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interviewBFMTV· 5 novembre 2025 158 min

Budget 2026, Oléron, immigration, Shein... Jordan Bardella était l'invité de "Face à BFM"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonsoir Paola, bonsoir à toutes et à tous. Les sondages l envoie tantôt à Matignon, tantôt directement à l'Elysée. Il est d'ailleurs prévu qu'il soit le recours du Rassemblement national en cas d'empêchement de Marine Le Pen et il vient de publier un livre, un livre de rencontre avec une vingtaine de Français, vous l'avez dit, Jordan Bardella, et ce soir face à BFM.

Les planètes, elles s'alignent les unes après les pour jordan bardella notre sondage et la bfm tv qui montre effectivement que le rassemblement national ce soit marine le pen ou jordan bardell a toujours extrêmement haut jordan bardella devant marine le pen il faut quand même le préciser c'est quand même un score qui est presque jamais vu il faut prendre ce sondage au sérieux c'est un avertissement je suis convaincu que le rassemblement national arrivera au pouvoir la dernière fois que Et dans l'histoire de France, on a donné le pouvoir à un homme de 30 ans. Il s'appelait Napoléon Bonaparte. Je ne crois pas qu'il ait de cette trempe-là.

Je pense que sur les sujets économiques, il y a une forme d'amateurisme, oui. Jordan Bardella c'est pour l'instant le dauphin de Marine Le Pen, mais pour 2027 il n'aura pas le choix que d'être un requin. Soyez le bienvenu sur le plateau de ce Face à BFM.

Bonsoir Jordan Dan Bardella. Bonsoir monsieur Switek, merci pour votre invitation et bonsoir aux Françaises et aux Français qui nous regardent. Je le rappelle, président du Rassemblement national, député européen, merci d'avoir accepté notre invitation.

Au moment où je le lisais, vous publiez ce livre, je le montre d d'emblée ce que veulent les Français aux éditions Fayard, au moment aussi et surtout peut-être où la France traverse une grave crise budgétaire et politique. On va en parler tout au long de cette soirée. Vous êtes ce soir face à BFM.

Je vous rappelle ainsi qu'aux téléspectateurs le principe de cette émission. Vous allez faire face à 5 journalistes de la rédaction de BFM TV. Je vous les présente, vous le retrouvez pour commencer tous les soirs à 18h50 pour 60 minutes Fauvel.

Bonsoir Marc Fauvel. Bonsoir Jordan Bardella. On va parler de votre nouveau livre, évidemment, de ce qu'il contient et peut-être aussi, c'est peut-être même le plus intéressant, de ce qui n'y est pas.

BFM politique, c'est tous les dimanches midi. Bonsoir Guillaume Daré. Bonsoir, bonsoir Jordan Bardella.

Avec vous, on va essayer de comprendre quelle est la ligne économique du Rassemblement national. Les débats à l'Assemblée sont extrêmement intéressants parce que les choix économiques, c'est d'abord et avant tout des choix politiques. Jordan Bardella, vous serez aussi ce soir face à la chef du service politique de BFM.

Bonsoir Marie Chantret. Bonsoir Maxime, bonsoir Jordan Bardella et notamment après le drame d'Oléron ce matin. Je vous interrogerai ce soir sur les enjeux de sécurité.

Vous qui souhaitez faire de la France le pays le plus répressif d'Europe. Je vous interrogerai également sur les problématiques liées à l'immigration alors que le Le Rassemblement national a réussi à faire voter sa résolution dénonçant les accords franco-algériens de 68. Elle est à la tête de la matinale d'RM, c'est du face-à-face et d'Apolline de Neuf à Nives sur BFM TV.

Bonsoir Apolline de Malherbe. Bonsoir Maxime, bonsoir On vous présente souvent comme un candidat de secours si Marine Le Pen ne pouvait pas se présenter aux élections. Mais moi, au regard des sondages, je me demande s'il ne faut pas vous poser la question de savoir si vous iriez qu'elle puisse se présenter ou pas.

Je vous poserai la question. Voilà pour le programme ce soir. Vous qui nous regardez, vous pouvez évidemment réagir et poser vos questions à Jordan Bardella.

Une adresse mail, c'est très simple. Une adresse à retenir face à bfm arrobase bfm tv .fr face à bfm arrobase bfm tv .fr Jordan Bardella, avant de donner la parole à mes camarades, deux questions d'actualité avec vous.

Et d'abord évidemment ce drame ce matin sur l'île d'Oléron, 5 personnes renversées volontairement par un Un automobiliste qui est ce soir en garde à vue. Deux victimes sont dans un état très grave, dont une jeune assistante parlementaire de votre parti. Quelle est votre toute première réaction face à ce drame ?

Et avez-vous, ce soir, des nouvelles notamment de cette jeune femme ce qui s'est passé ce matin est évidemment un drame qui a semble-t-il été fait au nom de l'islamisme d'après les revendications qui ont été celles de l'auteur de cet acte ignoble foncé délibérément sur des innocents, sur des femmes, sur des gens qui se baladaient tranquillement dans la rue et il y avait effectivement parmi ces victimes nombreuses. Et je veux avoir d'abord une pensée pour chacune des victimes, chacun des blessés, je veux avoir une pensée pour les familles et avoir une pensée plus appuyée pour Emma, cette jeune collaboratrice du Rassemblement national que je connaît bien, qui a 22 ans, qui faisait son jogging ce matin comme un jour ordinaire et qui a été fauché. Son état aujourd'hui est extrêmement préoccupant, je ne pourrais pas vous en dire plus.

J'ai eu l'occasion d'échanger avec ses parents, avec sa famille et son état est évidemment très préoccupant au moment où je vous parle. Et donc je souhaite évidemment lui adresser une pensée, adresser une pensée à sa famille et dire qu'il n'est pas normal que la jeunesse française, que le peuple français s'habitue à subir dans sa chair des attaques d'une brutalité et d'une barbarie et je veux redire ce soir devant vous que le fondamentalisme islamiste a tué près de 270 français depuis 2012, depuis les attentats de Mohamed Merah en 2012, et j'aimerais rappeler que si Si demain, les Français nous accordent leur confiance, alors nous traquerons tous ceux qui défient l'autorité de l'État, tous ceux qui utilisent la barbarie pour s'en prendre. On va y revenir dans une seconde, On va y revenir dans une seconde, Jordan Bardella, mais une précision importante.

On sait ce soir, on l'a dit, vous l'avez dit, que cet automobiliste a volontairement fauché des piétons. Est-ce que vous avez des éléments qui laisseraient à penser que notamment cette assistante parlementaire dont on parlait, qui est grièvement blessée ce soir, aurait été visée parce que militante du Rassemblement national ? Non.

Soyons honnêtes. Aucun élément là-dessus ce soir. Je ne suis pas de visée parce qu'elle était membre du Rassemblement national.

En revanche, l'auteur des faits a crié Allah Akbar. D'après les éléments qui ont été dévoilés par la justice, d'après les éléments...

Le parquet antithéroïque n'est pas encore saisi, mais d les premiers éléments que nous avons, qui ont été très largement relayés dans la presse. On ne peut pas parler ce soir d'attentats ? Pas encore en tout cas.

En tout cas, il y a, d'après les premiers éléments de l'enquête, encore une fois, la suite de l'enquête nous dira, d'abord le fait que ce type ait connu des services de police. Il n'est pas connu des services de renseignement, mais il est connu des services de police et que manifestement, il aurait crié à la Akbar en fonçant délibérément avec son véhicule dans un mode opératoire que nous avons déjà connu, que nous avons connu à Nice lors du triste ce attentat qui a ciblé la promenade des Anglais. Et permettez-moi encore de rappeler que nous sommes là face à une menace existentielle contre laquelle il ne peut y avoir ni faiblesse, ni laxisme, et que face à l'hydre islamiste qui menacent nos modes de vie, qui tuent des Français par dizaines depuis 2012 et je dis d'autant plus cela que nous sommes à quelques jours des 10 ans des attaques terroristes qui ont qui ont visé Paris, le Bataclan, les terrasses parisiennes, qui ont visé Saint-Denis, le Stade de France.

Et beaucoup de nos compatriotes qui nous regardent ce soir se disent mais au fond, qu'est-ce qu'on a fait depuis pour nous protéger et nous mettre à la l'abri et malheureusement pas grand-chose. Jordan Bardella, je vais rester extrêmement prudent ce soir parce qu'effectivement cette automobiliste au moment d'être interpellé a crié à la Akbar mais la justice antiterroriste n'est pas saisie ce soir, on manque d'éléments sur le profil de cet homme, on manque d'éléments, on va le dire très clairement aux téléspectateurs qui nous regardent ce soir mais vous dénoncez l'idre islamiste. Quand on prend les éléments du drame de ce matin, on a un homme connu des services de police pour des délits visiblement de droits communs et uniquement de droits communs, aucun signe de radicalisation détecté avant ce matin.

En tout cas, ce sont les éléments que nous avons ce soir. Comment est-ce qu'on peut se prémunir face à un geste qui semble inexpliqué encore ce soir ? Je vais vous répondre avec beaucoup d'humilité.

Le risque zéro n'existe pas et on pourra toujours trouver un individu, un profil, une trajectoire en particulier qui échappe à l'ensemble des mesures judiciaires, policières, administratives ou politiques qui peuvent être mises en œuvre. Mais je viens ce soir redire une chose, comme je le fais à chaque fois qu'il y a des drames de ce type dans notre pays. Tout n'est pas fait pour lutter contre le fondamentalisme islamiste, tout n'est pas fait pour protéger le peuple français. – Mais que feriez-vous pour repérer un individu comme celui-là par exemple ? – Les mosquées radicales… – Encore une fois on est sur l'île d'Oléron. – Ce qui veut bien dire qu'il n'y a plus aucun territoire dans notre pays qui est à l'abri de la violence.

Les mosquées radicales existent par dizaines dans notre pays, elles ne sont pas fermées. Il y a dans notre pays 8000 individus qui sont suivis pour leur proximité avec le fondamentalisme islamiste, 4500 sont étrangers, il faut les expulser. Il y a en France des dizaines d'associations qui sont des associations politico-religieuses, des associations islamistes qui sont directement sous l'influence du mouvement salafiste ou des frères musulmans.

Elles doivent être fermées et les frères musulmans doivent être, comme c'est le cas dans un certain nombre de pays du Golfe, considérés comme une organisation terroriste. Donc évidemment que vous trouverez toujours, M. Switek, la trajectoire qui échappe à cette arsenal politique, judiciaire et politique.

Mais les Français qui nous regardent ce soir, les familles qui ont subi dans leur chair le fondamentalisme islamiste, ont le sentiment, à juste titre, que tout n'est pas fait pour protéger les Français, à la fois de la menace terroristes, à la fois de l'idéologie islamiste qui s'enracine aujourd'hui et qui a pris le pouvoir dans beaucoup de territoires mais aussi à l'égard de l'insécurité, de la délinquance et de la criminalité qui s'est multipliée dans notre pays. Vous le dites, Jean-Bel Bardella, malgré les dizaines, littéralement les dizaines de lois antiterroristes qui ont été prises dans ce pays. Avec l'efficacité que l'on connaît, ces lois sont passées à côté de leur objectif.

Et voyez bien qu'en réalité, on est extra faible à l'égard d'une idéologie qui a déclaré la guerre à la France et qui a fait couler le sang de trop nombreux compatriotes. Dans ce livre que vous avez présenté et que je publie, je raconte les confidences et les confessions que m'ont fait les Français. Et les Français qui liront ce livre pourront découvrir le témoignage d'un policier, Mathieu, qui a une quarantaine d'années, qui est marié, qui a deux enfants et qui était policier à la BRI au moment où cette unité d'élite était engagée contre le commando de la mort au Bataclan.

Eh bien, des policiers comme Mathieu, comme d'innombrables Français, ne comprennent pas la faiblesse de notre pays à l'égard de l'idéologie islamiste. Donc moi je dis très simplement à nos compatriotes si demain je suis à la tête du gouvernement nous mettrons tout en oeuvre nous traqueront tous les individus qui menacent la sécurité nationale et qui font peser sur notre pays sur nos concitoyens sur les honnêtes gens, un risque de violence et un risque d'attentat. Mais Jordan Bardella, dans ce livre précisément, vous dénoncez, comment dire, des débats et une actualité qui va trop vite, notamment entraînée par par les réseaux sociaux, etc.

Est-ce que vous-même ce soir, vous n'allez pas trop vite ? Je m'explique. Vous avez eu un discours face au drame de Léron aujourd'hui, notamment sur les réseaux sociaux, extrêmement prudent, où vous ne parliez pas d l'islamisme.

Vous ne dénonciez pas ça dans votre premier message. Ce soir, encore une fois, on a des éléments très parcellaires. La justice antiterroriste ne s'est pas saisie.

Elle le fera peut-être dans les heures qui viennent. Et peut-être qu'on en découvrira plus sur les motivations de cet homme. Mais est-ce que vous n'allez pas trop vite ce soir justement en dénonçant cela ?

Vous savez, il y a un dicton qui dit « avoir raison trop tôt est une autre manière d'avoir tort ». Je me souviens, M. Switek, il y a deux ans, ça ne nous rajeunit pas, nous étions sur BFM TV.

Je sais de quoi vous allez me parler. Bon, en train de commenter, j'étais arrivé sur votre plateau. Quelques heures après le drame, l'horrible attaque, la barbarie qui s'était abattue sur une jeune fille d'à peine 10 ans qui s'appelait Lola.

Le meurtre de Lola. Je vous avais dit, lorsque les premiers éléments nous sont parus, que la personne qui a commis ce drame, la barbare qui s'est attaquée à Lola, et je suis soulagé qu'elle ait été punie d'une peine de prison ferme à perpétuité, avait un lien avec l'immigration massive et notre incapacité à contrôler nos frontières. Nous avons appris quelques heures après que cette personne était une Algérienne qui était présente sur notre sol en situation irrégulière et sous le coup d'une obligation de quitter le territoire français.

Donc si vous voulez, j'en ai un petit peu assez de venir sur les plateaux de télévision, commenter drame après drame, les mêmes faits, les mêmes modes opératoires, dénoncer les mêmes idéologies et pointer du doigt le même laxisme de l'État. Donc vous avez raison et je vous donne quitus là-dessus, M. Switek.

Nous n'avons pas encore aujourd'hui tous les éléments pour – Une obligation de prudence. Nous avons tous la même obligation de prudence. – Moi, j'ai une obligation et je l'aurai peut-être demain si les Français le décident.

C'est l'obligation d'agir pour protéger mes compatriotes. Et moi, je refuse. Demain et après-demain, si les Français m'accordent leur confiance de me coucher le soir et de me lever le matin en me disant que tout n'est pas fait pour les protéger.

Alors j'identifie aujourd'hui les grands périls existentiels qui pèsent sur la sécurité de nos compatriotes, qui fait que quand on est une gamine de 22 ans, on ne peut plus faire même sur l'île d'Oléron, vous l'avez dit, son jogging en sécurité parce qu'on peut se faire harceler, parce qu'on peut se faire invectiver, parce qu'on peut se faire agresser ou ou parce qu'on peut se faire faucher par une voiture, par un individu qui encore une fois a hurlé à l'Akbar. Donc mille fois oui pour la prudence, mais mille fois non pour la naïveté, pour la lâcheté et pour l'impuissance. Je ne suis pas de cela, monsieur.

Dans une seconde...

Dans une seconde...

Dans une seconde...

Jordan Bardella, Marc Fauvel face à vous. Mais j'ai une autre question qui n'a absolument rien à voir. Question de l'actualité ce soir.

Ça concerne Chine. Le site de vente chinois sous la menace ce soir d'une suspension en France et d'une des actualités du jour. La procédure est engagée par le gouvernement pour suspendre éventuellement le site après qu'on a découvert que Chine vendait notamment des poupées pédopornographiques, des armes qui étaient interdites dans le commerce en France.

Est-ce qu'il faut tout simplement ce soir fermer Chine en France D'abord, ce qui a été porté aux yeux de millions de Français, à savoir la vente de ces poupées infantiles sexualisées, n'est pas beau à voir. Je vais être extrêmement ferme, je soutiens la procédure qui a été lancée par le Premier ministre et par le gouvernement. Je souhaite que cette plateforme puisse communiquer à la justice française, l'ensemble des noms des clients qui ont acheté ces poupées et je souhaite que cette plateforme chinoise, ce n'est pas la seule, il y a beaucoup d'autres plateformes qui ne respectent ni nos codes déontologiques, ni nos valeur, ni la concurrence qui devrait être loyale et saine avec les commerces français, notamment avec les commerces de proximité, puissent évidemment être mises face à ces responsabilités et puissent assumer.

Moi je suis...

Mais vous laissez encore une chance ce soir à Chine de faire le ménage. Je – Non, d'abord je pense qu'il y a une enquête. Cette enquête, cette procédure administrative, elle doit d'abord pointer les responsabilités, attribuer des responsabilités et évidemment demander des sanctions.

Ça a été fait par exemple sur la plateforme Wish qui proposait des produits qui n'étaient pas adaptés à ce qu'on peut en théorie acheter en France ou dans le commerce français. La plateforme Wish a été sortie de ce qu'on appelle le référencement sur les moteurs de recherche et je pense qu'à partir du moment où vous enfreignez notre déontologie, nos lois et nos valeurs, eh bien vous devez vous exposer à des sanctions. Moi je crois dans la liberté du commerce.

Mais la liberté du commerce, ce n'est pas le droit de faire tout et n'importe quoi. Et moi, je me mets à la place ce soir de beaucoup de nos petits commerçants, beaucoup de nos chefs d'entreprise qui bataillent pour vendre des produits français, pour valoriser le Made in France et qui voient ces plateformes chinoises et ces plateformes étrangères faire de la concurrence. Vous avez déjà acheté sur ces plateformes ?

Je n'ai jamais acheté sur Chine. Et sur d'autres ? Il y en a d'autres, Chine, Temu, AliExpress, etc.

Jamais. Parce que vous parlez effectivement des petits commerçants que l'on reçoit à régulièrement sur BFMTV, qui dénoncent cela et notamment ce site-là. Mais vous avez en même temps plus de 15 millions de Français qui, tous les mois, visitent Chine.

Un petit peu plus. Effectivement, peut-être un petit peu plus. Vous avez raison.

Parce que beaucoup de nos compatriotes font face à des fins de mois difficiles. Et il est vrai que Chine permet à des produits qui sont fabriqués dans des conditions que, moralement, on doit dénoncer. Je veux dire, moi j'entends...

Je lisais l'autre jour un article de Bloomberg qui a été très documenté par vos confrères, faire état de moyens de production, de façons de concevoir les produits qui étaient le fait de jeunes salariés qui travaillaient 18 heures par jour et qui n'avaient droit qu'à un jour de coger, qu'à un modeste jour de Mais donc, on peut laisser un site ouvert comme celui que vous décrivez là ? On peut le laisser ouvert en France après avoir vendu des articles pédopornographiques, en faisant travailler notamment des enfants et des minorités ouïghours, etc., de manière forcée Je pense qu'il ne faut rien s'interdire.

Et à partir du moment où l'enquête administrative établit des responsabilités et recommande la fermeture du site, qu'elle soit temporaire ou sur le plus long terme, évidemment qu'il faut y avoir recours. Parce qu'encore une fois, le libre au commerce, la concurrence saine dans une économie de marché. Ça ne peut pas être la guerre de tous contre tous et ça ne peut pas être le droit de faire tout et n'importe quoi.

Donc moi, je pense à nos commerçants français. Je pense qu'une idée pourrait être de soutenir la création d'une plateforme de vente qui soit faite en France, en Europe, selon les standards français et selon les standards européens. Et la concurrence des loyales doit évidemment être traitée d'abord par des droits de douane aux frontières et ensuite par un un écosystème économique dont on aura peut-être l'occasion de parler, qui favorise l'entreprise française et qui arrête de faire systématiquement dans notre pays de ceux qui entreprennent, de ceux qui font commerce, de ceux qui innovent, de ceux qui embauchent, de ceux qui créent des suspects dans une économie – Jordan Bardella, on en parlera tout à l'heure avec Guillaume Daré, on parlera du budget, mais puisque vous en parlez, vous parlez des droits de douane, il y a une autre idée qui est dans l'atmosphère, c'est de taxer tous les petits colis qui sont commandés par les Français, car il y aurait des colis en dessous de 150 euros, mettre une taxe, par exemple 2 euros, justement sur ces colis qui arriveraient notamment de Chine et de Chine.

Est-ce que vous êtes favorable ? Les droits de douane n'ont de sens que s'ils s'accompagnent d'une ambition économique intérieure, c -à-dire protéger nos marchés, protéger nos filières. Nous avons toujours défendu cette idée et c'est ce que font aujourd'hui toutes les grandes puissances qui réussissent dans la mondialisation.

On pourrait citer la première d'entre elles, les Etats-Unis d'Amérique, qui lorsqu'ils subissent une concurrence déloyale, sur l'acier, sur le pneu chinois, mettent en place des droits de douane. Mais cette politique protectionniste-là n'a de sens que si on libère l'activité à l'intérieur et si on recrée un cadre économique fiscal normatif favorable pour que la contrepartie… – Mais oui ou non à la taxe sur les petits colis ? – Oui, mais à la condition, à la seule condition, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui, qu'on libère l'activité économique, qu'on libère l'enclume fiscal et l'enclume normatif qui pèsent sur nos entreprises.

Sinon, Elle n'a pas de sens. On a eu ce débat il y a quelques jours, enfin on, nos parlementaires ont eu ce débat il y a quelques jours en commission à l'Assemblée nationale. Et c'est vrai que quand vous n'avez pas une politique en faveur de l'entreprise française, c'est compliqué de prendre le consommateur à revers des deux côté. – Jordan Bardella, vous êtes donc ce soir face à BFM, on a du temps ce soir pour se parler et vous êtes notamment face à Marc Fauvel. – Marc, premier de cordée, c'est à vous. – Oui, c'est à moi, Jordan Bardella, j'ai lu attentivement votre livre, je l'ai même apporté.

