"Si tu aimes la France, tu te tires !" : Robert Ménard appelle Emmanuel Macron à démissionner
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 5 %Attaque 75 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteÉludée
Est-ce que vous faites confiance à Emmanuel Macron pour tirer les leçons du fiasco des 17 et 18 octobre ?
- 0:40OuverteRéponse directe
Les policiers se sentent abandonnés. Vous partagez leur analyse ?
- 1:59OuverteRéponse directe
Comment éviter une répétition des violences samedi ?
- 4:44OuverteRéponse directe
Vous redoutez une escalade vers la guerre civile ?
- 5:25FerméeRéponse partielle
3000 commerces vandalisés, 1 milliard d'euros de dégâts. Est-ce que ça peut se reproduire ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Pensez-vous que l'armée doit être déployée pour le maintien de l'ordre ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:59Fait
« Il est au-delà de la décrédibilisation, il est aujourd'hui radioactif. »
- 2:39Fait
« Il a trompé les gens, il a trompé les gens. Il a menti, il a trompé, il s'est moqué des Français. »
- 4:01Fait
« On est à la pré-guerre civile. On est dans des guérillas urbaines. »
- 6:00Fait
« Il y a beaucoup plus de policiers qui sont déployés sur le terrain. »
- 10:34Fait
« Jean-Luc Mélenchon est qualifié dans à peu près tous les quatre figures pour le second tour. »
- 11:52Fait
« C'est de la droite, voilà, basta. Mais des blancs blancs bonnets. »
- 15:55Fait
« On veut faire taire les médias qui pensent pas exactement comme il faut. »
- 17:23Fait
« On risque d'aller dans un régime illibéral. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Et notre interview ce matin dans la grande interview sur CNews et sur Europe 1, c'est Robert Ménard. Bonjour à vous. Merci d'être avec nous. Emmanuel Macron promet que l'État va tout faire, Robert Ménard, pour empêcher un retour des scènes inacceptables qu'on a vues les 17 et 18 octobre. Il va réunir un conseil de sécurité tout à l'heure. Est-ce que vous lui faites confiance pour tirer les leçons du fiasco de la semaine ? Surtout, le croyez-vous lorsqu'il affirme qu'il sera ? Personne ne le croit, c'est pas moi. Que moi je le crois pas au fond, je serais assez secondaire pour lui. Mais vous, moi je suis je vois dans ma ville où les gens qui plus personne ne le croit. Ses propos sont démonétisés, ils n'ont aucune valeur. dans le vide donc. Personne ne le croit. Il dit le
contraire de Il y a fait 10 ans là on parle de ce sujet mais sur plein d'autres sujets. Il dit Il a Il a un vrai talent de dire une chose et son contraire en 10 en 10 jours. Vous pouvez pas dire aux aux policiers "Vous manquez d'empathie" et maintenant leur dire "Ah non non, je suis avec vous." C'est moi j'ai discuté avec des policiers parce que les policiers, ils sont comme vous et moi. Une fois qu'ils ont enlevé l'uniforme, souvent plus dans les CRS, c'est des gamins et tout, tu discutes avec eux. Ils sont sidérés d'avoir été, je les cite, abandonnés. Attendez, moi je me dis qu'un jour un jour si tu continues s'il continue à les traiter comme ça, les gens ils diront "Mais tu vas aller te faire casser la figure par les petits cons en face de moi à ma place." Il a qu'à y aller lui
pour leur demander ce que c'est l'empathie. Maintenant il te dit "Ça y est, il montre les muscles, c'est différent." D'abord s'il montrait les muscles, il aurait mieux fait de rester ici plutôt que de se tirer. partir au 3 jours alors que le pays était à feu et à Moi j'ai entendu plein de gens me dire il il s'adresse aux Français comme si c'était C'est vrai que c'était ce qui s'était passé était terrible. Il réunit [raclement de gorge] tout le monde, je sais pas, on m'a dit 16 millions de gens chez vous comme ailleurs à à 20h et tu te tires le lendemain. Mais enfin, ça va pas bien. Si la situation Madame, si la situation est aussi grave que ça, tu t'en vas pas. Tu dis "Tu appelles le directeur, écoutez, il se passe quelque chose en France, on remet ça une
