

Oui. Alors, votre soutien est un peu étonnant parce qu'on va écouter ce que vous disiez vous-même des convictions écologiques d'Emmanuel Macron. C'était le 17 janvier 2017, il y a pas si longtemps.

Premier problème pour moi écologiste, c'est qu'il parle pas d'écologie. Je ne sais pas quel est son programme écologique. Quand il était ministre de l'économie, non seulement il n'allait pas dans le sens de l'écologie, mais il était plutôt sur l'ancien monde.

Lui qui se veut moderne, c'était le nucléaire, c'était le diesel, c'était l'extraction des sables dans la baie de l'agnon. Même si depuis queil n'est plus ministre, il est contre. Alors ça y est, il vous a rencontré maintenant il est dans le nouveau monde Emmanuel Macron.

Non, vous avez pu constater comme moi, il a été auditionné et tous les candidats vont l'aide, je crois par la grande organisation environnementale qui est le WWF. Hm. Euh et d'ailleurs c'était Pascalfin, ancien ministre écologiste devenu directeur du WWF qui lui posait les questions et des questions précise sur l'ensemble des sujets qui allaient de la transition énergétique jusqu'au projet d'aéroport de Notredame des Landes en passant par la biodiversité, le bio dans les cantines ou ces sujets-l qui sont à la fois globaux pour l'avenir de notre planète et de notre vie quotidienne.

Et j'ai constaté que c'est peut-être aussi le fruit de discussion que les uns les autres. Je n'ai pas la prétention de dire que c'est grâce aux discussions que j'ai pu avoir avec Emmanuel Macron qu'il a fait évoluer ses positions. Il a le tampon.

C'est bon. Mais vous savez, je crois qu'il faut pas être dans cette logique là. Ce qu'il faut voir c'est les engagements pris et il faut voir les engagements pris sur l'écologie et sur le reste.

Moi je le dis aussi clairement. Je ne me positionne pas que sur le programme environnemental. À ce moment-là Jean-Luc Mélenchon a aussi pris des engagements sur les questions environnementales et Benoît Amon aussi hein.

Je ne l'ai jamais contesté. Je constate et tant mieux. que d'ailleurs euh la gauche dans sa diversité de la gauche radicale au centre-gauche a des propositions et des engagements sur l'environnement et l'écologie alors que la droite de monsieur Fillon, elle est dans la régression et l'extrême droite de Marine Le Pen également le seul le seul parti politique qui a voté contre l'accord sur le climat vous plaît chez Macron, c'est le social libéral sur l'écologie tout le monde se justement Oui.

Sur l'écologie tout en gros vous dites que sur l'écologie voilà il y a du bon un peu partout mais sur le côté social libéral vous êtes plus proche de Macron. Sur l'écologie, je préfère un des engagements et où on se donne les moyens de les mettre en œuvre. Et vous savez que ça a toujours été mon combat chez les écologistes, c'est la mise en œuvre par l'exercice de responsabilité qu'un projet idéaliste qui peut être sur le papier d'ailleurs plus ambitieux mais dont on ne se donne pas les moyens de la mise en œuvre.

Et ça, je vois en effet que ça arrive souvent à gauche et chez ceux qui se prétendent écologistes. Et puis par ailleurs oui sur la politique économique, oui, moi je suis je l'ai défendu dans la primaire. la l'augmentation de la du salaire net de la sur la feuille de paye et la baisse du coût du travail par le transfert des cotisations vers la CSG.

C'est exactement la même proposition qu'à Emmanuel Macron. Oui, je préfère cette proposition là à la question du revenu de base qui est défendu par Benoît Amont. Je le dis, c'est quand même pas une petite question et c'est quand même un clivage important euh pour une politique qui serait menée demain.

On fera pas parler des absents mais si on suit votre logique après tout euh je sais pas quelqu'un comme Manuel Vals devrait faire le même raisonnement que vous plutôt que soutenir Benoît Amont. Je ne sais pas ce que fera Manuel Vals, mais je vois vous avez raison de de souligner cela de sa part. Bon moi je n'ai pas de de conseil à donner à Manuel Vas.

Je n'ai pas eu de contact avec lui. Vous savez qu'il a pris du recul, ce qui peut bien se comprendre. Mais honnêtement, vous imaginez si Manuel Vals avait été désigné par la primaire.