Ce soir, 400 pages, 20 portraits, 20 rencontres avec des Français que vous êtes allés rencontrer, dites-vous sans caméra, en face à face, avec juste votre stylo pour prendre contre Anne Hidalgo et contre les ZFE, la magistrate qui est d'ailleurs eurodéputée du RN qui dit que les lois sont trop laxistes. Est-ce que ce sont les Français que vous avez rencontrés ou est-ce que ce sont vos électeurs que vous avez sélectionnés ? D'abord, merci de m'avoir fait l'honneur de me lire.

Votre question est prévisible parce qu'évidemment que lorsqu'on fait cet exercice de passer du temps avec les Français, de faire ce que le monde politique ne fait plus, c'est-à-dire sortir des plateaux de télévision, se fondre dans la géographie. C'est la fameuse phrase de Sylvain Tesson dans Les chemins noirs. Certains hommes préfèrent entrer dans l histoire.

Moi, j'ai préféré disparaître dans la géographie. C'est ce que j'ai voulu faire pendant près d'un an en allant à la rencontre des Français, loin des plateaux de télévision et en essayant modestement d'écrire dans ce livre toutes les confidences, toutes les confidences, toutes les confessions, tout ce que m'ont confié les Français. Alors, l'honnêteté m'oblige à vous dire, M.

Fommel, qu'à partir du moment où l'on m'accepte pendant plus d'une journée sur son bateau de pêcheur ou sur son exploitation agricole, j'imagine qu'on ne le met pas totalement au style. Mais il n'y a pas que des électeurs du Rassemblement national dans ce livre. Il y a des gens qui ne votent pas pour le Rassemblement national.

Mais je crois que ce qui est dit à l'intérieur, au-delà de l'étiquette politique qui, pour le coup, le choix partisan de ces personnes-là, de ces Français qui ont accepté de se confier, ne m'intéresse pas. Ce qui m'intéresse, c'est ce qu'ils m'ont dit. Et pourquoi est-ce que j'ai voulu faire cet exercice ?

Parce que je me suis posé une question simple. Qui écoute encore aujourd'hui les Français ? Qui, dans le monde politique, est encore capable d'arrêter de parler, de se taire et d'écouter les gens ?

Eh bien nous, parce que c'est aussi l'ADN de notre mouvement politique. Nous écoutons les Français et nous faisons le constat du divorce terrible qui existe aujourd'hui entre le monde politique, entre les décisions qui sont prises à Paris et entre ce que vivent concrètement nos agriculteurs qui n'arrivent plus à vivre de leur travail, nos pêcheurs qui sont submergés de normes, nos policiers qui ne comprennent plus le laxisme de la justice, nos enseignants qui vont travailler la peur au ventre parce que la laïcité n'est plus défendue dans l'école de la République française. Donc tout cela, M.

Fauvel, c'est l'expression de ce que pensent des millions de Français, de ces Français silencieux, de ces Français travailleurs qui bien souvent n'ont ni le temps ni l'argent pour aller manifester, qui qui votent, c'est vrai, parfois pour des partis différents le dimanche, mais qui, le lundi matin, doivent s'empresser de retourner travailler. – La deuxième chose, me semble-t-il qu'on retient de votre livre, M. Bardella, c'est la déclaration d'amour à la France du Travail, on dirait presque, je ne sais pas si vous le prendriez bien, un livre de Nicolas Sarkozy.

La France qui se lève tôt, la France qui travaille dur, la France qui fait 80-90 heures par semaine et qui ne se plaint pas. D'ailleurs votre livre est dédié à la France du Vous êtes engagé très tôt en politique, ce qui évidemment n'est pas un tort, très très tôt dans le sillage de Marine Le Pen. Vous n'avez jamais travaillé au sens où les Français travaillent.

Vous n'avez jamais mis les pieds dans une usine ou dans un bureau. Est-ce que vous considérez que c'est un handicap Si vous pensez que je ne travaille pas, que je fais du dessin la journée, qu'être député depuis l'âge de 23 ans au Parlement européen, qu'avoir été élu à deux reprises par nos compatriotes, qu'être président du premier parti de France à l'âge de 30 ans et d'avoir sous sa responsabilité plusieurs dizaines de salariés, près de 1000 élus partout en France, que de voter des lois, que de se préparer à exercer des responsabilités, qui exerçaient des responsabilités dans des collectivités, dans des collectivités locales, que légiféraient à l'Assemblée nationale ou au Parlement européen. Ce n'est pas un métier, c'est un mandat.

Se préparer à exercer des responsabilités, ce n'est pas, vous voyez, un passe-temps ou de la danse qu'on fait dans son salon le dimanche matin. La politique, c'est un temps plein et pardon de vous dire modestement, monsieur Fauvel, que pour faire de la politique à haut niveau, c'est bien d'avoir fait de la politique à plus bas niveau et c'est bien d avoir fait de la politique sur le terrain. Donc pardon, mais vous me dites est-ce que je peux connaître la vie des gens ?

Quand j'ai pas travaillé dans une usine ou je sais plus exercer des questions dans un bureau, vous passez, vous, journalistes, vos journées à commenter l'avis des gens et bien souvent à commenter ce que moi je fais, ce que les responsables politiques font. Vous n'avez pas non plus mis les pieds sur un champ agricole ou vous n'êtes pas montré sur un bateau de marins-pêcheurs. Bon, et ça ne vous discrédite pas pour expliquer, commenter, observer, analyser.

Et pardon de vous dire que si à la tête de mon mouvement politique. J'ai fait plus de 30 % aux élections européennes, que nous sommes donnés avec Marine comme étant potentiellement gagnant de la prochaine élection présidentielle. C 'est peut-être que les gens qui nous regardent ce soir se disent que nous Nous comprenons non seulement leur quotidien, nous comprenons leur colère, nous comprenons leurs attentes, mais peut-être que les propositions que nous formulons peuvent apporter du mieux dans leur quotidien.

Je suis extrêmement fier de ce combat. Je ne considère pas la politique comme un passe-temps de seconde zone. On a compris que pour vous, ce n'est pas un fort.

Et encore une fois, croyez-moi, je passe beaucoup de gens avec les Français et les Français me disent que ce qu'on entend sur les plateaux est très déconnecté de la réalité. On entend que pour vous, ce n'est pas un point faible. Il y a une autre question qui se pose.

Vous avez entendu très rapidement tout à l'heure dans la petite bande-annonce qu'on a diffusée avant cette émission. C'est une question sur votre âge. Question qui est peut-être légitime Je suis désolé si c'est encore une question que vous attendiez, mais 30 ans, c'est jeune.

Éric Zemmour, qu'on entendait tout à l'heure, disait la dernière fois qu'un jeune de 30 ans est arrivé au pouvoir, c'était Napoléon Bonaparte. Il n'a pas la trempe. dit Éric Zemmour.

Est-ce que vous considérez aujourd'hui que vous avez la trempe, l'épaisseur, la profondeur, l'expérience nécessaire pour gouverner ou pour diriger le pays ? Ça, ce sont les Français qui vont le décider. Vous, en votre âme et conscience, vous en dites quoi ?

J'ai entendu avec beaucoup de morts que je ne comprends pas d'ailleurs le propos d'Éric Zemmour, dont le parti a fait 2 ,5 % aux élections législatives. Le Le mien, que je conduisais comme potentiel chef d'une majorité, a fait près de 37 % des voix au second tour des élections législatives. Je Je suis aujourd'hui à la tête du premier groupe d'opposition au Parlement européen.

Par conséquent, les responsabilités qui sont aujourd'hui sur mes épaules ne sont sans doute pas les responsabilités qu'on a normalement lorsqu'on a 30 ans. Je fais à 30 ans ce que je devrais faire à 50. Et je ne peux pas mentir sur mon âge, M.

Fauvel. J'ai 30 30 ans, j'aurai 31 ans l'année prochaine, 32 ans l'année d'après, et 40 ans dans 10 ans si tout va bien. Je ne peux rien y faire.

Mais est-ce que le fait d'avoir 30 ans me discrédite pour me lever le matin avec l'ambition de faire du bien à mon pays, d'apporter des réponses à mes compatriotes. Pardon de ne pas avoir pantouflé pendant 30 ans de vie politique au Sénat. Je ne vais pas m'inventer 30 ans de pantouflage au Sénat que je n'ai pas.

En revanche, je crois que la jeunesse m'accorde une énergie, une fougue, une connexion à ce que vivent aujourd'hui les défis du pays et surtout une volonté intransigeante de connaître et de peut-être découvrir un jour la France qui va bien, dont m'ont parlé mes parents et mes grands-parents et que je n'ai jamais connue. Je crois que oui et je me battrai tous les jours pour ça. Et puis quand on est à la tête d'un mouvement politique et demain à la tête d'un gouvernement, ce qui doit être jugé c'est aussi la capacité à s'entourer.

C'est aussi la capacité à bâtir non seulement un projet sérieux mais surtout à bâtir une équipe, une équipe de redressement et je l'ai dit en la matière si demain les Français m'accordent leur confiance à la tête d'un gouvernement, je bâtirai un gouvernement d'union nationale avec la volonté de rassembler les Français et d'aller chercher autour de moi des gens qui ne viennent pas nécessairement du Rassemblement National mais qui partagent cette volonté, cette fougue que que la France vive encore. – À la tête d'un gouvernement ou au-delà ? – À la tête d'un gouvernement. – Ou les tapes du dessus ?

Parce que dans la réponse que vous venez de faire, là, voilà, on a l'impression que vous déroulez déjà, y compris avec – Je vous cite Jordan Mardella, c'était tout à l'heure face à Maxime. J'aurai l'occasion si les Français le décident, si les Français m'accordent leur confiance. C'est pas matignon ça. – Oui, si demain il y a des élections législatives anticipées et que les Français le décident, alors je serai Premier ministre de notre pays et j'aurai par conséquent la charge de conduire la politique du gouvernement et donc de conduire la politique de la nation.

Mais vous voyez, je préfère qu'on me dise aujourd'hui que c'est trop tôt plutôt qu'on me dise demain que c'est trop tard. Et vous en reparlerez sans doute avec Apolline de Malherbe tout à l'heure, j'en suis même certain, j'aimerais qu'on revienne à votre livre, Jordan Bardella, il y a autre chose qui m'a frappé, peut-être que vous attendez encore cette question, mais je vais quand même vous la poser. C'est l'absence de diversité et de l'immigration dans ces 20 portraits, 20 françaises, 20 français, ils s'appellent Christophe, Annaëlle, Didier, Adrien, Elisa, Sarah, Arthur, je pourrais continuer comme ça, ils sont tous en France depuis longtemps, tous sauf de votre maman à qui vous consacrez le dernier chapitre, fille d'immigrés italiens et le patron italien lui aussi comme vous de descendance italienne de votre resto préféré à Paris.

C'est un choix, c'est-à-dire que vous considérez que ça n'est pas votre France idéale ? Il y en a vraiment 2 sur 20 dont votre maman. Il n'y a aucun profil issu de l immigration dans mon livre, si ce n'est ma mère et un restaurateur italien ?

Oui. Aucun ? Il y a je crois un des agriculteurs dont les aïeux étaient assis.

Il n'y a pas une médecin qui est franco Il y a une médecin qui est franco-tunisienne, vous avez raison. Ma question porte sur la France de l'immigration hier. Attendez, vous me demandez de l'affine et je l'affine avec plaisir.

Une accusation subliminale ? Non, ça ne vous aura pas échappé. Je ne suis pas socialiste et je n'enferme pas les gens dans des cases.

Donc, de la même façon que le général de Gaulle le confie à Malraux dans les chaînes qu'on abat, j'appelle Français, tous ceux qui en France refusent de voir la France mourir. Je voulais arriver à ma question suivante. Est-ce que votre présence sur ce plateau, le rôle que vous jouez aujourd'hui en France, je n'ai pas pu arriver à cette conclusion, mais j'y arrive maintenant.

Est-ce que vous êtes finalement la preuve vivante, l'intégration française fonctionne ? Des grands-parents arrivés d'Italie, pauvres. Et finalement, le modèle français d'intégration, il marche.

Je suis fier de mes origines, parce que j'appartiens à une génération issue de l'immigration italienne. Vous avez eu la gentillesse de rappeler que je faisais le portrait de ma mère dans ce livre. Elle est arrivée en France dans les années 60 avec l'ambition, la volonté et le projet de devenir non pas des Français à part, mais des Français à part entière.

D'apprendre la langue, de respecter les coutumes, de respecter les enseignants, les soignants, les policiers, de respecter les instituteurs, avec cette ambition de devenir totalement Français. Pas qu'à moitié, totalement Français. Et ma mère est allée...

Elle a été atsem toute sa vie. Elle est à la retraite depuis quelques mois. – Elle s'occupait des plus petits. – Elle s'occupait des plus petits. – Elle s'occupait des plus petits.

Et donc, je l'embrasse. Mais elle a pris la carte d'identité française. Elle est allée jusqu'à mener intégralement ce parcours d'assimilation pour servir l'État, pour servir l'école de la République et pour s'engager dans ce métier fabuleux dont personne ne parle, qui est celui des ATSEM qui assistent les instituteurs et les institutrices dans les écoles de France.

Mais cette génération-là, il y a beaucoup de Français issus de l'immigration, dont certains sans doute nous regardent ce soir, qui ne comprennent pas que les efforts extrêmement exigeants qu'eux ont dû déployer pour devenir totalement Français, et bien que les nouvelles générations qui arrivent aujourd'hui semblent en être dispensées. Donc ma famille est venue d'ailleurs, elle est devenue d'ici, j'en suis très fier, et si je fais de la politique aujourd'hui, c'est peut-être aussi pour rendre à mon pays ce que mon pays a donné à ma famille. Yad, si on regarde les derniers chiffres de l'INSEE, 7 millions d'immigrés aujourd'hui en France.

Vous pensez qu'il ne souhaite plus s'intégrer comme votre famille a voulu s'intégrer en France il y a quelques décennies ? Absolument. Je pense que la France accueille aujourd'hui une immigration, qui est une immigration de peuplement, qu'elle accueille aujourd'hui, des gens qui viennent pour travailler.

C'est quoi une immigration de peuplement ? 10 % ? 'y viens.

Un peu moins de 10 % des visas sont aujourd'hui des visas de travail. On a sur 500 000 personnes, 500 000 titres légaux que l'État accorde chaque année, il y en a 10%, c'est-à-dire 50 000 qui viennent pour travailler. On a 450 000 autres qui viennent dans notre pays et dont beaucoup sont à la charge de la collectivité, parce que quand on en a 10 % qui travaillent, dont beaucoup ne repartent pas, la question, c c'est qui paye ?

Bon, c'est bien le contribuable et ce sont bien les Français qui travaillent. Mais il y a, c'est vrai, beaucoup de gens qui viennent dans notre pays avec la volonté de le changer, avec la volonté d'imposer leurs interdits, avec la avec la volonté d'imposer leur culture, avec la volonté d'imposer leur langue, avec la volonté de faire en France comme on fait ailleurs ou comme on fait là-bas. En imposant par là une conception différente de l'égalité homme Et une conception différente de la laïcité.

Moi, je pense que la France est aujourd'hui menacée de disparition et les Français qui nous regardent et les Français qui nous écoutent, ils n'ont pas envie de voir la France ni mourir ni disparaître. Ils ont envie que la France reste la France. Ils ont envie que l'on préserve notre culture, ils ont envie que l'on préserve notre langue, ils ont envie que l'on préserve l'égalité entre les hommes et les femmes et que l'on défende notre art de vivre.

Et moi, je me battrai pour cela parce que contrairement au président de la République, je ne considère pas qu'il n'existe pas de culture française. Je considère qu'une société qui ne croit plus en rien cesse d'exister et donc je me battrai aussi non seulement pour défendre cette fierté française, mais pour réinsuffler l'amour de la France aux jeunes générations. – Jordan Bardella, je voudrais vous montrer une photo regardez elle va apparaître vous la reconnaissez pas du tout c'est pour elle que vous êtes engagé en politique vous l'avez je l'écris dans ce livre tout à l Vous l'écrivez dans signe, vous la citez Marine Le Pen une fois.

Mais c'est vrai qu'il faut vraiment tourner les pages de livres jusqu'au bout. On est page 383, juste avant la fin. Là où, dans votre livre précédent, vous lui aviez consacré 12 pages.

La question qu'on se pose forcément, c'est est-ce que c'est un oubli Marine Le Pen ? Ou est-ce que vous êtes en train tout doucement, et je rejoins la question de Maxime tout à l'heure, de nous préparer au fait que vous êtes en train de couper le cordon ? Ne me prêtez pas des pensées qui ne sont pas les mêmes.

Vous saviez très bien...

Je savais que vous alliez me poser cette question, comme toutes les autres. Comme ça, vous n'êtes pas surpris. L'an dernier, sur ce plateau, ici même, avec M.

Switek, nous avions parlé de ce premier livre et j'avais consacré un chapitre à Marine pour dire aux Français à quel point je lui devais tout politiquement. Évidemment que je travaille, évidemment que je ne compte pas mes heures, mais les Français s'accordent à dire, comme moi, que si Marine Le Pen ne m'avait pas accordé sa confiance, je ne serai pas devant vous ce soir et je ne serai pas président du Rassemblement national. Donc je lui ai, c'est vrai, consacré un chapitre dans mon précédent livre.

Dans ce livre-là, je fais le portrait de Français. Et à la fin, lorsque je parle des racines de mon engagement politique, je rappelle que c'est non seulement pour elle que je me suis engagé, mais que c'est pour elle que je continue à faire de la politique. Donc vous ne trouverez pas un clou entre Marine et moi.

Nous avons une relation d'une très grande confiance. Elle est mon amie, je pense être le sien et elle me trouvera toujours à ses côtés dans le combat qu'elle mène pour défendre la France et défendre les Français parce que c'est le combat de sa vie, c'est le combat de ma vie et je sais ce que je lui dois. Moi aussi, je vous connais un petit peu, Jordan Madera, et c'est vrai que quand on vous interroge sur cette question, vous répondez souvent ce que vous venez de faire là, c'est-à-dire chacun a toute la confiance de l l'autre on est complémentaire.

Maxime et moi, il nous arrive d'être complémentaires mais il nous arrive aussi de ne pas être d'accord et de se le dire très régulièrement. Très régulièrement, on débat, chacun amène ses arguments, essaye de convaincre l'autre, tout se passe bien. Généralement, avec Maxime, on peut en témoigner.

Mais est-ce que vous, il vous arrive avec Marine Le Pen de ne pas être d'accord sur des choses importantes ? – Oui, ça peut arriver. – Lesquelles par exemple – C'est la démocratie de ne pas être d'accord.

Ce n'est pas un tort. – Non, c'est la démocratie interne. Et c'est le lien d'amitié que je peux avoir avec une femme politique.

Donc vous voyez, avec Marine, on a conscience de ce qu'on représente tous les deux aujourd'hui, à la fois pour nos électeurs, mais aussi pour des millions de Français qui attendent que leur quotidien change. Donc nous ne sommes pas les autres. Et nous ne donnons jamais le spectacle public de la division, de l'opposition, voire même parfois de désaccords.

On est des êtres humains. On a chacun...

On a notre amour commun pour le pays. Et elle m'a transmis cet amour de la France. Mais vous avez aussi des points de désaccord importants avec nos caractères, nos personnalités, nos origines qui peuvent être différentes et surtout nos sensibilités.

Et donc, lorsque nous pouvons avoir des désaccords, je vous rassure, c'est très rare. Eh bien, nous avons l'intelligence d'en parler ensemble. Mais moi, je ne vous ai jamais vus tous les deux.

Alors, vous n'êtes pas encore à la tête de BFM TV. Ça viendra peut-être. Pas encore.

Mais je ne vous vois pas non plus exposer vos divergences en public. Mais sur quoi vous l'avez convaincu, par exemple Mais, je veux dire, je garde ça pour moi. D'abord, je n'ai pas la prétention de venir vous dire ce soir que j'ai convaincu Marine Le Pen sur tel ou tel sujet.

Mais je trouve juste que, si vous voyez, ce jeu, parce que là, c'est un petit jeu d'essayer de savoir sur quelle petite sensibilité on va appuyer. Est-ce qu'il est plutôt ceci ? Elle est plutôt cela ?

Encore une fois, on a des personnalités différentes si vous êtes capable de vous nourrir l'un de l'autre intellectuellement. Mais je vous rassure, nous sommes très souvent d'accord. Et lorsqu'il peut y avoir des divergences, lorsqu'il peut y avoir des points de vue qui sont différents, c'est très rare.

Mais nous sommes humains et l'honnêteté m'oblige à vous dire que ça Ça peut parfois arriver, c'est normal. Eh bien, on a l'intelligence d'en parler ensemble parce qu'on sait qu'il n'y aura pas de victoire pour nos idées en 2027 s'il n'y a pas d'unité entre elle et moi. Et encore une fois, c'est dans les valeurs que m'ont transmis mes parents, dans l'éducation qui m'a été donnée par mon père et ma mère.

Je suis un garçon honnête, je suis un garçon loyal et je sais la loyauté et l'envergure de la loyauté que je dois et que j'ai pour Marine Le Pen. Vous parlez de vos parents, vous parlez de votre mère, vous lui consacrez un chapitre juste avant de parler de Marine Le Pen dans votre livre. L'avant-dernier chapitre, portrait de votre mère qui vous a élevé en Seine-Saint-Denis et à à travers ce chapitre, vous parlez un petit peu de vous aussi.

Vous vous livrez un petit peu sur les conditions dans lesquelles vous avez grandi, dans lesquelles vous êtes devenu l'homme politique que vous êtes aujourd'hui. Mais au fond, peut-être que les Français ne vous connaissent pas si bien que ça. Jordan Bardella, est-ce que vous vous dites qu'à un moment, de bonne grâce ou de mauvaise grâce, il faudra dévoiler aussi un pan de votre vie privée ?

Vous savez, la vie privée, quand on fait de la de la politique à un niveau d'exposition qui est très violent. Et d'abord, dans le premier livre que j'ai écrit l'année dernière, je raconte précisément pourquoi est-ce que je n'ai jamais évoqué publiquement le nom d'une compagne. Pourquoi est-ce que je n'ai jamais cherché à médiatiser ma vie privée ?

