Keynote - Edouard Geffray
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 95 %Attaque 3 %Défensif 2 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:19Edouard GeffrayFait
« l'école, c'est là où d'abord où se vit concrètement, c'est d'abord une expérience physique. Vous êtes mélangé avec des gens qui n'ont en commun avec vous que leur tranche d'âge quand vous êtes dans une classe. »
- 6:56Edouard GeffrayChiffre
« on a un petit 10 % d'appulation qui aura vu l'outil de défense sous une forme ou sous une autre au cours de sa scolarité »
- 9:06Edouard GeffrayFait
« pour exercer la souveraineté populaire, il faut être à la fois libre, éclairé et informé de manière pluraliste »
- 13:52Edouard GeffrayChiffre
« en France à peu près 30 % de nos enfants en 2025 sont nés de moins un parent né à l'étranger »
- 19:23Edouard GeffrayChiffre
« nous sommes le premier service public de ce pays. 60000 implantations en France »
- 20:06Edouard GeffrayChiffre
« à l'heure où je vous parle, je sais pas quelle heure il est là un peu tard mais il y a une heure un français sur 5 était dans les murs de l'école »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonjour à tous, monsieur le ministre. Bonjour. Vous êtes ministre de l'éducation nationale depuis un peu plus de 5 mois. Bienvenue dans ce forum de Paris pour la défense et la stratégie dont l'Express est partenaires. Comme vous le savez, cette édition est consacrée cette année à les thématiques souveraineté, alliance et partenariat. Alors, on a une trentaine de minutes ensemble. Direit, je rappelle qu'il y a un tout petit peu plus d'un mois, vous étiez avec votre collègue du gouvernement euh de la défense, même Alice Ruffo, pour signer une convention cadre en faveur de la transmission de la mémoire combattante de l'histoire des conflits contemporains, de l'engagement civique et de l'éducation à la défense. Je vais commencer tout de suite. Jeis savoir, monsieur le ministre, en quoi
l'école joue-t-elle un rôle déterminant dans la stratégie de résilience de la nation ? Alors, bonjour à tous. d'abord et je suis vraiment très heureux d'être avec vous et en fait je suis assez content euh modulo ce que ne manquons pas de dire certains qui qui s'inquiètent très vite d'une militarisation de l'école ce qui n'a jamais été l'objet du de la discussion mais je suis assez content d'être avec vous parce que moi j'ai toujours dit une chose c'est que le pro de la République c'est qu'elle institue la personne au sens étymologique c'est qu'elle la met debout et l'école institue l'élève et les armées font partie des institutions, c'est des de ces éléments qui permettent à la société de tenir debout. Une fois qu'on s'est dit ça, pour revenir à votre
question, on a fait l'expérience et encore dans les conflits récents que euh la résilience d'un pays tient en grande partie à la solidité du lien national, autrement dit à l'unité collective et à notre comment dire à la à la à la à la fois à l'intensité du lien et à son caractère resserré. Or, autrement dit, son sentiment d'appartenance. Or, s'il y a bien une institution qui est là pour créer le sentiment d'appartenance, c'est l'école. Précisément parce que notre pays, la France, s'est construit sur un principe absolu qui est celui d'une destinée partagée. Que je sois arrivé en France il y a de jours ou que mes ancêtres la
bataille de Frontois, j'ai un droit égal à participer à une destinée partagée et à un jour exercer ma souveraineté. Et pour exercer souveraineté un jour, il faut que je prenne conscience de cette dessinée partagée. Et donc l'école, c'est là où d'abord où se vit concrètement, c'est d'abord une expérience physique. Vous êtes mélangé avec des gens qui n'ont en commun avec vous que leur tranche d'âge quand vous êtes dans une classe. C'est le seul paramètre commun entre les gamins. Ils ont le même âge approximativement. Donc ils font d'abord l'expérience concrète de l'unité et de la socialisation avec des gens qu'ils n'ont pas choisi. Il faut ensuite ils acquièrent ensuite plus exactement la conscience d'un destin commun