Oui. Bah Benoît Amot, Arnaud Monbourg et leur soutien ne se serait pas mis comme un seul homme en campagne derrière Manuel Val. Tout le monde sait très bien qu'il y aurait eu des clivages et qu'il y aurait eu des divergences suffisamment fortes que en effet la primaire n'a pas permis de surmonter. a juste permis de trancher entre l'orientation choisie à travers un candidat.

Au fond, il y a ceci dans votre prise de position ce matin sur France info François du Rugiste un éclaircissement. Vous le vivez comme ça à gauche. Oui, certaines personnalités de gauche doivent avoir du mal.

Elles sont discrètes. On pense à certains ministres à soutenir Benoît Amont si on suit votre analyse. Ah bah c'est pas doivent avoir du mal, c'est ont du mal puisque beaucoup de ministres et non des moindres.

Et euh euh je vois euh Jean-Marcot qui s'est exprimé euh hier euh dans le journal West-France et qui a dit qu'il était sur une position d'attente et que lui par ailleurs euh il regarderait quelle serait la meilleure façon d'éviter un deuxème tour François Fillon Marine Le Pen parce que vous vous imaginez pas simplement pour des responsables politiques, pour des électrices et des électeurs de gauche, quelle que soit leur sensibilité, devoir voter pour François Fillon pour faire barrage à Marine Le Pen le 7 mai prochain avec tout ce qui s'est passé non seulement sur le programme très à droite de François Fillon, mais aussi toutes les affaires qu'on a appris depuis un mois. Et donc c'est un sujet, je vois Jean-Marquau qui s'exprime dans ce sens, je vois d'autres ministres et non des moindres qui ne s'expriment pas. Jean-Vrian, ministre de la défense, Jean-Jacques Urvois, ministre de la justice, Stéphane Lefol, je sais que vous l'avez reçu et que souvent sapin Marie.

Donc vous voyez bien que c'est une réflexion qui est un lque. Est-ce que votre soutien inclut celui de ceux qui vont vous ont soutenu lors des primaires ? Je pense à Emmanuel Cos ministre Barbara Pompili ministre aussi.

Les uns et les autres prendront ou ont pris position puisque Emmanuel Cos assistait à la cérémonie d'investiture de Beno par exemple et donc les uns et les autres prendront position ou ont pris position librement. Moi je ne suis pas dans une logique de parti. Euh je crois d'ailleurs que dans cette élection présidentielle, c'est aussi ça la question, c'est soit on reste et je crois que par exemple pour le Parti socialiste, c'est un vrai sujet, est-ce que il reste uniquement dans une logique de frontière de parti et je discute avec beaucoup de collègues députés socialistes euh qui sont en effet en interrogation.

Certains sont, disons-le, un peu gênés par la situation car qu'est-ce qu'ils doivent privilégier l'unité du parti ? Jean-Christophe Cambadellis a dit "Ma seule préoccupation, c'est l'unité du parti." dit bah permettez-moi, moi qui ne suis pas socialiste par ailleurs, d'avoir d'autres préoccupations.

Je pense que l'élection présidentielle, la préoccupation c'est pas l'avenir des partis, c'est l'avenir de la France et c'est l'avenir de la France dans l'Europe et dans le monde. Et d'avoir un candidat qui soit un candidat, non seulement qui puisse faire face aux échéances et notamment au deuxème tour avec Marine Le Pen, mais aussi qui fasse face qui représente la France à l'étranger. Quel est le candidat aujourd'hui le plus crédible ?

Qui a le projet le plus crédible ? Le candidat qui a qui enclenche une recomposition politique et celui qui représente le mieux la France à l'étranger, je pense que Emmanuel Macron est celui qui réunit ces trois qualités. Est-ce que c'est pas la prime au cavalier seul quand même ?

Parce qu'Emmanuel Macron, c'est aussi celui qui a quitté le gouvernement au milieu du gay, qui est parti, certains diront "On trahit ses amis", qui n'a pas participer à une primaire rassemblant un certain nombre de ces soutiens potentiels dont vous faites partie aujourd'hui et qui finalement aujourd'hui entient les fruits avec des ralliments. Emmanuel Macron, il faut lui reconnaître une chose, c'est qu'il a lancé un mouvement il y a un peu moins d'un an avant euh de vous reconnaissez son opportunisme qui était Non mais vous lancez un mouvement euh vous prenez le risque que ce mouvement d'ailleurs ça fasse flop ou que ça ne rassemble pas beaucoup de monde. C'est pas facile de créer un mouvement politique dans notre pays.

