Colère et désarroi des agriculteurs : une manifestation inédite - RDV le 12 mars à 9h30 !
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 43 %Attaque 34 %Défensif 23 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:00:44OuverteRéponse partielle
Comment répondre aux revendications des agriculteurs sur les clauses miroir ?
- 1:03:36OuverteRéponse directe
Le crédit glyphosate a été supprimé : est-ce une bonne décision ?
- 1:05:45OuverteRéponse directe
Quels sont les défis spécifiques des agriculteurs bio ?
- 1:08:32RelanceRéponse partielle
Pourquoi les annonces gouvernementales tardent-elles à se concrétiser ?
- 1:12:50OuverteRéponse directe
Faut-il repenser le modèle économique agricole ?
- 1:17:51OuverteRéponse directe
Comment redynamiser l'approche collective en agriculture ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 14:39non_speechFait
« les distributeurs prennent une part de leur responsabilité notamment sur la péréquation des marges »
- 23:38Didier GuillaumeChiffre
« 92 % de la population soutenait le mouvement agricole et tous les partis politiques représentés au Parlement »
- 33:36Vincent LavierFait
« ce qui nous caractérise je pense c'est l'absence de boussole »
- 35:32Vincent LavierFait
« on a les moyens de notre souveraineté alimentaire en France »
- 50:11Arnaud de LestreChiffre
« on avait 20 % bio 50 % durable on est à peine à 7 % bio et à autour de 20 % durable »
- 1:01:26Fait
« les commandes sont passées depuis un certain nombre de semaines mais la livraison tarde »
- 1:02:09Fait
« il y aurait rien de pire qu'à une grande détresse une grand un grand désarrois on y ajoute une grande déception »
- 1:02:54Fait
« nos paysans sont perdus là au milieu de tout ça quoi et et beaucoup de contradictions dans tout ça »
- 1:05:45Fait
« avec une tonne d'orge on payait 2h de main d'œuvre d'un mécanicien pour entretenir notre matériel agricole »
- 1:08:32Fait
« la situation que vit l'agriculture aujourd'hui elle n'a jamais été aussi forte »
- 1:46:24Fait
« aujourd'hui je n'ai pas le ressenti que quelque chose va changer »
- 1:47:50Fait
« le CTA va être validé sans les clauses miroir comment voulez-vous que les paysans fassent confiance »
- 1:50:02Chiffre
« lorsqu'on augmente le prix de la viande de 50 centimes au producteur la répercussion au consommateur est de 4 centimes »
- 1:56:30Chiffre
« on a des niveaux de revenus qui ont augmenté pour la plupart mais pas tous et ça on l'a sûrement sous-estimé malgré tout dans les chambres »
- 1:56:45Fait
« on a pris la charte telle qu'on l'avait écrite enfin tel que l'État l'avait écrite on l'avait accepté parce que on nous a dit il y a pas moyen de faire autrement »
- 1:58:33Fait
« on est les sachants on connaît le terrain on est là depuis des générations »
- 1:59:09Fait
« on est sur une poudrière et aurait tort de pas écouter entre guillemets »
- 1:59:49Fait
« Madame fauteray déjà euh des choses sont possibles et je pense que en haute zone on on a travaillé »
- 2:01:45Fait
« il y a une réglementation il y a une définition européenne on s'en tient à la réglementation européenne »
- 2:02:18Fait
« le métier de d'accompagnement des chambres doit aussi évoluer »
- 2:04:51Fait
« il y a beaucoup de chantiers ouverts donc ça c'est la bonne nouvelle »
- 2:05:32Fait
« la problématique des phyos elle existe toujours et que de toute façon il faudra trouver des solutions pour la gérer »
- 2:06:11Fait
« il y a une vraie volonté des services de l'État en région en département on a tous des très bons échanges avec nos préfets »
- 2:09:05Promesse
« il faut un levier économique et politique et là j'espère que le Conseil régional ira jusqu'au bout de ce qu'on lui demande »
- 2:10:32Fait
« nous c'est ce qu'on pousse dans notre département »
- 2:12:44Fait
« on a le problème des compétences trouver les compétences le problème de l'image quand je suis dans des réunions d'industriels »
- 2:14:53Fait
« on a fait un truc pour une fois c'est bien on va le souligner »
- 2:15:38Fait
« nous sommes en train d'avancer sur toujours avec cette même volonté de dire comment on fait revenir chez nous la valeur ajoutée »
- 2:17:04Chiffre
« il y a quand même une dynamique d'installation puisqu'on est dans le Tura à plus de 70 installations aidées euh sur l'année 2023 »
- 2:19:15Fait
« si les agriculteurs si l'agriculture française s'attaquait à produire dans les hôpitaux des produits agricoles français je pense qu'on aurait des des gros gros marchés »
- 2:21:44Fait
« les présidents de chambre avaient une pensée unique et était doux comme des agneaux »
- 2:23:54Fait
« c'est sans doute la dernière fois que je vous parle et vous ne m'avez pas suffisamment écouté quand dans ce pays vous aurez complètement désindustrialisé la France abattu son agriculture »
- 2:26:07Fait
« tout le monde aime les paysans de façon générique mais dans chacun de nos villages quel que soit le projet agricole porté »
- 2:26:50Fait
« il est complètement illusoire de penser et de croire qu'il pourrait y avoir une économie agricole dans ce pays s'il y a pas un acte de production »
- 2:27:34Fait
« il n'y a pas de fatalité et là où il y a la détermination une coopération des forces une vision partagée on peut renverser des situations qu'on croyait désespéré »
- 2:28:18Fait
« il y aura pas d'agriculture s'il y a pas de revenu ça n'a jamais été aussi vrai qu'aujourd'hui »
- 2:29:00Fait
« il faudra être excellent professionnellement »
- 2:30:30Chiffre
« il reste 380000 paysans dans ce pays prenons soin des derniers paysans »
- 2:31:12Fait
« l'agriculture n'a plus de boussole et qui peut gagner quand on sait pas où on va »
- 2:33:25Fait
« il faudra être excellent professionnellement »
- 2:34:09Fait
« il faut prendre au sérieux ce slogan qu'on a vu sur les manifestations arrêtez de nous emmerder laissez-nous travailler »
- 2:42:56Fait
« 2023 est une première année de mise en œuvre d'une nouvelle réforme de la PAC ça nécessite toujours un certain nombre de développement d'outils informatiques »
- 2:43:39Chiffre
« 150 millions d'euros supplémentaires ont été annoncés par le ministre de l'agriculture en décembre dernier »
- 2:45:08Chiffre
« 2 milliards d'euros sont mobilisés pour les nouveaux installés »
- 2:49:28Promesse
« le texte devra intégrer des mesures de simplification »
- 2:50:12Chiffre
« il vaudra produire en 7 ans l'effort de réduction réalisé depuis 1990 »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
bien bien mesdames et messieurs mesdames et messieurs je vais vous inviter à rejoindre vos places nous allons démarrer s'il vous plaît je laiss faire voir pourquoi il y a une table là Laurence s'il vous plaît je vais vous inviter à à rejoindre vos places nous allons commencer nos travaux allez-y qui gère les micros c'est moi tu m'en donnesten s'il vous plaît ouais je veux bien ouais allons s'il vous plaît nous allons démarrer on va essayer de pas prendre trop de retard
[Musique]
allez prenez place et bien bonjour bonjour à bonjour à toutes et bonjour à tous Je je suis je suis Berty Robert je suis le rédacteur en chef de l'ebdomadaire terre de Bourgogne et je suis ravi de présenter cette matinée avec vous parce que j'ai comme dans l'idée qu'elle va être intéressante riche danse et on a donc un un beau programme à vous proposer ce matin et je vais pas être plus long je vais juste rapidement vous vous rappeler le déroul donc nous aurons une intervention du politologue Jérôme Fourquet en début de en début de matinée au terme de laquelle bien sûr vous aurez la possibilité d'échanger avec Monsieur Fourquet et puis ensuite nous aurons la diffusion d'une vidéo de serge Papin et tout ça ce sera suivi d'une d'une grande table ronde réunissant à la fois Didier Guillaume ancien ministre de l'agriculture Nicolas saoret vice-président du conseil régional et les SEP présidents des chambres d'agriculture de Bourgogne FrancheComté avec un seul but essayer de de déterminer ce qui peut ressortir aujourd'hui de ce mouvement de colère agricole inédit par son ampleur inédit par sa nature telle qu'on a pu le connaître en janvier et puis peut-être à nouveau avec un un regain en quelque sorte au moment du Salon de l'Agriculture et puis on n est pas encore à son terme he bien sûr il va connaître sans doute d'autres rebondissements on va essayer voilà de réfléchir un petit peu à à tout ça ce matin euh je vais pas être plus lo en tout cas dans cette introduction je vais céder la parole à à Christian deerle le président de de la chambre régionale d'agriculture pour un une petite une petite introduction et puis ensuite on on démarrera nos travaux Christian si vous voulez monter sur scène me rejoindre et je vous laisse la parole non mais juste un petit mot très rapide et par délicatesse pour vous accueillir très chaleureusement les uns et les autres en vous remerciant d'avoir répondu favorablement à notre invitation comme j'ai l'occasion de l'indiquer tout à l'heure il se trouvait que la session de la Chambre régionale de l'agriculture se positionnait le 12 mars c'est que compte tenu de l'actualité agricole de ces dernières semaines du récent moment vécu un peu particulier au salon de l'agriculture il nous a semblé que il fallait donner sans doute à cette matinée un certain rayonnement euh pour revenir sur ces événements qui malgré tout nous interpellent donc je remerci Didier déjà de nous mettre très aimablement cette belle salle à disposition euh Dijon céréal et Alliance franchecé merci Didier euh encore une fois merci à chacune à chacun d'entre vous je salue aussi également à distance l'ensemble des jeunes et leurs encadrants également de l'enseignement professionnel agricole qui soit technique supérieur qui suivent ses travaux à distance ils ont manifesté un réel intérêt et je pense que les enjeux les sujets qui vont être traités ce matin évoqués euh évidemment intéresse au plus haut point les jeunes qui demain seront agriculteurs qui seront dans le paraagricole en tout cas qui manifeste aujourd'hui de l'intérêt pour ce secteur professionnel voilà dans ces quelques 150 personnes qui se sont réunies dans cette salle pour écouter des intervenants d'excellent niveau on compte à la fois des élus des organisations agricoles mais peut-être aussi des représentants de la grande distribution des acteurs de la transformation des médias aussi que je salue de bien vouloir relayer euh ce ce moment partagé entre nous ce matin voilà juste un mot pour remercier tout particulièrement nos intervenants je le fait dans l'ordre où ils vont intervenir Jérôme Fourquet je pense que ce sera un plaisir d'écouter votre analyse et votre expertise outre votre compétence on perçoit votre sensibilité au sujet qui touche à l'agriculture et peut-être plus généralement au monde rural permettez-moi de saluer évidemment Didier Guillaume monsieur le ministre merci d'être venu à Dijon ce matin vous m'avez rappelé le nombre de kilomètres pour monter jusque chez nous depuis le Pays-Basque euh c'est je pense appréciable d'avoir votre présence votre parcours qui est passé par mairie conseiller général patron du conseil départemental de la Drome sénateur ministre de l'Agriculture fait sans doute de vous un homme capable de poser un regard avisé et nourrir nos réflexions sur une situation sur laquelle vous ne manquez pas d'avoir un avis qu'on aura plaisir à écouter puis je salue également Nicolas Soret là aussi j'en profite pour saluer Christian en lui souhaitant d'ailleurs bon rétablissement euh il nous aemble vouz que le le parcours de Monsieur Soret et la relation qu'il entretient avec la profession dans le département de Lyonne et les travaux enfin efficaces que vous conduisez en matière de relation notamment avec la Mairie de Paris et bien évidemment votre votre responsabilité en tant que chargé de l'économie au conseil régional faisait de vous un invité intéressant et on vous écoutera là aussi avec grand plaisir je salue à distance excusez-moi son prénom monsieur Papin serge Papin voilà qui pouvait pas être avec nous mais qui a quand même tenu à témoigner par l'intermédiaire d'une vidéo je rappelle que outre son parcours à superrue il a été rapporteur de la dernière loi égalim et son son son témoignage je pense est intéressant voilà je voudrais excuser Monsieur le Préfet de Région Franck Robine euh voilà qui peut pas se soustraire à l'engagement puisque l'ensemble des préfets de région sont convoqués aujourd'hui par le Président de la République donc en contrepartie il m'a dit qu'il se rendrait disponible si nous le souhaitions pour notre prochain Bureau de chambre régionale euh il est vraiment désolé de pas être là mais Madame la directrice est présente entourée de collaborateurs de la DRAF et je vous remercie de votre présence voilà un dernier mot pour remercier celles et ceux qui se sont aussi occupés de l'organisation de cette journée et puis euh tout le monde a sa place dans une réussite collective je salue aussi les techniciens qui sont autour de nous et notamment monsieur sendrin voilà suivre maintenant cette matinée avec serge Papin alors serge Papin ne pouvait pas être présent avec nous aujourd'hui mais néanmoins nous allons pouvoir l'écouter à travers une une vidéo donc qui a été réalisée une vidéo qui du une une petite dizaine de minutes je rappelle simplement que serge Papin donc est l'ancien PDG de systèmu il est aujourd'hui administrateur d'uchan retail international et il a été également l'auteur d'un rapport sur la loi égalim 2 alors évidemment dans cette vidéo vous verrez qu'il aborde l'indispensable nécessité d'arriver à concilier revenus des agriculteurs et pouvoirs d'achat il développe aussi une une une réflexion qui est pas inintéressante justement sur peut-être la nécessité de remettre en cause le concept même des des négociations annuelles telles qu'elles ont lieu aujourd'hui voilà peut-être qu'il faudrait songer à un autre un autre système je vous en dis pas plus je vous laisse regarder la la vidéo et puis ensuite on se retrouvera pour la table ronde et les réactions évidemment par rapport à ce qui a été dit à la fois par Jérôme Fourquet et par serge
[Musique]
Papin on est dans une période dans un contexte il faut savoir conjuguer les paradoxes et comment concilier en effet revenus des agriculteurs et pouvoir d'achat alors je pense que une des solutions pour y arriver c'est de sortir du rapport de force arrêter ces négos à Noë qui mettent la pression avec simplement un objectif à court terme parce que tout le monde a peur donc à ce moment-là on essaie de de prendre le plus possible que c'est les transformateurs les distributeurs faire des résultats à court terme évidemment on reporte tout ça sur le maillon le plus faible maillon le plus faible c'est l'agriculteur c'est souvent ça a été souvent la variable d'ajustement moi j'ai pu le constater depuis la mise en place de la loi de modernisation de l'économie qui d'ailleurs favorisait uniquement le prix à tout prix et donc pour arriver à ça il faut aller vers ce qu'on pourra appeler le contractualisme j'aime bien cette expression le contractualisme c'est pas simplement un bout de papier juridique mais c'est un état d'esprit c'est du dialogue il faut aller vers ce qui avait été initié notamment sur les marques distributeurs où on avait vous savez ces fameux accords triparties où au moment on s'engageait tous ensemble avec un partage de la valeur une transparence sur production transformation distribution et sur le temps long on voit bien que le modèle du rapport de force des n il est rendu au bout et que si on se projette et il faut aller très vite là-dessus il faut changer ça et aller vers une réconciliation de la filière et on y arrivera que par le
[Musique]
contrat il existe aujourd'hui égalim 2 qui doiv fonctionner puisque il y a des indicateurs de coût de production donc ces indicateurs ils sont référents il faut qu'ils soit reconnu par l'ensemble de la prof on y rajoute à ça c'est ce qui était convenu la rémunération des agriculteurs c'est pas la peine ver d'aller vers des prix planchers on a là un socle solide pour faire en sorte que ça ça soit la base de la marche en avant de la construction du prix et Galim 2 au fond le contrat il est entre l'agriculteur et le premier transformateur il faut que ça aille plus loin que ça aille sur l'ensemble de la chaîne et à ce moment-là on respectera tout le tout le dispositif à partir du prix des matières première avec une réalité des coups de production ça c'est possible à faire et il y a pas besoin d'une loi supplémentaire puisque il faudrait que les parties prenantes se mettent d'accord donc il faut simplement que l'action publique pouvoir public encourage ça ça pourrait encore se faire assez facilement je dis d'autant plus qu'à ce moment-là il faudrait aussi que les distributeurs prennent une part de leur responsabilité notamment sur la péréquation des marges c'est-à-dire que tous les produits issus du marketing issus de la communication la publicité qui sont des produits ultra transformés pour la plupart il y en a 3000 produits ils sont vendus avec très peu de marge égalim 1 avait augmenté vous savez le seuil de revente à Perre avant il sétait vendu à prix coûant depuis égalim 1 on a dit bah non il faut qu'il soit vendu au moins à une marge de 10 % pourquoi pour mieux rémunérer les agriculteurs alors par ruissellement ouis save que le ruissellement il est pas descendu jusqu'en bas à mon avis hein et c'est pour ça qu'on a fait égalim 2 parceon a bien vu que le rissellement quand on compte que sur la bonne volonté c'est pas aussi simple que ça ce qu'il faut c'est trouver des médiateurs trouver des gens qui a des paroles apaisantes et qui servent l'intérêt général et qui cherchent pas à trouver des coupables à chaque fois mais amener des solutions parce qu'on voit bien que par certains côtés on est rendu quand même au bout d'un modèle
[Musique]
parfois moi je crois qu'il faut que les paysans deviennent des commerçants aussi plus le client est proche plus la valeur ajoutée est grande et donc si on veut que l'agriculture capte aussi sa part de valeur il faudra qu'elle se rapproche du client consommateur ça va pas dire qu'elle faut qu'elle ouvre des magasin mais ça veut dire que Ch changer d'état d'esprit là aussi trouver des liens avec l'aval de la filière s'intéresser au marché puis pas simplement dire je produis je comprends pas je produis ça se vend et pas assez cher bah non faut regarder ce que ce que veut le marché et à ce moment-là on produit en fonction de ce qu'il veut et pas le contraire nous qui sommes un pays d'élevage avec un pays de race à viande bon bah voilà on s'est fait un peu parfois dépasser alors je dis pas qu'il faut qu'on fasse tout de l'Angus demain en tous les cas il faut qu'on trouve nous aussi quel est le meilleur produit de ce point de vue là pour un marché qui est en évolution il y a aussi peut-être des états d' prê à faire évoluer mais je vais vous dire he il y a besoin des paysans et les paysans de demain vont bien gagner leur vie vous savez pourquoi parce qu'il y a un risque de pénuie aussi et si les paysans voulaient mettre la pression ils pourrai dire attention traitez-nous bien parce que demain il y en aura peut-être pas pour tout le monde nourrir les Français c'est stratégique on est quand même sans doute une des agricultures les meilleures en qualité et donc il faudra sans doute aussi que les consommateurs bah là-dessus ils aient une démarche un peu aussi politique au sens où on vote avec son
[Musique]
cadis je veux pas vous provoquer mais faut vous travailler la marque il y a que ça il faut donner des signes de cette qualité vous avez un nom il faut le décliner et amener tous les arguments tout ce que vous faites de bien il faut le communiquer et vous verrez que vous arriverez à ce moment-là à bien vous singulariser l'identité aujourd'hui c'est quelque chose qui fonctionne bien la Bourgogne franchecté est sans doute un des territoires de France qui de ce point de vue là a le plus de de culture et peut véhiculer le le plus d'arguments donc il faut les faut les mettre en avant il faut le travailler faut mettre des moyens en commun pour ça je pense et alors ils peuvent avoir confiance les jeunes parce que moi j'ai pas fait d'étude particulière donc on m'a pas appris de méthodes et cetera ma seule qualité qui a fait ce que j'ai pu modestement construire ça a été de ressentir l'époque parce que il faut qu'on soit le miroir vous savez un commerçant même un paysan il doit être le miroir de son époque s'il est trop en ou trop en avant ça marche pas donc et là je le ressens bien ça sur la place de l'agriculture et la place de l'agriculteur comme un élément central de l'intérêt général dans notre
[Musique]
