2026 : les services publics locaux en première ligne
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 3:39OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que la crise du Covid et l'inflation ont révélé sur la force et les limites du service public local ?
- 8:42OuverteRéponse partielle
Comment gérer le périmètre de mission et les moyens budgétaires pour élargir le service public ?
- 10:10OuverteRéponse directe
Comment mobiliser et embarquer les citoyens dans l'amélioration de la qualité du service public ?
- 12:23OuverteRéponse directe
Les administrations se mettent-elles facilement à l'écoute des habitants ? Quel rôle pour les élus ?
- 14:33OuverteRéponse directe
La fermeture d'une médiathèque dans un quartier populaire était-elle une réponse appropriée ?
- 16:46OuverteRéponse directe
Comment construire des réponses avec les habitants face aux difficultés de sécurité liées au narcotrafic ?
Temps de parole
- ?100 %
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de de commencer. Notre débat s'intitule 2026, les services publics locaux en première ligne. Cette formule n'est pas qu'une image. Elle traduit une réalité au moment où l'État central s'est montré parfois souvent défaillant. Nous l'avons vu notamment lors de la crise du Covid. Ce sont les communes, les intercommunalités, les départements, ces collectivités de missions qui ont assumé la continuité des service public essentiel. On se souvient de la distribution de de masques, de la construction de centres pour les dépistages puis les vaccinations, de l'accompagnement des personnes âgées ou
isolées. Le service public local a été à la hauteur et pour beaucoup de Français le premier rempart face à la crise. Il a été ensuite quand à la suite de la guerre en Ukraine, l'inflation a frappé les ménages et le pouvoir d'achat où dans beaucoup de collectivités via notamment les centres communaux d'action sociale, l'amortisseur social à l'échelle des communes a fonctionné. Ces services ne sont pas marginaux, ils structurent notre quotidien. Philippe Rio le soulignait il y a de jours lors d'un débat sur la l'importance des maires. Près de 2 millions, enfin 2 millions même d'agents territoriaux travaillent chaque jour dans nos communes et intercommunalités. Les 34000
communes de France et leurs intercommunalités portent des services concrets : école, eau, propreté, transport, action culturell, sociale, éducation, j'en passe. Les cantines scolaires à elles seules servent plus d'un milliard de repas par an, faisant d'ailleurs de la France une exception en Europe dans cette possibilité d'accéder à un repas de qualité par jour pour des millions d'enfants. et je le soulignais tout à l'heure, à travers cet outil que sont les centres communaux ou intercommunaux d'action sociale. Ce sont chaque année des millions de personnes qui sont reçues, accompagnées, aidé, notamment évidemment les familles les plus fragiles. Mais le service public local, ce n'est pas seulement une
affaire de gestion, c'est sans doute d'abord une affaire de choix politique, de choix d'égalité d'accès, de choix de solidarité, de choix de proximité. de choix aussi de pouvoir construire des nouveaux droits au logement, à l'éducation, à une alimentation de qualité. C'est aussi là que s'organise une résistance à la marchandisation de nos besoins fondamentaux et aussi à une approche clientéliste ou consumériste. La question que nous posons aujourd'hui dans ce débat est donc centrale alors que nous sommes à 6 mois des échéances municipales et intercommunales. Le service public local est-il encore perçu comme un un bien commun approprié par
les citoyens ou tent-il à être réduit à une simple prestation de consommation et comment à l'horizon de cette échéance de de mars 2026 il peut redevenir un moteur de transformation sociale écologique et démocratique ? Pour en discuter ce matin, nous avons le plaisir d'accueillir trois élus aux expériences et au regard complémentaires. Amandine de Mor qui est maire des Chiroles depuis 2 ans, une jeune mère. Anne Vigot qui est maire de Besançon et présidente de la métropole du grand Besançon et Vincent Bouget qui est conseiller départemental du gare, conseiller municipal et conseiller communautaire de NIM. La première
question que je voulais vous poser à chacun d'entre vous pour introduire ce débat, c'est cette expérience récente du Covid puis de la lutte contre l'inflation. Qu'est-ce qu'elle a révélé pour vous sur la force et les limites du service public local ? Qui se lance ? Je veux je veux bien me lancer parce que l'expérience du Covid a été quand même très très parlante où vous le rappelier, on a les les communes ont géré les masques que l'État n'a pas su géré, ont géré les centres de de vaccination mais pas que parce que je j'ai un sujet en tête, c'est la distribution alimentaire. euh les distributions alimentaires qui
ont été mis en place dans beaucoup de communes et qu'aujourd'hui d'ailleurs vu le niveau de pauvreté qui s'aggrave dans notre pays, nous typiquement à Échirol, on a encore pas arrêté et au contraire, on a développé ça en lien toute proximité avec les habitants et notamment les associations d'habitants qui nous accompagnent là-dedans. Donc sur le sujet bien commun où consommation des services publics, c'est extrêmement important de travailler ça, de porter nos services publics en proximité avec les habitants et les habitants notamment engagés dans le dans le milieu associatif. De votre côté euh sur le regard du du
grand Besançon et et de Besançon. Alors de toute façon, je j'ouvre rejoins. Il y a effectivement un certain nombre de services qui sont se sont renforcés. La distribution alimentaire est vraiment de plus en plus importante et significative d'une rupture et donc d'une d'uneunune crise sociale qui est absolument ancrée, il faut le dire. Sur la réponse à apporter à savoir si le service public peuvent être perçu comme étant un bien commun. ou un bien de consommation, il est vrai qu'on aurait tendance à imaginer avoir peut-être effectivement une attente, une exigence de plus en plus importante de la part d'un certain nombre d'habitants.