semaine, ça aurait rien changé et puis ça fait celui qui a j'allais dire qui a attentionné, il est pas attentionné, il est dans un autre monde, tu vas pas voir un concert la veille avec ta femme comme ça mais en fait tu peux pas faire ça madame, il y a des choses ça s'appelle de la décence par rapport au pays, tu peux pas faire ça mais je sais pas peut-être qu'il vit sur une autre planète. Mais il vit en France en tout cas, est-ce qu'on va pouvoir tenir 6 mois, 6 mois et demi jusqu'à l'élection présidentielle comme ? que non et qu'est-ce qu'il faut faire ? Mais il faut qu'il parte. Il faut qu'il démissionne. Mais attendez, comment vous voulez ? Je dis pas que ça réglera tout mais il cristallise aujourd'hui mais même parfois de façon injuste sur aujourd'hui, il pourrait dire ça c'est
de l'eau puisque c'est de l'eau et il faut il y aurait la moitié des Français qui diraient non, c'est du vin tellement ils n'en peuvent plus. Il est au-delà de la décrédibilisation, il est aujourd'hui radioactif. Aujourd'hui, il y a pas un gouvernement de monsieur Macron qui puisse être accepté par les Français. Il suffit qu'il présente que de l'eau de mais même de très très loin, il y a l'ombre d'Emmanuel Macron sur une décision pour qu'elle soit inacceptable pour les gens. Il a trompé les gens, il a trompé les gens. Il a menti, il a trompé, il s'est moqué des Français et aujourd'hui, c'est l'effet boomerang, les gens ne le supportent plus. Alors quand c'est comme ça, si tu aimes la France et je doute pas
je ne veux pas douter qu'il aime, tu te tires, tu dis ça va, écoutez, on a qu'à avancer de 6 mois et alors ça veut dire te qu'est-ce que ça va ? De toute façon, il sera pas président dans 6 mois, il est pas candidat. Tu t'en vas et tu dis voilà, si ça doit calmer les choses, je m'en vais, il y a des élections et peut-être que c'est il en sortira quelque chose de positif. jusqu'à la dernière seconde et qu'il ne lâcherait pas une seconde. Et qu'est-ce qui va et qu'est-ce qu'on fait si samedi ça ? Qu'est-ce qu'on fait si tous les samedis ça ? Qu'est-ce qu'on fait si demain des commerçants en ont ras-le-bol de voir leur boutique cassée Mais dans ces cas-là, on dira c'est la rue qui décide Robert ? non c'est la rue qui décide si le président doit ? la rue qui décide. Quand tu es à ce
point incapable incapable d'assurer l'ordre, tu en tires des conclusions. D'abord tu dis pas non que que le ministre de l'Intérieur ne démissionne pas. Je t'en foutrais. Vous savez ce qui va se Moi je dis c'est pas on n'est pas à la guerre civile. Non. Aujourd'hui non, on est à la pré-guerre civile. On est dans des guérillas urbaines. Avec une différence énorme, c'est que pour l'instant personne n'a tiré sur personne. Et je veux pas Attendez, je veux pas faire l'oiseau. serait le point de bascule selon vous Robert Ménard ? parce que vous vous vous excluez comme ça, on est tous les deux ici, vous excluez que je vous le disais que des commerçants excédés Attendez, moi je connais des commerçants. Alors à Béziers tout s'est bien passé, tant mieux. Mais attendez, ça peut mal se passer samedi
d'ailleurs. Vous C'est fois c'est toute la vie des gens madame. C'est tout leur boutique, leur commerce, c'est toute leur vie, c'est tout leur pas un geste d'auto-défense, c'est ? parce que vous vous l'excluez. Vous savez, moi j'ai Attendez, je vais vous dire quelque chose. Je connais des gens et Dieu sait que je l'aurais jamais imaginé, des gens comme vous, comme moi, raisonnables, qui me disent "Moi je Attendez, pas je vais J'ai acheté une arme." Vous rendez compte ce que ça veut ? Vous rendez compte ce que ça veut ? donc milice privée, donc on ne fait plus confiance à l'État, l'État ne nous protège plus, on se protège nous-mêmes. Enfin et qu'est-ce qui s'est passé samedi ? Il y a des endroits entiers où et moi je tape Je suis le dernier à taper sur la police ou parce qu'ils