pays je j'imagine que j'imagine que ce qu'a dit serge Papin soulève pas mal de pas mal de réactions peut-être aussi de de votre part on va prendre un petit temps simplement pour pour mettre en place le dispositif pour la table ronde et euh j'inviterai donc euh tous les participants à à à venir me rejoindre sur scène et juste en en début en quelque sorte de cette table ronde on fera intervenir Didier Guillaume euh Didier Guillaume j'en profite juste avec le temps qui m'est imp parti là pour rappeler que vous avez été ministre de l'Agriculture de 2018 à 2020 vous avez été aussi élu local notamment mer de maire de de Bourg de Péage dans laadrum vous avez présidé le Conseil Général de laadrome et vous avez aussi été sénateur et ce qui était intéressant aussi en vous ayant avec nous aujourd'hui c'était à la fois d'avoir le regard d'un ancien membre d'un gouvernement et je rappelle d'ailleurs que vous avez aussi travaillé avec Stéphane Lefol et Jean glavani mais de voir un petit peu comment comment en période de crise comme on a pu commettre bah comment on peut faire avancer les choses aussi rapidement que possible même si c'est jamais assez rapide sans doute et puis on verra aussi on reviendra peut-être aussi sur en tant que élu local comment vous au quotidien vous avez pu travailler pour valoriser justement les productions agricoles de votre département ladrom voilà mais ce qui sera intéressant ce sera de de vous avoir aussi sur justement les les réactions que peuvent vous inspirer à la fois l'intervention de Jérôme Fourquet et celle de de serge Papin alors pour cette table ronde donc hormi Didier Guillaume je vais également demander à à Nicolas Soré vice-président du du conseil régional de venir nous rejoindre et puis les SEP présidents de chambre d'agriculture de Bourgogne FrancheComté qui sont avec nous aujourd'hui Vincent ier pour la Côte d'Or j'ai également fr pardon j'ai également François lavrue pour pour le Jura que j'ai vu tout à l'heure qui doit pas être très loin ah pardonnez-moi je vous vous avz perdu Arnaud de l'estre pour Lyonne Bernard Lacour pour la son Loire Philippe Mony pour le dou et le territoire de bfort qu'il faut pas oublier et puis également Thierry chalmain voilà Thierry chalmain bonjour monsieur chalmain pour la haute zone je crois que je n'ai oublié ah si j'ai j'ai 10 diramé pour la Nièvre pardonnez-moi je crois que j'ai oublié personne je vous invite à à venir vous installer sur sur les chaises que nous avons mise en place et puis on va entamer cette cette table ronde donc on a voilà un deuxième micro merci beaucoup alors inst installez-vous on a oui vous avez une chaise monsieur Mony c'est bon c'est parfait parfait alors avant d'entamer vraiment cette table ronde Didier Guillaume voilà on voulait revenir avec vous peut-être bénéficier un peu de de vos lumières de votre exp et de votre ressenti par rapport à la crise qu'on vient de vivre évidemment mais par rapport à ce qui s'est dit jusqu'à maintenant bien merci merci bonjour mesdames messieurs très heureux d'être là j'ai arrêté la politique totalement active et passive d'ailleurs et le président m'a appelé pour venir j'étais un peu surpris mais c'est avec plaisir que je viens devant vous pour vous livrer quelques quelques réflexions aucune leçon à donner je ne suis plus au gouvernement je ne suis pas là pour défendre le gouvernement ça serait chement difficile mais en tout cas pour dire que la situation que l'on la situation que l'on traverse est inédite est inédite on n jamais vu cela dans notre dans notre pays que tous les agriculteurs de France et agricultrices quelle que soit leur région quel que soit leur filière quel que soit leur profession leur leur secteur sont en revendication ça montre que l'heure est grave mais vous me dites de réagir à ce que j'ai entendu c'est toujours intéressant d'écouter Jérôme Fourquet mais la première réflexion que je voudrais faire que je trouve assez surprenante pendant la crise 92 % de la population soutenait le mouvement agricole et tous les partis politiques représentés au Parlement c'est la première fois dans l'histoire ça s'est passé comme cela par contre allant dans telle commune il y a un projet de d'installation d'un poulailler tout le monde soutient les agriculteurs mais pas l'installation du poulailler il y a dans tel secteur comme dans mon cas des grands champs des grands vergers tout le monde sur les agriculteurs mais à condition qu'il ne passe pas des produits sur les champs devant chez nous donc c'est la première réflexion que je voudrais faire c'est la schizophrénie totale que nous avons entre le soutien à l'agriculture aux agriculteurs dans leur ensemble qui est un peu comme ça théorique et puis le résultat concret et je ne parle pas de l'acte d'achat j'ai entendu à la fois Monsieur Papin et Jérôme Fourquet dire c'est un acte d'achat politique très bien sauf que si pendant la crise du covid tout le monde l'a encore aimé les agriculteurs et faisait le click and collect et allit acheter ici ou là aujourd'hui ça s'est totalement arrêté et on repart dans les grandes surfaces et le cons Atur français demande lui aussi des prix toujours plus bas donc je pense et c'est la première réflexion que je voudrais faire en dehors de tout ce que nous voyons aujourd'hui c'est est-il possible d'avoir une réflexion collective qui ferait en sorte de changer le système de consommation pour permettre que la production continue à être présentees et que les producteurs soient rémunérés tout le monde dit les producteurs veulent être rémunéré à leur juste valeur c'est bien normal il y a eu des lois Papin dit faut pas une deuxième loi ça pourrait se faire sauf que je constate 2è point c'est que ça ne marche pas aujourd'hui c'est qu'aujourd'hui les agriculteurs français ne gagnent pas assez bien leur vie et que l'acte d'achat ne se fait pas troisièmement une chose qu'il faut quand même voir c'est que il y a des agricultures et il y a y compris sûrement dans ce département des agriculteur tout le domaine de la viticulture qui doit bien fonctionner et bien gagner sa vie et puis d'autres les éleveurs ou c'est un peu plus compliqué moi je vois mon père était éleveur au vin viande à une époque où on gagnait plutôt bien sa vie et puis a eu le creux complet où ça ça a diminué dans la Drome les ovins ont quasiment disparu et puis les friches sont arrivées et puis on pouvait plus aller dans les dans les collines parce que parce que céit est plus entretenu et c'est la 4è 4è point je vrais faire est-ce que les métropolitains est-ce que les bobos des grandes villes est-ce que ceux qui viennent passer des vacances ou qui viennent passer des weekends dans nos zones rurales ne sont pas un peu eux aussi quelque part schizophrène en disant nous on veut continuer à aller dans les endroits agricoles pour vivre tranquillement écouter les petits oiseaux mais on ne veut plus de ceci on ne veut plus de ceci on ne veut plus de cela ce sont des emposonneurs ce sont des gens qui font mal aux animaux et cetera et donc pour terminer cette cette introduction monsieur c'est tout ça pour dire que je pense que en dehors des du travail syndical en dehors de ce qu'il faut faire j'ai conscience queaujourd'hui j'ai entendu Arnaud Rousseau hier les les agriculteurs trouvent que ça ne va pas assez vite les demandes et que le gouvernement s'est engagé à apporter des réponses et que ça n'avance pas ça sûrement et c'est d'ailleurs vieux comme le monde et ça continuera et c'est sûrement vrai aujourd'hui à l'instanté sauf que je pense qu'il faut aller plus loin que tout cela plus loin que ces revendications sommes-nous encore capables dans notre pays de produire et de produire pour que les agriculteurs gagnent leur vie quand on sait par exemple que moi je suis j'ai été élu et je vis dans le sud de la France ben aujourd'hui je crois que pour le pour les fraises 47 % des fraises sont produites en France que l'on mange et puis plus de 50 % sont produitite à l'étranger que 50 % des poulets que l'on consomme ne sont pas produits ne sont pas produits en France et toutes ces réflexions je pense que nous devons les mener les mener jusque aux négociations commercial parce que je trouve effectivement ce qui a été dit tout à l'heure par un des des des intervenants sur l'absence dans la la présentation des industries agroalimentaires était totalement totalement frappante or dans les industries agro-alimentaires dans les structures qui fonctionnent et aussi les coopératives agricoles donc cette réflexion que nous devons V mener elle ne doit pas me semble-t-il être uniquement mené sur l'aspect très amant sur la production mais sur l'ensemble de la chaîne pour dire y y a-t-il encore une possibilité en France avec un nombre d'agriculteurs qui diminue oui ou non d'alimenter les Français et faire en sorte que ceux qui travaillent gagnent leur vie alors peut-être une une chose simplement did Guillaume à revoir avec vous aussi vous avez abordé tout à l'heure le le fait qu'il y a une grande diversité finalement de revendication agricoes qui ont pu s'exprimer à cette occasion là euh c'est très difficile de répondre de manière globale à des problématiques qui sont finalement très très différentes est-ce que selon vous aujourd'hui en France on est capable à la fois peut-être de déterminer face à une crise de cette ampleur un cadre national mais qui soit déclinable sur des plans plus régionaux plus locaux est-ce qu'on est capable de ça aujourd'hui en France je ne suis pas sûr que nous soyons capable je pense que c'est la direction dans laquelle nous devrions aller pourquoi parce que il y a des il y a des endroits où les choses se passent plutôt bien il y a des endroits où les choses se passent plutôt mal dans le sud de la France dans le sud-est vers où j'étis élu il est tombé 11 mm d'eau depuis le début de l'année il est tombé 80 mm d'eau en un an excusez-moi mais une agriculture sans eau c'est pas une agriculture et a des endroits où c'est inondé donc on voit très bien que les réponses ne peuvent me semble-t-il hein me semble-t-il ne peuvent pas être les mêmes en en fonction de l'endroit où l'on est quand on discute ici la viticulture se passe plutôt plutôt bien dans le département de la Drome le département il fait 130 km de de de longueur verticale dans le nord du département c'est ermitage cotti condrilleux crossermitage Saint-Joseph il y a aucun problème pour vendre il pourrait même vendre 120 % de leur production mais si je descends de 50 km au sud du département les les cuves des coopératives sont pleines parce que ça ne se vend pas donc les réponses elles ne peuvent pas être me semble-t-il uniformes et un point si vous le permettez quand même par rapport à ce que disait tout à l'heure monsieur Fourquet sur les fonctionnaires et sur le le service public d'abord au ministère de l'Agriculture il y a CER 30000 fonctionnair mais a 20000 dans la formation agricole faut jamais oublier ça les les établissements publics agricole sont essentiel et l'avenir de l'agriculture passera aussi pour la formation et puis dis je veux le dire aussi parce que c'est toujours facile et vous vous allez devant les les DDT vous allez devant les préfectures vous es les actions syndicales c'est bien normal et à l'administration de répondre mais je veux quand même souligner ici au risque de ne pas être totalement c'est qu' nous avons besoin de cette administration à condition qu'elle aille vite peut-être plus vite qu'elle soit réellement en en phase avec vous mais on a besoin de cette administration pour recadrer un certain un nombre de choses si l'on veut que notre pays continue à être un pays un état de droit merci monsieur Guillaume ça va nous faire l'objet d'une introduction quelque part je vous je vous invite à à vous rasseir donc on va on va on va démarrer cette table ronde maintenant simplement je voulais juste rappeler donc les la présence des des des présidents de de de chambre qui sont avec nous donc Philippe Mony pour le Territoire de Belfort et le dou François laverrue pour le Jura Didi Ramet pour la Nièvre Thierry chalemain pour la haute zone Arnaud de l'estre pour Lyonne Vincent Lavier pour la Côte d'Or et Bernard Lacour pour pour la son et Loire alors je reviens juste aussi sur Nicolas saoret donc vous êtes ici au titre de de vice-président du conseil régional en charge notamment de de l'économie de l'emploi et de l'économie sociale et solidaire je rappelle quand même que vous êtes également maire de joignny dans Lyonne et président de la communauté de commune du Jovinien donc vous aurez l'occasion de nous expliquer aussi ce qu'en tant qu'ellu locale vous pouvez faire comme travail pour éventuellement trouver de nouveaux débouchés aux produits allécole agricole pardon de de votre région sur cette table ronde je vous propose de de commencer tout de suite peut-être avec avec vous Vincent Vincent Lavier euh sur les sur les barrages pendant les manifestations il y a une une notion qui est revenue quand même assez régulièrement euh çaen était çaen est presque suspect finalement quand on invoque tellement une notion comme ça parce qu'on a l'impression que c'est parce qu'elle existe peut-être de moins en moins c'est la notion de souveraineté alimentaire vous vouliez vous exprimer là-dessus parce que il me semble que entre les discours sur cette souveraineté alimentaire et la réalité il y a quand même beaucoup à dire à votre à votre avis bonjour à toutes et à tous alors la réponse que je pourrais vous faire elle a été faite pour une bonne partie par Jérôme Fourquet donc du coup vous av vous allez avoir l'impression que c'est une redite mais l'analyse que j'ai fait de la de la crise effectivement elle est exactement la même que celle que nous a livré Jérôme tout à l'heure il nous a parlé d'une crise existentielle moi je parlerai d'une crise identitaire alors ce qui est quand même peu ou prou la même chose parce que derrière tout ce qui a été exprimé en terme de désarroi aujourd'hui ce qui nous caractérise je pense c'est l'absence de boussole dit autrement quand on se compare un petit peu à ce qu'on vécu les générations qui nous ont précédé notamment avec la mise en place de la PAC où il y avait un cadre très calé avec une seule ligne à suivre qui était la même pour tout monde l'idée à l'époque était développée au sortir de la guerre où tout le monde mangeait pas à sa fin c'était de dire et ben il faut qu'on produise et puis de toute façon ça va nous être valorisé ça va permettre à l'agriculture aussi d'effectuer une forme de transformation parce que on partait d'une situation quand même où les gens qui nous ont précédés même si c'est difficile pour nous gagnaient beaucoup moins leur vie que nous et l'Agriculture avait aussi besoin d'être structuré donc tout le monde s'est retrouvé dans le cadre et les choses ont commencé un petit peu à déraper je dirais au début des années 80 quand les premières crise de surproduction sont apparu il y a eu la mise en place des côas laitiers il y a eu un certain nombre de choses à gérer et on était quand même à l'époque dans une économie agricole avec des prix un petit peu administrés au moins une une Europe qui avait fait le choix de se protéger de la concurrence mondiale et en 92 on s'est défait de tout ça mais Jérôme nous l'a très bien expliqué tout à l'heure on s'est défait de tout ça on s'est livré au marché mondial et on a aussi mis en place ces fameuses aides compensatoires parce que peut-être que certains ont oublié aussi que les primes qui sont indument versé aux yeux de certains aux agriculteurs étaient à l'époque des aides compensatoires où on compensait finalement des pertes de prix à la production et donc tout ça fait que le système a un petit peu glissé et puis que au fil des années les gens se sont plus retrouvés et aujourd'hui on est quand même à mon sens amené à à gérer un certain nombre d'injonctions qu'on peut qualifier de contradictoire la première étant celle concernant la souveraineté alimentaire moi je fais partie de ceux et je pense que tous autour de la table on est convaincu de ça on a les moyens de notre souveraineté alimentaire en France on reste un grand pays agricole on a la chance quand même au regard de l'évolution climatique d'avoir toujours des conditions intéressantes pour la production et on peut pas se permettre de d'être complètement dépendant de l'extérieur pour nos achats alimentaires sauf que le problème qu'on a quand même c'est que de par toutes les contraintes qui qui sont mises sur la profession des agriculteurs on voit bien qu'elle est en train de nous échapper cette souveraineté pour moi il faudrait pas grand-chose pour qu'on puisse la récupérer néanmoins elle est en train de nous échapper et l'autre paramètre qu'on peut mettre en avance c'est par rapport à la montée en gamme on a tous été convaincus je pense et personne ne nira dans cette salle qu'à un moment donné on a cru que la montée en gamme allait être la planche de salut de notre agriculture et aujourd'hui on s'aperçoit que malheureusement et ben c'est aussi ça qui favorise les les importations de produits premier prix pour pas dire produits bas de gamme et qui nous met aussi en défaut et quand on voit tout ça mais un agriculteur là au milieu il peut pas s'y retrouver aujourd'hui il est complètement paumé alors effectivement derrière on met en avant plein de problèmes mais pour moi le problème de base c'est bien celui-ci mais Vincent Lavier par exemple ça ça ce que vous venez de dire là me fait penser à ce que disait serge Papin dans sa vidéo est-ce que pour vous il y a pas justement est-ce que serge Papin fait pas fausse route en fait lorsqu'il dit que les agriculteurs doivent se positionner de plus en plus comme des marques en quelque sorte alors on on imagine he ce qui peut y avoir derrière cette appellation c'est-à-dire des labels des choses qui qui qui sanctionnent en quelque sorte l'excellence de de produits français ça peut être une très bonne chose dans l'absolu mais est-ce que justement marché il y a un marché pour ça il faut savoir l'exploiter clairement et on est un certain nombre à être engagé dans des démarches de valorisation qui sont plutôt intéressantes pour les exploitation sauf que comme j'ai dit précédemment on peut pas emmener l'ensemble de l'agriculture là-dessus et il faut qu'on sache répondre à l'ensemble des marchés enfin moi j'ai pas d'état d'â avec ça euh pour moi il y a de la place pour différentes agricultures dans ce pays et toute façon c'est pas les unes meilleurs que les autres c'est c'est toutes chacune à leur place capable de répondre aux besoins qui sont exprimés par nos concitoyens parce que quelque part on va pas les forcer à aller dans une direction où ils auront pas envie d'aller alors je fais juste une précision que j'ai oublié de faire mais excusez-moi au début de cette table ronde naturellement j'interroge certains d'entre vous mais vous êtes tout à fait libre tout autant que vous êtes de réagir par rapport à ce qui est dit ou d'apporter des compléments surtout n'hésitez pas je vous incite même fortement à à le faire fa euh il y a peut-être quelque chose alors on va on va demander à à Philippe Mony peut-être là-dessus je voulais vous interroger Philippe Mony dans le dans le prolongement un peu de cette question de la la souveraineté alimentaire peut-être pour voir concrètement à quel point elle peut être mise en danger peut-être m mise en péril cette souveraineté alimentaire à travers notamment des contraintes qui spose dans le domaine de l'élevage oui ben bonjour bonjour à toutes bonjour à tous euh il y a eu mouvement syndical ça été décrit tout à l'heure mais ce qu'on observe quand même c'est que l'élevage recule de plus en plus et moi je fais le parallèle avec la carte les deux cartes qu'on a eu de de Jérôme Fourquet qui qui démontre plus l'élevage recule plus plus nos campagnes se vident ça a été expliqué moins de monde dans les fermes l'environnement autour des exploitations qui se qui se réduit les assimilateurs et qu' sort tout ça ça vide et aujourd'hui euh voilà de deux exemples he où Ben le le pouvoir politique par parfois une un lobbing au sein de des forces politiques en présence parfois une administration aussi qui a certaines convictions alors que l'administration devrait obéir à aux gens élus démocratiquement ben sortent des parfois des des projets de mesures j'en ai je vais en citer deux le premier qui est un projet et puis un deuxième qui est pas forcément un projet mais qui est mal vécu dans nos territoires d'élevage sur le transport des animaux aujourd'hui il y a une il y a un règlement européen modification ou concrètement nos petivau laitiers qui partent en Espagne ou d'autres directement mais pourront plus forcément partir directement faudra faire des un ou de arrêts et au-delà du 1 ou deux arrêts si si tu si tu as besoin de plus tu as plus le droit d'exporter donc avec aussi des des notion de de chargement dans les dans les dans les camions qui sont euh qui ne sont pas raisonnables économiquement en gros vous avez deux étages vous aurez plus le droit d'avoir deux étages ou euh en au-delà de 25°gr vous aurez plus le droit de transporter les animaux donc dans les secteurs où il pleut 11 mm depuis le début de l'année ou 80 je pense que chez Didier Guillaume tu as plus d'animaux qui circulent quoi hein voilà donc il y a il y a des projets comme ça qui sortent qui sont ben donc que l'on explique que l' combat mais ce qui est quand même dommage c'est que l'élevage mérite mieux ça mérite quand même d'avoir des des projets qui soient réalisable et l'autre l'autre mesure qui qui n'est plus à pro aujourd'hui c'est l'arrivée du loup dans nos territoires ben la drô voilà je pense que tu Didier peut en parler plus encore plus que que nous malheureusement euh l'élevage à l'herbe la société souhaite de l'élevage à l'herbe on a de l'élevage à l'herbe et on met voilà on implante le loup dans dans ce dans ce dans ces beaux élevages et et quelque part ça casse le moral de de toutes nos troupes je vois Pierre-Henri panier et d'autres qui sont concernés et ça et et ces mesures là pour l'élevage pour les jeunes ben je pense qu'on mérite mieux que ça et c'est c'est le sens du mouvement syndical donc voilà je pense que on est tous réunis on va voilà on arrive à combattre des choses on arrive à emporter de morceau mais toute l'énergie qui est consacrée perdue pour pour des choses qui sont pas forcément cohérente on