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InterviewComptoir des Éleveurs· 9 octobre 2026 22 minComplaisantFond programmatiqueAgriculture & alimentationÉconomie & entreprisesEnvironnement & énergieInstitutions & élections

Politiquement ferme | David Lisnard – L’agriculture doit-elle d’abord être rentable ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 10 %Défensif 5 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:56OuverteRéponse directe

    Si vous étiez agriculteur, quel profil choisiriez-vous ?

  • 1:40OuverteRéponse directe

    Les agriculteurs subissent des injonctions contradictoires. Vous comprenez cette difficulté ?

  • 2:17OuverteRéponse directe

    L'agriculteur doit-il être considéré comme un chef d'entreprise ?

  • 2:58OuverteRéponse directe

    L'innovation (robotique, génomique) est-elle l'avenir de l'agriculture ?

  • 3:41OuverteRéponse directe

    L'agriculteur doit-il être un gardien du terroir ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Êtes-vous favorable à la méthanisation ou à l'agrivoltaïsme ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:58David LisnardFait
    « L'agriculteur aujourd'hui doit respecter des impératifs écologiques, tout le monde l'admet, mais il ne peut pas y avoir d'agriculture durable qui ne soit une agriculture rentable. »
  • 3:41David LisnardFait
    « Il faut de l'investissement, il faut de la génétique. Il faut beaucoup investir sur la génétique, il faut libérer la recherche sur la génétique, il faut libérer la recherche sur les OGM, il faut utiliser la robotique. »
  • 5:00David LisnardFait
    « Si vous voulez être gardien du terroir, il faut que vous puissiez vivre sur le terroir. Et pour vivre sur le terroir, il faut être rentable. »
  • 5:42David LisnardFait
    « Mettre des panneaux solaires dans un champ, c'est absurde. Enfin, c'est absurde, c'est pas toujours absurde, mais ça peut enlever de la fertilisation. »
  • 8:46Alexandre RichardChiffre
    « On est dans le rouge depuis déjà 2 3 ans, je parle pour moi, on a beau essayé de réduire les coûts. »
  • 10:07Alexandre RichardFait
    « On est à la fin d'un modèle qui a été un formidable modèle dans les années 50 60 70 et jusqu'au milieu des années 80 qui est l'état à providence. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:13
Locuteur

Bienvenue dans Politiquement ferme, l'émission où la politique se confronte à la réalité du monde agricole. Aujourd'hui, nous recevons David Lissard, maire de Cann, président de l'association des maires de France, président de Nouvelle énergie et candidat à l'élection présidentielle. Bonjour David Islarnard. Bonjour. Merci de venir. En face de vous, euh on accueille également Alexandre Richard, céréalier dans l'Indre, youtubeur, entrepreneur également, pas candidat, candidat à rien pour l'instant. Oh non non, candidat sur mes mon entreprise et mon exploitation agricole, c'est déjà pas mal. Alors, pour mieux vous connaître, David Lisnard, je vais vous proposer une petite interview.

Si vous étiez agriculteur, alors déjà euh première question, réponse rapide. Si vous étiez agriculteur, euh vous seriez quoi ? Éleveur, céréalier, en vache laitière, en vache à l'étente, une petite préférence. Euh [grognement] je serai un agriculteur qui cherche à produire et à gagner sa vie. Voilà. Ah ben alors vous êre rentable. Voilà, vous anticipez déjà la suite. Donc ce serait déjà le premier critère. Ensuite, peut-être que je serai un agriculteur de la mer. et comme mes ailleux pêcheur artisanal en Méditerranée. Alors, je vais vous proposer quatre profils d'agriculteur. Vous choisirez à la fin le profil qui vous convient le mieux.

