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interviewRMC — Face à Face (sur Podcast)· 2 juin 2025 22 min

Face à Face : Laurent Nunez - 02/06

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC Face à Face Apolline de Malherbe Il est 8h32 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV Bonjour Laurent Nunez Merci d'être dans ce studio pour répondre à mes questions Elles sont particulièrement nombreuses ce matin Vous êtes le préfet de police de Paris On va faire avec vous bien sûr le bilan Non seulement de ce qui s'est passé samedi soir Mais aussi la nuit dernière Avec des questions aussi simples que qui, comment, pourquoi, jusqu'à quand Jusqu'à quand est-ce qu'on va devoir subir des violences pareilles Dès qu'il y a des événements On se sent coupé en deux au fond ce matin Parce qu'il y a bien sûr la fierté, l'immense exploit d'une équipe Et puis il y a ce spectacle écœurant Des hordes de casseurs Je ne sais même plus par quelle image commencer Ces jeunes qui cassent, qui brûlent, qui pillent Qui frappent même des pompiers parfois à terre Et au fond, vous aviez prévu, vous saviez Et pourtant c'est arrivé Est-ce qu'on peut se satisfaire de ça aujourd'hui ?

1:04
Laurent Nuñez

Non, on ne peut pas se satisfaire de ça D'abord ce qu'il faut Non, on ne peut pas évidemment se satisfaire de ça D'abord ce qu'il faut avoir en tête C'est qu'après, dans le cadre de la victoire du Paris Saint-Germain Il y a quand même eu des festivités dans Paris Donc il y avait énormément de monde samedi soir dans la capitale Que ce soit sur la République, sur Bastille, sur les grands boulevards Il y avait énormément de monde On a eu la parade aussi hier Qui s'est bien passée Il fallait organiser une parade avec les joueurs qui exposent leurs trophées Bon, c'était quand même pas très simple à organiser Ça s'est également bien passé Ce qu'on déplore, c'est évidemment comme d'habitude Quand il y a des grands rassemblements Vous savez, quand il y a des festivités liées aux victoires de l'équipe de France de foot Ou des victoires de club On a des rassemblements Il y a souvent des débordements, des exactions Pareil, parfois en marge de certaines manifestations C'est aussi comme ça Ou les soirs du 14 juillet, 31 décembre On a effectivement des personnes qui viennent Que le ministre des Etats a qualifié de barbares Qui se moquent de l'événement Qui se moquent de la cause quand c'est une manif Qui se moquent des festivités quand on est dans le cadre de festivités nationales Et qui se moquaient manifestement du Paris Saint-Germain Qui ne festaient pas vraiment des supporters du Paris Saint-Germain Ils ne regardaient même pas le match Ils étaient venus notamment sur les Champs-Elysées Et autour du Parc des Princes C'est dans les deux endroits où il y a eu le plus d'incidents Qui étaient venus pour commettre des dégradations Sans prendre aux forces de sécurité intérieure Et commettre des pillages

2:20
Présentateur

Il y a la question de qui Effectivement vous dites des barbares Vous reprenez le mot de Bruno Retailleau Qui a fait polémique On va revenir sur l'aspect politique Mais je voudrais d'abord sur le bilan Il y avait plus de 5000 policiers Est-ce que ce matin vous vous dites que c'était suffisant ?

2:35
Laurent Nuñez

Mais bien sûr c'était suffisant Mais on a réussi à empêcher

2:37
Présentateur

Bien sûr que c'était suffisant Mais on a 5400 Pardon il surprend

2:40
Laurent Nuñez

Non mais 5400 Voilà 5400 C'était suffisant On a empêché le soir 5400 Le soir des festivités Oui oui le soir Attention il faut être extrêmement précis C'était le soir des festivités On a empêché de nombreuses dégradations De nombreux incidents Ce que certains qualifient de chaos De mauvaise image Ce sont quand même des policiers Des gendarmes Qui interpellent Il y a eu 491 interpellations 79 hier Qui interpellent Des fauteurs de troubles 79 hier soir ? Je veux bien que ce soit une faillite sécuritaire Mais enfin on est quand même dans l'action On interpelle des gens Donc voilà les mots ont un sens