C'est parce que quand on fait de la politique au niveau où je la pratique, la vie privée est le dernier espace de liberté qui il vous reste. Voilà. C'est-à-dire que vous savez à peu près tout de moi dans ce que je peux penser des enjeux de société, des enjeux économiques, dans la façon que j'ai de concevoir la société et peut-être de concevoir le monde.

Mais cet espace de liberté, est-ce qu'un jour il faudra le sacrifier ? Peut-être mais en tout cas pas maintenant et je tiens à préserver ma vie privée. Alors j j'ai quand même dit beaucoup de choses.

J'ai écrit un premier livre qui s'appelle « Ce que je cherche » dans lequel je raconte mon parcours, dans lequel je raconte les conditions, dans lequel les conditions de sécurité, les conditions d'adversité dans lesquelles ont évolué quand on est président du premier parti d'opposition à à peine 30 ans, parce que je l'ai été à moins de 30 ans. Mais je pense que cet espace de liberté, il doit être préservé. Et je n'aime pas ce voyeurisme français, bien français qui consiste, il faut quand même le dire à vouloir savoir qui est sa compagne est-ce qu'il veut des enfants où est-ce qu'il habite c'était la question d'après mais vous connaissant j'imagine que c c'était la question d'après.

Pas du tout, c'est pas du tout ma question d'après et vous pouvez vérifier, vous pourrez vérifier. C'est pas du tout ma question suivante. Ma question suivante c'est est-ce que vous pourriez être en couple avec quelqu'un qui n'est pas de vos opinions politiques, avec quelqu'un de gauche Oui, c'est le cas.

Je tente du coup. A la différence des autres on n'est pas sectaire et parce que je ne suis pas un responsable politique de gauche, je n'ai aucune difficulté à discuter, à rire, à échanger avec de la courtoisie, de l'élégance, du respect avec quelqu'un qui ne partage pas mes idées. Et cet état d'esprit, il est le mien et il sera le mien si demain les Français m'accordent leur confiance et si demain j'ai des responsabilités à la tête de notre pays.

Je n'entends pas être un chef de gouvernement qui soit un chef de clan. Vous voyez J'entends à la tête d'un gouvernement être le premier ministre de tous les français. Des français qui auront voté pour moi mais aussi des français qui n'auront pas voté pour moi.

Et je veux dire ce soir aux gens qui nous regardent sans partager mes idées, sans partager mes convictions. Que j'aurai toujours un infini respect à leur égard et à l'égard des gens qui ne partagent pas mes idées et qui même les combattront parce que je suis un amoureux de la démocratie, je suis un amoureux de la liberté et que, au fond, ça me fait mal de voir lorsque je fais des séances de dédicaces des partis politiques de gauche venir manifester contre un livre et venir chercher à m'empêcher d'exprimer mes idées. Parce que la démocratie, Monsieur Fauvel, c'est précisément le pouvoir des mots plutôt que le pouvoir des armes.

Et il n'y a cohésion sociale qu'en démocratie si cette démocratie, elle est pleine et entière. Vous parlez du pouvoir des mots. Je voudrais dire un dernier mot avec vous sur les réseaux sociaux que vous critiquez.

Dans votre livre, page 15, je vous cite. « L'agenda médiatique et la cadence infernale des publications sur les réseaux sociaux ont eu raison du temps long, telle une machine qui broie la démocratie 2 .0, écrase tout sur son passage.

Et pourtant, vous avez bâti une partie de votre notoriété. C'est un fait public sur les réseaux sociaux, notamment sur TikTok. Je crois que vous avez plus de 2 millions d'abonnés.

Est-ce qu'il y a deux Jordan Bardella ? Celui qui critique les réseaux sociaux dans son livre et celui qui a posté 186 vidéos sur Tik Tok depuis le début de l'année ? Quand je publie des vidéos sur Tik Tok ou sur Instagram, je publie du contenu politique.

Je vais très certainement, à la suite de cette émission, avec mes équipes, découper des extraits de cette émission pour les mettre sur les réseaux sociaux. Parce qu'aujourd'hui, pardon de vous dire que le premier sur l'info, ce n'est pas BFM TV, c'est le téléphone portable. Beaucoup de nos compatriotes sur lesquels on peut retrouver BFM TV et c'est sans doute dans la même logique que la mienne.

Vous avez investi ces plateformes numériques, c'est parce qu'elles nous permettent de nous adresser à des gens qui ne passent pas toute la journée devant la télévision, parfois des gens qui lisent moins que d'autres et qui ont quand même envie d'être politisés. Donc mon combat pour la France, mon combat pour le pays, je le mène aussi sur les réseaux sociaux sur lesquels je m'adresse régulièrement, où je peux partager parfois, c'est vrai, des moments où je travaille, des moments où je suis dans les coulisses de vos émissions pour emmener les Français avec moi dans le quotidien d'un homme politique, pour permettre de faire connaître mes idées, mon travail et mes convictions. Mais j'ai aussi conscience des limites.

Oui, c'est ce que j'allais vous dire. Et je considère...

Le réseau social le plus contesté sans doute pour les dégâts qu'il fait. Que l'addiction aux réseaux sociaux fait beaucoup de mal à notre jeunesse, qu'elle fait beaucoup de mal aux capacités cognitives de la jeunesse. À mon époque, ça ne nous rajeunit pas de dire ça, mais il y a encore 10 ans, on regardait quand on avait 15-20 ans, on pouvait se mettre une heure et demie devant YouTube à regarder une vidéo.

Pardon pour la citation de la plateforme aujourd'hui les jeunes qui scrollent toute la journée sur les réseaux sociaux et bien au bout de deux trois secondes l'attention diminue et ils se sentent obligés de passer à la vidéo d'après donc tout ça crée un phénomène d'addiction c'est incroyable et parce que j'ai de l audience sur ces réseaux sociaux là pardon j'ai une responsabilité et ma responsabilité c'est de dire aux jeunes et de dire à notre jeunesse scrollez moins et lisez plus et si j'ai voulu prendre la plume pour écrire c'est aussi parce que ce le livre, il réconcilie la politique avec le temps long, qu'il permet et qu'il me permet d'exprimer des sentiments, d'exprimer des émotions, de partager des confidences que je ne peux pas faire sur une émission de télévision comme la vôtre, aussi qualitative soit-elle, que que sur un réseau social. Donc, j'ai une responsabilité à l'égard de la jeunesse. Je souhaite que les réseaux sociaux soient interdits au moins de 15 ans.

Et je souhaite également faire de l'école un espace de sobriété numérique. Je souhaite que les téléphones portables au collège ou au lycée, ça n'est pas le cas aujourd'hui au collège et au lycée, soient interdits, que le vouvoiement revienne à l'école. Et parce que je crois dans un choc d'autorité, je suis également sans fer évidemment de m'éloigner trop de votre question.

Favorable au rétablissement d'un service national pour notre jeunesse, considérant que la suppression du service militaire par Jacques Chirac en 1997 avait été une Donc je porte condition de ce choc d'autorité et malgré toute l'aisance que je peux avoir à partager mon contenu sur les réseaux sociaux, cette aisance me confère une responsabilité et ma responsabilité demain sera de limiter l l'addiction, en tout cas de mieux l'encadrer de notre jeunesse aux écrans et je pense que tous les parents qui me regardent ce soir et même les jeunes d'ailleurs ont conscience de cette réalité. Jordan Bardella, le service militaire, on en parlera tout à l'heure avec Marie Chantret. Je remercie Marc Fauvel.

Dans une seconde, Guillaume Daré, j'ai deux questions à vous posez Jean-Dane Bardella, je rebondis sur ce que disait Marc à l'instant sur votre vie privée. Je ne vais pas continuer à touiller évidemment, mais est-ce que ça rend parano quand vous dites je me protège ? Est-ce que ça rend parano ?

Est-ce qu'il y a plein de choses que vous ne pouvez pas faire avec votre compagne par exemple aujourd'hui, c'est-à-dire que les restos, les bullying etc, c'est impossible quand on s'appelle Jordan Bardella ? Ce n'est pas quand on s'appelle Jordan Bardella, mais vous voyez ça, ça vous permet de vous informer, mais en moins d'une seconde avec les raccourcis maintenant, vous prenez quelqu'un en photo. Et donc quand vous avez une notoriété, quand vous êtes identifié des Français, c'est vrai que ce n'est pas simple d'aller dans des lieux où il y a beaucoup de monde parce qu'on n'a pas envie d'être pris en photo matin, midi et soir.

Et donc cette liberté est aussi un sacrifice, mais que j'assume. Et parmi tous les autres sacrifices que j'assume, pour une raison très simple, c'est que ce pourquoi je me lève chaque matin, et les Français méritent tous les sacrifices. – Jean-Dane Bardella, on va parler du budget dans une seconde avec Guillaume.

Les téléspectateurs qui nous regardent peuvent vous envoyer des questions directement. Et on va en citer une, celle de Blandine qui nous a écrit à l'adresse faceabfmtv .fr faceabfmtv .fr Voici la question de Blandine, alors je vais avoir du mal à la lire, je vais être très Que pensez-vous de la discussion autour de la suppression de la prime de Noël dans le futur budget ?

Je vais rappeler de quoi il s'agit. Pour faire des économies, le gouvernement veut supprimer la prime de Noël, 150 euros, pour les personnes sans enfants, cette prime est versée aux chômeurs en fin de droit et à ceux qui touchent le RSA notamment. Est-ce que vous êtes favorable à cette suppression ? — Non.

Je trouve ça d'une mesquinerie absolument inouïe. Aller s S'attaquer dans une économie, alors je n'ai pas le montant global de ce qu'on va économiser avec la prime de Noël, mais on est dans le bout du bout du bout du bout de chandelle. C'est-à-dire que, et on va sans doute en parler avec M.

Darret, il y a des dans le salon que personne ne voit, mais on va aller toucher au petit plus que nos compatriotes les plus modestes peuvent avoir après une année difficile pour faire des achats pour Noël. Je trouve que c'est mesquins, et je trouve ça honnêtement assez indigne. Le ministre de l'économie Roland Lescure dit ce soir que c'est assez raisonnable d'envisager cette suppression, et je vais vous citer également le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou qui dit « Je ne suis pas sûr que notre pays ait les moyens de poursuivre ces politiques de générosité maximale.

Il faut donc accepter un recentrage. Est-ce que le moment n'est pas venu aussi de devoir faire ces choix-là au vu de la situation budgétaire Non, M. Switek, il faut faire le choix de sortir ces gens -là du pouvoir parce que les deux personnes que vous avez citées qui sont aujourd'hui au pouvoir et qui sont nommément des ministres d'Emmanuel Macron sont les ministres d un président qui, en huit ans, a fait plus de dettes publiques que dans les 50 années qui ont suivi la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Donc ce qui coûte cher, M. Switek, c'est les choix politiques qu'a fait Emmanuel Macron. C'est l'état de la dette publique aujourd'hui qui paralyse à la fois l'économie française, mais aussi la capacité de l'État à baisser la On ne touche pas au fonctionnement de l'État.

On ne touche pas à la dépense publique, mais on va venir taper au portefeuille des gens qui sont dans la difficulté, qui ont travaillé ou n'ont pas travaillé toute l'année et qui vont utiliser cette prime de Noël pour faire un petit cadeau à leur famille. Je ne peux pas m'empêcher de trouver ça mesquin parce que j'ai un cœur, parce que j'écoute les Français et que je sais qu'il y a un Français sur deux qui est aujourd'hui à 10 euros près quand il fait ses courses. – Jean-Denis Bardella, vous êtes ce soir face à BFM et face à Guillaume d'arrêt.

Guillaume qui s'installe et la lumière qui arrive. Jordan Bardella, vous avez dit à deux reprises depuis le début de l'émission que vous n'êtes pas socialiste, que vous n'êtes pas de gauche est-ce que vous en êtes certain totalement c'est pas l'avis de gérald darmanin je sais pas si vous avez lu ce soir il fait une grande interview chez nos confrères des échos et ils mènent une charge extrêmement forte et dure politiquement à votre égard et à l'égard du Rassemblement national. Il explique, dit-il, qu'il espère désormais que les chefs d'entreprise vont se rendre compte qu'on ne peut pas faire confiance à des gens, à des gens c'est vous, qui votent 40 milliards d'euros d'impôts en Deux jours, M.

Bardella, dit-il, est un communiste économique. La France insoumise et le RN, même combat. Ce qui les différencie, c'est la haine de l'étranger.

Le RN, dit-il, pratique la taquia économique. La taquia, je Je rappelle, c'est un mot extrêmement fort, c'est la méthode qui désigne la façon dont les djihadistes essayent justement de cacher leur radicalisation. Takia, communiste économique, qu'est-ce que vous répondez à cela ?

Il n'y a pas pire comme qualificatif. Ce n'est C'est pas...

Monsieur Darmanin est un menteur. Voilà. Monsieur Darmanin, il est un menteur.

Et sans doute ment-il pour dissimuler son propre bilan. Parce que, pardon, mais M. Darmanin, qui a réussi à survivre à tous les remaniements gouvernementaux depuis 2017.

Je ne sais pas comment il fait d'ailleurs. Il doit avoir une habileté intellectuelle et de conviction que moi, je n'ai pas. mais il a été ministre depuis 2017 le bilan économique des macronistes l'état de la dette publique aujourd 'hui 3300 milliards d'euros 3400 milliards d'euros de dettes, un déficit commercial record, un prix de l'énergie qui fait qu'aujourd'hui, vous avez des centaines de chefs d entreprise, que ce soit des patrons de petites boulangeries, des industriels, des gros chefs d'entreprise qui ont vu leur facture d'énergie mutilée par 4, 5, 6 ou 7.

Quand on a fait flamber les déficits de la sécurité sociale, quand on a dégradé la note de la France sur les marchés financiers, quand on emprunte aujourd'hui plus cher que le Portugal, plus cher que l'Italie, plus cher que la Grèce, est-ce Est-ce que vous croyez très sincèrement, M. Daré, vous qui êtes un journaliste objectif et honnête, qu'on est qualifiés pour venir donner à l'opposition des brevets de respectabilité et des leçons de morale et des leçons de crédibilité économique sur la situation de notre pays. Je ne le crois pas.

Mais est-ce que vous ne croyez pas, on va en venir à ce qui a été voté très concrètement à l'Assemblée nationale ? On va y venir dans un instant, mais il y a quand même aussi des mots, des déclarations, y compris dans votre camp, qui sème parfois le trouble. Ce matin, il y a un député et pas n'importe lequel.

Il s'appelle Jean-Philippe Tanguy. Tout le monde le connaît. C'est la figure, le visage du RN sur les questions économiques, sur le budget.

Celui qu'on envoie parfois à Bercy si demain vous êtes à Matignon ou à l'Elysée. Ce matin, chez certains de nos confrères, évoquant notamment la question des retraites, on va y revenir. Il dit, je cite, « On fait respecter certaines promesses que les socialistes n'auraient pas fait respecter sans nous ».

Qu'est-ce que vous dites à ceux qui disent le RN est aujourd'hui économiquement un parti de gauche. Alors, c'est bien parce que la droite dit qu'on est de gauche, la gauche dit qu'on est de droite. Bon, d'abord cette phrase, je l'ai entendue, elle est sortie du contexte et on pourra parler...

Il évoquait la question des retraites en disant que si effectivement le vote du RN n'avait pas été là, ça n'aurait pas été adopté. – On peut rentrer dans le dossier des retraites, après il n'y aura rien de problème. Le budget qui nous a été présenté est un mauvais budget.

C'est un budget qui prévoit d'aggraver la dépense publique de 30 milliards d'euros supplémentaires et qui prévoit une augmentation de 20 milliards d'euros supplémentaires, des prélèvements obligatoires et de la fiscalité. Notamment en allant taper sur l'impôt sur le revenu en augmentant la fiscalité des 1 Français sur 2 qui travaillent. On appelle l'impôt sur le Face à cette situation, nous avons proposé un contre-budget.

Ce contre-budget prévoit 50 milliards d'euros d'économies. J'ai la liste, on pourra rentrer dans le détail sur des économies que je considère être. Des gaspillages d'argent public et ces fameux éléphants dans le salon que personne ne voit, ces tabous budgétaires auxquels personne ne veut s'attaquer avant d'aller demander des efforts aux Français qui travaillent et à cette France silencieuse qu'on vient ponctionner toujours envers et contre tout.

Ces éléphants budgétaires, c'est l'immigration, c'est la contribution de la France au budget de l'Union Européenne, c'est la lutte non pas contre la fraude mais contre les fraudes, les fraudes sociales, les fraudes fiscales, les fraudes importations, vous proposez 3 milliards sur la fraude par exemple. Vous proposez 3 milliards d'euros d'économies en plus que ce que propose le gouvernement. Le gouvernement a dit 1 milliard, le Conseil des finances publiques a déjà dit 1 milliard c'est pas crédible.

Comment vous voulez en économiser 3 milliards et demi de plus ? En mettant en place une carte vitale biométrique, il y a entre 5 et 6 millions de fausses cartes vitales qui sont en circulation. Quand vous comptabilisez le nombre de cartes vitales et que vous comptabilisez le nombre de personnes qui ont cette carte vitale, il y a un écart de 5 à 6 millions globalement.

Donc nous souhaitons mettre en place une carte vitale biométrique et nous souhaitons mieux lutter contre les fraudes avec évidemment des dispositifs ciblés de la part du ministère de l'économie et des finances, de la part de Bercy pour aller récupérer au total sur le quinquennat, nous souhaitons récupérer jusqu'à 15 milliards d'euros dans la lutte contre la fraude. Donc on a proposé toute une série d'économies. Mais ça c'est un parallèlement à ça.

Ça c'est un pari, c'est pas une économie ferme et définitive. La baisse de la contribution de la France au budget de l'Union Européenne de 7 milliards, c'est pas un pari. C'est un pari.

Pardon, c'est un pari aussi. Comment vous arrivez à convaincre l'Europe de nous faire un rabais de 7 milliards ? Vous auriez un rabais quasiment du double de l'Allemagne, par exemple.

Et comment a fait l'Allemagne ? Non, mais très bien. L'Allemagne a un rabais.

Mais comment ont fait les Pays-Bas ? Les Pays-Bas ont un rabais trois fois inférieur à celui que vous Je vais baisser, je vous l'annonce parce que l'Assemblée nationale est souveraine, la contribution de la France à l'Union européenne de plus de 5 milliards d'euros. Et ces 5 milliards d'euros, je vais les rendre au pouvoir d'achat à nos compatriotes.

Vous n'avez pas 17 Troisièmement, de 7 milliards sur le quinquennat, 5 milliards dès la première année. Je vais, monsieur Daray, faire en sorte que les allocations sociales, la protection sociale redeviennent nationale. Avec nous, lorsque vous êtes un étranger, que vous ne travaillez pas sur le sol français, d'abord si un étranger n'a pas de contrat de travail au bout de six mois, il sera invité à rentrer chez lui.

Cette proposition, vous la chiffrez à 6 milliards d'économies, si ce n'est pas de bêtises. Première année, parce que pour avoir un...

Je dirais pour conditionner l'intégralité des aides sociales à la nationalité, nous avons besoin d'une révision constitutionnelle et de ce fameux référendum sur l'immigration que nous déclencherons dès notre pouvoir à l Les Républicains y avaient réfléchi, ils avaient chiffré cette proposition à trois fois moins de gains financiers. Parce que les Républicains ne sont pas bons. Mais l'Institut Montaigne, qui n'est pas un ami, chiffre à minima la protection sociale aux étrangers, entre 12 et 15 milliards d'euros.

Nous, nous l'avons chiffré à 20 milliards d'euros. Donc avec nous, les allocations familiales seront réservées aux familles dont l'un des deux parents est de nationalité française. Est-ce qu'il faut réduire le nombre de fonctionnaires, Jordan Bardella ?

C'est terminé. – Nécessairement parce que nous allons supprimer dans la réduction du train de vie de l'État l'ensemble des opérateurs publics, en tout cas une très grande partie des opérateurs publics, ceux qui font doublon avec les compétences des ministères. Je vous donne un exemple très Juste sur la suppression du nombre de fonctionnaires.

Il y a quelques mois, Marine Le Pen, quand on l'interroge là-dessus, elle dit non, ça c'est un truc de droite. Mais pardon, vous sortez Il y a peut-être une différence de sensibilité économique. Premièrement.

Deuxièmement, l'ambition que nous avons, c'est de réduire le nombre d'opérateurs publics qui est au nombre de 1 200 et qui sont ces fameuses agences gouvernementales, ces fameuses agences d'État qui font doublon avec les compétences du ministère. Vous les gagnez plus de 7 milliards d'euros. Je vous donne un exemple très simple.

En pleine crise sanitaire, le ministère de la santé affronte une épidémie mondiale. Pendant ce temps-là, les agences régionales de santé voient à l'encontre des directives ministérielles et enjoignent aux hôpitaux de fermer des lits. Donc, les agences régionales de santé, nous souhaitons les supprimer.

Nous souhaitons alléger le mille feuilles administratifs, simplifier l'appareil d'État, débureaucratiser la France et faire en sorte que la santé soit non seulement gérée par le ministère mais qu'elle soit sur le terrain que la compétence soit rendue aux soignants et qu'elle soit mise sous l'autorité d'un préfet délégué à la santé. On est d'accord que vous en espérez 7 milliards d'euros de gains sur les opérateurs. Il y a un rapport sénatorial qui dit que c'est économie maximale 540 millions d'euros.

Je sais ce que vous allez me dire. Ce rapport, il est complètement bidon. La première année, nous allons baisser les dépenses de fonctionnement et notamment les dépenses de communication parce qu'évidemment qu'il y a des contrats et notamment des emplois de contractuels qui, sur 5 ans, ne seront pas renouvelés lorsqu'il y a des départs en retraite.

Donc nécessairement, la masse d'agences de l'État, vous allez la diminuer. Pourquoi ? Parce qu'il y a trop de gens dans les bureaux et qu'il n'y a pas assez de gens sur le terrain.

L'ambition que je porte, c'est de débureaucratiser la France. Il y a trop de gens dans les bureaux et il n'y a pas assez de fonctionnaires sur le terrain. Je pense à nos policiers, je pense à nos soignants, je pense à nos enseignants.

