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InterviewOn n'est pas couché· 1 décembre 2015 62 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsImmigration & asileSécuritéSolidarités & famille

François Bayrou - On n'est pas couché 12 novembre 2011 #ONPC

Source d'origine 10 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 45 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 81 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:30OuverteRéponse directe

    Elles ont été bonnes les vacances ?

  • 2:10OuverteRéponse partielle

    En 2012, il y aura deux candidats du centre, vous et M. Hervé Morin ?

  • 2:38RelanceÉludée

    M. Morin vous appelle l'incroyable monsieur Zigzag, vous allez être monsieur Zigzag ?

  • 4:38FerméeRéponse directe

    Ça vous arrangerait plutôt que ce soit M. Strauss-Kahn qui soit le candidat socialiste ?

  • 8:53RelanceRéponse partielle

    Depuis trois ans, vos électeurs ne savent plus où vous êtes.

  • 14:09RelanceRéponse partielle

    Simplifiez sur le point qu'a soulevé Zemmour.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:26Locuteur 6Fait
    « Il y en aura un et un seul. »
  • 8:15Locuteur 6Fait
    « Ils ont voté pour Sarkozy, souvent. »
  • 19:58Locuteur 6Chiffre
    « Je pense que passer en 8 ans de 60 à 62 ans, c'est acceptable. »
  • 25:09Locuteur 6Fait
    « Agression sur les personnes, incivilité de toute nature. »
  • 26:57Locuteur 6Fait
    « Dans toutes les zones de non-droit, vous mettez un sous-préfet, un chef de tous les services de l'État, et qui, avec obligation d'habiter dans la cité. »
  • 34:36Locuteur 6Fait
    « Il faut une réponse qui soit rude et forte dès les premières infractions. »
  • 36:31Locuteur 6Promesse
    « Je suis favorable et déterminé à soutenir ce genre d'idées. »

Temps de parole

  • Locuteur 651 %
  • ?14 %
  • Locuteur 1011 %
  • Présentateur11 %
  • Locuteur 45 %
  • Locuteur 75 %

≈ 81,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:18
Présentateur

Merci d'être là. Merci d'avoir accepté d'être le premier invité politique de la saison, François Bayrou.

0:25
Locuteur

Je suis

0:25
Locuteur 6

très content de vous retrouver.

0:26
Locuteur

C'est vrai, c'est

0:27
Présentateur

gentil. Merci. Nous, si vous avez passé de bonnes vacances, commençons par des banalités. Elles ont été bonnes les vacances ? Oui, absolument. Très bien. Peut-être que vous connaissez même, Zoé Chepard, parce qu'elle

0:35
Locuteur

est dans... C'est ma région, en tout cas, et

0:37
Locuteur 6

ce sont mes amis qui l'ont défendue.

0:40
Présentateur

Ah, c'est vrai, ça

0:41
Locuteur

?

0:41
Présentateur

Absolument.

0:42
Locuteur 6

Les seuls qui l'aient défendu.

0:44
Présentateur

Parce que vous pensez que ça se passe mal au conseil régional d'Aquitaine ?

0:46
Locuteur

Non,

0:47
Locuteur 6

parce que je pense que raconter sur le mode humoristique, et même franchement comique quelquefois, des choses qui sont la vérité, c'est pas à punir. Ça serait plutôt du côté de ce qui fait du bien. Absolument débordé. Vous l'avez lu ? J'ai lu des extraits. Des extraits ? J'ai fait vite. Pas aussi bien que Sacha Guitry.

1:14
Locuteur

Ah,

1:15
Locuteur 6

vous irez voir le... Oui, j'irai voir.

1:17
Locuteur

Mais

1:17
Locuteur 6

vous

1:17
Locuteur

résidez, je vous dis que ça va être bien.

1:19
Locuteur 6

Et moi, j'ai une passion pour Guitry et pour les mots de Guitry. Je me remémorai en attendant, en haut de l'escalier, dans un roman qui s'appelle Le roman d'un tricheur.

1:30
Locuteur

Il

1:30
Locuteur 6

y

1:30
Locuteur

a

1:30
Locuteur 6

un mot extraordinaire. Il raconte, donc c'est de Monte-Carl que ça parle.