qui est fondé sur un leg commun et qui une fois encore indépendant de leur petite histoire singulière. Elle est importante leur histoire singulière, la mienne, la vôtre et cetera. Mais la clé du système, c'est qu'on a un leg commun qui ouvre la perspective à une destinée commune. Et ça, ce lien là qui est extrêmement puissant, qui est au cœur de la République et qui est au cœur de l'école, il est pour moi la condition de la résilience collective, si je puis dire bien en de ça et à la fois bien au-delà du front qui que le front soit militaire, technique, économique ou autre. Voilà. Alors, est-ce que vous pouvez nous essayer de nous expliquer lequel dispositif euh on peut permettre aujourd'hui de forger justement ce lien social ou cette parlé de sortiment d'appartenance, mais en
tout cas c'est quels sont les dispositifs qui vont permettre de favoriser l'engagement des jeunes et de renforcer même leur adhésion aux valeurs républicaines ? Alors pour moi, il y a deux dimensions. Il y a une première dimension qui est une dimension que moi j'appellerai un peu de culture générale. C'est comment est-ce que nous faisons collectivement pour emmener tous nos élèves à une conscience républicaine euh et notamment à un partage des v de la public. Ça c'est pas un dispositif en réalité, c'est une éducation globale, c'est l'éducation, c'est l'enseignement moral et civique, c'est tout simplement la transmission de l'histoire, c'est l'incarnation du professeur qui tous les jours fait vivre la devise républicaine qui est inscrite sur le front de nos
écoles. Et puis si parce que je crois que l'objet du forum est un peu militaire, il y a la question de savoir comment est-ce que pour les élèves qui le souhaitent, on cultive une connaissance particulière de l'outil de défense. Et là-dessus, le alors on a un dispositif évidemment majeur qui sont les classes de défense et de sécurité. Alors longtemps ça été classe de défense et de sécurité globale plus case de défense et de sécurité bref classe défense quoi. Tout le monde sait de quoi je parle. C'est-à-dire des classes qui sont parénées par une unité militaire qu'elle soit opérationnelle ou soit service santé des armées et cetera et cetera et avec laquelle finalement il y a une forme de relation collective qui se noue. Euh pour vous donner une idée de un ordre de
grandeur he aujourd'hui on est à 1200 euh classes de défense. Quand je suis arrivé il y a très longtemps, j'étais un truc qui s'appelle directeur général d'ement scolaire, c'est que je m'occupais d'une partie de l'administration nationale. Et quand j'étais arrivé dans cette administration qui a entre autres la charge de ces questions-là, il y avait un peu moins de 300 classes de sécurité de défense globale. 50 plus tard ont été passé à 1200. Ça com c'est à partir de quel âge ? Alors euh euh un petit 30 40 % euh en classe de 3e euh 4e 3è mais souvent 3e et l'autre partie c'est généralement en seconde et ça représente donc 30000 élèves. Et ce que je suis en train de changer, c'est que je voudrais que ces classes de défense, quand elles sont au lycée, donc quand
elles sont en seconde, deviennent en aurait été des classes de défense et de cohésion nationale qui aurait qui permettrait, alors le terme est pas encore acté mais enfin c'est ça l'idée, qui en été ferait seconde première terminale parce que l'une des difficultés en fait c'est que il y a une relation qui se noue et puis bah au bout d'un an c'est c'est vite fait une année scolaire, au bout de 9 mois, il y a plus rien. Et donc moi, ce que je souhaite, c'est que ces classes-là, elles puissent faire seconde, première terminale. Euh que le fait d'avoir participé à ces classes-là puisse du coup être mentionné sur le bac sur le diplôme du baccalauréat comme aujourd'hui, on fait des sections internationales et cetera. mal une classe cohésion nationale défense
que du coup dans parcours supê valorisé c'est que ça apparaît dans le dossier scolaire que le gamin enfin le gamin le jeune pardon c'est toujours un peu mes gamins c'est pour ça moi mais le jeûne est participé à ça euh et puis derrière que du coup on est 30000 personnes mais en vérité du coup x 3 c'est 90000 élèves qui soient dans une forme de familiarité avec l'outil de défense sur toutes ces formes puis à côté de ça on a évidemment les autres dispositifs je pense au cadet de la défense je pense aux escadrières jeunesse, je pense que de la gendarmerie ou de la sécurité civile. Bref, il y a d'autres dispositifs qui regroupent quand même pas loin de 10000 élèves. Donc vous voyez qu'à l'échelle d'une génération de 700 800000 élèves à terme, l'idée c'est qu'on en ait à peu près 50