étaient pas assez nombreux ou parce qu'il y a eu peut-être des fautes de commandement ou des ordres qui ont été qui ont qui étaient pas les bons il y a qui étaient pas les bons. Attendez, vous avez bien vu qu'il y avait des endroits, les gens pouvaient saccager comme vous voulez. Combien de ? 300 commerces à ? 300 3000 sur tout le pays. Voilà. Attendez. Parce qu'un milliard d'euros de dégâts. Mais vous vous rendez ? Qu'est-ce qu'on ? Est-ce que ça c'est une journée, c'est pas la ferveur ça avait duré 10 jours. Bien sûr. Là c'est une journée. Est-ce que vous redoutez le même scénario ? Là il y a beaucoup de réunions, ça ça gille dans tous les sens pour faire des schémas de sécurité et on espère que le maintien de l'ordre sera assuré, il y a beaucoup plus de
policiers qui sont déployés sur le terrain. Vous pensez que ça peut se répéter ou pas ? J'espère Attends, d'abord j'espère évidemment que non. Ensuite quand j'ai vu des gens Vous savez c'est pas Je fais la part entre Je pense que vous faites comme moi entre les 500 800000 on va pas discuter de ça personnes qui ont manifesté un qui ont le droit de manifester deux qui ont le droit de penser différemment de moi évidemment trois qui ont le droit d'avoir des des des revendications légitimes enfin c'est pas le problème et un certain nombre de petits salopards. Est-ce que ces gens-là sont prêts à redescendre dans la ? Oui. Est-ce qu'ils vont ? C'est toute la question que vous vous posez que je me pose. C'est pour ça que je pense qu'il faut mettre Donc c'est le test là, c'est samedi
c'est le test de la République. C'est pour ça que je suis sidéré du débat qui a en ce moment par exemple sur sur l'armée. Bien sûr qu'il faut que l'armée soit Mais attendez elle est les sentinelles ils sont chez moi l'été et ils calment des gens, ils calment des gens. Rien qu'en les voyant. Enfin vous vous avez vous envie de vous frapper avec un type qui est habillé en treillis militaire et qui a une arme vous savez ça calme un certain nombre d'armes. ils seraient affectés à des missions statiques pour justement libérer les policiers d'autres tâches. Vous avez vu ce qui s'est passé à Limoges je sais pas devant Moi ça s'est passé ils ont voulu manifester ils sont venus à un moment donné devant la mairie. Oui moi je serais ravi et j'applaudirais s'il y avait un certain
nombre de de militaires des des opérations sentinelles qui soient devant mon hôtel de ville. Non seulement parce que ça le protégerait et deuxièmement parce que ça permettrait au reste de la police d'aller dans toute la ville et je suppose que ce que je vous dis là c'est pas moi. Demandez à n'importe quel maire et aujourd'hui n'importe quel maire de droite comme moi ou de gauche ça y est ils ont compris que il fallait armer la la police Attendez le temps qu'ils ont mis. Je peux vous dire quand même un truc Est-ce que vous demandez juste l'état d'urgence du coup si ça se reproduit samedi ? Ah si ça se reproduit il faut l'état d'urgence. Il y a plus à Comment comment comment on pourra éviter ? Mais je vous dire je vous raconter un truc parce que je depuis 3 jours je suis en boucle
