Bruno Retailleau peut-il devenir président en 2027 ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
radio le 10h30. Mettez-vous d'accord. Christine Bouillot.
Allez, on se recentre. On était en train de parler du vendredi 13 avec un œil toujours aussi sur ce qui se passe à Cap Canaveral. On est à 44 minutes du décollage de Sophie Adenau.
On va s'y intéresser tout à l'heure et on va suivre ça. On vous donnera les dernières infos en direct. Nos quatre débatteurs qui viennent de s'installer que je salue Pascal Bataille.
Bonjour Pascal. Bonjour à tous. animateur, producteur, chef d'entreprise, auteur de ce fabuleux petit traité du silence à l'usage des jambes bruyants.
Mon dieu que c'est important ! Jean-Claude Bejour. Bonjour cher ami avocat et président du forum transatlantique, Arnaud Méléti, bonjour Arnaud.
Professeur à la Sorbonne, directeur de la nouvelle revue politique et auteur aux portes du pouvoir Eren l'inéluctable victoire. C'est chez Michel Lafond pour les éditions. Et puis Arnaud Stéphan, bonjour Arnaud.
Bonjour. Fondateur de l'agence la note de com. Alors, on va avec vous débattre dans un instant de ce nouveau candidat à la présidentielle.
Nous sommes, je rappelle, à 14 mois de l'élection. Déjà 14 candidats déclarés officiellement ou sur le point de le faire. C'est Bruno Rotaillot qui a officialisé sa candidature.
La droite républicaine a-t-elle encore un avenir en France ? Est-ce moment pour le faire ? Bruno Rota a-t-il ses chances pour ce qui est de la droite et puis faut-il un Trump pour redresser la France ?
La question est remise au goût du jour aujourd'hui par un débat entre un polémiste classé à gauche et Éric Zemour aussi qui rêve de ça. Est-ce que c'est la bonne solution ? J'ai hâte de vous entendre.
Nous démarrons le zapping tout de suite avec vous Gill Gansman. Ce zapping qui va nous parler des espions modernes. Et oui, absolument.
C'est une histoire incroyable que je vais vous raconter hier qu' a raconté hier TF1 histoire digne d'un James Bond. Il s'agit de l'espionnage de notre fleuron de l'aviation, le le rafale, grâce simplement à des petites lunettes. Un site de production d'avion de chasse rafale ultra protégé et peut-être espionné.
Hier, dans cette usine d'assaut aviation à Sergie, un intérê est surpris avec sur son nez ce type de lunette équipé de caméras intégrées à la monture. Il a été repéré par les agents de sécurité. Ce soir, la société précise nous avons immédiatement saisi les autorités compétentes qui ont engagé les actions nécessaires.
Le mise en cause à 19 ans. Un intérêt maire monte leur câbleur sur une chaîne d'assemblage d'avion de chasse rafale. Jusqu'alors inconnu des services de police, il est soupçonné d'espionnage industriel.
Il a été placé en garde à vue pour atteint aux intérêts fondamentaux de la nation. Alors, il c'est un c'est lunettes connectées. Donc il a des lunettes ici à part moi.
Donc je suis en train de vous espionner tous les uns les autres. Euh bon avec les moyens l'espionnage industriel c'est pas c'est vieux comme l'industrie, j'allais dire Arnaud Béedetti. Mais aujourd'hui, on on voit aussi tous les intérêts de l'intelligence artificielle.
Il y a eu aussi cette histoire de de ces Chinois qui ont été interpellés du côté de la Géronde. Ils avaient installé des paraboles pour visiblement et et enfin en tous les cas les renseignements. La bataille du renseignement c'est quelque chose d'important.
Qui veut qui veut commenter cette info ? Bah c'est pas nouveau comme vous l'avez dit hein. C'est vieux comme le monde.
Mais alors la question c'est vrai que d'ailleurs vous la posiez c'est au profit de qui si c'est le cas. C'est ça qui est intéressant véritablement. après que encore une fois l'espionnage industriel soit j'allais dire une constante et d'ailleurs assez éconimement vraisemment répandu enfin un peu plus peut-être d'un certain côté que de l'autre je dire c'est pas fondamentalement quelque chose qui vient nous surprendre mais en effet on peut s'interroger surtout quand on va dans le dossierstin aujourd'hui alors juste de ce que ce que viennent de dire Arnaud on se disait avant de débuter au profit de qui et puis surtout tout quel est le profil du du supposé espion et et c'est là où nous avons un sujet parce que on parle d'intérim, on parle de site sensible sur lequel enfin devant lequel se retrouve un intérimaire.
Donc c'est c'est vrai qu'il faut se poser deux questions. Aujourd'hui, on a trop tendance à supprimer un certain nombre de postes d'emploi et les laisser ou penser que des intérimaires, des stagiaires peuvent les occuper. Ça c'est un sujet.
Je dis pas que c'est bien, je dis pas que c'est mal, les DRH peuvent en discuter. Maintenant, le sujet est posé. Première chose.
Deuxième chose, il y a aussi des moyens de sécurité qui font qu'on on pisse sur les les sujets un peu sensibles, les entreprises sensibles, sur les voilà et donc ça veut dire qu'il y a eu à l'évidence, d'après ce que on comprend, je dis bien d'après ce qu'on comprend, il y a eu défaillance. Pourquoi ? Comment ?
Voilà, ce sont les vrais sujets, mais c'est vrai que ce que depuis la nuit des temps, il y a de la il y a de la concurrence, il y a de la surveillance, il y a de l'espionnage, ça n'est rien de nouveau. Après, ce sont les moyens qui diffèrent et puis aussi la prévention. Je crois que c'est la question.
Ce qu'il faut dire, c'est qu'en effet les process d'industrie sont extrêmement, je veux dire contraignant euh extrêmement suivi et c'est vrai que c'est quand même assez surprenant que un intérim pardon et inquiétant qu'on puisse avec des lunettes. Je me pose je me pose une question. D'habitude le profil des gens qui qui font de l'espionnage sur des hautes technologies comme ça et particulièrement sur la défense, c'est pas trop ce genre de profil là.
C'està-dire que généralement c'est une équipe, c'est il y a plusieurs personnes, il y a en effet l'intérimaire qui s'y se fait choper, c'est pas grave, ça détourne la tension pendant ce temps-là. Les autres ont le temps de nettoyer et de de faire oublier qu'ils étaient eux aussi en train de faire de faire du renseignement. Euh ce qui est surprenant, c'est l'âge de la personne, 19 ans.
C'est très jeune, hein, déjà pour avoir été euh euh d'avoir été tamponné, comme on dit, dans les services de renseignement, d'avoir été pris, formé, euh amené à dire voilà, tu vas aller dans tel endroit, tu vas aller euh tu vas aller faire c et ça. Faudrait donc savoir qui sont les gens qui l'ont recruté, comment ont-ils su qu'il était là ? Est-ce que c'est lui qui a trop parlé ?
Est-ce que c'est la la société de qui l'a recruté en tant que intérieur qui a qui a été le qui a été le le le joint par rapport à une puissance étrangère ou à des intérêts industriels étrangers ? Ça peut aussi être des concurrents. Heinou ça concur la question des sous-traitances aussi.
Oui. Et et et des et des sous-traitants. Mais il y a il y a une autre question qu'il faut quand même se poser et qui est en partie de la réponse que vous avez donné euh tout à l'heure, maître, c'est de dire euh mais comment comment se fait-il qu'on utilise on utilise ce genre de ce genre de comment dire de d'intérim dans des sujets aussi sensibles ?
Bah oui, mais c'est c'est la c'est bien la question qu'il faut se poser. C'est-à-dire que à un moment donné, on sait que dans l'industrie de l'aéro, l'aéréro, la défense, le spatial, voilà. Particulièrement l'aéro par exemple, il y a il y a pas assez de personnel, vous savez.
Il manque il manque 10000 emplois dans l'entretien des appareils, par exemple dans l'aviation civile, 10000. Voilà, on ne forme pas assez. Donc, on est obligé de faire appel à des intérimaires ou à des gens qui font euh qui travaillent dans une entreprise le matin et qui travaillent dans une autre entreprise l'après-midi.
Donc, vous vous permettez l'interpénétration de gens sur des domaines assez sensibles, sur des zones assez sensibles et vous multipliez les possibilités, un d'espionnage, deux d'infiltration, de choses beaucoup plus dangereuses même peut-être. Pascal bataille. Bah, nos camarades on ont dit plein de choses intéressantes sur le sujet.
Moi ce qui me semble intéressant chaque fois qu'il y a des failles comme ça, on il y a eu dans un autre domaine le cambyalage du Louvre il y a quelques temps et cetera où il y a deux façons d'aborder le problème. Soit on pointe les défaillances, on cherche des coupables et cetera, soit on essaie aussi de tirer les leçons. Et ce qui me semble intéressant dans ce qui vient d'être dit notamment euh par maître Beaujour et et puis par Arnaud, c'est effectivement euh d'aller d'aller voir où ça pêche pour essayer d'améliorer les choses, notamment sur le problème des recrutements.
Donc ça veut dire aussi de la formation, euh c'est-à-dire que on voit euh avec ces défaillances et manque de personnel formés que certainement là encore dans les écoles, on forme pas au bon métier et à l'université non plus, on forme pas aux vrais besoins. Il y a encore pas d'adéquation malgré tout. euh les discours qui ont lieu à ce sujet-là d'adéquation entre la vraie demande des entreprises aujourd'hui et notamment dans ce qu'on pourrait appeler le high-tech en général, l'aéro en fait partie euh et et les formations des écoles.
