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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 17 décembre 2025 25 min

Le ministre Laurent Panifous est l'invité de "Tout est politique"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

On accueille donc Laurent Panifous, bonsoir. Ministre en charge des relations avec le Parlement, actualité très chargée entre la colère des agriculteurs. La semaine encore cruciale, on va le dire sur le budget.

Mais d'abord place au vrai ou faux avec vous et Emma Vincent. Bonsoir. Bonsoir.

Euh vous faites partie donc de la cellule vraie ou faux et vous vous êtes intéressé à une information qui circule à propos de la dermatose nodulaire contagieuse, cette maladie qui touche les beauvins. Et selon certains internautes et bien la France serait la seule à pratiquer l'abattage systématique des animaux exposés à la maladie. D'autres pays auraient réussi à faire autrement.

Or aujourd'hui, on sait très bien que cette dermatose n'exige pas l'abattage, qu'il faut soigner la vache comme tous les pays du monde le font. Alors Emma, est-ce que Nicolas Duponignan dit vrai ? Est-ce que dans les autres pays, on n'abat pas systématiquement les troupeaux ?

Alors déjà, il faut savoir que la France est soumise à la réglementation européenne depuis 2021 et la loi sur la santé animale, la DNC est classée en catégorie A par l'Europe. Parmi les maladies les plus graves et les plus contagieuses à éradiquer au plus vite. L'Union européenne impose trois règles à partir de là.

L'abattage total du troupeau, au premier cas, la vaccination des bêtes à proximité et l'interdiction de déplacer les animaux. La France doit respecter ses conditions pour pouvoir continuer à exporter sa viande sans restriction. Et c'est d'autant plus important que la France est le premier producteur de viande bovine en Europe et le deuxè producteur de lait.

Maintenant, si on regarde en Italie et en Espagne qui sont eux aussi touchés par la dermatose, et bien eux aussi ont dû se soumettre à cette réglementation. Ils ont appliqué ces mêmes mesures sanitaires très strictes, y compris l'abattage. Et avant ça, le premier pays d'Europe à avoir connu la dermatose sur son sol, c'était la Grèce en 2015. et elle avait réussi à éradiquer la maladie avec là aussi des abattages assez massifs de son cheptel.

Mais il y a un autre exemple euh qui a été cité par certains internautes, c'est celui de l'Afrique du Sud. Oui, c'est ce qu'on peut lire dans certains tweets. Par exemple celui-ci, dans beaucoup d'autres pays, on ne pratique pas l'abattage systématique voire le cas intéressant de l'Afrique du Sud où la dermatose est à l'état endémique.

Alors, c'est vrai, en Afrique du Sud, l'abattage d'un troupeau contaminé n'est pas systématique, mais c'est parce que la dermatose nodulaire est endémique en Afrique du Sud et dans de nombreux pays d'Afrique et du Moyen-Orient. Ça veut dire tout simplement que les éleveurs ne cherchent plus à éradiquer la maladie, plutôt à limiter le nombre d'animaux. qui l'attrape.

Donc l'abattage systématique n'est effectivement pas utilisé mais on ne peut pas comparer la situation de l'Afrique du Sud à celle de la France qui elle cherche à éradiquer la maladie pour éviter qu'elle ne s'installe durablement sur le sol européen. Merci beaucoup Emma Vincent. On retrouve quand ?

Vrai ou faux ? Samedi à midi. Merci beaucoup.

Euh bonsoir Laurent Panifousse, ministre donc des des relations avec le Parlement. On parlait à l'instant euh de la dermatose nodulaire. Euh la colère des paysans ne se calme pas.

Euh vous, en plus d'être ministre, vous avez été élu député de l'Ariège qui est vraiment un des foyers de la contestation. Comment le gouvernement peut faire aujourd'hui ce soir pour réussir à calmer cette crise ? Ben c'est c'est extrêmement difficile parce que c'est une crise profonde, celle du monde agricole qui qui dure depuis maintenant des années qui ne concerne pas que les questions sanitaires, ça a été les crises climatiques, c'est aussi une crise économique.