tellement ça m'énerve. Vous rendez compte que Dieu merci il y a des polices municipales nous il y a plus de gens dans la rue à Béziers dans tout un tas de villes avec la police municipale que la police tout court. C'est ça la réalité. On a des drones, on a des gens qui pilotent les drones et on nous refuse de le faire. Mais le ministre là tiens puisque il je pense qu'il vous écoute le matin. Mais monsieur Nunez au lieu de me casser les bonbons avec un certain nombre de trucs, donnez-moi l'autorisation comme au maire d'utiliser les moyens qu'on a. Je vous demande pas d'argent, je demande rien. Je dis on a des drones pour surveiller une ville comment vous faites sans ? Vous comment vous faites ça ? Non, ils nous emmerdent en nous disant non. Enfin, qu'est-ce que
c'est arc-bouté sur des bêtises. Encore un mot sur ces manifestations. Il y a d'un côté ceux qui voulaient manifester contre la vie chère vous l'avez dit, les syndicats d'ailleurs appellent à nouveau à un mouvement le 5 novembre et puis il y avait tous les autres les casseurs, les pilleurs, les groupuscules d'extrême gauche extrême bien extrêmement bien organisés. Est-ce que vous vous voyez la l'implication de la France insoumise dans l'articulation de ces groupes d'extrême ? Jean-Luc Mélenchon dit mais la violence c'est pas moi, je ne l'ai jamais voulu ni souhaité. Mais d'abord c'est lui et ses lieutenants ont expliqué combien de fois que ça pouvait être légitime quand tu dis dans certaines circonstances la violence elle est légitime c'est-à-dire tu la bénis la violence. Ah moi il y a
un truc qui m'exaspère mais je vous j'ai pas eu droit avec vous ce matin c'est maintenant c'est l'ultra gauche. Vous avez l'ultra gauche comme ça on on cite pas. Attendez pardon il y a un parti aujourd'hui qui s'appelle la France insoumise où un certain nombre de gens d'abord dans ce parti tiennent un discours insupportable de violence et peu républicain. Je dis républicain à dessein j'utilise jamais ce mot mais comme ils disent toujours c'est républicain. Deux, ils sont prêts à tout. Ils sont prêts à flatter tout le monde. Madame Panot par exemple qui ne condamne pas l'incendie de la mairie de Limoges. Enfin, vous rendez ? Mais moi, c'est vous savez, alors c'est je suis maire, vous direz je suis de parti pris. Mais quand j'ai vu le campanile tomber, enfin, ça vous a pas fait quelque chose
à ? Vous avez comme tout le monde, comme Notre-Dame, comme tout le monde. Et là, tu te dis, moi j'ai réuni tout un tas de gens lundi, des maires en particulier, qui étaient comme moi et pas que de droite comme moi, qui étaient sidérés par ça. Et vous avez Madame Panot qui dit ça, mais vous rendez ? Vous rendez compte les bout-de-feu que ? Vous rendez compte comme leur part de ? Non, l'ultra-gauche, c'est eux l'ultra-gauche. Oui, j'ai compris qu'il y avait encore, je savais qu'il y avait encore plus mais c'est eux, c'est eux qui donnent le tempo, c'est eux qui donnent le la, c'est eux qui écrivent la partition que les autres jouent. Ils sont prêts à tout pour gagner et ils se disent plus ce sera le bordel et mieux ce sera. ils ont joué les jeunes et les immigrés,
comme si tous les jeunes étaient des voyous et comme si tous les immigrés, vous savez, étaient des islamistes. Sauf que c'est faux et j'espère qu'ils vont en prendre plein la gueule aux élections parce que les gens diront "Ça va, l'instrumentalisation." Jean-Luc Mélenchon est qualifié dans à peu près tous les quatre figures pour le second tour, pas Marine Le Pen, Robert Ménard. Attendez, mais les autres, ils sont ils sont suicidaires, ils sont abrutis, tous ceux qui a au milieu, ils sont tous divisés. Qu'est-ce qu'ils ? Ils pensent ? Que que leur petite chamaillerie, ça va ça va peser quelque ? Vous rendez ? Moi, je sais pas, je me dirais "J'ai pas envie qu'il se fasse sa face entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon et je m'organiserai pour ça." Non, non. Ils