1:35
Locuteur

Il

1:36
Locuteur 6

raconte la conquête du rocher par la famille Grimaldi,

1:42
Locuteur

qui

1:43
Locuteur 6

est une famille de gènes.

1:45
Locuteur

Et

1:45
Locuteur 6

il dit de ce noble génois, admirons le sans-gènes.

1:51
Locuteur 3

Et rien

1:52
Locuteur 6

que ça, ça mérite le voyage.

1:57
Présentateur

Abordons tout de suite la politique, si vous le voulez bien, et on va commencer. Abordonnons le sans-gènes.

2:01
Locuteur

Ah

2:01
Présentateur

oui,

2:01
Locuteur

oui, oui.

2:01
Présentateur

Parce qu'on va s'éclater. Ah oui,

2:04
Locuteur

mais

2:04
Présentateur

moi, je... Moi, c'est une bombe en politique. J'attaque tout de suite par ce qui fâche, monsieur Bayrou, comme ça on est tranquille. Si j'ai bien compris, en 2012, il y aura deux candidats du centre, vous et monsieur Hervé Morin. Vous cherchez le nom, vous avez raison. Non, je ne cherche pas le nom, je cherche ce qu'il a dit de vous.

2:24
Locuteur 3

C'est dégueulasse. Mais ça, je l'attends bien.

2:33
Locuteur 6

Il

2:33
Locuteur

ne

2:33
Locuteur 6

faut pas laisser traîner les balles.

2:35
Locuteur

Je cherchais ce

2:36
Présentateur

que monsieur Morin avait dit de vous. L'incroyable monsieur Zigzag, il vous appelle. Alors, vous allez être monsieur Zigzag, et lui,

2:44
Locuteur

il

2:44
Présentateur

va être quel centre à la prochaine présidentielle ? On ne peut pas avoir deux centres, quand même. Moi, quand j'ai un compagnie,

2:49
Locuteur

je n'ai qu'un centre. Il n'y en aura pas, ni

2:50
Locuteur 6

trois, ni... Bon, il y en aura un, et point à la ligne, et arrêtons-nous là. Mais peut-être on peut essayer de

2:58
Locuteur

placer

3:00
Locuteur 6

la question pour qu'on sache de quoi on parle. Alors, allons-y.

3:03
Locuteur

Il

3:03
Locuteur 6

y a des millions de gens,

3:06
Locuteur

et

3:06
Locuteur 6

moi je me sens porte-parole de ces millions de gens,

3:10
Locuteur

qui

3:10
Locuteur 6

disent ce qu'on est en train de vivre en ce moment, le gouvernement, où sont tous ces gens-là. Ça ne peut pas durer sept ans de plus.

3:18
Locuteur

Parce

3:19
Locuteur 6

que c'est ça la vraie question.

3:20
Locuteur

C

3:21
Locuteur 6

'est 2 plus 5, ça fait 7 ans de plus. Donc ça,

3:25
Locuteur

c

3:25
Locuteur 6

'est le premier choix. Stop ou encore. Et stop ou encore, ça veut dire, pour moi, changement. Deuxièmement, il y a des millions de gens

3:33
Locuteur

qui

3:35
Locuteur 6

n'ont pas envie de se retrouver avec le PS ayant tous les pouvoirs en France, ayant la carte du PS, ou étant soumis au PS, ou étant... Et je suis de cela. Puis voilà, c'est simple, le positionnement est réglé.

3:46
Locuteur

Et

3:47
Locuteur 6

tous ceux qui pensent ça, il faudra qu'ils aient un candidat et un seul. Point à la ligne. Ce sera vous et ce ne sera pas M. Morin, donc. De qui, comment, tout ça, c'est des questions qui viennent après. Mais je peux avoir le droit de penser que ça tourne bien, mais ce n

4:02
Locuteur

'est

4:02
Locuteur 6

pas ça la question. La question politique, en dehors de la préférence que chacun d'entre nous a légitimement pour lui-même, ce qui est le cas de Zemmour, par exemple. Et donc, en dehors...

4:19
Locuteur

J

4:19
Locuteur 10

'attaque avant que j'attaque. Ah non, mais c'est les nouvelles manières de cette saison. C'est les invités attaquant avant. D'accord.