On a besoin de ces corps de première ligne. Mais je pense qu'il faut rationaliser les dépenses de fonctionnement de l'État et avant d'aller demander des efforts aux Français, l'État doit diminuer sa dépense publique. Mais j'en viens parce que j'ai bien noté la précision que vous m'avez demandé sur le budget.

L'ensemble de ces économies que nous avons présentées dans le contre-budget vont nous permettre de baisser de 25 milliards d'euros la fiscalité sur les familles, la fiscalité sur ceux qui travaillent et évidemment de baisser de 20 milliards d'euros les impôts sur la production et sur l'entreprise française. Donc en matière économique, moi je suis pro-pouvoir d'achat, je suis pro-travail et je suis pro-business. Vous êtes de droite économiquement ?

Écoutez, s'y être de droite en économie, c'est faire comme l'a fait M. Barnier l'année dernière, augmenter les prélèvements obligatoires de 40 milliards d'euros et de 20 milliards d'euros supplémentaires sur les entreprises. Je considère que je ne suis pas de droite au regard des interprétations.

On disait le débat actuel à l'Assemblée, il est extrêmement éclairant sur tous les partis politiques quand on voit les différents positionnements qui sont pris. On le voit d'un côté Olivier Faure pour le Parti Socialiste qui dit en gros les taxes y en faut davantage. De l'autre, par exemple Laurent Wauquiez qui dit pas une augmentation d'impôts.

Vous, personnellement, vous vous sentez plus proche de Laurent Alors pourquoi est-ce que M. Wauquiez n'a pas censuré le gouvernement ? Vous vous sentez plus proche économiquement de Laurent Wauquiez ou d'Olivier Faure Non mais juste, je ne me sens pour le coup ni proche de l'un ni proche de l'autre.

Je me sens proche du monde du travail, je me sens proche de nos dirigeants d'entreprise et plutôt que de vous dire pardon, on peut faire de la pop En vous disant où est-ce que je vais me placer, par exemple avec les Républicains à l'Assemblée, les députés RN ont voté le fait de faciliter les donations dans la vie. Mais je suis pour et je l'explique dans le livre. C'est une mesure que Marine Le mais pour vous économiquement, le renvoquer Olivier Faure, c'est la même chose.

Mais ils sont au sein du même gouvernement ? Pardon ? Olivier Faure n'est pas dans le gouvernement.

Il est Premier ministre. Bon, Olivier Faure, il faut dire une formule. Olivier Faure n'est pas Premier ministre.

Je veux bien qu'on tourne autour du pot et je ne fais pas injure à Sébastien Lecornu. Le Premier ministre, au moment où on se parle, il s'appelle Olivier Faure. Bon, Monsieur Faure, il a dans son gouvernement.

L'avantage, c'est qu'il peut être Premier ministre avec les avantages de pouvoir choisir la politique du gouvernement sans les inconvénients, de passer des heures à l'Assemblée à répondre à l'ensemble des parlementaires. Donc il a le bon rôle en fait. Mais les Républicains, ils sont au gouvernement.

Et les Républicains, au moment où on se parle, en ne censurant pas le gouvernement, en donnant à l'écher le officiel de Bruno Rotaillot, ils se sont mis de côté ceux qui sont les Républicains. En donnant à M. Lecornu des ministrables et des gens de LR qui sont aujourd'hui au gouvernement, en ne censurant pas la politique de Sébastien Lecornu, eh bien ils vont donc valider les augmentations d'impôts.

Ils valident le dégel, en tout cas le gel puisque c'est nous qui avons obtenu le dégel lors des débats à l'Assemblée du barème de l'impôt sur le revenu et donc l'augmentation de l'impôt sur le revenu pour des milliers de Français. Ils ne sont pas favorables. Ils ne sont pas favorables.

Donc vous voyez, il y a ceux qui parlent et il y a ceux qui agissent. Et moi dans tous les votes, dans les votes que nous avons portés à l'Assemblée nationale, nous nous battons effectivement pour rendre du pouvoir d'achat à nos compatriotes. Par exemple, nous Nous avons obtenu la baisse de l'impôt de société pour les TPE, PME jusqu'à 100 000 euros de bénéfices.

Nous avons obtenu l'exclusion. Nous avons obtenu l l'exclusion des entreprises de taille intermédiaire de la surtaxe d'impôts sur les sociétés. Nous avons obtenu l'exonération de fiscalité sur la résidence principale avec un abattement jusqu'à 1 ,3 million d'euros.

Ça, c'est des victoires concrètes pour les français qui seront effectives si le gouvernement décide de ne pas passer en force avec les ordonnances et puis nous avons aussi et dans le même temps contribué à baisser les impôts dans le même temps les députés du rassemblement national ça on peut le voir sur le site de l'assemblée nationale ont voté une augmentation de taxes et d'impôts à hauteur de 34 milliards d'euros. Ça ne vous le contestait pas ? Non, si je le conteste, lesquels ?

Exit tax, tax GAFAM, tax sur les rachats d'actions, impôts universels sur les multinationales ? Alors, on va prendre les sujets un par un, si vous le voulez bien. J'entends qu'on aurait voté une taxe de 26 milliards d'euros sur les multinationales.

Éric Coquerel, qui portait cet amendement, dit « Rendement jusqu'à 26 milliards Alors d'abord, vous avez sorti un sondage très éclairant sur BFM TV il y a quelques heures. 80 % des Français, plus de 80 % des Français soutiennent cet impôt. Pourquoi Pourquoi ?

D'abord, ce n'est pas un impôt. Les chefs d entreprise qui nous regarde ce soir, qu'ils aient la responsabilité d'une petite structure, d'une entreprise de taille intermédiaire, d'une boulangerie ou d'un grand groupe français qui fait la fierté et le rayonnement de notre pays en Europe mais dans le monde. Ces structures-là qui font de l'activité en France, qui dégagent du chiffre d'affaires et du bénéfice en France, elles doivent s'acquitter d'un impôt qu'on appelle l'impôt sur les sociétés à hauteur de 25%.

Et ces entreprises-là, qui sont les entreprises pour lesquelles je me baille, pour lesquelles je fais de la politique et à qui je promets de déverrouiller toutes les contraintes qui pèsent aujourd'hui sur la croissance et sur la production, elles ne comprennent pas que des multinationales étrangères, qui font des bénéfices en France, extraissent ces bénéfices pour aller les stocker dans le Delaware aux Etats-Unis et voient s'appliquer un impôt sur les sociétés de 0%. Ça, ça n'est pas normal. Donc, oui, je considère qu'une multinationale étrangère qui fait du chiffre d'affaires des bénéfices en France, qui utilise nos infrastructures, qui utilise nos routes, qui utilise nos fonctionnaires pour avoir des renseignements, pour avoir un intermédiaire avec l'État, eh bien doit s'acquitter nécessairement du même impôt sur les sociétés que celui qui est payé régulièrement par les entreprises françaises, que ce soit des petites entreprises, des moyennes entreprises ou des grandes — Politiquement, même si c'est un amendement LFI, voter avec les socialistes, ça ne vous pose aucun problème en termes de ligne politique ? — Moi, ce qui m'importe, c'est l'intérêt des Français.

L'intérêt des Français, c'est ma seule boussole. Et à partir du moment où une mesure ressemble à ce que je pense, eh bien ça n'est pas parce qu'elle ne vient pas du Rassemblement national que par idéologie ou par sectarisme je vais la rejeter. Entendons-nous bien.

Nous avons là à débattre d'un budget qui est un très mauvais budget. Le groupe Rassemblement National, qui est la première force parlementaire de l'Assemblée Nationale, se bat pour réduire les effets néfastes de ce budget sur les Français et sur les entreprises. Mais en faisant un certain nombre de paris, Féjordan de Je suis pro-travail, pro-pouvoir d'achat et je suis pro-business, c'est-à-dire que je suis pour la défense des entretences. – Jordan Bardella, Jordan Bardella, en faisant Jordan Bardella un certain nombre de paris sur l'Europe.

Quand vous dites qu'on baissera notre contribution à l'Europe, on ne sait pas comment l'Europe réagirait, on ne sait pas ce que ça pourrait impliquer en termes de secousse économique sur la Quand on voit la fragilité de l'économie aujourd'hui, on ne sait pas ce que ça provoquerait. Sur l'immigration, vous dites qu'on coupera pour les étrangers un certain nombre de prestations sociales. Vous ne savez pas, par exemple, ce que pourrait dire le Conseil constitutionnel là-dessus, il y a un certain nombre de paris que vous faites et votre budget repose sur ces paris-là.

Si les paris sont perdus, le budget s'effondre. Alors, ce que vous appelez un pari, M. Switek, ça s'appelle un programme politique.

Donc l'ambition que je porte, c'est effectivement d'organiser un référendum sur l'immigration qui va être une révision constitutionnelle dans laquelle nous allons proposer avec Marine aux Français un projet de loi qui comportera en son sein tout le bouclier politique, juridique, administratif pour faire en sorte que la France ne soit plus un pays d'immigration massive. Et il y aura notamment dans ces mesures la priorité nationale, c'est-à-dire concrètement la possibilité de réserver les allocations sociales aux familles françaises. Et c'est précisément là-dessus que le Conseil constitutionnel pourrait dire non ?

Mais il ne dira pas non, puisque ce référendum, il a valeur constitutionnelle. À partir du moment où vous déclenchez un référendum et que vous soumettez un projet de loi, ce projet de loi a valeur constitutionnelle. Donc c'est précisément pour éviter que le droit ne soit détourné au profit d'une idéologie politique, que nous allons faire valider cela par référendum et aucune jurisprudence européenne ou internationale ne pourra venir contredire la volonté du peuple français.

C'est précisément ce qu'a fait le Danemark en entrant dans l'Asie. Quand je parle de Paris, Jordan Le pari que vous faites, c'est votre projet. C'est un programme, c'est-à-dire qu'on va gagner de l'argent en diminuant l'immigration.

Absolument. Ça, il y a un certain nombre d'économistes, un certain nombre d'institutions qui vous disent que rien n'est certain. Et quand on fait le coût et les bénéfices de l'immigration, budgétairement parlant, fiscalement parlant, économiquement parlant, on arrive à un résultat zéro.

Ni coût, ni ni gain ? Je suis en désaccord avec cela. Et je vous pose une question simple, M.

Switek. Nous accueillons chaque année, de manière légale, 500 000 personnes. Les titres de travail représente 10%.

C'est-à-dire qu'il représente un peu moins de 50 000 personnes. Les 450 000 autres, M. Switek, qui paye ?

Vous savez que les 450 000 autres ne ne restent pas non plus. Ah bon ? Non.

Ah bon ? Non, vous n'avez qu'à 500 000 personnes qui arrivent. On ne va pas refaire ce débat là à chaque fois, Jean-Denis Bardel, on l'a à chaque fois.

Il n'y a pas. A chaque fois, les faits me donnent raison, monsieur – On va pas, on va pas… – Si, si, on va faire ce débat. – Non, non, non, si vous voulez… – Parce que je vais pas fuir votre question, vous me posez une question qui est très concrète sur le coût de l'immigration.

Si vous expliquez aux gens qui nous regardent ce soir que l'immigration Obama ne coûte pas à la France ou qu'elle rapportent. Moi, j'entends beaucoup d'économistes dire que l'immigration rapporte à la France. Eh bien, on va doubler l'immigration, on va la tripler, on va la quadrupler, puis on va rembourser la dette comme ça, M.

Switek. Est-ce que vous pensez que c'est serré ? Un certain nombre de chaînes d'entreprise vous disent, un certain nombre de chaînes d'entreprise vous disent, on a besoin de cette immigration.

Ah si, si, si. Ça s'appelle les visas de travail. Donc il y a les visas de travail et puis il y a le reste.

Et puis il y a les étudiants qui restent. Et puis il y a M. Switek, les demandeurs d asile.

Je vous rappelle que la France a franchi le record des 140 000 demandeurs d'asile sur le sol français. Sauf, on va rentrer encore une fois dans l'intimité de la filière, quand la Cour des comptes nous dit que seuls deux tiers des gens qui demandent l'asile en France n'obtiennent pas l'asile en France et qu'il y a à peine 10 % des OQTF qui sont exécutés. C 'est-à-dire des gens qui doivent repartir dans leur pays, qui repartent effectivement dans leur pays.

Les autres, ils font quoi ? Ils restent bien à la charge de la princesse sur le territoire français. Donc je veux dire, moi je veux bien vous démontrer empiriquement cela par A plus B, mais quand vous dites aux gens qui nous regardent ce soir que l'immigration ne coûte pas ou nous rapporte de l'argent, honnêtement les gens se marrent.

C'est-à-dire que si les socialistes jugent qu'ils se sont fait avoir et qu'ils déposent une motion de censure, vous voterez cette motion de censure ? Est-ce que la chute du gouvernement Lecornu reste votre objectif ? Vous m'avez posé deux questions, je vais donc y répondre.

La première question, nous ne voterons pas ce budget, parce que ce budget est un mauvais budget, qui augmente les impôts, qui ne fait aucune des économies nécessaires à faire dans la dépense publique et qui aggrave même la dépense publique de 30 milliards d'euros supplémentaires dans la première copie. Deuxièmement, il n'y aura pas de vote parce que l'objectif même de la nomination de M. Lecornu et sans doute le savait-il au moment où il a démissionné, c'était précisément de déposer un budget avant le 13 octobre, naturellement, et de faire passer le budget in fine par ordonnance.

Vous en êtes convaincu ? Donc, j'en suis certain, et on peut se donner rendez-vous dans quelques semaines, je vous mets ma main à couper que ce budget il passera par ordonnance, est-ce que l'utilisation d'ordonnance pour faire passer ce budget est par définition un motif de censure pour vous ? Alors attendez, je n'ai pas répondu à votre deuxième question, si vous me le permettez.

Si le Parti socialiste se réveille en décidant de ne plus être la béquille et la roue de secours des macronistes pour se maintenir coûte que coûte et vaille que vaille au pouvoir, nous l'avons dit, nous censurons. Parce que je crois que la situation de notre pays, ne peut se régler aujourd'hui avec l'Assemblée telle qu'elle est aujourd'hui éclatée. Le pays a besoin de stabilité, le pays a besoin de majorité et moi tous les chefs d'entreprise que je rencontre, chef d'entreprise à qui j'ai donné la parole dans ce livre et que je rencontre chaque jour, ils nous disent une chose on veut de la stabilité.

Or il ne peut y avoir de stabilité dans ces accords politiciens qui vont de Laurent Wauquiez au Parti Socialiste en incluant les macronistes. Je pense que c que ces accords sont très dangereux pour le pays et qu'ils remettent en cause la stabilité même de l'économie. Donc la chute du gouvernement de Sébastien Lecornu reste votre objectif ?

Ce n'est pas la chute qui reste l'objectif, c'est la dissolution. C'est une majorité pour le pays. C'est que le programme que je défends avec Marine Le Pen puisse être mis en œuvre, notamment au service de l'économie française, parce que notre économie aujourd'hui, elle est asphyxiée de normes, elle est asphyxiée d'impôts.

Et lorsque vous dites que nous avons mis en œuvre un certain nombre, voté un certain nombre de taxes, c'est juste faux. Nous avons obtenu des victoires. On peut aller voir sur le site de l'Assemblée.

Je vous ai répondu sur les multinationales. Il est normal qu'une multinationale étrangère paye le même impôt sur les sociétés que LVMH ou que le garage On l'assume, on a voté cette taxe. Oui, je l'assume.

Mais vous ne pouvez pas dire que c'est des impôts en plus sur nous y sommes opposés, les deux. Oui, pour une raison très simple, c'est qu'on ne peut pas demander des économies aux Français d'un côté et aux Français qui sont confrontés à la maladie en l'occurrence. J'ai vu aussi que dans les propositions que formulait le gouvernement, il y avait la remise en cause des avantages fiscaux qui étaient accordés aux gens qui sont en affection de longue durée.

Je trouve ça profondément mesquin dans la période que nous connaissons. Il faut réduire la mauvaise dépense publique. Mais comment expliquer aux Français, dans un pays où un retraité sur trois renonce à se soigner parce que le reste à charge est trop important, qu'il va devoir se serrer la ceinture quand, de l'autre, on a une générosité maximale avec des gens qui viennent dans notre pays et qui peuvent bénéficier de la protection sociale.

Donc, la première des économies à faire, la première des réductions de dépenses publiques à faire, c'est évidemment celle-ci. Et on est dans un pays, et les gens ne le comprennent pas, ou quand encore une fois, un retraité renonce à se soigner parce que le reste de la charge est trop important, un clandestin qui arrive sur notre sol peut bénéficier de l'ensemble de la palette de soins qui lui est accordée de manière gratuite. Vous ne trouvez pas que c'est injuste Vous évoquez la question des retraités.

Normalement, c'est à partir du 12 novembre la semaine prochaine que sera examinée dans l'hémicycle la question de la suspension de la réforme des retraites, de la réforme borne. Retraite et réforme qui sera donc suspendue jusqu'au 1er janvier 2028. le gouvernement si au 1er janvier 2028 le rassemblement national est à matignon ou à l'elysée il se passe quoi pour la réforme des retraites d'abord je l'honnêteté m'oblige à vous dire que il n'y a pas d'abrogation de la réforme des retraites.

Ils vont faire gagner, et c'était le sens de la déclaration de Jean-Philippe Tanguy sur laquelle vous m'avez interrogé tout à l'heure et de son propos dans son intégralité, ils vont faire gagner trois mois à la génération 1964. Donc on ne remet pas en cause de manière paramétrie en commission, les députés d'ailleurs ont voté. Moi je vais vous dire, dans un système où ceux qui travaillent paient la retraite de ceux qui ne travaillent pas, la clé de notre système par répartition c'est l'emploi et c'est le travaille.

Nous avons aujourd'hui un problème à l'entrée du système et un problème à la sortie du système où le taux de chômage des seniors est trop élevé. Et il se passe quoi le 1er janvier 2028 si vous êtes au pouvoir je veux bien mais que ceux qui nous regardent la réforme des retraites qui a été mise en oeuvre par le gouvernement non seulement elle est injuste socialement parce qu'elle pénalise ceux qui ont commencé à travailler très tôt, qu'elle pénalise les carrières longue, mais surtout elle est injuste économiquement puisque de l'aveu même des macronistes, elle n'est pas une réponse à la situation du déficit des retraites dont je pense qu'il est beaucoup plus grave que prévu. Parce Parce que je considère que les comptes de l'État sont insincères.

Et pour avoir discuté avec un certain nombre d'inspecteurs des finances publiques et avec un certain nombre de spécialistes, non seulement les comptes de l'État sont insincères, mais non seulement l'État va très certainement dans sa politique sociale, chercher de l'argent dans la branche famille, chercher de l'argent dans la branche santé, chercher de l'argent dans la dépendance pour aller abonder ce système des retraites qui est le fait d'un déséquilibre entre le nombre de cotisants et les personnes qui arrivent en retraite C'est l'analyse de la situation. Le 1er janvier 2028, si vous êtes au pouvoir, il se passe quoi pour les retraités qui nous regardent ? D'abord, la question des retraites sera débattue, tranchée et mise en œuvre dans le cadre de l'élection présidentielle.

Parce que c'est à l'élection présidentielle qu'on détermine les grands paramètres budgétaires et les grands choix sociaux qui vont s'appliquer à la France pour les 5 années qui viennent. Donc, mon ambition pour être en cohabitation, c — C'est celle de pouvoir porter très vite des mesures sur le pouvoir d'achat, des mesures de simplification de l'économie, des mesures de baisse de la fiscalité pour les entreprises françaises et des mesures pour le rétablissement de l'ordre, de l'autorité et de la sécurité dans le pays. Et tout cela en quelques mois.

Mais c'est évidemment un sujet qu'on aura lors de l'élection présidentielle. En 2022, nous avions défendu une retraite, un système de retraite qui était un système progressif qui allait jusqu'à 42 annuités et un départ à l'âge égal à 62 ans. Mais vous savez que ce qui est prégnant, c c'est le nombre de cotisations. – Mais on est bien d'accord, c'est 62 ans l'âge légal. – Oui, mais ne mentons pas aux Français, il y a deux paramètres.

Donc plus vous commencez à travailler plus tard, plus vous partez plus tard. – Il y aurait quand même un âge légal. – Naturellement.

Mais on assumait ce choix parce qu'il était raisonnable sur le plan économique et il était juste sur le plan social. Donc mon ambition, si je suis demain à la tête du gouvernement, ça sera une attention toute particulière évidemment aux carrières longues, aux gens qui ont commencé à travailler très tôt, à cette France qui n'a pas la chance que nous avons tous deux de pouvoir travailler dans des bureaux. M.

Faubel disait que je n'avais pas travaillé dans un bureau, je travaille évidemment une grande partie de mon temps dans un bureau qui est climatisé en été, qui est chauffé pendant l et qui fait des métiers difficiles, qui fait des métiers de force, qui travaille dans le bâtiment, qui fait des métiers manuels. Et cette France-là, elle a le droit évidemment à partir plus tôt. Donc j'en reviens à mon idée initiale sur le déficit qui existe aujourd'hui dans le système.

Le problème, me semble-t-il, c'est qu'il n'y a pas assez de gens qui en quantité travaillent dans notre société. Et la France du travail, elle a le sentiment de porter sur ses épaules les efforts de tout le monde. Et c'est la raison pour laquelle je développe dans ce livre, il y a tout un passage qui est consacré à l'apprentissage, aux filières manuelles, à une revalorisation de l'apprentissage, à une revalorisation des métiers manuels et des filières professionnelles.

Et je considère que toute une classe d'âge n'a pas vocation à finir en filière générale et d'aller ensuite à l'université. On a besoin de revaloriser les métiers de la main et c'est la raison pour laquelle nous défendons l'instauration d'un collège modulaire, c'est-à-dire la possibilité dès le collège sur le modèle suisse ou sur le modèle allemand qui ont en termes d'industrie des résultats beaucoup mieux que la France, de pousser plutôt nos jeunes vers ces métiers formidables que sont les métiers de la main, les métiers professionnels, les métiers manuels. Quand on vous entend sur ce programme économique, si je vous dis que le RN est socialement à gauche, économiquement à droite et plus que jamais nationalement de France.

Est-ce que c'est une définition à laquelle vous souscrivez ? Ça ne veut rien dire. Ça ne veut rien dire ?