3:11
Présentateur

Quand vous dites Je veux bien que ce soit une faillite sécuritaire Non je veux bien entendre Je veux bien entendre dire Je voudrais bien qu'on comprenne Qu'il y a une forme d'ironie dans votre voix Il y a beaucoup d'ironie dans votre voix Il y a beaucoup d'ironie

3:20
Laurent Nuñez

Non très honnêtement 5400 policiers et gendarmes Qui interviennent Qui sont là pour empêcher des dégradations Malheureusement il y en a eu Mais il y en aurait eu beaucoup plus Et qui sont là pour interpeller des gens On a interpellé Le nombre d'interpellations Est totalement inédit 491 dans la nuit de samedi à dimanche 79 hier Donc c'était complètement inédit

3:41
Présentateur

Mais ils vont devenir quoi ? En fait est-ce que la question Avant même de rentrer dans les chiffres Est-ce que la question c'est pas celle-là ? C'est-à-dire qu'à chaque fois on nous dit Il y a eu 500 interpellations 491 Tant de garde à vue Mais à la fin de la chaîne A la fin du parcours judiciaire Il risque quoi ?

3:57
Laurent Nuñez

Non non mais je vais y venir Simplement que vos téléspectateurs comprennent bien Quand on dit 5400 policiers C'est pas tout le temps C'est pas voilà Cette nuit Oui il y a eu des incidents cette nuit C'était après la levée du dispositif Une fois que les festivités étaient terminées Ça s'est terminé au Parc des Princes Avec la présentation du Trophée des joueurs Il y a eu des incidents Mais à partir d'une heure et demie du matin Quand le dispositif était levé On a vu des jeunes arriver Bloquer le périphérique Pendant 15 minutes Il a fallu intervenir Dans le même temps Plusieurs centaines de personnes Sont venues sur les champs Tirer des fumigènes Empêcher Couper la circulation Essayer aussi de commettre Des dégradations Et des pillages de commerce Et nous sommes intervenus On n'est pas 5400 Il y a eu des courageux policiers De la préfecture de police Avec deux escadrons Gendarmerie mobile Que nous avions en réserve Qui sont intervenus Qui ont procédé A de nombreuses interpellations Et qui ont empêché Des pillages et des dégradations Donc il faut Les mots ont un sens On ne peut pas parler De faillite sécuritaire Je ne suis pas content Évidemment je considère Que ça n'est pas bien Et c'est une forme d'échec Qu'il y a eu des pillages De commerce Notamment dans la nuit De samedi à dimanche J'avais mon but Et à la préfecture de police Le responsable C'est le préfet de police C'est moi le patron C'est moi qui décide C'est moi qui suis responsable On avait dit qu'il ne devait pas Y avoir de pillages de commerce Il y en a eu quand même Donc évidemment Il y a une forme d'échec Mais en même temps Pourquoi vous ne dites pas C'est...

Non parce que Dire que c'est un échec Ça veut dire qu'on néglige Complètement le fait Qu'on a interpellé Énormément de personnes Ça aura un effet dissuasif Pour l'avenir On est là La réponse de l'Etat Elle est là Elle est ferme Ça n'aura un effet dissuasif Et on a empêché Énormément de dégradation

5:20
Présentateur

Je recevais tout à l'heure A 8h10 sur RMC Le secrétaire général Des représentants Des commissaires de police Il disait Ça n'aura des faits dissuasifs Que s'il y a sanctions Véritablement Sinon ce sera pire Ça n'aura vocation Qu'à une chose C'est à renforcer Le sentiment d'impunité

5:36
Laurent Nuñez

Justement j'allais y venir Évidemment je partage Le secrétaire général Du syndicat des commissaires De la police nationale Nous on fait un job Qui est un job de policier Moi je suis préfet de police Je suis à la tête de policier Sous l'autorité du ministre Des états Ministres de l'intérieur Moi ce qu'il me demande C'est d'empêcher les élections D'interpeller des auteurs Après il y a un certain nombre De questions à se poser Évidemment C'est-à-dire les sanctions Qui vont suivre Ces interpellations Moi quand je vois Que nous interpellons 30 personnes dans un magasin Qui vendent des chaussures De sport sur les Champs-Élysées