le met pas ailleurs quoi did Guillaume vous vouliez réagir peut-être par rapport à ça oui là-dessus parce que je pense que ce qui ce qui vient d'être dit c'est un vrai sujet de société et pour moi c'est un vrai combat capital cette affaire là elle ne peut pas continuer il faut l'arrêter immédiatement l'affaire du loup quand quand vous dites cette affaire là c'est je je parle du transport des animaux pard-o qu'est-ce que qu'est-ce qu'est-ce qui est sous-jacent là derrière c'est tout simplement de se dire on va interdire petit à petit le transport des animaux donc l'élevage donc on aura gagné c'est un sujet de société métropolitain et écolobobo excusez-moi c'est ça la réalité et moi il faut se battre là-dessus pour le transport de tous les animaux sans cela évidemment les camions climatisés excusez-moi mais c'est débile et on y arrivera pas les camions à un seul étage bah ça il y aura plus aucune rentabilité TR arrêts on aura plus le droit et qu'est-ce qu'il y a là derrière on va pas les transporter parce que ces pauvres bêtes sont en difficulté donc on va réduire l'élevage donc il va disparaître à certain endroits donc on va se retrouver dans des dans des déserts n'importe quoi et donc une certaine mentalité aura gagné et je crois que ça c'est le combat de la société il est syndical mais c'est aussi le combat des consommateurs c'est aussi le combat des Françaises et des Français et ce combat là à mon sens il est essentiel Vincent Lavier just sur le sur le loup Philippe Mony évoqué la prédation par le loup je crois qu'en côe d'or il y a des choses qui sont qui sont menés qui sont mis en place là-dessus pouvez nous en dire un peu plus aujourd'hui malheureusement pour le département de la Côte d'Or mais c'est le cas dans d'autres département de cette région on est en plein front de colonisation donc on a plusieurs attaques chaque semaine et ça ça se répète depuis 2 mois maintenant donc c'est quelque chose d'extrêmement mal vécu par les éleveurs enfin on peut faire ce qu'on veut en en terme d'adaptation personne n trouvé la solution aujourd'hui malheureusement pour vivre avec le loup enfin quoi qu'en disent certains quand on regarde un petit peu alors dans la Drome ou dans d'autres départements des Alpes quand qu'on discute parce qu'on a tous des copains éleveurs là-bas ils sont tous dépités parce que il y en a quelquesuns à la marge qui ont réussi à s'adapter mais l'ensemble est dépité de la situation et ne voit pas le bout du tunnel pour certains qui se battent depuis plus de 20 ans sur ce sujet-là quoi donc pour l'instant euh sont vous vos moyens d'agir al nos moyens d'agir ils sont 700 heur de surveillance pour espérer mettre à mal un loup qui SVIT dans un territoire voilà c'est la seule possibilité qu'on a d'agir aujourd'hui je pense quand même que on commence d'avoir une prise de conscience au niveau des politiques sur ce dossier-là et on va probablement quand même doucement mais sûrement vers un premier déclassement du loup de son statut qui peut nous permettre d'avoir un petit peu plus de souplesse quant à sa régulation mais il faudra quand même qu'on avance vite sur ce sujet-là parce que dans certains territoires effectivement c'est quand même la pérennité des activités d'élevagees et puis dans les sujets aussi qui nous animent aujourd'hui c'est le celui du renouvellement des générations c'est enfin il faut quand même que collectivement on se donne les moyens pour que des jeunes puissent s'installer dans les meilleures conditions qu'il soi et ce type de sujet à traiter n'est quand même pas très favorable aux installations effectivement effectivement euh Philippe Mony pardonnez-moi juste simplement je voulais revenir avec vous parce que vous aviez en en préparant cette table ronde vous aviez abordé aussi un un autre aspect qui me semblait intéressant et qui qui était dans le prolongement finalement des questions liées à la souveraineté alimentaire c'est la question de l'importance de structuration de filière pour réguler aussi certaines certaines productions ok ben je vais prendre donc de deux exemples euh premier autour des galimes donc ça a été dit euh il y a il y a il y a des lois il y a des choses qui ne fonctionnent pas aujourd'hui hein euh juste euh j'assume aussi une présidence d'une coopérative où bétailler viande on commercialise à peu près 35000 tonnes de viande bovin porsine ovine et autres sur ces 35000 tonnes aujourd'hui donc on est contrôlé par les services de l'administration encore en ce moment suite aux actions la coopérative on a des gens qui viennent voir tous donc égalime entre les producteurs suivant en respectant la loi entre les producteurs et la coopérative les règlements intérieurs des coopératives rénové et cetera ça ça roule mais le problème que l'on a c'est que sur ces 35000 tonnes seulement 200 tonnes de viande sont acheté par des clients qui prennent en compte les coûts de production des éleveurs donc si on et ça a été très bien dit par serge Papin si on narrive pas entre le l'agriculteur le premier acheteur et ensuite les distributeurs la restauration au domicile et cetera les grossistes basculer les coups de production on va rien on va rien régler on va on va déplacer un petit peu le problème coopératives qui sont parfois j'ai entendu un peu ce matin qui sont riches voilà une coopérative comme la nôtre c'est 1 % de résultat sur ch d'affair quoi hein donc c'est très important sur notamment dans l'élevage pour faire le lien au premier sur le premier sujet d'avoir des systèmes où quand un jeune s'installe l'idéal serait que il est peut-être au moins 50 % de son activité sur mettons 2000 animaux si on prend des animaux ben 1000 par an qui soi vendu sur la base des cûps de production pendant 5 ans au moins pour que le jeune ben il dis je m'installe je suis rassuré le banquier ben il suit il suit bien aussi le système mais il faut absolument partager le partager le risque entre tout le monde parce que si c'est que le jeune qui s'installe on va lu dire en plus tu auras le loup en plus tu ceci en plus tu aura cela voilà on en aura dans des secteurs où c'est très bien organisé et c'est là que la régulation le voit dans les systèmes notamment le système laitier chez nous quand il y a eu la fin des quôas laitiers on a pu travailler avec Michel Barnier Michel dentin pour obtenir le mini packelet qui nous permet de réguler l'offre de fromage donc on sait que pour le compter par exemple ben quand on a besoin on accélère ou comme on quand on a moins besoin comme par exemple en ce moment mais on réduit la production et tout doucement ben on n'écroule pas les prix payés au producteurs donc les systèmes de régulation à la fois égalim ou des systèmes européens parce que le le mini packelet c'est un système européen que l'on a aujourd'hui et si on avait pas ça dans la f compomé on serait comme les autres production on serait pas de jeun qui s'installent et cetera et cetera donc la régulation faut pas abandonner de morceau parce que je finirai là-dessus moi euh avir siéger un temps aussi au niveau européen pour les jeunes agriculteurs il y a 20 ans les pays européens les Allemands les Hollandais tout ça disent vos trucs à la française de réguler là Pipo mais on voit quand même qu'aujourd'hui le dégât est ce qu' décrit ton Vincent ce qu' décrit Vincent les dégâts de au niveau européen d'avoir mis les bassins de production en concurrence mais on voit que le monde paysan au niveau européen c'est plus comme il y a 20 ans on est peut-être ensemble et là le politique peut peut-être remettre sur la table la régulation des marchés agricoles merci Philippe Mony je vais je vais vous donner la parole tout de suite Arnaud de l'estre pour la chambre de Lyonne je voulais juste faire une petite parenthèse parce que vous avez parlé on a on a déjà un peu aborder effectivement la question du renouvellement des générations et les perspectives à offrir au aux jeunes notamment qui veulent entrer dans ce métier de l'agriculture alors on en a avec nous dans la salle aujourd'hui puis on en a évidemment qui nous suivent en visio je vourrais juste préciser que le but de cette table ronde c'est évidemment pas de plomber tout le monde il y a des il y a des préoccupations il y a des il y a des problèmes on ne peut pas lesigner mais il y a aussi énormément de de possibilités enfin de perspectives d'avenir dans ces métiers il y a des choses à faire il y a des évolutions qui se dessinent et on compte bien également communiquer sur ces aspects là je j'en fais pas plus long je referme la parenthèse Arnaud de Lestre bonjour à toutes et tous oui je voulais rebondir un peu dans ce sens-là mais c'est vrai qu'il y a plus de choses aujourd'hui qui sont plombantes que que de choses belles à venir cependant en effet ça a été dit je pense qu'il faudra rester là-dessus c'est on fera on va pas faire la conclusion avant de la faire mais sur le fait qu'il y a de l'avenir dans ce métier que et au niveau national tout ce qui est alimentation reste une priorité en tout cas pour nous c'est sûr je voulais rebondir sur sur ce que disait Philippe sur égalim sur le deuxième parti sur la partie sur le volet 2 c'est-à-dire l'utilisation des produits agricooles dans la restauration collective dans un premier temps publique hein qu'it D et été rejointe au 1er janvier par normalement tout ce qui est restauration aussi privée euh là on a on a dit tout à l'heure qu'on avait besoin de ligne quelque part de trajectoire et là on nous a mis des lignes c'était peut-être une chose positive des galimes cependant derrière on n pas on est loin d'avoir atteint les objectifs hein on avait 20 % bio 50 % durable on est à peine à 7 % bio et à autour de 20 % durable sachant qu'il y a que ceux qui remplissent je fais un peu de technique mais un logiciel qui s'appelle maantine qui donne les chiffres donc ceux qui remplissent pas pas sont pas pris on peut estimer qu'ils sont un peu moins vertueux donc là il y a un vrai enjeu aussi à la fois pour la collectivité les collectivités état et collectivité locale je peux aussi tendre la perche à ce moment-là de donner un petit peu de souffle et puis de perspective à ceux qui produisent alors le mot local est pas dedans mais bon quelque part quand on parle de durable je pense qu'on peut mettre la notion de de local à ce niveau-là et ça peut peut-être donner un point positif c'est-à-dire qu'aujourd'hui il y a des des pistes qui sont lancées il faut arriver à saisir la balle au bon et qu'est-ce qui nous rattrape dans tout ça c'est le prix hein infin c'est-à-dire c'est le prix euh payé par le consommateur ou le prix du du du ticket de cantine mais c'est ce qu'on voyait tout à l'heure 66 % non 76 % soutiennent les agriculteurs mais dans les actes d'achat seulement 20 % font l'acte d'achat qui va avec donc la le correctif il est là il y a de la perspective mais il faudrait déjà que chacun puisse appliquer Galim un dernier exemple pour département avec laabatoire scarf qui est chez nous la dernière fois que j'ai visité m' expliqué qui avait un bon élève c'était le ministère de la Défense qui s'approvisionnait à 100 % en viande au niveau de du local et dans l donc c'est possible de travailler avec les marchés dans ce sens-là à partir du moment où il y a de la volonté mais il faut un réel pouvoir politique pour le faire c'est une autre version du réarmement peut-être à mon avis ça va marcher comme çaussi oui monsieur parce les facturations é alors on aura l'occasion de revenir justement sur égalim notamment avec Monsieur Soret qui nous expliquera aussi ce qu'il fait à son à son niveau on aura l'occasion d'y revenir je vous propose de d'entamer un un deuxième point peut-être à l'ordre du jour sur cette table ronde euh en discutant avec vous tous et en discutant aussi sur les barrages notamment euh ce qu'on entendait beaucoup c'était le sentiment de déception qui pouvait émerger avec d'un côté des des annonces gouvernementales qui sont fortes qui sont qui est assez spectaculaire peut-être médiatiquement et puis derrière bah pas grand-chose finalement qui se passe on a senti que le soufflet retomblit très vite entre grosso modo les manifestations de janvier et le début de du Salon de l'Agriculture et justement ce qui s'est passé au début du Salon de l'Agriculture témoigner de ce de ce ralbol et de cette impatience en quelque sorte et puis le salon est passé là-dessus et puis depuis on a un petit peu le sentiment bah alors a tort ou à raison que les choses retombent alors ben justement Arnaud Arnaud de l'estre on va on va poursuivre avec vous parce que voilà vous c'est un un un sentiment hein que vous avez entendu remonter du terrain euh qu'est-ce que que vous disent finalement les agriculteurs de Lyonne là-dessus ouais de Lyonne et puis je pense comme de partout une grosse déception c'est quelque part une colère qui est toujours présente et une grande déception sachant qu'il y a plusieurs niveaux et j'entends que faut aussi être conscient que le nombre de revendications était multiple donc voilà après il faut arriver à trouver cependant le fait d'avoir un cap le fait d'avoir du revenu était un peu commun à l'ensemble des revendications même quand il est parti du Sud-Ouest il y avait la le cas de la MHE aussi qui était présente et qui a aussi beaucoup mis le le feu au poudre à ce moment-là l'accompagnement au niveau bovvin de cette maladie et puis les problèmes d'arrachage aussi qui ont été aussi moteurs là par contre oui une grande grande attente même si on est à plusieurs niveaux alors on peut je rebondirai sur le fait en effet en local local en département le travail qu'on a pu faire avec les DDT ou qu'on peut faire avec les préfets permettre pour les points pour lesquels ils ont la main qui sont très minimes d'avoir des avancées peut-être assez rapide sur des notions de simplification ou de surtransposition qu'il y avait dans des départements qu'on a pu enlever assez rapidement mais c'est pas la grande majorité de ce quiattendent les agriculteurs la simplification qu la simplification elle ne change rien ni au ressenti de l'agriculteur ni à son revenu donc il faut poursuivre dans ce sens-là mais des lois de simplification je pense qu'il y en a eu beaucoup il faut pas non plus être je pense DUP sur le fait que tout va se révolutionner rapidement donc une grande colère une grande déception et puis on s'aperçoit que quand on change de niveau et je vais pas prendre le niveau national parce que européen je pense qu'il sera encore plus long mais au niveau national une impression quelques semaines après la 15 jour après le salon euh qu'on revient comme avant c'est-à-dire que les dossiers qu'on voit réarriver revenir au niveau national sont dans exactement la même approche qu'il y a qu'il y a 3 semaines tout est en silo et on y reviendra tout à l'heure sur l'accompagnement le rôle des chambres quoi voilà il y a de la perspective faut accompagner les agriculteurs dans des transitions qui sont énormes avec le changement climatique et et toutes les notion de de marché mais j'ai l'impression qu'on revient exactement sur les mêmes thèmes qui arrivent par chaque ministère ou par chaque service exactement silo avec une aide de 32 millions sur le changement climatique une aide euh sur les e une aide euh sur sur des accompagnements de diagnostic d'exploitation mais rien global donc ça je pense qu'il y a des besoins à ce niveau-là et puis le dernier exemple qui qui peut me choquer c'est le le CSP vous savez que le compte le le conseil stratégique phito qui à un moment donné a été peut-être un peu abandonné complètement en fait on s'aperçoit que dans les textes il est loin d'être abandonné euh il fait le yoyo à un moment il il sort des textes puis il revient euh oui oui mais alors il est vrai oui parce qu'il y avait une réunion à Matignon hier effectivement avec les syndicats tout à fait aujourd'hui bah espérons que ça soit suivi dans les faits définitivement mais ce qu'on avait encore il y a quelques jours c'était qu'il était abandonné mais il restait une trace et il était pas enlevé donc nous on attend des actes réels parce que les annonces on en a eu beaucoup hein je pense au niveau agricole les annonces on les a tous toutes noté aujourd'hui les actes qui suppriment directement dans un texte le CSP c'est l'exemple que j'ai pris on l'attend et quand on les verra on pourra y croire après voilà euh François lavrue euh voilà un petit peu la même alors moi monsieur ce que je vous demande simplement c'est de garder votre question après cette période là on aura une période d'échange notezla bien il y a pas de problème on la prendra mais juste voilà pour qu'on puisse conserver le le rythme de la Table Ronde je vous remercie de votre compréhension monsieur laavrue dans le Jura euh dans le Jura c'est pareil j'imagine il y a un peu un sentiment de d'attente déçu euh déjà bonjour à toutes et à tous euh alors le Jura il il est un peu commun aux autres départements de Bourgogne frranche compé almis qu'on a le massif du Jura qui est en production de compté donc Philippe leur expliquait o où là il y a quand même des règles du jeu qui répartissent la valeur ajoutée entre les producteurs les affineurs et la fruitière bon les GMS sont quand même pas autour de la table on a vu l'année dernière sur le plan de campagne où ça a quand même été compliqué euh mais après le restant de l'agriculture du Jura à peu près comme l'agriculture qu'on peut trouver partout en France une agriculture diversif avec différentes productions euh moi ce que je veux dire par rapport à ce contexte de crise he c'est quand même le la première fois durant ma carrière que je vois un contexte de manifestation agricole qui démor pratiquement de la base tous les syndicats confondus S sont mis on était plus dans une défense globale des agricultures et des agriculteurs c'est vraiment un mouvement important alors après il y a eu ces annonces du gouvernement quelques annonces qui ont été validé y a le G il y a il y a sur MH il y a il y a les jachir voilà mais par rapport à à à ce panel d'annonce c'est ça reste ça reste de la bricole par rapport au aux revendications des agriculteurs faut quand même en être conscient alors je partage ce que disait Jérôme Fourquet par contre sur cette crise identitaire euh c'est vrai il y a quand même bon nombre de mes collègues sur la le premier manifestation euh de la FDSA et des j du Jura euh il y a avait pratiquement 300 tracteurs c'était plutôt bon enfant les gens étaient contents de se retrouver mais on sentait quand même réellement que les gens les paysans qui étaient là c'était qu'est-ce qu'on va devenir est-ce qu'on a encore une considération on nous aime bien mais finalement ce qu'on produit on préfère l'importer d'ailleurs plutôt que de prendre notre production et et et je pense que le fond du problème il est là aujourd'hui on a mis des règles franco-françaises des règles européennes et puis après ben on le voit avec l'Ukraine aujourd'hui quand on importe du blé on s'occupe plus quelle matière active on a mis dessus on s'occupe plus quel est le coût de la main d'œuvre on importe au cours mondial des céréales qui n'ont pas les mêmes règles de production qui n'ont même pas pas les mêmes coûts sociaux non plus ça c'est l'exemple de la céréale on le voit on est en train de payer la conséquence de la guerre de la Russie avec l'Ukraine si on prend les fruits et légumes bon euh monsur Guillaume le sait bien puisque je suis assez copains avec Jean-Pierre royanz on est en train de perdre euh départ de marché sur les fruits et légumes en permanence parce qu'en France on va dire ben il y a telle molécule qui convient pas ben on la supprime on s'occupe pas si si cette molécule elle est elle est utilisée ailleurs y compris à l'intérieur de l'Europe hein euh donc on a vu l'exemple des cerises he qui était vraiment flagrant euh après on fait des analyses sur les produits puis on dit on montre l'agriculture du doigt en disant mais on retrouve des produits phytosanitaires dans les produits mais c'est des produits qu'on a importé des molécules qui étaient imparté interdite en France depuis des décennies voilà alors si on veut vraiment avancer par rapport aux revendications moi il me semble a il y a eu vos votre votre successeur qu' en avait parlé c'était de pouvoir à un moment donné mettre des clauses miroir on va pas importer chez nous ce qu'on a pas le droit de produire ici à un moment donné il va falloir qu'on y si on veut garder notre modèle agricole il va falloir qu'on y arrive et puis après il y a est-ce que l'alimentation doit rester dans les accords de l'OMC ou pas en totalité ou partiellement mais euh les effets du gouvernement par rapport euh à à à cette crise agricole euh il y a quand même des règles du jeu qui sont définies pas au niveau national et et c'est pas que le gouvernement français qui pourra les régler on on poursuit avec vous Thierry chalemain pour la haute zone parce que voilà ce que c'est intéressant de faire un peu un un tour d'horizon des voilà des départementement par rapport à ce ressenti du terrain euh vous vous m'avez dit que bah pour vous la commande est passée mais la livraison tarde un peu à arriver finalement ah ben c'est ça oui c'est que les commandes sont passées depuis un certain nombre de semaines mais la livraison tarde donc on est pas dans le click on collect ni dans le drive monsieur le ministre moi je voulais si vous permettez déjà réagir à ce qu'a dit serge Papin là tout à l'heure parce que serge Papin il a plein de bonnes de bonnes intentions et de bonnes idées c'est dommage qu'il