trouvent qu'il y a mieux à faire, se s'engueuler entre eux. Qu'ils continuent à se Alors justement, vous avez déjeuné Robert Ménard avec Bruno Retailleau et David Lisnard cette semaine. Est-ce que vous avez réussi à les mettre ? À ce qu'ils s'assemblent, se rassemblent, se s'allient tous les deux ou ? Comment ça s'est ? Oh, plutôt sympathique. Je leur avais demandé de venir, ils ils pas être désagréables comme ça. Quand vous invitez, en général, vous êtes agréables, je j'imagine. Euh il s'est Je je j'essaie de de trouver. D'abord, tu les écoutes, honnêtement, oui, un est un peu plus libéral que l'autre, l'autre est un peu plus Ah il est un conservateur, pour pas dire réac, il aime pas ça. Enfin, vous voyez de comment comment ils sont et tout ça. Mais enfin, attendez, à part de prendre
une loupe et d'être comme vous, comme moi, branchés sur la politique, comme on l'est tous les deux, pour le commun des mortels, c'est de la droite, voilà, basta. Mais des blancs blancs bonnets. Mais oui, enfin, Dieu merci, enfin, il y a des différences. Alors, ils les montent en épingle les les uns et les autres. Mais enfin, c'est pas vrai. avez dit ? Mais ouvrez les yeux et Attends, mais je leur ai dit Mettez-vous ensemble. Je leur ai dit vous êtes suicidaires, vous voulez perdre. Attends, il faut les Ouais, on fait 6 et demi, alors un il passe devant l'autre et tout. Mais coco, enfin, ça va, c'est 6 et demi. Je veux dire, il faut faire 50, madame, il faut gagner 50 % des voix. Aucun des deux, vous êtes en état de gagner quoi que ce soit, vous êtes même pas gagner
Qu'est-ce que je ? De même pas être au deuxième tour. Alors, j'ai discuté, ça a duré 1h30 de de discussion, pour les entendre dire à la fin, mais à l'arrache, comme on comme on dirait chez moi, à l'arrache, que quand même, non, jamais ils se présenteraient un contre l'autre devant les Français. Donc il y en aura un des deux qui se désistera à la fin. Enfin, comment sinon sinon tu tu n'as aucune crédibilité dans ce que tu dis. Tu peux pas dire "Madame, on peut pas dire à la fois "Ah attendez, regardez la France insoumise et le résultat de ce qu'il de ce qu'il prône, on l'a vu on l'a vu samedi. De l'autre côté, on peut pas dire "Marine Le Pen, oui, elle Attendez, honnêtement, elle a été mieux que Macron dimanche dernier, disons les choses." Et moi je le reconnais bien volontiers, elle a été
plus plus présidente que ce que notre président actuel. Mais en fait, tu te tu peux pas dire, comme ils le disent et comme je le pense, que sur le terrain économique, social, c'est n'importe quoi et elle fait des promesses qu'elle tiendra jamais. Donc mais les promesses non tenues, c'est la pire des choses. Tu peux dire ça, madame. Alors il faut et au milieu te dire puisque nous en gros ils sont au milieu, on va pas se donner les moyens de présenter une alternative. Là il y en a pas les quatre là les quatre parce que tu rajoutes les deux anciens premiers ministres de monsieur Macron. Attendez, qu'est-ce qu'ils vont ? Ils vont faire tous moins de 10 % et ils seront contents. Donc vous voulez une ? Vous voulez les vous les ? du côté de alors oui du côté de de David
Lisnard il est d'accord, du côté de Ah il était un peu plus d'accord Bruno il était moins opposé à quand on a des quand on a des jeunes monsieur Gabriel Attal que j'ai rencontré m'a dit qu'il était d'accord et du côté de d'Édouard Philippe que j'ai rencontré aussi lui m'a dit "Ben de toute façon non je suis contre une primaire mais je vous garantis" c'est ce qu'il m'a dit donc moi je vous crois pas ce qu'il me dit. Je suppose que il est sérieux quand il dit des choses. Il me dit "De toute façon si en janvier c'est pas moi parmi les quatre dont nous parlons tous les deux, c'est pas moi qui suis en tête je me retirerai au profit de celui qui est en tête." Moi j'ai pas le traiter de menteur, j'ai aucune raison de de le penser mais s'il trouve pas un moyen de présenter une