Donc espérons en tout cas que cet avertissement qui sera peut-être sans sans grand frais pourra servir de leçons. La deuxième chose, je vais en profiter de puisqu'on aborde ce sujet pour pousser un Cocorico un peu bémolisé puisque le rafal on vient d'en vendre a priori 114 à l'Inde pour une un budget de 33 milliards. C'est la plus grosse commande apparemment qui a jamais été faite que le le rafale a été préféré au F35 américain.
Donc il y a il y a sans doute aussi de bonnes raisons d'aller espionner notre technologie. C'est parce qu'aussi on est sans doute en ce moment les plus performants. Est-ce qu'il faut se réjouir de vendre 114 avions militaires à l'Inde ?
C'est une c'est un autre sujet ici. Je vous voyez vous voyez et là encore c'est important que nos auditeurs en aient conscience. On parle beaucoup de souveraineté dans le prolongement de tout ce qui a été dit.
On parle de souveraineté de sécurité ça a un prix. On ne peut pas faire au rabet et dire en permanence il faut que la France soit souveraine. Il faut qu'on ait de la sécurité.
Ça montre bien et je dis bien nous ne connaissons pour l'instant rien de ce dossier. Ce ne sont ça n'est qu'une première information. Il faut prendre les choses avec réserve.
Mais à supposer que cela arrive et ça peut toujours arriver, cela étant dit et bien cela veut dire que nous avons notre industrie, nous avons besoin de sécurité et de souveraineté et cela ça a un prix. Voilà, je juste juste pour faire une une stéphan stéphan juste une petite chose, il faut se rappeler que nous n'avons plus de soudeur dans l'industrie euh dans l'industrie nucléaire et qu'aujourd'hui les gens qui font les soudures dans les dans nos centrales nucléaires sont américains et canadiens. Donc je je vous lance ça juste comme ça.
Je livre ça à votre sagacité. Bon, on ouvrira le dossier du nucléaire un autre jour. On va ouvrir celui des antidépresseurs.
Gill euh Ah oui, on nétait [rires] pas sur le hockey sur le sport. Et non, on est sur les antidépresseurs. Moi, j'avais ça normalement.V d'accord. [rires] C'est c'est qui c'est que nous prenons trop d'antidépresseurs.
Donc, on est au ralenti ce matin. On va faire ce que je vous propose c'est qu'on fasse une petite pause. On va remettre les choses en ordre hors antenne et on se retrouve juste après avec nos débatteurs ce matin.
Pascal Bataille, Jean-Claude Bonjour, Arnaud Benedetti, Arnaud Stéphan. Euh je vous assure que c'est pas de l'ingérence étrangère hein qui se passe et ces problèmes de fonctionnement interne. Allez, on se retrouve juste après.
Puis vous nous appelez au 0826 300. Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord. Christine Bouillot.
Le 10h midi, mettez-vous d'accord. Christine Bouillot. Avec vous également 0826 300 300, vous venez réagir.
On est avec Pascal Bataille, animateur et producteur chef d'entreprise avec votre livre Le petit traité du silence à l'usage des gens bruyants. Jean-Claude Bejour, avocat, président du forum transatlantique, Arnaud Médit, professeur à la Sorbonne, directeur de la nouvelle revue politique et auteur de haut portes du pouvoir Ren inédutable victoire et Arnaud Stéphan fondateur de l'agencedelanote.com.
On garde toujours un œil hein sur le départ. Visiblement le comptebourg continue du côté de Capcanar Veral. Puis petit Cocorico alors en demi-teinte aussi, pardonnez-moi, c'est le lancement cette nuit réussi d'Arian 6.
Elle a à son bord, c'est quand même important hein, c'est notre lanceur européen mais elle a mis en orbite 32 satellites pour Amazon, la nouvelle constellation qui doit être concurrente de Starlink. Et on attend toujours euh le réseau internet européen qui ne voit toujours pas le jour. On est dépendant des Américains.
Arnaud, attendez, attendez. Pourquoi attendez ? Parce que parce que on avait on avait le concurrent on avait le concur votre micro monsieur Stéphan.
On avait le concurrent du GPS je sais plus où on en était. On avait Galé on attend on attend toujours. Voilà.
Faut des sous pour tout ça. Oui d'accord. Mais enfin je il se trouve que normalement la commande constation qui ont été lancé quand même.
Oui constellation. Et alors quel est le résultat ? Ah bah Galileéo.
Merci. Sur votre téléphone vous avez Galiléo vous avez le G les Américains ont un temps d'avance depuis très longtemps sur un certain nombre de sujets dans dans celui de la navigation. européens ou des ingénieurs venus d'ailleurs du de plein de pays mais qui ne sont pas forcément des ingénieurs américains.
Donc à un moment donné spatial, on a perdu, c'est vrai, on a beaucoup perdu sur le domaine spatial depuis de très nombreuses années. Moi, je me souviens de l'époque où Arian était on est encore un peu dans le match quand même. Ouais mais non attendez sur le plan sur le niveau au niveau du au niveau des lanceurs sur le marché commercial des lanceurs, je rappelle que pendant très nombreuses années Arian a été en position dominante et que malheureusement la concurrence aujourd'hui c'est la Chine hein qui ont qui a réussi à faire décoller les lanceurs et les Américains aussi quand même he mais les choix technologiques qui ont été faits pour l'Europe en matière de lanceur ben malheureusement ont été des choix qui étaient totalement décalés par rapport au choix qui technologique qui ont été faits par les Américains à partir du moment où on décide de de développer un lanceur qui est à moitié réutilisable, vous imaginez les coûts, je veux dire, en terme de non seulement de production, mais aussi de lancement euh qui, je veux dire, font la différence avec un lanceur qui lui n'est pas réutilisable, qui on peut se féliciter en effet du succès d'Arian 6, c'est très c'est très bien, c'est formidable mais je rappelle Arian 6, on lance combien de fois Arian 6 en une année ?
De trois fois oui deux trois fois ou mais 32 satellites d'un coup ce que peuvent pas faire les autres. Oui, mais souvenez-vous de l'époque où Arian lançait pratiquement tous les mois. Donc ça veut dire quand même que quelque part aujourd'hui ben malheureusement notre performance technologique est moindre et que ça se ressent en fait ce qui est arrivé aujourd'hui c'est un concurrent privé qui a des illimités avec le arrivé mais ce qui était arrivé il y a quelques années dans un congrès dans un congrès spatial, il avait dit à tous les directeurs d'agence et personne ne l'avait cru à l'époque vous serez mort dans 10 ans et en fait ils sont morts avant 10 ans.
La vérité c'est qu'on a jamais cru au modèle au modèle que l'an Musk avec évidemment l'aide il faut le rappeler des financements qui étaient le financement que des fonds public des fonds des fonds publics de la NASA du département de la défense mais bon manifestement on a fait un choix un choix technologique qui était récemment pas le meilleur en tous les cas on n'est pas parti sur le sur la même chose. Bon on va suivre ça dans dans 27 minutes he le compte àbour tous les voyants nous ditons sont au verts pour Sophie à moi personnellement ça me passionne. Voilà, je me dis franchement ça c'est mon mon cheval.
Allez, on va parler avec vous des antidépresseurs chez les jeunes. Mon cher Gansman, c'était dans c'est à vous c'est à vous à alerter sur un phénomène qui nous vient des États-Unis où de plus et oui où de plus en plus jeune, on prend des antidépresseurs. Donc ça déjà c'est assez surprenant mais surtout on en fait la pub sur TikTok et c'est même devenu un phénomène de dire que on prend des antidépresseurs et qu'on va mieux extrait de cet à vous.
C'est un tabou que lèvent ces jeunes, surtout des jeunes femmes. Effectivement, elles sont de plus en plus nombreuses à parler de leur prise d'antidépresseur notamment. Je m'appelle Tiffanie, j'ai 24 ans et je suis sous [musique] antidépresseur depuis un peu plus de 3 mois.
Ça fait 10 jours que je prends de la paroxétie au niveau des pensées façon. Je suis un petit peu moins dans les pensées négatives à ruminer. Avant, j'avais tout le temps l'impression que tout était toujours négatif.
Là, je suis vraiment plus rationnelle. Si tu es dans ce cas et que tu dois prendre de la certraline, je te [musique] comprends. Je te jure que tu vas t'en sortir.
C'est ça. C'est une tendance en fait qui est née aux États-Unis avec des mots clé comme prosac Girl ou Zol of Gang. En fait, c'est sont des jeunes qui parlent de leurs problèmes de santepsie et de leur traitement.
C'est aussi le symptôme d'une jeunesse qui est en train de souffrir surtout depuis le Covid puisque vous allez voir la progression très importante des prescriptions de psychotropes sur les chiffres de l'assurance maladie en France 2019 et 2024. Les flèches, elles sont rouges parce que ça progresse énormément. Les anxiolitiques comme le Valium + 20 à 35 % selon les dosages.
Les antidépresseurs comme le Zolof + 100 à 123 %. Il y a 9 millions de boîtes de prosac qui ont été vendues en pharmacie en France en en 2024. Et ben là euh Pascal bataille ça on pourra en sourire mais c'est pas drôle du tout hein.