6:07
Présentateur

Le fameux footlocker Dont on a beaucoup parlé On intervient très vite

6:11
Laurent Nuñez

Malheureusement Ce magasin a été pillé Malheureusement Mais ça en est revenu très vite On a interpellé 30 personnes Puis 9 après Qui se baladaient Avec des chaussures De 10 magasins Au moins sur les 30 Qui étaient à l'intérieur Moi j'attends de voir Ce que sera la décision Qui sera prise par la justice Parce que je pense Que nos téléspectateurs Nos compatriotes Comprennent que Quand on interpelle 30 personnes Dans un magasin pillé Il y a peut-être un problème Donc on attend de voir Ce que sera la sanction Ça c'est pour l'aval Pour l'amont Pour l'amont Quand je vous vois

6:37
Présentateur

Ça veut dire que J'entends dans votre voix Un peu un défi C'est-à-dire Vous vous dites Là il y en a 30 Ils sont chopés En flagrant délit Qu'est-ce qu'ils vont devenir ?

6:50
Laurent Nuñez

Vous avez un doute ? J'ai pas de doute Moi je travaille très bien Avec la justice Avec Madame la Procureure De la République de Paris On travaille très bien La question qu'il faut qu'on se pose C'est est-ce que nos textes De loi sont suffisamment Permettent de poursuivre ou pas C'est ça la question Qu'il faut se poser Est-ce qu'on va pas nous demander De justifier Que la personne a bien commis Un vol Comme d'habitude Vous savez Moi j'ai un peu d'expérience Ces jeunes gens Qu'est-ce qu'ils vont vous dire ?

Ils vont vous expliquer Parce que ce sont des jeunes Aucun de portée de maillot De Paris Saint-Germain Ils vont vous dire On a vu la police arriver On est ces réfugiés dans le magasin C'est ce qu'ils vont dire C'est ce qu'ils vont dire Il faut qu'on met aussi des textes Est-ce que les justes Il faut qu'on met aussi des textes Qui permettent d'être répressifs Des textes qui permettent D'être répressifs Aujourd'hui Et en un moment Ça c'est l'aval

7:30
Présentateur

Si on s'arrête encore un instant Là-dessus Parce que là en Nunez C'est très important Ce que vous êtes en train de dire Vous dites Au fond vous Vous suggérez Que la loi Aujourd'hui N'est plus forcément 100% adaptée A cette forme de violence C'est d'ailleurs ce que dit Le secrétaire général Des représentants Des commissaires de police Il me disait tout à l'heure Je le dis mot pour mot Sur l'AMC Il me disait On a un problème Effectivement Tant que nous ne faisons pas Évoluer la loi Nous ne pourrons pas Véritablement mettre fin A ce type de violence Il parlait en particulier De deux points Qui lui ont été refusés Qui vous ont été refusés Jusqu'à présent Qui sont Un, la reconnaissance faciale Deux, ce qu'il appelle le PMC C'est-à-dire typiquement Vous êtes face à ce magasin pillé Vous pouvez normalement Jeter en quelque sorte Ce n'est pas de la peinture C'est du produit quasiment invisible Sur les pilleurs Qui est indélébile Et qui permet De les rattraper Y compris quelques heures Voir même quelques jours plus tard Est-ce que c'est à ça Que vous pensez Laurent Nunez

8:26
Laurent Nuñez

Ce matin ?

Pas forcément Je connais effectivement Ces deux propositions La reconnaissance faciale Et la possibilité Je n'ai plus le nom Du PMC Les produits Oui, j'ai le nom de la société Qui le commercialise Non, d'abord Le ministre d'État Le ministre de l'Intérieur Le garde des Sceaux Le disent aussi Il y a aussi un problème législatif Qui fait que Ces mineurs Pour une partie d'entre eux Je suppose Ont déjà un pédigré Quand ils commettent Des exactions Quand ils commettent Des vols violents Des cambriolages Il va pouvoir avoir Une sanction immédiate Pour qu'ils sachent Ce qu'est une sanction Ce n'est pas toujours le cas Et donc ce qui fait Qu'on recommence Et on continue A aller piller des commerces Voilà, c'est à ça Auquel je pensais Il faut qu'on ait Une sanction immédiate Il faut qu'on puisse Sanctionner immédiatement Les comparutions immédiates Pour des mineurs On aura je suppose Beaucoup de jeunes Je n'ai pas encore regardé Evidemment Je n'ai pas le droit De le faire Le pédigré De l'ensemble De nos interpellés Mais je suppose Qu'on a aussi Des jeunes mineurs Il faut aussi Qu'il puisse y avoir Des comparutions immédiates Mais ça c'est l'aval En amont Est-ce que vous pensez Pauline de Malherbe Que le fait que des jeunes Viennent commettre Des prédations Des dégradations Qui sont des casseurs Des pilleurs Qui se foutent Complètement du match Est-ce que vous pensez Que c'est la seule responsabilité En amont Du ministre d'État Ministre de l'Intérieur Du préfet de police Et de la police nationale