C'est une triple crise qui frappe le milieu agricole depuis des an. C'est une crise qui vient sur un ralbol plus général, sur un malaise, une succession de difficultés profondes et et un pays le nôtre qui qui doit s'interroger sur sa volonté d'avoir une réelle souveraineté alimentaire, une qualité alimentaire, les conséquences que ça en matière réglementaire et la crise de la DN s'annule. Mais si vous me permettez, je veux dire quand même un mot, vous l'avez dit, je suis j'étais député de l'Ariège, élu de la circonscription où où l'abattage a eu lieu et des images très difficile.

Là, je vois que je suis à à souffert pour qu'on explique donc c'était une ferme où il y avait eu un abattage qui avait été décidé parce qu'il y avait des bêtes malades et il y avait une mobilisation à la fois de syndicats agricoles, de voisins pour empêcher les vétérinaires d'accéder à la ferme et de pratiquer à cet abattage. Et face à la situation, il y a eu l'intervention des forces de l'ordre pour pouvoir libérer si je sais pas si le terme est exact en tout cas la ferme et c'est vrai que c'est des images qui ont marqué qui ont qui ont choqué m on marqué qui ont pu choquer les Français et en particulier les Ariéois et l'arri je suis j'ai dû suivre ça depuis Paris il y avait le le budget de la sécurité sociale que nous avons voté hier que je devais suivre et c'était dur pour moi d'être loin. C'était des images très difficiles et je pense à eux.

Je pense aux éleveurs, je pense aussi aux forces de sécurité. tout le monde veut bien faire et je regrette je regrette profondément que que certains aient voulu utiliser cette situation particulièrement difficile et douloureuse avec des personnes qui sont venues qui n'avaient peut-être pas forcément à voir bah écoutez ce sont des ce sont des des militants Oui. Soyons clair et précis.

Ce sont des militants qui avaient vocation à à profiter de cette situation très difficile, extrêmement doulour. Militant d'ultra gauche, des militants au rassemblement national. Vous parlez de Oui, il y avait des deux côtés.

Il y avait des gens qui légitimement voulaient exprimer leur colère, leur refus de l'abattage de de ce qui vient d'être expliqué qui est une procédure difficile, extrêmement douloureuse, particulièrement difficile à accepter pour celle ou celui qui a élevé un troupeau pendant des années. Et il y a quelque chose de relativement et de même fortement intime la relation que peut avoir un éleveur à son troupeau. Donc c'est particulièrement violent. cette situation est déjà très difficile qu'on doiv abattre ce troupeau parce qu'il y a des règles à respecter et peut-être qu'on on reviendra dessus tout à l'heure, c'est une chose, il a fallu oui euh les forces de l'ordre pour faire en sorte qu'on puisse accéder au site et ça aurait pu se passer beaucoup plus euh beaucoup plus euh comment dire paisiblement s'il n'y avait pas eu je crois des personnes qui sont venues mettre de l'huile sur le feu et qui ont fait que ce moment est un moment extrêmement difficile particulièrement incomparable.

Est-ce que aussi le gouvernement a sous-estimé l'ampleur que cette crise, que cette colère pouvait prendre les premières vidéos qui ont pu être posté de ces blocages sur les fermes à ce moment-là, c'était pas encore sur les axes autoroutiers. C'était aussi des termes critiques à l'égard de la ministre de l'agriculture en disant "Elle ne nous comprend pas, elle n'est pas là, le silence va s'abattre sur la ferme et on a le sentiment de ne pas être écouté. On a le sentiment d'être écout d'être oublié.

Est-ce que il y a eu un retard à l'allumage ? Non, je crois pas. le le ces ces critiques, elles ont été entendues et justement le premier ministre hier a a voulu réunir deux réunions de crise, d'ailleurs une hier matin, une hier après-midi pour annoncer un certain mesure qui visaient à répondre à ces demandes que en tout cas à titre personnel mais la ministre de l'agriculture également ont parfaitement entendu.

La première c'était la remise en question de la procédure d'abattage d'un troupeau dans lequel on trouve un cas. Ça a pas bougé ça. Ce matin à 10h30 a été mis en place à la demande de la ministre de l'agriculture un groupe d'études de travail où sont les scientifiques et notamment une proposition alternative de procédure d'abattage proposée par les représentants des éleveurs Harrijois notamment.

Et donc ils se sont réunis ce matin pour une première réunion pour confronter à la fois la vie des éleveurs qui remettent en question l'abattage et des scientifiques. Mais en clair, l'idée ce serait quoi ? de pas abattre tout le troupeau, de mettre en quarantaine.