Euh premier profil, vous en avez déjà un petit peu parlé, le pragmatique. Vous seriez le pragmatique. L'économique guide vos choix. Alors, cette questionlà, elle fait un peu écho aux problématiques des agriculteurs à qui on donne certaines injonctions. Euh, il faut faire plus propre, plus bio et ils sont pas contre. Mais ils ont la réalité économique euh de leur euh de leur exploitation. Vous comprenez cette difficulté ? Ben c'est une difficulté qu'on rencontre euh pas simplement dans l'agriculture, on la rencontre dès qu'on essaie de faire quelque chose en France. Euh si vous êtes industriel, c'est vous êtes aussi face aux injonctions contradictoires.

Moi, je viens du commerce, je viens du secteur privé, vous êtes face aux injonctions contradictoires. Dans l'agriculture, c'est très prononcé, c'est particulièrement prononcé et et ça se traduit mais regardez les forestiers tiens un autre domaine. Alors, ils ont une injonction à défricher et à entretenir la forêt et ils ont code forestier et ils ont une injonction code de l'environnement à ne pas défricher. Et on voit ce que ça donne quand les les incendies.

Donc on est aujourd'hui dans une absurdité qui fait que on bloque la production, on bloque l'activité parce que il y a un harcèlement textuel parce qu'on a ouvert des voix à tous les recours possibles et imaginables qui font que tout est plus long et tout est plus cher et que on oublie de hiérarchiser les choses. Évidemment, l'agriculteur aujourd'hui doit respecter des impératifs écologiques, tout le monde l'admet, mais il ne peut pas y avoir d'agriculture durable qui ne soit une agriculture rentable. Je c'est une évidence. Donc, il faut voir comment aujourd'hui l'agriculteur doit être considéré comme un chef d'entreprise.

C'est un chef d'entreprise agriculteur, c'est pas un paysagiste subventionné, hein. Alors, 2e profil, euh, l'innovateur, il a robotique, c'est l'avenir. Peut-être même de la génomique, je ne sais pas. Euh, qu'est-ce que vous en pensez ? Mais c'est c'est déjà le présent dans beaucoup de domaines. L'agriculture a toujours fait de la génomique. Euh là aussi, le problème, c'est quand les idéologues s'inscrivent dans la science. s'inscrivent dans l'administration.

Euh, il est évident que si on veut avoir une agriculture qui produit, qui nourrit, puisqu'on nous parle de souveraineté alimentaire à juste titre et qui soit parallèlement respectueuse des d'objectifs environnementaux qui sont très importants, lutter contre les particules fides, lutter pour la biodiversité et cetera, il faut de l'investissement, il faut de la génétique. Il faut beaucoup investir sur la génétique, il faut libérer la recherche sur la génétique, il faut libérer la recherche sur les OGM, il faut utiliser la robotique.

Si vous voulez enlever les mauvaises herbes sur je sais pas moi de la grande de de la de la grande culture par exemple et que vous ne voulez pas utiliser d'un tran il faut qu'il y ait des robots. Il y a d'ailleurs pas dans l'allié un centre qui travaille sur des robots pour déshererber. Mais si vous voulez des robots, il faut de la capitalisation, il faut de l'amortissement, donc il faut du résultat. L'agriculteur doit être considéré comme ce qu'il est, c'est un chef d'entreprise et non pas comme quelqu'un qui remplit des serfas pour obtenir des subventions et qui en font, je le répète, un paysagiste.

Alors 3è 3è profil justement le côté peut-être plus paysagiste, je ne sais pas, le gardien du terroir. Est-ce que vous seriez le gardien du terroir ? Rester à taille humaine en lien direct avec le consommateur. Mais là aussi, c'est pas c'est pas contradictoire tout ce que vous me dites depuis le début. C'est ce sont plusieurs dimensions d'une même réalité. euh un agriculteur garde et forcément le le terroir, c'est beau rien que le mot d'ailleurs est joli dire le terroir c'est c'est c'est magnifique. Ça renvoie à une histoire, ça renvoie à une géologie, ça renvoie à une géographie, ça renvoie à des gens, à des vrais gens.