Et pour éviter ça et pour qu'on soit dans une meilleure compréhension, nous avons développé beaucoup de démocratie participative de façon d'impliquer et d'investir du coup nos habitants dans les choix que nous faisons pour que justement ils perçoivent que c'est que c'est bien un bien commun et que le consommer pour le consommer perdrait complètement son sens et surtout on irait dans le mur puisque financièrement ce serait compliqué. Donc là, c'est des choses que nous avons mis en place à tous les niveaux, que ce soit au niveau social, au niveau culturel, au niveau niveau sportif et cetera, pour que chacun comprenne que même que quand on plante un arbre, et bien c'est un investissement et par contre ça a aussi
l'avantage d'être un moteur économique. Vincent Bouget. Alors, vous avez un regard un peu différent en tant que que conseiller départemental en plus de votre mandat d'élu municipal d'opposition. Pour le coup, comment vous vous appréhendez cette question du service public ? Bon, c'est une c'est une question qui est large et et je pense que c'est important de la replacer sous l'angle politique et pas que sous l'angle de la gestion parce que je pense que c'est un outil à la fois essentiel pour ceux qui travaillent l'émancipation humaine de trouver ces espaces qui échappent aux pressions ou qui résistent aux pressions des intérêts financiers qui sont de plus en plus agressifs sur nos collectivités, sur nos
communes plus présent organisé et et dans le même temps, c'est un enjeu politique aussi pour ce que disait ma ma collègue, mes collègues, c'est la la question de la démocratie et et je crois aujourd'hui que la nécessité, si on veut, reconnecter un peu les services publics qui peuvent être malmenés. Euh et moi je le vois dans une ville de droite. Alors je pas j'ai pas les exemples peut-être aussi positifs que vous avez, même si après le service public est maintenant quelque chose de de reconnu par tout le monde et encore plus après le Covid. Mais on a besoin de sans doute de reconnecter la population à à cette question des services publics. Et donc je crois qu'il faut toujours partir des
besoins euh des populations avec de risques pour les collectivités à mon sens qu'elles soient les communes ou les départements. C'est le risque de dire je c'est pas moi, c'est les autres donc je peux rien faire. C'est pas ma compétence donc je ne peux je ne peux rien faire. Ça c'est un risque de qui manifeste l'impuissance d'un élu et je pense que pour la population ça peut être compliqué et j'imagine que sur les questions, je sais qu'ichirol c'est c'est important les questions de sécurité notamment au vu des compétences de l'État. Quand on dit c'est que la faute de l'État, ben en même temps ça marche pas parce que la population elle
est pas là pour voilà et puis et puis voilà ce sentiment de dire que c'est c'est pas la bonne porte. Bon ben ça déconnecte aussi derrière au aux politiques. Donc voilà, les services publics c'est un enjeu politique et puis il faut les travailler bah comme comme vous le faites je pense avec les populations. En tout cas c'est l'ambition que nous on aime. pour rebondir justement sur la la l'interpellation de Vincent Bouget, comment on gère à Mandine de Mort euh la question de ce ce périmètre de mission qui est peut-être un peu technique mais euh qui consiste à pouvoir répondre à la demande et en même temps est-ce qu'on a les moyens notamment budgétaires de pouvoir élargir le champ du service public communal ou intercommunal ? Je rebondirai déjà sur cette question de
sécurité auxquelle j'ai envie de répondre parce que oui, les habitants ne comprendraient pas que leur mère leur dise "C'est pas moi, c'est que l'État parce qu'on reste des élus en première proximité hein, des habitants habitantes. Par contre, le travail que moi j'ai pu mener avec eux, c'est de les emmener avec moi sur sur ces questions de notamment de de moyens de ce service public qui aujourd'hui est devenu est devenu essentiel pour les habitants et les habitantes. Je crois que le le plus important, ça a été ça a été rappelé sur les questions de démocratie participative, c'est vraiment de porter et aujourd'hui de construire. Les habitants sont très demandeurs. Les services publics avec
eux. Nous, on mène par exemple deux fois par an des assemblées de quartiers dans l'ensemble des quartiers de la ville où on aborde absolument tous les sujets plus que les questions d'urbanisme comme ça pouvait se faire auparavant où on allait rencontrer les habitants pour leur présenter les projets de construction, d'aménagement. Mais on aborde les questions d'éducation, de culture, de sécurité en toute transparence avec eux pour construire et on se nourrit de tout ça pour alimenter le projet municipal. Comment vous faites à à Besançon ? vous vous l'avez évoqué tout à l'heure dans votre première intervention, comment on mobilise, on embarque les citoyens dans la maîtrise, l'appropriation,
voir l'amélioration de la qualité du service public parce que on on sent qu'on a cette tension entre la nécessité de mieux répondre et parfois d'ailleurs d'importer des cultures, on va dire, de consommation, mais en même temps, on a ce besoin de mieux répondre, mieux accueillir, mieux accompagner les habitants, comment vous le gérez ? Alors, en fait, ça dépend énormément des des projets qui sont concernés et des questions qui sont posées. Si ce sont par exemple des questions de réaménagement du quartier, de la mise en place d'un équipement, d'un travail autour d'une école, là on est sur on rassemble les différents acteurs qui peuvent interagir sur cet équipement ou
cet aménagement. Et à ce moment-là, il y a toute une discussion qui se met en place pour essayer de de voir quels sont les usages. Est-ce qu' on peut attendre de ces usage ? Mais c'est l'occasion pour les uns et les autres d'entendre qu'en fait une bonne idée peut rencontrer finalement des difficultés et en tout cas des complexités. Ça c'est évident. Et franchement, toutes les fois, quand les habitants viennent ils euh et qu'on leur explique, non pas que c'est pas possible, mais juste qu'on va pouvoir on va devoir aborder la complexité, ils sont très contents parce qu'ils se disent qu'ils comprennent sans doute que des difficultés qu'il y a là, mais qu'il peut voir ailleurs. Donc ce qui est important, c'est de leur donner l'accès à la compréhension et aussi à la
compréhension de qui fait quoi. Une fois l'idée c'est pas de dire c'est pas moi, c'est l'autre. c'est dire voilà, on est organisé de cette façon-là et si on veut faire quelque chose, il va falloir le faire collectivement et du coup allons rencontrer les uns et les autres pour faire le plus possible adhérer au projet. Alors, on parle beaucoup des habitants, mais à l'inverse, est-ce que les services, les administrations se mettent aussi facilement parce que l'idée d'expliquer aux habitants comment ça fonctionne, mais de pouvoir faire évoluer et prendre en compte les attentes et les besoins des habitants au aux administrations n'est pas toujours aisé. Et quel rôle vous avez-vous comme élu pour faire avancer et prendre en compte aussi ces ces besoins ? Alors,
nous on a fait un un très gros travail justement euh pour que le service démocratie participative soit aussi un service qui forme, forme au dialogue, à l'échange, à mettre en amont évidemment l'habitant le plus possible dans tous les projets. C'est une révolution en matière de d'avancée. Au départ, les services ont imaginé que ça pouvait retarder finalement les projets et on se rend compte comme d'habitude que quand on prend un projet très en amont, on s'aperçoit qu'on va être dans les meilleures dispositions pour le faire évoluer. Mais c'est une révolution culturelle. Euh l'autre révolution, c'est que si on veut faire ça, c'est-à-dire aller voir les habitants, on peut plus euh envisager
