Nautisme et développement durable : l'éconavigation
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 95 %Attaque 3 %Défensif 2 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:10Fait
« les matériaux constituant les bateaux de course sont tous issus du pétrole et donc pas très éthiquement correct »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
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la course notamment la course au large n'a pas matière à donner des leçons par contre elle doit être exemplaire il faut quand même pas oublier que les bateaux de plaisance ou de cour sont fait en grande partie avec des produits issus des hydrocarbures que ce soit les résines que ce soit les les les fibres et forcément il y a un bilan un bilan gétique qui est pas qui est pas glorieux fabriquer un bateau ça génère des déchets ces déchets si on les si on les génère pour faire un bateau qui va avoir une durée de vie importante qui va servir pendant une une une durée de de de 10 20 30 années euh c'est bien si c'est un bateau consommable qui est fait dans le cadre d'une jauge qui est bon
pour la poubelle 2 ans après c'est monstrueux tu vois donc c'est vrai qu'on a aussi essayer de concevoir un bateau qui soit pas un bateau
clinex la course c'est très paradoxal parce qu'à la fois évidemment les matériaux constituant les bateaux de course sont tous issus du pétrole et donc pas très éthiquement correct et à la fois par les gains de poids et les évolutions des formes qu'elle amène ça permet de faire des
progrès aujourd'hui je trouve que les bateaux ressemblent de plus en plus enfin essayent d'adapter le confort d'une maison c'est des choses que je peux comprendre auxquelles on participe d'ailleurs tout à fait l'image du yoting génère du luxe et génère une image extrêmement brillante peut-être que cette image n'est pas forcément indispensable peut-être que même elle entretient une distance voire une agressivité plus le bateau est grand plus il va dépenser d'énergie et souvent c'est un peu c'est un peu inutile alors si je veux faire le tour du monde par les trois caps comme le vent desglomes c'est peut-être utile d'avoir un bateau qui fasse 15 ou 18 m mais pour naviguer
dans les eaux habituelles qu'on a un bateau entre 8 et 12 m c'est largement suffisant il faut redescendre en taille de bateau et finalement le bateau surtout pour le plaisir et être en mer pas forcément comme un status symbole et ça c'est la première démarche écologique pour avancer on fait le on fait le Paris que les comportements vont vont évoluer vont vont évoluer peut-être du fait de la crise économique et aussi la pression du changement climatique qui se fait sentir de façon très concrète je pense qu'il faut qu'on propose des images il faut qu'on propose des solutions faut montrer comment ça pourrait être c'est le rose des
architectes à nous d'essayer d'écrire de dessiner une vision une vision de l'avenir une proposition le projet manifesto qu'on va présenter au salon de Cann et et de Monaco sera justement un projet qui essaer de reprendre un petit peu tout ce que nous pensons pouvoir faire en tout cas proposer tout de suite pour engager une démarche dans ce sens-l pour essayer le le sillage d'un grand bateau soit aussi propre que possible tant en terme d'utilisation qu'en terme de conception donc au groupe Finau justement pour explorer ce que doit être
le bateau de demain on a conçu un bateau d'usage familial donc le plus petit qu'on puisse faire pour vivre à bord qui puisse aller loin traverser au besoin même de l'Atlantique si on si on veut dont l'usage ne va dépenser aucune énergie c'est-à-dire avoir une une énergie même positive être performant à grass au carbone être recyclable par le fait que c'est des thermoforables et puis en ayant des panneaux solaires une propulsion électrique une recyclabilité de tout de tous les efflu ont besoin à bord et
cetera concernant les matériaux de l'avenir nous nous on attend avec avec impatience que les biomatériaux et notamment les biorésines arrivent à un stade industriel par que ça ça va changer certainement beaucoup les choses c'est pas demain matin qu'on fera le bateau du du vent des globe entièrement biodégradable compostable c'est pas possible faut d'abord commencer par les petits bateaux les bateaux qui sortent facilement de l'eau qu'on peut contrôler on peut pas vivre faire vivre aujourd'hui un bateau comme ça avec ses produits malheureusement je vois Christophe Balet depuis 20 ans s'intéresse au au problème de des fibres