Donc euh savoir entretenir et transmettre euh euh une une tradition, c'est c'est magnifique. Oui. Oui. Moi je trouve ça très beau. Oui. Et c'est pas forcément antinomique. C'estàd que si vous voulez être gardien du terroir, il faut que vous puissiez vivre sur le terroir. Et pour vivre sur le terroir, il faut être rentable. Dernière dernier profil, l'énergie l'énergique, méthanisation ou arivoltaïme, il se diversifie. Alors sur ces questions de méthanisation, d'agrivoltaïme, vous êtes plutôt favorable ou pas ?

Je suis favorable si l'agriculteur le choisit, le décide, si c'est un complément de revenu et qu'il est d'ailleurs, c'est pour ça que je propose un statut de de l'entreprise agricole qui permet d'intégrer et et et d'optimiser financièrement et fiscalement et comptablement toutes ces activités là. Lorsque mettre des panneaux solaires sur un bâtiment, c'est formidable. Mettre des panneaux solaires dans un champ, c'est absurde. Enfin, c'est absurde, c'est pas toujours absurde, mais ça peut enlever de la fertilisation. Il vaut mieux avoir des vaches dans un champ pour la fertilité des sols. Vous êtes plutôt contre l'agrivoltaïme donc fait. Non, je suis pas contre l'agrivoltaïme.

Je dis simplement que l'activité doit se faire en complément en subsidiarité. Elle ne doit pas se faire en remplacement de l'activité agricole. C'est autre chose. C'est la production énergétique. Vous ne freineriez pas des projets d'agrivoltaïsme sur en tout cas. ne sacrifierait pas une culture rentable ou un élevage rentable pour mettre une activité qui est de sur croix va être contraire aux intérêts environnementaux puisque je je répète c'est très important hein l'effondrement du cheptel beauvin par exemple c'est traduit par aussi une baisse de la fertilité des sols c'est un écosystème dans lequel participe l'agriculteur et son agriculture.

Est-ce que vous considérez voilà est-ce qu'on peut avoir une vision libérale de l'agriculture ? Comment vous positionnez par rapport à ça ? Le problème c'est que quand on vous pose la question en France, on enferme toujours dans des tiroirs les gens. Mais je vois pas comment on pe avoir une autre vision que celle qui consiste à dire qu'on doit être responsable de ces actes. Pour cela, il faut avoir de la liberté, donc il faut avoir de la propriété et que c'est la condition de la dignité. Voilà, je je pardon mais être ça veut dire quoi être libéricur doit avoir de la liberté de production.

il doit plus être entravé par ces injonctions contradictoires, par ses normes excessives, par cette surtransposition juridique. Alors, dites que c'est une vision libéral. Pour moi, c'est du bon sens tout simplement. Alors, parmi ces quatre profils quand même qu'on a énoncé, est-ce qu'il y en a un qui se dégage ? Est-ce qu'il y en a un qui est qui est quand même prioritaire ? Bah, il y en a un qui doit toujours se être prioritaire, c'est le réalisme. Donc, c'est le premier, le réalisme, le pragmatisme. Le réalisme. J'aime bien la, vous savez le il y a que la réalité qui qui s'impose quoi tout le temps. Alexandre, comment tu reçois ce discours ?

Alors toi, tu es agriculteur mais aussi entrepreneur he tu as un site de de pièces détachées dans l'agriculture, un site de e-commerce. Comment tu reçois ce ce message ? Tu as besoin de beaucoup tu as besoin de beaucoup plus de liberté. Alors, non. Alors déjà, j'ai j'ai noté plusieurs choses. J'ai noté l'agriculteur est un chef d'entreprise, nous sommes d'accord, tu l'entends souvent dans mes vidéos. L'installation, elle doit se faire vraiment après avoir vadrouillé parce que si on veut la faire évoluer, on a pas le choix. Oui, il faut aller ailleurs, faut voir comment ça se passe. C'est une entreprise.