alternative et je sais bien que c'est pas la même chose mais à un moment donné enfin à un moment donné tu te dis il y a le le il y a le pire et le pire on va l'éviter. Voilà. Robert Ménard ce weekend il y a aussi il y a ces inquiétudes sur le samedi et les manifestations et les pillages éventuellement dans toutes les villes et il y a à Orléans le congrès de Rassemblement National. 10000 militants qui vont écouter Marine Le Pen discours dimanche et une grande inquiétude du côté de la sécurité les renseignements annoncent des milliers d'éléments radicaux qui vont converger vers Orléans pour tenter évidemment de se d'en découdre avec les militants RN. Qu'est-ce que vous dites ce ? Est-ce que c'est acceptable dans une ? Marine Le Pen aurait-elle dû annuler ce qu'elle refuse absolument disant
ce n'est pas à nous d'annuler. elle va pas annuler son congrès parce que certains groupes de gens qui osent te dire que le Rassemblement National c'est le fascisme et qu'ils sont antifascistes et qui ont exactement un comportement de petits fachos de gauche. Parce que quand même enfin, vous rendez compte le raisonnement, il y a un parti qui par ailleurs aujourd'hui recueille plus de 30 % des voix mais même il que recueillerait 5 % des voix, tu interdis pas à un certain nombre de gens de te représenter et en plus c'est les mêmes qui qui menacent comme ça, vous savez qui ont toujours à la bouche on est des démocrates, vous vous êtes des fachos, nous on est d'extrême gauche, on sait ce que c'est les droits de l'homme patati patatou qui se comportent comme des
petits salopards. J'espère qu'on fera de ça un test pour la démocratie en France. Il est invraisemblable que le Rassemblement national ne puisse pas se réunir. Il est déjà invraisemblable que des abrutis menacent qui qui qui de de d'interdire de fait sur ce congrès évidemment et j'espère et j'espère que toute la classe politique, toute la classe politique en commun sur l'homme ou une seule fois enfin. vous y ? Mais non, j'y crois pas mais c'est ça. C'est pour ça qu'ils n'ont aucune crédibilité madame parce que ils ont des hauts le cœur à géométrie variable parce que ils aiment la démocratie quand ça leur sert, ils n'aiment pas la démocratie quand ça sert les autres. Ils sont comment vous ?
Ils sont infâmes, ils sont abominables, ils sont aminables. Attendez sévère alors. Mais attendez, vous vous attendez-vous que la France insoumise dise à ces petits connards quand même le Rassemblement national bien sûr qu'il a le droit de de se réunir. Imaginez écoutez, on va juste faire un truc il y a un truc terrible pour tout cela. Imaginons un dixième de seconde un dixième seconde que ce soient les militants du Rassemblement national Marine Le Pen en tête qui menace la tenue du d'un congrès de la France insoumise. Enfin vous imaginez le tollé général, le et là là au fond c'est chérubin mais je t'en foutrais des chérubins. Mais ça veut dire Robert Ménard qu'on est en train de glisser dans autre chose que il y a il y a une démocratie. On risque d'aller dans un régime
illibéral. Qu'est-ce qui qu'est-ce qui se ? En réalité, on veut faire taire les médias qui pensent pas exactement comme il faut. On veut faire taire les partis qui ne disent pas ce que Pardon, qu'est-ce qui s'est qu'est-ce qui s'est passé samedi matin ? entendre. Nos locaux ont été attaqués. Qu'est-ce qui s'est passé dans vos ? Qu'est-ce qui mais ils sont fous furieux. Mais bien sûr mais vous doutez un instant que si tu es la France insoumise Dieu nous en préserve. Était au pouvoir vous savez vous pensez sérieusement que les choses changeraient ? Vous pensez que votre liberté de ton elle serait pas ? Vous pensez nous fermeraient donc oui on pense à peu près. Vous rendez ? Mais vous rendez compte qu'il y a des gens qui disent ? Moi je peux être en désaccord avec vous.