9:36
Présentateur

Non Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il y a peut-être

9:38
Laurent Nuñez

Un problème de responsabilité parentale Un problème d'éducateurs Des associations L'éducation nationale aussi Qui doit s'impliquer Les élus En amont Il faut que tout le monde Se saisisse Il faut qu'on crée Un choc d'autorité Bien sûr Évidemment Mais il doit y avoir aussi Un continuum Dans ce choc d'autorité Ce continuum C'est l'ensemble des acteurs Au fond Vous estimez

9:56
Présentateur

Que chacun doit se saisir De cette question Que ce qui s'est passé Pendant 24 heures Autour du match du PSG Au fond C'est un problème de société

10:06
Laurent Nuñez

C'est un problème de société Oui bien sûr Bien sûr Le ministre des Etats l'a dit Voilà On ne parle plus maintenant De faits divers Ce sont des faits de société Comment on en arrive là Alors nous on fait le job On interpelle ces personnes Encore une fois Je ne suis pas en train De glorifier l'action C'est une Évidemment Je le dis avec ironie Qui s'est passée Dans la nuit Semaine et dimanche Moi je suis préfet de police Je suis responsable De ce qui s'est passé Je ne souhaitais pas Qu'il y ait de dégradation Et de pillage Il y a eu des pillages Il y a eu des dégradations Mais ce que je vous dis En même temps Évidemment

10:36
Présentateur

Du point de vue de la sécurité Vous avez fait tout ce que vous pouviez En quelque sorte Le problème n'est plus Un problème de sécurité uniquement Ça n'est pas seulement

10:45
Laurent Nuñez

Je ne dis pas que ça n'est plus Je ne dis pas que ça n'est pas seulement Un problème de sécurité

10:48
Présentateur

Laurent Nunez Je voudrais que vous écoutiez Les propos de la maire du 8ème Jeanne Dotser Le 8ème arrondissement de Paris C'est le quartier Dans lequel il se trouve Les Champs-Elysées Il se trouve La place de l'Arc de Triomphe La place de l'Étoile Elle était l'invité De Charles Magnin Ce matin sur RMC Écoutez

11:04
Invité

C'est pratiquement Toujours la même population Qui se déplace Et qui vient Pour en découdre Avec les forces de l'ordre Parce qu'ils ne risquent rien Vous le savez Ils ont entre 15 et 20 ans Tout le monde En a ras-le-bol De voir Cette population débarquer Et cassée Vandalisée Pillée Beaucoup de commerçants Qui étaient fermés Depuis samedi Vont constater ce matin Ce qui s'est passé Dans leur magasin Certaines boutiques Ne reverront pas Parce qu'il n'y a plus de façade Un grand exploitant Sur l'avenue de Champs-Elysées La terrasse Est complètement saccagée Je crois qu'il en a pour 400 000 euros Donc de travaux à refaire

11:39
Présentateur

On en a tous ras-le-bol Voilà ce qu'elle dit De, je la cite Cette population qui arrive C'est qui ? C'est des jeunes C'est des mineurs C'est des gens Qui ont un sentiment d'impunité C'est des gens Qui viennent d'un certain quartier Est-ce que ce sont Même presque les mêmes Que lors des émeutes De juillet 2023 Est-ce qu'à un moment Vous vous dites Ça n'a plus rien à voir Avec le foot C'est une partie de la jeunesse Qui désormais veut En découdre Quoi qu'il arrive

12:05
Laurent Nuñez

Alors elle dit deux choses Madame la maire du 8ème Elle dit deux choses La première Elle essaie de qualifier De définir ce que sont Ces jeunes Qui viennent commettre Des exactions Et son analyse Je la partage On est beaucoup Sur des profils De jeunes Qui viennent de petites De grandes couronnes Voire aussi de Paris Et qui sont Des jeunes Qui viennent pour piller Dégrader Toujours les mêmes On les retrouve Encore une fois Pour les festivités du 14 juillet On les retrouve Dans les quartiers notamment Pour le 14 juillet Le 31 décembre On les retrouve sur les champs Ce sont des jeunes Qui viennent pour commettre Des dégradations Des pillages Ce sont évidemment Parfois les mêmes Qu'on a pu retrouver Dans les émeutes urbaines Notamment Après l'affaire Naël Oui Moi je partage son analyse En tout cas C'est ce qu'on voit Sur le terrain