Il a une inertie assez forte des forces politiques en présence. Beaucoup s'y sont cassé les dents d'ailleurs et c'est un paris d'ailleurs. Mais ce mouvement, il a su créer une dynamique.

Il en a tiré une conclusion qui était de quitter le gouvernement pour avoir une plus grande liberté de parole puisque certains lui disaient "Tu peux pas à la fois être au gouvernement et lancer ton mouvement." Et puis ensuite il a décidé de se lancer dans la présidentielle en se présentant sa candidature et il a déjà créé ce mouvement. Moi, je m'inscris dans cette logique de création d'un nouveau mouvement politique euh qui va avoir une recomposition sur la base des clivages réels vécu dans la société française qu'on réactive pas.

J'entends bien, vous savez les collègues notamment à l'Assemblée nationale qui ce qu'il faut c'est réactiver le bon vieux clivage gauche- droite. Puis alors on va essayer de trouver des marqueurs comme on dit comme si la politique c'était une affaire de marqueur et alors face à Fillon, face à ceci et et objectivement est-ce que ça va faire avancer le débat politique à la fin ? Il a lancé son mouvement disiez-vous mais vous étiez aussi sceptique il y a un peu un peu moins de mois sur la capacité d'Emmanuel Macron à avoir une majorité avec lui.

On vous écoute. Un autre problème au moins une question sans réponse c'est Emmanuel Macron président. Quel est le gouvernement ?

Quelle est la majorité parlementaire ? Quelle est la coalition avec qui il travaille ? Personne ne le sait.

Et là, ce ne sont pas les ralliments sans vouloir être désagréable à l'égard de telle ou telle personne qui vont construire l'ossature d'un gouvernement ou d'une majorité parlementaire. Quel gouvernement ? Quelle majorité ?

Vous avez la réponse aujourd'hui François Régie. Ben, c'est forcément une logique de rassemblement à l'issue de l'élection présidentielle. En France, on sait que c'est l'élection présidentielle.

Moi je le regrette d'ailleurs, je suis plutôt de culture parlementaire mais c'est ainsi l'élection présidentielle qui va formater la majorité pendant ce temps. Vous serez candidat dans une circonscription pour le compte d'ant marche en juin 2017. Je suis député de Nantes et je me représente, je me soumets au jugement des électeurs, moi à titre personnel à travers non seulement l'élection présidentielle et le résultat sur le territoire dont je suis eu, mais surtout à travers l'élection législative. et et ben nous verrons.

Mais logiquement oui. Logiquement oui. Moi je m'engage ple dans une recomposition politique et par ailleurs je souhaite je pour répondre à votre question de la majorité parlementaire qui a une majorité de rassemblement avec des socialistes y compris certains qui auront soutenu Benoît Amont si c'est Emmanuel Macron qui est au deè tour de l'élection.

Vous az remplis le formulaire d'en marche pour être candidat. Pas encore non mais vous allez le faire. Ça sera une question de temps peut-être après l'info.

Tiens, Victor Maté à 8h50. Après 2002, 2007 et 2012, François Bairou sera-t-il candidat à la présidentielle ? Une 4è fois ?

Le président du modem s'exprime devant la presse. Tout à l'heure au siège de son parti à Paris. Personne ne sait ce qu'il va dire sur un responsable du modem sur France info.

Sur France info également ce matin ce soutient Emmanuel Macron dans la course à l'Élysée. Notre invité, le député écologiste François de Rugie a donc choisi le candidat d'en marche. Une manifestation ce mercredi devant le ministère de l'économie des dizaines de salariés de l'usine Ford de Blancfort en Giron en lutte pour le maintien de leurs emplois.

Ils sont actuellement dans le train pour Paris. L'espérance de vie va continuer à augmenter dans les pays développés autour de 90 ans pour les femmes, affirme la revue britannique Zand 7. Pour les Françaises, cette espérance de vie va donc passer de 85 à plus de 88 ans.

Le grand 8, spectacle vertigineux hier soir et au final la défaite de Monaco 5-3 en 8e de finale aller de la Ligue des Champions de football face à Manchester City. France Info, la politique jusqu'à 9h sur France info et François de Rugie, notre invité qui se met en marche derrière Emmanuel Macron pour la présidentielle Gilbernstein. Qu'on soit clair sur la future majorité que vous appelez de vos vœux.