les ait pas mis en œuvre plutôt parce que il a quand même pressé le citron agricole pendant pas mal d'années quoi faut quand même le dire au moins une fois ce matin je pense c'est c'est quand même important de de de se rappeler de tout ça alors effectivement la commande est passée la livraison tarde énormément alors il y aura rien de pire et c'est ce que disait Arnaud il y aurait rien de pire qu'à une grande détresse une grand un grand désarrois on y ajoute une grande déception peut-être que c'est pas encore tout à fait le moment de cette déception parce qu'on est encore en attente d'un certain nombre de choses qui tardent à arriver on espère sincèrement que tout ça va se finaliser pour partir mais une grande déception ça serait pire que tout moi je suis resté vous savez sur le discours de la botte de paille du Premier ministre euh il m'avait paru plutôt bon ce discours là je le dis sincèrement il m'avait paru plutôt bon plutôt incisif j'avais cru comprendre que il avait une volonté d'aller profondément dans dans la résolution de des problèmes et les demandes qui étaient faites je suis quand même assez déçu depuis puisque tout ça c'est un peu édulcoré tout ça c'est un peu nivelé tout ça c'est un peu on a parlé de du CSP on a parlé de beaucoup de choses ça va ça vient ça dit oui ça dit non on sait plus trop quoi et nos paysans sont perdus là au milieu de tout ça quoi et et beaucoup de contradictions dans tout ça je vais vous prendre un seul exemple euh on oppose souvent le monde agricole est le monde de la défense de l'environnement ce qui ce que je réprouve totalement parce que je pense que les premiers environnementalistes c'est finalement c'est nous euh nous avions jusqu'à maintenant la possibilité pour les agriculteurs qui n'utilisaient plus de glyphosate de bénéficier d'un crédit d'impôt monsieur le ministre sa de quoi je parle puisque je pense que c'était lui qui l'avait dû mettre en place à ce moment-là tout ça vient d'être supprimé est-ce que vous pensez que c'est le bon chemin est-ce que vous pensez que c'est le bon chemin euh le 493 c'est 493 qu' l' a supprimé cette fois-ci euh voilà donc on va pu bénéficier de ce crédit glyphosate ce qui fait que les agriculteurs vont reprendre une utilisation un peu plus massive de glyphosate ce qui est quand même fort dommage à mon avis mais on va pas dans le bon sens donc c'est une contradiction parmi d'autres comme comme celle de dire on on met en place un un vaste plan de soutien de l'élevage mais par contre l'Europe a décidé cette année avec la nouvelle pâqu de réduire les aides bovines entre 29 et 36 % pour les nisseurs pur en race à viande est-ce que vous pensez que ça va dans le bon sens donc nos agriculteurs on ont marre de tout ça et je pense qu'il faut qu'on adopte d'autres recettes que celles qu'on adopte parce que depuis le début de la Table Ronde j'entends parler beaucoup d'galim si égalim était aussi efficace que ça on n serait pas éventuellement à une 4e version juste pour pour poursuivre avec vous monsieur chalmain la haute zone est aussi un des départements de de Bourgogne franchecté où les agriculteurs bio sont très présents je crois que c'est l'une des plus grosses proportions hein de de toute la région euh on peut peut-être dire un mot aussi sur le ressenti plus spécifique des des agriculteurs bio chez vous alors absolument la haute zone comme comme un certain nombre d'autres départements de la région et de France était plutôt en avance et en pointe sur l'agriculture biologique et et ns nos collègues agriculteurs prennent en pleine face cette crise là puisque ça a été démontré tout à l'heure il y a quand même de la part des consommateurs une certaine réticence aujourd'hui alors un certain nombre de de solutions sont certainement devant nous mais mais on a aujourd'hui un problème d'inflation un problème de prix et c'est ça qui nuit probablement considérablement à l'essort du bio et et et le département de la hsone qui était passé à été à être en pointe dans la bio on est plutôt une un rétropédalage aujourd'hui quoi ce qui ce qui est quand même fort dommage parce que là non plus c'est certainement pas le sens de l'histoire que nous souhaitions hein euh voilà donc tout ça est est compliqué mais mais pour pour le bio comme pour le reste on parle beaucoup et c'est normal parce que c'est un élément constitutif essentiel de notre revenu du prix de vente de nos produits mais moi je suis persuadé que il faut travailler énormément sur combien ça nous coûte le prix de nos charges c'est c'est enfin je veux dire c'est insupportable vous pensez que hier matin ou ce matin je vais en parler devant les spécialistes mais euh avec une tonne d'orge on payait 2h de main d'œuvre d'un mécanicien pour entretenir notre matériel agricole avec une tonne d'orge est-ce que vous pensez que c'est vivable pour le monde agricole ça ça c'est pas vivable et ça si on trouve pas des solutions par rapport à ça c'est un exemple parmi d'autres si on trouve pas de solution par rapport à ça parce que à l'intérieur du prix consommateur qu'on connait aujourd'hui de nos produits moi je suis convaincu que si la marge est équitablement répartie il y a moyen que tout le monde en vive et j'ai bien conscience aussi en tant que agriculteur et producteur de de matières premières que que le billet de pour nos consommateurs il est pas extensible Arnaud de l'est peut-être sur les bios simplement parce que est l'autre grand département de la bio enambourgonne franchecé c'est c'est vous vous partagez le le constat de tiierry chalemain oui complètement quoi de toute façon les agriculteurs en effet so en haute zone dans Lyonne ou dans un autre département je pense que le le ressenti est le même he c'est-à-dire à un moment une montée en gamme qui a été demandé aussi hein faut je reviens sur ce ce pointl important et puis un basculement qu'on a vu comment commencé juste après covid et qui qui qui est flagrant aujourd'hui avec un retour au local euh et un abandon quelque part de cette cette production ou en tout cas une baisse énorme avec des importations aussi importantes un marché quoi c'est la loi du marché qu c'est une offre supérieure à la demande et puis des agriculteurs qui font accompagner aujourd'hui et qui en effet encore une fois la ligne la ligne qui a été tracée était pas la bonne ce qu'il faut c'est savoir la redresser et et accompagner l'ensemble des agriculteurs qui s'étaient engagés dans cette voie euh pour trouver des des débouchés égalim est un des points mais pas sur l'ensemble des productions he faut pas non plus tout mettre sur égalim parce que sinon on va on va être déçu aussi par contre l'ensemble des agriculteurs doivent être accomagné quand il y a des difficultés en ce sens Didi Guillaume je voulais revenir vers vous parce que voilà depuis tout à l'heure là on entend beaucoup parler voilà de de ce sentiment que finalement il y a toujours un yatus où il y a toujours un un délai exagérément long entre d'un côté les annonces gouvernementales et puis de l'autre des réisation concrète concrète pardon sur le terrain vous vous avez été ministre de l'Agriculture est-ce que justement vous pouvez parler mais de l'intérieur de ce que vous avez vécu lorsqu'on est confronté à une crise agricole de la difficulté peut-être de faire de conjuguer tant politique et tant attendu sur le terrain est-ce que c'est compliqué finalement de faire bouger la machine est-ce qu'on a tort ou est-ce qu'on a raison de trouver que ça va pas assez vite non mais tout le monde le dit et le constate la situation que vit l'agriculture aujourd'hui elle n'a jamais été aussi forte donc de toute façon ne voulant pas être de mauvaise augure vous serez déçu des annonces qui seront qui seront amené on va pas se raconter d'histoire quand il y a 120 ou 110 demandes qui sont faites par par le syndicat majoritaire évidemment le je sais pas ce qu'il y a dans ces 110 mais on pourra pas répondre au 110 bon donc après c'est à la fois la politique des des petits pas et tracer les perspectives tout à l'heure ça a été dit par un des interlocuteurs euh les préfets les DDT les DDTM font ce qu'ils peuvent pour avancer des choses mais il y a pas que les normes mais ça peut arriver et c'est indispensable c'est vraiment indispensable après évidemment vous êtes en attente et vous trouvez que c'est trop long je crois si j'ai bien compris que la rencontre entre les syndicats et le président de la République c'est à la fin du mois de mars avvez dit 3 semaines après le salon 3 semaines après le salon annonce du gouvernement confrontation je suppose qu'il se voit matin midi et soir qu'ils écrivent qu' goûent qui dent qui déjeunent et qui qu' échangent les choses la question je reste persuadé que dans 3 semaines même si beaucoup d'annonces sont faites même si beaucoup d'Annon sont fait il y aura de la déception parce que les les revendications sont protéiformes c'est bien évident c'est bien évident si on est chez nos amis bon ben ceux qui font du compter s'en sortent un petit peu mieux que que d'autres c'est pas un pléonisme que dit ça donc voilà c'est ça la réalité mais c'est alors pareil on va pas faire la conclusion mais enfin si on veut que demain les Français puissent s'alimenter avec des produits sains sur et tracés faudra bien encore qu' une agriculture et moi je reste persuadé que vos revendications sont essentielles elles sont fortes et vous devez continuer quitte à ce que si vous devez ressortir les tracteurs parce que c'est le moyen efficace de de se faire entendre c'est ça la réalité mais je ne voudrais pas non plus je je dis un avis tout à fait personnel je ne voudrais pas non plus qu'on passe notre temps à dire que ça va pas que que ça va mal et qu'on va tous crever parce que c'est pas comme ça qu'on fera le renouvellement des générations et c'est pas comme ça qu'on s'en sortira parce que je connais beaucoup d'agriculteurs beaucoup de producteurs dans beaucoup de filières qui s'en sortent très bien et des endroits qui s'en sortent bien donc la vraie question c'est quelle perspective vous pouvez avec l'État euh tracer si les choses allent aussi bien que cela ben il y aurait pas eu égalim 1 2 3 4 10 que sais-je il y aurait pas on voit bien que ça fonctionne pas et pour que ça fonctionne je pense qu'il faut changer le modèle faut changer de modèle tout à l'heure Papin disait il faut peut-être revoir les négociations commerciales bien sûr qu'il faut revoir les négociations commerciales peut-être qu'il faut revoir la valeur qui mise dans à tous les niveaux de la chaîne mais est-ce qu'aujourd'hui ça a été dit est-ce qu'aujourd'hui les coopératives font beaucoup de de de de BF oui certaines il y en a quelques grosses qui qui fonctionnent plutôt très bien mais globalement les petites coopératives don les coopérateurs évidemment sont les sont les agriculteurs font pas tant de choses que ça est-ce que les industries agroalimentaires font des font des des gros revenus à la fin de l'année oui sûrement mais il y en a aussi d'autres qui c'est c'est très serré donc c'est pas aussi évident que ça la transmission de la valeur et c'est donc moi me semble-t-il de repenser le système économique ça règlera pas le le problème des éleveurs bvin du sud du Massif central qui ont 15000 € de de revenus annuel ça ça règlera pas mais il faut avancer dans ce modèle et essayer tout le bio en était une ça en sera peut-être encore une demain problème des produits phytosanitaires on sait très bien que tous autant que vous êtes quel que soi vos engagements vous essayez de réduire au maximum parce que ça ça coûte cher mais on en a besoin et donc on ne peut pas aller dans des directions où on on va dans dans tous les sens on arrête tout on recommence et cetera le ça a été annoncé hier je crois et cofito c'est fini alors c'est peut-être pas mis en en place dans peut-être pas écrit dans un texte mais c'est fini donc voilà il faut aussi un peu de patience mais vous n avez pas c'est normal et moi ce que je crains c'est ce qui va se passer à l'arrivée après les annonces il y aura sûrement de bonnes annonces mais tout le monde ne sera pas convaincu ou ça n'arrivera pas dans la cour de ferme comme on dit et et c'est là où il faudra savoir comment le monde agricole réagit mais vous savez je termine aujourd'hui tous les Français c'est comme les sélectionneurs de l'équipe de France tout le monde est sélectionneur de l'équipe de France mais tous les Français sont paysans ils vont vous expliquer comment faut traiter ils vont vous expliquer comment faut semer comment faut planter quand il faut le faire et cetera ben ça devient insupportable tout cela et je pense que c'est cette moi je suis très attaché et j'y réfléchis sur la relation je l'ai évoqué tout à l'heure entre les citoyens et l'agriculteur on aime tous nos agriculteurs mais enfin voilà il faudra aussi voir comment les choses peuvent avancer pour qu'on continue dans les zones périurbaines là où les lotissements se sont étendus à perte de vue prenant des terres agricoles et là où il y a des terres autour comment le paysan autour va continuer à être paysan il va continuer à pouvoir épandre il va continuer à faire ça sans se prendre de face les citoyens la mairie ou que sais-je c'est cette réflexion là d'ensemble qui me semble qui me semble moi essentiel si si on poursuit un petit peu sur la perception du mouvement de ces dernières semaines sur le terrain je voulais voir avec vous Bernard Lacour pour la sonéoire vous vous souleviez quelque chose qui était intéressant qui était un peu un paradoxe à savoir que vous constatiez que il y avait une une ampleur inédite dans ce dans ce mouvement finalement qui dépassait bien desclivages et en même temps vous mettez ça en lien avec peut-être une certaine perte de du sentiment collectif dans l'agriculture pouvez nous développer un peu cette idéelà oui bonjour à toutes et à tous euh oui effectivement alors c'est vrai que c'est ces actions de ces dernières semaines là euh qui sont compris une ampleur quand même exceptionnelle euh bon pour moi en tout cas il faut en tirer quelques enseignements premièrement effectivement le fait que ça parte de la base et qui est qui est un action qui commence quand même du Sud-Ouest sur des problèmes spécifiques et et qui on va dire sans flamme dans tout le pays euh des points positifs déjà euh énormément de jeunes énormément de jeunes alors faut qu'on arrête les moins jeunes de dire c'est tout foutu parce que il y a il y a des jeunes qui viennent qui qui militent et qui croient qui croi l'avenir autrement il seraiit pas venu ici premièrement deuxièmement euh un un vrai plaisir moi j'ai trouvé chez nous en son aoir en tout cas une ambiance qui était une ambiance qu'on peut qualifier de presque champette c'est-à-dire les gens étaient heureux d'être là discuter entre voisins et vraiment c'est ce plaisir de se rencontrer qu'est-ce qu'on peut entirer comme enseignement c'est faut dire les choses comme elles sont je pense qu'on a un modèle agricole français et je rejoins ce que dis Guillaume on a un modèle agricole français spécifique alors qu'on appelle familial mais qui est unique on peut dire unique au monde qui fait quand même que l'agriculture française quand on prend les 67 plus gros pays agricooles au monde l'agriculture française est placée comme la meilleur la meilleure la plus durable faut quand même le dire dans le pays de la gastronomie c'est quand même pas mal mais mais pourre arrivriver à ce modèle parfaitement assumé par la profession qui a souhaité ce modèle familial et par les politiques aujourd'hui quand elle est confrontée à une économie mondiale et bien effectivement euh il y a des distorsions qui font que c'est c'est particulièrement compliqué pour prendre un exemple quand on parle de de l'élevage de poulet ukrainien avec 2 millions de poulets nous on son est Loir on est obligé d'intervenir pour soutenir un agriculteur qui avait un projet de 700 poules 700 poules 2 millions et bien pour que les deux élevages et le même niveau de compétitivité ça pose des questions on a eu deux élevages pour qu'on fait la Une euh des journaux pendant quelques mois parce que il s'affichaient simplement la volonté de travailler de développer leur outil et bien aujourd'hui il y a au moins une chose qui est sûr c'est qu'il y a plus d'élevage donc plus personne a de projet donc quelque part euh on est aujourd'hui alors et et là et là euh derrière cette cette présence de jeunes et cette présence de se retrouver il y a il y a une vraie question c'est comment on redynamise une vraie approche collective avec des gens qui partagent des projets c'est pas la même chose quand on est 1lion 800000 agriculteurs et qu'on en est plus de 400000 c'est-à-dire comment on on recrée des conditions et S valaleur pour nos organisation comment on est capable de recréer des projets collectifs dans lequel on retrace des des perspective à nos jeunes en sachant aussi et c'est un élément important ce qui est nouveau c'est qu'on a des groupes d'agricult n'appartenant à aucune structure qui sont partis seules donc quelque part certainement qu' souffr aussi de cette alimentation du collectif donc voilà donc ça c'est un vrai sujet qui mérite en tout cas que l'on on se penche sur cette question et qu'on soit capable d'avoir des projets collectifs en commun qui nous qui permettent à nos jeunes de de de retrouver une forme d'identité deuxièmement par rapport aux actions les actions franchement si nous on son Loir le préfet qui est très volontaire sur ce sujet il y a 10 groupes de travail qui se sont mis en place 10 groupes de travail qui sont mis en place avec des attentes mais alors du niveau européen du niveau national du niveau régional du niveau départemental et du niveau plus local moi j'ai dis au préfet franchement si on est capable en un mois de régler tout ça c'est vraiment con qu'on l' pas fait avant voilà parce mais donc ne sombrons pas dans ons une méthode en tout cas pour essayer d'être le plus efficace possible sinon on entraînera que de la déception il y a un niveau européen il y a un niveau mondial et a un niveau national où le rôle alors les les les chambres départementales ou régionales que nous sommes on a une mission de faire remonter des choses de faire de faire des propositions de travailler mais ne négligeons pas notre rôle de terrain les chamb départemental elles sont là pour être pour reprendre le terme de notre structure nationale présente dans le dernier kilomètre il y a des sujets qu'on traîne depuis des mois des années euh allez la la la cartographie des cours d'eau par exemple aujourd'hui tout est mis en cours d'eau pour un système de on met les bretelles la ceinture le parapluie le parasol et tout le bazard donc comme ça on est tranquille il y a plein de sujets autour de la restation foyer autour de de de la gestion d'un certain nombre de d'éléments n enfin voilà il y a un certain nombre de sujets qu'on éétait pas capable de de règler avant parce que c'était pas dans le c'était pas dans les tuyaux aujourd'hui il faut que la mobilisation et l'état d'esprit nous permettre de régler localement ce sujets là voilà ça c'est pour le niveau départemental après quand on est au niveau régional et je le fais devant Christian on peut pas occulter quand on est en BFC la la difficulté dans laquelle on a été je dis on a été parce que j'espère que demain ira mieux sur la gestion des des fonds féadir la gestion des fonds féadir c'est d'accompagner des agriculteurs qui croient encore au au lendemain des jeunes qui s'installe des gens qui ont des projets de bâtiments décidé là je pense que ça il faut qu'on il faut qu'au niveau régional en tout cas on soit capable de de de le gérer et et qu'on essaie de trouver l'efficacité les chambres sont investis sur ce sujet là mais en tout cas ça les il y a eu des centaines dans les sous-préfectures les premiers qui sontevenenus par les agriculteurs c'est ceuxci parce que c'est notre quotidien tout simplement il y a des gens qui attendent de l'argent il y a C a là voilà et et et redonnons et redonnons des perspectives à nos agriculteurs voilà les l'accompagnement de l'Europe l'accompagnement du National ou l'accompagnement des collectivités il est fait pour ça redonnons des perspectives à nos agriculteurs avec une approche qui est une approche pragmatique parce que un producteur il est producteur parce queil y a un consommateur donc voilà donc soyons pragmatique essayons de faire en sorte réfléchissons à l'évolution de notre modèle agricole adaptons les modes de production par rapport aux besoins voilà et et et de Grass et de Grass travaillons pour ne pas décevoir donc effectivement il y a besoin d'accompagner il y avoir une politique qui soit une politique de de moyen et de long terme mais aussi de court terme parce qu' on travaille à la région sur 2040 2040 c'est important qu'on trace un sillon le plus droit et le plus large possible mais il faut quand même qu'on passe 2024 2025 2026 pour arriver à 2040 donc faisons preuve de pragmatisme et et là aussi et on demande au ma aux majorités gouvernantes à nos politiques de de prendre leurs responsabilités s'il y croient de soutenir notre modèle agricole parce que quelque part du militantisme du militantisme tribune ça fait partie de la démocratie c'est quelque chose de sain et normal par contre le militantisme d'arrière boutique celui-là il est dangereux donc voilà donc laissons la responsabilité au politique déclinons par l'administration les dites politiques mais méfions-nous méfions-nous du militantisme d'arrièreboutique alors