60000 qui soient dans un de ces dispositifs là. Ça veut dire qu'on a un petit 10 % d'appulation qui aura vu l'outil de défense sous une forme ou sous une autre au cours de sa scolarité. Vous nous avez parlé de la culture générale, mais quels sont les les autres leviers éducatifs qui vont permettre de former en fait des citoyens de capable de comprendre les crises, de résister aux manipulations de l'information, c'est à quel point c'est important ou de contribuer même à la résilience collective. Alors, on a un enjeu qui est un enjeu au sens large pour moi de souveraineté. D'abord, la souveraineté personnelle, suis-je maître de ma destinée ? et ensuite la souveraineté collective sommes-nous maître de la destinée de
notre pays ? En réalité quand on quand on quand on éduque sur la compréhension des crises, la la résistance aux manipulation de l'information et cetera, on forge une conscience civique, si je puis dire, en granite, qui vise à la fois à permettre cet exercice individuel et cet exercice collectif. Si je voulais être provocateur, je vous dirais quand vous me dites "Qu'est-ce que vous faites pour ça ?" Je vous dis bah c'est très simple, moi j'ouvre la porte de l'école tous les matins parce qu'en fait tout dans l'école participe de la conscience civique. Tout euh l'expérience collective dont je parlais tout à l'heure, la démocratie scolaire, le fait de former l'esprit critique, l'histoire géographie, la spécialité, l'une des spécialités les
plus prises au baccalauréat, c'est histoire, géographie, géopolitique et sciences politiques. géopolitique et la dimension géopolitique est une de celles qui intéresse le plus nos élèves. Mais au-delà de ça, on a des des des enjeux un peu particulier. Je pense évidemment à l'enseignement de défense qui est inscrit dans la loi et qui objectivement aujourd'hui est est plus ou moins présent, parfois moins, parfois plus. Alors que c'est une obligation légale. Je pense à l'éducation média, à l'information. Aujourd'hui, je pourrais vous montrer des vidéos générées par EA. Ni vous ni moi ne sommes capables de dire que c'est l'IA. Qu'est-ce que veut dire l'accès à l'information qui est la condition,
l'exercice de la citoyenneté ? Hein ? C'est que pour exercer la souveraineté populaire, il faut être à la fois libre, éclairé et informé de manière pluraliste. Qu'est-ce que ça veut dire le jour où je peux être bombardé de contenu dont je suis incapable de savoir s'ils sont vrais ou s'ils sont faux ? Et ben ça ça se forge. Euh on est en pleine semaine de la presse et des médias. C'est pas seulement la semaine de de votre forum, c'est aussi la semaine de la presse et des médias à l'école. C'estd qu'on a 4 millions d'élèves qui toute la semaine vont rencontrer des journalistes, vont apprendre à décortiquer l'information. Et puis on a un dernier enjeu qui est important qui est la dimension de souveraineté numérique et de cybersécurité. J'en sais autant plus quelque chose que
le ministère vient d'être victime d'une fuite de données. Euh bon, ça peut arriver à tout le monde euh même quand on a 1200000 personnels et et et 12 millions d'élèves. Mais c'est évidemment un sujet important, c'est-à-dire cultiver une culture cyber, c'est en été faire en sorte que euh chacun d'entre nous qui est aujourd'hui est un point d'entrée, donc est un port, hein, c'est pas pour qu'on appelle ça des ports euh au sens USB du terme est un port et donc un point d'entrée et donc un point de vulnérabilité. puisse disposer des herces nécessaires pour ne pas devenir justement ce point de vulnérabilité individuelle et collectif. Donc tout ça participe à cette à cette comment dire outillage euh collectif et citoyen. Et précisément vous parliez de
souveraineté numérique. Comment notre système éducatif peut-il apporter les compétences nécessaires à cette souveraineté numérique, scientifique et industrielle ? Est-ce que d'ailleurs c'est par le biais de partenariat ? Est-ce que vous arrivez à mobiliser les partenariats sur ce point ? Alors euh deux choses par rapport à ça. Un peu comme tout à l'heure, il y a un jeu de culture générale et puis un jeu de spécialité. Il y a une culture générale numérique qui doit et notamment cyber qui a vocation à être partagée. Donc alors vous avez un truc qui s'appelle Pix. Euh Pix, c'est un parcours en fait de formation numérique avec une une certification obligatoire en fin de 3e et une autre en fin de terminale. Ça ne fait pas tout, on est d'accord mais ça fait quand même quelque