C'est ça qui est sur la table. Il y a des propositions alternatives mais ce qui est plus important pour répondre à votre question, c'est que nous avons entendu clairement la volonté de certains de remettre en question mais avec sérieux, avec responsabilité de dire "écoutez-nous, laissez-nous vous proposer autre chose". Et ce qui a été fait pas un peu les choses pas dans le bon sens.

En clair, on a reproché à madame Jeuneva, j'ai entendu dire c'est pas une prof de français qui va connaître le le malaise des agriculteurs. Les Français ont vu des images et comme chacun en remontant pas très loin forcément un paysan dans ses ancêtres et qu'on a un attachement aux animaux enfin aux bêtes de façon générale à la terre. Est-ce que avant de balancer ça, ce qui nous laisse entendre éventuellement qu'on a tellement peur que on fait le principe de précaution, donc on tue tout le monde tout de suite pour être sûr que ça nous retombera pas sur la figure.

Est-ce que on n pas mis euh comment dire les choses pas dans le bon ordre ? La charrue avant les bœux, mais je me suis dit que c'était pas très opportun comme formul. Non, je crois pas.

La procédure qui est appliquée, c'est une procédure qui a été décidée après une concertation avec une décision scientifique avec un accord de la majorité des syndicats. Ça a pas fait n'importe comment. et la décision politique de la SNSA mais pas forcément et aujourd'hui pour montrer l'ouverture et l'écoute que la ministre organise une réunion pour écouter les propositions alternatives et se montrer non pas fermé mais commencé par ça non je sais mais cette procédure d'abattage qui est appliquée elle est appliquée maintenant depuis plusieurs mois depuis longtemps aujourd'hui il y a une remise en question par ça n'avait pas c une exactement une des mesures qui était beaucoup attendues par celles et ceux qui protestent aujourd'hui.

La deuxième c'était l'accompagnement. L'accompagnement non seulement de l'éleveur qui suit mais aussi des gens qui vivent autour et qui ont des conséquences économiques. Ça a été dit tout à l'heure.

Il y a l'éleveur qui perd son troupeau. Il y a autour dans la zone dans le périmètre de sécurité des gens qui ne peuvent plus commercer, qui ne peuvent plus vendre, qui ont des paires d'exploitation concrètes. Et cela pouvait peut-être être oublié.

Là aussi, hier nous avons annoncé quelque chose de clair, un fond d'urgence qui est parfaitement destiné à ces personnes-là en plus des aides qui existent déjà pour l'éleveur directement touché. Laurent Panifou, je voudrais vous faire écouter des sons d'agriculteur en colère qui sont présents sur les barrages parce que il y a vos arguments, voilà qu'on entend des nouvelles proposition mais on a le sentiment que là on est arrivé à un point de de colère, de défiance où vous avez beau mettre des choses sur la table, ce n'est pas sûr que ça risque ça réussisse à calmer cette colère. On écoute les agriculteurs.

Vacciner les vaches, c'est c'est bien beau mais c'est toujours pareil, c'est des paroles, c'est on attend on attend les actes quoi. On a eu déjà des cas comme ça avec les épidémies, on a trouvé des solutions mais on s'en sert pas de leçon pour les cas suivants. On parle de 1 million de vaccins et il y a 19 millions de beauvins dans le pays.

Donc ce sera 1 sur 20. Le calculer vite fait. Vous entendez ce ce discours de de défiance, ce discours antiélite ?

On on a je sais pas si vous avez ce sentiment là, mais que c'est peut-être comme un peu le mouvement des gilets jaunes mais version révolte agricole. Non, mais je comprends très bien et je vous dis, j'ai entendu trois messages, c'est laissez-nous vous démontrer qu'il y a peut-être une solution. En tout cas, écoutezla.

C'est ce qu'on fait avec le groupe de travail scientifique agriculteur. La deuxième chose, on veut des faits, on veut des actes concrets. Les actes concrets, c'est deux choses.