C'est ben oui mais je je vais peut-être pas moi être très consensuel. C'estàd que moi je je ça me choque pas ça me choque pas qu'on consomme des antidépresseurs si on est malade. Moi je voudrais qu'on une fois pour toutes on considère la maladie mentale comme une vraie comme une vraie maladie.
C'est pas la même chose que des adolescents prennent des antidépresseurs et qu'ils aillent faire des opérations de chirurgie esthétique. Pour moi c'est pas ou à condition de prendre des antidépresseurs sous contrôle médical. d'une part la régulation sur la délivrance de ces antidépresseurs qui doivent évidemment continuer d'être garantis par des médecins spécialisés et cetera.
Mais qu'est-ce que ça dit ? Ça dit surtout la problématique d'une d'une jeunesse en souffrance, d'une adolescence compliquée. Il y a de plus en plus dans les dans les hôpitaux et dans les services spécialisés de jeunes de 13 à 18 ans qui sont qui sont en souffrance, qui sont vraiment en dépression.
Est-ce que ça veut dire qu'il faut pas soigner ces jeunes-là ? Alors, on peut se s'indigner de la pub sur TikTok, des influenceurs qui galvautent ça et qui traitent ça à la légère et qui comme on parlerait d'une crème de beauté bien sûr mais je vais mieux ça peut donner envie à d'autres jeunes de dire ah moi j'ai un mal oui mais sauf que c'est médicaments qu'on ne donne pas la pharmacie sur le manteau hein vous arrivez avec tant qu'on régule ça et qu'effectivement n'importe qui ne peut pas se procurer voilà après si effectivement on peut ça peut se trouver facilement sur Internet, ça pose un autre problème. Juste une précision de forme et une précision de fond sur la forme, la dimension culturelle.
Gil a dit, ça nous vient des États-Unis. Oui, parce qu'aux États-Unis, on fait de la publicité pour les médicaments, ce qui est interdit chez nous. Donc, c'est vrai que ça peut choquer de quand on est au quotidien français et qu'on voit de la publicité, quel que soit le support, parce que TikTok ou la télévision ou la radio, c'est un support de communication comme un autre.
Donc ça peut choquer le français mais aux États-Unis on fait de la publicité pour les pour les médicaments. C'est quelque chose qui se pratique. Ça c'est la première chose, c'était la dimension culturelle.
Sur le fond, je partage complètement ce qui a été dit. Alors c'est vrai qu'on se dit entre des des gamins de 23 ans qui sont sous antidépresseurs, on peut être choqué mais en réalité le vrai sujet c'est celui de la maladie. Il m'a été rapporté récemment par une personne d'un certain âge qui allait voir son épouse dans un établissement psychiatrique euh qui qui cette personne me disait à quel point elle a été surprise de voir un grand nombre de jeunes un grand nombre de jeunes là à Paris en France.
Donc ça veut dire qu'on a une une jeunesse en souffrance. Nous sommes tous à déplorer la la violence des jeunes, d'un certain nombre de jeunes. Nous sommes tous à déplorer lorsque euh une un professeur se fait euh euh poignarder ici ou là, ça veut dire quelque chose.
Alors oui, il faut sanctionner et vous savez qu'en tant qu'avocat, partisan de l'ordre public, je dis qu'il faut sanctionner. Il y a pas de réserve très fermement mais la sanction ne suffit pas. Il faut se demander pourquoi.
Et c'est vrai qu'on a une une jeunesse qui souffre. On a une jeunesse à qui on n'offre pas forcément beaucoup de perspectives. Ils ont le sentiment, moi j'en discute avec des jeunes et alors qu'ils sont dans des meilleures conditions entre guillemets matérielles que nous l'étions au même âge.
Ils ont le sentiment qu'ils n'ont que rien ne va. Et et donc c'est bien d'avoir les coups de cœur souvent ici parce qu'on se dit mais arrêtons de dire que rien ne va. Arrêtons de dire que rien ne va.
Non, deux choses. Je veux dire bon, il y a de la publicité aux États-Unis pour les médicaments, c'est une réalité mais enfin la France est un des pays qui consomme le plus les antidépresseurs il faut quand même et depuis très longtemps, on a un des records, je veux dire dans le monde occidental, il faut le rappeler, il y a pas besoin, il y a pas besoin, il y a pas besoin, il y a pas il y a pas besoin de publicité, je veux dire, ça c'est une chose. Et deuxièmement, je veux dire tous les gens qui consomment des antidépresseurs ne sont pas ne souffrent pas de maladie mentale. il faut pas confondre je dire le fait de consommer des antidépresseurs et on connait tous parmi nous et qui ne sont pas je dire caractérisés comme des malades mentaux mais qui consomment des antidépresseurs donc je crois que il y a pas de lien il y a pas de lien dépression malad c'est une maladie mais ce n'est pas une maladie mentale au sens je veux dire de la définition de la maladie mental catégorie une souffrance il y a une souffrance évidente mais enfin bon c'est deux choses différent En plus, il faut il faut il faut voir et je rebondis sur ce que vient de dire l'autre Arnaud, [rires] le camarade Benedetti, c'est que un ça fait très longtemps que nous sommes les champions de la de la consommation de ces de ces médicaments depuis 30 ans.
Exactement. de nous sommes aussi des champions aujourd'hui malheureusement de la consommation de drogue. Il faut quand même se bien se dire que bonjour le cocktail quoi et notamment chez les jeunes hein.
Donc si vous avez à la fois les médicaments, la cocaïne le mais la consommation de tout produit je parle de l'alcool aussi. L'alcool ça descend en France donc c'est pas pas tous les alcools. D'accord.
OK. Alors le Scheps, le Scheps, le jean Schweps. D'accord.
OK. Mais il se trouve que voilà, il se trouve il se trouve que chez les jeunes en tout cas, on favorise la prise de médicaments hors circuit médical et on prend des drogues et on en revanche on baisse sur l'alcool. Mais ça fait très longtemps et et ça veut dire beaucoup de choses.
C'estd que il y a aussi une frustration énorme par rapport à la société qui leur est proposé. c'est que il y a plein de gens sur les réseaux sociaux, ils voient une vie qui n'est pas la leure et que il supporte mal et que la frustration, elle a besoin de trouver un échappatoire et elle ne trouve pas cet échappatoire. Quand vous êtes à Crusill et Mépillas sous la flotte et que vous voyez des gens à Dubaï qui sont comme ça qui des influenceurs et cetera, vous avez l'impression que votre vie elle est complètement en ratée et que vous n'avez pas d'espoir et que donc vous tombez dans une sorte de de dépression au début.
Je pense que c'est un phénomène qui est plus urbain d'ailleurs. Euh je sais pas. Alors, j'avoue que je n'en sais rien.
Je vous propose je vous propose nous qu'on s'intéresse à la à l'info dans dans un instant. On est obligé de s'arrêter. Vous nous appelez hein sur ce sujet là et sur tous les autres.
Vous êtes les bienvenus 0826 300. On se retrouve juste après ça. Il est bientôt 11h.
Sud Radio le 10h mettez-vous d'accord. Christine Bouillot. Ça Sud Radio le 10h30.
Mettez-vous d'accord. Christine Bouillot en compagnie de Pascal [musique] Bataille, animateur, producteur, chef d'entreprise, Jean-Claude Bejour, avocat et président du forum transatlantique. Arnaud Benedetti, professeur à la Sorbonne et directeur de la nouvelle revue politique.
Arnaud Stéphan, fondateur de l'agence La note de com avec vous, on s'intéresse tout de suite, on va on va ouvrir le débat avec cette candidature qui était attendue, hein. pas une surprise et un événement politique. Arnaud, je me vois déjà sourire.
Donc Bruno Retaillot qui est candidat à la présidentiel, il l'a annoncé hier. Moi, j'ai fait les comptes il y a à peu près à ce jour déclaré ou sur le point de lettre ou qui ont dit qu'ils étaient intéressés 14 personnes qui sont déjà candidates à l'élection présidentielle. Donc il reste 14 mois, nous allons finir avec une équipe de rugby en lis pour la présidentielle.
Est-ce que la présidence touche avec les remplaçant ? Bon, on va prendre les choses dans l'ordre. On a on a un petit peu de temps ensemble.
Euh, a-t-il ses chances Arnaud Benedetti ? A-t-il raison de le faire maintenant Bruno Retaillot ? Peut-il rassembler son camp autour de de son nom parce qu'ils sont nombreux et le problème c'est le problème c'est pas tant Rotaillot que la marque LR aujourd'hui.
Bruno Rota bon est sorti du gouvernement dans les conditions que l'on saé. il avait plutôt réussi son entrée dans ce gouvernement, en tout cas au vu des des sondages d'opinion. Aujourd'hui, si vous voulez, les LR, ils ont jamais résolu leur problème depuis 2017.
C'est-à-dire qu'ils sont pris en étu entre d'un côté un bloc macroniste qui a aspiré une partie du centre droit et puis le Rassemblement national qui a quand même cannibalisé une grande partie de leur électorat et depuis 2017, ils n'ont pas été capables de susciter une incarnation qui soit capable de fédérer et de d'être attractive. Je rappelle, on a eu monsieur Vauquier, on a eu monsieur Bertrand, on a eu Madame Pécrè avec le résultat que l'on sait aux élections présidentielles, on a monsieur Retaillot qui a essayé de de relancer la machine. Après le le sujet c'est le calendrier.