Bernard lacours sur votre sur l'insistance notamment sur l'approche des solutions locales vous me fournissez une une transition toute trouvée pour donner la parole à Nicolas Soré parce que voilà dans le prolongement de de de ces de cette crise et de ce malaise qui peut s'exprimer bah il y a des élus locaux qui essayent de trouver des solutions euh qui explorent des pistes et vous en faites partie je crois euh vous vous définissez vous-même en tout cas peut-être comme vous voudriez être le VRP de votre agriculture je trouve que c'est une belle une belle image mais euh voilà au-delà de l'image vous avez mis en place des actions notamment au niveau de la communauté de commune du Jovinien et puis après de vos rapports entre le département de Lyonne et notamment la le Grand Paris euh voilà j'aimerais que vous nous expliquiez un petit peu concrètement quel travail vous avez mis en place depuis quelques années là-dessus d'accord euh bon bonjour à toutes et tous merci beaucoup de de cette invitation à venir témoigner de ce qu'on a fait nous dans dans Lyonne dans le nord de Lyonne l'histoire commence il y a plusieurs années moi je monte mon plan local d'urbanisme intercommunal et je fais de la concertation avec tous les acteurs du territoire et notamment les agriculteurs et je suis marqué par une soirée avec le monde agricole qui dure plus longtemps que prévu parce que j'ai face à moi des agriculteurs qui qui m'expliquent leurs difficultés leurs contraintes et depuis ce matin je vous écoute et je me dis mais c'est c'est il y a 8 ans on me disait exactement la même chose et puis je suis marqué par un par un agriculteur de chez moi de du côté Johan qui me dit mais vous savez moi monsieur le Président c'est pas des subventions que je demande je veux vivre de mes productions c'est une appalissade on entends ça tout le temps bon moi je repars avec ça je réfléchis je me dis qu'est-ce que je peux faire pour AER puisque j'entends aussi beaucoup de souffrance beaucoup beaucoup de souffrance humaine enfin vraiment et quand vous êtes maèire vous êtes attentif au plus faible en tout cas moi c'est j'estime que là où on a besoin de moi c'est des gens qui ne sont pas favorisés par le rapport de force ou par les ééat de la vie et je je je je je travaille je réfléchis je me dis qu'est-ce que je peux faire moi je suis pas parlementaire donc je peux pas trop travailler la norme je peux pas travailler la loi je suis encore moins ministre et je n'y aspire pas donc je peux pas négocier avec les autres ministres au Conseil de l'Europe l'allègement des normes mais il y a peut-être un truc que je peux faire c'est ouvrir des marchés alors quand vous êtes maire présidentinco il y a un truc sur lequel vous avez immédiatement la main c'est que vous êtes un acheteur un acheteur public donc c'est évidemment nos cantines scolaires alors quand vous êtes mère c'est assez facile parce que vous avez la main donc moi j'ai passé des marchés et je suis aujourd'hui parfaitement dans le respect de la loi égalim pour les 1000 euh petits joviniens qui viennent tous les jours manger dans nos cantines je le dis parce que je fais une incise c'est moins facile sur les niveaux du dessus euh collège lycée parce que comme vous le savez euh euh on on n'a pas la main sur les les gestionnaires de nos cantines c'estàdire on paye la voiture on met le carburant dedans mais c'est pas nous qui la conduisant donc c'est un peu délicat donc c'est une des grandes revendications de région de France de faire passer ces personnels comme personnel région pour qu'on puisse vraiment activer et bon j'entends toutes ces histoires de de normes bon je je comprends bien déjà l'époque on nous promet un choc de de simplification on a pris le choc et on attend la simplification donc donc ça on pouvait pas faire grand-chose puis je me dis bon au-delà de mes cantines scolaires qu'est-ce que je peux faire ça c'était première étape du raisonnement puis deuxième étape moi je vis dans un des territoires où depuis ça fait 15 ans que je suis élu et ça fait 15 ans que j'entends vous savez Lyonne se pense toujours un petit peu à part notamment en Bourgogne franchecé voilà il y a nous c'est partagé mais mais nous on a Dieu que pour Paris que pour Paris alors effectivement moi je suis à 1h10 de Paris donc notre grand ancrage local notre grande métropole local c'est c'est Paris local donc bon je me dit qu'est-ce qu'on peut faire avec Paris puis je commence à regarder ce que ce que ce que veut faire la mire de Paris et puis tout son travail sur l'économie circulaire tout son travail sur son plan local d'urbanisme intercommunal aussi où elle dit il y a il y a 70000 logements qui sont refaits chaque année à Paris et elle souhaite que ce soit en matériaux biosourcé tout ça bon on regarde puis un jour je me paye le on se fait une étude quand même sur les relations Yan Paris donc c'est 300 pages je vousoulais synthétiser en 20 secondes jusqu'à 1950 Lyonne est un des grands greniers de Paris en misant notamment sur sa voix naturelle Lyonne qui devient la scène frauduleusement puisque chacun sait ici nous en tout cas les iconnais que ce qui coule sous les pont des ararts c'est Lyonne mais il y aurait trop de poèmes et de chansons à réécrire donc ils ont jamais voulu accepter enfin ça c'est autre chose 1950- 1980 c'est une autre partie de l'histoire qui se noue entre Lyonne et Paris c'est le temps où de Gaulle dit il y a plus d'usine dans Paris on dégage les usines hors de Paris nous on on est à 1 heure de Paris on gagne ça des grands sièges sociaux de Lyonne sont des héritages de cette époque et puis tout commence à se déliter à s'effondrer à partir des années 80 les les les transport les transports la rapidité des transports fait que le grand grenier de Paris c'est plus Lyonne le grand grenier de Paris c'est ringis donc le grand grenier de Paris c'est le monde voilà et puis voilà depuis peu il commence à à à se mettre dans les têtes que c'est quand même pas très noble de faire venir des matières de de de de l'ensemble des des cinq continents et puis un jour je me paye le culot de demander un rendez-vous à la mère de Paris que je connais pas je me dis elle va peut-être jamais me recevoir puis j'arrive je lu dis moi j'ai un truc à vous proposer on veut redevenir vos grands fournisseurs donc vous avez besoin de quoi vous êtes nous sommes des fournisseurs vous êtes une cliente est-ce que vous pourriez nous dire ce dont vous avez besoin bon elle fait le job elle accepte puis je reviens un jour puis je vais voir le président de la chambre d' sur de Lyonne j'ai dis j'ai peut-être un marché plutôt sympa parce que c'est quand même le premier acheteur public local français la ville de Paris c'est 50 millions de repas public par an donc peut-être qu'il y a un truc à jouer quand même on a un grand voisin qui est assez riche moi je parle jamais des colobobo hein quand je parle des Parisiens moi chez moi on les adore ils ont des gros pouvoirs d'achat bien supérieur au nôrre et ils m'emmerdent pas avec les cloches qui sonnent les grenouill dans les mars par contre ils viennent acheter les productions locales donc moi je les aime beaucoup donc je le dis euh et puis on commence à travailler avec la chambre et puis on a on a avait une carte dans notre manche c'est que l'un des grands propriétaires fonciers de dans Lyonne après laasncf et le clerger c'est les eut de Paris parce que quatre parisiens sur 10 boivent de l'eau qui est prélevée sous nos pieds moi j'ai grandi dans un petit village à côté de de de Joanny où je me souviens que enfant je je comprenais pas pourquoi il y avait des champs engrillagés dans lesquels on avait pas le droit d'aller euh jouer et puis il y avait les autres bon j'ai finit par comprendre c'était les Eau de Paris alors chez nous quand on prononçait ça les Eau de Paris il y avait un côté un peu magique quoi mais il se passait rien sur ces champl et on dit à la mère de Paris est-ce que vous accepteriez qu'on installe des agriculteurs alors évidemment pas 1 ml de chimie parce queil faut pas qu'on aille empoisonner l'Élysée et les ministères et puis tous les autres et est-ce que vous accepteriez ça et c'est comme ça que n'est l'histoire on on on met en place un agriculteur puis puis un deuxième et cetera on commence avec une production parce que il fallait bien se tester et on choisit la lentille la lentille verte de Lyonne jusque- là toutes les lentilles qui étaient servies dans les assiettes des petits Parisiens quand je dis les petits Parisiens c'est aussi les épades c'est enfin Paris c'est costaud venaient à 100 % du Canada j'ai d'ailleurs découvert dans un article récent que les normes imposé vous c'est ce que vous évoquez tout à l'heure ont fait rentrer des trucs chez nous qu'onaccepte pas ici les lentilles du Canada étaient cité bon alors on on commence avec un arrondissement qui dégage les lentilles canadiennes et prend nos lentilles vertes puis deux puis trois puis et là aujourd'hui on est 17 on est dans 17 arrondissements bref on a boouté hors de Paris la lentille verte canadienne et ce qu'on a fait avec la la lentille on le multiplie sur leséau de production moi quel avantage j va parce que au début dans Lyon on m'a dit ah là là ça sert à quoi d'aller nourrir les Parisiens et nous et nous et nous mais moi ce que je constatais c'est que depuis 30 ans Lyon resté une grande terre de production mais que année après année décennies après décennies on avait perdu nos outils de production moi je disais à mes collègues dans Lyonne mais Lyonne c'est 350000 habitants c'est même pas le 15e arrondissement de Paris donc si on s'accroche à Paris l'effet levier sera beaucoup plus puissant que quand bien même les 350000 iconnais achètent 100 % iconnaet et l'avantage qu'on a c'est que la Ville de Paris elle garantit des volumes et des prix en plur annuelle et ça c'était une demande des agriculteurs que j'avais reçu j'avais vu quelques années plusut tôt en disant donnez-nous de la perspective comme tout entrepreneur on a besoin de perspective pour pouvoir réinvestir et ce qui se passe aujourd'hui c'est que grâce à ces marché on retrouve des outils de production dans Lyonne qui sont non seulement utiles pour Paris mais j'ai envie de dire quasiment accessoirement parce que c'est aussi utile pour nous c'est comme ça qu'on a mis en place enfin qu'on a permis à producteurs de racheter des ensacheuses des triilleus là on a créé on vient de créer une conserverie parce que les productions de juillet août dans les écoles voilà donc il faut le on puisse les conserver voilà donc c'est ce qu'on a monté année après année au moment où je vous parle là donc on y est ni Arnaud ni moi on y est pas puisque on est avec vous mais il y a un speed dating à la ville de Paris parce que on dit quand on dit la ville de Paris serait trop simple he dans les voilà en fait derrière la ville de Paris il y a 70 acheteurs parce que chaque caiss des écoles de chaque arrondissement chaque épad chaque machin chaque truc il y a 70 acheteurs donc au moment où on se parle là à Paris il y a des producteurs de Lyonne qui sont en train de passer devant chacun des ach acheteur de la ville de Paris pour aller présenter leur production et négocier leur volume et leur prix donc on a pour résumer réussi à faire en sorte que l'achat d'un acheteur public devienne un effet levier pour redonner de la visibilité chez nous et moi j'ai à ce moment-là j'avais trouvé que ça comme élu local pour aider mes agriculteurs et effectivement ma formule c'est dire je me suis contenté d'aller faire le VRP la produc avec des petits trucs et astuces j'ai la chance à Joani je suis MRE d'une ville qui compte un étoilé deux étoiles au guide Michelin la Côte Saint-Jacques le chef c'est Jean-Michel Laurin un jour quand il fallait qu'on fasse décoller ces l'antil vert parce que personne n connaissez l'anti vert de Lyon tout le M voilà j'ai appelé Laurin et je dit chef est-ce que vous accepterez de les goûter juste je vous demande juste de les goûter il me rappelle le lendemain il me dit ils sont top je les mets à ma carte alors là on a fait un come de fouus sur fait que si un chef étoilé les met à sa carte ça vaut bien que tous les arrondissements de Paris achètent nos lanveres voilà l'histoire de la ville de Paris et de Lyonne et on peut rajouter simplement que toutes les cantines de joignny respectent aussi la loi égalime he c'est bien ça CTA le minimum ouis voilà merci en tout cas pour ce témoignage Nicolas S parce que ça nous apporte quand même une une belle perspective par rapport aux échanges qu'on a eu jusqu'à présent je vous propose de faire une une petite pause dans cette table ronde alors on ne bouge pas évidemment mais ça ça va être une pause pour permettre à d'éventuelles questions d'être posées ou des remarques alors je vous vous a pas oublié monsieur il y avez-vous effectivement et puis voilà n'hésitez pas à vous signaler si vous voulez poser une question je vous demanderais juste de vous présenter monsieur alors Thierry James faer président de la Coordination Rurale bourgonne franchecé alors déjà en préambule je voudrais rebondir sur ce qu'a dit Arnaud de Lestre tout à l'heure mais en préambule je voudrais quand même dire que je trouve que cette table ronde est représent d'un des problèmes de l'agriculture française c'est-à-dire que B on fait une table ronde entre tous les présidents de chamb qui sont tous du même syndicat alors je pense que de temps en temps ça serait bien de faire des tables rondes pas uniquement entre gens qui sont d'accord mais aussi entre gens qui sont d'avis différents et souvent ça fait ça fait sortir des idées voilà alors cette ce préambule possession de change allez si s'il vous plaît on va on va laisser les voilà on va laisser les gens s'exprimer allez-y je vous en prie alors moi je voulais je voulais rebondir sur cette idée euh du fait que ça ça aille pas que les changements aillent pas assez vite suite aux manifestations agricoles moi je pense que le problème est un peu plus fondamental que ça pour moi c'est pas que le changement va pas assez vite c'est que le changement fondamentalement ne se fait pas c'est-à-dire que moi mon impression c'est que les réflexions qu'on mène actuellement Bernard Lacour nous parlait des groupes de travail qu'on fait et cetera euh moi j'ai j'acquiier de plus en plus la certitude qu'en fait il s'agit d'une part de de diversion de la part du gouvernement parce que finalement tant que les agriculteurs sont dans ses groupes de travail ils sont pas en train de penser organiser des manif et d'autre part euh une gesticulation de la part du gouvernement pour essayer de faire croire qu'il fait quelque chose et repousser le moment où il aura prendre des décisions parce que je crois que fondamentalement les alors effectivement comme vous l'avez dit il y a beaucoup de revendications différentes mais je pense que il y a quelques grandes problématiques qui si on les prend en compte peuvent régler énormément ces questions et pour moi la problématique fondamentale actuellement que le gouvernement et l'Europe refuse de de de trancher c'est qu'on a dans toutes nos politique agricole on a finalement deux grandes idéologies qu'on veut à tout prix nous faire passer c'est le libre échange mondialisé d'un côté et ce que j'appelle l'écologisme et non pas l'écologie he parce qu'effectivement je pense qu'il y a écologie et agriculture vont très bien ensemble al moi ce que j'appelle l'écologisme c'est-à-dire une idéologie des croissante ça c'est pas du tout compatible avec le libre échange et je pense que nos gouvernants actuellement plutôt que d'essayer alors soit de faire un choix entre ces deux logiques soit de mettre un curseur entre ces deux logiques il s'enfire dans une politique qui consiste à dire en fait on va faire du libre échange au niveau mondial quoi qu'il en coûte en même temps on va faire de l'écologie à intérieur quoi qu'il en coûte et finalement bah le coût de tout ça c'est la condamnation à terme de l'agriculture française si on continue dans cette voie làà alors je je suis tout à fait d'accord qu'il y a des tas de trucs qui se pent très bien chez nous mais ce qui se porte très bien quand on regarde bien c'est la fabrication de d'une alimentation haut de gamme pour les Français les plus aisés et pour l'exportation mais on est en train de perdre complètement c'est pour ça qu'on perd la souveraineté alimentaire l'alimentation un peu moins cher pour les gens qui ne peuvent pas s'offrir justement les produits àop et cetera et cetera et là je crois que c'est ce ce ce ce refus en fait de trancher entre ces ces deux extrêmes qui qui est à la source de beaucoup de problème de notre agriculture merci à vous est-ce que quelqu'un veut éventuellement répondre ou réagir non par rapport alors on va prendre voilà on va prendre une seconde question oui pierrehenri panier moi je suis agriculteur éleveur producteur de la compé mais euh je voulais juste intervenir sur une notion qui à mon avis n'a pas été trop trop abordé c'est cette dimension de de libre échange parce que euh moi j'ai l'impression que on a connu une mondialisation et des échanges à outrance et que globalement on est en train de changer un petit peu d'air en matière d'échanges notamment par rapport au changement climatique et à tout ce qui peut y avoir comme en matière de coût et à mon sens c'est un ré de de de finalement de pas avoir pu quantifier cette cette cette ce marqueur là hein savoir si on était finalement pas aussi à l'Ô d'un nouveau enfin d'un nouveau contexte et je pense que là ça ouvre de vraies opportunités notamment pour notre agriculture c'est là qu'on peut qu'on voit soit le vert à moitié plein soit le ver à qui est vide Philippe disait dans ses propos sur les sur les les exportations d'animaux qu'effectivement ça se durcit mais est-ce que là aussi c'est pas une vraie opportunité pour refaire de la valeur sur notre territoire et euh je pense que ben on a eu des initiatives moi j'aiété je trouve que l'initiative que vous avez pris à l'échelon d'un d'un territoire le défi de dire on va essayer de nourrir finalement la restauration collective du Grand Paris ça peut aussi se faire au niveau de la France il faut pour cela être capable de dire bah que l'agriculture c'est la priorité et que globalement on accepte aussi de Ré Agri culturer finalement enfin pas pas riindustriel mais mais mais remettre finalement de l'activité agricole euh un petit peu partout en France et qu'on l'accompagne et pas qu'on y met les les bâtons dans les roues quoi merci à vous est-ce que quelqu'un veut réagir ou je crois on va prendre alors ouis et on avait également une voilà on aura une 4ème question là-bas par mais je suis pas long simplement simplement Walter donc de Lyonne je suis président de ma coopérative et je suis aussi président de mon comité technique saffaires départementales juste simplement merci pour le constat que vous avez fait après maintenant je m'interroge par rapport justement l'envie aussi que nos jeunes ou nos moins jeunes de s'installer en terme d'agriculteur finalement parce que je pense que la clé elle est là quelque part redonner de l'enve Bernard parler de perspective redonner des perspectives parce que bien sûr faut vivre de nos métiers bien sûr mais il y a aussi tout l'aspect réglementaire je vois par rapport à ça donc il y a l'usine plus con dans notre zone qui au cœur de notre zone donc c'est de c'est de l'élevage industriel de poulet donc vous avez tous bien entendu qu'on en apporte à peu plus de 50 % il cherch à peu près une cinquantaine de poulaillers pour s'implanter le problème c'est que dès qu'il y a quelqu'un qui va éventuellement faire un pouliller dans sa tourne bah c'est minimum 3 ans de procédure de tractation réglementaire et tout ça pour au final des fois aboutir à rien du tout alors finalement on dégoûte un peu nos nos nos collègues et jeunes peut-être futur installés nos métiers finalement simplement parce qu'il y a aussi une extrême réglementation qui pèse sur nos métiers et qui quand même empêche le développement de certaines zones de certains secteurs alors ben on continue d'agrandir nos exploitations parce que ça va du temps puis il aussi le climat qui change et ainsi de suite finalement onoko il fait le constat mais maintenant on fait quoi voilà par rapport à ça alors j'ai pas la réponse mais il faut redonner des perspectives redonner du champ et peut-être alléger la phase un peu réglementaire et que nos politiques disent bah à un moment donné faut qu'on reproduise chez nous et on avance et et on fait avancer les dossiers un petit peu plus vite juste par contre je veux rebondir donc j'ai dit que j'étais président de coopérative aussi donc c'est par rapport à Monsieur le Ministre qui a dit qu'on était des enfin certaines coopératives étaient riches alors bien sûr on est riche bien évidemment on vise 1 % de chiffre d'affaires c'est pour c'est 1 % de résultat du chiffre d'affaires donc c'était vrai une époque bien sûr enfin pour ce qui nous sont concernés j'ai des collègues le président de Cop autour de moi voilà on le but bien sûr c'est de faire du résultat positif on est loin de 1 % maintenant mais c'est aussi pour que ça profite à nos adhérents parce que vous avez bien entendu je suis agriculteur avant tout donc adhérent premier adhérent de maop on dire quelque part et redistribu le résultat est vraiment dans le monde économique c'était juste un petit point que je voulais faire par rapport à ça merci beaucoup merci à vous on a une dernière voilà une dernière question à à