Dans une indifférence générale. Générale. Mais attendez moi interdire je sais pas il y a des Regardez, j'ai dit du bien de de Bruno Retailleau tout à l'heure. Mais quand Bruno Retailleau dit il faudrait interdire la France insoumise c'est une immense connerie. Faut pas la dissoudre mais l'interdire. Mais attendez madame vous vous voulez interdire quelqu'un. Vous quand les gens menacent CNews ici vous diriez tiens en revanche vous pouvez interdire LCI ce serait une bonne idée. Vous ça vous viendrait pas à l'esprit. Je veux dire c'est ça. Et ce qui est le pire c'est que les types qui nous donnent des leçons de morale qui sont dans le camp du bien et nous dans le camp du mal. Dans nous on est les injustes, les égoïstes, eux ils sont les généreux, les universalistes. C'est les mêmes qui
veulent toujours interdire les les médias vous qui pensez pas comme eux, les partis qui font leur congrès qui pensent pas comme eux mais enfin. Est-ce qu'il y a un moyen Robert Ménard et c'est la fin de notre 1h31 de réconcilier ces ces deux France ? Est-ce qu'il y a encore une une voie, un ? On en est à se poser la question. Je le pense je le pense sincèrement. Je pense qu'il y a 80 % des Français qui sont pas dans cette logique là. Vous savez moi je vais dans des quartiers difficiles. Je veux prendre un exemple et quand je parle d'immigration et Dieu sait vous savez ce que je pense, de l'obligation de de de limiter l'immigration et tout. Mais les gens, les immigrés en question, ils sont d'accord, évidemment, comme moi. Les écoliers, vous avez discuté avec des
lycéens, 80 % pensent la même chose. Le problème, c'est qu'on arrive pas comme aujourd'hui on en est à il faut toujours hurler plus fort que l'autre. On a au centre personne qui est capable de porter cette parole des 80 % mais de la porter de façon forte forte. Il faut pas qu'il soit nia nia, il faut pas qu'il se cache derrière je sais pas quoi. Il faut pas qu'il s'excuse tous les matins de ce qu'il sont. Il faut pas avoir honte de ce que c'est ce pays. Il faut pas avoir honte de ce qu'on pense. Moi, je n'ai pas honte de ça et ça se fait contre personne, madame. Il y a pas besoin de tous les matins de dire oui, la France est ce qu'elle est. Oui, mais elle est pas bien, elle est pas capable de faire ceci cela. La France est un pays formidable, défendons-le. Mais là, je
trouve pas cette voix-là. Il y a des gens que j'aime bien dans les candidats et tout. Mais je il faut je sais pas qu'ils sortent de de leur coquille, qu'ils s'affirment pour ce qu'ils ce qu'on a envie d'entendre. Moi, dans la rue à Béziers, les gens ont peur, les commerçants, vous pouvez pas savoir. Attendez, vous pouvez Alors, nous, il y a pas eu de problème. La peur la peur qu'ils ont. Mais ils ont juste envie qu'on tape du poing sur la table et qu'on leur dit aux uns et aux autres, nous, on est raisonnable. On sait que c'est compliqué mais pas c'est pas parce que c'est compliqué qu'on va pas y arriver. Et on a juste la volonté. Il manque du courage. C'est de la volonté. Merci Robert Ménard d'être revenu ce matin dans la matinale CNews et Europe 1. Bonne journée à vous.
Robert Ménard