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Conférence de pressefranceinfo (sur YouTube)· 21 octobre 2026 13 minActualité / polémiqueÉducation & rechercheBudget & impôtsSolidarités & familleSécurité

"On appelle à préparer une très grande grève, une grève puissante, le 5 novembre" (Sophie Vénétitay)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 70 %Défensif 30 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:40Fait
    « On nous dit qu'il y aura une réunion lundi matin sur la base des remontées sur la plateforme. Rien n'est dit des questions budgétaires. »
  • 2:32Fait
    « La question du remplacement, on sait très bien que c'est parce que on manque de remplaçant et on manque de personnel dans l'éducation nationale. »
  • 5:13Fait
    « par exemple sur le 8h 18h une dérovication des des lycéens sur le fait que ce soit des journées Exactement. Ça c'est pas du tout partagé dans l'opinion. »
  • 10:33Fait
    « la copie du gouvernement, elle est pas du tout satisfaisante en terme de budget, c'est pas du tout ce que nous on veut à la CGT. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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On va écouter Sophie Vénéité qui s'exprime et on a des leçons de recevoir à personne de de la part de personne de ce point de vue-là. Et puis une démocratie, c'est aussi le lieu où on répond aux revendications des personnels, aux revendications des élèves. Et de ce point de vue-là, cette réunion n'a absolument pas répondu à cet objectif. Nous sortons de cette réunion en ce qui concerne l'éducation nationale avec un calendrier et une méthode. Au bout de 4 semaines de mobilisation, c'est quand même très en dessous de ce qu'on peut attendre. Ça veut dire que aujourd'hui le gouvernement n'est toujours pas en mesure d'apporter des réponses concrètes à la fois au lycéens et au personnel. On nous dit qu'il y aura une réunion lundi matin sur la base des remontées sur la plateforme. Rien

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n'est dit des questions budgétaires. Or, tout ce que demandent les lycéens, tout ce que demandent les personnels de l'éducation nationale, ça a une implication budgétaire. On doit savoir quels sont les postes qui vont être créés dans l'éducation nationale. On doit savoir quelles sont les places qui vont être créées dans l'enseignement supérieur pour enfin mettre fin à la sélection parcours supre. Tout ça le gouvernement n'en a pas parlé et ça veut dire aujourd'hui qu'il ne comprend pas, qu'il ne répond pas à la très grande colère qui s'exprime du côté des lycéens, du côté des personnels de de l'éducation nationale. Et c'est donc pour ça que du côté de la FSU, on appelle dès maintenant à préparer une très grande grève, une grève puissante le 5 novembre. Il faut euh obtenir enfin

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des réponses. On les obtiendra par le rapport de force. On sent bien que on a un gouvernement qui est aujourd'hui aux abois qui n'arrive à nous répondre que par des calendriers ou des méthodes mais euh qui pour l'instant euh ne n'arrivent pas à se défendre d'une autre manière. et ben on ira chercher le 5 novembre les réponses budgétaires, les réponses sociales, les réponses politiques. Il faut enfin et de nouveau investir dans l'éducation nationale. Il faut investir dans les salaires, il faut investir dans les moyens pour qu'enfin l'école de la République tienne ses promesses ce qu'elle n'a pas pu faire ces dernières années en raison des politiques qui ont été menées par Emmanuel Macron. Donc lundi c'est avec les organisations lycées et étudiantes. Alors lundi c'est une réunion du côté de

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l'éducation nationale avec les organisations syndicales des personnels de l'éducation nationale, les organisations lycéennes, les régions aussi. Le ministre nous a dit qu'il allait présenter quelques éléments de résultats. Maintenant on voit très bien queon pourra pas s'arrêter à la réunion de lundi. Les revendications, on les connaît. On sait qu'il y a un problème de bâtis scolaire. On n' pas attendu la plateforme pour savoir qu'il y avait des problèmes de bâtis scolaire. Je rappelle que au mois de juin, nous au SNES, on a montré que dans près de 80 % euh des collèges et des lycées, il avait fait plus de 33°gr. Donc, on n' pas besoin de la plateforme pour savoir qu'il y a un problème de bâtis scolaire. Euh, il veut aussi évoquer la question du remplacement. La question du