Vous avez parlé de rentabilité, on en parlera tout à l'heure avec ma question justement parce que bon, je vais pas vous poser ces questions habituelles qu'on dit il y a trop de normes, il y a trop de paperasse, il y a tout. On le sait, on le sait. C'est la France, c'est comme ça. C'est pas spécifique à l'agriculture. Vous l'avez dit tout à l'heure. Le seul souci aujourd'hui, c'est pas une fatalité néanmoins. Oui, mais oui. Puis on sait qu'il y a beaucoup de lois de surlois qui sont remis sur des lois. Enfin, peu importe. Aujourd'hui, donc moi, exploitation de grande culture dans l'Indre euh avec un marché qui est mondial.

C'est-à-dire que quand je vends mon blé, il il est le même prix aux États-Unis, en Australie, partout. À la seule différence, c'est vous avez parlé de la rentabilité. dans cette petite ligne du bas qui fait qu'aujourd'hui mais en fait on est dans le rouge depuis déjà 2 3 ans, je parle pour moi, on a beau essayé de réduire les coûts, alors on n pas d'élevé, alors c'est vrai que tout ce qui est inform tout ce moi je vois par exemple, j'ai de la modulation de dose pour l'engrais tout ça fait que j'évolue sur le côté environnemental qui est très bien d'ailleurs parce qu'en France on est l'un des piles les plus qualitatifs du monde, faut le dire. Ga mais souvent le savent pas.

Mais euh on a tout ce qu'il faut mais c'est un coût et il y a pas de leveur, il y a pas de lever de fond dans une ferme. Peut-être si Xavier Niel va mettre un peu d'argent, il il l'a fait. Il l'a fait. Donc aujourd'hui, qu'est-ce qu'il faudrait faire pour que cette ligne du bas, sachant que le chiffre le chiffre d'affaires, donc le le prix de mes céréales sont les mêmes partout, mais comment je vais pouvoir faire pour essayer de vivre ? Alors pas tout le temps avec, vous savez cette perfusion de prime habituelle. Ah donc ça comment aller chercher les comment aller chercher pour diminuer ses charges en France ?

En gros la question qu'est-ce que vous feriez vous en tant que président pour baisser ces ces charges On part du principe donc la variable d'ajustement ne peut pas être le prix revu à la hausse he parce que c'est souvent la Martingale qu'on nous sort mais enfin qui évite de se poser la question du essentiel pourquoi on a plus de de coûts intermédiaires en France que dans des pays extrêmement administrés que sont les Pays-Bas, l'Allemagne ou l'Italie par exemple ?

Donc on en revient à ce que je dis pour toute l'économie et pas simplement pour l'agriculture, c'est que on est à la fin d'un modèle qui a été un formidable modèle dans les années 50 60 70 et jusqu'au milieu des années 80 qui est l'état à providence. Et pardonnez-moi de répondre comme ça mais est-ce qu'il faut voir complètement le modèle d'état providence ? C'estd que la la la l'absolue nécessité c'est de revoir ce qui est entre le chiffre d'affaires et ce qui et et sur la dernière ligne le revenu nette, hein. Donc et donc ça veut dire qu'il faut cotiser moins pour gagner plus. cotisz moins pour gagner plus.

Ça veut dire qu'il faut revoir complètement l'organisation des pouvoirs publics, totalement l'organisation sociale, que les charges doivent être réduites, donc que les comme on veut pas endetter, qu'il faut réduire les dépenses. Donc il faut s'attaquer courageusement, dire oui, on va réduire telle aide sociale. Je les ai documenté hein, ce qui me concerne lors d'une réunion et d'un document qui est qui est en ligne d'ailleurs pour faire des énormes d'économie et pour retrouver du résultat net. Ensuite, il y a des euh évidemment par exemple sur l'assuranciel, je je j'ai j'ai posé la la question aux gens qui bossent avec moi.