En effet, c'est un calendrier qui tombe en pleine campagne municipale. Je ne sais pas d'ailleurs comment les candidats LR vont prendre cette déclaration de candidature parce que très souvent ils souhaitent vraisemment pas mettre trop en avant exper et si Bruno Rota vient les soutenir je suis pas sû quelque chose Arnaud Benedetti vous êtes pas c'est compliqué et c'est pas la comp c'est très c'est très c'est très compliqué pour lui aujourd'hui. Bah c'est un Oui, c'est vraiment un trou de souris qui est extrêmement restreint à ce stade.
Après vous savez en politique il peut se passer beaucoup de choses. Qu'est-ce que fait le le paris de Rotaillo ? C'est quoi ?
Il fait le paris mais c'est une autre histoire, c'est une autre trajectoire. Celui de Chirac en 94 95 quand il est à l'ous seul et que il se lance mais sauf que c'est pas la même époque. On va faire circuler Jean-Claude et puis Arnaud dans la foulée.
Moi moi je j'ai j'ai envie de vous dire ça ne me choque pas qu'il y ait un candidat de plus. Qu'il y ait 20 30 40 candidats c'est la démocratie. Les gens ont le droit d'être candidat.
Après, il faut avoir les je viens bien en revanche, ce qui m'intéresse comme électeur et comme citoyen, j'ai l'impression qu'il y en a qui vivent sur un nuage. C'est le projet de société, c'est ce qu'on va leur proposer. Moi, j'aimerais bien que les gens commencent par me dire voilà la vision que j'ai de la France.
Et par exemple, on vient d'aborder un sujet qui est très simple. Qu'est-ce qu'on fait ? Il y a il y a quelques grands sujets sur lesquels il faut arbitrer d'abord dire voilà ce que je propose et en fonction et parce que je veux mettre cela en place, je me propose de conduire et on on vient de voir sur la la question de souveraineté, sécurité en matière industrielle.
On a vu qu'il y a des choix, on a vu que nos entreprises sont confrontées à un certain de difficultés. C'est pas une SRM de quartier qui peut faire la politique industrielle française. Au contraire, elles sont arrimées au grand groupe.
Que faisons-nous ? Voici les sujets qui intéressent nos concitoyens. Arnaud Stéphan on va vous entendre mais on va au standard au 0826 300 300 on va filer dans le tarne à Alby avec Gabin qui nous a appeler.
Bonjour Gabin. Belle ville. Oui, bonjour à tous.
Arnaud Stéphan vient de dire Alb quelle belle ville. Je ne peux que de que que confirmer. Mais parlons de Bruno Rota hein.
Changons de de sujet. Vous vous en pensez quoi cette cette annonce de candidature ? Est-ce que c'est une de plus ?
Est-ce qu'il a ses chances ? Comment vous analysez ça ? Bah c'est un peu de de tout parce que dans le sens euh on s'y attendait un enfin personnellement euh depuis qu'il est ministre de l'intérieur enfin qu'il a été ministre de l'intérieur pardon euh on attend parce que il a des manœuvres politiques qui laissaient un peu entendre qui pourraient euh convoiter la présidence.
Euh après, je pense que il a ses chances dans le sens où il regroupe, il va il peut regrouper l'électorat du LR et un électorat plus à droite encore de du rassemblement national en fonction de ce qui va se passer ou euh par rapport à l'inibilité et ou même au second tour. Euh donc il garde ses chances. La seule chose, c'est que ça peut faire la parbelle à la gauche qui parce que là ça va diviser un petit peu et le clan enfin le clan LR et la droite.
Donc ça peut ça peut donner une chance au cas à la gauche. En tous les cas pour vous Gabin, vous dites il a il a une possibilité d'arriver d'arriver à faire quelque chose pour la partie de de la droite mais ça laisse dubitatif à son visage. Je le vois c'est Arnaud Stéphan si vous nous regardez sur les réseaux sociaux.
Arnaud, vous vous dites euh Non, mais il y a il y a la la politique, ça reste aussi quand même quelque fois de l'arithmétique euh aussi hein, il y a de la sociologie mais il y a aussi un peu d'arithmétique. Si vous regardez ce que représente aujourd'hui LR, il faut il faut le dire, c'est pas ça a été un très grand parti. Cette famille politique a été une famille politique qui a structuré la vie politique, mais aujourd'hui c'est une force politique résiduelle en fait. que vous alliez sur les élections législatives où ils ont fait à peine 5 % que ça soit sur les éélections présidentielles ils ne sont même pas arrivés à 5 % et le dernier score important de de LR ça a été ça a été les je crois les les européennes où ils ont fait ils ont fait ils ont fait ils ont fait 8 ou ne et oui mais ça commence à dater ça va faire ça va faire près de 10 ans quand on arrivera à l'élection présidentielle et ça s'est terminé comme comme on sait et d'ailleurs ça a laissé des traces c'est une famille politique est extrêmement divisé parce que déjà elle ne sait plus où elle habite puisque c'est une famille politique qui est devenue extrêmement diverse et qui vit dans sous le même toit en ayant des conceptions du monde complètement différentes.
Deux, c'est une c'est une famille politique qui a été construit uniquement pour l'élection présidentielle et il se trouve que vous n'avez que des candidats et vous avez quasiment plus de gens pour faire tourner la boutique. C'est un parti extrêmement faible. Et enfin euh la stratégie de Bruno Rotaillot est quand même extrêmement surprenante.
Vous avez quelqu'un qui au lendemain des municipales aurait pu se taper sur la poitrine en disant "Regardez, nous avons des milliers de de mairies puisque on rappelle quand même LR aujourd'hui c'est 10000 euh municipalités et donc il aurait pu se taper dessus en disant nous sommes le premier parti municipal, c'est nous qui sommes le la plus grande force à à la la sortie de ces élections municipales." Non, en Catini, tel Jospin qui envoie son fax pour annoncer sa candidature, monsieur Rotaillot nous fait un flop alors que rien dans l'actualité ne permettait véritablement de créer un plan com et de créer un effet de sidération ou un besoin ou une envie. J'ai pas l'impression qu'aujourd'hui dans la société dans laquelle on vit, il y a il y a un appel du peuple pour pour appeler Bruno Rotaillot à la présidence de la République.
Allez, il est 11h10, dans 5 minutes. Euh tous les voyants sont au verts, nous dit-on du côté de Cap Canaveral. C'est plutôt une bonne nouvelle pour l'instant dans 5 minutes donc et 28 secondes exactement sur les images de la NASA, la capsule française va partir enfin la française va partir.
On va y revenir avec votre coup de cœur tiens. On va changer un peu l'ordre des sujets. On va s'éloigner de la politique, on va parler de la conquête spatiale, tout ce qui se joue aussi derrière tout ça.
On va y revenir dans un instant sur Sud Radio et avec vous au 0826 300. Vous êtes les bienvenus. Sud Radio le 10h30.
Mettez-vous d'accord. Christine Bouillot. Allez, on continue de parler hors antenne et en coulisse he de cette campagne présidentielle qui est dans et déjà lancée avec notre plateau aujourd'hui, Arnaud Stéphan, Arnaud Béedetti, Jean-Claude Bejour et Pascal Bataille.
Et nous avons aussi un œil hein sur les images que viennent qui arrivent de de la NASA. Donc il reste 1 minute 39 avant le lancement de la fusée de SpaceX qui va emmener dans l'espace donc ce nouveau cat de spatonautes dont la française Sopia. Je vous propose écouter he ce qui est en train de se passer, les décomtes qui sont opérationnels.
Donc tous les voyants sont ouverts. C'est effectivement pour la petite information en 35 secondes, la fusée va atteindre 570 km/h et elle atteindra au bout d'une minute 1200 km/h pour ensuite rejoindre la station spatiale internationale. Jean-Claude Bejour.
Sopiano, c'est euh votre coup de cœur. Oui, bien sûr. Rapidement parce que j'ai compris qu'il y a le départ pour trois raisons.
Tout d'abord, fierté, ce soit la la deuxème française, une jeune française qui est embarquée dans cette aventure. Donc de ce point de vue, oui, on est on est content parce que c'est une chose, la politique spatiale est un de nos fleurons et il faut la soutenir avec tous les enjeux qu'on imagine en matière de communication, en matière a il y a vraiment tout toute une part de notre industrie, de notre économie qui qui se fait autour du spatial, contrairement à au-delà de ce qu'on peut imaginer. C'est la première chose.
La deuxième chose qu'une femme ingénieure, c'est aussi important parce qu'on parle beaucoup d'innovation, on veut que la France soit un grand pays industriel. Il n'y a pas d'industrie sans ingénieur et le fait que ce soit une ingénieur, que ce soit une femme, c'est un message pour les jeunes femmes. Nous avons besoin dans notre pays de plus d'ingénieurs euh et de gens qui travaillent l'innovation.
Voilà. Il reste 14 secondes. Je vous propose qu'on écoute bah le décompte et vous me suivre en direct sur Sud Radio.
Le décollage de la fusée. Falcon Dragoned Crew Station 1.7 Donc on va on va suivre parce que les premières premières minutes sont évidemment cruciales pour le décollage de cette de ce Crew 12.