Non, ça ne veut rien dire. Vous Vous savez de qui sont ces paroles ? Oui, c'est très bien.

Elles ont à peu près une vingtaine d'années. C'est Jean-Marie Le Pen au soir du 21 avril 2002. Ça ne veut rien dire quand il dit ça ?

Je ne m'inscris pas dans ce cadre-là. Je crois qu'il y a un clivage aujourd aujourd'hui, un nouveau clivage économique. Pardon, mais je pense qu'il y a un nouveau clivage économique qui est aujourd'hui en train d'apparaître et que j'ai vu s'installer depuis cinq ans au Parlement européen.

C'est un clivage non pas entre la droite et la gauche, non pas entre les libéraux et les étatistes, mais entre ceux qui veulent la croissance et les militants de la décroissance. Mais ce que disait Jean-Méry Le Pen sur le port économique, ça ne voulait rien dire. On ne va peut-être pas parler de 2002, je préfère qu'on parle de 2032, de 2042.

On efface le passé ? Je préfère ne pas faire de la politique dans le rétroviseur, si vous me le permettez, et me projeter sur ce que va être la France dans 10 ans, dans 20 ans ou dans 30 ans. Et Et je considère qu'on n'affrontera pas le mur de la dette uniquement en baissant la mauvaise dépense publique.

La dette est calculée sur le PIB. On affrontera le mur de la dette en permettant à nos formidables chefs d'entreprise, à nos créateurs, à nos bâtisseurs, à ceux qui font fonctionner l'économie française en leur permettant de recréer de la richesse. Et moi, si demain je suis à la tête du gouvernement, je vais proposer un pacte de confiance à nos chefs d'entreprise.

Je vais leur dire que je leur garantis la stabilité des institutions. Je leur dirais que je vais baisser la fiscalité sur la production parce qu'il n'y a pas plus injuste qu'un impôt de production qui est deux fois plus élevé que la moyenne européenne, qui est un frein à la réindustrialisation du pays, qui pèse sur le haut du compte d'exploitation, qui est extrêmement injuste parce qu'il ne prend pas en compte la santé, la vie économique de l'entreprise. Je vais leur dire que je m'engage à simplifier l'économie française, à prendre mon – Les chefs d'entreprise, ils regardent ce qui se passe à l'Assemblée en ce moment. – Eh bien je vais leur dire qu'avec mon stylo… – Ils ne sont pas forcément d'accord avec les positions des députés RN. – Ça n'est pas vrai.

Tous les sondages qui sont sortis, je veux dire mon meilleur sondage c'est l'échange que j'ai avec eux chaque Mais tous les sondages démontrent, dont ceux que vous avez sortis sur votre antenne, que le Rassemblement national est non seulement le parti politique, de l'aveu des Français qui ont été sendés, le plus à même de résoudre la question des déficits, mais qu'il est aussi celui qui est le plus plus plébiscité par les chefs d'entreprise, parce que les chefs d'entreprise, on leur parle, je sais leurs attentes en matière de simplification, je sais leurs attentes en matière de fiscalité, je sais que notre économie a besoin d'un prix français de l'électricité, et que quand on est une grande nation qui a fondé l atome, quand on est la grande nation du nucléaire et bien on devrait pouvoir avoir un prix de vente de l'énergie à la fois aux ménages mais aussi à nos chefs d'entreprise qui soient alignés sur les coûts de production que nous permet le parc nucléaire c'est-à-dire aux alentours de 50 à 60 euros le mégawatt-heure. Quand Quand on écoute nos chefs d'entreprise, quand on écoute par exemple des dirigeants de Renault nous expliquer que 25 % des ingénieurs de Renault sont aujourd'hui embauchés et en poste pour adapter les normes. On se dit que cette folie on a repris le double en matière de paperasse et de normes.

Quand l'agriculteur qui parle dans ce livre me dit je passe deux jours et demi par semaine à gérer de la paperasse administrative, mais c'est une pure folie. Donc je simplifie là l'économie française. – Mais Jordan Bardella, est-ce que vous et je n'ai pas besoin d'une fonctionneuse comme M.

Millet, j'ai besoin d'un stylo et de croiser les doigts à l'Assemblée. Est-ce que vous ne faites pas précisément la même chose ? Et je remercie Guillaume Daré.

Vous venez de défendre nos formidables chefs d'entreprise. Vous venez de dire qu'on a défendu à l l'Assemblée a un certain nombre de baisses de taxes pour les entreprises, etc. Très bien.

Comment, dans le même temps, vous pouvez justifier que les députés du RN aient par exemple voté pour ce que certains ont décrit comme le retour de l'ISF ? Qui va payer cet impôt sur la fortune improductive ? Qui, si ce n'est un bon nombre des chefs d'entreprise qui ont réussi, qui ont fait fortune, etc.

Ce sont eux qui vont payer. Donc vous dites je leur promets la stabilité fiscale et la stabilité du pays et plus de zigzag. Est-ce que vous n'êtes pas là en plein flagrant d'élite zigzag ?

Alors, d'abord, monsieur Switek, et merci de me permettre de clarifier ce point. Parce que je ne suis ni de gauche ni socialiste, je considère que ce serait un drame infini pour la France que de voir partir ses chefs d d'entreprises, y compris ses capitaines d'industrie et ses patrons qui sont à la traite de fleurons français qui font le rayonnement de la France en Europe. Donc vous les taxez plus ?

Non pas du tout. On va rentrer dans le dossier si vous le voulez D'abord, vous avez mentionné cet impôt sur le patrimoine qui a été proposé par le Modem et qui a été voté par le Rassemblement national. 99 ,9 % des gens qui nous regardent ce ce soir, 99 ,9 % des Français ne sont pas concernés par cet impôt.

Deuxièmement, nous avons voté cette contribution des hauts patrimoines de l'ordre d'un pour parce qu'elle nous a permis d'obtenir un abattement d'un million trois cent mille euros sur la résidence principale. Et parce que je suis attaché à la transmission, cet impôt qui n'est pas une création de taxes, contrairement à ce que vous venez de mentionner, c'est simplement la transformation de l'IFI en une petite contribution sur le patrimoine financier. Mais qui va rapporter plus à l'État, qui va toucher plus de gens fortunés.

Ah bon ? Plus de gens ? Ah bah oui, c'est précisément ce qui est prévu par l'IFI.

L'impôt sur cette fortune financière va concerner plus de gens que l'IFI. Ah oui, à partir du moment où vous baissez l'assiette, oui. Combien de gens sont concernés par l'IFI aujourd'hui ?

Je vais être très honnête, je n'ai pas la réponse là, mais je sais très bien qu'à partir du moment où vous baissez l'assiette, il y a plus de gens qui sont concernés. 186 000 personnes. Combien de personnes vont être concernées par cette contribution exceptionnelle sur le patrimoine financier ?

Pourquoi exceptionnelle ? 150 000. Pourquoi exceptionnelle ?

Parce que dans la situation que traverse notre pays, d'abord vous venez de noter que ce que vous avez dit est faux et qu'il y aura moins de gens qui vont être concernés par cet impôt que par l'impôt sur la fortune immobilière. Il va rapporter beaucoup plus ? Non, pas beaucoup plus.

Et il y a moins de gens qui sont concernés. Il va rapporter beaucoup plus ? Deuxièmement, cet impôt il préserve l'investissement productif et moi si je me suis opposé à l'attaque Zuckman c'est parce que je considérais que c'était une folie que d'intégrer dans le patrimoine les biens professionnels pourquoi ?

Et c'est là où on voit que la gauche est parfois en totale déconnexion avec l'économie réelle parce que vous pouvez être un jeune startupeur talentueux qui demain et après-demain allait faire la fierté de la France dans la tech ou dans l'intelligence artificielle. Vous avez une structure, vous avez fait de la levée de fonds, votre entreprise n'est pas encore rentable, ces levées de fonds doivent être intégrées dans le calcul. Donc vous allez devoir vous acquitter d'un impôt alors même que votre entreprise n'est pas encore rentable.

Donc dans ce qui a été voté, c'est la seule raison pour laquelle nous l'avons voté, c'est parce que non seulement on supprime l'IFI, pardon, et on fait grâce d'1 ,3 million d'euros d'abattement fiscal aux gens qui ont une maison. Et parce que moi je suis attaché à l'enracinement, j'ai défendu cette mesure. Deuxièmement, les actions d'entreprise, M.

Switek, ne sont pas considérées dans cet impôt. Donc vous dites qu'on va toucher les chefs d'entreprise. Oui, vous allez toucher les chefs d'entreprise.

Troisièmement...

Et je le redis. – Oui, le seul petit patrimoine dont je veux bien discuter, c'est l'assurance-vie. Bon, si vous connaissez beaucoup de gens qui ont une assurance-vie à plus d'un million trois cent mille euros, M.

Switek, alors là il faut me les présenter parce que je vais leur conseiller de changer de famille et office. Mais je redis, et c'est précisément pour ça que ça a été voté notamment par les socialistes, que ça rapportera plus d'argent que la taxe qui était là en place jusqu'à maintenant. On va accueillir Marie-Chantré, Jean-Dade Bordela. – Pardon, un dernier point, M.

Switek, c'est très important est ce que vous pensez pas que dans la période dans laquelle on est aujourd'hui 1 % sur des yachts des voitures de luxe pour cent cinquante mille personne qui va, avec cet argent, nous permettre de baisser l'impôt sur le revenu des classes moyennes et de donner une part fiscale pleine dès le deuxième enfant, quand c'est expliqué comme ça, je pointais juste le fait que quand vous défendez les chefs d'entreprise, ce sont eux qui vont notamment être pris dans les filets de cette taxe-là. C'est tout. Les chefs d'entreprise, il y a un monde où c'est autre chose que les 150 000 personnes qui gagnent plus en temps.

Les chefs d'entreprise, c'est les restaurateurs qui sont au coin de la rue, c'est le garagiste qui est à côté du rond-point, c'est Olivier, ce boulanger de la Marne. Mais bien sûr, je ne dis pas que tous les chefs d'entreprise sont concernés, je dis que parmi ceux qui sont concernés, il y aura beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup chez l'entreprise. À un moment donné, il faut remettre l'église au centre du village.

Et l'honnêteté vous oblige et nous oblige ici à dire ce soir que nous avons voté pour la baisse de l'impôt de société pour les TPE-PME jusqu'à 100 000 euros de bénéfices, que nous avons baissé et je l'ai oublié tout à l'heure la CVE qui est un impôt de production qui est très injuste et que nous avons voté l'exclusion des entreprises de taille intermédiaire de cette surtaxe d'impôt sur les sociétés. Donc le parti le plus pro production française, le plus pro entreprise, le plus pro travail et le plus pro pouvoir d'achat, c'est le Rassemblement national et nos votes le démontrent. En avance Jean-Dane Bardella, vous êtes ce soir notamment face à la chef du service politique de BFM TV, Marie Marie, c'est à vous.

Bonsoir. Bonsoir, Jordan Mardella. Aux téléspectateurs qui nous rejoignent.

J'aimerais qu'on fasse un tout petit peu un retour en arrière au début de cette émission, parce que c'est l'actualité dramatique aussi de cette journée, de ce qui s'est passé à l'île d'Oléron. Je vous ai entendu face à Maxime Switek, vous avez dit « mille fois oui à la prudence, mille fois non à la naïveté ». Le profil de l'individu responsable de ce périple volontaire de 35 minutes qui a fauché 5 personnes, 2 blessés très graves ce soir, comment ça s'affinit ?

Sa garde à vue est en court sur le profil de cet homme, justement. Un Français, 35 ans, pas fiché S, pas repéré par les services de renseignement, vous au pouvoir, vous dites « nous nous traquerons ». Comment, finalement, anticiper ce type de profil qui a agi aujourd'hui sur l'île d'Oléron ?

La France, notre pays, est aujourd'hui l'un des pays les plus laxistes d'Europe à l'égard de la délinquance, de la criminalité, mais aussi du terrorisme qui non seulement pourrit la vie quotidienne de nos compatriotes, mais fait courir à beaucoup de familles de victimes, la perpétuité réelle. Parce qu'au moment où on se parle, la perpétuité réelle, ce sont les familles françaises qui sont victimes du terrorisme, qui la subissent et qui la vivent jusqu'au bout de leur vie. L'ambition que nous avons, c'est de faire en sorte que la France se dote de l'arsenal judiciaire parmi les plus sévères et les plus durs d'Europe à l'égard de la délinquance et de la criminalité.

Qui aujourd'hui, un arsenal qui vous dites aujourd'hui n'est pas au point et qui n'est pas satisfaisant Non seulement il n'est pas au point, mais quand je vois qu'on est incapable alors qu'il nous manque aujourd'hui 40 000 places de prison pour être ne presque à la moyenne européenne et que nous vivons dans un pays où il y a près de 1 500 détenus qui dorment sur des matelas à même le sol et qu'une grande partie des condamnations pour des atteintes à l'intégrité physique sous deux ans de prison prononcée sont aménagées parce qu'on n'a pas la place d'un incarcérées dans nos prisons mais pardon je tombe de ma chaise on a été capable de bâtir un village olympique en quelques mois en quelques années on a été capable de faire le plus beau chantier du siècle avec la restauration de Notre-Dame en quelques mois en quelques Et on est incapables de créer 40 000 places de prison. Eh bien, nous créerons 40 000 places de prison pour que les peines prononcées soient effectivement mises en œuvre et pour faire en sorte qu'on cesse cette culture de l'excuse et cette culture de la faiblesse en matière judiciaire. Et parce que vous m'interrogez sur mes mesures, nous souhaitons qu'en matière d'atteinte à l'intégrité physique, cette atteinte à l'intégrité physique, la sanction qui doit être prononcée contre le fait de s'en prendre un individu doit retrouver un caractère sacré dans le droit français et donc, lorsque une peine de plus de 6 mois de prison ferme sera prononcée en matière d'atteinte à l'intégrité physique, eh bien, ils ne pourra plus y avoir avec nous d'aménagement de peine.

Et je crois aussi à la mise en oeuvre de peine planchée. On va revenir à votre programme sur la sécurité, vous l'abordez notamment dans ce livre avec cette magistrate. Juste sur le cas, est-ce qu'il s'est déroulé aujourd'hui ?

Encore une fois, pas repérée par les services de renseignement, pas fichées S, connues pour des délits du droit commun, trafic de stupétients, peut-être conduite sous l'état d'alcool. Mais encore une fois, vous au pouvoir, le risque reste zéro, vous l'avez dit encore une fois, n'existe pas. Vous ne pourriez pas empêcher sans doute ce type d'attaque et ce qui s'est déroulé ce matin.

C'est ça aussi qu'il faut dire aux Français. Et il faut avoir beaucoup d humilité sur, en l'occurrence, ce cas d'espèce. Vous trouverez toujours un exemple parmi la litanie de faits divers, de faits de société qui tombent chaque jour dans la presse quotidienne régionale, sur les réseaux sociaux, dans le quotidien des Français.

Dans un pays où il y a une agression gratuite toutes les 44 secondes. Dans un pays où les cambriolages et les homicides sont en perpétuelle augmentation. Vous trouverez toujours le cas qui fait exception à la règle.

Si on pense sur un cas précis, on ne pense pas. Moi je pense au phénomène dans son ensemble et je ne veux pas, si demain les Français m'accordent leur confiance à la tête d'un gouvernement et que j'ai des responsabilités à la tête du pays, je ne veux pas les regarder dans les avoir à m'adresser aux familles de victimes en leur disant que tout n'a pas été fait pour protéger leurs familles et en l'occurrence pour protéger une gamine de 22 ans qui n'avait d'autre tort que celui d'être présente au mauvais endroit aux mauvais moments. Donc, non seulement nous allons mettre en place un sursaut sécuritaire, un sursaut pénal, nous allons mettre en oeuvre une politique drastique d'immigration parce que je considère qu'une grande partie de la délinquance de rue est liée à notre incapacité à maîtriser nos frontières.

Vous avez établi ce lien depuis très longtemps. Mais je n'établis pas, moi, ce lien. Tous les Français qui nous regardent ce soir...

Si vous dites ce soir sur un plateau de télévision qu'il n'y a pas de lien entre l'immigration et l'insécurité. Mais les gens, je veux dire, ils ne se marrent même plus. Les gens se mettent à pleurer.

Je veux dire, les chiffres qui nous sont aujourd'hui donnés par le ministère de l'Intérieur nous expliquent que dans les transports en commun de notre région ici en Ile-de France, 93 % des vols et 63 % des agressions sexuelles sont le fait d'étrangers. Et on reviendra sur cette proposition, cette pétition ? Ce qui ne veut pas dire, Mme Chantray, que tous ceux qui viennent dans notre pays commettent des crimes et des délits, bien sûr.

Mais je pense qu'une grande partie de cette délinquance de rue vient de notre incapacité à maîtriser nos frontières. Donc sursaut sécuritaire, soutien à la police, présention de légitimes défense pour nos forces de l'ordre. Deuxièmement, sursaut sécuritaire et pénal qui passe par le rétablissement de peines planchées, l'instauration de peines minimales, la fin des remises automatiques de peines, l'expulsion systématique des délinquants et des criminels les étrangers et la création de 40 000 places de prison.

Et enfin, reprise en main des frontières françaises et mise en œuvre d'une politique dissuasive d'immigration. Est-ce que on peut...

Est-ce que vous pouvez me faire grâce de cela, est-ce qu'on peut dans notre pays tenter de faire ce qui n'a pas été fait depuis 30 ans ? Est-ce que vous agitez les peurs ? Est-ce que le Rassemblement National est un parti politique aujourd'hui qui joue sur les peurs – C'est une vraie question ? – C'est une vraie question et c'est une affirmation d'un ancien Premier ministre qui s'appelle Dominique de Villepin. – Oui, on peut souligner le bilan de M. de Villepin. – Si vous voulez, je vais vous dire, en fait j'en ai marre de voir des gens qui n'assument rien.

On peut tout me reprocher. Vous pouvez me reprocher mon programme, vous pourrez me reprocher mon âge, vous pourrez me reprocher de ne pas parler assez de ma vie privée, vous pouvez tout me reprocher. Je veux tout entendre et j'ai les épaules solides parce que je sais qu'en faisant de la politique à l'âge que j'ai et dans le parti dans lequel je suis, les règles sont plus dures pour moi qu'elles ne le sont pour les autres.

Mais vous ne pouvez pas me reprocher d'avoir une responsabilité dans la situation dans laquelle se trouvons -je payant. – Et ça, on ne le reproche pas, Jordan Bardella. – Et donc j'en ai un petit peu assez, que l'on soit dans une société où la classe politique n'assume pas ses responsabilités.

Tous les gens que vous avez cités, ils ont été au pouvoir, ils ont été chassés du pouvoir. Et s'ils ont été chassés du pouvoir, c'est parce que leur bilan économique, leur bilan sécuritaire, leur bilan migratoire, leur bilan en matière de politique La politique étrangère de la France, dont la voie est en train de s'éteindre aujourd'hui sur tous les continents et partout dans le monde, est absolument accablant. Donc moi je me battrai chaque jour que Dieu fait pour réparer les erreurs de cette classe politique-là et pour découvrir cette France qui va bien dont ont souvent parlé mes parents et mes grands-parents et que parce que je suis né dans les années 90, je n'ai jamais connu.

Cette France qui va bien, cette France qui devient aussi selon vos souhaits la France, le pays d'Europe le plus répressif. Je vous ai entendu ces derniers jours évoquer cette affirmation. Qu'est-ce que ça veut dire concrètement ?

Devenir le pays le plus répressif d'Europe ? On est aujourd'hui très simplement le pays le plus laxiste d'Europe. Si demain j'ai la possibilité de donner des injonctions à mon ministre de la Justice, je lui demanderai de faire de la France.

Vous avez une idée de qui serait demain votre ministre de la Justice ? Oui bien sûr j'ai une idée. Ne me posez pas la question parce que je ne vous répondrai pas même si je savais que vous alliez me la poser.

Tout cela viendra en temps voulu et la présentation de l'équipe qui m'entourera viendra nécessairement en temps voulu. Mais je souhaite que la France se dote effectivement de l'arsenal judiciaire le plus dur et le plus sévère d'Europe parce que la France est un modèle et qu'une civilisation haute, une civilisation comme la nôtre qui se respecte, c'est une civilisation qui est du côté des plus fragiles, des plus faibles, des victimes. Et j'en ai assez que certaines décisions de justice et je ne m'ai pas en cause tous les magistrats, soit un peu trop souvent du côté de l'excuse, du côté des criminels plutôt que du côté des victimes.

Mais vous entendez un gouvernement aujourd'hui que vous mettez en cause qui ne soit pas du côté des plus faibles, des prises à partie. Vous entendez ça aujourd'hui de la part de certains au gouvernement, de la part du président de la République que vous mettez régulièrement en cause ? Oui bien sûr quand le président de la République jette le discrédit sur nos forces de l'ordre et qu'il reprend les accusations de la gauche en parlant de violences policières à l'égard de femmes et d'hommes qui portent un uniforme, qui doivent affronter un refus d'obtempérer toutes les 20 minutes pour 1500 euros par mois et qui tous les matins en quittant leur famille parce que quand on est policier c'est cela aussi quand on quitte sa femme ou son mari et ses enfants le matin quand on a en tête l'horrible attentat de magnanville et la façon dont les policiers ont été non seulement pris à partie mais massacrés dans le cadre de cet attentat, on n'est pas sûr de les revoir le soir.

Donc, le premier devoir d'un gouvernement, le premier devoir d'un chef de l'État, c'est d'être du côté de ceux qui prennent des risques pour défendre l'autorité de l'État et pour précisément garder la paix et garder la cohésion sociale. Mais on peut dire, Jordan Bardella, on peut soutenir la force de l'ordre et dire quand il dérape. Absolument.

Et les condamnés ? Je vais vous dire, et je répondrai ensuite parce que on a vu aussi Madame Belloubet, Monsieur Darmanin à procéder à des remises en liberté anticipées, par exemple pendant la crise sanitaire. On voit M.

Dupond-Moretti, qui a été ministre de la Justice, nous expliquer qu'il n'y avait pas d'ensauvagement dans la société française. Ce qui est une deuxième manière de blesser les victimes, c'est cette blessure psychologique qui consiste à nier la réalité. Donc, je vais vous dire, moi, demain, je mettrai en œuvre une présomption de légitime défense pour nos forces de l'ordre.