4:26
Locuteur 6

En dehors de cette préférence, il y en aura un et un seul. Si on veut être raisonnable, sérieux, si on veut que c'est à une chance de gagner...

4:38
Locuteur

Ça

4:38
Présentateur

veut dire que ça vous arrangerait plutôt que ce soit M. Strauss-Kahn qui soit le candidat socialiste ? Parce qu'il est plus au centre que les autres ?

4:45
Locuteur 6

Alors, un,

4:46
Locuteur

je

4:47
Locuteur 6

réclame le droit

4:48
Locuteur

de

4:49
Locuteur 6

pouvoir estimer des gens, même s'ils ne

4:52
Locuteur

sont

4:52
Locuteur 6

pas

4:52
Locuteur

de

4:53
Locuteur 6

mon parti.

4:55
Locuteur

Ça, il vaut mieux. Si vous voulez gouverner, de

4:57
Présentateur

toute façon, il faut bien que vous trouviez des gens. Et à gauche, et à droite.

4:59
Locuteur

Il y a des gens... Dans votre

5:00
Locuteur 6

parti, il n

5:00
Locuteur

'y a

5:00
Locuteur 6

pas

5:00
Locuteur 10

beaucoup de gens, donc

5:01
Locuteur

évidemment, il vaut mieux... Oui,

5:03
Locuteur 6

c'est vite dit. Je vous ai dit des millions.

5:06
Locuteur

Ce n

5:06
Locuteur 6

'est

5:06
Locuteur

pas votre parti,

5:07
Locuteur 6

ça. Ce que j'ai... Si... C'est vous, peut-être, mais pas votre parti.

5:09
Locuteur

Non,

5:09
Locuteur 6

c'est ce parti-là. C'est ce courant. Le parti au sens large, alors.

5:13
Locuteur

Pas le parti au sens de parti politique. Oui,

5:15
Locuteur 6

c'est plus difficile de faire un parti nouveau que de prendre un des deux partis anciens. C'est

5:21
Locuteur

juste. Je le sais, je l'ai

5:22
Locuteur 6

fait.

5:22
Locuteur

C'est vrai. Vous n'avez jamais vu au suffrage universitaire quelqu'un

5:26
Locuteur 4

l'emporter, accéder à la présidence de la République, sans un grand parti derrière lui. Et c'est vrai, votre parti au sens strict, ce n

5:32
Locuteur

'est

5:32
Locuteur 4

pas grand monde. Il

5:33
Locuteur

y a

5:33
Locuteur 4

assez peu de militants et très peu d'élus. Donc,

5:35
Locuteur

vous n'avez pas

5:35
Locuteur 4

de parti.

5:35
Locuteur

Alors,

5:36
Locuteur 4

comment vous comptez vous y prendre pour faire mentir

5:38
Locuteur

cette loi ? En faisant

5:39
Locuteur 6

un peu mieux que la dernière fois. Ah oui.

5:42
Locuteur

La

5:42
Locuteur 6

dernière fois, j'ai fait presque 20%.

5:44
Locuteur

Le

5:45
Locuteur 6

seuil de qualification, bon, il faut faire un peu plus, à supposer que les choses tournent comme on le souhaite.

5:51
Locuteur

Sauf

5:51
Présentateur

que depuis, il y a aussi la concurrence des écolos qui, on l'a vu au régional, se sont recentrés aussi. Les verts ne sont plus aussi verts qu'ils l'étaient. Et avec la présence de Mme Eva Jolie ou de M. Daniel Cohn-Bendit, ça fait quand même une concurrence plus forte, supplémentaire.

6:07
Locuteur

Mais

6:07
Locuteur 6

on a le droit. Ils ont le droit.

6:10
Locuteur

Tout

6:10
Locuteur 6

le monde a le droit de penser à se présenter à l'élection présidentielle. Tout le monde a le droit d'imaginer qu'il peut faire un bon score. Mais

6:19
Locuteur

vous avez vu quand même qu'au

6:20
Présentateur

régional,

6:21
Locuteur

vous pensiez faire un meilleur score, M. Bayrou. Pour avoir

6:23
Locuteur 6

vécu l'élection présidentielle,

6:25
Locuteur

pour

6:25
Locuteur 6

avoir vécu

6:26
Locuteur

de

6:27
Locuteur 6

l'intérieur, on sait

6:28
Locuteur

que

6:29
Locuteur 6

ce n

6:29
Locuteur

'est

6:29
Locuteur 6

pas exactement un scrutin comme les autres.