qu'on vient juste avec la problématique d'un service. On vient avec une approche qui est forcément systémique, globale et là aussi ça veut dire que les les services ont été amenés à le penser globalement pour venir répondre globalement aux habitants. Alors Vincent Bouget, vous vous avez vécu une expérience un peu inverse à NIM ou notamment dans un quartier populaire qui est confronté aux difficultés du narcotrafic. Je crois qu'on a carrément fermé, la municipalité a décidé de fermer la médiathèque du quartier. Oui. Bah est-ce que c'était la réponse approprié de de faire disparaître le service public et surtout la et surtout la culture. Voilà, surtout la culture et ces ces questionsl. Alors moi je dis pas que tout est simple, c'est-à-dire que c'est très facile
de taper sur voilà en disant on aurait pas fait ça, c'est pas bien. Et en même temps, je je comprends aussi la situation des salariés de la ville, enfin des des agents du service public de la médiathèque qui systématiquement et tous les jours se faisaient contrôler par les dealers qui étaient à l'entrée de la médiathèque et dealer qui commençaient à rentrer même dans la médiathèque pour regarder ce qu'il pouvait faire et ce donc tout ça c'était assez insupportable et je pense qu'on est aussi en devoir de protéger les agents de de nos collectivités parce que ils sont pas là voilà pour faire l'armée ni la ni la police. Bon, il n'empêche que c'est un aveu d'échec quand en plein milieu d'un quartier que un des
quartiers les plus pauvres de France he le quartier de pistemanim c'est plus de 10000 habitants. C'est euh c'est c'est un le plus gros programme en rue de de France. Bon euh et la médiathèque est au milieu. Voilà et elle est fermée. Elle a été elle avait été rénovée à 1 million d'euros he d'ailleurs avant par l'État notamment. elle a dû fermer et et elle sera reconstruite a priori de ce qui est dit nous est dit ailleurs. On verra après mars d'ailleurs ce qu'il en est. Mais évidemment c'est un aveu d'échec et ça et on laisse on laisse le terrain et on laisse le terrain au au trafic qui se développe là dans le centre du quartier même. D'autant que tu cru comprendre que le maire n'avait pas jugé utile de se déplacer. Ouais, on a eu on a eu à mort un jeune
le jeune Faayed il y a il y a 2 ans maintenant. C'était en 2023, à la fin du mois d'août 2023, une balle perdue. Euh et effectivement le maire fatigué en fin de mandat là n'a ne s'était pas déplacé comme il ne s'est pas déplacé très souvent dans ces quartierslà qui nous semble nous très à l'abandon qui qui a un peu déconnecté aussi des trafics hein parce que bon les trafics ils viennent pas ils sont pas que locaux ils sont liés au aux grandes mafias notamment qui sont liés à Marseille mais la question de réinvestir ces quartiers de redonner du pouvoir aux habitants de ces quartiers est une question essentielle je crois Après, j'ai pas votre expérience donc je me méfie mais je crois que d'abord on ne peut pas faire seul, qu'il faut tirer tous ensemble.
Donc il faut une très bonne entente entre toutes les collectivités et l'État et avancer ensemble. Et en même temps et en même temps, il faut donner redonner confiance et du pouvoir aux habitants qui doivent reprendre la possession de leur quartier. Et pour l'instant, nous on a plutôt des habitants qui s'enferment chez eux parce qu'ils ont peur de sortir avec des messages de détresse. Franchement, insupportable. Ce qu'on peut ce qu'on peut aussi aussi comprendre euh vous Amandine de Mort qui êtes confronté à ces difficultés de sécurité lié effectivement au narcotrafic qui est un phénomène largement enfin voilà qui est national et même international. comment euh voilà comment vous pouvez construire des réponses avec les habitants, sachant que ça n'est pas votre champ de compétence
et qu'en même temps, comme vous le disiez tout à l'heure, vous ne pouvez pas euh répondre absent euh aux interpellations. Euh j'aimerais réagir euh au propos parce que il faut être attentif à tout ça et euh notamment aux services publics qui sont présents en cœur de nos quartiers. Et je crois que la c'est pas une solution que de fermer un équipement public, c'est tout le contraire parce que on perd du terrain. J'ai l'impression que c'est la République qui recule quelque part. Nous, on a le cas de sur une école maternelle avec des 3 à 6 ans, j'ai un point d'al depuis 1 an qui est aux portes de cette école. Les tentations ont été grandes de la part de certains de me dire c'est une toute petite école, il y a il y a quatre classes, on peut peut-être reventiler ailleurs. Mais il
en est à Saint-toiin en en Saint Sani où ils ont fermé l'école effectivement. Oui. Mais on s'est euh mobilisé. J'ai parlé assez fortement pour leur dire que euh je dénoncerai si la situation est arrivée, je dénoncerai ça avec grande force parce que nos quartiers se poupérisent aujourd'hui. Les euh on a des des gens extrêmement fragiles, ils ont besoin du service public en toute proximité et il faut surtout pas reculer. Et comment on travaille là-dessus ? que le service public, les habitants habitantes doivent se réapproprier l'espace public aussi de façon positive. C'est ce qu'on travaille avec les parents de cette école maternelle pour organiser par exemple des cafés des parents devant l'école
chaque matin. Et ça passe aussi bien évidemment par la présence policière, police municipale, police nationale. Et c'est là-dessus où nous on arrive à jouer notre rôle sur la la question de la sécurité. Mais les services publics dans nos quartiers populaires aujourd'hui sont vitaux, sont essentiels et il faut qu'on tienne qu'on tienne bon. Alors, on on vient d'aborder la question de ces services publics qui sont un peu en en résistance en laissant un peu le dos au mur. C'estd faut-il fermer, pas fermer, continuer de de produire du service public parfois dans cette adversité. Euh comment on peut aussi envisager qu'il soit euh à l'offensive ou à la conquête puisque historiquement
euh on en parlait euh euh dans le débat il y a il y a 2 jours avec Philippe sur la le l'invention du communisme ou du socialisme municipal qui passe par la création de services public et de droits nouveaux. Quels sont aujourd'hui ces droits nouveaux, ces besoins nouveaux auxquels il faudrait que le le service public local réponde en terme de de de mobilité. On parlait tout à l'heure de de forêt, d'énergie. Euh voilà comment vous vous appréhendez cette nécessité peut-être de repenser, de redéployer le service public. Les qui veut se lancer ? Je viens me lancer. Les les sujets sont très nombreux. On a on a plein de choses à inventer et aussi plein de choses à
partager. Euh je crois beaucoup au partage d'expérience de ce qui euh de ce de ce qui se crée dans certains endroits et qui fonctionnent pour les les redéployer sur le sur le territoire national. En tout cas aujourd'hui euh vu les situations financières dans lesquelles on plonge les collectivités, on a vécu quand même des baisses de dotation drastique il y a quelques années. Là c'est des baisses de subvention. On sait qu'on va nous demander là de contribuer euh au déficit de l'État que l'État a créé quand même lui-même, hein. Et je rappelle une chose, c'est que les communes en France ont plutôt tendance à se désendetter. Donc elles ne sont pas absolument pas responsables de la dette au niveau national. Et bien qu'elles ont obligation de voter un budget en équilibre contrairement.