C'est les aides directes avant Noël pour celles et ceux qui ont subi, notamment en Ariège. Ça a été dit hier par le premier ministre, ça a été dit par la ministre de l'agriculture parce que manifestement ce qui a été annoncé par Gabriel Latal quand il était premier ministre n'est toujours pas encore rentré en application en application ce qui peut leur donner l'impression qu'on les balade et et nous sommes donc mis à l'épreuve et nous devons démontrer que oui par exemple l'ariège pardon de reparler de l'ariège c'est important pour moi mais c'est un bon exemple c'est un foyer important doit être vacciné avant le 31 décembre le premier ministre a demandé à la ministre des armées de mettre à disposition les moyens des armées notamment des vin territ externe les armées mais aussi des moyens matériels pour faire en sorte qu' qu'il a les doses et je peux les faire venir d'Afrique du Sud comme ça précédemment il y a beaucoup de réservoirs de vaccin en Afrique du Sud. Nous avons déjà 500000 doses présentes sur le territoire national 400000 qui arrivent ce soir.

Nous avons besoin pour pour vacciner tout le toute la partie sud Occitanie est un petit peu au-delà de 750000 doses. Donc dit autrement ce soir il y aura plus de doses que de vaches à vacciner. Mais je le dis je suis ministre j'ai entendu la question de la défiance.

La seule chose qui compte, c'est qu'au 31 décembre, le bon exemple, c'est que l'ariège sera entièrement vacciné. Ça veut dire 1000 fermes, 1000 exploitations qui seront vaccinés avant le 31 décembre. Bien explique aux téléspectateurs, il y a un certain nombre d'éleveurs qui sont hostiles à la vaccination ou parce que quand on a une bête vaccinée, on ne peut pas l'exporter sous sauf à attendre 14 mois.

Oui, c'est c'est la parce que tout est plus compliqué que c'est la grande difficulté. C'est-à-dire que vous avez des territoires par exemple qui euh qui pouvaient euh envisager la vaccination, la demander à proximité de ces zones où il y a eu des difficultés et qui peut-être rétropédalent un petit peu en disant "Attendez, on a conscience que si on commence à vacciner, ça sous-entend qu'on pourra plus exporter, on ne pourra plus commercer." Ça aussi un accord comme on a avec l'Italie que nous sommes en train de de réaliser avec l'Italie et l'Espagne.

Il y a une discussion diplomatique qui est en cours qui a commencé déjà immédiatement. une quarantaine la quarantaine soit plus euh restreinte réduite et la et la capacité à exporter des animaux qui ont été vaccinés. Mais c'est c'est une ensemble de choses.

Je je vous dis la critique et la défiance, je l'entends, je la comprends, je la connais, je connais bien le monde agricole, j'ai grandi. Mais vous pensez qu'en apportant ces réponses très précis, ça irait mieux. Euh ce qui va peut-être pas vous faciliter la tâche sur cette colère agricole, c'est le Mercosour.

Euh, on est en plein euh dans les négociations. Euh, Ursula Vlaien, elle veut vraiment signer cet accord d'ici samedi. Euh, est-ce que vous avez euh un bon espoir que il y ait des garanties supplémentaires pour les éleveurs qui soient obtenu d'ici là ou même que vous obteniez véritablement le report de la signature de cet accord commercial ?

Oui, la demande de la France, elle est très claire et elle est parfaitement légitime et elle est unanimement partagée à vrai dire dans la classe politique. Trois mesure clause de sauvegarde, on peut remettre en cause d'accord. De clause miroir, il est pas question qu'il a des produits qui rentrent en France qui ne respectent pas les normes qu'on impose à nos propres.

En 25 ans de négociation, vous ne l'avez pas obtenu. Donc oui ben donc il ben il ne faut il faudra que cet accord ne soit pas signé s'il n'y a pas ça dans l'accord. C'est clair et c'est à peu près clair pour tout le monde.

Sauf que c'est très compliqué. Vous avez votre vous avez votre les Allemands disent c'est absolument essentiel que cet accord soit signé. Donc vous avez beau nous dire vous là ce soir sur le plateau ou le représentant du gouvernement que je suis dit que la France ne signera pas cet accord si ces trois mesures ne sont pas de vous avez bon espoir du côté de madame Mélonie oui son la Pologne.

Oui. Euh j'ai pas tous les pays en tête mais suffisamment suff d'être il suffit d'être qu obtenir le report le report. Mais de toute façon, quoi qu'il arrive, la position de la France sera en opposition à tout accord qui n'intégrait pas ses mesures tout simplement qui fera en sorte qu'il n'y a aucun produit, qu'il n'y ait pardon aucun produit qui rentre en France qui ne respecte pas les normes françaises pour dire les choses très simplement.