C'est le le la fusée qui emmène l'équipage Sophie Anna. On a Patrick aussi qui nous appelle. Bonjour Patrick.
Ah Patrick, il va arriver Patrick he qui nous a appelé tout à l'heure. On va le on va le rappeler. C'est toujours émouvant moi je trouve ce moment hein.
Émouvant émouvant impressionnant. La prouesse la prouesse technologique est quand même absolument extraordinaire. C'est c'est Arnaud ça vous aime c'est pas vous pas particulièrement mais moi ce qui m'intéresse c'est la façon dont c'est présenté et on a gardé comme de ce genre de tradition.
Voyez, on est tous très sensibles au dernier décomtes les 10 dernières secondes et surtout la voix alors que on a on a l'impression que il on est encore dans les années 70 avec cette voix qu'on entend qui est un peu qui est un peu avec un un peu lointaine et cetera alors que aujourd'hui on les moyens de communication pourrait l'entendre comme on s'entend là vous voyez ce g mais on a gardé un peu ce rituel de la voix du micro ce du micro voilà pour rappeler aussi la tradition quasiment l'historicité de l'envoi spatial c'est quasiment la même voix que sur les premiers envois de de fusée. Donc c'est oui voilà c'est mais moi j'aimerais que tout à fait pour les petites filles, elle dit à 14 ans, j'avais le poster de Claudie Agnoré dans ma chambre et j'ai vu ses biographes. Moi, je voulais jouer au parc des presses, [rires] je voulais jouer le final de du championnat de France de rugby.
Oui, je j'allais un peu moins loin mais voilà mais peut-être pas d'ailleurs. Je en tous les cas vous auriez pu. [rires] Non mais souhaitons quand même t tous nos vœux pour pour cette mission. réussite de cette mission et évidemment félicitons-nous quand même de alors c'est une femme exceptionnelle hein effectivement euh vous rappelez dans vos jours.
Euh elle a aussi été pilote d'essai des hélicoptères. C'est c'est une femme vraiment qui a un parcours. Elle a été sans arrêt en tête dans son école d'astronaute là enfin vraiment première de sa classe enfin voilà c'est l'élite de de notre pays qui qui est représenté. juste qu' nous fera pas des laï comme son prédécesseur [rires] la séparation du premier étage a eu laï macroniste comme son prédécesseur.
Allez, je vous propose qu'on aille au 0826 300 et on voit que tout ça intéresse tout le monde parce que dans la rédaction par exemple tout le monde est est collé devant l'écran donc le premier le premier module a été séparé tout va bien. Patrick bonjour Patrick bonjour Christine Bonjour. Vous si vous avez regardé les images, j'imagine, c'est toujours des moments un peu uniques, hein.
Bah quand on peut donc et parce que je pense qu'on a on a besoin de rêver, on a besoin d'horizon, on a besoin d'élargir nos envies sur terre et ça en fait partie. Je pense que ça c'était et la phrase célèbre que j'aime beaucoup. On a tous les pieds dans Canivaux mais certains d'entre nous regardent les étoiles.
Et ben je pense que ça participe de ça parce qu'on est sur du rêve mais on est aussi sur des choses très concrètes puisque c'est de la mise en commun d'efforts de plusieurs pays de plusieurs nations de en gros pratiquement de toute l'humanité sur de la conquête spatiale mais une conquête je dirais positive et et pas une conquête militaire. Donc je crois que dans l'époque actuelle, on en a sacrément besoin et encore une fois ça nous permet de se dire que l'humanité parfois peut générer des choses qui sont plutôt positives et constructives. Ouais, c'était effectivement des choses Alors, il y a beaucoup de choses qui se dessinent derrière.
Alors pour avoir eu la chance de rencontrer deux fois Sophie Anna avant qu'elle qu'elle parte, c'est effectivement elle expliquait que c'est aussi une des dernières missions qui se prépare mission humaine en vue de la conquête de la Lune. Et là les enjeux sont colossaux puisque on le sait aujourd'hui, tous les continents et les géants de de l'industrie spatiale s'intéressent à la conquête lunaire, installer une base. La prochaine devrait être donc un voyage autour de la Lune en permanence. ces enjeux ces enjeux là et on voit aussi cette collaboration avec SpaceX qui est pourtant on va parler des États-Unis dans un instant mais on voit aussi toute la difficulté pour l'Europe de l'espace de rester finalement dans le jeu mais ils sont encore là avec Sophie Anna l'agence spatiale européenne a fait la possibilité de de faire partir un astronome de fa sur les volabilités hein sur les volités l'Europe n'a jamais été en mesure d'envoyer des hommes dans l'espace elle le fait via l'Agence spatiale européenne parce qu'il y a un corps d'astronautes et vient des coopérations.
Alors à une époque c'était avec les Russes souvenez-vous he parce que le premier astronaute le premier astronaute français qui a volé c'est été Jean-Lou Chrétien euh et d'ailleurs Claudie Agnoré a volé pour les deux d'ailleurs elle a volé à la fois pour les Russes et pour les les Américains. Elle est allé dormir à la fois cosmonaut fois aujourd'hui aujourd'hui l'accès à l'espace pour les hommes, il passe soit par les Américains, soit par les Russes ou les Chinois éventuellement. Voilà.
Ouais, c'est c'est tout le monde est lanceur aujourd'hu semble on semble le le regretter. Non non mais Arnaud regrette pas je constate. Oui mais il y a il y a il y avait mais je vous taquine il y avait un sous-entendu de regret.
Nous ne serions pas dans la course. J'en reviens aussi au sujet précédent. À un moment donné nous devons nous poser la question que voulons-nous faire en matière de politique industrielle ?
Si oui, quels sont les moyens et avec qui ? Je veux dire, soit on veut les choses, soit on ne les veut pas avec les Allemands parce on est pas prêt de décoller hein. Mais c'est un choix qui a été fait par les Européens.
C'est-à-dire qu'en France, parce que il y a des sujets sur les vols habités. Moi je me souviens de l'époque où par exemple l'Académie des Sciences considérait que la station spatiale internationale ça ne servait à rien. scientifique je av les plus grands doutes sur ils avaient dit la même chose pour le train arnaud je connais un peu le dossier ils avaient pas tout à fait tort mais enfin bon ça nous a coûté beaucoup rapporté peu et et les retombées scientifiques sont peut-être pas à la hauteur de ce que l'on espérait sauf que l'ISS apparaît il faut se souigner dans les années 90 c'est le premier grand projet technologique après la chute du mur de Berlin et qu'on va faire avec les Russes en coopération donc si si vous voulez c'est plus une motivation politique et un peu technologique. aussi qui a déterminé la mise en œuvre de la station spatiale internationale que de véritables motivations scientifiques.
Il y a quand même des avancées scientifiques car vous pouvez pas dire qu'il y a pas d'avancé scientifique avec cette précision. Mon propos consistit à dire si nous n'en sommes pas, ça n'est pas parce que nous serions dans le déclin, c'est parce qu'à un moment donné, pour des raisons X ou Y, on a pris des options politiques où on n'avait pas les moyens de et c'est la raison pour laquelle nous ne sommes pas sur un certain de de segments, c'est tout. Voilà, c'est c'était c'était ça mon truc.
Non mais loin de moi l'idée de dire qu'on a fait une erreur. On a peut-être pas fait une erreur en l'occurrence la vérité c'est qu'on avait pas les compétences aussi pour je veux dire permettre ce type de mission. Ça c'est il y avait un trou dans la raquette dans ce domaine.
La navette Hermè c'est parce qu'on avait on on avait pas l'argent surtout. Je vous rappelle quand même que l'obsession actuellement des grandes secondes, c'est mars. Euh c'est un voyage qui dure entre 6 et 8 mois aller 6 et 8 mois retour.
C'est une obsession pour beaucoup de gens aujourd'hui. C'est la ligne 13 un peu quand même. Comment [rires] c'est la ligne 13 un peu aujourd'hui.
Actuellement ils sont à 185 km d'altitude. Ils sont à 10000 km/h. Donc c'està dire que en l'espace de 10 minutes, vous êtes complètement compressé dans votre siège.
C'est absolument indif me dit rien de [rires] moi non plus. Je je moi non plus parce qu'elle sur cette sur cette conquête spatiale, ça a fait rêver des générations mais euh ça c'est vrai que ça ça et ça continue de faire rêver certainement. Euh ce que une chose intéressante qu'on n'a pas dite euh encore, c'est que c'est le seul domaine aujourd'hui où il y a encore une coopération euh internationale euh euh et notamment entre les États-Unis, l'Europe et euh la Russie euh et où il y a vraiment euh bah par nécessité évidemment hein, soyons pas euh naïfs, mais par nécessité, il y a euh des mains tendues et des mains prises de part et d'autre entre les Russes, les Américains et les Européens.
Après moi je euh voilà, je je sans tomber dans la la démagogie, mais combien on dépense pour pour ça et combien on dépense pour non comparativement à chaque habitant européen pas beaucoup pour en Europe mais dans le monde dans le monde et sur cette conquête spatiale et sur les projets de Mars et combien on on dépense pour éradiquer la fin dans le monde ou pour soigner certaines maladies. Alors voilà je pardon c'est c'est pas de la démagogie. Je vois Arnaud qui fait un peu l'amour.