Oui. Puis on a l'obligation de voter un budget en équilibre. Ça, on leur rappelle souvent. Eux non, nous aussi. et c'est des contraintes et d'où l'importance aussi d'avoir euh des sensibilités politiques qui poussent ce service public parce que la tentation peut être grande hein pour équilibrer un budget de couper drastiquement dans les budgets du centre communal d'action sociale par exemple. Nous c'est des choses qu'on entend beaucoup de la part de notre opposition municipale. Vous avez de l'argent à aller chercher et ben arrêter finalement les aides et cetera. Donc, on voit aussi l'importance d'avoir euh des élus de gauche et progressistes à la tête des des communes en France parce que mine de rien, ben on prend soin de la population et euh être
inventif, c'est des droits nouveaux euh aussi pour les agents et agentes. Nous, on avait par exemple poussé à la création d'un congé menstruel pour nos agentes et on a été très gentiment attaqué par madame la préfete de l'Iser et l'État pour rupture d'égalité. Je lui ai dit, je ne vois pas quelle rupture d'égalité parce que jusqu'à preuve du contraire, les hommes n'ont pas leurs règles. Oui. Une réaction à Anne Vigot. Et bien écoutez, oui, effectivement euh moi je j'aurais quand même aussi tendance à dire que on voit l'État qui euh et d'autres d'ailleurs qui ont tendance à à venir nous voir en nous disant que s'il
y avait une un travail qui était fait au niveau local, en particulier intercommunal, il y aurait sans doute une meilleure optimisation des moyens. Sauf qu'en réalité, on voit derrière cette façon de travailler une façon de nous donner les compétences sans le dire et c'est-à-dire que nous faire porter finalement de nouveaux de nouveaux services publics alors même que nous n'avons pas par exemple les recettes les compensations. On sait très bien que ça fait longtemps queon peut pas compter dessus. Et donc là, il y a quelque chose qui moi me me chagrine sérieusement parce que du coup on laisse penser aujourd'hui que le service il doit évidemment exister mais
que finalement ça serait aux communes à savoir si elles elles acceptent qu'il qu'il perdure ou pas. Et donc c'est une façon de nous mettre en très grande difficulté puisque il nous donne plus les moyens et en même temps enfin les moyens pour les services pour les habitants et en même temps il laisse penser que de toute façon cette décision elle dépendra la décision de de du maire ou du président et donc ça c'est quelque chose d'important. Moi, je pense que l'innovation et les nouveaux droits des services, les nouveaux droits en matière de service, ils viennent beaucoup et je reviens sur le fait que il faut avoir confiance et à nos agents et à nos habitants. Et quand on est face à un certain nombre de difficultés et que pourtant nous souhaitons continuer à
monter des projets parce qu'ils sont essentiels, et bien là, nous travaillons à faire en sorte qu'il y ait peut-être d'autres façons de travailler. pour vous dire, nous avons réuni toutes les associations sportives en leur disant voilà, peut-être que les subventions vont bouger encore une fois. Euh la première chose qui est sortie de la part des clubs sportifs, c'est dire réfléchissons à mettre en commun par exemple le parc automobile. C'est quand même assez exceptionnel et moi je trouve ça extraordinaire parce que ça vient de ensuite à nous de voir comment on organise les choses et on voit que parmi les nouveaux services qu'on peut apporter, c'est aussi les accompagner dans le changement la transformation que ce soit les organismes, les habitants et cetera. Et ça c'est un
nouveau droit et c'est une façon de prendre se prendre en main en matière d'avenir. Vincent Bouget Amandine de Mor parlait de la question politique. Est-ce que le service public de façade tout le monde est d'accord ? C'est un peu comme la sécurité sociale ou la retraite, on est tous d'accord pour la défendre. Mais est-ce que c'est encore un point de clivage, un point d'opposition par exemple en entre droite et gauche ? Et est-ce qu'il y a encore des des des batailles politiques ? à mener sur ce sujet. Bon, il y a toujours des batailles politiques à mener sur ce sujet, mais globalement et je crois que c'est c'est le résultat aussi d'une enquête d'opinion de l'IFOP qui montre que le service public est maintenant un comment
dire c'est assez partagé dans la population et et les dernières crises ont montré que les services publics c'était absolument nécessaire. Donc dans la population, qu'on soit de droite ou de gauche, au final, on vient on vient on a besoin du service public et on peut défendre le service public. Après, évidemment, il y a des des conceptions différentes et on le voit on le voit de façon assez assez accrue là avec la la les difficultés financières des collectivités. Je suis élu aussi dans le département euh qui est un des plus pauvres de France et et qui a maintenu par une gestion assez assez saine jusqu'à maintenant des des voilà des des compétences y compris des compétences qui ne sont pas obligatoires. Moi, je
suis délégué au sport et on a maintenu une politique sportive en travaillant avec le tissu associatif sportif parce que ça nous paraît intéressant, c'est pareil pour la culture et cetera. Bon, mais en même temps, ce que disait Anne, c'est c'est très important, c'est-à-dire que l'État étrangle les collectivités et la responsabilité de ceux qui ferment les services. Alors, j'aime pas trop dire l'État, je vais plutôt dire le gouvernement de droite parce que souvent les hein les l'État et les collectivités, c'est pas voilà. Donc le gouvernement de droite sert les robinets et du coup c'est les services publics locaux et c'est les élus locaux qui portent la responsabilité de devoir fermer éventuellement. Donc on va avoir besoin à la fois de se battre sur des moyens de