chose. On est les seuls à la faire. Et maintenant les autres pays européens nous disent ça nous intéresse, passez-le nous. Donc ça c'est ce que je qualifie de de de de culture générale. Et puis après nous ce que nous faisons, c'est qu'en fait nous formons de futurs spécialistes, de futurs techniciens, de futurs ingénieurs dans ces différents domaines de souveraineté numérique, scientifique et industrielle. Quand vous créez euh ce que ce que j'ai fait il y a quelques années, le baccalauréat cybersécurité informatique et qu'on crée des centaines de places cybers sécurité informatique, on fait ça. Quand on a des baccalauréats professionnels, des professionnels des BTS je pense par exemple DS mécatronique mécatronique naval qui sont en partenant
avec les armées. On fait ça le le porte-avion le France libre, ça va être 200 métiers dont peut-être 20 ou 30 baccalauréats différents pour lesquels on va avoir des partenariats avec les armées pour que les élèves qui sont formés puissent, j'allais dire sortir à temps et directement venir vous aider. Donc il y a toutes ces dimensions là puis en vis-à-vis l'autre enjeu c'est la formation des personnels. C'est que nos professeurs aussi ont besoin de de régulièrement se remettre à jour en matière de de résilience et de et de formation technique et et et la souveraineté. Donc on fait bien sûr des choses avec les ce qu'on appelle les trinomes académiques. Certains d'entre vous en peut-être partie. C'est c'est rien. C'est soit un cheval, soit un courant d'air. C'est je vous laisse
avoir une poésie plus ou moins élevée en fonction du bruit de la fenêtre. Euh mais en tout cas euh euh il y a un enjeu de formation de nos professeurs sur ces questions-là très clairement et donc qui fait qu'on propose régulièrement dans nos plan de formation euh des thématiques qui leur permettent un peu de de se mettre au parfum si vous permet d'expression. Non, j'observe que vous avez parlé du futur porte-avion en l'appelant le France libre. Oui. Oui. Ou la France libre. Bah moi, j'ai dit le parce que c'est un porta-avion. Alors du coup, mais je ne sais pas, je sais pas encore quelle est la doctrine militaire sur le sujet, mais je m'y plierai avec un soin absolu. Donc on poursuit sur la transmission de la mémoire nationale et jeis savoir en quoi cette transmission et l'inscription des
élèves, j'ai même envie de dire leur implication dans des histoires communes, vont renforcer finalement la cohésion sociale et la résilience. Alors ça c'est un débat enfin moi je trouve ça passionnant. On a aujourd'hui en France à peu près 30 % de nos enfants en 2025 sont nés de moins un parent né à l'étranger et souvent des deux. Et comme je disais tout à l'heure, le problème de notre pays, c'est que il n'assigne pas les gens à leur histoire individuelle, à leur religion, à leur couleur de peau et cetera, même si certains voudraient bien essentialiser les autres, mais il leur assigne une destinée commune. Et pour faire ça, en fait, ça suppose
qu'au bout d'un moment, on soit capable de dire bah voilà en fait en fait en tant que membre de la collectivité, voici le leg historique qui est le tien. Peut-être que vos ancêtres ont vécu la Seconde Guerre mondiale. Moi, c'est le cas des miens. Ils ont échappé de peu au bal de Gestapo. Bon, ça ne me rend pas plus français que celui qui éventuellement n'a pas connu ça est arrivé plus tard mais particip à une distine. Par contre, ce lèg il est commun dans notre histoire. On va faire un peu d'histoire. Tiens, on a le temps encore ou pas ? Ordonnance royale Louis 10 Leutin 1315 1315 je sais pas si
mes ancêtres là j'en ai pas la moindre idée. 1315 le sol de France affranchi celui qui le touche. Bam ! 1848 décret portant abolition de l'esclavage je sais plus article 6 ou 9 conformément au principe en vertu duquel le sol de France affranchi celui qui le touche virgule nul ne peut être esclave sur le territoire de la République ream entre les deux il y a eu des monarchies il y a eu une première république il y a une révolution français et cetera mais il y a un truc qui s'appelle la France bon centre de bonsoir et qui est fondé sur un principe fondamental qui est celui de l'affranchissement de l'individu il Il a connu ses jours, il a connu ses nuits, il a connu des applications différentes. Ça j'aiit pas de faire tout dire et n'importe quoi à l'histoire, mais il y a