6:32
Locuteur

On

6:32
Locuteur 6

choisit un homme, une femme. Que dans l'élection présidentielle,

6:35
Locuteur

il

6:35
Locuteur 6

se passe quelque chose qui est profondément humain.

6:41
Locuteur

C

6:41
Locuteur 6

'est-à

6:41
Locuteur

-dire

6:41
Locuteur 6

les gens, tout d'un coup,

6:43
Locuteur

et

6:43
Locuteur 6

c'est une expérience dont je parle

6:45
Locuteur

presque

6:47
Locuteur 6

avec la chair de poule, parce que

6:49
Locuteur

ceux

6:50
Locuteur 6

qui ont vécu ça ne

6:51
Locuteur

l

6:51
Locuteur 6

'oublient jamais, ils ne peuvent le dire jamais. Tout d'un coup, un peuple se met

6:56
Locuteur

à

6:58
Locuteur 6

croire,

6:59
Locuteur

à

6:59
Locuteur 6

mettre des espoirs en vous. En vous comme homme,

7:05
Locuteur

pas

7:05
Locuteur 6

en vous comme étiquette, pas en

7:07
Locuteur

vous

7:08
Locuteur 6

comme homme. Et je crois que ce filtre-là, est-ce qu'on peut mettre des espoirs en vous comme homme, différencie complètement l'élection présidentielle des autres

7:19
Locuteur 4

élections

7:19
Locuteur

? Mais

7:19
Locuteur 4

pas

7:19
Locuteur

au point

7:19
Locuteur 4

de le déconnecter, vous avez eu des résultats catastrophiques aux élections

7:22
Locuteur

intermédiaires. Donc on

7:23
Locuteur 4

ne

7:23
Locuteur

peut

7:23
Locuteur 4

pas quand même complètement déconnecter en disant, on repart, ce sera table rase et il

7:27
Locuteur

y aura une des hommes.

7:28
Locuteur 6

Vous aurez tout le temps de le dire, de le commenter. Non,

7:31
Locuteur

mais est-ce que

7:32
Locuteur 4

vous y croyez vraiment ou on est un peu dans la méthode Coué ?

7:34
Locuteur

De

7:34
Locuteur 4

toute façon, la présidentielle, c'est un homme, un

7:36
Locuteur

peuple. Je ne parle pas

7:37
Locuteur 6

de méthode Coué, j'ai fait des élections présidentielles. À la dernière élection présidentielle, les sondages du début étaient effrayants, impressionnants. Et puis tout d'un coup, on vit ça. Je ne parle que de ça. Et je dis, ceci, moi ou un autre,

7:54
Locuteur

est

7:55
Locuteur 6

nécessaire. Moi ou une autre, femme, homme, ceci est nécessaire. Il y a

8:01
Locuteur

les

8:02
Locuteur 6

millions dont je parlais à l'instant, les millions de gens

8:05
Locuteur

dont

8:06
Locuteur 6

je parlais à l'instant,

8:08
Locuteur

qui

8:08
Locuteur 6

ne se retrouvent pas ou ne se retrouvent plus

8:10
Locuteur

dans

8:11
Locuteur 6

le gouvernement actuel. Ils ont voté pour Sarkozy, souvent.

8:15
Locuteur

Et

8:16
Locuteur 6

souvent, quand depuis la première minute, j'ai dit, mais ça va dans le mur, vous ne

8:20
Locuteur

vous

8:20
Locuteur 6

rendez pas compte ? Souvent, ils ne

8:21
Locuteur

m

8:21
Locuteur 6

'ont pas compris.

8:23
Locuteur

Ils

8:23
Locuteur 6

ont dit, mais qu'est-ce qu'il a ? Bayrou, en réalité, il est quoi, jaloux de Sarkozy ? Il ne s'entend pas avec lui ? Et je suis venu sur votre plateau pour expliquer. J'ai écrit un livre pour dire

8:35
Locuteur

qu

8:37
Locuteur 6

'il y avait des raisons profondes à tout ça. Que les choix qui avaient été ceux du pouvoir actuel, ces choix-là conduisaient, selon moi, inéluctablement, ou en tout cas conduisaient à quelque chose qui serait mauvais pour le pays.