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remplacement, on sait très bien que c'est parce que on manque de remplaçant et on manque de personnel dans l'éducation nationale. Et c'est pas le bricolage improvisé par le ministre la semaine dernière sur la soi-disant arrivée de remplaçant dans les établissements scolaires qui peut qui peut changer les choses. Donc on nous annonce cette réunion, on nous dit que ça va nous permettre de présenter les premiers résultats de la plateforme mais je veux dire encore une fois ce gouvernement a trois trains de retard. La méthode et le calendrier, c'était ce qui devait être présenté il y a il y a 3 semaines. Aujourd'hui, on n'est plus au stade où il faut une méthode et une calendrier. Un calendrier. On est au stade où il faut des réponses. Il faut des réponses politiques, il faut des

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réponses sociales et budgétaires. Et si le si le gouvernement n'en donne pas aujourd'hui, nous on est déterminé à aller les chercher dans la grève. Et d'ici là justement il y a samedi voilà pour les mots de Sophie Véntité SNES FSU donc qui représente aussi l'éducation nationale he puisqu'elle est professeur et qui ne se dit pas du tout satisfaite de ce qui a été annoncé par Matignon. un calendrier, une méthode mais pas de réponse à nos revendications. Paul Sébi, j'aimerais bien vous entendre sur à la fois Sophie Vénétiité euh peut-être mais aussi le le reste des interventions. C'est vrai que sur la question des lycées, oui, il y a cette annonce d'une réunion lundi et Sophie Véntit le disait avec les régions, les organisations lycéennes, les organisations de de personnel de

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l'éducation nationale, mais c'est vrai que concrètement, on ne sait toujours pas comment le gouvernement va répondre aux revendications des lycéens et et des étudiants. Ça ça reste un gros problème pour le gouvernement, un problème politique et social. Euh c'est ça et puis on le voit aussi avec les réponses apportées qu'évoquait Sophie Binet, c'est que sans doute alors il y a il y a deux choses. Il y a sans doute le gouvernement qui sait de jouer aussi un peu le le coup de poker face au syndicat puisque dans cette dans ce dans cette colère sociale, les Français n'ont n'orte leur confiance à très très peu d'acteurs et notamment les syndicats 2/3 des Français n'ont pas confiance dans les syndicats. Donc il y a aussi peut-être cette tentative cette tentation pardon de jouer un peu les uns

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contre les autres. Et je pense aussi, on l'a un petit peu évoqué tout à l'heure avec les taux d'emprunt de la France, c'est que le premier ministre ne peut pas faire grand-chose de manière budgétaire des annonces. Il peut pas tellement le faire quand on a euh 5 % de déficit euh et une des des un budget 2027 qui n'est pas encore très clair et notamment sur ses effets sur les déficits et cetera. Donc je pense qu'il y a ça, il y a pas de réponse apportée à ces sujets-là en partie pour ça. Et aussi dans l'opinion, les revendications des lycéens euh sont pas toutes partagées. Alors sans doute sur le bâtis scolaire, c'est évident, il y a une forme de euh les les Français comprennent évidemment queon ne peut pas enseigner et apprendre dans des conditions délabrées. Ça c'est évident,

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mais par exemple sur le 8h 18h une dérovication des des lycéens sur le fait que ce soit des journées Exactement. Ça c'est pas du tout partagé dans l'opinion. Donc, il y a aussi une distance des Français vis-à-vis des revendications des lycéens qui crée aussi un malaise dans l'opinion et un manque de soutien, un manque de soutien qui existait déjà dès le début du mouvement puisque la moitié des Français, plus de la moitié, voulaient que le mouvement s'arrête dès début octobre. On imagine que ce serait encore pire vu les débordements. Est-ce que les Français sont euh entendent sont euh réagissent, pardon, je trouvais plus mon mot, euh à la question sécuritaire ? Parce que c'est ça pour l'instant la principale réponse du gouvernement. Certains, euh notamment