de toujours politiquement porter l'idée que moi je suis assez favorable aux compétences élargies compétences universelles. Comment qu'on appelait ça avant ? je sais plus la clause de compéten général voilà la clause de compétence générale parce que c'est une action politique ça part ça passe de ça parle de coopération aussi et je pense qu'on va être obligé d'inventer en même temps et c'est pas forcément plus mal de nouvelles façons d'exercer le service public en collaboration avec le monde associatif avec de nouvelles formes d'espace qui naissent et qui naissent un peu partout dans nos villes les tierslieux le le lien et et aussi du lien avec le secteur privé qui existe aussi mais en gardant en tête que l'objectif euh quel quel est l'objectif final et puis en en voyant
ensuite le mode de gestion qui peut le plus être approprié parce que on ne fera pas des services publics comme on les a connu nécessairement il y a quelques années. Anne Vigot voulait rebondir sur ce sujet de la manière dont on dispense et les les outils avec lesquels on dispense le service public local. Et bien je pense qu'il faut effectivement être très inventif en ce moment, mais je je voulais juste donner un exemple sur Besançon. Euh nous avions nous pensons que il y a aussi une nécessité de d'impliquer donc nos habitants et quand nous mettons en place une nouvelle maison des femmes sur Besançon avec un bâtiment avec un un investissement bâtimentaire, nous avons décidé d'ouvrir
une une épargne participative, une épargne solidaire, c'est-à-dire qu'on essaie d'aller chercher aussi l'épargne des des personnes. quelque part finalement aller chercher dans le privé hein des financements et on a réussi à lever à peu près 700000 € d'emprunt hein d'emprunt pour qui donc sont rémunérés pour que en fait on fasse deux dynamiques. C'est-à-dire que non seulement on porte un projet significatif, mais on sait surtout que ce projet, il est pas porté seulement par les collectivité, il est pas porté seulement par les personnes qui sont victimes, il est porté aussi par tout un ensemble de personnes qui trouvent que ça a du sens et que c'est nécessaire sur
le territoire. Donc là aussi, c'est un peu changé les rapports entre le privé, le public et l'ensemble évidemment de de il faut que ce soit l'objet de tous. De toute façon, la situation dans laquelle on est est importante et on parle souvent de dettes euh financières, on parle pas assez encore de dette sociale et de dette écologique. He alors peut-être une une réaction d'Amandine de Mor, je vois qu'il y a une demande de prise de parole. Cette cette idée du service public qui serait administrée par des habitants, des associations, c'est quelque chose qui vous fait réfléchir à Échirol ? Ah bon ? On va de Oui, on va on va de de plus en plus là-dessus. Les habitants sont très très demandeurs. Moi, je le
vois auprès des associations de quartier. Quand je vais les voir sur les questions de quotidienneté, de proximité, ils sont extrêmement demandeurs d'être acteur quelque part euh de l'amélioration, du suivi euh de leur quartier. J'aimerais quand même rebondir sur la question du lien avec le privé où aujourd'hui oui, on va chercher du Mena pour porter de plus en plus de projets, chose qu'on faisait pas au avant hein. Nous, on a par exemple projet porté accompagné à porter un gros projet culturel sur la ville qui a été entièrement financé par par du mécenat privé sur sur le territoire. Est-ce que c'est normal ? Non, c'est pas complètement normal, mais aussi c'est
bien qu'il contribue euh à la vie euh à la vie locale. Euh c'est pas normal parce que ça nous euh quelque part ça nous force à aller faire ce pas là et que on le faisait pas au préalable et qu'on change nos nos habitudes. Mais après, euh je trouve pas non plus complètement déconnant qu'il contribue au rayonnement au rayonnement communal euh puisque quelque part ils en vivent. Donc c'est leur une forme de participation aussi. Très bien. À ce moment du débat, il y avait une demande d'intervention. Je Allez-y.
Oui, Francis Gaboulot, je suis conseiller municipal à Argenteuil, une ville de droite et pour autant c'était ça a été la ville de Gabriel Perry. Donc voilà, je vous je vous plante un peu le décor. Je pense que la question qu'on qu'on a du mal à aborder, c'est la démocratie participative. Elle est essentielle sur des secteurs, quel que soit le secteur jeunesse, santé, sport et cetera, mais il y en a un que que je vois particulièrement où les futurs candidats devront vraiment s'engager. En tout cas, ça me semble nécessaire. C'est sur les enquêtes publiques, quoi, si veux dire, hein. Vous les ces futurs
conseillers municipaux en 2026, ils vont avoir à voter des PLU et les PLU, c'est l'avenir de la ville à travers l'urbanisme, les espaces verts et de vivre dans la ville. Et je pense que cette questionlà faut vraiment la pointer avec des engagements fermes et parce que on s'il y a pas un battage, s'il y a pas un état d'esprit pour faire participer les habitants dans les enquêtes publiques, on n' pas la vie de la population alors que c'est un engagement de ville quoi si dire et cette questionlà elle devrait apparaître dans les programmes. Voilà, je la démocratie participative, il faut aller au devant et je dirais
presque un service public de la démocratie participative serait pas une idiociie quoi si je veux dire parce queil faut l'impulser, faut l'entretenir, il faut donner je dirais la possibilité aux habitants de s'investir et de les engager à participer à une enquête publique. C'est important pour soit rejeter ou soit valoriser le projet qui est proposé. Ça voilà, moi je pense que c'est un élément essentiel à mettre dans le dans les programmes et dans les engagements des futurs maires. Merci. Merci à vous. Merci à vous. Est-ce qu'il y a d'autres demandes d'intervention ? Alors Anne Vigot voulait réagir sur cette question de l'implication des habitants et de la démocratie participative. Alors déjà euh on c'est
