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interviewLCI· 31 mai 2026 21 min

Présidentielle : la candidature de Jean-Luc Mélenchon est "un non-évènement", Jérôme Guedj |LCI

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

et bienvenue en toute franchise tous les dimanches matins avec le Parisien. Bonjour Jérôme Get. Bonjour.

Merci d'être avec nous. Député socialiste, en effet candidat à la présidentielle. Nous sommes avec Arlette Chabot.

Bonjour Harlette, éditorialiste politique LCI et Olivier Baumont du service politique du Parisien. Soyez les bienvenus tous les deux dans une demi-heure. Laurent Jacobili, le député Ren, sera également l'invité dans toute franchise.

Jérôme Gadge. Évidemment, on est frappé ce matin par les violences en marge de la victoire du PSG. Paris est Magique deè victoire de suite en Ligue des Champions.

Mais la fête a été accompagnée de de violence. 416 personnes interpellées en France, sepers blessés dont un grièvement en particulier à à Agin absolument inacceptable disent les autorités et les commentateurs. La gauche est est souvent embarrassée, a longtemps été embarrassé en tout cas par ces questions de sécurité relative aussi à la à la violence.

On dit on dit la fête a été gâchée mais pardon Jérôme Gedge, est-ce que c'est pas la France qui est fracturée ce matin à nouveau par ces violences et en particulier par cette jeunesse qui casse. Alors il y a beaucoup de choses dans votre question. D'abord euh on devrait passer la matinée à se réjouir de la victoire du PSG, partager ce moment de concorde, d'union, de réjouissance, de liè et en effet euh on fait autre chose parce que il y a ces chrétins décérébrés qui viennent faire autre chose que partager ce moment de de réjouissance.

Et moi évidemment, je sépare le bon grain de livré et en l'espèce, rien à voir avec un supporter ou un français passionné de foot, passionné de fierté voire de patriotisme quand il y a quelqu'un qui vient casser une boutique sans prendre à des policiers. Donc pourquoi ça se passe ? Pourquoi ça se passe en France ?

Donc deuxème élément sur lequel je veux tordre le coup, il y a pas de gêne de la gauche sur les questions de rapport à la sécurité. La sécurité et la sûreté c'est un droit fondamental. C'est peut-être même la porte d'entrée à tous les autres droits pour permettre de vivre de vivre ensemble.

Donc condamnation totale absolue de tous ceux qui non seulement viennent gâcher la fête mais mettent en péril l'ordre républicain. Et moi, j'ai aucune bienveillance, aucune complaisance, aucune sympathie. Et troisème question que vous posez, pourquoi est-ce qu'on arrive à une partie de la jeunesse qui fait ça ?

Moi, je cherche jamais des circonstances atténuantes. Quand on décide d'aller à Paris pour casser une vitrine, c'est qu'on décide d'aller à Paris pour casser une vitrine. Et il y a aucun contexte psychologique, sociale.

Il y a il y a aucune excuse quand on décide d'aller faire des conneries, pardonnez-moi l'expression, et de s'en prendre à l'autorité, à la police et tout simplement aux autres, ben il y a rien qui peut venir le justifier. Jamais, jamais. Mais les crétins décérébrés, comme vous dites, vous les qualifiez, ils viennent pourquoi ?

Ils viennent d'où ? Il y a cette espèce de délinquence aussi d'opportunité que met en avant le ministre de l'intérieur. Pourquoi ils viennent ?

Qu'est-ce qu'ils font ? Ils viennent de chez vous ? Parce que tout le monde parce que c'est le club.

Ça veut dire quoi ? Non mais ils viennent des banlieux parce que certains ils viennent des ban là aussi. Moi je je ne sais pas, il y a de tout et éveillons et enfin évitons justement d'être dans des assignations qui peuvent être problématiques.

Je ne sais pas et je pense que c'est tout milieu sociau confondu et encore une fois je ne cherche pas de circonstances atténuantes. Il y a en effet de la délinquence d'opportunités. Il y a cet aspect cet aspect d'impunité et moi s'il y a bien un sujet sur lequel je suis prêt à ce qu'on débatte, c'est la question de l'impunité.