Si au deuxème tour de l'élection présidentielle où il y aurait Marine Le Pen face à Emmanuel Macron, beaucoup de gens appelleront à voter pour lui. Tous ceux qui auront appelés à voter pour lui, donc y compris des gens de droite, auront vocation à gouverner éventuellement avec vous. Bah la question, elle se posera à celles et ceux qui auront soutenu au deuxème tour et qui n'auront pas soutenu au premier tour.

Vous avez des gens qui soutiennent dès le premier tour qui vont constituer logiquement le sature d'un groupe parlementaire à l'Assemblée nationale pour soutenir un président qui aurait été élu. Mais moi, je vous savez, je ne vends pas la peau de l'ours avant qu'il ait été tué. Et donc je dis faisons campagne pour l'élection présidentielle.

Nous avons 2 mois devant nous pour gagner parce que moi je m'engage pour gagner au premier tour puis au deuxième tour. Ça ne va pas être facile hein. Il faut aussi être conscient. il faut être lucide sur la réalité des divisions au sein de la société française que l'on retrouve euh dans le vote euh lors des élections et on va sans doute le retrouver au premier tour de l'élection présidentielle.

Puis ensuite, en effet, il y aura c ceux qui auront soutenu au 2è tour et la question, elle se posera aussi à eux. Est-ce qu'ils veulent faire partie d'une majorité qui soutiendra un président de la République nouvellement élu et son le gouvernement qui l'aura nommé ou est-ce que ils veulent se situer dans l'opposition ? Hein ?

Vous savez très bien que face à Marine Le Pen, il y aura sans doute un art. Le ni droite ni gauche, ça vous convient un gouvernement où vous si correspondre à une réalité aujourd'hui ni droite ni gauche. Moi je pense que le fait d'être capable de dépasser le clivage gauche- droite en tout cas tel qu'il était structuré depuis longtemps et auquel le scrutin majoritaire de l'élection présidentielle des élections législatives pousse beaucoup.

Euh il faut en effet être capable de dépasser ce cage gourin. Moi je l'ai souvent plaidé sur des sujets assez différents. Vous savez moi j'ai participé aux grenelles de l'environnement quand Nicolas Sarkozy avait été élu président de la République.

Certains verbes me l'avaient reproché d'ailleurs à l'époque m' dit comment aller collaborer vous savez comment on utilise les mots en France avec le nouveau pouvoir sur le grenel de l'environnement alors que Nicolas Sarkozi n'était pas un bon défenseur de l'environnement. Bah j'ai relevé ce paris ce défi à ce moment-là. Ensuite il a abandonné Nicolas Sarkozi.

Bah, je l'ai critiqué aussi à ce moment-là, mais j'étais content de voir qu'à l'Assemblée nationale, on a pu pendant un court espace de temps défendre le grenel de l'environnement avec des gens de gauche et des gens de droite. Et je pense que parfois on avance sur certaines réformes institutionnelles, démocratiques, on voit bien que si on n pas une capacité à dépasser le clivage des blocs, en plus aujourd'hui, il faut arrêter de croire qu'il n'y aurait que deux blocs, hein, le bloc de gauche, le bloc de droite. Il y a le Front National qui est peut-être en train de devenir le premier bloc.

Alors, est-ce qu'on reste sur les vieux schémas d'hier ? en faisant comme si le foncier national n'existait plus. Souvenez-vous au moment des élections régionales il y a un an l'incapacité des partis politique PS et les Républicains à gérer cette situation correctement pas l'incapacité puisque dans le nord et et dans le sud d'ailleurs le Front National a été battu au second ou mais ça avait quoi mais ça avait quoi le sens du fait que une partie des votes du premier tour disparaisse totalement au deuxème tour au point de ne même plus avoir d'élu ?

C'était quoi le sens de ces de vous pourriez peut-être être rejoint cet après-midi par François Bairou qui on sait pas trop ce qu'il va annoncer mais pourquoi pas le soutien à Emmanuel Macron Baou il a essayé par le passé de dépasser justement ce qui va il rencontré lui aussi Emmanuel Macron la semaine dernière peut-être je n'étais pas présent à ces rencontres. Vous avez des informations sur ce que pourrait dire François Boou cet après-midi ? Aucune aucune et je pense vraiment que là personne n'en a personne n'en a.