des choses qu'on on met en place de façon extrêmement forte avec des formes encore une fois différentes parce que pour aller impliquer les habitants sur des dossiers aussi complexes parce qu'un PLU c'est extrêmement technique donc si vous voulez tuer tout le monde vous dites venez à la réunion PLU vous allez voir que à part parler de la partielle du voisin et cetera, c'est à peu près ça qui pourrait arriver. Donc on a travaillé de façon très diverse pour essayer d'aborder la question de qu'est-ce que vous aimeriez porter sur votre territoire en matière de nouveauté urbanistique, c'est-à-dire les espaces publics, vous les voyez transformer, les modes de déplacement vous voulez transformer, à quel endroit vous considérez que les commerces devraient être et cetera. Donc on y va plutôt par
grande thématique et ensuite montrer que c'est un schéma global enfin avant et après le schéma global. Donc ça c'est un travail qui est fait. Mais moi par exemple sur Besançon, on nous on a ouvert euh des de très gros projet urbains portés euh publiquement euh pas euh par pas forcément des actions euh privées. Et donc euh ce qu'on en a fait c'est qu'on a mis en place euh des justement euh des temps collectifs pour ceux qui où habitent autour ou ceux qui aimeraient habiter dedans parce que souvent c'est ceux qui habiteront jamais dedans qui viennent en parler. Et et pour se faire, on leur a on les a consulté en leur disant "Si demain on construit un des nouveaux logements, qu'est-ce que vous attendez aujourd'hui des des logements ? Comment vous voulez habiter ?" Et là, on est arrivé sur des
demandes de la population qui étaient intéressantes parce que c'était inversé le rapport entre l'habitant qui peut-être se projette dans l'achat ou à une location et le promoteur parce que habitude le promoteur il vient avec quelque chose de tout fait. Donc l'idée c'est de dire est-ce que finalement ce truc tout fait là il correspond bien à l'attente et on a vu un certain nombre de paramètres se transformer au regard de l'attente des habitants. Donc voilà, je pense que c'est des choses qui se font déjà qu'il faut continuer mais encore une fois ça demande énormément de pédagogie et il faut que l'ensemble des services il faut que les élus d'abord y croient. Il faut aussi que les services du coup soient embarqués en se disant que ça ne va pas complexifier mais ça va
faciliter les choses. Et troisièmement, il faut aussi apprendre au promoteur que c'est ça aussi. Je vais prendre l'exemple de la forêt. La première fois que moi j'ai dit le plan de gestion de la forêt pour 20 ans, je le ferai pas toute seule. Je le ferai avec tous les habitants, les chasseurs, les biologistes et cetera. Euh l'ONF m'a dit euh "Non mais attendez, c'est nous qui connaissons notre métier, ça a été il y a quelques années et en fait on a fait un travail collectif et c'était complètement nouveau." Donc je pense que cette culture du partage et de l'échange, elle est fondamentale pour créer de la confiance parce que je crois que l'objectif qu'on doit avoir dans notre programme, c'est comment reconstituer la confiance avec nos habitants. Voilàà juste une précision,
il y a 2000 hectares de forêt communal à Bosanens qui est une particularité mais aussi la ça ça vient interpeller la question du service public. Vincent Bougez, vous vous êtes engagé dans une démarche de rassemblement anime dans laquelle vous avez mis au cœur la question de la participation des habitants. Donc là, on n'est pas en gestion, on est en en opposition, mais comment on mobilise des habitants pour construire un projet municipal euh en en en perspective des prochaines échéances ? Bon, d'abord, on est parti euh d'un constat, c'était celui qu'on qu'on fait tous euh d'une rupture assez forte entre la sphère politique et puis l'ensemble des habitants. Et je je suis pas sûr que ce qui se passe en ce moment à
l'assemblée soit euh soit de nature à retisser des liens. Et donc on s'est dit si on veut demain engager des transformations et et Nim on arrive en fin de cycle he c'est ma mère qui fait vient de faire son 4e mandat qui est on a dit il faut qu'on remobilise tout le monde. Pour les remobiliser on va on va on on s'est dit on va commencer par se taire. Donc on leur a dit maintenant c'est à vous de de prendre la parole et on leur a dit qu'est-ce que ça vous dit quand on vous dit nim et on leur a permis de s'exprimer sur leurs attentes, leurs espoirs. On a fait un petit film avec une centaine d'interviews qu'on a ramené à une dizaine de minutes et puis on a fait à part avec ce film une trentaine de débats dans la ville. Donc c'est les habitants qui parlaient aux habitants et
nous on passait les micros et ça ça faisait du bien. D'abord ça nous a fait du bien en tant que militant de d'arrêter de parler parce que des fois on vient prêcher la bonne parole et puis on se rend compte que on est complètement à côté et puis en même temps on a entendu des choses très positives et les et je crois que les les gens ils sont très contents de pouvoir avoir ces espaces d'expression. On a vu donc 100 interviews, 2000 personnes. On a fait une restitution de de ces de ces de ces débats avec 700 personnes dans une même salle. On a dégagé les thèmes principaux qui étaient les thèmes de préoccupation. On a dit bah écoutez voilà les thèmes, tout le monde n'est pas d'accord sur ces thèmes là. Maintenant on va on va choisir ensemble. Et au final on a réinvesti, on
a on a remis la population qui en plus à NIM cit un pouvoir très autoritaire, très vertical. c'est très loin de vos expériences à vous donc que j'entends avec plaisir. Et donc on a permis aux gens de se réemparer de ça et donc le le collectif s'est enrichi, il il entend la même chose, on a ouvert largement la la l'immense majorité des forces de gauche soutiennent cette cette démarche. Et puis maintenant, on va on va travailler le projet, le programme, le le récit de NIM pour les les 20 30 ans qui viennent en partant et et avec les habitants et c'est très positif. Franchement, on est porté de façon importante là-dessus. On verra bien de ça nous. Ça dit pas qu'on va gagner mais en tout cas on le fait avec plaisir. Au moins la démarche est lancée. Alors