C'est-à-dire que je considère a priori que quand un policier se fait tirer dessus et qu'il riposte, qu'il est a priori au regard du droit français, ça Ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas d'enquête, mais qu'il est a priori considéré en état de légitime défense. Parce que c'est la moindre des choses qu'on doit à nos forces de l'ordre. Mais je serais d'une sévérité implacable à l'égard de ceux qui utilisent cette confiance et qui utilisent ce droit pour commettre effectivement parfois des abus, mais je veux dire le taux de signalement à l'IGPN c'est 0 ,03 % sur les milliers d'interpellations.

Donc Donc moi je refuse de jeter l'opprobre sur l'intégralité de la profession, je serai toujours du côté de nos policiers, de nos gendarmes, de nos pompiers, de nos militaires et le meilleur service à rendre à ceux qui me prennent des risques pour ramener la sécurité dans le pays, c'est d'avoir une politique pénale qui soit ferme, intraitable, implacable à l'égard de ceux qui défilent l l'autorité de l'État. Et je veux aussi parler à ces gens-là ce soir, en leur disant que si demain le pouvoir nous est donné, eh bien je traquerai sans relâche les délinquants, les criminels et les apprentis barbares que sont ces djihadistes qui ont tué près de 260 de Français depuis 2012. Une précision, parce que vous avez anticipé un peu les choses dans mon questionnement sur les prisons.

Vous dites dans votre livre avec cette conversation avec cette magistrate que la prison doit être la règle systématique pour les actes violents contre les personnes, taclant au passage les promesses non tenues du chef de l'État Emmanuel Macron sur la création de ces places de prison. Est-ce que dans la préparation, j'imagine que vous êtes dessus, avec Marine Le Pen d'un programme présidentiel, vous avez déchiffrer ce coût de la création, vous parliez de 40 000 places manquantes, de ce que représenterait la création de ces places de prison supplémentaires. Oui, ça coûte 4 milliards. 4 milliards d'euros que vous financez je vous ai baissé la contribution de la France au budget de l'Union Européenne on peut peut-être plutôt que d'aller donner de l'argent je ne vais pas redire que c'est à Paris de toute manière avec vous j'ai toujours tort ceux qui font, ils ont toujours — C'est toujours tort.

Vous commentez, moi j'essaie de faire, mais vous me direz toujours que j'ai tort. C'est un peu le jeu de l'interview. — On peut pendant 2h ou 2h30 vous expliquer que vous avez raison sur tout, qu'on va s'ennuyer à un moment donné. — M.

Switek, quand c'est l'Allemagne qui baisse sa contribution, c'est C'est formidable. Quand c'est les Pays-Bas, c'est formidable. Quand c'est nous qui le proposons pour la France, c'est impossible.

Je vous rappelle quand même deux choses. La première, c'est que la France est contributeur net au budget de l'Union Européenne, ce qui veut dire qu'on donne plus qu'on ne reçoit. Et l'échec du président de la République, c'est d'avoir échoué à défendre les intérêts de la France sur la scène européenne.

Deuxièmement, c'est ouvert, en tout cas, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, vous savez que je suis président de mon groupe au Parlement européen, est venue nous présenter le nouveau budget de l'Union européenne qui va prendre place dès 2028. Et on voit qu'on fait tout en accéléré pour faire en sorte de créer de nouvelles ressources propres, d'augmenter la contribution des États et d'essayer de tout faire avant 2027. Je ne voulais pas vous relancer là-dessus.

Vous étiez sur les prisons avec Marie vienne peser là-dessus. Mais croyez-moi que de l'argent mal utilisé, il y en a. Et précisément sur ces économies que je vais faire dans la mauvaise dépense publique, je vais réorienter une partie de ces économies selon trois tiers, un tiers vers le remboursement de la dette, un tiers vers la baisse de la fiscalité pour les Français qui travaillent et pour les entreprises françaises, et un autre tiers dans de l'investissement parce qu'aujourd'hui l'État français n'investit plus, l'État gère le passé, l'État gère la pénurie mais l'État n'investit plus dans des dépenses d'avenir.

Or il n'y a aucun chef d'entreprise qui nous regarde ce soir Et la création de places de prison ce sont des dépenses d'avenir de votre point de vue. Vous pouvez entendre que que ça heurte une partie de la population. De créer des places de prison ?

Oui, ou de le considérer comme un investissement d'avenir. Oui, je pense que c'est pouvoir dire demain à mes enfants et après-demain à mes petits enfants qu'ils vont grandir dans un pays sûr oui je considère que la sécurité de mes compatriotes c'est un investissement d'avenir parce que dans une démocratie c'est la première des libertés et que le tissu économique français que l'attractivité touristique de notre pays ne sera plus au 21e siècle, si la France est à feu et à sang et qu'elle ressemble à un immense bazar, un immense désordre où chacun peut s'en prendre aux policiers, s'en prendre aux pompiers, agresser, s'en prendre à nos femmes dans les transports en commun. Tout ça est inacceptables.

Donc, non seulement nous allons le chiffrer, mais vous n'allez pas me faire croire, Mme Chantret, que dans le pays qui a les plus grands groupes de BTP au monde, on n'est pas capable de créer 40 000 places de prison quand on est capable de rénover Notre-Dame de Paris en quelques années. – J'anticipe votre remarque, je ne suis pas en train de vous dire qu'il ne faut pas créer de passe de prison, ce n'est pas mon rôle ici. Mon rôle c'est notamment de vous dire, vous dites on a des grands groupes d'OBTP qui peuvent renforcer les prisons, très bien, la difficulté que rencontrent les gouvernements pour construire des places de prison, c'est notamment de trouver des villes qui soient prêtes à les accueillir, ces prisons-là.

Et que c'est extrêmement compliqué de convaincre une mairie, de dire « écoutez, chez vous, on va venir construire 200, 300, 400, 500 places de prison ». Eh bien, quand j'aurai essayé cet effort, monsieur Switek, dans les 36 000 communes de France, s'il s'avère, et ça ne sera pas le cas, croyez-moi, qu'il n'y a aucune des 36 000 communes de France, qui dans un espace plutôt à l'écart, accepte de recevoir des prisons, eh bien, nous en construirons quand même. Parmi les 36 000 communes, vous avez des tout petits villages, etc., vous allez leur dire à ces petits villages-là « En fait, on va venir construire chez vous aussi ».

Vous leur imposerez la création ou la construction d'une nouvelle prison, si vous devrez en passer par là ? Oui, oui, absolument. Vous imposerez ça, oui, absolument.

Mais croyez-moi, il y a beaucoup d'élus qui sont très conscients de ces problèmes de sécurité. J'ai un infini respect pour nos maires, notamment, qui sont en première ligne. Et dans ce lit, je fais aussi le portrait d'une mère, d'un village de Ville Thierry, de quelques dizaines, de quelques centaines d'habitants dans Lyon, qui se bat aussi pour défendre les services publics.

Et croyez-moi, et je dis ça sans ironie, il y a beaucoup d'élus locaux qui seront parfaitement disposés à accueillir ces projets. – Vous pouvez dire dans la même phrase « Je les respecte infiniment, ces élus locaux et ces maires, et si nécessaire, je leur imposerai la construction de places de prison chez eux. » – Alors je préfère ça, M.

Switek, qu'elle ait regardé dans les yeux la famille de la petite Lola en leur disant qu'on ne pourra pas mettre la barbare qui a assassiné leur gamine en perpétuité jusqu'à la fin de ses jours parce qu'il n'y a pas de place pour construire des places de prison, ça jamais. – Jordan Bardella, j'aimerais qu'on revienne sur une tragédie qui a ému le pays. C'était le week-end dernier.

Mathis, 19 ans, est mort un samedi 1er novembre après avoir été violemment fauché par un chauffard en fuite. L'auteur de l'homicide interpellé depuis se rendait alors coupable d'un refus d'obtempéré, il a fui même quand il a été arrêté par la police et est suspecté d'avoir consommé du protoxyde d'azote. Connaissons les positions de votre parti sur, et vous l'avez exprimé là, la plus grande sévérité vis-à-vis de César Givigny.

Encore un récidiviste ? Un récidiviste en effet. J'aimerais revenir sur les propos très émouvants de la maman de Matisse qui s'est exprimée à de nombreuses reprises dans plusieurs médias, qui pose cette question en forme de question.

J'ai envie que le coupable paie. Voilà ce qu'elle dit. Pourquoi la peine de mort a-t-elle été aboli ?

En forme de questionnement encore une fois. J'aimerais vous interroger, président du Rassemblement national, sur votre position concernant la peine de mort précisément. Il y a deux ans, en avril 2023, vous déclariez que la suppression de la peine de mort avait fait s'effondrer l'échelle des peines en France.

Oui, c'est vrai, parce qu'elle n'a pas été remplacée par la perpétuité. Mais qu'est-ce que vous répondez à la maman de Matisse qui se pose aujourd'hui cette question ? D D'abord, madame, je me garderais bien de toute observation ou toute relance politique avec quelqu'un qui vient de perdre son enfant et je veux ce soir avoir évidemment une pensée pour elle, comme pour toutes les familles de victimes.

Ses propos sont forts, moi vous connaissez ma position et je l'avais rappelé sur votre antenne, c'était, je me souviens très bien chez Apolline de Malherbe, je suis opposé à la peine de mort. Je suis pour la généralisation de la perpétuité réelle. Je considère que pour les crimes les plus graves, qu'à partir du moment où vous attenter, ou vous tentez d'attenter pour la complexité linguistique à la vie de quelqu'un.

Vous devriez entrer en prison sans la possibilité d'en sortir parce que vous représentez un danger pour la sécurité nationale. Alors on va me dire, c'est dur. Oui, c'est dur.

Mais encore une fois, je ne veux pas avoir un jour à regarder une famille de victimes, à regarder la maman de Matisse dans les Et lui dire, par les impérissis de l'État, par la faiblesse du système judiciaire et du système pénal français, par cette culture de l'excuse, de la réassertion, un jour peut-être, en disant peut-être qu'un jour ils vont changé, s'il y a le moindre risque que c'est une personne récidive, alors j'assume de ne pas prendre le risque. Et de la même manière, madame, je souhaite que soit généralisé dans le droit français. Ça a été instauré dans notre droit, ça n'est jamais utilisé par Jean-Paul Garraud, qui a été magistrat, qui est aujourd'hui eurodéputé du RN, qui a porté la généralisation, qui a porté en tout cas la rétention de sûreté que je souhaite généraliser.

La rétention de sûreté à l'américaine, ça veut dire quoi ? Quand vous avez un auteur d'attaques terroristes qui a tiré à la Kalachnikov sur des Français, qui n'a pas été neutralisé par l les forces de l'ordre, qui a été interpellé et qui est judiciarisé. Bien souvent, il est condamné à 30 ans de réclusion avec une peine de sûreté de 22 ans.

Ça veut donc dire que dans 22 ans, en faisant fi potentiellement d'autres remises de peine, il va retrouver la liberté. Eh bien moi je considère qu'à partir du moment où vous êtes condamné pour des faits de terrorisme, pour votre proximité avec l'islamisme, pour de la pédophilie par exemple, avec le risque de recommencer ou que vous êtes un tueur ou un violeur en série, si vous représentez encore à l'issue de votre peine un risque pour la sécurité des Français et une menace pour la sécurité nationale, comme c'est le cas pour un terroriste qui pourrait avoir encore de la sympathie pour l'idéologie islamiste. Eh bien, vous restez en prison.

Ça s'appelle la rétention de sûreté. Elle existe dans le droit français. Les Américains la pratiquent.

Eh bien, moi, je souhaite la pratiquer, pour mettre hors d'état de nuire des gens qui sont des véritables bombes humaines et qui veulent attenter à la sécurité de ses compatriques. Simplement une précision, Jordan Bardella, sur la peine de mort. Vous nous dites « j'y suis opposé ».

Je suis opposé autour de la peine de mort. Est-ce que vous nous dites pour clariquer les choses ce soir nous au pouvoir il n'y aura jamais de référendum sur ce sujet là nous ne poserons pas la question français non il n'y aura pas de référendum parce qu'il y a deux ans vos propos avait quand même semé un peu le troubles et avait même un peu déchaîné les patients dans la thèse politique française. J'ai dit une chose, madame, chez Apolline de Malherbe.

J'ai dit que la suppression de la peine de mort n'avait pas été remplacée par la perpétuité réelle. Or, si aujourd'hui vous avez des Français dont peut-être certains nous regardent ce soir et qui ont peut-être subi dans leur chair ce type de traumatisme, s'ils ont des propos aussi forts comme celui qu'on a pu lire, c'est précisément parce que l'échelle le dépêne s'est effondré et que le système carcéral français ne met pas à l'abri des gens qui tuent, qui violent, qui sont à la tête de commandos de la mort, qui ont tué par exemple au Bataclan ou sur les terrasses parisiennes et qui ont l'espoir de ressortir un jour et de retrouver la liberté et donc potentiellement d'être confronté à de nouveaux, des situations similaires. Donc moi je suis à titre personnel et encore une fois je ne juge pas les cœurs et les reins, ni l'opinion des Français.

Je suis opposé à la peine de mort. Si demain nous arrivons à la tête du pays, nous ne rétablirons pas la peine de mort. En revanche, nous instaurons, nous généraliserons la perpétuité réelle pour les crimes les plus graves. parce que, encore une fois, ça me semble être du bon sens et je crois que c'est ce que souhaite, me semble-t-il, une majorité de Français. – Jordan Bardella, j'aimerais qu'on revienne sur la résolution que vous avez réussi à faire voter la semaine dernière dans l'hémicycle.

Une première historique pour le Rassemblement national dénonçant donc les accords franco-algériens de 2, 68 qui créent un régime d'immigration favorable pour les Algériens. Le Premier ministre Sébastien Lecornoux vous l'a redit en tout cas Marine Le Pen dans l'hémicycle ne croit pas du tout à l'abrogation de ces accords mais il l'a dit, il souhaite que la renégociation de l'accord de 68 démarre le plus vite possible. Ce sont ses mots.

Est-ce que ce soir vous pouvez nous dire, est-ce que vous avez des contacts avec Matignon, des garanties qui vous ont été apportées quant à ces déclarations de Sébastien Lecornu il y a seulement quelques heures ? Est-ce que vous avez la preuve qu'il souhaite aller vite sur le sujet ? Monsieur Lecornu n'est pas macroniste pour rien.

Et on doit quand même leur faire gré de cette capacité à pouvoir dire tout le contraire de tout et au final à ne rien comprendre à ce qu'ils vont faire ou à ce qu'ils ne vont pas faire. Donc vous ne croyez pas du tout à cette volonté d'aller vite pour renégocier ? Je pense qu'ils vont marcher sur le vote du Parlement et qu'ils vont lamentablement écraser le vote de la représentation nationale.

Et ça serait une trahison même à l'égard des propres engagements de M. Lecornu. Après précision, la résolution qui a été votée n'étant rien contraignant de juridiquement, soyons précis.

Ce n'est pas un projet de loi qui a été adopté. Monsieur Lecornu a dit il y a quelques semaines, et je le prends au mot, que le Parlement devait avoir la main. Donc le Parlement il ne peut pas, quand il n'y a pas de majorité, avoir la main quand ça l'arrange et perdre l'autre main quand ça ne l'arrange pas.

Nous avons donné à l'Algérie son indépendance. L'Algérie doit maintenant nous donner la nôtre. Et le régime algérien, que je ne confondrai jamais avec l'Algérie comme nation ni avec le peuple algérien, doit maintenant cesser ses provocations à l'égard de la Pour le bras de fer intégral avec l'Algérie et avec Algiers, on l'a compris.

J'aimerais juste vous citer ce soir Bruno Retailleau qui s'exprime chez nos confrères du JD News, qu'il le dit, l'ancien ministre de l'Intérieur, la ligne ferme qui lui défendait Place Beauvau n'a jamais été assumé ni au Quai d'Orsay, ni à l'Elysée. Alors pourquoi il n'a pas démissionné M. Retailleau ?

On est arrivé finalement à ce résultat. Est-ce que vous lisez entre les lignes les propos de l'ancien ministre de l'Intérieur sur le Parce que, M. Retailleau, quand la France perd un bras de fer diplomatique avec l'Algérie, où sont en jeu quand même la sécurité des Français, l'expulsion de clandestins, de délinquants, de criminels étrangers qui sont sous le coup d'une OQTF en Algérie.

Ils restent au gouvernement, mais quand M. Bellamy n'est pas nommé ministre des Armées ou ministre de l'Enseignement supérieur, il démissionne. C'est-à-dire que quand il n'y a pas assez de Le maire est nommé ministre des Armées.

Oui, bon, soi-disant, ça ne l'a pas empêché de s'asseoir à côté de Mme Borne qui était socialiste, de M. Valls ou de M. Ressamette qui sont socialistes.

En revanche, ça le gênerait de s'asseoir à côté de quelqu'un qui a été membre de sa famille politique pendant un très temps. Mais ils ne sont plus à une contradiction Mais ce rapport de force-là, entamé par Bruno Retailleau, n'a pas fonctionné. Il n'a donné lieu à rien.

Rien du tout. Merci de dire que le bras de fer de M. Retailleau n'a donné droit à rien.

C'était pas un bras de fer. Ils n'ont rien fait. Donc je vais vous dire très simplement plutôt que des mots, je vais vous parler des actes.

Si demain je suis à la tête du gouvernement, si demain nous avons, nous trouvons la prérogative diplomatique en remportant l'élection présidentielle. Monsieur Tebboune, que l'on voit là, le président algérien, si vous êtes élu demain, sera toujours aux affaires. Ce sera votre interlocuteur.

Ils ont l'habitude en Algérie de rester très longtemps au pouvoir. Mais nous allons discuter avec le régime algérien. Nous allons leur dire, écoutez très simplement.

Nous avons tant de personnes qui sont des gens qui posent problème à la France, à qui nous avons délivré une obligation de quitter le territoire français. Nous avons donc, peu ou prou chaque année, tant de personnes à renvoyer en Algérie. Soit vous acceptez de coopérer dans une coopération étatique normale entre deux nations dignes de ce nom.

Soit je serai contraint d'activer trois leviers diplomatiques qui vont me permettre de faire respecter l'intérêt de la France dans la scène internationale. Ces trois leviers, ce sont donc plus aucun visa. Aucun visa ne sera accordé à un ressortissant algérien à partir du moment où, naturellement, l'Algérie refusera de récupérer ses spams et de récupérer ces gens qui ont une de nos QTF.

Deuxièmement, nous suspendrons l'aide au développement parce qu'il n'y a aucune raison que la France ou que l'argent de la France par l'intermédiaire de l'Union européenne, on y vient, qui finance des appels à projets s'agissant notamment de la gestion de l'eau ou des étudiants en Algérie versent de l'argent à la France. Nous suspenderons cet argent. Et troisièmement, nous gêlerons les transferts de fonds privés, qu'on appelle généralement plus vulgairement Western Union, à l'égard de l'Algérie.

Et nous appliquerons cette recette à l l'ensemble des États qui refusent de coopérer sur la scène internationale et, accessoirement, nous dirons à ces dirigeants qu'il ne sera plus possible de venir se faire soigner en France. Oui, mais vous parlez de la sécurité des Français. Certains vous opposent aussi que ce bras de fer est finalement couper nos relations diplomatiques avec l'Algérie aurait des conséquences sur le renseignement pour lutter contre le terrorisme.

Ça, c'est une réalité que vous prenez en compte aussi. Mais d'abord, madame, les relations, je Je distingue la diplomatie des relations de services de renseignement à services de renseignement. Moi, je n'ai jamais été pour arrêter de parler à une nation, quelle qu'elle soit, par l'intermédiaire de ce qu'on appelle la diplomatie souterraine, c'est-à-dire par l'intermédiaire de nos au service de renseignement.

Mais eux peuvent le décider. Est-ce que nous allons subir ce chantage ad vitam aeternam ? Est-ce que nous allons nous habituer à subir des provocations et à devoir garder sur notre sol des gens qui, pour le le coût représente un danger pour la sécurité nationale.

Il y a eu ces cas emblématiques des influenceurs algériens qui ont été refoulés à la frontière. On a aussi vu, me semble-t-il, mais vous allez sans doute fact-checker ça très très vite, l'auteur de l'attaque de Mulhouse l'hiver dernier, qui était un Algérien et qui s'en est pris, je crois, sur un marché de Noël à la population française. Donc, je veux dire, si ces gens ont une OQTS, c'est parce qu qu'il représente un danger pour la sécurité de mon pays.

Et donc, il n'y a aucune raison que nous fassions preuve de mollesse à l'égard d'un régime qui multiplie les provocations, qui cherche à enfermer la France dans une rente mémorielle et qui considère que parce que le Le passé ne leur plaît pas. Nous serions ad vitam éternals, redevables à l'Algérie et qui, par la même occasion, je dois le rappeler, détient dans ses geôles deux auteurs français, à commencer évidemment par Boilem Sansa, à qui je veux évidemment penser ce soir et qui a eu le malheur aux yeux du régime algérien d'écrire quelques proses pour critiquer le régime. Mais quel pays bien faible que d'enfermer un auteur parce que ses écrits déplaisent au régime ?

Est-ce que vous considérez que Laurent Nunez est un bon ministre de l'Intérieur ? Est un ? Bon ministre de l'Intérieur.

Vous lui avez reproché, je vous pose la question parce que son flou et l'absence de chiffres concernant l'immigration irrégulière. Vous avez eu votre réponse ces dernières heures, ces derniers jours ? D'abord bon ou mauvais, je vous dis que ce n'est pas tant à moi de le dire, c'est au français de le juger.

Mais quand on a un ministre de l'Intérieur, qui pour moi est un socialiste. Il a été...

Il y a un discours très différent concernant l'Algérie, c'est ce que je vous pose. Voilà, bon donc pour moi c'est un socialiste. Ses propos sont des propos de militants socialistes.