Contrôler et il faut assurer les contrôles. Les contrôles commencent au 1er janvier, contrôle organisé par l'UE. Mais ces contrôles, prenons le temps de les vérifier pour voir s'ils sont efficien sur place dans les pays producteurs pour vérifier des bêtes à l'entrée en Europe mais également chez eux.

Et si on n'est pas certain et là aussi c'est la démonstration de l'efficacité de ce que le politique peut dire. Je pense qu'on a plus que ça aujourd'hui pour retrouver la confiance des Françaises et des Français. C'est pas de faire des discours, il faut dire les choses comme je peux le faire ce soir.

C'est de démontrer par les faits que ce qui est dit est fait. Cet accord ne peut pas être signé si ces trois clauses ne sont pas dedans. C'est très clair.

On va avancer. sur le budget. Alors celui de la sécurité sociale c'est fait.

Hier, il a été voté 247 voix contre 232. Première partie validée. J'ai envie de vous dire aussi à quel prix les objectifs d'économie ont été revus à la baisse.

Où est la cohérence du texte ? Ça passe. Mais non, le à quel prix ?

Je partage pas du tout. On a on a un budget de la sécurité sociale qui a été voté. Ce budget est sérieux.

Il le fruit du travail euh des parlementaires, des députés qui ont fini par l'adopter. C'était quand même une excellente nouvelle pour la France et une excellente nouvelle pour pour notre système de protection sociale globalement. Oui, il y a eu des concessions qui ont été faites notamment vis-à-vis de la gauche pour obtenir cette majorité.

C'est même un texte socialiste. Non, je crois pas. Vous avez des gens qui ont voté ce texte qui vont de LR au aux écologistes.

Moi, je dis que j'ai vu pendant 2 mois, puisque j'ai suivi ça de très près, vous en doutez, j'ai vu des des parlementaires qui faisaient preuve d'une grande responsabilité et je et le député que je suis depuis 2022 n'avait jamais eu la chance de pouvoir voter un budget. Hier, ils ont pu le faire. Alors, vous avez vous allez voir la suite maintenant parce que c'est maintenant qu'on commencer à rire avec le véritable budget, si j'ose dire.

Euh c'està-dire qu'il s'agira pas d'avoir euh des euh de la la le vote positif des socialistes qui ont déjà manifestement annoncé la couleur. Le plus probable en raison des délais qui sont très courts en dehors en en raison des prises de position euh des socialistes que vous connaissez bien même socialistes de gouvernement euh c'est qu'on ait quoi ? Une loi spéciale, c'est qu'on réussisse pas dans les temps.

Enfin on vous enfin Ouais. Écoutez le le je comprends parfaitement l'objectif du gouvernement il est simple il y a pas d'entourel c'est la CMP qui arrive vendredi commission mixte paritaire il faut faire un petit peu de pédagogie est dans laquelle siège députés oui vous avez raison pardon en plus on m'a prévenu [rires] sep députés sep sénateur pas le gouvernement il n'est pas présent ces députés et sénateurs vont devoir composer avec deux textes le texte initial du gouvernement puisque parce que l'Assemblée n'a pas voté le budget de l'État et le texte qui qui vient d'être voté par les sénateurs. Il y a une difficulté, c'est que ce texte amène globalement le déficit public de la France à 5,3 %.

C un léger problème alors que on s'était vous avez au minimum cette inférieure à 5 et je suis d'accord et la gauche comme la droite partage cet objectif. Donc nous avons une difficulté de 53 à 5 ça fait 8 milliards. Alors l'autre problème que vous avez l'autre problème ce que vous avez c'est que le Sénat est pas du tout d'accord avec l'Assemblée nationale.

Je vous propose écouter votre notre premier ministre Sébastien Lecornu qui était cet après-midi au Sénat et qui reconnaît que ça va quand même être une tâche bien compliquée. Les choses vont être difficiles. Sont difficiles parce que déjà évidemment les positions entre l'Assemblée et le Sénat sont assez éloignées.