8:51
Locuteur

On y est. Sauf que depuis

8:53
Locuteur 10

trois ans, vos électeurs ne savent plus non plus où vous êtes. C'est-à-dire que...

8:59
Locuteur

Ben, je viens de... Ben non, mais

9:00
Locuteur 10

c'est

9:01
Locuteur 6

important. Vous étiez là au début de l'émission ? Ben oui, j

9:03
Locuteur

'étais là.

9:03
Locuteur 6

Si vous étiez là, Éric Zemmour... Peut-être pas moi, mais...

9:12
Locuteur

Il

9:12
Locuteur 6

vous fait rire, Éric

9:13
Locuteur

Zemmour.

9:14
Locuteur 6

Ça fait longtemps. Ça fait longtemps.

9:17
Locuteur

Le

9:17
Locuteur 6

clown de Zemmour était là, en

9:19
Locuteur

tout cas, et

9:20
Locuteur 6

le clown de Zemmour aurait dû entendre ça. Ceux qui disent que

9:25
Locuteur

ça

9:25
Locuteur 6

ne peut pas continuer comme ça pendant sept ans, sérieusement, et qui disent qu'on n'a pas envie de prendre notre carte OPS pour autant, ceux-là, ils sont des

9:34
Locuteur

millions, ils ont le droit d'être représentés, ils le

9:37
Locuteur 6

seront.

9:37
Locuteur

Alors,

9:38
Locuteur 10

d'accord.

9:39
Locuteur

Et j'espère qu'ils seront

9:40
Locuteur 10

plus nombreux que les autres. J'ai compris, mais le clown de Zemmour aussi, il connaît un petit peu la vie politique française.

9:47
Locuteur

Le six clown

9:47
Locuteur 10

de

9:47
Locuteur

Zemmour.

9:47
Locuteur 10

Un petit peu la vie politique française depuis si longtemps. Et quand Morin, dont vous vous moquez avec raison parce qu'il fera 1%, quand Morin dit, il n'empêche, quand il dit que c'est M. Zig et Zag, en parlant de vous, c'est-à-dire qu

10:01
Locuteur

'avant

10:02
Locuteur 10

les vacances, on vous laisse, vous recevez Sarkozy, vous êtes reçu, il vous instrumentalise, n'empêche que vous vous laissez instrumentaliser par lui et vous faites tout sourire avec Sarkozy. On vous retrouve là, vous dites, je suis prêt, je peux avoir des passerelles d'idées avec Dominique Strauss-Kahn. J'entends bien. Je sais que vous pouvez avoir des passerelles d'idées avec Dominique Strauss-Kahn, que vous pouvez recevoir courtoisement Nicolas Sarkozy. Il n'empêche, il n'empêche, il n'empêche, la politique s'est devenue simpliste, c'est fait par la télévision et vous le savez très bien. Et sauf que les électeurs ne savent plus où vous habitez.

Et que quand, en fait, vous avez réinventé, non mais moi il

10:39
Locuteur

y a

10:39
Locuteur 10

un truc qui me frappe, vous avez réinventé la 4ème République à l'ère de la télé. Bon, Éric Zemmour,

10:45
Locuteur

c'est une

10:46
Locuteur 6

formule, mais c

10:49
Locuteur

'est une formule qui n'a

10:50
Locuteur 6

pas de sens. Vous dites, la politique est simpliste.

10:54
Locuteur

Elle est simpliste quand vous la rendez simpliste. Non,

10:57
Locuteur 10

jamais, au contraire,

10:58
Locuteur

on

10:58
Locuteur 10

reproche d'être trop compliqué.

10:59
Locuteur

Non, mais

11:00
Locuteur 6

vous pouvez être compliqué et en même temps rendre les choses tellement simplistes qu'elles n'ont plus de sens.