C'est-à-dire que quand la règle n'est pas respectée, quelle qu'elle soit, ça va de la délinquence en col blanc jusqu'à aux émeutes urbaines ou à ce genre de de choses, la règle doit être respectée. Et donc moi, je n'ai jamais eu de moindre problème avec cette je suis un législateur. Quand je produis de la norme et de l'autorité, je veux qu'elle soit respectée.

Cette délinquence, c'est casseur. Vous vous dites c'est ils viens viennent de tous les milieux. Je je je ne sais pas mais encore une fois encore une fois on va voir.

Vous savez, j'ai les souvenirs j'ai les souvenirs de comparition immédiate de papiers de journaliste au lendemain de comparition immédiate euh après euh des débordements après des événements sportifs ou après des manifestations euh syndical sociales et cetera où on était parfois un peu surpris par le profil de ceux qui étaient qui étaient jugés en comparition médiale. Est-ce qu'il y a un effet des formations ? C'est bizarre de penser quand même que faire la fête c'est cassé.

C'est la même chose des incidents d'accord. Donc à moins à moins soi-même d'être complètement hors sol, il y a personne qui peut dire c'est normal que qui a ce type de débordement. Donc la question qui se pose, c'est comment on fait pour que il ne se reproduise pas ?

Et c'est la raison pour laquelle je pense que les comparitions immédiates, les sanctions sont parfaitement légitimes et moi je souhaite que ceux qui sont pris la main dans le sac soient sanction bar. Malheureusement, Jérôme Gage, euh ce genre de scène, on les connaît régulièrement. Il y a un an quandermain a remporté la Ligue des Champions, on avait déjà eu ce jour de débordement et on sait très bien comment ça se finit.

Beaucoup de garde à vue et à l'arrivée très peu de personnes condamnées. Et ça, ça exaspère les Français. Je comprends parfaitement.

Je vais pas vous dire le contraire, je comprends parfaitement. Après, il y a le principe de l'individualisation de la peine et donc chaque cas est traité et jugé. Mais voilà, moi je je serais pas choqué du fait que ceux qui encore une fois viennent gâcher la fête et en plus surtout viennent plomber enfin ce pays a besoin de réjouissance, ce pays a besoin de moment de rassemblement, ce pays a besoin d'une forme de bienveillance et de concorde.

Et donc ceux qui viennent justement donner du crédit à à tous ceux qui vont dire bah regardez parce que les extrapolations, je les vois, vous l'avez un peu faite en disant c'est les banlieux qui débarquent à Paris et qui vont tout casser, des assignations identitaires. Tout ça va mettre de l'eau au moulin de tous ceux qui dans le contexte politique et le nôtre vont vouloir fragmenter fracturer le pays. Pour ne pas donner prise à cela, il faut que tous les républicains sincères et j'en fais partie soi parfaitement rassemblés pour dire nous on a aucune on a rien à voir avec ça et on a aucune mais ça raison rien de dire ça c'est bien mais pardon mais attendez en sens inverse madame Martichou si j'étais là à vous dire ben écoutez on va rafler tous ces braves gens et les mettre dans des camps d'internement vous diriez monsieur G il est sorti du vous n'z pas proposition alternative non mais la non la proposition alternative je peux pas vous dire mieux solidarité et soutien à nos forces de l'ordre et que les comparions immédiates permettent de euh traiter la totalité de ces situations.

Après, puisque la l'ordre public et la sécurité, c'est des enjeux techniques, et ben il faut se poser la question de comment en amont on peut prévenir mieux encadrer ce type de débordement. On on peut pas faire grand chose dernière question, il y a eu il y a eu le match eu la finale de et puis il y a eu un match sur un autre terrain, le terrain politique sur les réseaux sociaux notamment sur X, on a vu que Marine Le Pen a réagi. Il n'y a qu'en France que la victoire d'un club de foot provoque des émeutes et Clémence Guetté, la France insoumise, a répondu en prévenant de débordement de la police, en appelant le ministre à ne pas gâcher la fête.

Est-ce que ça augure d'un d'un autre match finalement ? C'est la polarisation à laquelle je veux précisément éviter. C'est une sorte de taille identitaire.