Mais non, c'est pas de la dynagogie parce que euh on a quand même cette fâcheuse tendance nous les les humains à mettre la charrue avant les bœ à se lancer effectivement dans des choses dans des projets mirifiques extrêmement qui font rêver qui sont coûteux mais l'essentiel n'est toujours pas assuré. Voilà. Et moi, moi pardon, mais je trouve qu'on devrait résoudre le problème de la fin dans le monde et de certaines maladies avant de dépenser des milliards d'euros ou de dollars pour envoyer des gens sur Mars.
Alors, on n est pas encore sur Mars hein, mais on on est encore qui dépensent beaucoup. L'autre jour, on m'a dit je vous savez que je suis très investi dans la lutte sur la maladie de Charco qui est une petite maladie mais terrible. Petite maladie en nombre de gens touchés mais abominable.
On m'a posé une question, un journaliste de région euh m'a posé une question très pertinente. Il m'a dit "Si si euh Elon Musk était atteint de la maladie de Charco, combien de temps on mettrait pour trouver le remède ?" Et alors, ça serait quoi la réponse ?
Quelques quelques mois ? Quelques mois à peine. Quelques mois à peine.
Ouais. Ouais. C'est une question de de priorité aussi et la puissance publique.
Alors Sophie Anna, elle est une ingénieure et bon voilà, on lui souhaite bon vol. Pour l'instant, tout est OK, tout fonctionne. Donc juste 8 mois, c'est la mission, elle sera la première la première européenne à faire une mission aussi longue dans l'espace si elle disait je je sais pas trop comment je vais aborder ça pendant pendant 8 mois comme par exemple de pas pouvoir ouvrir la fenêtre et respirer l'air frais par exemple.
Truc des des des détails sur surtout à ne à ne pas faire. Et elle a eu la préparation la plus courte de tous les de tous les astronautes européens. c'est-à-dire à peine 2 ans et demi, là où certains ont mis 5 ans et je pense notamment à Thomas Pesqué, donc Sophie Anna en route pour la station spatiale internationale.
On va évidemment, on aura le temps d'y revenir dans les infos tout au long de cette aventure et puis surtout on verra tout au long de la journée des heures qui viennent l'arrimage à la station spatiale internationale. Allez, on s'arrête un court instant. On continue nos tours de table des coups de cœur et des coups de gueule en ce vendredi 13 avec nos quatre débatteurs.
Ils sont là Pascal Bataille, Arnaud Stéphan, Jean-Claude Bejour et Arnaud Bélédetti. À tout de suite. Sud Radio le 10h midi, mettez-vous Sud Radio le 10h midi, mettez-vous d'accord.
Christine Bouillot en compagnie de nos quatre débatteurs ce matin. Pascal Bataille, Arnaud Médéetti, Jean-Claude Bejour, Arnaud Stéphan. On file sur vos coups de cœur et vos coups de gueule les uns les autres aussi avec vous euh Arnaud Benedetti euh sur l'enquête du Svipof.
On en a un petit peu parlé ce matin là. Je [rires] sais pas si un coup de gueule ou un coup de cœur en cas un constat. Non, c'est intéressant parce que l'enquête du SVIPOF qui est à sa 17e ou 18e année est une enquête qui mesure la confiance des Français dans les institutions et dans leur classe politique.
Et la tendance de fond, alors je vais récemment peiner Jean-Claude Beaujour, c'est de en l'occurrence mesurer depuis maintenant plusieurs années une un désenchantement et une méfiance croissante vis-à-vis de la classe dirigeante et vis-à-vis des politiques. Cette année, ce qu'il faut mesurer, c'est très très intéressant, c'est queil y a un décrochage sur une année qui est tout à fait spectaculaire puisque nous avons aujourd'hui 22 % des Français qui font confiance dans le politique que quand on compare, on rappelle le chiffre, 22 % des Français, 22 % des Français et et ce qui est intéressant avec l'enquête du Svipov, c'est qu'elle est comparative avec d'autres pays Royaume-Uni, Italie et Allemagne. Donc trois voisins européens et clairement clairement il y a une singularité française.
C'est-à-dire que vous avez en Allemagne je crois 46 % ou 48 % des Allemands qui font confiance 46 ou 47 au Royaume-Uni et je crois 45 en Italie. Donc vous voyez qu'il y a un différentiel qui est quand même tout à fait spécifique à la France. Ensuite, il y a il y a un deuxième sujet qui est très intéressant dans cette enquête et ça c'est nouveau, c'est le rapport à la démocratie et finalement vous avez aujourd'hui une proportion non négligeable de français, je crois à peu près 40 43 ou 44 % qui considèrent que du fait de l'inefficience du politique, il faudrait peut-être moins de démocratie mais plus d'efficacité.
Ça veut dire que jusqu'à présent, si vous voulez, c'était la confiance dans les institutions qui étaient érodées. Aujourd'hui, ce qui est nouveau, c'est la confiance dans le modèle démocratique qui est érodé. Ça, c'est le deuxième sujet.
Et le troisème point qui est intéressant, c'est évidemment à un mois des élections municipales, c'est que finalement le seul échelon aujourd'hui politique qui continue à résister, c'est l'échelon local. Ce sont les maires qui est à 60 %. Alors, récemment, il faudrait moduler en fonction évidemment des territoires des euh des régions, mais enfin euh 60 % les Français font à peu près à 60 % confiance dans leur mère et sont favorables et sont favorables à une décentralisation encore euh accrue par rapport à ce que nous connaissons et notamment il plaide pour une fédéralisation de l'organisation administrative française, ce qui est quelque chose de très intéressant parce que ça va totalement, j'allais dire à rebour de autre modèle jacobin.
Donc, ce sont quand même des chiffres qui à 1 an des présidentiels sont extrêmement alarmants pour la classe dirigeante. Et qu'est-ce qu'on peut faire pour y remédier ? Euh, demander aux politiques, inviter les politiques, on les invite, on les invite tous les matins sur ces sujets-là et on essaie de de de comprendre ce désamour.
Jean-Claude ou Arnaud. Arnaud, c'est amusant de ce que ce que vient de dire Arnaud, c'est que on est mort de rire. Non, c'est c'est Non, mais c'est c'est amusant parce que c'est un c'est un finalement c'est un retour à la base.
Qu'est-ce qui était important sous l'ancien régime ? les communes et finalement on en revient à cette à cette à cet attachement à à l'échelon le plus proche, à celui qui avec qui on est en contact permanent et qui agit et qui agit euh réellement au au parce qu'on le voit et parce que surtout on a quasiment prise sur cette sur cette pratique politique. C'est montré, on voit et on sait ce que font les politiques.
Et alors qu'il y a il y a peut-être trop de distance aujourd'hui entre le citoyen de base et la manière dont ça se passe. En plus parce que l'échelon national est devenu quasiment un échelon intermédiaire puisque en vérité il y a beaucoup de choses qui se décident au niveau européen ou international et c'est et c'est là où il y a vraiment peut-être à mon avis un décrochage un sentiment de décrochage du citoyen par rapport à la vraie décision politique. Pascal Bataille ou Jean-Claude Bejour.
Pascal. Euh moi ce qui me semble effectivement grave et très inquiétant au-delà de la perte de confiance dans le politique, mais évidemment c'est lié, c'est cette perte de confiance dans dans la démocratie. Vous aviez et vous aviez évoqué en début d'émission la possibilité de de parler de faut-il un Trump français, mais c'est un sujet qui qui est qui n'est pas que français.
C'est-à-dire qu'on voit dans malheureusement de mon point de vue dans un de plus en plus de de pays effectivement la démocratie battue en brèche et des régimes autoritaires ou des dirigeants autoritaires prendre le le pouvoir. Quels sont les moyens de lutter contre ça ? Je je ne les je ne les met je ne les détiens pas évidemment, je ne les connais pas mais en tout cas pour le moins c'est inquiétant.
Je pense que euh il y a des forcément euh des choses à aller chercher du côté de cette tentation de plus en plus de plus en plus importante de la sécurité, la tentation sécuritaire euh qui est un des un des points qui fait qui fait beaucoup de mal à la démocratie partout. euh cette recherche de de l'homme en général de plus en plus de de sa sécurité et effectivement de l'homme qui peut assurer la sécurité plutôt que la liberté, plutôt que la responsabilité, plutôt que la prise en charge de ces besoins. Pourquoi les les gens sont de plus en plus effectivement confiants dans leur maire et pas dans les députés, les sénateurs ou les présidents de la République ?
C'est parce qu'ils ont sentiment de pouvoir agir sur le maire que leur vote leur vote a a vraiment un poids. Quand on vote dans une petite commune de quelques milliers ou quelques centaines d'habitants, son vote à un poids aujourd'hui les les citoyens ne se sentent plus représentés par nos élus. Ouais, tout à fait.
Dans dans cette enquête, d'ailleurs sans j'espère je ne dis pas d'erreur Arnaud Bedédetti, il y avait aussi une défiance immense contre les partis politiques hein qui est à niveau historiquement. Il y a une défiance vis-à-vis du parlement aussi. C'est ça qui est intéressant, c'est que on nous a parlé d'un mouvement parlementaire.
Les Français ne considèrent pas que le Parlement renforcé de l'année que nous venons de passer. C'est ça c'est c'est très intéressant. Mais la défiance vis-à-vis des partis politique, elle est pas nouvelle, elle est très ancienne.