droite là-bas et puis on reprendra ensuite la le dernier point de cette table ronde non simplement comment je dirais TR points je voudrais évoquer un petit peu un contexte il s passé des choses la semaine dernière je sa pas si vous suivi moi comme je suis beaucoup l'actualité européenne et plutôt mondiale il y a un cycle de négociation à l'Organisation mondiale du commerce semaine dernière y a 15 jours avec le sujet agriculture centrale à cette négociation ça duré 48 he l'Inde la Chine et les États-Unis ont dit circuler il y a rien à voir l'agriculture on s'en occupe chez nous venez plus nous emmerder avec votre accord de Paris voilà ce qui s'est passé ça a duré 48 he l'Europe a essayé de vendre l'accord de Paris circuler il y a rien à voir veuillez rentrer chez vous veuillez le faire chez vous mais venez pas nous emmerder ça s'est passé exactement comme ça les Américains ont fait l'allerretour en 24 he ets sont rentrés chez eux 2è niveau l'Europe alors comment je dirais la question qui ressort finalement de tout ce qui se dit en ce moment où va-t-on et les trajectoires qui sont données actuellement qui sont issu de choix qui ont été fait avant la crise covid avant le conflit russo-ukrainien qui était donc nous emmener dans le Green Deal qui peut partir d'une bonne attention après après tout c'est pas que l'agriculture hein c'est verdir tout le modèle productif de l'Europe qui va des transports à l'agriculture au service et j'en oubli et tout bon qu'est-ce qu'on a gagné nous dans ce verdissement aujourd'hui qu'est-ce qu'on a gagné à part des contraintes le ressenti des paysans sur le terrain aujourd'hui c'est qu'on va me demander plus pour pas avoir plus sur mon compte en banque donc là il y a quelque chose qui va pas c'est-à-dire dans la perception qu' aujourd'hui le paysan y compris dans sa ferme qui est pas au courant de tout le débat qu'on a aujourd'hui mais il a cette intuition que ça colle pas donc le Green Deal tout le monde le reconnaît aujourd'hui même à Bruxelles est en décalage avec les événements qui se sont passés récemment et qui remettent sur la table finidemment le sujet de la souveraineté alimentaire en Europe on a beaucoup parlé de sécurité alimentaire ne vous trompez jamais sécurité alimentaire on peut la faire avec les importations la souveraineté on produit chez nous le sujet de la souveraineté alimentaire où je vous parle au moment où je vous parle aujourd'hui moi j'ai écouté les premiers meetings et notamment celui des gens qui nous gouvernent aujourd'hui je n'ai pas entendu l'ombre d'une proposition par l'ombre d'une proposition je leur fait fa savoir après tout dans la période qu'on vit ils ont aussi besoin d'avoir les gens qui sont sur le terrain leur disent ce qui va ce qui va pas donc aujourd'hui je n'ai pas le ressenti que quelque chose va changer deuxièmement la contradiction qui a été soulevée par beaucoup avec la frénésie d'accord de libre échange mais c'est une maladie c'est une vraie maladie en Europe tout simplement parce que l'OMC sert à plus rien mais on utilise toujours les règles du commerce mondial dans lequel l'accord de Paris tout le monde s'en fout la biodiversité tout le monde s'en fout les gens jeux carbon tout le monde s'en fout et du coup les règles du commerce qui font les accords de libre échange se font toujours sous les règles de l'Organisation mondiale du commerce de il y a 50 ans et résultat on passe pour des cons donc on essaie d'imposer les clauses bboir et tiens le hasard veut qu'aujourd'hui il y a un vote au Sénat sur le CA et et le sujet des clauses miroir revient et le CTA va être validé sans les clauses miroir comment voulez-vous que les paysans fassent confiance dans cette période à ce qui est en train de se passer ça c'est l'échelon européen donc en clair est-ce qu'on modifie la trajectoire pour les 3 années qui restent comme P du du à l'URE faut arriver jusqu'en 2027 est-ce qu'on modifie la trajectoire ou pas est-ce qu'on modifie la Pâque actuelle ou pas c'est les questions qui sont posées je redescends au niveau français par rapport à ce qui était dit tout à l'heure la LME faut la supprimer la loi de modernisation de l'économie a été construite en même temps pour faciliter le boulot de la grande distribution pour exécuter tous les fournisseurs pour nourrir pas cher qui était le deal entre les ministres des Finances successifs et le CLER et la grande distribution la LME n'a pas été supprimé donc le système il est bancal deuxièmement pour terminer sur Galim faut faire attention les amis le petit jeu de con des prix planchés où le président de la République a sorti ça au salon parce qu'il savait plus quoi dire quand vous avez vu la tête du ministre qui se dit mais j'ai dit l'inverse il a un moi vous voyez un peu comment ça marche il y a une chose qui est très simple pour le secteur que je connais le mieux qu secteur de la viande bobine à partir du moment où un indicateur de coût de production a été validé en interprofession il devient la règle c'est pas compliqué il a été validé en interprofession tout le monde s'amuse à en utiliser un autre donc il suffit de rendre obligatoire dans la loi l'utilisation de cet indicateur de coût professionnel qui a été validé par l'ensemble et c'est fini et à ce moment-là on a le respect du coup de production dans la négociation avec Monsieur Bigard et qui ensuite la négociation de Monsieur Bigard à Monsieur Leclerc donc c'est c'est relativement simple ensuite pour terminer sur le pouvoir d'achat pour terminer je me rappelle d'une réunion c'était peut-être pas avec toi Didier mais peut-être avec Stéphane Lefol où pour une fois Jean-Paul Bigard s'est déplacé une réunion au ministère très rare c'est pas un homme qui se déplace dans les réunions il AC de passer à une personne et difficilement à deux alors voyez dans une réunion au ministère c'est encore plus compliqué et je me rappellerai toujours le ministre qui lui a posé cette question je me rappelle pas si c toi Didier ou si c'était Stéphane Lefol qui lui a dit mais enfin expliquez-moi comment ça fonctionne si on augmente le prix de la viande quel est le problème que ça va poser au consommateur et pour la première fois moi en 20 ans j'ai vu Jean-Paul Bigard lever le doigt et dit Monsieur ministre je vais vous expliquer lorsqu'on augmente le prix de la viande de 50 centimes au producteur la répercussion au consommateur est de 4 centimes c'est simple donc quel est le problème de dire que si on augmente les animaux d'un € ça va changer la vie de consommateur donc ça veut bien dire que la répartition de la marche fait pas et il faut imposer définitivement Dealim le respect de l'indicateur coût de production merci beaucoup Jeanpierre on va on va en rester là pour les les questions pour l'instant il y aura encore un petit temps d'échange à la fin de de la table ronde mais on va essayer de de tenir le timing de pas trop traîner on va aborder peut-être le troisième point que je voulais aborder avec vous lors de cette table ronde à savoir comment concrètement au niveau des chambres justement et c'est enfin c'est le travail des chambres en tout cas en partie on peut apporter des des réponses qui traduisent auprès des agriculteurs sur le terrain le fait que les choses bougent effectivement même si c'est pas forcément à une très très grande échelle mais en tout cas il y a quelque chose qui bouge et ça on sent bien que les chambres ont un rôle primordial à jouer là-dessus peut-être revenir avec vous Bernard Lacour dans un premier temps sur voilà sur ce qui sur ce qui selon vous peut être mis en place dans un département comme la sonéoire non mais je l'ai dit tout à l'heure il y a il y a plein de choses je parlais je parlais de la tout ce qui concerne les les les cours d'au et tout ça par exemple c'est des éléments enfin on a s'il vous plaît s'il vous plaît on a vécu on a vécu en sonloir des relations un peu compliquées alors quand quand on parle agriculteur on peut aussi parler Mair parce que qui dans la salle qui est bien placé pour le dire voilà ça c'est des des espèces d'ambiguïé qu'on a capacité de lever quand on parle loi Galim on parle alors bon quand on est dans un département pour parler élevage quand on a d'un département comme la Sonel war de production les n avec la grande distribution avec les méthodes qui sont les notes font globalement ça s plutôt amélioré faut quand même dire les choses comme elles sont il y a un vrai problème aujourd'hui autour de la restauration foyer voilà il y a il y a d'autres sujets qui sont des sujets très très localisés très locaux ù où cette cette situation aujourd'hui nous permet de bah finalement d'amener de l'Espérance à des gens qui sont pénalisés sur l'exploitation c'est ier et il faut vraiment et là l'administration les élus locaux il faut vraiment qu'on qu'on fasse le maximum le maximum pour faire en sorte que ces problèmes là on les règlent et puis après si on veut se projeter alors en sonir on a la chance d'avoir une ferme expérimentale et des domaines viticoles expérimentaux là aussi on a transformé la ferme expérimentale qui était la ferme de la seule chambre départementale en une association tous les établissementsol d'agrossup pizara jusqu'au maison familial adhère à à cette association sans parler de de tous nos partenaires y compris autour du numérique et tout ça notre filière bien entendu et tout ça là aussi travaillons ensemble travaillons ensemble pour tracer des perspectives à à nos jeunes je veux dire s'il y a les établissements scolaires derrière il y a des jeunes impliquons-les dans nos réflexions travaillons sur sur l'avenir parce que parce que quelqu'un qui s'engage aujourd'hui les coups de reprise d'exploitation sont énormes et bien ils s'engagent pour une durée ils s'engagent et et donn le des perspective et là aussi travaillons le renouvellement des générations euh 1480 agriculteurs ont plus de 57 ans sonloir bon transmettent une exploitation viticole ou une une exploitation serralière même si le modèle évolue c'est relativement confortable euh par contre transmettre des exploitations d'élevage euh c'est plus compliqué là aussi a creusons alors on est plus sur le moyen terme ou le long terme mais mais réfléchissons ensemble avec nos structur avec nos collectivités sur le renouvellement des générations est-ce qu'aujourd'hui un jeune a la l'obligation de porter la totalité des capitaux d'exploitation enfin réfléchissons réfléchissons aujourd'hui un jeune qui s'installe il y a pas de tonneur il veut vivre comme le reste de la société donc il veut gagner sa vie voilà la la perspective de dire bien on r un capital quand on on partira en retraite ça ça appartient au passé les jeunes ils veulent vivre de leur métier et bien travaillons parce que parfois les recettes elles sont plus simples que ce qu'on peut imaginer travaillons ensemble de façon à ce que des jeunes nous rejoignent et qu'on garde une dynamique dans nos dans nos entreprises mais en tout cas il y a une vraie attente voilà je voulais suivre avec vous Didi RAM on n' pas encore eu l'occasion de vous entendre depuis le début de cette table ronde puis après Thierry chalemain je vous donnerai la parole également Didier ramé sur la Nièvre ben vous vous vous avez fait un constat aussi malgré tout c'est peut-être la difficulté pour les Chambres d'agriculture aujourd'hui de d'arriver à faire le lien entre des exploitations agricoles qui vont bien et puis d'autres qui sont en réelle difficulté il faut arriver à travailler pour tout le monde finalement ouii d'ailleurs ça était dit tout à l'heure il y a une certaine catégorie d'agriculteurs qui vont bien à peu près un tiers il y en a un tiers qui va un coup bien un coup moins bien selon les allées à des prix ou des ou du climat et puis à T ceux qui peinent quelle que soit la situation et on l'a bien vu et peut-être sous-estimé en 2022 2023 ou dans les catégories élevage même seréral on a des niveaux de revenus qui ont augmenté pour la plupart mais pas tous et ça on l'a sûrement sous-estimé malgré tout dans les chambres tout dans cell que je préside on a des agents des ingénieurs qui savent décortiquer une exploitation et pour peu que l'agriculteur veuille bien faire appel à nous on on s'est orienté par des systèmes de de visuel tel endroit toi tu es bien positionné mais là ça déconne et vice-versa dans d'autres situations mais faut qu'on aille dans les fermes faut que l'agriculteur accepte de de se faire expertiser et au-udelà de ça on donne des avis des conseils à suivre à orienter à discuter avec l'agriculteur et là pour une fois on peut dire merci au conseil régional puisqu'il nous a aidé à faire en sorte que les audits ne coûtent pas trop cher à l'agriculteur et que nous nous puissions faire ce travail-là et puis au-delà de ça quand on installe des jeunes il y a le le le stage de 21h et il y en a beaucoup qui nous regardent qui le feront peut-être dans les semaines et les mois ou les années qui viennent on considère souvent et je me souviens 40 ans en arrière qu' que ces stages sont souvent considérés comme un une obligation dont se passeerait bien mais malgré tout c'est d'Avord un lieu où on se rencontre on crée des des des des connexions entre jeunes qui durent des fois toute la carrière mais au-delà de ça là aussi on constitue un DOM d'activité où on se projette et Bernard l'a dit pour plusieurs années parce que quand on achète un fond d'exploitation même si on n' pas acheté les terres il y en a pour plusieurs centaines de milliers d'euros souvent et là il faut qu'on sécurise et nous chambre on est là pour sécuriser au mieux l'installation et c'est souvent reconnu comme tel puisque dans les échecs post-installation ils sont plutôt assez rares donc ça veut dire que l'agriculteur avait un bon projet et ceux qui l'ont tant compagnie je parler pour no pour structure puisque c'est on est là là ce matin c'est pas si mal fait que ça on peut s'en féliciter alors vous pouvez aussi monter au créneau des fois sur des sujet très spécifique je voudrais que vous reveniez en quelques mots peut-être sur une réunion je crois que vous avez eu le le 8 mars vendredi dernier qui était consacré alors c'est une réunion avec la préfecture he si je fais pas erreur et qui était consacré voilà à la définition de la cartographie des des cours d'eau sujet difficile s'il en est et vous vous arriviez enfin la chambre vous arriviez avec des propositions très précises ah ben nous nous on a fait un travail très simple voilà on a pris la charte telle qu'on l'avait écrite enfin tel que l'État l'avait écrite on l'avait accepté parce que on nous a dit il y a pas moyen de faire autrement on a enlevé tout ce qui est obligation et on l'a transform en système d'information l'agriculteur veut faire un travail chez lui sur son cours d'eau qui soit pointillé ou pas pointillé c'est pas le sujet on considère que et ça a été dit plusieurs moments ce matin on est les sachants on connaît le terrain on est là depuis des générations on sait que le cours d'eau il il faut qu'il soit entretenu ou pas entretenu qu'il soit un peu renforcé dans ses berges par de la pierre qu'on a ramassé à côté on n pas besoin de de ton d'ingénieur pour de dire que là tu feras un virage comme C là tu feras un zigzag comme là et tout ira bien là pour ça qu'on a on n pas de réponse encore aujourd'hui he je pas vous dire que c'est gagné mais si et ça je rebondis un peu ce qu'a dit monsieur le ministre c'est si sur toutes les revendications l'état nous dit ah bah ça c'est pas faisable ça c'est pas faisable on est sur une poudrière et aurait tort de pas écouter entre guillemets et là je on va a jeter un petit peu des fleurs à nous-même on est des anciens ici des sages on n'est pas des vattes en guerre on essaie d'arrondir les angles pour tout le monde s'y retrouve et si nousmême nous ne sommes pas entendus moi personnellement je me retire de ces discussions c'est pas j'ai d'autres chafoueté que d'aller discuter d'un Boudra qui sert à rien au niveau de la préfecture on y va tous les 15 jours en ce moment Thierry chalemain pour poursuivre sur ce ça tombe bien parce que je voulais réagir par rapport à ce qu' dit Bernard Didier sur les cours d'eau alors enfin je vais parler sous couvert de marie-janne fauteré parce que je crois qu'on a commencé en haute zone le travail sur les cours d'eau euh sous sa présidence quand elle était DDT de haute zone ça fait donc un peu de temps Madame fauteray déjà euh des choses sont possibles et je pense que en haute zone on on a travaillé euh en mettant tout le monde autour de la table la DDT les agriculteurs l'ofb on n'a pas parlé deofb ce matin on aurait pu en parler parce que ça a cristallisé aussi un certain nombre de de difficultés hein de du monde agricole et et puis on est on a abouti à une cartographie des cours d'eau alors je dis pas qu'elle est simple mais elle est comprise par l'ensemble des des parties et puis quand il y a un problème de de de déclassement ou de choses à revoir on va tous sur le terrain tous ensemble y compris l' FB et puis on discute et puis on arrive à des solutions et aujourd'hui alors je veux pas avoir la prétention de dire que tout est facile mais c'est peut-être un peu moins difficile que dans d'autres départements dans notre département de H zone de de pouvoir gérer C cette problématique des cours d'eau et de pouvoir faire l'entretien sur ce qui n'est pas cours d'eau et puis les choses à effectuer sur ce qui est classé cours d'eau aujourd'hui donc il y a des choses qui sont possibles et on a essayé de faire la même chose par rapport à l'entretien des ha on a abouti aussi à des choses en commun donc voilà localement il y a des choses qui sont possibles qui vont plus vite que quand on demande à ce que ça bouge au niveau national ça c'est certain Arnaud de l'estre pour poursuivre sur cette thématique parce que je crois que voilà au niveau de la chambre chambre de Lyonne vous avez aussi pas mal travaillé non mais je pense quoi transversalement sur toutes les chambres d'agriculture mais je rejoins Thierry à partir du moment où un travail a été fait bien fait sur des cours d'eau dans des départements il y a quelques années le fait de vouloir remettre ce sujet sur la table c'est plus entendable quelque part une fois que c'est défini et que les règles sont claires sur savoir ce qui un cour d'eau on revient pas dessus il y a le sujet des zones humides on l'a pas abordé quoi c'est pas làdessus que je devais intervenir mais typiquement voilà il y a une réglementation il y a une définition européenne on s'en tient à la réglementation européenne on définiss qu' une zone humide et voilà on s'en tient là et on ne surenchérit pas j'espère au moins que ce message là é entendu si celui-là est déjà entendu ça sera déjà un premier pas euh sur l'accompagnement c'est là que je voulais revenir sur l'accompagnement des chambres d'agriculture donc là je suis beaucoup plus large que que le département de Lyonne mais je l'ai un peu abordé tout à l'heure c'est évident que les chambres elles sont là aujourd'hui elles sont là dans tous les départements dans toutes les régions elles sont au niveau national et que le le Conseil l'accompagnement qu'ils apportent aussi bien dès qu'un jeune a un projet d'installation par le guichet unique le travail qu'on fait avec les cédents le travail qu'on fait tout au long de la vie des des jeunes et des moins jeunes des agriculteurs sur la formation ce métier change parce que ça été dit je vais pas le rappeler mais les enjeux sont pas les mêmes les enjeux fonciers les enjeux de de vie sont on différents donc le métier de d'accompagnement des chambres doit aussi évoluer donc c'est c'est sur ce point-là et je CITIS un exemple tout à l'heure de de ce travail en silo qui aujourd'hui est infernal c'està-dire on travaille sur sur un plan e puis à côté on va travailler sur un plan changement climatique puis à côté on va travailler voy c'estàd que l'agriculteur il doit venir si on prenait la théorie 10 fois à Chambre d'Agriculture faire des diagnostics faut partir des besoins de l'agriculteur ce qu'il faut c'est partir du projet de l'agriculteur et ensuite on regarde tout l'environnement qui est autour de lui et on répond à à ça je pense que c'est là-dessus qu'on va et l'accueil qu'on doit emmener et donc c'est une c'est vraiment un point fort qui est emmené au niveau aussi national d'arrêter de travailler en silo et c'est pour ça que je disais tout à l'heure c'est pas gagné parce qu'on s'aperçoit que malgré les discours qu'on a eu les silos restent les murs sont assez solides donc va falloir ébouler les murs et puis arriver à travailler de façon globale pour les agriculteurs donc ça c'est emmené au niveau de chambre d'agriculture France notamment d'arriver à avoir un diagnostique qu' faut avoir sur le TER commandine mais qui part du besoin de l'agriculteur ça a été aussi beaucoup travaillé dans le document stratégie 2040 voilà donc je pense que chacun a un résumé qu'il a pris à l'entrée mais le fait d' pouir accompagner tous les agriculteurs au niveau national mais bien sûr dans la cour de ferme et puis en région d'avoir des éléments et quand je parle de tous les agriculteurs c'est aussi les agriculteurs qui sont en difficulté on l'a a parlé un a tous aujourdhui des cellules réagir dans nos départements qui sont conduits par les chambres d'agriculteurs il y a d'autres systèmes aussi qui existent l'Ance accompagner l'ensemble des agriculteurs et on a cette vision au niveau des chambres d'avoir cette de pouvoir faire grâce au à tous les toutes les énergies qu'on a