une question que que je voulais qu'on aborde, c'est que ce qui caractérise le le service public, c'est que son accès n'est pas déterminé par un prix mais par un tarif, c'est-à-dire un choix politique du coût que les familles vont vont avoir à mettre sur la table pour accéder à ce service. Comment vous travaillez cette question de la tarification peut-être de la gratuité aussi sur ou de la gratuité partielle ? Certains ont fait les premiers mètres cubes d'eau, d'autres font des gratuités de transport ciblé ou sur des journées ou sur des publics. Comment vous vous travaillez ces questions de tarif et de gratuité à Ichirol à Mondine de Mor ? Mais c'est c'est une bataille sur certains sujets parce que bah on fait
partie de d'une agglomération, la métropole de Grenoble qui porte un certain nombre de compétences. Donc c'est un sujet qu'on porte par exemple sur la question des transports et un point de on va dire de de discussion de débat euh y compris à gauche là-dessus et de et de désaccord sur sur les gratuités. On a réussi quand même à avancer sur les gratuités, sur les jours de de pollution sur l'agglomération, mais pour nous, c'est largement insuffisant parce qu'on a des enjeux euh forts pour nos populations de déplacement et fort aussi d'enjeux climatiques sur cette cuvette grenobloise qui est deux fois plus impactée par le réchauffement climatique que d'autres territoires. Euh voilà, la ça l'accélération va beaucoup plus vite
dans ce dans ce bassin, dans cette cuvette. Euh après au niveau communal sur nos compétences propres, oui, on a des des gratuités d'accès d'accès aux bibliothèques. Et un autre sujet que j'ai envie de partager sur la la restauration scolaire euh où on a envie encore de travailler à réduire le prix de cette restauration scolaire. Et pour ça, on a un projet euh de mutualisation avec notre grosse ville voisine qui est Grenoble euh pour porter de façon conjointe la cuisine centrale très clairement pour qu'on ait euh l'effet volume qui nous permet de travailler à plus de bio, plus de qualité et à réduire la tarification pour les familles parce qu'on sait que
c'est un enjeu aujourd'hui pour nos enfants d'avoir un repas et pour les familles d'avoir un repas accessible et de qualité une fois par jour. Comment vous travaillez cette question Anne Vigot ? Chez vous gratuité, pas gratuité ? Alors, il y a de la gratuité bien sûr depuis très longtemps sur les tout ce qui est médiathèque, bibliothèque et cetera. Je vais venir sur peut-être la dernière qui a été mise en place, c'est celle du transport en commun, pas tout le transport en commun, ça a été un long débat au niveau du grand Besançon. Euh bien sûr, la gratuité déjà, elle est complète pour tout le monde le samedi. On a considéré que c'était un accompagnement pour les groupes, les familles, mais aussi les centres villes,
mais aussi pour les enfants de moins de 14 ans. Et ça c'est quelque chose d'extrêmement important parce que pour le pouvoir d'achat des familles, c'est quelque chose de de très fort. L'été par exemple, on a une prise en charge de tout ce qui est animation et cetera pour ceux qui partiraient pas en vacances qui s'appelle V à l'été. Je rencontrais une grand-mère qui me disait que finalement elle prenait en charge ses pendant que les ses enfants travaillaient, elle prenait prenait trois par trois ses petits-enfants et quand elle les déplaçait, c'était 18 € par jour pendant les vacances. Et là, ça lui a permis cette économie là. Donc on voit que cette ce choix-là, il permet non
seulement à des familles d'aller là où peut-être elle n'irait pas, mais aussi de faire vraiment un pas en matière de pouvoir de pouvoir d'achat. Donc c'est tout ce travail qui est fait. Alors sur tout ce qui est cantine scolaire là, on a été confronté à quelque chose de nouveau, une réorganisation puisque aujourd'hui on était à 50 % il y a quelques années de des familles qui souhaitaaient aller sur ce service. Aujourd'hui, on est à plus de 90 %. ce qui fait qu'il a fallu beaucoup bouleverser le service mais on a réussi à baisser aussi le coût du repas pour les familles. Vincent Bouger, est-ce que la gratuité c'est quelque chose qui ressort dans la
les préoccupations des niis et est-ce que est-ce que on en a les moyens ? Est-ce que c'est un un outil politique dont on a les moyens aujourd'hui, la gratuité du service public ? Bon, c'est une vraie question. Alors anime, nous à chaque fois qu'on élu d'opposition, on objecte par exemple que ce serait normal que les étudiants ne payent pas la l'accès à la bibliothèque municipale. On est traité de dangereux idéalistes. Euh bon, ils ont fini par y venir quand même se disant quand même ce serait normal que les étudiants accèdent gratuitement à la bibliothèque. Mais euh donc pour la droite là pour le coup, c'est vraiment un clivage idéologique là très fort sur la question de la gratuité. Je crois que euh c'est pour eux quelque chose de c'est un tabou. En
même temps, quand on dit gratuité de certains services et qui qui font débat euh on se pose pas la question de la gratuité de la de l'éclairage public quand on quand on se promène la nuit, ni des voiries, elles sont accessibles à tous et cetera. Donc bon, donc des fois il faut décentrer un peu le débat. La question des mobilités évidemment est un enjeu central. On a l'exemple Montpoliera à côté de nous qui est passé à la gratuité intégrale pour les habitants de la métropole et qui fonctionne bien. On a l'exemple de la région, j'ai vu passer Jean-Luc Giblin tout à l'heure qui est le vice-président à la région transport Titan et qui a qui a créé une une gratuité par l'usage, c'està-dire plus on voyage, moins c'est cher. Donc ça ça pousse et et ça a mis beaucoup plus de monde dans les trains.