Non non mais franchement en revanche sur le fond ce qui est intéressant François Baou c'est un homme politique qui vient de la droite. Moi, je viens de la gauche. Tout mon engagement politique depuis toujours, que ce soit familial, associatif, électoral, il est à gauche.

Mais François Barou lui vient de la droite, il a voté pour François Hollande en 2012. Qu'est-ce qu'on en a fait après l'élection de François Hollande de ce vote et de cette majorité ? Rien.

Ça a été un rendez-vous manqué au début du quinquena précédent. Bah, il faut en tirer les leçons. Emmanuel Macron a fait douter beaucoup de ses soutiens la semaine dernière.

Je ne sais pas si vous François de Rugie vous avez douté en écoutant Emmanuel Macron de dire ceci c'était à Alger. La colonisation fait partie de l'histoire française. Ce c'est un crime.

C'est un crime contre l'humanité. C'est une vraie barbarie et ça fait partie de ce passé que nous devons regarder en face en présentant aussi nos excuses à l'égard de celles et ceux vers lesquels nous avons commis ces gestes. Certains ont vu dans cette déclaration une forme d'immaturité d'Emmanuel Macron.

Vous la colonisation en Algérie. Crime contre l'humanité ça vous convient ou pas ? Je parlais de mon histoire personnelle.

Moi, mes parents, leur engagement politique dans les années à la fin des années 50 et au début des années 60, c'était la lutte pour l'indépendance de l'Algérie et l'anticolonialisme. Donc je suis assez marqué par cela. Je vois bien que si on réduit à une phrase à une phrase sur le crime contre l'humanité, c'est en effet une phrase réduite à cela qui ne serait pas le qualificatif ne vous paraîa pas juste bah en tout cas qui pourrait oui prêter un malentendu par rapport à ce qui est qualifié de crime contre l'humanité.

Vous ne le reprendriez pas votre compte ? Pas de cette façon-là. Mais je j'ai écouté là, vous avez repassé d'ailleurs un passage un peu plus long qui montre que c'était plus subtil et qu'il s'est exprimé déjà sur ces sujets de façon plus subtile que simplement une phrase.

Et j'aime bien d'ailleurs que dans la vie politique, on ne se limite pas à une phrase ou à un mot et qu'on regarde les choses. Il a choisi de qualifier de crime contre l'humanité la colonisation. Ça c'est lui qui l'a choisi.

C'est pas le réduire à une phrase, c'est lui qui a employé la formule. Ni vous ni moi il pouvons rien. Il l'employé.

Vous savez que dans la colonisation, il y a eu des crimes contre l'humanité dès le départ. Après, il y en a eu aussi dans la décolonisation, dans la guerre guerre d'immaturation. Est-ce que certains disent c'est la marque de d'une forme d'immaturité chez Emmanuel Macron ?

Non, je pense que c'est plutôt son souhait, mais qui n'est pas toujours facile à dire dans le débat politique, de dire des choses nuancées et de dire des choses qui ne soient pas d'un seul bloc où on réduit tout et regardz comme la droite a sauté sur cette occasion pour d'un seul coup quasiment alors eux revaloriser la colonisation. Je vous rappelle il y a quelques années, ils avaient fait une proposition de loi pour dire qu'il fallait dire dans les manuels scolaires les bienfaits de la colonisation. Et ces débats alors là c'est pas des débats c'est on le sait très bien c'est des choses pour agiter les esprits réveiller des des vieilles plai historique alors que l'élection présidentielle ne va pas se jouer là-dessus.

Donc vous soutenez Emmanuel Macron François de Rugie sans doute beaucoup de socialistes peut-être des verts aussi vont dire quel opportuniste ce de rug. Voilà, ça fait partie de la vie politique. Alors, pour les vers, ce serait assez drôle parce que vous avez vu le cinéma auquel il se livre depuis 3 semaines avec Benoît Amont et là franchement, je crois que ça fait plus rire beaucoup d'ailleurs les Françaises et les Français qui nous regardent et qui aimeraient bien que maintenant on passe à la présentation des projets et à leur défense les uns et les autres plutôt qu'à ces tambouilles politiciens.

Merci Françoisie d'avoir accepté l'invitation de France Info.