Euh quand on voit tous les alléas climatiques et qu'on on peut on a des problèmes de trésau, euh on le voit très bien avec la sécheresse actuellement ou dans la viticulture lorsque vous avez euh du gel ou de la grêle qu'on crée des systèmes assurantiels qui soient des vrais systèmes assuranciels capitalistiques.

qu' permettent de disposer évidemment d'un soutien assurantiel au moment de la crise et lorsqu'il n'y a pas de crise qui est une possibilité de faire fructifier par des systèmes adaptés bancaires et comptables une somme un capital j'essaie de de pas jargonner et qui puisse lui-même pourquoi pas à un moment donné être libéré et réutilisé dans la la montée capitalistique de l'entreprise quoi. Vous parlez de l'assurance là actuellement il y a 80 % des agriculteurs. Je crois que c'est ce ratio-là, c'est 80 % qui ne sont pas assurés et qui ne peuvent pas s'assurer pour des questions de de prime d'assurance trop élevée.

Est-ce que là on met pas un peu d'état de providence pour revenir sur un régime décalamité agricole ? Mais le problème c'est que vous mettez un état providence, mais c'est qui la providence ? Qui est la providence ? Je vous pose la question. C'estàd que moi je la providence ça renvoie à Dieu, donc à l'intime. Mais non, mais qui est la providence ? La providence, c'est un état qui a 3500 milliards de dettes. C'est un état qui fait 160 milliards de déficit. C'est 40 % de ses recettes, c'est pas simplement 5,2 % du PIB. Donc le système, il est mort. Donc il est évident que la seule condition c'est de rendre rentable l'entreprise.

Et pour rendre rentable l'entreprise par exemple, je vois le nombre d'agriculteurs qui me parle des surcouts à cause de l'excès de recours sur plein dans beaucoup de domaines. Ben le recours doit être revu juridiquement. Lorsqu'on fait un recours contre une exploitation agricole, on devrait déposer une une somme en consignation qui soit une évaluation à priori du préjudice potentiel du recours abusif et on réduirait considérablement le recours. Et vous verrez que c'est comme ça qu'on a on arrive à retrouver une dernière ligne qui soit bleue ouverte et qui ne soit pas rouge quoi. Alexandre, tu voulais réagir ? Ouais. Vous qui êtes chef d'entreprise aussi he commerçant hein.

Euh en fait le système de la MSA est basé en taxation sur le résultat. C'est quand même l'une des seules caisses. Oui, on peut voir ce genre de choses-là. Donc est-ce que vous trouvez qu'il faudrait pas le changer comme on peut avoir une entreprise alors qu'on soit taxé sur le résultat ? Il y a pas de souci. Mais la MSA ça l'est vraiment quoi. Et souvent et c'est ce qui s'est passé là les quelques années précédentes. C'est-à-dire que pour éviter de payer de la MSA, faut quand même payer de la MSA parce que il va bien falloir payer les retraites, voilà, et cetera. Après, à qui est donné l'argent ? Bon, ça c'est autre chose.

Mais euh quand on on veut éviter de payer de la VSA, c'est dire faut investir, on gagne de l'argent, allez, faut investir. Problème souvent, c'est que l'investissement dans l'agriculture, ça va être dans le matériel, dans l'outil de production qu'il va falloir ensuite payer les années d'après parce qu'il y aura les annuités. Et c'est moi je le vois là, c'est ce qui s'est passé là les derniers temps là où ben on avait des des amortissements. Donc c'est sûr qu'on a payé moins de MSA, mais par contre aujourd'hui depuis 2 ans en grande culture, ça c'est le chiffre d'affaires s'effondde dû aux cours, dû aux charges.

Alors il y a pas que les charges fiscales hein, les charges de GNR, les charges d'engrais et cetera, les engrais tout le monde et les engrais là avec Hormous, ça ça se retrouve dans le prix du pétrole mais ça va se retrouver dans le prix des engrais hein. tous les engrais enfin on va être au moins à 15 % de de d'augmentation du prix des engrais dans les prochaines semaines et les prochains mois ou on est toujours plus cher que les autres pays à côté donc je veux dire c'est là le problème aussi quoi.