Laurent Nunez est socialiste. Qui réussit à expliquer qu'il n'y a pas vraiment de lien entre l'immigration et l'insécurité, et qui refuse de communiquer le nombre de ressortissants étrangers présents de manière illégale sur le sol français parce que ça pourrait alimenter des polémiques. Je me dis que pour faire face à l'ensauvagement de notre pays, pardonnez-moi l'expression, on est bien mal barrés.

Il l'a fait désormais. Il a répondu à cette question. Trop tardivement, selon vous ?

Mais est-ce que c'est sérieux ? Je pense que les Français ne sont pas dus. Et je pense que les Français attendent aujourd'hui des dirigeants politiques qui n'auront pas la main qui tremble lorsqu'il s'agira d'affronter le mal.

Et ma main comme celle de Marine Le Pen ne tremblera pas en la matière. Jordan Berzenet a une question sur le port du voile. J'aimerais savoir où vous en êtes dans votre réflexion.

En mars 2025, vous preniez l'interdiction du voile dans l'aspect public et à terme dans la rue. Mais vous avez quand même reconnu que son application serait extrêmement compliquée. Elle serait progressive, mais est-ce qu'elle serait applicable ?

Est-ce que c'est tout simplement réaliste aujourd 'hui de ce que vous reprochent certains dans l'incantation dans des promesses qui au final ne sont pas réalistes tout simplement d'abord le port du voile mais ça c'est ma conviction personnelle n'est pas souhaitable dans la société française parce qu'il est précisément devenu aujourd'hui dans beaucoup de territoires à commencer par la Seine-Saint-Denis dans laquelle j'ai grandit, l'étendard des fondamentalistes islamistes et qu'il est devenu non plus seulement l'affirmation d'un culte, non plus l'affirmation d'une culture, mais l'affirmation d'un projet politique. Une loi, qui est la loi de 2004, prohibe très concrètement les signes religieux ostentatoires dans l'école de la République française. Nous souhaitons faire adopter par le Parlement un projet de loi de lutte contre les idéologies islamistes qui comprend notamment la possibilité d'interdire des librairies salafistes qui aujourd'hui doit faire face à des entraves administratives plus difficiles quand vous Vous fermez une mosquée radicale, le cadre juridique ne permet pas bien souvent de la fermer sur le long terme.

Et bien souvent devant le tribunal administratif, vous réussissez à obtenir la réouverture de cette mosquée, même si elle est le lieu, le toit d'un discours radicalisé, d'un discours de défiance à l'égard de la France et de haine à l'égard de nos valeurs. Donc nous ferons voter un projet de loi qui est un projet contre les idéologies islamistes et qui nous permettra aussi de faciliter la dissolution des associations politico-religieuses et le classement des frères musulmans sur la liste des organisations terroristes. Et nous souhaitons aussi interdire les revendications, je dirais, vestimentaires de l idéologie islamiste.

Et donc je le dis très simplement, très concrètement. Mais ça passe par le voile ? Si demain nous sommes à la tête du paix, évidemment que, je crois qu'à terme, le voile n'est pas souhaitable dans la société.

Mais dans un premier temps, nous étendrons ce principe qui est aujourd'hui en vigueur, qui est la loi de 2004 à l'école, par cette loi de lutte contre les idéologies islamistes dans l'ensemble des bâtiments de la sphère publique. Je pense par exemple à l'université ou au bâtiment de l'administration publique. Donc pas la rue.

On pourrait citer par Pas la rue, Jordan Bardella. Clairement, vous le dites ce soir. Pas la rue.

Je crois que c'est un objectif à terme. Mais applicable ? Réaliste encore une fois ?

Oui, je pense que c'est appliqué. Quand vous demandez l'avis des Français, j'ai vu des sondages qui ont été faits par des chaînes concurrentes, pas celles quelles vous pensez. Il y a aujourd'hui deux tiers des Français qui sont pour l'interdiction du voile dans l'espace public.

C'est un sondage qui avait été fait par le service public il y a quelques années. Donc je veux dire, il y a un sujet à l'égard de cela aujourd'hui et bien souvent le voile est aussi utilisé dans certaines banlieues par les fondamentalistes islamistes pour marquer cette discrimination entre l'homme et la femme. J'ai envie de vous poser une question, peut-être un peu naïve, peut-être un peu simpliste.

Vous êtes à plus de 35 % d'intention de vote, vous Marine Le Pen. Qu 'est-ce que vous répondez à ceux qui frémissent à l'idée que le Rassemblement national arrive au pouvoir, parce que stigmatisant l'étranger, Marc Fauvel remarquait à juste titre, vous lui faisiez remarquer qu'il y avait une franco-tunisienne dans votre ouvrage. Mais de cette peur, de cette rengaine permanente contre l des clients de français qui, peut-être certains nous regardent ce soir, qui peuvent partager notre diagnostic, qui peuvent partager nos solutions, qui nous croient sincères, mais qui ont encore une crainte subliminal à l'égard du Rassemblement national.

À cause de votre passé ? A cause des propos tenus ? Bien sûr, bien sûr, bien sûr.

Ça fait partie de ça. Mais ça, vous le considérez et vous le dites. On passe à autre chose ?

C'est entendable pour certains ? Non, je dis une chose très simple. Ces peurs, elles existent.

Donc, je peux vous faire de la langue de bois ce soir et vous dire arrêtez, etc. Ces peurs, elles existent dans le pays. Et il m'arrive très souvent de rencontrer des Français, bien souvent des Français issus de l'immigration, comme moi, peut-être d'une autre rive, de la Méditerranée, qui viennent d'Afrique, qui viennent d'autres parties du monde, qui par l l'histoire de leurs familles se sont installées en France, qui pour beaucoup travaillent, qui peuvent partager mes idées et qui ne sont pas dans une volonté de sécession à l'égard de la France, à l'égard de la République française.

Qui travaillent, qui paient leurs impôts, qui admirent notre roman national, qui veulent en être, qui respectent notre langue, qui respectent notre coutume, qui respectent notre culture et qui respectent l'égalité homme-femme. À ceux-là, je veux leur dire, vous n'avez rien à craindre du Rassemblement national. Vous n'avez rien à craindre et à ce que vous n'avez rien à craindre de notre arrivée au pouvoir.

Et nous avons toujours...

Vous n'êtes pas naïf et vous regardez, les accusations de racisme de votre parti, elles existent. Laissez-moi terminer. Je n'enfermerai jamais.

Je n'en fermerai des Français dans des cases. Et précisément, la question que vous m'avez posée tout à l'heure me met mal à l'aise en disant « Oui, il n'y a pas de tels gens issus de telle immigration. » Je ne regarde pas ça.

Vous voyez ? Je rappelais cette phrase, cette confession de De Gaulle à Malraux dans les chaînes qu'on abat qui lui dit j'appelle français en France, tous ceux qui veulent mourir pour la France. Être français ça n'est pas une couleur de peau, être français c'est un état d'esprit, être français c'est partager une culture, c'est partager une identité millénaire, c'est vouloir que la Je suis persuadé que vos militants et certains dans le parti sont d'accord avec ça.

C'est aimer notre patrimoine matériel, mais aussi notre patrimoine immatériel. C'est avoir le cœur qui saigne quand on entend les témoignages des familles du Bataclan. c'est avoir une larme qui coule quand on regarde Notre-Dame de Paris prendre feu c'est ça être français et donc je veux dire aux gens qui sont issus de l'immigration qui peuvent partager mes idées mais qui ont des craintes à notre égard n'ayez aucune crainte, arrêtez d'écouter ce qu'on vous raconte depuis des années.

Et notre projet, précisément, lorsqu'on fait la différence...

Oui, madame, parce que quand on fait la différence...

Encore une fois, pardonnez-moi. Juste, au moment des élections législatives anticipées, le deuxième tour et ce qui s'est passé et on connaît l'histoire, on a constaté une libération de la parole raciste. Vous pouvez le contester, on peut en débattre, mais il s'est passé quelque chose sur le territoire aussi, c'est une réalité.

Qu'est-ce que vous dites à peut-être ces militants du Rassemblement national qui ne partagent pas forcément vos diagnostics et qui ne reprennent pas vos mots ce soir ? – La parole s'est libérée en raison de militants du Rassemblement national. Sérieusement.

On a constaté à l'époque. Vous avez constaté quoi ? Moi, pas personnellement, mais il y a eu des témoignages, vous vous en souvenez, de libérations de scènes auxquelles on pu assister, certains Français se sont astigmatisés. – Moi je ne partage pas ça. – D'accord, non non mais… – Et je pense que les Français qui nous écoutent, y compris encore une fois les Français issus de l'immigration, dont je fais partie, savent parfaitement faire la différence entre ce qu'on dit, ce qu'on propose, ce qu'on défend.

Ils savent lire le programme du rassemblement national et ils peuvent lire d'ailleurs que dans notre programme jamais, même il y a 10 ans, même il y a 20 ans, il y a eu une différence entre les françaises. C'est vrai que nous faisons une différence entre les citoyens français à qui nous souhaitons pouvoir donner la solidarité nationale, notamment aux plus démunis par des aides sociales, et les ressortissants étrangers dont je dis qu'ils doivent pouvoir venir en France en subvenant à leurs besoins. Mais je dis aussi qu'il y a beaucoup de gens qui sont issus de l'immigration, qui ont fait cet effort exigeant de l'assimilation républicaine, qui consiste à dire « ne venez pas comme vous êtes mais devenez ce que nous sommes » et qui ne comprennent pas qu'aujourd qu'aujourd'hui, les générations d'étrangers qui arrivent dans notre pays soient dispensés de cet effort.

Je ne dis que ça. Et donc si demain, quelqu'un qui est issu de l'immigration vient me voir en me disant « j'ai des craintes à votre égard, je suis un patriote, je travaille, je paye mes impôts », eh bien je vais lui dire « Nous travaillons ensemble et je vous considère comme un Français parce que dans le redressement du pays, j'aurais besoin de tous les Français, de tous ceux qui ont la France au cœur. » Donc je sais qu'on cherche à faire peur aux gens en expliquant que peut-être ceci, on aurait des pensées subliminales, tout cela est faux, archi-faux.

Et encore une fois, si aujourd'hui il y a des tensions dans le pays, si aujourd'hui l'insécurité explose, si aujourd'hui l'antisémitisme se diffuse dans les quartiers, ça n'est pas de mon fait. Voilà. – Et je vais vous dire, et merci de me permettre de le préciser, si demain je suis à la tête du gouvernement, je combattrai toutes les formes de haine, toutes les formes de racisme sans aucune exception. – Merci Marie-Chantrée, dans une seconde… – Merci Marie-Chantrée, dans une seconde. – Juste une question posée par un téléspectateur, c'est une question qui revient très souvent, je ne sais pas si vous avez eu le loisir ou le plaisir de regarder le forum sur BFM TV, très souvent le forum sur BFM TV où on réunit un certain nombre de Français, plusieurs dizaines de Français qui viennent notamment interpeller les élus.

Je vous invite à venir dans l'émission, vous serez le bienvenu bien évidemment. Il y a une question qui revient très souvent et regardez la question de Dylan, ce soir. Tout à l'heure, vous parliez d'éléphant dans la pièce pour l'immigration.

N'est-il pas légitime de considérer que le véritable éléphant dans le salon, ce sont les rémunérations des députés, donc la vôtre toutes les semaines, on nous pose des questions là-dessus sur est-ce que les députés, les ministres sont trop payés ? Est-ce qu'il n'y a pas trop de députés, de sénateurs, etc. ?

Est-ce qu'il ne faut pas abaisser aussi, même si c'est symbolique au regard du budget de la France, est-ce qu'il ne faut pas abaisser cette charge là ? Si, on peut parfaitement le faire. Moins de députés par exemple ?

Moi je pense qu'il faut je l'écris dans le livre je pense qu'il faut clarifier les compétences aujourd'hui on a trop d'élus et on a des assemblées d'élus quand vous les intégrez tous qui sont pléthoriques. Moi, je suis par exemple pour la suppression des concerts régionaux. Je souhaite remettre sur la table cette idée qui avait été celle de Nicolas Sarkozy en 2007 pendant sa campagne, qui est le Conseil territorial, qui serait une fusion de l'administration départementale et de l'administration régionale, en tout cas dans les élus politiques qui seraient élus dans cette assemblée et qui seraient un seul et même élu.

C'est le conseil territorial qui siège à la fois dans le département avec les compétences du département et élargie à celle des régions qui peut éventuellement sous la forme d'une assemblée régionale bénévole et rémunérée se réunir avec les autres conseils départementaux du département mais je pense qu'il faut significativement alléger l'échelon de compétences et l moins de députés non je crois pas qu'il faille moins de députés ok je pense que en revanche un député doit pouvoir aussi évidemment sous couvert d'un plafond de rémunération et même d'ailleurs d'une limitation totale de la rémunération être aussi maire parce que quand on avait des maires des maires ruraux qui étaient aussi députés à l'assemblée nationale ça évitait d'avoir une génération hors sol de gens qui voyaient pas souvent leurs électeurs et qui étaient parfois hors sol alors je dis pas ça pour les députés de mon groupe qui sont très présents sur le terrain et qui sont très présents à l'assemblée nationale mais pardon ça a du sens que vous soyez maire d'un village de 300 habitants que vous deviez faire face au manque de services publics au manque de médecins au manque de bureaux de poste aux cris d'alarme de nos agriculteurs et que vous puissiez porter ces préoccupations à l'assemblée nationale maintenant on peut faire des économies naturellement sur les rémunérations des élus mais ne mentons pas aux français en leur expliquant que c'est ça qui va résoudre le déficit public mais évidemment que dans des périodes difficiles il faut que tout le monde se serre la ceinture c'est pour ça que je disais que l'état doit réduire ses dépenses de fonctionnement avant d'aller demander des efforts aux français on est et on reste en direct ce ce soir vous êtes face à bfm tv et face notamment à pauline de balère apolline bonsoir jordan bardella pourquoi vous seriez un candidat par défaut pourquoi vous ne seriez que le candidat de secours. Et pourquoi pas ? Parce que vous trouvez que vis-à-vis des Français, leur dire en fait je suis le second plan.

Mais je ne suis pas pressé. Je pense que c'est ça qu'il faut que...

Il faut s'essayer de faire planer sur les portraits que vous pouvez faire de moi, je ne suis pas pressé. Notre candidate à l'élection présidentielle s'appelle Marine Le Pen. Elle a été trois fois candidate à l'élection présidentielle.

Elle est aujourd'hui présumée innocente dans la procédure de justice qui vise à la fois Marine Le Pen et qui vise les élus du Rassemblement national et nous allons nous battre évidemment je me battrai à ses côtés pour qu'elle puisse dès le début d'année prouver son innocence en appâts mais je ne dis pas que vous auriez une ambition qui essaierait de la pousser sur le côté je Je regarde simplement les chiffres, les derniers sondages, notamment le sondage Elab pour BFMTV que l'on a publié ce week-end, qui montre que quelle que soit la configuration, vous faites mieux qu'elle. Oui, c'est un sondage parmi d autres. Dans la plupart des sondages, on fait pareil.

Ça vous embarrasse ? Pas du tout. Mais au fond, ce que je veux dire, c'est qu'on vous demande toujours si Marine Le pouvait pas se présenter, alors seriez-vous prêts en quelque sorte à relever le flambeau et à y aller ?

Ce à quoi vous avez fini par dire oui, bien sûr. Mais est-ce qu'il n'est pas temps de se poser la question ? Vous l'avez dit, elle a été trois fois candidate.

Qu'y a-t-il d'infamant à se dire au fond, mettons celui qui est le mieux placé pour faire gagner notre camp ? Est-ce que cette question est taboue ? Elle n'est pas taboue, mais elle a déjà été tranchée.

Et j'ai déjà eu l'occasion de vous répondre. La candidate légitime. Moi, je n'évolue pas sur ce sujet.

La candidate légitime de notre famille politique, elle s'appelle Marine Le Pen. Et je me suis engagé précisément – vous avez eu la gentillesse de rappeler que j'en parlais tout à l'heure – en 2012 pour l'avoir élue présidente de la République française. Je crois qu'elle n'en est plus très loin.

Et elle est présumée innocente au moment où on se parle. Par conséquent, j'ai toute confiance dans le fait que nous démontrerons son innocence C'est notre innocence, celle du mouvement politique en appel et qu'elle pourra porter nos couleurs à l'élection présidentielle. Et si elle ne peut pas porter nos couleurs, le Rassemblement national sera présent quoi qu'il arrive, dont acte.

Et nous nous préparons par définition tous les deux à l'exercice du pouvoir, que ce soit à Matignon ou à l'Élysée. D'ailleurs parfois j'ai remarqué quand même depuis le début de cette émission mais déjà la semaine dernière quand vous étiez chez mes copains des Grandes Gueules sur RMC vous disiez les Français me jugeront si au bout de 5 ans ils estiment, j'ai vu votre mot, si demain je suis au pouvoir et qu'au bout de 5 ans vous me dites que je n'ai pas été à la hauteur, alors je ferai amende honorable. Pour moi, c'est un quinquennat.

Après, je me trompe peut-être, mais c'est raccord. Vous avez dit, j'ai une obligation, les Français en décideront. Ça, c'était ce soir.

Vous avez dit, si les Français C'est m'en donne mandat. Alors oui, vous pouvez me dire, ça peut être aussi matignon. Mais clairement, vous l'assumez ce soir.

Je ne sais jamais moi si c'est le matin ou le soir. Mais vous l'assumez, vous L'habitude d'échanger le matin...

Vous dites, on se prépare tous les deux. Bien sûr. Et que le meilleur y aille.

Non, pas que le meilleur gagne, que notre famille politique gagne. Donc, je veux dire, je vois très bien l'objet de votre intervention. Mais pour moi, c'est juste...

À force d'interview politique, Mme de Maillard, je vous connais très bien. C'est la question que je pose à Bruno Retailleau, que je recevrai demain. C'est la question que je pose à Xavier Bertrand, que je verrai et demain matin, qui est le meilleur ?

Qui est le meilleur pour représenter vos clients ? Je vais vous dire, vous savez quoi ? Monsieur Switek dira que c'est un pari.

Moi je vais vous dire ce qui va se passer dans les prochains. Vous allez, vous, journaliste talentueux observateur tout faire pour essayer de jouer au jeu des sept différences entre marine et moi et vous allez tout faire pour faire en sorte d'essayer de m'arracher, un « oui, je me prépare », « oui, peut-être que j'ai envie », « oui, peut-être que j'y pense le matin en me rasant devant la glace », eh bien, je ne vous ferai pas ce plaisir, madame. » Alors, vous allez peut-être être surprise par ma question mais est ce que la question peut se poser aussi que ce soit ni vous ni elle au moment on se parle non est-ce que vous vous êtes posé par exemple la question d'un d'un philippe de villiers Philippe De Villiers ne fait pas de politique Vous êtes sûr de ça ?

Moi je trouve qu'il est quand même de plus en plus candidat Oui J'imagine qu'il faut les remarquer comme moi D'abord, Philippe De de Villiers est un homme brillant, qui lui aussi, ce qu'on lui reproche, c'est d'avoir eu raison trop tôt. L'aventure qu'il a menée avec le Puy-du-Fou est une fierté pour notre pays. Philippe Devilliers est retiré de la vie politique, il n'est pas au Rassemblement national et je ne crois pas qu'il ait envie d'être candidat avec son présidentiel.

Donc votre question, pardon mais elle n'a pas de sens. Le parti que je représente, est donnée à 37 % au premier tour. Nous avons le premier groupe... 37%, c'est vous, je crois ?

Absolument. Je crois que Marine Le Pen, c'est 35%. Je reviens un petit peu sur ma première question, mais vous remarquez que vous prenez votre chiffre et plutôt le sien.

Nous avons le premier groupe de des députés à l'Assemblée nationale. Donc, nous nous préparons à l'exercice du pouvoir. Et donc, si une décision de justice ne nous était pas favorable et qu'elle devait intervenir dans les prochains mois, nous serons là quoi qu'il arrive.

J'ai bien compris. Je vais vous faire non pas cette fois un coupe, mais un pari ça va faire plaisir à monsieur Switek. Je pense que nous pouvons gagner cette élection présidentielle.

Tous les chiffres vous donnent en effet raison et de ce point de vue-là, c'est un pari qui n'est pas très risqué au moment où on se parle, puisque effectivement tous les sondages vous donnent quoi qu il arrive devant en tout cas au premier tour une question encore assez précise sur cette question de la décision de justice il y a deux points il y a la question du jugement sur le fond il y a la question ensuite de la peine et de l'exécution provisoire ou non. Il peut y avoir aussi une situation dans laquelle Marine Le Pen puisse être en état de se présenter, c'est-à-dire que l L'exécution provisoire puisse être levée, mais que pour autant elle n'ait pas été innocentée du jugement qui pour l'instant a été porté contre elle, c'est-à-dire l'accusation de détournement de fonds public. Je voudrais juste qu'on réécoute, et on sait très bien qu'on en avait beaucoup parlé à l'époque, vos propos d'il y a...

Ah non, mais vous savez quoi ? C'était il y a...

Vous êtes prévisibles. Sans doute nous les politiques, quand on vous répond, on est prévisibles. Mais alors vous ?

Vous battez tous les records. Dans ces cas-là, Jordan Bardella, vous avez forcément prévu votre réponse. Non pas du tout.

Et nous allons donc vous écouter. Ce serait dommage quand même si vous prévoyiez une question. Au moins que vous prévoyiez les réponses.

On s'écoutait. C'est toujours la politique que nous avons suivie. À la différence près que quand les faits ont 30 ans, certains ne figurent pas sur le casier judiciaire.

Et donc il y a des gens qui, par du prix, dissimulent, un passé qui n'a pas été affiché sur le casier judiciaire en question. Donc, ne pas avoir de condamnation à son casier judiciaire est pour moi une règle numéro une lorsqu'on souhaite être parlementaire de la République. La question est donc très simple.

Si elle est en mesure de se présenter, puisque techniquement elle n'est pas inéligible, mais qu'elle est condamnée, est-ce que vous estimez qu'elle peut porter les couleurs du RN – Oui, parce que cette condamnation est une condamnation politique et que lorsqu'on parle, comme ça a été le cas dans l'extrait, d'une personne qui a braqué sa boulangère… – Tout à fait. C'est effectivement la question qui Vous avez parfaitement raison. Il y a une petite nuance, voire une petite différence.