12:49
Présentateur

Est-ce que vous diriez Ce mot barbare Vous l'avez dit Spontanément Pour vous Il ne pose aucun problème Ce mot barbare

12:53
Laurent Nuñez

Moi j'utilise Le mot de casseur Pilleur Le ministre de l'Etat Utilise le mot barbare Quand on voit Ce qui se passe sur le terrain Moi je le partage Évidemment Quand vous arrivez Et que votre seul but C'est de piller en bande Parce que c'est en bande C'est l'effet masse Qui crée leur puissance Quand vous arrivez en bande Pour piller Pour saccager Ou pour s'en prendre A force de l'ordre Voilà Quel autre mot Peut-on utiliser

13:15
Présentateur

Un barbare dans le dictionnaire C'est celui qui n'est pas civilisé Est-ce que le problème Auquel on est confronté C'est un problème de civilisation

13:20
Laurent Nuñez

En tout cas Ce n'est pas un comportement civilisé D'attaquer des magasins De les piller Ce n'est pas un comportement civilisé Je crois que nos concitoyens La comprennent assez clairement ça La deuxième chose Que dit Jeanne Dotser C'est très important Elle dit que les commerçants Ont été inquiets Que les commerçants Ont protégé leur façade Vous parlez du dispositif policier 5400 policiers Il n'y avait pas que ça Il y avait aussi des mesures De police administrative Moi j'ai fait fermer Tous les commerces Sur le périmètre Tous les commerces On les a fait fermer On a coupé la circulation Et on s'est mis en protection Devant la plupart des commerces Des champs-Elysées Et des perpendiculaires Ce qui croyez-moi A éviter beaucoup de pillages Donc voilà Donc ce dispositif Ça aurait été bien pire Voilà Encore une fois Je déplore totalement Ce qui s'est passé Et c'est pour ça que je dis

14:01
Présentateur

Des jeunes Dites-vous Un certain nombre de jeunes On aura les chiffres dans la journée Sur la répartition Entre les mineurs et les majeurs Et que des garçons Où étaient Il n'y a pas de filles

14:10
Invité

Il y a très peu de femmes On est d'accord Oui je vous confirme

14:12
Présentateur

Vous me confirmez ce matin Que c'est un univers Exclusivement masculin

14:17
Invité

Voilà

14:17
Laurent Nuñez

Qui est très très majoritairement masculin

14:19
Présentateur

Je ne sais pas Moi je trouve ça très étrange Cet univers non mixte

14:22
Laurent Nuñez

Voilà Bah écoutez En tout cas c'est comme ça En tout cas c'est un fait

14:26
Présentateur

Vous nous le confirmez Des jeunes Et majoritairement des garçons Mineurs et jeunes Concrètement On n'avait pas dit Que les mortiers C'était interdit Moi je me souviens Quand on avait dit Que les mortiers étaient interdits Pourtant j'en ai vu plein

14:36
Laurent Nuñez

On en a saisi énormément On a fait énormément de contrôles On a fait énormément de fouilles Mais on ne peut pas contrôler tout le monde Donc voilà Et on a surtout On a évidemment interpellé Pour usage de mortiers Énormément de personnes Dans nos 491 interpellations Il y a Je n'ai plus le chiffre en tête Mais il y a énormément C'est également De jets de projectiles Ou de jets de mortiers Sur les forces de l'ordre Ou de détention

14:57
Présentateur

C'est pas censé être interdit ?

14:59
Laurent Nuñez

Oui mais bien sûr c'est interdit Mais enfin Pauline de Malher Il y en a qui transgressent la règle Ça vous a pas échappé Ah bah oui Donc il vous a pas échappé Qu'on les interpelle

15:05
Présentateur

Du coup je me demande A quoi ça sert qu'on interdise ?