Euh Jean-Claude Bejour. Oui. Euh je pense qu'il y a deux sujets qui se présentent.
La la premier c'est que la démocratie quand on l'a mise en place, c'était les institutions. Puis en arrière-plan, il y avait aussi la dimension sociale. C'est derrière la notion d'égalité. c'est égalité des droits mais égalité aussi sur le plan personnel, économique et cetera.
Or, on s'est rendu compte, il y a un sem d'études qui le démontre qu'au cours des 30 dernières années, euh quasiment partout, il y a il y a il y a une une dynamique qui consiste à dire au fond on a des institutions mais qu'en revanche sur le plan économique et social, il y a de telles inégalités que les les que ce soient les Français, que ce soi ailleurs se disent "Mais au fond, à quoi nous sert ce système où où finalement l'inégalité est plus forte que toute autre chose. Alors ça veut dire quand on a liberté, égalité, fraternité, on a peut-être euh la liberté, on a peut-être un petit peu de fraternité, j'en sais rien. Mais s'il y a pas d'égalité, on se dit bah le le triptic n'est pas respecté.
Et puis il y a aussi une chose, c'est que les hommes politiques ont aussi contribué à à faire en sorte que il y ait une défiance à l'égard des institution. Sur votre plateau, il y a quelques temps, il y a une ancienne députée qui disait euh "La justice est défaillante, mais ne soyons pas hypocrite, madame, la justice n'est pas défaillante en tant que telle." Il peut y avoir comme dans toutes les communautés professionnelles des erreurs.
La perfection n'est pas de ce monde mais globalement la justice n'est pas aussi efficace qu'elle pourrait l'être parce que nous avons fait des choix budgétaires qui ont sacrifié notre système judiciaire et on a beau le dire ben les politiques répètent ça parce que ça fait bien ça s'entend mais sauf que ça n'est pas la réalité. Vous voyez, ce sont des exemples qui démontrent qu'on contribue nous-mêmes à rendre à rendre et et j'ai envie de dire que sur la question de Trump, qu'est-ce qu'on propose ? Et on voit bien avec ce qui s'est passé au cours de ces dernières semaines.
À partir du moment où vous faites sauter le verrou au nom de l'efficacité, vous dites "Ben moi, je veux être efficace. Donc je je on va dire ça comme ça pour caricaturer. Peu importe la règle, peu importe la la le droit, je je joue l'efficacité.
Tout seul dans mon coin. Ben oui, si je joue l'efficacité, ça dit bah je ne respecte pas un certain nombre de règles et après on vous dit bah non, c'est pas normal. Donc c'est un vrai sujet et il faut que les uns et les autres et et je sais qu'il y aura une élection présidentielle, on en discutera le mouvement venu et et les Français feront un choix clair.
Mais une fois qu'on aura fait ce choix, ça sera Alors, pourquoi on parle on parle de ça ? qu'on on s'inspirait pour préparer cette émission de ce nouvel essai qui est publié aujourd'hui par le l'ancien conseiller politique de François Hollande Akilino Morel dans un essai qui s'appelle la France au miroir de l'Amérique et qui prophétise donc l'avènement d'un trumpisme à la française et voit dans l'élection de Trump les cousins américains du RN alors face à lui qui était confronté dans les colones du Figaro Éric Zemour partage cette idée hein de ce qui se passe aux États-Unis qui va arriver en France mais il estime que Marine Le Pen est éloignée de de dans son logiciel de celui du président américain. Alors évidemment Éric Zemour, il joue sa partie aussi et son et son son accord à lui.
Mais est-ce que aujourd'hui c'est c'est quelque chose que que cette prophétie est inéluctable, inévitable ? Par exemple, quand on voit par ex Donald Trump qui a finalement renoncé hier à continuer la politique avec l'ICE, donc c'est pas une inéluctable. Pour moi, c'est déjà le cas.
On est déjà on entend suffisamment au nom de l'efficacité, on entend beaucoup de choses. On on y est. On on y est.
Alors ça des formes, c'est moins brutal. Et c'est un raisonnement simpliste le Yakao. Non non.
Alors je ne dirais pas je suis je suis respectueux de mes concitoyens. Je ne dirais pas que c'est simpliste, je dirais simplement que des questions complexes, on veut faire croire et l'élite en général bien éduqué a tendance à faire croire qu'aux questions complexes, on peut apporter des réponses extrêmement simples. L'idée d'une élection, en quelques semaines, on y arrivera.
Non, en matière de d'immigration par exemple, si on parlait de la fin dans le monde, si on ne lutte pas, vous pourrez mettre tous les policiers que vous voudrez, si on ne lutte pas contre les causes profondes de de l'immigration, vous n'y arriverez pas. Voilà. Alors, on va parler justement de cet état profond.
Arnaud Stéphan, ça fait partie de de vos sujets aujourd'hui. On revient sur une des infos de la de la semaine mais qui en dit long aussi sur notre vision, notre rapport, c'est la nomination donc de Amélie de Monchalin à la tête de la cour des comptes et plus généralement sur ces nominations qui sont du fait du chef de l'État. Alors là, on parle d'Emmanuel Macron, mais ça date de tous les présidents de l'équ ça ça date mais le il y a un problème il y a un problème de calendrier et c'est l'accumulation en quelques jours des nominations qui ont été faites par le président de la République.
Pourquoi elles sont importantes ? Parce que ce sont des nominations qui ne peuvent pas être qui ne peuvent pas être révoquées. C'est-à-dire que le le président de la le président de le gouverneur de la de la Banque de France est parti 1 an plus tôt qu'il ne le devait. ce qui fait qu'il est nommé par l'actuel président de la République, c'estàdire que le prochain président de la République ne pourra pas nommer le gouverneur de la gangue de France et il sera obligé de faire avec celui-là qui sera évidemment vraisemblablement si on en suit les les sondages assez critiques par rapport éventuellement à la à la politique menée par le le successeur de monsieur Macron.
Même chose pour madame de Montchalin qui euh, on l'a dit et répété partout, se retrouve à 40 ans présidente euh de la Cour des comptes et si on en suit les règlements, elle pourrait rester 28 ans euh à la tête de la Cour des comptes. Là aussi, c'est une personnalité qui intervient de plus en plus sur la vie politique française, qui intervient sur les choix économiques, les choix de société fait par le politique. Donc ça devient aussi vraisemblablement si on suit encore une fois les sondages, un adversaire du prochain ou de la prochaine présidente de la République.
Au mois de mai, nous aurons la nomination au Conseil d'État, pareil au Conseil d'État au mois de mai prochain. Et puis vous avez eu les nominations au Conseil constitutionnel, ce qui fait qu'aujourd'hui on parle tout le temps de l'état profond. C'est le président Macron qui avait parlé de l'état profond.
On s'en souvient hein quand même. Aujourd'hui, il est même plus profond, il est même plus en en plongée périscopique, il est complètement euh sorti. Et on voit bien que il y a une une inquiétude qui fait qu'on a nommé beaucoup de gens pour bloquer éventuellement euh le prochain ou la prochaine présidente de la République.
Alors, on va essayer d'en débattre avec vous juste après la la pause sur Sud Radio. On se retrouve juste après ça. Tout de suite. [musique] Sud Radio, le 10h30.
Mettez-vous d'accord. Christine Bouillot. Sud Radio le 10h midtez-vous d'accord Christine Bouillot en compagnie de Pascal Bataille, Jean-Claude Bejour, Arnaud Benedetti, Arnaud Stéphan continue d'évoquer donc ces nominations.
Arnaud Stéphan vous dis c'est un problème de démocratie de la nomination par Emmanuel Macron de ses très haut fonctionnaires des postes qui on va dire pourraient faire polémique en tous les cas aujourd'hui. Est-ce que c'est pas que c'est pas c'est pas que un problème ça ça traduit aussi une une grande fébrilité de l'exécutif aujourd'hui qui se prépare déjà au cas où ça tourne mal pour son camp à ce que le prochain président ou la prochaine présidente de la République quand même une limitation dans ce qu'elle est capable de faire à la fois liation ou contre pouvoir parce qu'elle bataille B moi je je suis pas du tout d'accord avec ce que dit mon camarade Arno Séphan d'ailleurs la différence de lui je connais pas le nom de du prochain ou de la prochaine présid présidente de la République. il a l'air très sûr de mais je trouve que sa conception sa conception du rôle de du gouverneur de la Banque de France du président de la Cour des comptes ou du Conseil d'État est assez paradoxal parce que pour moi ça doit être justement des contrepouvoirs et pas des gens qui sont là pour aller contre le Conseil d'État n'a pas du tout une mission de contrepouvoir des [rires] coures Le le conseil public le conseil d'État veut dire a une mission de neutralité quand même des rapports.
C'est pas des institutions qui sont faites pour aller euh cirer les pompes en permanence du du pouvoir en place et du président de la République à forcerie la cour des comptes qui est là pour contrôler justement quand même l'économie française et la façon dont elle elle est gérée. Et avoir des gens qui sont affiliés à la tête de ces institutions, ça me semble pas du tout une bonne chose pour la démocratie. Après, Amé Monchalin, c'est une personne très certainement compétente pour occuper ce ce poste.