Certains qui laissent entendre la police doit être gentil avec les manifestants la police doit être gentille avec ceux qui viennent faire la fête mais elle a aucune raison de l'être avec ceux qui viennent pour casser. Et évidemment Marine Le Pen qui va vouloir mettre de l'huile sur le feu en laissant entendre que les classes dangereuses et les hordes défilent. Voilà.

Moi cette polarisation, je veux l'éviter et c'est justement le sens de l'existence d'une gauche républicaine qui ne cède pas à ces deux à ces deux extrêmes d'une certaine manière. Alors justement, vous êtes candidat à la présidentielle mais il y en a un autre, Jean-Luc Mélenchon, vous avez taxé sur TF1 d'ailleurs dans l'émission Bonjour face à Drien Jindre cette annonce de candidature Jean-Luc Mélenchon de non événement. Depuis qu'il a lancé sa campagne, il est incontestable qu' a une dynamique qui s'est créée, il a gagné des points.

Lifop pour LCI, le crédit de entre 12 et5 et 14 % qu'elle soit selon les scénaris. Euh, il est devant tous les candidats de gauche. C'est un non événement ça que j'en ai c'était un non événement, c'était sa candidature, l'espèce de cavalier seul annoncé euh de longue date.

Ce qui doit être un événement, c'est la nécessité pour l'alternative, celle de la gauche républicaine que je veux porter avec d'autres précisément. de ne pas laisser dérouler. Donc il y a urgence.

Voilà. Et moi je je je lance une alerte solennelle. Euh il faut aujourd'hui se rassembler autour de l'ensemble des propositions alternatives d'une gauche qui doit être digne et crédible.

Dignité et crédibilité, ce sont deux caractéristiques qui ne vont pas avec la candidature de Jean-Luc Mélenchon et qui sont pourtant nécessaires face à Jordan Bardella ou Marine Le Pen demain ou pour incarner l'alternative à un macronisme déliquant. Et je suis convaincu qu'il y a un espace politique dans cette gauche guigne. C'est intéressant parce qu'on voit pas encore comment ça marche mais on va rester un instant sur Jean-Luc Mélenchon, c'est quand même un acteur majeur parce que ça veut dire quand même que toutes les accusations que vous portez contre lui, tous les dérapages qui sont dénoncés, les prises de position qui font débats et ce sont des débats profonds, ça n'a aucune prise.

On le voit bien comme des enquêtes d'opinion. Il trace son chemin et il a très important des jeunes un électorat jeune qui le suit. Comment vous expliquez que hop Mélenchon tout glisse sur lui ?

Parce que précisément pour l'instant il y a pas de manière suffisamment perceptible l'alternative à ce que raconte Jean-Luc Malanchon. Donc don si vous faites un sondage dans la rue, je suis pas certain que les gens sachent exactement quelles sont les deux trois ou quatre principales propositions portées par eux. Moi, je souhaite que justement le rassemblement, il se fasse sur des sujets préoccupation premiers de nos concitoyens.

Sujet numéro 1, moi, c'est celui que je veux mettre en premier dans la campagne de la présidentielle, on le fait pas suffisamment, c'est les questions de santé. C'est dans les sujets de préoccupation prioritaires de nos concitoyens. L'injustice, le sentiment de relégation quand je n'ai pas accès aux soins, quand j'ai un reste à charge qui me pose des inquiétudes, quand j'ai le sentiment qu'en fonction de l'endroit où j'habite ou de mon carnet de chèque, je vais être plus ou mieux soigné ou plus rapidement soigné.

Ça c'est absolument insupportable. Aujourd'hui, la gauche, ça doit être force de proposition. Comment on fait dans la lutte contre les déserts médicaux ?

Et notamment, je le dis parce que les mesures ne seront pas consensuelles, ne seront pas euh euh sans conséquence. Comment on astreint à la permanence des soins l'ensemble des médecins ? Comment euh on régule l'installation des médecins sur les territoires qui sont sous-dotés ?

Comment on mobilise l'hôpital public pour qu'il aille au devant avec des antennes de l'hôpital public sur des des choses ? Voilà, moi je préférerais qu'on passe plus de temps à débattre de ces sujets là qu'à tous ceux qui viennent fracturer. Alors un peu sociologie quand même parce que Arlet Chabo rappel à l'instant le succès des des jeunes auprès de pour Jean-Luc Mélenchon.