15:07
Laurent Nuñez

Mais il faut le faire Parce que vous donnez un signal fort Et puis c'est pas seulement Interdire les mortiers C'est aussi interdire à la vente Certaines catégories de mortiers Ils se les procurent sous le manteau Ils se les procurent sous le manteau Dans des épiceries Qui récupèrent Un produit qui vient souvent de Pologne Et on prend des mesures fortes D'ailleurs le ministre a engagé aussi Une réflexion avec l'Union Européenne Pour restreindre la commercialisation De ces mortiers On fait beaucoup de choses Pour éviter qu'il y ait des mortiers Mais ils arrivent quand même A s'en procurer Et croyez-moi Quand on les interpelle Saisis plusieurs dizaines de kilos Samedi dans les mesures préventives Qu'on a mis en place Des kilos de mortiers

15:40
Présentateur

Des kilos de mortiers Saisis samedi Des interpellations Dans la nuit de samedi à dimanche Des interpellations à nouveau hier Vous venez de nous annoncer Ce chiffre de 79 interpellations Quel état de dégradation Également en termes de mobilier urbain De voitures brûlées Y'en a-t-il eu à nouveau hier soir ?

15:56
Laurent Nuñez

Alors hier soir A ma connaissance Il y en aurait eu deux Mais tout ça il faut que je vérifie Du côté de la porte de Saint-Cloud Voiture brûlée c'est tout Voilà Et on a une tentative Sur les Champs-Elysées D'une grande enseigne Qui a été dégradée Pour la deuxième soirée consécutive D'ailleurs Ils ont tenté de casser la vitrine Pour y pénétrer Mais ils en ont été empêchés

16:16
Présentateur

Et l'organisateur du chaos Voilà ce qu'a notamment tweeté Un député LFI Antoine Léomant Qui était lui-même présent Sur la place de l'Etoile Est-ce que vous avez Dans votre manière De tenter de maintenir l'ordre Mis de l'huile sur le feu ?

16:32
Laurent Nuñez

Non mais non Mais ce que dit Monsieur le député Léomant C'est Je suis préfet de police Je n'ai pas de commentaire A faire sur ce qu'il dit Encore que quand même Parce que ce sont mises effectives Donc il dit que c'est le ministre d'Etat Moi je suis sous l'autorité Du ministre d'Etat Ce qu'il laisse à entendre C'est que nous avons jeté Des grenades lacrymogènes Dans une foule pacifique Ce que je veux dire ce matin Vraiment soudainnellement C'est que nous ne jetons Des grenades lacrymogènes Nous intervenons Par la force Qu'uniquement Quand il y a des dégradations Quand il y a des violences Des prises à partie Des fonctionnaires Moi j'aimerais Qu'on ait une foule pacifique Des gens qui se réunissent Sur les Champs-Elysées Qui fêtent la victoire Du Paris Saint-Germain Sans s'en prendre A des vitrines de magasins Sans s'en prendre aux forces de l'ordre Voir sans agresser D'autres individus Qui viennent participer Aux festivités Mais ce n'est pas ce qui se passe Et donc quand on utilise La force Ce n'est pas pour créer le chaos C'est pour au contraire Y mettre un terme

17:21
Présentateur

Une question sur Le rapport sur l'antrisme Parce que dans ce rapport Qui a été donc remis Il y a dix jours Il était écrit Que les menaces Représentaient Pour l'Etat Était notamment dû Au financement étranger Et en particulier Du Qatar Ce rapport a été pris Suffisamment au sérieux Pour justifier Un conseil de défense Le président de la république A demandé Au vu de la gravité Dit-il Des faits A ce qu'il y ait Des mesures Qui soient décidées Donc on parle d'un problème De financement Qui vient du Qatar Et ce même Qatar Qui est donc évidemment Mis à l'honneur Comme le financier Et le propriétaire Désormais du PSG Georges Malbruno Qui est un journaliste Auteur de l'enquête Qatar Papers A accordé une interview A nos confrères De France 24 Et j'y ai lu Une phrase qui vous concerne Laurent Nunez Il dit d'abord Le Qatar a toujours été Un peu le parrain De l'islam politique Incarné par les frères musulmans Et il précise Il dit Le Qatar a joué Un certain rôle Dans cet antrisme Moins maintenant Depuis la prise de conscience Étatique Et depuis aussi Les révélations De Qatar Papers Il n'y a plus eu De financement Par exemple Par Qatar Charity Qui était l'un des vecteurs De financement De cet antrisme Dit-il Mais il raconte Que lorsqu'il a accompagné Emmanuel Macron Au Qatar en 2021 Vous étiez présent Vous Laurent Nunez A l'époque Vous étiez coordinateur National du renseignement Et de la lutte contre le terrorisme Et Georges Malbruno précise Il nous avait alors révélé Que si Qatar Charity Avait cessé de financer Les institutions islamiques françaises Il y avait 15 autres ONG Ou organisations qatariennes Qui avaient pris le relais Est-ce que si on considère D'un côté Que le Qatar Est derrière L'antrisme Que l'on combat Y compris Via Des conseils de défense Est-ce qu'on peut accepter Le Qatar De l'autre côté Ou est-ce que Ce n'est pas le même Qatar Qu'est-ce que vous Coordinateur National du renseignement Vous disiez Préfet de police Aujourd'hui vous dites