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dans l'opposition politique à gauche le disaient déjà euh sur la question des lycées au début de la mobilisation. Mais depuis ce qui s'est passé samedi dernier, le gouvernement évidemment qui a reconnu avoir failli est sur des questions de sécurité en premier lieu. Ça ça a un écho dans la population ? Ça absolument un écho. Euh l'opinion s'est quand même rédit sur cette question. La question du laxisme en politique, c'est assez euh dévastateur, hein. On a eu 10 ans euh d'Emmanuel Macron qui pêche beaucoup par ça euh euh qui et qui euh qui en paient le prix aujourd'hui et notamment même les candidats qui souhaiteraient euh incarner le centre. on le voit bien les difficultés qu'il rencontrent dans les intentions de vote. Euh et ça ça pose évidemment un problème

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parce que les Français détestent évidemment ce cette instabilité qui existe dans la rue et ça peut aussi provoquer chez eux une forme de radicalité qui s'explique en partie aussi par le vote pour Marine Le Pen. Les intentions de vote. Elle a atteint un certain record à presque 36 % d'intention de vote. C'est ça la conséquence concrète. Et c'est vrai qu'on voit une enfin moi je je sens une forme de décalage un petit peu dans ce que évoquent les syndicats qui se disent nous on se se préoccupe de la sécurité dans nos cortèges. C'est à l'état de faire le reste mais c'est pas aussi simple que ça puisque le reste va aussi avoir un impact sur leur revendication. S'il y a des débordements, on ne voit pas la les revendications des syndicats et on en a parlé après le 17 octobre.

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Pourtant, les syndicats ne sont pas là tenus à faire le main de l'ordre, il sécurise leur cortège et ce que dit Sophie Binet, si j'ai bien compris, c'est que nous nous prendrons nos responsabilités samedi et on verra le 5 novembre, mais que c'est à l'État de remplir sa mission de maintien de l'ordre, ce qui effectivement attendait peut-être aussi le premier ministre dans cette espèce de de déséquilibre entre les revendications légitimes et ce qui s'est passé samedi dernier. Donc, on est effectivement à ce moment un petit peu de balance et politique et sociale. Mais clairement les syndicats eux sont venus et on l'entend de manière unanime, ce qui est pas tous les jours fait chez les syndicats, c'est de dire nous on a des revendications, on vient voir celui qui

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peut en partie nous donner raison sur les revendications. Clairement, c'est pas ce qui a été dit aujourd'hui par le premier ministre pour les raisons que vous évoquez en partie, mais clairement c'est vrai que les syndicales leur problème sans pour autant engager, favoriser la violence, ça n'a rien à voir avec ça. Mais de dire nous on prendra nos responsabilités avec nos revendications et ce qu'on sait faire en particulier à la CGT dans la sécurisation. Donc c'est là où vous avez raison, le premier ministre est un peu coincé mais il y a des priorités dans la discussion budgétaire en particulier sur l'éducation nationale sur lesquelles on verra mi novembre on verra si premier ministre s'engage avant ou pendant ce débat budgétaire. Donc c'est ça qui est compliqué pour tout le monde et aussi

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pour ceux qui regardent passer les trains des revendications et aussi la violence de ce weekend. Et avant la mi-novembre que vous évoquez, il va y avoir le 5 novembre. Et là, le 5 novembre, c'est une journée importante pour l'inter syndical Béatrice parce qu'on l'a entendu à plusieurs reprises en fonction des intervenants. Il y a un appel à la grève massive. Voilà, ce sont les mots qui ont été utilisés. Euh ça ça risque aussi d'être un caillou dans la chaussure du gouvernement dans les semaines à venir. Oui. Euh l'intersyndical appelle à une grève puissante et massive le 5 novembre. Ils veulent que tout le monde soit dans la rue, la fonction publique pour bien pour bien faire comprendre que Sébastien Lecnu ne peut pas se contenter de tenter de gagner du temps. Il faut