Mais la commission mixe paritaire est l'outil sans le gouvernement qui permet par définition de rapprocher, de faire converger les choses. Néanmoins, la situation est un peu plus compliquée parce que évidemment les positions sont très difficilement identifiables et parfois très difficile de les faire converger entre les différents groupes politiques au sein de cet hémicycle, c'est plus classique, plus clair peut-être, au sein de l'hémicycle de l'Assemblée nationale, la clarté n'est pas évidente. Alors même quand Sébastien le cornu dit à ce point-là la clarté n'est pas évidente et ça va être compliqué.

On voit pas bien par quel chemin vous passe. En gros la CMP est plus mêlé droite gauche que si on si on l'assemblé. Il y a pas de majorité ça la à force de l'entendre.

On le sait tout monde le sait. Ouais. Euh donc en gros tout le monde prédit que la CMP se mett jamais d'accord et qu'elle sera pas conclusive.

Bah écoutez moi je vous quel est votre pric parce que c'est tellement technique que si on veut que qu'on puisse être suivi, il faut pas faire pas vous allez ministre vous faire un pronostic. Moi je vous dis vraiment quel est quel est le chemin le chemin du ministre des relations avec le Parlement, celui qui planifie enfin qui essaie de de créer une planification à tout ça. La commission mixte vendredi samedi c'est 7 et 7 qui se réunissent 7 sénateurs, c députés et qui s'est trouvé un accord pour amener de 53 à 5 par la baisse des dépenses, par la baisse des recettes, 5,3 % du pays.

Selon qu'on soit de droite ou de gauche, les mesures seront pas les mêmes. Sauf qu'on leur demande ce qui a été fait pour le PLFSS, mais on a eu plus de temps. Le budget de la sécurité.

Je vais pas je vais pas tourner autour du pot, ça sera plus difficile que pour le PFS mais ça reste possible. Et à l'issue de cette commission mixte paritaire d'avoir une commission mixte paritaire qu'on dit conclusive, c'est-à-dire on s'est mis d'accord, ils ont construit un texte qui atteint la cible de 5 %. Ce texte sera leur présenté mardi matin au Sénat pour un vote et ensuite mardi après-midi à l'Assemblée.

Et le chemin idéal, c'est qu'il soit voté dans les deux et nous avons un budget avant le 31 décembre. Mais vous savez très bien et vous étiez vous connaissez bien les socialistes qui sont maintenant enfin fracturés en opposition avec euh LFI que l'acte de vote du budget ou de non vote du budget c'est ce qui vous fait rentrer dans l'opposition ou non et qu'il est évident que du moment et il y a des municipales où les socialistes accepteraient au mieux d'être bienveillant au pire de de regarder ailleurs, il serait dans la perspective des municipales traité de collabo. Donc soit voter pour soit s'abstenir pour pour être pour l'instant quand on discute avec eux ils ont fait tout ce qu'ils pouvaient et ils ont obtenu beaucoup du côté du PFSS mais on peut difficilement leur demander d'aller plus loin.

Oui. Moi ce que je vous dis j'entends que c'est que le contexte que l'on connaît est parfaitement inédit. Voir un PLSS voté par des des écologistes, des communistes, des socialistes, des Liotes, euh le bloc central ILR, c'est totalement inédit.

Le contexte est totalement inédit et la situation que nous allons vivre en cette fin de semaine et début de la semaine prochaine les tout autant. Les réactions, les actions n'engendre pas. Par exemple pour les socialistes que vous évoquez, voter ce budget ça veut pas dire soutenir le gouvernement.

Ils sont pas du tout sur la position de voter. Ils sont au mieux s'abstenir, on est d'accord. Mais s'abstenir sur ce budget, si c'était le cas et je le souhaite de la part socialiste à condition, mais s'abstenir sur quoi ?

Et là, il faut pas sauter les étapes, c'est qu'un un texte acceptable sort de la CNP pour eux. Mais ce que je veux dire des socialistes ou des autres, voter ou s'abstenir sur ce texte, ça ne veut pas dire dans le contexte qui est le notre adhérer sur Panifous. Laurent Panifous, on a compris quel est votre chemin idéal.

Les Français, eux, ils ont aussi besoin, envie de savoir est-ce que il y aura un budget à Noël si ça ne fonctionne pas votre chemin idéal, que les députés, les sénateurs ne se mettent pas d'accord ou alors ils se mettent d'accord mais finalement chaque chambre ne vote pas pour ces textes. C'est quoi le chemin ? Ça veut dire quoi ?