C'est le signal qui est envoyé qui est désastreux. C'està-dire que il y a un moment où il faudrait réformer la nomination de toutes ces personnes qui sont censées présider des institutions de contrôle, que ce soit l'ARCOM, que ce soit le la cour des comptes et cetera et il faudrait que ce soi des personnes élues et pas nommées par le pouvoir en place. Euh Jean-Claude, bonjour.
Bah moi, moi je Écoutez, c'est toujours la même chose. C'est la loi qui le prévoit. Monsieur Macron ne fait pas pire que les autres parce que je me souviens qu'à l'époque euh le le président Giscardestin avait nommé un certain nombre de gens avant qu'il ne parteent.
Le président Mitteran a nommé beaucoup de gens. Euh le président Chirak a dû en faire autant et cetera et cetera. Je me souviens qu'il y avait des polémiques aussi sur les nominations de Sar de du par monsieur Sarkozi.
Bref, c'est c'est un rituel. En revanche, ce qui peut être intéressant et réformé chez nous, c'est faire en sorte que le président de la République, d'ailleurs entre le moment où général de Gaulle a été en fonction et aujourd'hui, je crois qu'il y a alors je n je n'ai pas regardé le chiffre avant de venir, mais je crois qu'il y a 500 postes sur lesquels le président de la République euh voilà, je disais 500 parce que c'était mais mais il y a énormément de de postes sur lesquels il a un pouvoir absolu, discrétionnaire et cetera. Donc c'est ça qui pose problème.
Et je reviens à ce que je disais tout à l'heure. Quand on me dit oui au nom de au nom de il y a l'état de droit, ça a pas beaucoup d'importance. Euh c'est ce qui compte, c'est efficacité, mais le président va vous dire mais attendez il y a un poste qui est vacant, au nom de l'efficacité, je nomme qui je veux, sans contrôle, sans sans règle et cetera.
Donc c'est c'est là où il faut qu'on se fasse très attention. L'état de droit, c'est celui qui consiste à dire on est dit un président de la République mais malgré tout le président de la République sera tenu puisquon parle des États-Unis quand on voit les nomination qu'a fait le président américain, on peut s'interroger sur le bienfait de système c'est le spoil système je ils ont pas du tout la même tradition administrative et politique que la nôtre mais qui nous envie parfois qui nous envie d'avoir une je pardonnez-moi Arn mais je lisais par exemple que en ce moment suite à cette affaire là en ce moment il y a des il y a des tests qui sont fait sur la résistance de la démocraie en cas d'élection d'un candidat ou d'une candidateur en démocratie, je rappelle un principe qui est assez clair et principe de base, ce sont les électeurs qui décident. Sont pas des c'est pas des haut fonctionnaires.
Il faut il faut quand même le rappeler hein. C'est sinon il y a plus de démocratie sinon vous appelez ça une oligarchie, c'est pas pareil. Mais en l'occurrence c'est quand même, je veux dire le principe de base de la démocratie.
Ensuite, il y a un problème avec le la cour des comptes parce que pour répondre à votre question, un grand nombre de nominations aujourd'hui sont soumises à l'approbation du parlement et notamment des commissions parlementaires qui doivent voter sur rappelez-vous d'ailleurs Richard Ferrand euh à une voie près euh a vu sa nomination confirmée par le Parlement. Euh mais c'est pas le cas pour euh le premier président ou la première présidente de la Cour des comptes. Ce qui est quand même, je veux dire quelque part, c'est prévu dans la Constitution.
Alors, il faut changer la constitution. Il y a il y a le le le le premier président de la Cour des comptes, lui, et c'est une décision en effet discrétionnaire du président de la République, sa nomination n'est pas soumise si vous voulez à l'approbation des parlementaires. Ce qui pose problème parce que à partir du moment où le président du Conseil constitutionnel, lui est soumis à ce type de procédure, pourquoi le président, le premier président ou la première présidente de la Cour des comptes ne l'est pas ?
Peut-être que là, il y a peut-être une petite modification, j'allais dire constitutionnelle à effectuer et à faire en sorte qu'elle soit elle-même, enfin ou lui le futur dans 28 ans peut-être. Ce contrôle parlementaire, on sait à quel point ce contrôle parlementaire, on sait à quel point il fait l'objet aussi de petits arrangements entre amis. Oui, mais c'est une c'est toujours une bonne chose d'ailleurs. toujours mais malgré tout et et donc on quitte moi je quitte il y a il y a c'est je veux je veux pas qu' on va pas parler madame de moncha mais d'une manière générale lors d'une audition c'est toujours bien que le candidat se présente parce que le il faut il faut qu'il y ait aussi une certaine forme de de transparence et que justement si on veut réacoutumer nos concitoyens à démocratique il voit voilà un tel s'est présenté voilà quelles étaient ses idées voilà quelles étaient ses son expérience et sa compétence pour le poste après que ce soit confirmé pas confirmé, peu importe mais ça permet de dire voyez c'est pas de c'est pas un petit arrangement parce que précisément ça ne veut pas dire que de Manchallin sera moins compétente que X ou Y mais simplement le fait que ce soit fait et qu'on voit le processus ça peut permettre et là je suis d'accord ça peut permettre que que le le à nos concitoyennes se dire oui ce ne sont pas que c'est même la première fois que c'est quelqu'un de 40 ans qui est nommé à ce poste là enfin après elle est pas obligé d'y rester jusqu'à Non mais c'est la question de l'expérience.
Alors vous posez vous posez un vrai sujet qui est la question de de l'expérience mais vous savez qu'on est on fait beaucoup de jeunisme aujourd'hui et on pense que plus on est jeune mieux ça vaut. Euh vous avez des des gens très moi je suis frappé de voir par exemple je le dis madame est candidate à la mairie de Paris j'entends dire en réalité c'est ça en réalité elle elle est elle se prépare la présidentielle de 2027 mais les brands tombent quand j'entends cela et indépendamment de la personne de madame Cafu c'està-dire que sans expérience de vie on peut passer de de l'école aussi brillante soit-elle à la présidence de la République. Il y a d'autres il y en a d'autres.
Allez, on va s'intéresser avec vous Pascal et on terminera avec vous sur un un coup de gueule contre des tarifs euh à la SNCF. Ce des Wigo, c'est un petit sujet très vie quotidienne effectivement, il concerne beaucoup beaucoup de français. C'est effectivement West-France qui a sorti cette information sur l'augmentation du prix du billet Wigo sur qui est soitdisant le low cost du TGV. qui est le le low cost effectivement de de de la la SNCF et qui a augmenté de 75 % le camp sur les dernières années quand le le billet du TGV inoui euh prime donc n'augmentait que de 8 % pendant la même période.
Donc aujourd'hui de rattrapage quoi. Aujourd'hui, on se retrouve avec des billets qui sont au même tarif, voire parfois plus cher que les trains inoui. Alors que le confort n'est absolument pas le même, ni la qualité de service, hein.
Et et comme et parfois sans sans sans généraliser et sans et sans faire de racisme sur les personnels bien sûr, mais parfois on a un peu le sentiment d'être puni comme quand on comme quand on voit lesjet. Moi, j'ai le sent voilà, on a sentiment qu'on est puni quand on voilà mais ce qui est invraisemblable, c'est qu'effectivement, il y a quand même une certaine forme d'arnaque aujourd'hui dans la dans la façon dont la SNCF continue de communiquer sur ce qui est censé être des billets low cost qui trompent qui peut tromper ou duper les consommateurs qui ne font pas forcément le comparaison qui vont directement sur Wigo en espérant trouver des billets moins chers ou en pensant trouver des billets moins chers. font pas le comparatif avec les billets inoui alors que parfois ils vont payer plus cher avec ce pseudo low cost.
C'est vrai que c'est un un vrai sujet la question du prix des transports hein. C'est et la seule justification de la SNCF est de dire que aujourd'hui WIGO desser beaucoup de centre-ville. Enfin, moi j'ai toujours connu euh la gare Bordeaux de Bordeaux Saint-Jean et la gare Montparnas avec des trains WIGO.
Donc, je vois pas ce que où est la différence. Et il y a des régions qui attendent toujours le TGV. Donc, je le soulligne comme ça en passant.
Oui, [rires] à Toulouse à Toulouse c'est ça fait ça fait trop spatial pas tout avoir. Ben on a des avion ou c'est vrai des avions. Vous êtes une ville d'aéroloique.
Allez le chef de l'État qui salue en ce moment donc puisque juste petit point pour terminer donc la navette est en route pour la station spatiale internationale. Tout va bien pour Sophie Adna et son équipage et ses compagnons. C'est en route elle a lancé ce message tout à l'heure.
Osons rêver grand ensemble. Voilà, c'est son premier message qui a été transmis depuis depuis la capsule et l'armage à la station spatiale internationale aura lieu demain. Donc ils vont faire des rotations autour de la terre pendant pendant quelques quelques heures.
Merci à tous les quatre pour ce débat passionnant. Très bon weekend à vous. Bon vendredi 13.
Bon Saint-Valentin aussi hein. Je ne sais pas si vous la souhaitez ou pas mais en tous les cas bon Saint-Valentin. Moi, j'étais ravi de passer de cette semaine avec vous.
Merci à Juliette pour l'accompagnement et la préparation de cette émission et dans un instant les infos bien sûr et vous avez rendez-vous avec André Berkov sur Sud Radio. Bon weekend. Sudo.
Sud Radio.
Bruno Retailleau