Mission en Guyane : le bilan
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 90 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:43Invité politiqueFait
« ce qui frappe et donc moi c'était la première fois que je m'y rendais à l'occasion de cette mission parlementaire c'est l'abandon et les paradoxe qui traverse ce département »
- 1:24Invité politiqueChiffre
« il n'y a pour le pas toujours d'accès à l'électricité c'est le cas pour 13 à 20 % de la population guyanaise »
- 1:24Invité politiqueChiffre
« à l'eau potable c'est le cas pour un guyanaé sur 5 »
- 2:07Invité politiqueChiffre
« la région importe 10 fois plus qu'elle n'exporte »
- 2:07Invité politiqueChiffre
« les prix des produits alimentaires sont de 12 à 45 % plus élevés qu'en hexagone »
- 2:47Invité politiqueChiffre
« 97 % du département est couvert par la forêt amazonienne »
- 3:29Invité politiqueChiffre
« aujourd'hui 300000 habitants potentiellement le double dans 25 ans »
Temps de parole
- Clémence Guetté100 %
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
chers collègues je me joins évidemment aux remerciements qui ont été faits par Jean-Victor castor à l'instant et par le président Zoui précédemment notamment pour les administrateurs et et en particulier monsieur tailler qui nous ont suivi dans cette mission parlementaire la première fois que qu'on se rend en Guyane ce qui frappe et donc moi c'était la première fois que je m'y rendais à l'occasion de cette mission parlementaire c'est l'abandon et les paradoxe qui traverse ce département abandon et paradoxe qui sont vécus et racontés par tous les interlocuteur que nous avons rencontré sur place au travers de mil et une anecdote extrêmement révélatrices qu'on va tenter aujourd'hui et y compris dans la discussion de restituer avec humilité on est coupé du monde c'est ce que nous a d'emblé indiqué Serge annelli Le Maire de Maré passoua dans cette commune il n'y a pas de route la compagnie dont les petits avions permettaient aux habitants de circuler notamment vers Cayenne a fait faillite seule option donc pour les 12000 habitants plusieurs jours de pirogue sur un fleuve qui est donc interdit euh à la navigation en théorie mais en pratique euh emprunté absolument par tout le monde donc premier constat l'État doit mettre des moyens conséquents et notamment c'est une de nos préconisations par une loi de programmation qui permet de lutter fortement contre le désenclavement et qui garantissent à tous l'accès au service public ce sentiment d'abandon il a traversé notre semaine comme il traverse la Guyane à Saint-Laurent du Maroni 18000 habitations informelles hébergent nombre de N de nos concitoyens pardon il n'y a pour le pas toujours d'accès à l'électricité c'est le cas pour 13 à 20 % de la population guyanaise ou à l'eau potable c'est le cas pour un guyanaé sur 5 des réseaux que l'on sait pourtant indispensablebl à une vie digne eau et électricité il y a un an les maripassouiens en ont même été privés pendant 4 jours la Guyane dispose du potentiel pour être à la pointe de la bifurcation écologique et atteindre potentiellement le 100 % énergie renouvelable en 5 ans et pourtant à Saint-Laurent du mar r ont compté au mois de septembre déjà 60 coupures depuis le début de l'année 2023 il faut se rendre compte aussi de la situation économique dans laquelle les habitants sont maintenus la région importe 10 fois plus qu'elle n'exporte les prix des produits alimentaires sont de 12 à 45 % plus élevés qu'en hexagone ainsi il faut compter 10 € à Cayenne pour un pack d'eau qui en coûterait 5 en hexagone et c'est sur la côte le même pack peut monter jusqu'à 26 € à maripoula c'est le sentiment d'un immense gâi qui prédomine parce que ça a été dit à l'instant par Jean-Victor beaucoup de jeunes sont prêt à apprendre à travailler à entreprendre et pourtant quasiment aucune formation par exemple en gestion forestière ce qui est un paradoxe saisissant évidemment alors que 97 % du département est couvert par la forêt amazonienne pas de formation non plus ou pas suffisamment pour les futurs électriciens pour les futurs agriculteurs guyanis et pour ces derniers quand ils sont formés il n'y a pas de terre à travailler faute de foncier disponible qui est un point central qui est revenu dans nos échanges avec les Guyanais et les guuyanaise on ne peut évidemment pas ignorer la centralité de la Guyane dans le continent américain ses habitants veulent pouvoir décider par eux-mêmes faire porter leur voix dans cette région du monde dont la forêt est vitale pour l'humanité toute entière la Guyane est pleine d'espoir pleine d'avenir riche d'une biodiversité exceptionnelle riche d'une population jeune qui veut étudier travailler entreprendre l'urgence d'aujourd'hui va être encore plus aigu demain évidemment puisque aujourd'hui 300000 habitants potentiellement le double dans 25 ans il y aura donc une croissance des besoins de formation d'emploi de soins et de services publics par leur mouvements sociaux puissants les guyanais ont montré au reste de la France et au monde leur volonté d'aller de l'avant leur aspiration à vivre mieux leur aspiration à l'autonomie politique et économique qui est forte ils doivent donc être pris au sérieux et je je dirais donc que revenir de guyan c'est être renforcé dans sa conviction de la nécessité d'agir pour l'intérêt général c'est vouloir être utile comme on le peut à la construction d'une Guyenne où chacun puisse vivre mieux et j'espère que cette mission donnera des suites notamment parlementaires et que vous serez convaincu après cet échange de la nécessité de se joindre à nous pour faire ça
Clémence Guetté