Donc en fait est-ce qu'il faudrait aussi voir ce genre de de le le système de la MSA par exemple et du revenu de l'impôt sur le revenu dessus je sais pas peut-être pas encore travailler dessus mais ouais mais la MSA pardon mais c'est aux agriculteurs aussi de le revoir le système de la MSA.

Moi je me souviens alors j'espère pas mais il y a il y a il y a plus de 30 ans, j'avais travaillé avec des agriculteurs dans le Jura sur l'assiette de cotisation MSA qui se faisait sur la valorisation de stock hein et pas de résultat sur le dans le micro le micro et et et dans je enfin c'est un vieux souvenir mais c'était dans pour les producteurs de vin jaune qui est un produit fantastique dans le château Chalon et cetera et qui nécessite au moins 6 ans et 3 mois d'immobilisation du stock le temps que que le le vin enfin vous connaissez le vin jaune c'est un vin qui se fait sans sousrage et et et cetera.

Et donc les il y avait des problèmes de trés énormes sur des exploitations qui étaient très saines mais de surcotisation et je me souviens que la profession s'était mobilisée. Euh moi j'avais aidé la profession et il y avait eu un changement d'assiette de cotisation. Euh ensuite, ça renvoie à la question aussi fondamentale. Est-ce qu'on reste sur de du lien intergénérationnel et interproel en sachant qu'il y a nombre le nombre de d'exploitations s'effondre ou est-ce qu'on revient sur un système de capitalisation obligatoire individuel ? C'est ce que je préconise comme modèle parce qu'en plus ça permet d'être propriétaire de sa cotisation.

Alors je voudrais prendre une une question qu'on avait enregistré d'une agricultrice et c'est une agricultrice qui est en Cuma. Alors les les CUMA coopératif d'utilisation de matériel. C'est acheter à plusieurs son matériel. C'est un dispositif qui permet euh régulièrement de réduire les charges de mécanisation. Je vous propose d'écouter sa question. Elle s'est elle s'est projetée, voilà, euh pour un vers un futur président de la République. La question, elle est simple. Marine, si tu avais un message à transmettre à une personnalité politique ou en tout cas une mesure qui est nécessaire en France pour améliorer les les conditions dans l'élevage, tu proposerait quoi ?

Ben je pense qu'aujourd'hui on est tous d'accord pour dire qu'on veut une agriculture avec avec des agriculteurs donc et des agricultrices bien sûr. Et donc euh aujourd'hui en fait, ce serait dire aux futurs présidents ou présidentes etth ben de plus euh avoir une vision sur le moyen ou long terme, là où on répond à des courts termes vraiment et on répond à de l'urgence et en fait on trouve pas des solutions avec une vision claire de où on va en agriculture et où est-ce qu'on veut aller.

Nous, on veut une réponse aujourd'hui de où est-ce que le candidat souhaite aller et en collectif en concrètement en collectif ce que l'on propose en tout cas c'est un objectif de mutualisation du matériel agricole parce qu'on est persuadé que la mutualisation du matériel agricole améliorera la rentabilité des exploitations, fera baisser le surindottement des exploitations en France qui est assez record.

Et donc en fait ce que l'on propose c'est une démarche fiscale qui puisse soutenir cette mutualisation, c'est-à-dire soutenir fiscalement la mutualisation collective non pas au détriment de l'individuel mais juste de complémenter de faire en sorte qu' à d'ici 2050 on se retrouve avec 30 % de mutualisation là où aujourd'hui on est qu'à 10 % du matériel agricole mutualisé ce qui est très peu. Et une fois que cet objectif est atteint, alors on arrête la proposition fiscale pour éviter les effets d'OBen puisqueaujourd'hui on constate que sur la mécanisation individuelle, il y a un effet d'OBen qui dure depuis les années 70 et donc il est temps que ça change.