Ça veut dire qu'il n'y a pas de budget à Noël. Ça veut dire que vous pouvez en discuter au mois de janvier en prenant des dispositions particulières. Soyez clair là-dessus.

Ben, je vais être très clair. Je vous ai dit le chemin idéal, celui qu'on souhaite, on fait tout. Je fais le gouvernement fait tout pour que nous arrivions à cette situation.

OK. Il y a pas de chemin idéal. Si si les les parlementaires ne se mettent pas d'accord, si les députés et les sénateurs ne se mettent pas d'accord au sein de la commission mixe paritaire ou au-delà, alors il faudra reprendre le travail en janvier sur une deuxième lecture.

Donc ça veut dire loi spéciale, ça veut dire le budget passe avec une loi spéciale et vous vous loin. n'est pas un objet politique. On a tout le monde s'est beaucoup concentré làdessus.

Le sujet le la question c'est savoir est-ce qu'on continue en janvier ou pas ? La réponse c'est si les parlementaires n'arrivent pas à se mettre d'accord avant la fin de l'année, je suis très direct avec vous. Alors oui, il faudra continuer en janvier pour se mettre d'accord parce que tôt ou tard, il va falloir un budget.

Mais mais ne pas avoir de budget à la fin de l'année, ça a des conséquences parce que la période qui va qui va se tenir entre le 31 décembre et le moment où nous aurons adopté effectivement un budget pour l'État, il va y avoir des investissements dans les collectivités qui ne pourront pas être fait. toutes les créations de de postes, j'ai j'ai entendu que vous parliez tout à l'heure de narcotrafic qui sont prévus euh sur la sur la justice dans nombre de domaines ne pour la défense qui doit être avec les les avec le contexte international que tout le monde connaît, la défense, la sécurité intérieure, les collectivités, l'ancien maire est président d'intercommunité dans l'Ariège que je que je que je suis, c'est combien les dispositifs de financement des investissements des collectivités sont particulièrement importants pour faire vivre le territoire. pour faire vivre l'économie des territoires, les entreprises.

Faire croire aux Françaises et aux Français que ne pas voter ce budget, de ne pas faire euh l'effort, pardon nécessaire, les concessions, le compromis nécessaire pour l'avoir, même si ça fait un petit peu mal à tout le monde, il y a des conséquences et elles sont importantes et même dans le contexte, vous finalement vous dites pas François Hollande avait raison. Ah ! Ah !

Je vais revenir à la suite. [rires] en disant que pourquoi du 493 ou est-ce que finalement les engagements de Sébastien le corn qui étai l'utiliserai pas ce coup-ci enfin dans cette ce cycle là budgétaire fait que en 2026 nouvel an bonne année on prend le 493 et puis là on y va parce que ça avance déjà je veux dire que le 493 ça a échappé à personne que ce sont les oppositions qui ont demandé au premier ministre de ne pas l'utiliser commence à demander c'était le parti social qui avait dit François Hollande et lui considérait que c'était c'était pas une bonne idée de l'abandonner Ah oui, beaucoup l'ont dit mais de manière conclusion de manière officielle les oppositions ont demandé à ne pas l'utiliser aujourd'hui. De manière officieuse les gens demandent que peut-être il serait confortable un 493.

Mais un 493 sur quel texte ? Budget le budget de l'État. Oui mais quel texte ?

Il y a pas de texte qui est issue d'un compromis. Sur quel texte que le premier ministre au-delà du fait que le premier ministre a dit qu'il ne l'utiliserait pas et il ne l'utilisera pas. Mais les mêmes qui demandent publiquement parfois d'utiliser 493 ne disent jamais jamais sur la base de quel texte, sur la base de quel compromis.

Il n'y a pas de compromis à l'heure où on se parle. Le compromis n'est possible, ça se passe vendredi et samedi. La vérité c'est que ça commence tout de suite.

Il reste 2 jours avalancer un et c'est maintenant que le compromis se se Merci beaucoup Laurent Panifous. On va donc de nouveau suivre ces jours cruciaux pour le budget comme on en a connu quelques autres ces dernières semaines et sinon on verra comment on se retrouve en 2026. Merci beaucoup en tout cas d'avoir été avec nous.