une espèce de trame. Et ben cette trame là, quand vous dites ça à des gamins, ce que j'ai fait il y a pas très longtemps et que vous leur expliquez ça et que vous leur dites que toute notre histoire, elle est fondée sur ce rapport très spécifique d'une collectivité qui a choisi d'affranchir l'individu pour lui permettre de construire une destinée partagée avec les autres et que c'est tellement puissant qu'on l'a marqué sur les frontons des écoles, liberté, égalité, fraternité. On te promet, on promet de faire de toi un homme ou une femme libre, doué des mêmes droits, des mêmes devoirs et conscient d'une dessinée partagé avec des congénères. Quand vous dites ça, quand vous transmettez ce leg là, vous en faites des Français et vous en faites des gens qui défendent ce leggl. Et donc les pour
moi toute la dimension historique, coémoration et cetera, il s'agit pas de se souvenir individuellement machin de ce qui fait mon ancêtre. Il s'agit de se souvenir collectivement du leg qui est le quelle que soit notre histoire personnelle et c'est quelque chose de très puissant à à véhiculer. Et c'est pour ça que parmi les différentes choses qu'on va faire, j'ai décidé qu'on allait en accord avec le président la publique qu'on allait commémorer enfin qu'il y aurait systématiquement une commémoration obligatoire dans établissement scolaire à compter de la rentrée prochaine parce que moi ça fait des années que j'entends dire mais il y a pas assez d'élèves le 11 novembre. Ah oui oui, c'est triste mais c'est vrai. Donc soit on dit ça et puis on continue, soit
on dit bah vous savez quoi ? On va faire entrer la commémoration dans la vie quotidienne de l'élève. C'est que dans son enceinte, dans l'en établissement scolaire, il va y avoir un temps de commémoration pour les victimes de la guerre et pour la paix. 11 se demande, c'est pas mal pour ça pour victime de guerre et pour la paix pour que tout simplement il s'approprie cette histoire à laquelle il appartient de fait puisqu'il en est l'héritier qui en est le bénéficiaire. Il y a des gens qui se sont battus pour qu'il soient libre. Et donc à partir de la rentrée de septembre dans toutement de France et de Navar si je puis dire, on va faire un un temps de commémoration. Donc on va prendre bientôt les les circulaires qui vont bien pour dire tout ça, mais pour précisément ancrer ça dans la ville
d'élèv et tout cela bah ça fait qu'à la fin on se dit que c'est quand même pas si mal d'appartenir à cette destinée au-delà de conviction, différence, histoire personnelle, singulaire et cetera. Voilà pourquoi je j'y crois. Mais n'y a-t-il pas aussi une trame européenne qui se forge et comment se conjucte-telle précisément avec cette destinée nationale ? Alors, la trame européenne, pour moi, elle est elle, si je peux dire, elle dilate et elle augmente la trame française euh et elle est importante. Alors, deux deux choses par rapport à ça. Euh d'abord, c'est le fait de probablement euh plus insérer le cursus scolaire de nos élèves dans une perspective européenne. On a créé un truc qui n'est pas encore assez développé, c'est par exemple la possibilité pour un F2 de secondes de
passer 1 mois à l'étranger et notamment en pratique essentiellement au européen avec Erasmus Plus euh pour tout simplement euh voilà en fin de en fin de son année scolaire au mois de juin juillet vous savez au moment où certains voudraient s'évaporer. Soit ils font des stages. Au passage d'ailleurs on a besoin que les armées proposent des stages en ZF de secondes 15 jours fin juin. Merci beaucoup par avance soit en partant dans un autre pays européen pour là aussi faire l'expérience d'une trame commune et le 11 novembre dont je parlais tout à l'heure il est intéressant pour ça. Le 11 novembre c'est devenu en réalité une commémoration bien au-delà d'une commémoration nationale. C'est une commémoration justement pour les victimes de guerre pour la paix et cetera qui qui dit cela.