Donc ces questions de gratuité sont évidemment des enjeux parce que c'est du pouvoir d'achat, c'est aussi une alternative qui est travaillé pour la voiture. Mais évidemment, on revient à ce qu'on on a dit au début, c'est-à-dire les difficultés financières des collectivités et de voir comment on avance. Nî est beaucoup plus pauvre que Montpellier, hein. Euh donc pour la gratuité des transports, on pourra pas faire sans doute de la même façon, mais on peut y aller petit à petit. Le samedi, c'est une bonne idée. Ça peut être en soirée, ça peut être euh pour un certain type de public. Anim, ça a été les plus de 70 ans qui aurit la gratuité, mais pas les enfants. C'est aussi un programme, c'est aussi un projet politique que les enfants ne votent pas. Ah mais c'est bizarre, j'avais pas
pensé. Merci de de le souligner. Voilà. Donc voilà, il y a des choses comme ça à travailler et euh au final c'est reconnaître des droits en droit et ben on doit pouvoir avoir accès à à ça de façon. Mais est-ce que c'est toujours la seule condition ? Je je pense à la gratuité des bibliothèques et cette expérience menée par Est ensemble avec une gratuité qui était déjà accordé et le fait d'adresser à chaque enfant en CP sa carte de bibliothèque et d'inviter la famille à venir formaliser l'inscription dans un un moment d'accueil, ce qui veut dire une formation du service public. et ils ont vraiment explosé les compteurs en terme de de fréquentation parce que
tout simplement la gratuité était déjà acquise mais qu'il fallait encore travailler cet accès. Ça peut être le cas aussi sur la restauration municipale. C'est voilà. Est-ce que vous faites ce constat à Échirol que c'est un levier mais que ça n'est pas le seul à à actionnerant qu'en tout cas il nécessite parfois communication, explication, accompagnement ? Bah ça a été une très belle expérience. J'ai suivi j'ai suivi ça, cette remise de cartes qui est et l'effet que ça a eu derrière. Et moi ça me renvoie la question du la question du recours au droit euh simplement parce que bah je pense que beaucoup de familles méconnaissaient la gratuité de d'accès aux bibliothèques et qu'on a des choses assez simples à inventer et à mettre en place pour travailler la question du
recours au droit. Et j'en profite pour saluer le maire de Grini qui mène un énorme travail sur sa commune sur la question de l'accès au droit. J'avais eu euh la chance d'être accueilli une journée dans sa commune euh où il m'avait fait part de tout ce qu'il mettait en œuvre. Et c'est là-dessus où je je ce que je disais tout à l'heure, c'est important, très important de s'inspirer euh les uns des autres sur ces ces ces points de service public aussi importants. Et du coup, vous avez engagé une politique sur le non recours aux droits sociaux à Chirol ? Oui, bien évidemment, on n'est pas encore au niveau de de Grinny, mais c'est un sujet que je souhaite travailler dans les dans les prochaines années, mais bien évidemment qu'on a on
accompagne très fortement les familles sur la question du recours au droit. pour terminer ce débat puisque la la la fin du temps qui nous était imparti approche. Comment vous euh vous vous pensez mener la question de la de la bataille du service public dans le cadre de la préparation des des prochaines échéances les échéances municipales ? Mais Philippe Rio le soulignait hier. Après les municipales 2 ans plus tard, on aura les départementales qui ont aussi un enjeu fort de service public. comment vous vous pensez voilà utiliser cette question de de l'innovation euh du recours aux droits sociaux et cetera de et du service public dans euh la
préparation des prochaines échéances ? Anne Bigot ? Alors moi je crois que j'ai apporté euh une partie de la réponse parce que je crois que les services publics, il faut qu'ils soient bien compris, il faut qu'il soit bien connu, il faut vraiment qu'il soit bien accessible. Donc l'objectif c'est vraiment de faire en sorte que on ait tous les lieux et toutes les formes de discussion qui puisse avoir sur chacun des droits finalement déjà en premier parce qu'avant d'en inventer d'autres, j'aurais presque tendance à dire ça serait tellement bien si tout le monde déjà pouvait y accéder et faire appel à leur propre droit. Donc ça c'est je crois beaucoup à cette évolution qui est
de l'implication des habitants. Pour moi, c'est un des premiers leviers. Il y en a d'autres évidemment, mais il est important. Vincent Bouger. Oui, ben on a on a un peu déjà effectivement répondu là-dessus, mais je crois qu'il faut partir des populations et de leurs besoins et de leur montrer aussi comment tout fonctionne. La complexité, je suis d'accord avec les propos qui ont été quand on apporte de la de la complexité, quand on fait confiance à l'intelligence de tous, globalement ça marche. on n pas de levée de bouclier et ceux qui pourraient être les les les ceux qui traînent les pieds finalement ou qui qui crient le plus fort finalement ils sont remis dans un cadre collectif commun d'intelligence et plutôt de de bienveillance. En tout cas, nous c'est le contat constat qu'on a pu
faire et je pense que c'est voilà en posant tout ça sur la table et en en créant un nouveau pact avec les habitants pour se dire bon qu'est-ce qu'on fait demain de de notre ville et comment on organise ça ? Je pense qu'on sera voilà encore plus écouté si on des fois on peut avoir une image qui est une image fausse he d'ailleurs des services public mais un peu ancienne un peu rétrograde si on montre qu'il y a des façons très dynamiques de d'apporter un service public à à tous et qu'on est capable d'innover d'inventer des façons de faire je crois qu'on a pas avoir peur de ça de mort oui de revaloriser ces métiers de de mettre en avant nos agents et agentes du service public auprès des habitants aussi, c'est extrêmement important. Moi,
je leur rappelle souvent que parce que on a les maires entendent tous hein, les papiers dans les rues, la question de la propreté et cetera. Euh c'est des agents et agentes qui chaque matin ramassent tout et c'est important de les mettre en en lumière pour travailler aussi sur la question du euh du vivre ensemble et plus largement pour les prochaines échéances. Je crois que aujourd'hui euh les projets municipaux et bien ils se construisent aussi avec les citoyens et citoyennes et que la composante citoyenne qui accompagne les équipes municipales, c'est devenu un sujet qui est incontournable et qui est une très bonne chose. En tout cas, nous on l'a vécu sur ce mandat. Ça a été un apport assez fort d'avoir des citoyens et
citoyennes qui s'engagent à nos côtés et je pense qu'aujourd'hui c'est devenu oui, je le disais incontournable. Merci. Je je vous propose que ce soit le mot de la fin. Je voudrais simplement ajouter euh un peu d'autopromo, c'est-à-dire que l'endroit euh le lieu où vous pouvez croiser vos expériences de services publics innovants, c'est ici à la COP des élus. C'est aussi sur le site euh de la coopérative des élus où on s'efforce de relayer vos innovations, vos propositions, vos combats aussi puisque forcément dans la dimension d'élus, on a cette question. Et puis euh de rappeler aussi que c'est le rôle de la revue l'inspiration politique. Donc je suis euh rédacteur en chef et qui est
aussi euh un partenaire de vos actions que de valoriser euh ces ces innovations euh que vous pouvez euh euh produire sur les territoires et et effectivement de de les mettre en échange en circulation parce que les les bonnes idées ça se partage. Voilà. Merci à vous Vincent Bouget, Amandine de Mor et Anne Vigot pour votre participation.
Alléluia.