19:16
Laurent Nuñez

Ce que je vous dis C'est que je pense Qu'il ne faut pas tout mélanger D'abord Vous faites allusion A une partie de ma vie professionnelle Qui est quand même couverte Par le secret De la défense nationale

19:25
Présentateur

Moi je cite Georges Malbruno Qui s'adresse A nos confrères 224

19:30
Laurent Nuñez

Il ne faut pas mélanger les choses Donc il y a Le financement D'un grand club de football Ça c'est une chose Qui provient effectivement En partie d'intérêts Qataris Tout le monde le sait Et puis vous avez De l'autre côté Et c'était l'objet De ce déplacement de 2021 Vous savez La lutte contre le terrorisme Voilà Pardon Mais c'est quand même Autre chose Et vous savez très bien

19:49
Présentateur

Et on arrive à distinguer les deux

19:50
Laurent Nuñez

Il y avait un certain nombre De financements De structures Qui pouvaient être Dans l'islam radical Il y avait un certain nombre De structures De financements Qui venaient Du Qatar Mais pas seulement En Arabie Saoudite Les Émirats arabes On a engagé des discussions On a engagé des discussions Pour expliquer ce qui se passait Essayer de mettre un terme Effectivement Un certain nombre de financements Ce qui a majoritairement été fait Voilà Moi j'en dirais pas plus Mais ce dont je m'occupais à l'époque C'est la lutte contre le terrorisme Les organisations radicales violentes Et surtout La coopération avec ces pays Qui est très importante En matière de lutte antiterroriste C'est ça le sujet De ces déplacements Après Ce qu'on vit actuellement Et la lutte contre l'antrisme C'est un troisième chapitre Qu'a ouvert le ministre d'Etat Après la lutte contre le terrorisme Après la lutte contre le séparatisme C'est la lutte contre cet islam politique Qui sans dire son nom En revêtant les habits De la république française Du respect des institutions Ne les respecte pas Et veut les mettre à main Et donc Il y a effectivement Un certain nombre de financements Qui viennent de l'étranger Et nous nous y attaquons Nous y travaillons On va le faire encore plus Mais je crois Ce déplacement de 2021 C'était un déplacement Lutte antiterroriste Et ce matin

21:01
Présentateur

Vous étiez là Avec votre casquette De préfet de police Mais je trouvais ça important aussi J'ai l'impression Que c'est comme s'il y avait un tabou

21:07
Laurent Nuñez

Non Il n'y a pas de tabou Sur le sujet Il n'y a aucun tabou Sur le sujet La lutte contre l'antrisme Et l'islam politique Qui est une lutte Que nous menons de manière acharnée Et qui va s'amplifier Et surtout après Le conseil de défense Dont vous avez parlé Il y aura probablement Des mesures nouvelles Nous aurons des outils nouveaux Et puis il y a la lutte Contre le financement du terrorisme C'est autre chose La lutte contre le terrorisme C'est autre chose Même si parfois Il y a des connexions Mais voilà C'est autre chose Et voilà C'est dans ce cadre-là Que j'avais accompagné A l'époque Le président de la République Et eu les échanges Dont vous avez parlé

21:40
Présentateur

Merci Laurent Nunez D'avoir répondu à mes questions En tant que préfet de police De Paris Il est 8h54 Sur AMC BFM TV Sous-titrage Société Radio-Canada

21:48
Locuteur

Sous-titrage Société Radio-Canada Sous-titrage Société Radio-Canada