18:08
Non speech

[musique]

18:12
Locuteur

Écoutez, je alors un dispositif fiscal, est-ce que on dépense ? Est-ce qu'on incite fiscalement ? Donc c'est aussi une nouvelle dépense de l'État. Je je risque encore une fois de de dire très sincèrement ce que je pense. Euh je pense que si la mutualisation nécessite une niche fiscale, c'est qu'il y a un problème. Donc je trouve que ça va être formidable de mutualiser s'il faut mutualiser mais c'est pas au politique de dire s'il faut mutualiser ou pas. Euh il y a beaucoup de d'exemples de mutualisation, ne serait-ce que bah des coopératives, des fruitières, que ce soit dans la distribu, dans la production, là dans l'utilisation du matériel, je connaissais pas. Je trouve ça très intéressant.

Je suis sûr que c'est très intéressant, mais ce qu'il faut c'est que le régime fiscal français et social soit compétitif au moins en Europe pour tous les agriculteurs qui mutualisent ou pas l'utilisation du matériel.

Mais faire un une fois de plus une niche, un machin fiscal avec des contrôleurs du truc et un serfa euh sur euh un avantage fiscal pour la mutualisation même euh provisoire en évitant les effets d'OBen au franchement je c'est auudessus de voilà la réponse c'est la mutualisation si je reformule bien si c'est si c'est rentable il y a pas besoin de fiscale supplémentaire ceux qui mutualisent ont des problèmes de fiscalité comme ceux qui ne mutualisent pas donc ce qui m'intéresse c'est que les agriculteurs qui sont qui qui le méritent, qui bossent et qui sont l'immense majorité des agriculteurs et un système fiscal et social qui leur permettent d'avoir un revenu digne et d'être dans la dignité, qu'il mutualise ou pas le recours au matériel.

Alors, on arrive à la fin de cette émission. Je sais que vous avez beaucoup de route, mais je voudrais quand même faire cette conclusion d'émission avec les trois points. Les trois points jingle. Alors, qu'est-ce donc ? [musique] La question est simple. David Lissnard, vous êtes élu président de la République sur les 100 premiers jours. Quels sont vos trois premières mesures concrètement pour l'agriculture ? Donc je reviens pas sur ce que j'ai dit sur le système la compétitivité fiscale et sociale. Je reviens pas sur ce que j'ai dit sur la création d'un statut de l'entreprise agricole qui permet d'intégrer tous les revenus y compris énergétiques et cetera.

Mais il y a d'abord je supprimerai le je je vais encourager la science et notamment la génétique. Donc je supprimer le principe de précaution de la constitution et il sera remplacé par un principe de responsabilité. et c'est ce qui sera très bon pour l'environnement et très bon pour l'industrie et l'agriculture. Je ferai en sorte que la PAC soit orientée vers la production et qu'on ait plus une PAC qui sponsorise euh l'aménagement paysager ou la décroissance euh dans une idéologie verte qui à mon avis ne rend pas service à l'environnement et fait beaucoup de mal à nos agriculteurs.

ferait en sorte que le système assurel soit un système lorsque c'est possible, en tout cas au moins en complément de de capitalisation individuelle. Que vous dire d'autre ? J'ai écrit un projet qui est en ligne et j'invite chacun à aller sur le site de Nouvelle énergie où la première production que j'ai faite programmatique avant la santé, avant la lutte contre la bureaucratie, avant les institutions, vous trouverez tout ça et ce qui arrive c'est sur l'agriculture et avec tout un pan pour créer une agriculture compétitive et rentable. Merci beaucoup David Lisnard d'être venu. Merci beaucoup Alexandre d'avoir participé.

Donc en ligne, on retrouve votre programme pour ceux qui veulent se renseigner, se documenter et en ligne, on retrouve aussi le replay de cette émission. N'hésitez pas à liker et à commenter parce que je voilà, je j'imagine qu'il y aura des réactions à vos propositions. C'est le but de cette émission, de débattre, d'échanger. Merci et à bientôt pour un nouveau politiquement ferme. Quoi ?