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des réponses politiques à cette crise que crise politique, crise sociale, crise financière qui qui arrive, qui se dessine. Donc on a bien entendu justement madame Vénétité qui disait "Le gouvernement a trois trains de retard, on en est plus à la méthode et au calendrier. Maintenant, il faut des réponses et c'est ce qu'ils veulent et notamment pour les lycéens parce que pour l'instant, ce sont les vacances mais la rentrée, c'est dans un peu plus d'une semaine et si les lycéens n'ont pas de réponse euh qui vont dans qui vont dans le bon sens, notamment sur parcours sup, euh là la rentrée s'annonce très compliquée et les et des

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lycéens dans les lycées, les notamment les terminales, il y a le bac à la fin de l'année. Donc et on a vu ce que ça a donné pendant 3 semaines, ces mouvements lycéens qui se sont de plus en plus radicalisés, j'ai envie de de dire, avec de plus en plus de violence et le 5 novembre, si les lycéens continuent à être dans la rue, ça va poser un un petit problème quand même. On voit bien ici et et ce que disent les syndicats en est le reflet aussi qui a un enjeu politique, un enjeu sécuritaire, un enjeu et quand je dis politique, c'est pas seulement pour le gouvernement aussi en terme de revendication pour les personnes, les syndicats mais aussi par exemple les lycéens, les étudiants et puis il y a un enjeu économique aussi et ça fait partie des questions qui ont été

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posées à Sophie Binet parce qu'elle parlait du budget en disant et ben voilà le la copie du gouvernement, elle est pas du tout satisfaisante en terme de budget, c'est pas du tout ce que nous on veut à la CGT. un journaliste, tu lui as posé la question euh oui mais les taux d'intérêt d'emprunt de la France là à 10 ans, ça devient très complexe parce qu'on a une mauvaise nouvelle encore ce matin Guillemet Talar ça continue de grimper en terme de taux d'emprunt pour la France et ça c'est pas bon. Oui et d'ailleurs ce matin aux alentours de 11h et bien justement la France a franchi un nouveau capolique. C'était celui du taux d'emprunt de la France à 10 ans qui a dépassé les 5 %. Donc c'est une première depuis plus de 20 ans 24 ans depuis 2002 quand en plus en même

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temps et bien le taux allemand lui s'élevait à 3,43 % et ça ça fait 1,57 points de différence. Ça s'appelle donc le spread, la différence entre le taux allemand et le taux euh français et c'est encore plus qu'hier parce qu'hier le spread avait déjà dépassé le seuil symbolique d' 1,5 points en clôture alors que ce ce taux symbolique n'avait pas été franchi depuis 2012. on s'en souvient, on était alors en pleine crise financière et ce qu'on peut dire surtout c'est que cette accélération de du spread et bien ça s'est fait en à peine 48 he parce que vendredi ce spread était encore de 1,37 points mais depuis on voit bien les la violence et surtout les pillages ont inquiété les investisseurs qui ont massivement vendu de la dette

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française. Alors l'Allemagne l'Allemagne c'est le pays qui est considéré comme le l'emprunteur le plus sûr de la zone euro. C'est pour ça qu'on fait cette comparaison. Mais euh le problème c'est que le taux d'intérêt euh payé par la France est aussi plus élevé que tous les autres pays de la zone euro. Par exemple, toujours ce matin à 11h et bien l'Italie emprunté à 10 ans à 4,53 % et l'Espagne à 4,02 %. Et ça c'est une très mauvaise nouvelle pour le gouvernement Serino encore plus dans un moment où justement on est en train de parler du budget à l'Assemblée nationale et où les discussions sont compliquées. Oui. Et ça on pouvait s'y attendre mais déjà même s'il n'y avait pas le contexte des différentes mobilisations qu'on connaît aujourd'hui mais on le connaît

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le cadre dette intérêt de la dette déficit public clairement mais ce que demandent les organisations syndicales dans cette histoire et c'est pas simple pour le premier ministre Ah.