naturelles il a cerné il a étudié les différentes fibres leur coût écologique et leur résistance l'idée c'est de substituer ces fibres de verre par des fibres végétales vous avez par exemple ici des fibres de lin qui sont des fibres de performance on va utiliser à la place de la colle du lion des biopolymères donc des polymères des plastiques qui viennent donc de ressources renouvelables et à faible impact sur environnement on va imprégner ces fibres et on va réaliser ici un matériaux composite qu'on va appeler un biocomposite donc constitué de ces fibres végétales ici du lin et de ce polymère alors ces matériaux Composit sont donc des matériaux de performance
qui sont durables il durent longtemps qui sont recyclables si on peut rebroyer et réinjecter et et en fin de vie on peut les mettre à biodégradé c'estd qu'en mélangeant cette pièce après broyage à un compost l'action des bactéries vont la transformer en eau et en
CO2 on a réalisé avec Christophe Balet l'UBS un premier prototype de bateau avec de la fibre de lin un kayak il y a maintenant 5 ans donc on a vu que c'était faisable que ça pouvait faire quelque chose et pour aller plus loin on a constitué un groupe qui s'appelle navéomat et dans ce groupe navéomat donc on a intégré différentes personnes qui pouvaient avoir un savoir-faire dans ce domaine donc il y a nous plmort il y a bien évidemment l'UBS pour la partie technique il y a Ifremer qui travaille sur la résistance aux intempéries il y a fino et le groupe alstrum qui est un industriel qui fabrique des fibres et en particulier qui pourrait nous fabriquer des fibres de lin quand on parle du lin les gens
ils sont enthousiastes et donc on est tenté de faire des annonces sur le lin sans faire quelque chose de réel on pourrait mettre dans nos bateaux par exemple je sais pas 5 % de l'in et puis annoncer sur toutes nos communications nos publicités kayak en fibre de l'in on en a vu une flopper de bateaux comme ça au dernier Salon nautique et et c'est une hérésie c'est trompé le consommateur ça sera plus facile au début de faire des aménagements de bateau on substitue du bois par ces matériaux composites qui ont à peu près la même même structure le bateau complet allez moi je pense que dans 5 ans y on y est donc il y a pas de problème c'est pas pour dans 20 ans ou 40 ans c'est pas parce qu'on fait des matériaux à faible impact sur l'environnement qu'il faut faut gaspill il faut pas
forcément continuer à consommer à surconsommer comme on le fait aujourd'hui donc il y a toute une réflexion globale les écomatériaux les écotechnologies ne seront pas suffisants il va falloir faire des par en avant du côté du changement de comportement à la fois collectif et individuel il faut que les gens comprennent les problèmes environnementaux on sait que si toute la terre vous vivez comme les Français et ben 3 TER ne suffisent
pas en 1995 été approché par yvmar qui travaille pour l'association friendship au Bangladesh avec un besoin d'ambulance pour opérer sur les fleuves en liaison avec un Navier hôpital on leur a dessiné un modèle d'ambulance qu'ils ont produit en deux exemplaires plus un petit transport à passager maintenant construit là-bas avec les charpentiers locaux on continue cette expérience avec friendship en construisant un bateau de pêche de 8 m cette expérience a été fantastique parce qu'on a été voir leur bateau traditionnel ils avaient abandonné la voile parce que leurs bateaux sont lourds manque de PL antidérive donc on a
bien regardé ça on a dessiné un un bateau amené le prototype sur la plage on a passé de jours avec les pêcheurs naviguer avec eux à commenter ça ce qu'il a de bien c'est qu'on est arrivé à réintroduire la voile la voile traditionnelle les deux bambous et la voile rectangulaire et les petites améliorations techniques qu'on a pu apporter leur ont permis de redécouvrir la navigation à voile donc il consomme moins ce qui est important économiquement aussi et et écologiquement également c'est aussi un moyen de de faire du du développement euh humaniste et durable il y a beaucoup de projets comme ça faisable partout dans
le monde autour des rivages
Catherine Chabaud