La gauche traditionnelle ne fait plus rêver la jeunesse aujourd'hui. Qu'est-ce que vous avez raté avec les jeunes ? Je suis pas convaincu qu'on puisse dire de manière aussi caricaturale que la gauche ne fait plus rêver.

Il y a une aspiration jeunesse ma question. J'ai bien compris sur la sur la jeunesse, j'avais pas terminé ma phrase. Euh, il y a une aspiration à euh Moi, j'aime pas les assignations à l'âge.

On dire quand on est jeune, on a une plus grande aspiration à bousculer lesordes établi. Je pense que quand on est attaché justement aux valeurs de la gauche, à tout moment on est aussi indigné. La seule différence, c'est que il faut le faire en en étant une gauche du réel.

Dire à la jeunesse, vous allez voir demain, ça va être formidable. on va passer euh du jour à la lumière, enfin de la nuit à la lumière sur un claquement de doigt. Je trouve que c'est pas non plus responsable et réaliste que de le dire en ces termes.

Donc ce que la gauche a peut-être raté, c'est de leur dire euh il faut tenir les debouts de l'intergénérationnel. Les les plus âgés comme les jeunes ont fait cohésion et soutenir les uns, c'est soutenir les autres. ne pas céder à une guerre des âges en disant on a une société qui se serait concentrée uniquement sur les boomers et qui ne se concentrerait pas à du concurrence sur sur la jeunesse.

Est-ce que Jean-Luc Mélenchon pourrait battre le Rassemblement national au second tour ? Il faut éviter cette hypothèse là parce que il faut éviter cette hypothèse là parce que dans ce cas de figure, pardon de le dire mais on peut me dire que les sondages ne valent rien mais quand on a à ce point Jean-Luc Mélenchon qui est devenu la personnalité politique personnalité politique la plus rejetée par l'ensemble des Français, je pense qu'il a un risque majeur à ce qu'il accède au second tour d'où la nécessité de construire cette alternative parce que je combats en priorité le Rassemblement national. Il faut donc des candidatures efficaces et pas des candidatures de témoignages, pas des candidatures de gens qui ne cherchent pas réellement à gouverner.

Justement justement le bonne difficulté, on le voit dans le sondage ilop LCI, c'est qu'il montre aussi que la gauche est à un niveau historiquement bas, même très très bas. En Hollande ferait entre 8 et 11 %, Olivier Fort, Marine Tondelier 5 %, François Ruffin 3 %. En gros les vous, vous n'êtes même pas sondé.

Effectivement, ben je le souhaite que je le sois. J'ai j'ai a il y a un sondageop et moi je le prends comme une invitation qui disait que 10 % des Français souhaitaient que je sois candidaté à l'élection présidentielle peut-être parce que je porte justement d'une gauche républicaine. Est-ce que cette élection c'est le risque du grand effacement de la gauche ?

Évidemment que c'est le risque du grand effacement de la gauche mais c'est un effacement parce qu'elle n'est pas capable d'affirmer ce qu'elle est. Pourquoi aujourd'hui il y a cet éclatement là ? La gauche dans le paysage politique elle représente, il faut en être lucide au mieux environ 30 % de l'électorat dans la tripartition. 30 35 % même pour l'extrême droite, 30 % pour le socle commun, la droite et 30 % pour la gauche.

Et donc aujourd'hui toute la question est de savoir ces 30 % de gens qui se revendiquent de gauche, quel est le processus d'efficacité euh pour que leurs idées avancent ? Est-ce que c'est une gauche de témoignage et de radicalité ? Qui sait qu'elle ne pourra pas convaincre ?