au niveau des salariés qu'on a les Chambres d'agriculture tous les métiers pour pouvoir avoir quelque chose à 360°gr mais il faut partir du projet de l'agriculteur et non pas des contraintes Vincent Lavier pour la Côte d'Or juste je crois que c'est hier que vous aviez une une session de chambre toujours dans cette capacité qu'on les chambres à éventuellement bah faire remonter les messages éventuellement faire les faire redescendre aussi je crois que vous aviez hier une rencontre avec avec la préfecture et la DDT en fait hier on avait un bureau de chambre notre traditionnel bureau de chambre de chaque mois et effectivement on avait fait le choix d'inviter les services de l'État pour faire le point sur l'ensemble des mesures qui ont été déjà annoncées suite au mouvement de protest station initié il y a un mois maintenant euh alors c'est quand même compliqué on sait qu'aujourd'hui il y a beaucoup de chantiers ouverts donc ça c'est la bonne nouvelle euh là où B blesse un petit peu si je peux dire c'est que l'attente est tellement forte que finalement on a quand même globalement tendance à penser que tout ça même si c'est ouvert ça avance pas tout à fait assez vite à notre goût mais ça été dit déjà par plusieurs intervenants ce matin c'est que il y a énormément de complexité administrative et on a il y a quand même des choses qui sont pas faciles à faire bouger on va pas revenir sur la problématique du CSP puisqueil semblerait qu'elle soit réglée mais enfin elle a déjà été réglée une fois et ça a pas fonctionné donc on peut quand même prendre un petit peu de précaution avec les annonces d'hier j'espère qu'elles sont ce coup-là définitif bon ça n'empêche pas que la problématique des phyos elle existe toujours et que de toute façon il faudra trouver des solutions pour la gérer parce que parce que le ministre nous avait dit aussi pas d'interdiction sans solution et aujourd'hui on s'aperçoit qu'au niveau de l'Europe il y a un certain nombre de décisions qui sont prises qui font que les interdictions continuent d'arriver et que les solutions sont pas forcément là en face alors les solutions quel qu'elle soit il peut y avoir plein d'alternatives au phyo bien évidemment mais de toute façon on a quand même un certain nombre d'interdictions qui aujourd'hui sans sont sans solution et je je vois bien qu'il y a une vraie volonté des services de l'État en région en département on a tous des très bons échanges avec nos préfets il y a une vraie volonté de tous les gens avec qui on est au contact tous les jours de nous apporter des solutions mais je il y a quand même une inertie à mon sens énorme en administration centrale et qui fait que bah tout ça çaavance pas assez vite à notre goût quoi did ramé juste pour revenir sur sur le travail fait au niveau de la Nièvre euh pardon juste did RAM oui pour revenir sur le ce qui est fait dans la Nièvre euh vous disiez aussi que il y a un constat à votre niveau qui est fait d'arriver à à concilier un travail global mené auprès d'agriculteurs qui d'un côté sont attachés à des schémas traditionnels ce qui ne veut pas dire d'ailleurs qu'ils sont mauvais mais la culture l'élevage tout simplement et puis des visions plus plus novatrices de l'agriculture il faut arriver à travailler et emmener tout le monde est-ce que c'est pas la plus grosse difficulté pour vous aujourd'huui c'est une difficulté il faut toujours de mon point de vue pour emmener les gens et c'est un petit peu ce qu'on a entendu ce matin de la part des deux interlocuteurs dans les années 80 90 la profession donc nos prédécesseurs ont eu peut-être des choix à faire ils sont arrêtés à forger un gros une grosse industrie agroalimentaire des grosses coopératives pour peser face à la grande distribution et là je pense que nous avons nos précurs nos prédécesseurs ont fait l'erreur de ne pas aller jusqu'à la distribution de ce qu'on faisait et là c'est peut-être ce qui nous a suggéré monsieur Papin derrière quand il nous l'a dit ilut faut lever le nez il faut sentir quoi ben c'est ça la difficulté des choix politiques qu'on fait les uns et les autres et au jour d'aujourd'hui il faut aussi lever le nez en tout cas c'est ce que je propose à mes collègues c'est du le temps change aussi il y a une opportunité sur faire autre chose ou en plus de ce que l'on fait pour améliorer la situation du quotidien beaucoup nous en nous nous encourage à aller dans les circuits courts c'est pas que c'est mal mais ça donne du travail supplémentaire pour une profession qui Bos déjà 50 60 heur par semaine ceux qui nous pronostiquent ça ne nous ont pas donné la solution de résoudre ce travail là donc dans notre département on a levé le nez et j'ai j'ai proposé mais ça se fait partout au jour d'aujourd'hui d'aller voir quels sont les opportunités qui se mettent à jour aujourd'hui pour essayer d'améliorer notre quotidien le résultat de nos exploitations il y a deux piste que je pousse tout le temps c'est la valeur ajoutée et là ce titre là on fait un un travail avec avec le Conseil régional pour faire un levier parce qu'on sait expliquer nous avec nos ingénieurs que finir des animaux ça améliore la trésorexploitation mais ceux qui ne l'ont pas fait ou qui l'ont oublié qu' qui n'osent pas le faire il faut un levier économique et politique et là j'espère que le Conseil régional ira jusqu'au bout de ce qu'on lui demande donc c'est un petit message que je j'envoie en même temps et puis l'autre piste c'est celle des énergies et l'énergie c'est un petit peu quelque chose qui est surprenant pour un agriculteur et je va vous faire une petite anecdote un paysan du Morvent il y a à peu près un siècle qui poussait qui cultivait ces TER et faisait un petit peu d'élevage poussait surtout la misère et en rentrant chez lui à Noël il s'est dit qu'est-ce que je pourrais amener comme amélioration pour faire rêver mes enfants il a pris un sapin il l' rentré dans sa maison il l'a décoré et ça fait un peu de lumière dans la maison ça s su ça s'est diversifié si je puis dire et au jour d'aujourd'hui le Morvent est le premier producteur de saain de Noël de France et pourtant ça ne se boit pas ça ne se mange pas et ça ne se critique pas et pourquoi l'agriculteur d'aujourd'hui et celui de demain ne ferait pas quelque chose qui peut amener de la lumière et de et du bien-être dans son dans son foyer tout en ne gênant pas la production d'élevage et de céréales et ça l'énergie électrique ou la méthanisation enfin les énergies renouvelables dans un ensemble peuvent apporter ce scénario là c'est criticable on peut y travailler mais il faut y travailler en tout cas nous c'est ce qu'on pousse dans notre département merci li RAM Nicolas sauré vous souhitiez apporter un complément oui juste réagir pour dire que moi je je reste absolument convaincu que ramener chez nous la valeur ajoutée c'est quelque chose qui est important pour un certain nombre de nos de nos producteurs et puis je peux pas être sur cette scène même si je suis j'ai été invité pour témoigner de mon travail local sans répondre à à ce qui a été dit le Conseil Régional de bourgonne franchecé garde son son objectif hein qui est de qui est la stratégie en fait de de la région sur vis-à-vis de l'agriculture ça reste 1 la valeur ajoutée 2 l'installation des jeunes agriculteurs 3 l'accompagnement à l'ensemble des transition bon on sait tous dans cette salle que la le transfert de compéten a été compliqué difficile mais dans un long mariage d'amour parfois il y a des moments où c'est plus compliqué bah on vient de passer un moment où c'était plus compliqué nous sommes nous sommes au-delà de décider nous sommes nous nous sommes mis en ordre de marche derrière la présidente derrière notre administration pour faire en sorte que on on on dépasse cette cette difficulté sur l'installation des jeunes agriculteurs sur les mesures PCE merci merci au réseau des Chambres d'agriculture de venir apporter leur aide pour qu'on puisse évacuer un C nbre de dossiers beaucoup plus rapidement que ce que notre propre administration aurait pu faire donc voilà je crois que la présidente de région s'est exprimé à mainre reprise là-dessus moi je j'ai j'ai lu avec beaucoup d'attention ce ce qui a été le plan 2040 he je crois que c'est comme ça que vous l'avez vous le plan stratégie 2040 je trouve très inspirant et là pour le coup je reviens sur un domaine qui est qui qui qui est le mien tous les jours de vice-président au développement économique en fait je j'ai pris conscience en lisant ce document combien mais vos contraintes sont celles de tous les entrepreneurs de Bourgogne FrancheComté on a le problème des compétences trouver les compétences le problème de l'image quand je suis dans des réunions d'industriels et non pas d'agriculteur on dit on a un problème à attirer nos jeunes parce que on a des images d'épinales sur la vieille industrie on a du mal on a tout un travail à mener sur l'image de l'industrie le problème des normes quand je suis chez les industriels c'est pareil le dictat du politique sur l'économie quand vous êtes dans la filière automobile et qui vous explique que c'est le politique qui a décidé la fin du moteur thermique pour la bascule vers le moteur électrique on peut faire 3h dem sur les nororm dans le dans la filière automobile c'est tout pareil un maire le maire que je suis pe vous en parler vous savez combien un maire a de normes à faire respecter dans sa ville 70000 je mets au défi l'un des 36000 Maes de ce pays d'être en capacité de les énoncer voilà donc en fait on a mais comme j'imagine qu'il y a pas un agriculteur qui peut énumérer non plus les les milliers de normes qu'il doit respecter c'est tout l'enjeu d'avoir des corps intermédiaires comme les vôes comme les chambres qui peuvent nous aider et je trouve que cette ce parallèle en fait entre les filières les grandes filière économique peut-être à l'exception du luxe qui est une filière très particulière dans notre région qui globalement se porte bien mais toutes les autres je multiplie les réunions j'entends ce genre de de difficulté alors évidemment la la le le le le poids du du de de l'Europe notamment sur les questions agricoles fait que c'est un domaine un secteur un peu à part mais globalement les lignes forces de vos questionnements sont absolument les mêmes et nous on tente d' voyez je termine juste en disant que sur le le le volet économique sur le développement économique dans la région nous avons toute une batterie de de d'ingénierie financière d'outil d'ingéérie financière quand j'entends tout à l'heure ça m'a interpellé je voudrais bien qu'on y réfléchisse peut-être que demain ou tout de suite aujourd'hui d'ailleurs l'enjeu ce n'est plus pour un un jeune de de il n'attendra pas sa retraite pour toucher son capital comment on peut imaginer un autre modèle pour faire du portage on en fait beaucoup nous de portage à la région sur tout un tas de sujets peut-être que ça peut être quelque chose qu'on qu'on travaille avec Christian quand on a dit que j'essaie de dire je rebondis sur la région a fait un truc pour une fois c'est bien on va le souligner alors je vais quand même enrichir quand vous nous avez de demander de réfléchir un dispositif financier qui permettrait d'avoir une capacité d'action si un une de nos grandes industries de l'agroalimentaire pouvait voir son siège social partir hors région ortant avec elle toute la chaîne de valeur on l'a fait c'est BFC participation c'est un fond de co-investissement qui nous permet aujourd'hui de dégainer immédiatement si un jour on voit qu'on a un siège social d'une industrie structurante dans notre chaîne de valeur qui qui pourrait partir et puis j'ai bien entendu ce que vous disiez sur la viande je ne suis pas vice-président à l'agriculture mon collègue est là mais je peux témoigner que nous sommes en train d'avancer sur toujours avec cette même volonté de dire comment on fait revenir chez nous la valeur ajoutée quitte à aider à porter la trésorerie les besoins pour minimiser le risque risque qui n'est plus pris par les banques j'ai entendu un petit taquet ce matin sur votre banque préférée je je j'ai pas osé applaudir mais je j' aurait pu le faire risque que les banques ne prennent plus et qu'on demande finalement à la puissance publique régionale en l'occurrence de prendre donc il y a quand même des choses qu' avance il y a eu des difficultés mais je vous garantis qu'on est à pied d'œuvre pour faire en sorte de vous faciliter la vie merci Nicolas sauré on est parvenu au terme de cette table ronde qui a été longue j'espère qu'elle vous a intéressé malgré tout je voulais j'avais promis qu'on terminerait quand même sur une note positive et je voulais vous demander à tous en en très très peu de mots mais peut-être de nous délivrer un message vis-à-vis des des jeunes qui veulent choisir ce métier deain on va commencer avec vous Philippe Mony peut-être en quelques mots qu'est-ce que vous diriez à un jeune pour l'encourager aujourd'hui à suivre cette voie il marche c'est bon un jeune ben c'est développé des débouchés alors je suis peut-être pas venu pour rien ce matin parce que il y a la lentill verte qui est vendu à Paris mais ce que vous propose c'est que avec des jeunes on accompagne d'une saucisse de Morteau une bonne lentille voilà merci François labrrue non moi ce que je peux dire s'il y a des jeunes qui nous écoutent c'est que il y a quand même une dynamique d'installation puisqu'on est dans le Tura à plus de 70 installations aidées euh sur l'année 2023 la Chambre d'Agriculture est là pour accompagner tous les agriculteurs toutes les agricultures dans une note positive ça a été relayé redit par Arnaud il me semble que euh la restauration hors foyer a un rôle à jouer pour tout ce qui est débouché local et aujourd'hui elle le joue pas suffisamment il faut monter au 20 % de au 50 % de local ça ça ça ça prendra toute cette partie de déboucher et je pense qu'on atténuera la crise de la bio actuelle et puis le dernier point je pense que pour que les agriculteurs soient heureux ils doivent vivre comme tout le monde avec du temps libre pas une surcharge de travail c'est vraiment important et je pense qu'il y a quand même un point qu'il faut que qu'on entende aussi c'est que avoir plus que des plateformes euh comment des plateformes informatiques pour déposer les dossiers je pense qu'il y a vraiment besoin de remettre de l'humain dans tout ça Didier Guillaume oui moi je constate que aujourd'hui cétaé une séance positive malgré les difficultés malgré le ralbol malgré la crise malgré le fait que CS agriculteurs doivent se dire on va peut-être crever mais on va pas crever tout seul on va nous entendre je pense qu'il y a ici une volonté de positiver et c'est ça qui est très important Jérôme Fourquet disait 20 % de la population sont prêts à consiller leurs enfants agriculteur 20 % de la population c'est 13 millions si réellement cela on arrivait à les les mettre en place il y aura pas de problème de renouvellement de de génération enfin il y a les deux aspects l'aspect national l'aspect local c'est toujours comme ça l'Europe est en train d'évoluer je sais pas ce que ça fera au niveau national dans 15 jours il aura les annonces du du gouvernement il y aura des déceptions il y aura des points positifs mais localement il y a plein de choses qui peuvent avancer régionalement départementalement et c'est très facile moi je vais simplement finir par un par un exemple sur l'alimentation locale j'ai créé dans laadrome en 2010 agriocale 32 départements l'utilisent ça a été utilisé dans cette région et bien tous les collèges de du département de la drrome se fournissent en approvisionnement local directement auprès des paysans et aujourd'hui le sujet c'est les hôpitaux la plus grande le le plus grand nombre de tonnes de produits jetés c'est dans les hôpitaux on dit que dans les hôpitaux on mange très mal le gaspillage élimentaire il est terrible et bien si les agriculteurs si l'agriculture française s'attaquait à produire dans les hôpitaux des produits agricoles français je pense qu'on aurait des des gros gros marchés donc il y a des raisons d'espérer il y a des raisons de pleurer mais il y a des raisons d'espérer et j'espère que vous y arriverez didiramé al je vais bien plus court moi je dis engagez-vous et remplacez-nous Thierry chalemain B écoutez c'est la crise qu'on vit aujourd'hui qui va faire que demain les jeunes vont avoir un métier plus facile à embrasser que celui qu'on a eu voilà Nicolas Soré moi je voudrais dire aux jeunes qui nous regardent soyez fierers de la carrière que vous vous apprêter embrasser on a besoin de vous les Français vous aiment on l'a vu tout à l'heure les Français sont respectueux de votre travail de votre engagement et les modèles vont évoluer vous permettant demain de mieux gagner votre vie en respectant des rythmes de vie qui ont aussi évolué donc engagez-vous réengagez-vous et on sera à vos côtés Arnaud de l'estre oui un mot pour dire que voilà on aura pas raison tout seul non plus il y a l'histoire de l'attractivité des territoires qui pour moi est important bien sûr faut l'agriculture mais pour un territoire vivant faut tout le monde soit là donc le travail avec les collectivités à tous les échelons et voilà si on veut des agriculteurs des éleveurs faut des vétérinaires aussi donc il y a un travail à mener global pour que nos territoires soient vivant Vincent Lavier c'est de plus en plus dur euh vous dire que on peut on peut dresser ensemble le constat que notre agriculture a toujours su faire face à aux crises qu'elle a traverser et du coup en ressortir plus forte je doute pas que celle-là donnera un nouvel élan et offrira aussi un bon nombre d'opportunités pour les gens qui nous suivront et Bernard la cour c'est pas facile de finir he après tout le monde toute façon dans la vie dans la vie on peut pas vivre avec des regrets donc ceux qui rêve de s'installer il faut qu'il le fasse après l'avenir il sera ce qui voudront bien en faire voilà merci à vous on peut applaudir n merci à vous en tout cas de d'avoir apporté beaucoup de richesse à à ces échanges je vais laisser le mot de la conclusion à Christian deer et Marie mariejeane fautr muler pour la DRAF Christian de tout d'abord je crois qu'on a un tempsz à se partager Madame la Directrice euh je je voudrais dire mais avec un brin d'humour au président de la Coordination Rurale qu'il est bien le seul à avoir identifié que les présidents de chambre avaient une pensée unique et était doux comme des agneaux et je je le dis un peu en blagant mais si je l'ai pas fait tout à l'heure c'est intentionnellement j'ai cité que les quatre intervenants extérieurs à la table ronde et je voulais maintenant remercier les présidents de chambre d'agriculture parce que je pense que leur passé personnel leur engagement tout au long de leur parcours et de leur vie à côté de leur activité professionnelle au service du collectif en fait de par leur président d'établissements public des hommes parfaitement légitimes pour porter la voix du monde agricole voilà et je pense que ça a été fait avec sérieux sans démagogie avec humilité avec des doutes des questionnements mais très honnêtement et je les en remercie je suis très content que l'ensemble des présidents sans exception et et pu se libérer au côté d'intervenants qui nous ont beaucoup apporté peut-être que tout le monde avait ça en tête mais 1990 12 pardon la fermeture définitive de Boulogne billancour la perte de quelques 4000 emplois en par allèle de l'ouverture d'Euro Disney 16000 emplois je pense que le message en dit long et comme c'était en 92 je m'excuse parce que je l'ai déjà dit et je me répète je vous prie de m'en excuser mais je pense que c'était tellement bien vu à l'époque que ça peut être dit 92 c'est l'année où Raymond Lacombe a quitté la présidence de la FNSEA il l'a fait à l'occasion du congrès de bourcambress devant à l'époque Jacques Calvet qui était un invité principal le ministre de l'époque était Louis Mermaz euh et Raymond Lacombe s'adressait avec la passion ce qui lui venait du fond du cœur et s'adressait au gouvernement parlant à Louis Mermaz à qui il en mettait bien lourd sur les épaules et il avait eu cette formule et je trouve qu'elle raisonne quand on entend billancour et eurod Disney il avait eu cette formule dont il avait le secret avec la plume d'un de ses fidèles collaborateurs Pierre-Henri de Grégori de dire au ministre monsieur le ministre écoutez-moi bien c'est sans doute la dernière fois que je vous parle et vous ne m'avez pas suffisamment écouté quand dans ce pays vous aurez complètement désindustrialisé la France abattu son agriculture et qui nous restera plus que de façon emblématique le Moulin Rouge et les Folies Bergères alors nos petits enfants pourront pleurer le message subliminal que cet homme ce paysan là-bas du fin fond de laavyon né sur des terres difficiles exprimait avec force conviction et beaucoup de sincérité c'était qu'il fallait se méfier peut-être du mirage qui consistait à considérer que les services tout ce qui était un petit peu immatériel pourrait régler le problème de l'économie du pays et je pense qu'on y est revenu ce matin je crois que Didier Guillaume l'a dit avec ses mots on n'est pas à l'abri de discours assez contradictoires vous l'avez dit les agriculteurs se sont exprimé partout et jamais jamais je pense ils n'ont trouvé un telécho du soutien d'une opinion publique ou 90 % toute sensibilité confondue vous l'avez redit tout secteur professionnel confondu bénéficiait de de de l'appui du soutien de