Donc il faut aussi effectivement l'inscrire dans cette histoire euh parce que tout simplement lire l'histoire française sans lire l'histoire européenne et lire la destinée française sans lire la destinée européenne, c'est à peu près comme être uneigijambiste de l'esprit. C'est qu'au bout d'un moment, on se casse la gueule et assez vite en général. Alors dernière question et puis ensuite ça sera les questions venant du public. Je reviens sur ce mot de résilience. Comment s'organise-t-elle au niveau éducatif et que peut faire le le ministère de l'éducation nationale avec les autres acteurs ? Alors la résilience effectivement elle est elle est nous on a fait expérience très concrète mais comme tout le monde au moment du covid. Je dis ça parce que tout le monde imagine toujours conflit
armé ext mais il y a pas que ça. On a les caturelles, on a les attaques cyber, on a je sais pas quoi un risque de santé ou autre. Bref nous sommes je dis nous enfin c'est c'est je m'authentifie un peu à mon je m'identifie un peu à mon à à à ma maison. Penz-moi. Nous sommes le premier service public de ce pays. 60000 implantations en France de 5 m d'altitude à 2000 m d'altitude. Peut pas trouver mieux en terme de densité du maillage, il y a pas mieux. 60000 implantations et à l'heure où je vous parle, je sais pas quelle heure il est là un peu tard mais il y a une heure un français sur 5 était dans les murs de l'école. Si nous nous ne sommes pas résilients,
je sais pas qui est notre devoir c'est que qui pleuve, qui neige, qui vente, qui a des inondations ou qui a des Covid, nous avons le devoir d'assurer la continuité du service public de l'enseignement. D'abord parce que notre avenir se construit là et que donc si nous nous défaillons, c'est en réalité notre avenir qui trébuche. Et ensuite parce que j' dire même en terme, on l'a vu des der Covid hein, matériel, économique et cetera, on a on a l'obligation d'accueir autant que possible nos élèves. Donc très concrètement, ça veut dire que à la suite du Covid, c'est un truc auquel on pensait pas beaucoup avant objectivement, mais au moment du Covid, on a mis en place ce qu'on a appelé des plans de continuité pédagogique. Tout établissement aujourd'hui a un plan de
continuité pédagogique. qu' il il se dit en gros à l'avance qu'est-ce que je fais si demain on est obligé de fermer ou s'il y a une catastrophe pour paraître bizarre mais en fait très concrètement ça s'est passé à l'échelle de petits territoires mais quand vous avez des glissements de terrain ou des inondations massives vous fermez les écoles pendant 15 jour qu'est-ce qui se passe est-ce qu'on laisse les enfants dans la pampa bah non on met en place des cours en visio de la quantité pédagogique le kned est prêt à mettre en place des dispositions et cetera donc il y a cette dimension là et puis la deuxième chose ce que je disais tout à l'heure et même si l'actualité en l'occurrence pourrait paraître me donner tort, c'est qu'il y a un enjeu aussi pour nous de
résilience notamment informatique, c'est comment faire en sorte pour d'éviter les attaques et en cas d'attaque qu'elle ne nous nuisse pas et donc on met un certain nombre de her alors tout ne marche pas la preuve c'est qu'on s'est fait piquer les données mais enfin ça va pas en l'occurrence perturbé le service on s'est fait voler donné c'est déjà trop he mais voilà pour faire en sorte que dans l'hypothèse où nous aurions des menaces asymétriques qui pèeraient ce système éducatif on so en mesure de continuer à travailler et de continuer à faire apprendre à nos enfants. Merci monsieur le ministre.
Édouard Geffray