Parce que quand on est à ce niveau-là, les uns et les autres, il faut avoir l'honnêteté de dire que personne ne pourra avoir raison tout seul et que pour gagner au deuxième tour, il faudra convaincre des gens qui ne viennent pas de votre camp. Et moi, je l'assume, c'est pas très populaire ce que je vais dire à l'instant. Je suis un candidat de gauche, de cette gauche digne et crédible qui veut s'adresser à des électeurs qui sont pas de gauche parce que pour ce qu'il vote, de la droite, du centre et de la droite pour leur dire il y a une gauche avec des convictions, si vous la placez en tête, elle sera capable de discuter, de construire des compromis avec vous, ce qui vous dis pourquoi pas le contraire, pourquoi est-ce que vous ne pourriez pas vous rapprocher d'un Gabriel par exemple, encore une fois, que chacun défende ses idées au premier tour, mais qu'il ne les fasse pas en se polarisant, en disant je les mettrai en tout seul au deuxème tour si vous y allez tous là au premier tour sera alors en sens inverse si vous dites allez-y tous ensemble avec un candidat d'un d'un magma qui irait je sais pas le cercle de la raison je peux vous dire que là vous donnez du crédit à l'argument notamment du RN qui vous dira c'est l'UMPS rappelez-vous c'est la jonction de l'UMP ou de la droite et du parti on a pas compris comment vous faites pour arriver un mais attendez c'est quoi le truc arriver un c'est arriver sur des propositions qui convainquent nos concitoyens mais qui sont capables pour être mis en œuvre.

Je vous prends l'exemple que j'évoqué tout à l'heure sur les questions de santé. Je vous prends l'exemple, on va peut-être parler des retraites ou parler du pouvoir d'achat. Tout le monde s'accorde à dire aujourd'hui qu'il y a un enjeu d'augmentation du salaire net de manière très concrète pour que les travailleurs et notamment les jeunes puissent avoir une augmentation de leur salaire net immédiatement.

Bon, il faut donc réformer le financement de la protection sociale. C'est pas simple de réformer le financement de la protection sociale. Ça va être douloureux pour les uns et pour les autres.

Est-ce qu'on est capable de produire un compromis pour dire c'est la proposition que je fais, c'est la proposition que je fais que pour asseoir le financement de la sécurité sociale, c'est plus uniquement les le salaire mais c'est taxer les importations et taxer la rente. Est-ce que la droite est capable d'aller sur cette situation ? Vous parlez même pas.

Ouais. Vous vous ne vous parlez même pas. Ça c'est, attendez, ça c'est le drame de ce qui s'est passé depuis 2 ans.

Je n'ai pas je n'ai pas censuré le gouvernement le corn et j'ai même voté le budget de la sécurité sociale après l'avoir négocié en prenant mes responsabilités attaché à une culture de compromis avec l'espoir derrière de se dire on va peut-être prendre l'habitude non pas de fusionner j'ai des différences avec Édouard Philippe avec Gabriel Atal ou avec d'autres mais tout simplement de regarder ce qui dans l'intérêt du pays peut permettre de faire consensus entre nous le moment venu mais sur la base d'une orientation qui aura été validée par les électeurs. simplement comment faites-vous maintenant le temps passe, les semaines passent. Alors la primaire, on en parle plus.

Est-ce que le Parti socialiste votera ? On ne sait toujours pas. Marine Tondelier, fan de la primaire maintenant envisage d'être candidate toute seule.

Comment faites-vous pour éviter ? Parce que si vous n'êtes pas qualifié pour le second tour, bah c'est quand même ça l'objectif. Pas de Jean-Luc Mélenchon pour le second tour.

Un autre candidat de la gauche hors réfi. Comment faites-vous ? Écoutez, on va remettre les choses dans l'ordre.

On va remettre les choses dans l'ordre. Là, le débat est devenu délétaire parce que on a parlé tuoterie primaire qui est candidat conclave. Moi je veux savoir c'est quoi le programme d'une gauche républicaine.

Donc je demande à ce que on se mette autour de la table. Raphaël Gluxman, Olivier Fort, Boris Valot, le parti socialiste dans dans sa diversité, Marine Tondelier, Clémentine Autin, François Ruffin et qu'on vérifie si on est d'accord sur des propositions et si on n'est pas d'accord sur des propositions, alors on arrête de se mentir. Je vous prends un exemple, je vous prends un seul exemple.

Quelle conséquen vous en tirez ? Ben, il y a certains devront faire des choix. Je vous prends un exemple qui est crucial pour l'économie de ce pays, sa réindustrialisation et pour le pouvoir d'achat des Français.

Nous, nous considérons, moi je considère qu'on a besoin du nucléaire comme énergie à la fois décarbonée, d'indépendance et de souveraineté énergétique pour la France et aussi de production à un coût plus faible. Voilà. Attendez, si le prochain président de la République est ambigu sur le sujet, ça ne fonctionnera pas.