l'opinion publique on pourrait aussi rajouter que moi je n'ai jamais vu les médias relayer les difficultés du monde agricole avec autant de de rythme de qualité de constance de enfin de présence et honnêtement on a eu quelquefois de de d'excellentes chronique sur les différentes chaînes plateau de télévision radio et cetera mais vous avez pas manqué de souligner une réalité tout le monde aime les paysans de façon générique mais dans chacun de nos villages quel que soit le projet agricole porté Bernard l'a dit un poulaayer de poules pondeuse bio des poules qui vont en plein air 700 et bien vous avez une association qui se constitue et on mène la vie dur à un projet quelquefois porté par un jeune couple qui a envie de rester au village et cetera et cetera c'est quand même un véritable problème et je pense que il est complètement illusoire de penser et de croire qu'il pourrait y avoir une économie agricole dans ce pays s'il y a pas un acte de production et même s'il y a pas une reconquête de l'acte de production parce que c'est le prix à payer pour faire des affaires du commerce donc rentrer de l'argent et donc une finer faire vivre des agriculteurs qui n'accepteront pas de de rester dans ce métier sinon pas du revenu je trouve que le témoignage de Nicolas Soret est intéressant et notamment cette relation euh d'un nouvel élu qui observe qui écoute qui entend le message d'agriculteur qui s'exprime un peu longuement excusez-nous c'est un peu dans nos dans notre ADN de parler trop longtemps les soirs de réunion et qui se dit comment est-ce qu'on pourrait faire pour réenchanter un peu ce qui apparaît comme des difficultés insurmontables et je trouve que à travers la lentille verte euh dont vous dites elle ne viendra plus du Canada nous la produirons ici et nous la ferons consommer aux portes de notre département enfin ou de oui de notre département et chez un potentiel de consommateur extraordinaire ça met en évidence de façon très pragmatique que il n'y a pas de fatalité il n'y a pas de fatalité et là où il y a la détermination une coopération des forces une vision partagée on peut renverser des situations qu'on croyait désespéré en tout cas j'accélère il y aura pas d'agriculture s'il y a pas de revenu ça n'a jamais été aussi vrai qu'aujourd'hui voilà je pense que notre génération il y avait un mélange de passion il y avait une génération qui bossait plus ou moins ici ou pas très loin sans être rémunéré il y avait le con joint qui faisait bouillir la marmite et on se réfugiait dans le patrimoine le capital et cetera et cetera ça n'est plus du tout du tout l'état d'esprit me semble-t-il des jeunes il y aura pas non plus je pense pas il y aura pas non plus une agriculture dynamique dans ce pays s'il y a pas une forme de reconnaissance et de considération du métier on pourra pas demander c'est le cas aussi des infirmières et de nombreux autres secteurs professionnels vous pouvez pas demander à des gens de rester motivé combatif enthousiaste et Dieu sait s'il faut de l'énergie quand même pour faire ce boulot si on leur crache dessus euh trop régulièrement ou de façon trop injuste et trop euh trop trop inexact bon euh je je pense quand même que malgré la qualité la richesse des échanges de ce matin la bonne volonté le dynamisme et la volonté notamment de passer aux jeunes qui nous suivent à distance de l'optimisme et de positiver les choses je pense qu'on a assisté quand même à un mouvement du monde paysan qui est né de la base qui a esséé à une rapidité dans toutes les régions dans toutes les productions comme ça a été dit et en parallèle et en même temps une expression de la plupart des États-membres de la communauté économique EUR euré où les paysans se sont rassemblés à Bruxelles pour crier on n peut plus je pense que tout à l'heure quand les uns et les autres se sont exprimés il y a quand même urgence à celles et ceux qui sont aux affaires qui dirige le pays qui dirige les différents strates de gouvernance et d'espace de responsabilité comprennent bien ce que les hommes et les femmes de la terre ont dit on a vu tout à l'heure les courbes de Jérôme Fourquet il reste 380000 paysans dans ce pays prenons soin des derniers paysans c'est aussi quelque part une espèce potentiellement en voie de disparition et à mes yeux ce qu'elle représente ce qu'elle vécule encore comme économie comme valeur peut-être aussi comme point de repère de notre société fait que nous serions bien inspirés les uns et les autres tous à nos niveau de responsabilité de ne pas passer à côté et de savoir répondre même si on saura pas répondre bien évidemment à quelques 140 propositions de bien tenter de répondre au message qu'a exprimé le monde paysan j'ai bien aimé la formule l'agriculture n'a plus de boussole et qui peut gagner quand on sait pas où on va je pense que c'est un des véritables problème de notre secteur professionnel on a basculé probablement dans le milieu de la déc an 80 d'une trajectoire qui était claire à une direction plus confuse avec une diversité et comme vous l'avez très bien dit Monsieur le Ministre avec sous l'appellation l'agriculture française des tas de tiroir de cette agriculture entre le sud le nord la spécificité des des territoires et des terroirs mais globalement il y a quand même un déficit de ce qui'est attendu de l'agriculture de notre pays au sein même de l'Europe et je suis pas sûr qu'il soit facile aujourd'hui à quelques 27 pays de construire une boussole parfaitement claire au niveau européen mais je pense que pourtant il faut y tendre on n'a jamais vu personne gagné quand on sait pas clairement où on va voilà pour réussir faut un objectif un calendrier une trajectoire de la constance de la détermination si on ne sait pas dire aux paysans ce qu'on on attend deux et si on attend si on n pas capable en contrepartie de leur faire un retour proportionnel à l'effort qu'on le leur demande on passera à côté de quelque chose je voudrais terminer en adressant un message peut-être plus particulier aux jeunes parce que d'abord pour leur dire que c'est pas non plus la première crise en agriculture que des mouvements qui ont marqué les opinions fragilisé notre secteur professionnel il y en a eu il y aura ils auront a relevé le défi et c'est pas la peine de pratiquer le commerce des illusions être paysan aujourd'hui et sans doute encore plus demain il faudra être bon mais c'est même pas bon il faudra être excellent professionnellement voilà et ça demandera outre la solidité d'un bagage professionnel probablement l'ouverture d'esprit tout au long de la vie professionnelle pour se remettre en cause s'adapter garder le niveau et cetera et cetera et la difficulté quand même pour la agriculteur par rapport à une PME c'est que vous êtes au four et au moulin vous êtes dans les tables et au bureau vous êtes dans l'atelier sur le tracteur et il faut être excellent partout c'est pour ça que je pense que dans cette formule peut-être un peu populaire que certains jugeront vulgaire il faut prendre au sérieux ce slogan qu'on a vu sur les manifestations arrêtez de nous emmerder laissez-nous travailler je pense que c'est dit crumement mais ça envoie un signal ne rajoutons pas du poids à une embarcation qui déjà par définition dans certains cas est fragile donc je pense que les jeunes réussiront il y a pas de doute mais ce sera pas gratuit il faera beaucoup d'énergie et le deuxième message que je voudrais passer aux jeunes c'est que n'ayez pas l'illusion de croire dans ce métier que la réussite peut être exclusivement individuelle qu'est-ce que c'est qu'un producteur de lait à 800 m d'altitude s'il a pas un collecteur qui vient tous les matins vider son tank qu'est-ce que c'est que tel ou tel secteur de production s'il y a pas derrière l'outil de transformation et quelque part de commercialisation et sur ce qui a pu être dit de la première transformation de l'outil coopérative de la première transformation de la distribution je pense que on a vu aussi tout à l'heure le le poids du mode de la distribution dans notre pays je pense que il faut être sérieux si si seule la loi du profit du profit individuel et personnel l'emporte sur une vision plus partagée plus collective et si quelque part il y a pas un effort un réel effort pour partager la valeur je pense que ce sera extrêmement difficile pour l'agriculture mais j'invite quand même les jeunes à ne surtout pas baisser les bras et à s'impliquer quand demain ils seront installés tout comme celles et ceux qui graviteront autour de l'exploitation agricole dans les différentes organisations professionnelles dans les instituts de recherche et cetera et cetera que tous soi animés de la préoccupation à la fois du respect de la reconnaissance équitable du travail des agriculteurs et je crois profondément que notre histoire est faite dans ses réussites peut-être aussi dans ses échecs partiels mais dans ses réussites plus particulièrement de valeurs comme le collectif le mutualisme la solidarité tout ça aujourd'hui peut-être que les réseaux sociaux le mais la réalité c'est que un paysan qui serait seul dans son village complètement déconnecté de son environnement est probablement une exploitation qui a qui qui qui encourt un risque de fragilité voilà je pense que les Chambres d'agriculture terminent une mandature évidemment cette année notamment par ce contexte suscitera une compétition et peut-être même une surenchère des réussites probables à venir et de celles et ceux qui diront nous on est meilleur que lui et encore bien meilleur que l'autre et globalement il faut voter pour nous je pense qu'on a tous l'expérience de l'agitation des constructions de liste de la promesse vous allez voir ce que vous allez voir et puis ensuite il y a la vraie vie et pour ce qui concerne les Chambres d'agriculture ça dure une czaine d'années je pense que dans l'engagement professionnel il faut beaucoup d'abnégation beaucoup de solidité parce qu'on prend quelques coups il faut de la constance de l'humilité et il faut jamais lâcher voilà donc c'est pas des messages très faciles mais je pense que notamment le scrutin aux élections chambre pour ne citer que celui-là ne se résume pas dans seul collège des chefs d'exploitation à mesurer la représentativité du syndicalisme il faut le faire il faut que bien le faire mais je pense qu'il faut aussi construire des équipes qui résisteront à l'épreuve du temps pour être présent et les Chambres d'agriculture je vous invite à reparcourir ce petit document Les Chambres d'agriculture auront entre autres mais peut-être plus particulièrement un rôle absolument à mon avis essentiel à penser revisiter retoiletter l'offre non pas de conseil parce que ce mot est plus adapté aujourd'hui quand on va dans l'exploitation d'un jeune qui a un BTS une licence ou je ne sais quoi faut pas débarquer en terrain conquis en disant je vais t'expliquer comment ça marche mais l'offre d'accompagnement va quand même être essentiel dans des métiers qui se complexifient donc je pense qu'il y aura un gros boulot là-dessus voilà mon dernier mot ce serait pour dire et j'en finis là-dessus il y a que les batailles qu'onengage pas que l'on perd le monde agricole est quand même un rendez-vous tout particulier de son histoire je pense que il faut faire à mes yeux le Paris du collectif et dans l'histoire du monde paysan c'est quand même probablement l'alliance d'une profession is intelligemment au coude à coude avec un monde politique qui a envie de vrai parce qu'il en a la sensibilité avec à ses côtés voire même en allant de l'avant et si je peux me le permettre des administration on a parlé de l'ofb notamment dans ces derniers temps et si je peux me le permettre des administrations qui certes doivent faire respecter le cadre réglementaire mais il est pas interdit de le faire avec une forme d'humanisme et de respect du monde paysan c'est aussi ce qu'il a dit ces dernières semaines sur les barrages madame fautr muler on vous on vous laisse le mot de conclusion je vous en prie monsieur le Président de la Chambre Régionale d'Agriculture monsieur monsieur le ministre mesdames et messieurs en vos grâtes et qualités tout d'abord merci pour cette invitation pour cette initiative l'initiative de cette matinée dense et très intéressante et et qui se termine malgré la crise sur une note positive à destination des jeunes euh je voudrais tout d'abord excuser Monsieur le Préfet vous savez à quel point il est sensible au sujet de l'agriculture il vous l'a démontré pendant ces quelques ces dernières semaines il s'est fortement mobilisé aujourd'hui il a été retenu par le Président de la République qui n'avait pas le choix euh que de se rendre à Paris il n'a donc pas pu être parmi vous et c'est avec plaisir que je l'ai représenté vous l'avez rappelé durant durant cette matinée ces dernières semaines ont été particulièrement riches et dans son actualité qui concernait le secteur agricole vos actions et on l'a revu encore ce matin ont montré la situation difficile de nombreux agriculteurs et leurs attentes et je pense que les rencontres et les échanges qui ont pu avoir lieu entre le monde agricole et les services de l'État dans toutes ces composantes he qui s'agisse du niveau national mais également de ses représentations au niveau départemental et au niveau régional montre que la mesure de ces difficultés à été prises des annonces importantes ont été faites différents chantiers ont été initiés j'ai bien noté que ça n'allait peut-être pas assez vite pour vous j'espère que tout va s'accélérer en tout cas avant d'y revenir je voudrais souligner différents éléments qui concernent la situation actuelle sur les aides agricoles et les efforts qui sont réalisés sur ce sujet concernant les aides de la PAC plus de 99 % des aides ont d' d'ors et déjà été versé 7,5 milliards d'euros au niveau national et je parle bien sûr des aides du premier pilier et des aides aux zones défavorisées même si l'on est n pas tout à fait à 100 % et et on peut comprendre le désarroi de l'agriculteur qui n'a encore rien touché à l'heure actuelle il reste quand même plus que minoritaire je vous assure que les services de l'État que ce soit la DDT ou laasp font leur maximum pour que ces dossiers soient régler le plus rapidement possible 2023 est une première année de mise en œuvre d'une nouvelle réforme de la PAC ça nécessite toujours un certain nombre de développement d'outils informatiques pour le traitement des dossiers et et malgré cela le décalage du calendrier de paiement des aides reste mineur par rapport aux années précédentes concernant le féader l'État soutient la région dans la mise en œuvre du transfert après avoir repris en juillet dernier 210 dossiers dont l'instruction est maintenant finalisée et les aides payées la reprise de 600 dossiers supplémentaires a démarré en 2024 par ailleurs je voulais aussi saluer l'engagement des chambres sur cette question du fader les conventions qu'elles ont passé avec le Conseil régional pour traiter les demandes de paiement déposées récemment doivent contribuer à l'amélioration du traitement des dossiers concernant les mesures Agri environnemental et climatique comme vous le savez les demandes ont été particulièrement importantes en 2023 et les moyens budgétaire étaent insuffisant 150 millions d'euros supplémentaires ont été annoncés par le ministre de l'agriculture en décembre dernier un complément a été attribué à la région Bourgogne franchecé ce qui va permettre d'honorer la totalité des demandes d'aide pour la campagne 2023 on verra la suite pour 2024 ça s'annoncera difficile aussi dans un premier temps concernant l'instruction de cette demande d'aide les DDT effectuent actuellement toutes les vérifications et se tiennent prêtes pour l'instruction informatique les paiements devraient intervenir durant le printemps 2024 4 dès le début de cette crise l'État a pris un certain nombre de mesures en faveur du monde agricole vous avez vous l'avez évoqué la hausse du de la taxe sur le gazool Non Routier a été abandonnée pour les nouvelle génération 2 milliards d'euros sont mobilisés pour les nouveaux installés pour que cela puisse bénéficier de prêt garantis par la puissance publique le plan écito qui soulevait certaines difficultés a été mise à l'arrêt et par ailleurs des travaux ont également été engagés sur la simplification nous vous avons sollicité et vous avez été sollicité pour apporter un certain nombre de propositions sur dans ce domaine là et d'ors et déjà différentes mesures de simplification ont été prises par le gouvernement on a évoqué la cartographie des cours d'eau et sur ce sujet-là la simplification de la réglementation concernant leur curage a déjà a été publié d'autres chantiers sont en cours et il s'agit d'y travailler ensemble à certain nombre de groupes de travail ont été mis en place au niveau national et prochainement encore à certain nombre de de réunions vont se tenir pour voir ce qu'on peut simplifier en matière de sur les champs numériques entre autres dans le cadre des déclarations d'aide à la demande d'aide les agriculteurs ont souligné à plusieurs reprises la nécessité de simplifier la PAC et et le ministre porte bien sûr ce sujet au Conseil des ministres de l'Agriculture et vous savez aussi que la Commission européenne a récemment ouvert un chantier sur la simplification elle a ouvert une enquête en ligne pour recueillir l' vie des agriculteurs sur la charge administrative qui est liée à cette demande et les obligations qui en découlent et ces contributions vont alimenter les réflexions sur la future réforme de la PAC donc je peut que vous y vous inviter à vous en saisir la question des prix agricoles est cruciale pour la pérennité de notre agriculture et vous l'avez largement évoqué il faut améliorer la position des agriculteurs dans la chaîne de la valeur agroalimentaire il est totalement anormal que les prix d'achat aux agriculteurs soient la variable d'ajustement dans la recherche d'une réduction des pris alimentaires ces prix d'achat doivent leur permettre de couvrir leur coût de production et de rémunérer correctement leur travail et c'est le sens des propos du président de la République lors de l'ouverture du Salon de l'Agriculture la loi égalime doit être améliorée et la contractualisation entre les agriculteurs et l'aval développé pour contribuer à cet objectif des échanges entre des représentants des agriculteurs et de la distribution sur sa mise en œuvre ont été organisés dans la plupart des départements et le préfet de région lui-même en a organisé une la semaine dernière les échanges ont montré la volonté des différents interlocuteurs de collaborer sur ce sujet une mission parlementaire également prévue sur l'évaluation et l'évolution des Galim mission parlementaire qui a d'ors et déjà été lancée et qui va commencer à travailler pour produire ses résultats fin juin le gouvernement portera aussi une extension de la loi égalim au niveau européen et une initiative pour organiser un réseau intégré de contrôle et de répression contre les fraudes le sujet des contrôles est également prignant le ministre a ainsi annoncé que les exploitations ne devaient pas avoir plus d'un passage annuel sur une exploitation dans le dans le cadre des contrôles administratifs nous y travaillons tous mais cela ne doit toutefois pas être interprété comme une suppression des contrôles et je ne pense pas que c'est ce que vous recherchez un autre sujet important des mois à venir reste la loi d'orientation agricole le ministère de l'Agriculture a transmis son projet au Conseil d'État il s'intitule dorénavant projet de loi d'orientation pour la souveraineté agricole et le renouvellement des générations le principe de souveraineté alimentaire y est donc affirm en soulignant sa contribution aux intérêts fondamentaux de la nation le soutien à l'installation et au renouvellement des générations en agriculture en constitue aussi une composante importante de même que l'amélioration de l'enseignement agricole car nous aurons besoin de jeunes bien formés et comme l'a annoncé le Premier ministre le texte devra intégrer des mesures de simplification enfin je voulais souligner le rôle important que peut et que doit jouer l'agriculture dans la planification écologique comme vous le savez ce chantier a été lancé en 2023 il s'agit pour la France d'afléchir sa trajectoire de réduction d'émissions de gaz à effet de serre comme vous le savez l'effort est important puisqu'il vaudra produire en 7 ans l'effort de réduction réalisé depuis 1990 mais pour atteindre cet objectif l'agriculture pourra apporter des contributions importantes que l'État et l'ensemble des acteurs doivent soutenir il s'agit notamment d'accroître le stockage de carbone dans les terres agricoles et pour cela il faudra par exemple protéger nos prairies en renforçant leur valorisation et je crois que notre région dispose pour cela d'atout importants voilà en conclusion je voulais juste dire que les chantiers sont nombreux ils sont en cours et ils sont encore à venir en tout cas sachez qu'au niveau régional que ce soit le préfet de région ou les préfets de département la DRAF les DDT mais aussi l'ensemble des service de l'État sont là pour vous apporter des réponses rapides et constructives merci pour votre attention merci à vous alors juste avant de clore cette réunion juste vous prévenir que le buffet qui vous est proposé et est apporté est proposé par la petite ferme qui est à la fois une exploitation agricole de poisol la ville et un magasin de produits fermiers voilà je sais pas je sais qu'il av