Donc ma conviction, comme la conviction de Marine Le Pen, c'est qu'elle est innocente et qu'elle retrouvera à la fois sa probité et son innocence à l'occasion de ce procès en appel. Mais il y aura un casier judiciaire, de fait. Ce qui veut donc dire, si l'exécution provisoire est levée, que l'exécution provisoire qui s'est appliquée était évidemment une décision politique.

Et pourquoi je dis cela, madame ? Parce que dans le jugement, que comme moi vous avez lu, il y a la phrase suivante. L'exécution provisoire qui condamne donc Marine Le Pen à une peine d'inéligibilité avant même la condamnation, le caractère définitif de la condamnation, non pas tellement en appel qu'en cassation, si pour vous en cassation il y a, se fait dans le cadre de sa candidature à l'élection présidentielle parce que si Marine Le Pen venait être candidate et qu'elle était élue, elle pourrait avoir entre une condamnation politique et le braquage d'une boulangerie, un petit peu.

Jordan Bardella, on a parlé tout à l'heure des accusations de communisme ou de socialisme à votre endroit. Gérald Darmanin qui vous accuse donc d'être un communiste sur le plan économique. Il y a quelques jours, c'est Gérard Larcher qui disait que c'était impossible de s'allier avec vous parce que vous aviez un programme de gauche.

Ça me frappe tout de même de voir que désormais l l'argument que l'on vous oppose, c'est d'être trop à gauche. Ça veut dire qu'on ne vous reproche plus du tout d'être trop à droite. Ça veut dire qu'au fond, sur ces questions-là d d'immigration, de sécurité.

Est-ce que vous vous dites que vous avez gagné la bataille et qu'ils sont, au fond, ils n'ont plus d'argument pour ne plus être en alliance avec vous – Je pense, s'agissant des cadres des Républicains et commençant à avoir un petit peu d'expérience dans le monde politique, que le dernier argument qui leur reste, c'est d'expliquer qu'on est de gauche en Parce que si cette caricature tombe, et que vous l'avez vu ce soir, je ne crois pas que les propositions que je formule en matière d'économie soient des positions mélenchonistes ou des positions socialistes loin de là. Et bien si cet argument tombe, il y a beaucoup d'électeurs qui sont aujourd'hui orphelins d'un parti, qui ont cru en Nicolas Sarkozy, qui ont cru en François Fillon, qui ont cru dans cette famille politique qu'on a appelée l'UMP et qui vont s s'apercevoir qu'il y a beaucoup de convergence avec nous. Madame, lorsque il y a eu la dissolution l'année dernière, la première personne à qui que j'ai appelée, à qui j'ai proposé, à qui j'ai tendu la main, à qui j'ai dit on n'est pas d'accord sur tout, mais nos électeurs partagent l'essentiel, il faut qu'on fasse un bout de chemin ensemble, c'est Éric Ciotti le président des Républicains.

Et je me réjouis d'avoir aujourd'hui autour de moi, autour de nous un allié comme Éric Ciotti Enfin autour, à côté, dans un coin Ils ne sont pas non plus venus méga nombreux Il est venu mais derrière il n'y avait plus Il a un groupe à l'Assemblée nationale, madame ? Oui, mais bien sûr. Ce que je veux dire, c'est que vous l'avez bien vu quand il est sorti des Républicains et d'ailleurs qu'il a presque été sorti de force disant « Mais moi j'ai les clés, je reste ».

Il n'y avait pas grand monde derrière lui. Il n'a pas entraîné un mouvement. Pourquoi je vous dis ça, madame le début d'un mouvement.

Pourquoi est-ce que je vous dis ça ? Parce que le rassemblement, il y en a qui en parlent et puis il y en a qui le font vivre. Et moi précisément, le rassemblement, je le fais vivre.

Parce que je pense que pour gagner, il faut l union, il faut la coalition, il faut le rassemblement le plus large. Il est déjà prêt sur le terrain ? Vous le sentez ?

C'est-à-dire qu'il y a ce que disent Gérard Larcher, Laurent Wauquiez, mais est-ce que sur le terrain, cette alliance, elle est en train de se faire. Écoutez, il y a une fracture aux Républicains aujourd'hui. Vous connaissez cette phrase de Patrick Buisson dans La cause du peuple qui disait « Il y a deux formations de Je ne connais pas le Patrick Buisson dans le texte.

Il y a deux formations de gauche en France, dont une s'appelle la droite. Il y a une partie des Républicains qui s'est complètement macronisée et qui s'apprête à approuver en ayant refusé l censure, un budget de 20 milliards d'euros d'impôts supplémentaires et un budget qui a aggravé la dépense. Eux, vous ne pourrez pas vous associer avec eux.

Mais ça veut dire qu'il reste Bruno Retailleau. Il reste Bruno Retailleau. Je vais répondre sur Bruno Retailleau.

Il y a aujourd'hui chez les électeurs et chez les militants des Républicains, beaucoup de gens qui veulent non seulement une alliance, mais qui veulent faire un bout de chemin avec nous. Et moi, j'ai envie d'aller convaincre ces patriotes-là, ces patriotes que je crois sincères, de venir travailler à mes côtés parce que je veux leur dire sur beaucoup de sujets, nous sommes très proches. En fait, c'est presque ce que dit Ancreux, même pour vous critiquer quelqu'un comme...

C'est vrai que cette remarque de Gérard Larcher qui, quand on lui demande s'il pourrait faire l'alliance, répond non parce qu'ils sont socialistes sur le plan économique, laisse entendre que sur le reste, au fond, il n'y a plus de problème. Mais ma question est aussi très claire. Est-ce que, par exemple, vous vous parlez avec Bruno Retailleau ?

Est-ce que c'est quelqu'un avec qui vous pourriez travailler ? J'ai du respect personnel pour Bruno Retailleau. En revanche, je politiquement, je ne le suis pas.

C'est-à-dire que ce qui a été possible l'an dernier avec le patron des Républicains, Éric Ciotti, est moins possible aujourd'hui avec le patron des Républicains, Bruno Retailleau. Pourquoi ? Parce qu'il a été ministre d'Emmanuel Macron.

Parce qu'il s'est assis dans un conseil des ministres, tous les mercredis, entre des socialistes et des macronistes qui ont aggravé la politique d'immigration en France, qui ont aggravé le laxisme judiciaire, qui ont augmenté les impôts. Donc je veux dire, si M. Retailleau veut mourir avec le Titanic, eh bien c'est le choix qu'il a fait.

Alors question très concrète pour ne pas être que dans la théorie. Il y a bientôt les élections municipales. Robert Ménard qui a toujours dit sa sympathie, il est parfois d'accord, parfois pas d'accord Mais en gros, vous vous parlez et vous avez longtemps d'ailleurs soutenu ces candidatures.

Est-ce que vous le ferez à nouveau ? Est-ce que Robert Ménard pourra se targuer de votre soutien – Robert Ménard, le lundi, il est zémouriste. Le mardi, je vois que ça vous fait sourire, il est mariniste.

Le mercredi, il est entre les deux. Le jeudi, il a LR. Et le vendredi, il est macroniste.

Donc la question c'est Moi écoutez, soyons très clairs Je vous l'ai dit, pour gagner il faut l'union Il faut le rassemblement Et je veux faire ce rassemblement Lorsque Robert Ménard défendait la candidature de Marie Si vous ne vous rassemblez pas avec Robert Ménard je ne sais pas avec qui vous vous rassemblez. Lorsque Robert Ménard...

Parce que s'ils ont chacun un petit défaut, un truc qu'ils n'ont pas été assez...

Non mais attendez, c'est très simple. Lorsque Robert Ménard soutenait la candidature de Marine Le Pen, et il l'a soutenue pendant l'élection présidentielle, nous avons soutenu Robert A partir du moment où Robert Ménard, après avoir été élu et soutenu par le Rassemblement national, se met matin midi et soir à avoir des propos d'une brutalité inouïe à l'égard du RN et de Marine Le Pen et de moi-même, en expliquant que j'étais incapable de devenir Premier ministre. Je ne suis pas rancunier, mais j'ai besoin de gens autour de moi qui soient des gens cohérents, qui aient une colonne vertébrale idéologique et qui défendent des convictions.

Quand je m'allie avec le président des Républicains, Éric Ciotti, c'est parce qu'Éric Ciotti a toujours défendu. Parfois, il a eu des divergences avec nous. Vous avez quand même oublié.

Moi, je me souviens à mon micro que régulièrement, il disait jamais, pas du tout. Il y a l'Éric Ciotti, il y a l'ERN. Pour lui, vous avez dit Oui, mais sur la ligne politique, elle a globalement été assez proche de la nôtre.

Je veux dire, moi, j'ai regardé avec attention sa campagne interne pour la primaire et pour la présidence des Républicains. Globalement, sur beaucoup de sujets, on a évidemment des divergences. Vous pourriez dire ça demain de Bruno Retailleau ?

Franchement. Oui, mais Bruno Retailleau, il a fait un choix. Je veux dire, Éric Ciotti, il a fait un choix.

C'était de venir avec nous et avec les Patriotes. Bruno Retailleau, il a fait un choix. C'est celui d'aller avec Emmanuel Macron.

Donc, je veux dire, moi, je suis prêt à travailler. Mais je veux dire, pour se marier, il faut être deux, madame de Malherbe. J'ai encore plein de questions à vous poser Jordan Bardella et notamment une pour rebondir sur ce que disait Marie tout à l'heure, elle vous parlait de la question du voile est-ce que oui ou non vous irez jusqu'à l'interdire ?

Si j'ai bien compris c'est toujours votre objectif à terme tout est dans le à terme ce soir vous ne l'avez pas forcément vu puisque vous étiez dans cette émission et sorti une image Julien Audoul l'a tweeté ça se passe dans les tribunes de l'Assemblée nationale. C'était cet après-midi. L'image est un peu floue, telle que vous la voyez, mais moi qui ai pu zoomer dessus, je vous le confirme, il s'agit d'une sortie scolaire, semble-t-il, avec un certain nombre d'enfants, dont des petites filles voilées, des jeunes filles voilées, des mamans, semble-t-il, voilées.

Julia Odoul s'en est offusquée. Et Yaël Brande-Pivet, à l'instant, dit au cœur même de l'hémicycle de l'Assemblée nationale, où a en particulier été votée la loi de 2004 sur la laïcité à l'école, il me paraît inacceptable que de jeunes enfants puissent porter des signes religieux ostensibles dans les tribunes. Nous n'avions pas été confrontés à cette situation par le passé, c'est donc visiblement la première fois.

J'ai appelé « Chacun a une extrême vigilance pour que cela ne se reproduise pas ». C'est une question de cohérence républicaine. Est-ce que vous vous dites qu'une étape a été franchie et ce type de vêtements qui, je crois, n'est pas seulement un voile.

Et encore une fois, ne montrons pas la photo parce que c'est en l'occurrence une gamine, mais on voit que c'est un habit qui est un peu plus qu'un Bon, on est au cœur de la partition que je dénonce et dont je vous parlais tout à l'heure. Donc, je vais vous dire, le port du voile est interdit à l'école. Il devrait être interdit dans les sorties scolaires.

Lorsque je dis Est-ce que c'est de la provocation ? Est-ce que vous vous dites cette présence dans la tribune de l'Assemblée nationale, ce n'est pas anodin pour vous ? Ça ne peut pas être anodin ?

Je pense que ce n'est pas anodin, je ne dis pas qu'à 5 ans on a un projet politico-religieux mais je dis que ce qu'on vous met dans la tête à 5 ans quand vous portez un voile islamique intégral en France, c'est très certainement que de la part des parents, il y a une conception de la laïcité et une conception de la nation qui est bien particulière et qui est bien apparente. Alors, Éric Coquerel est choqué par la réponse de Yaël Braun-Pivet. Éric Coquerel, qui est donc le président de la Commission des finances et qui est LFI, qui dit « Madame la Présidente, vous donnez raison à un média d'ultra-droite.

Il semble que c'est un média qui s'appelle Frontière qui aurait commencé par donner cette photo. Vous lui donnez une accréditation à une façon de voir raciste. En août, pouvez-vous me dire à quel règlement de l'Assemblée vous faites référence pour interdire ces signes religieux ?

Il est extrêmement choqué par la réaction des mondiaux. – Oui, mais c'est normal. D'abord, la France insoumise devrait s'appeler la France islamiste.

Parce qu'à chaque fois que la France insoumises s'expriment, ils sont dans la roue des fondamentalistes islamistes. Le burkini, ils sont pour. La baïa, ils sont pour.

Le voile, ils trouvent ça formidable. Sur des gamines de 6 ans, c'est formidable. C'est sans doute ça la gauche qui défend l'égalité entre les hommes et les femmes.

Lorsqu'il y a des manifestations antisémites dans Paris, ils sont pour, ils sont contents, ils applaudissent le Hamas et ils expliquent que c'est des actes de résistance. Donc ne soyons pas dupes du vrai visage et du vrai projet de M. Mélenchon.

Ce sont des communautaristes, ce sont des gens qui jouent sur les braises, non seulement de l'antisémitisme, mais dont le projet est d'accélérer l'islamisation de la société, de renforcer l'influence du fondamentalisme islamiste dans notre pays pour espérer récolter les fruits électoraux. Monsieur Coquerel, il est élu dans quel département ? En Seine-Saint-Denis.

Voilà. Donc très certainement lorsque Monsieur Coquerel défend le voile islamique pour une gamine de 6 ans, il se dit que ça va faire plaisir à ses électeurs. Et je trouve ça particulièrement cynique et je pense qu'il y a beaucoup d Les hommes de gauche à commencer par Monsieur Marchais qui doivent se retourner dans leur tombe, eux qui considéraient que l'immigration crée une concurrence déloyale entre les étrangers et les travailleurs français.

Lorsque vous avez dit tout à l'heure qu'à terme, vous étiez favorable à une interdiction du voile, ça veut dire quoi à terme ? Et concrètement, est-ce que vous pensez que c'est possible quand on voit que le voile il est dans l'hémicycle ? – Ce qui vient de se passer C'est là.

Et la photo que vous venez de me montrer répond précisément au cas d'espèce que j'ai évoqué tout à l'heure. J'ai dit que dans un premier temps, le voile islamique serait interdit des bâtiments de la sphère publique. J'ai cité les mairies, j'ai cité l je cite évidemment les sorties scolaires et je viens citer aujourd'hui devant vous l'assemblée nationale l'assemblée nationale c'est la maison de tous les français c'est la maison du peuple français c'est la maison de son identité mais c'est aussi la la maison de sa voix et de ses valeurs.

Et dans ces valeurs, il y a la laïcité et il y a l'égalité homme-femme. Et moi, je vais vous dire, voir une gamine de 5 ans qui porte un voile islamique, ça me choque. – Jordan Bardella, comment on fait pour que la France ne se tapent pas les uns sur les autres ?

Comment on fait pour faire en sorte que ce qui apparaît déjà comme une sorte d'archipélisation, pour reprendre les mots de Jérôme Fourquet, ne devienne pas des territoires à la dérive Marie vous interrogeait tout à l'heure sur la question d'une éventuelle parole raciste décomplexée. Je pense que Marie faisait référence à cette condamnation de 4 militants qui, en 2024, la nuit qui a suivi votre victoire aux Européennes, dans une sorte...

Eux se disent militants. Ils ne sont pas du tout ni encartés. Je vais être très précise.

Je vais être très précise sur les choses. Ils ont été condamnés à une peine allant jusqu'à 6 mois de prison. Il s'agit de 4 hommes qui se disent sympathisants, anciens militants du GUD.

D'accord. Donc ça n'est pas le Rassemblement national ? Non, non.

Ce qui m Ce qui m'intéresse précisément, et je vais être extrêmement précise, Jordan Bardella, j'ai parfaitement compris que vous lui aviez dit que vous condamniez absolument tout cela, etc. Et je vous en fais tout à fait gré. Mais il y a le parti.

Et déjà, on sait que l'an dernier vous aviez eu du mal, y compris dans le parti, y compris chez les candidats. Il y a eu malgré tout des brebis galeuses. Vous les avez tout de suite condamnés, retirés des listes, etc.

Mais ça montre à quel point c'était difficile, y compris dans le petit noyau quand même des candidats, des militants, des engagés au RN. Comment vous allez faire pour que certains qui se reconnaissent chez vous, qui n'auraient peut pas leur carte, mais qui puissent se sentir décomplexés ? C'est-il le cas de ces quatre hommes ?

Ils disent en fait qu'ils se sont sentis en quelque sorte décomplexés. Est-ce que vous n'avez pas peur que antifa contre fa, si je puis prendre ces catégories là, ne puissent au lendemain d'une éventuelle victoire de votre part s'embraser ? Est-ce que vous le redoutez ?

Est-ce que vous l'anticipez ? Est-ce que vous vous dites qu'il va falloir qu'on trouve les mots ? Vous comprenez ma question.

Je comprends votre question et je vais y répondre sans me dérober. D'abord, je demanderai à mon ministre de l'Intérieur de dissoudre sans exception tous les groupuscules d'ultra-gauche et d'ultra-droite. Parce qu'à les deux, sans aucune différence.

Parce que les gens qui, dans notre démocratie, utilisent l'insulte raciale en l La violence, les agressions, les propos homophobes pour exprimer des idées nauséabondes s'exposeront à non seulement la dissolution administrative des groupuscules, et nous le ferons dès notre arrivée au pouvoir. Mais ils s'exposeront également à l'arsenal judiciaire ferme et implacable que je déploierai. Et cet arsenal judiciaire et implacable ne fera pas le tri entre l'ultra-gauche et l'ultra-droite.

Parce que moi, je combats la violence en politique. Je vous rappelle que Marine Le Ben est entrée en politique à l'âge de 7 ans après avoir sauté sur une bombe qui avait été disposée dans son domicile et qui a a effondré le fameux attentat de la Villa Poirier qui a fait étendrer son bâtiment. Donc elle n'a jamais eu, elle comme moi, aucune forme de tolérance à l'égard de la violence en politique.

Donc non seulement je la condamne, mais je ferai preuve demain et après-demain si je suis au pouvoir, d'une sévérité la plus totale avec ses propos mais aussi avec ses actes. Et donc permettez-moi de rappeler, tout à l'heure ça a été dit que des militants du Rassemblement national, on ne parle pas de militants du Rassemblement national, vous parlez de militants d'un groupe d'ultra droite qui ont été judiciarisés, oui c'est facile, vous allez me dire qu'ils se sont dit pro-nous, c'est ça ? Non mais après vous pouvez vous dire, on peut être suivi par des gens, on peut être suivi par des abrutis et par des par des personnes qui commettent des actes épouvantables ?

Demain, nous ferons du rétablissement de l'ordre et du rétablissement de la sécurité dans le pays une priorité de notre action. Mais pensez-vous qu'il soit possible d'apaiser Est-ce que vous redoutez, est-ce que vous craignez un embrasement ? Le temps presse.

Je veux dire, le boulot d'un dirigeant politique, qui plus est d'un homme ou d'une femme d'État dans la période où on est, c'est de préserver l l'unité du pays. Et pour préserver l'unité du pays, pour préserver la cohésion sociale, il faut maintenant mettre un terme à la spirale de violence dans laquelle est en train de tomber notre pays. Il y a d'innombrables quartiers, madame, où la policier ne rentre pas ou lorsqu'elle rentre, ça hurle, ça tire au mortier, ça insulte et parfois ça tire à larmes lourdes.

Il y a d'innombrables quartiers de France où il y a des balles qui se perdent dans les règlements de comptes et qui vont toucher des familles honnêtes. Donc oui, il y a beaucoup de quartiers aujourd'hui où on frôle la guerre civile et moi j'ai grandi précisément dans une cité au cœur d'une cité qui était tenue par le trafic de drogue. Et si on n'agit pas contre cette insécurité qui pourrit la vie des Français, eh bien il n'y a aucun développement ni aucune prospérité économique du pays qui sera possible.

Donc la clé c'est l'ordre, c'est l'autorité et ce n'est qu'à ce prix-là d'engagement extrêmement fort sur la politique sécuritaire et sur la la politique pénale, qu'on empêchera les quartiers de s'embraser. – Merci à Pauline. – Pardon, l'honnêteté m'oblige à vous dire que ça ne va pas être simple et que si demain j'accède à la tête d'un gouvernement, si nous gagnons les élections, qu'elles soient législatives ou présidentielles.

J'ai l'honnêteté de dire aux gens que nous allons hériter d'une situation très difficile, que nous ne compterons pas ni nos heures, ni notre énergie, mais que Rome ne s'est pas construite en 24 heures et qu'il faudra beaucoup d'efforts, beaucoup d'énergie, beaucoup de de volonté et beaucoup d'amour de la France pour réparer 30 années d'échecs politiques. J'avais encore plein de questions, notamment sur Chine, sur les consommateurs, parce qu'en fait on veut interdire Chine, mais qu'est-ce qu'il dit à ceux qui achètent ? Enfin voyez non ?

Je vous l'ai laissé avec Bertrand en 8h30 évidemment et demain 20h45 en campagne Napoline de Maner reçoit Bruno Rotailleur, vous le voyez. Jordan Bardet l'an dernier c'était ce que je cherche chez Fayard cette année, ce que veulent les français chez Fayard l'an prochain, ce que je veux pour la France chez Fayard. J'ai bon ou pas ?

Il y aura un troisième livre ? Non, il y aura un troisième livre ou pas ? J'aime écrire, ça me permet de dire des choses et de confier des choses que le média ou que les réseaux sociaux ne permettent pas de faire.

J'ai pris plaisir à écrire, donc je continuerai très certainement à écrire. Un livre au programme l'an prochain ? Dans un an ?

Vous êtes incorrigible. Merci Jordan Bardella. Merci à vous, mais c'est pour ça que j'aime me confronter à vos questions et j'espère en tout cas avoir éclairé les Françaises et les Français sur l'ambition et le projet qu'on porte pour le pays.

Merci d'avoir été face à BFM ce soir. Merci à toute l'équipe qui a préparé cette émission. Je vous retrouve demain à 20h.

Je vous remercie mes camarades Marie Chantré, Marc Fauvel et Guillaume Daré. Évidemment Apolline qu'on retrouve demain matin tout de