Et donc si on constate que sur ce point-là, il y a un désaccord notamment avec les verts, alors il faut arrêter d'entretenir l'illusion de se dire qu'on peut aller ensemble à l'élection présidentiel. Il faudra qu'il choisissent comprennent sur tous les sujets, sur la question de la laïcité, sur la question de l'immigration, sur la question de la sécurité, sur la question des retraites, de la santé, des vulnérabilités. Regardons les points sur lesquels on est d'accord.

Et si on voit non mais c'est pas un conclave pour désigner une personne, c'est une éloration programmatique sur 8 ou 10 propositions. Si sur ces 8 ou 10 propositions, c'est la proposition que moi je fais depuis le début de ma candidature. Depuis le 5 février, j'ai dit non mais parce que pour l'instant il y a une sorte de chrétinisme présidentiel qui est la malédiction de la gauche qui pense que chacun peut avoir raison tout seul.

Moi, j'ai pas la prétention de dire que la la candidature de Jérôme Gegge, elle a raison toute seule. Je suis lucide sur ce que j'apporte dans ce dans cette discussion et moi je veux incarner cette ligne de la gauche républicaine universaliste, laïque, laïque qui est capable de construire du compromis avec l'ensemble des autres forces politiques de ce pays précisément pour éviter l'abîme polarisation extrême droite gauche radicale. Pos une question, qu'est-ce qui vous différencie Raphaël Guxman ?

Est-ce qu'il y a incompatibilité ? Vous citez le nucléaire, on comprend ça marchera pas avec les verts ? OK, mais Raphaël Gluxman lui, il se donne 3 mois pour convaincre hein, il a envie donner envie au français de voter pour lui.

Qu'est-ce qui vous sépare de lui ? Mais attendez, lui c'est lui, moi c'est moi. Comme dit l'autre, il y a pas de problème.

Attendez, d'abord, il y a d'abord une différence. Moi, j'ai annoncé ma candidature à l'élection présidentielle et je me réjouis que Raphaël participe de ce débat et j'ai lu son livre, je discute avec lui, il met dans le débat des propositions et donc vous savez quoi ? À la fin, d'une manière ou d'une autre, on sera ensemble.

Je sais pas dans quel sens mais on sera ensemble et parce que je suis convaincu dans le même espace politique François Hollande en décembre vous attendez c'est la saison des vous savez quoi encore une fois ni le casting ni les dates m'importe moi une fois mais si parce qu'il y a un calendrier si vous voulez on remonte le calendrier moi je voudrais que au milieu de l'automne nous ayons le programme politique de cet espace politique qui permet justement de tenir la dragée haute à ce que propose le Rassemblement national mais aussi à ce que propose la gauche radicale de Mélenchon ou le macronisme, c'est enfin cette campagne, elle se fera pas sur un concours de beauté, pardonnez-moi l'expression, sur le casting des uns et des autres. C'est ce qu'on propose d'efficace et moi je vous le dis, une ligne à la fois authentiquement républicaine, c'est celle que je porte mais qui est attachée à la question sociale, à la question du travail, à la question du partage des richesses, du pouvoir d'achat, du sentiment de relégation dans des territoires ruraux, dans des territoires périurbains bref bref de cette France de la périphérie qui se sent oublié. cet espace politique, je veux le porter.

Ben après, on verra si c'est moi le mieux placé, c'est moi qui serai euh qu'est-ce qui vous départage les sondages au bout du compte, les sondages, les mot c'est terminé. Écoutez, je pense qu'on aura l'intelligence collective de choisir le bon candidat à partir du moment où on aura élaboré cette plateforme programmatique. Et le drame, c'est que pour l'instant ça n'a pas commencé et il faut qu'on sorte de cette immaturité politique qui frappe la gauche pour parti mais qui aussi n'épargne pas une partie de la droite et du socle commun.

Le drame, c'est que ça n'a pas commencé. On verra si votre proposition fait débloque la situation.

Présidentielle : la candidature de Jean-Luc Mélenchon est "un non-évènement", Jérôme Guedj |LCI — Jean-Luc Mélenchon · Pourquijevote