11:06
Locuteur 4

C'est pas à la portée du premier venu. Non, c

11:10
Locuteur 6

'est pour ça qu'il est là. Revenons à la question. Sarkozy est président de la République. Nicolas Sarkozy est président de la République. Je ne l

11:19
Locuteur

'ai

11:19
Locuteur 6

pas voulu.

11:20
Locuteur

Il

11:20
Locuteur 6

est président de la République. Il m'invite à aller parler des retraites. J'espère qu

11:23
Locuteur

'on

11:23
Locuteur 6

va parler de ce sujet qui

11:24
Locuteur

est

11:25
Locuteur 6

tellement incroyablement important. Je vais le voir. Et je lui dis, il y

11:30
Locuteur

a

11:30
Locuteur 6

un certain nombre d'erreurs que vous êtes en train de faire.

11:32
Locuteur

Et

11:33
Locuteur 6

une erreur majeure, magistrale, c'est de faire une réforme injuste alors qu'il faut faire une réforme juste. On y viendra dans une seconde. Je suis, selon moi, dans mon rôle de député, quand il sollicite un avis, je le lui donne.

11:49
Locuteur

Sans

11:50
Locuteur 6

la moindre complaisance.

11:53
Locuteur

Et

11:53
Locuteur 6

vous pouvez chercher, fouiller, vous avez fouillé, vous n'avez pas trouvé. La moindre phrase

11:58
Locuteur

qui

11:59
Locuteur 6

puisse indiquer une complaisance de

12:02
Locuteur

quelqu'un. Je n'ai pas dit ça. Non, mais

12:03
Locuteur 4

tout le monde s'en fiche

12:04
Locuteur

des phrases. Je n'ai pas dit ça. Alors, deuxièmement, il est venu chez moi. Oui, mais il va

12:08
Locuteur 6

dire que c'est simpliste. Attendez. C'est simpliste.

12:10
Locuteur

Oui, mais vous êtes... C'est même

12:12
Locuteur 10

simpliciste. Non, mais vous ne

12:13
Locuteur

faites

12:13
Locuteur 10

pas de la politique en 1860. Vous en faites en 1900,

12:16
Locuteur

en 2010. Ce n'est pas de ma faute.

12:17
Locuteur 10

Très

12:18
Locuteur

bien.

12:18
Locuteur 6

Je reviens au

12:18
Locuteur

sujet.

12:18
Locuteur 6

Moi, je

12:19
Locuteur 10

préférerais être avec vous en 1860. Je

12:20
Locuteur 6

reviens au sujet. En 1860,

12:24
Locuteur

il n'y aurait aucune chance.

12:27
Locuteur 6

En 1860,

12:28
Locuteur

il

12:28
Locuteur 6

n

12:28
Locuteur

'y

12:28
Locuteur 6

aurait aucune chance que je sois élu parce que le suffrage était censitaire.

12:31
Locuteur 10

Ah, censitaire en 1960 ? Et

12:33
Locuteur 6

donc, aucune chance. Précisément, si on a fait la République, c'est pour que les gens qui viennent, comme vous

12:43
Locuteur

et comme moi... J'étais en train de

12:44
Locuteur 10

réfléchir, là. C'est Napoléon III qui a restauré le suffrage universel et on est sous Napoléon III.

12:48
Locuteur

Donc, je suis désolé,

12:48
Locuteur 10

c'était le

12:49
Locuteur

suffrage universel. C'est vrai. Des hommes.

12:50
Locuteur 6

C'est

12:51
Locuteur

bien ce que je me disais. Merci.

12:55
Présentateur

Un zéro pour Zemmour.

12:57
Locuteur

Et

12:58
Présentateur

donc,

12:58
Locuteur

il

13:02
Locuteur 6

vient,

13:03
Locuteur

un

13:03
Locuteur 6

mois après, inaugurer dans mon village, ou presque, la plus grande usine qui va être construite cette année en France.

13:14
Locuteur

Eh

13:15
Locuteur 6

bien, je l'accueille. Si vous voulez que je fasse, je ne

13:16
Locuteur

vais

13:16
Locuteur 6

pas dire... Excusez-moi, parce que comme on est au temps de la télévision,

13:21
Locuteur

et

13:22
Locuteur 6

pas en 1860, comme disait Mour, je ne viens pas vous voir parce que, pour le risque qu'on puisse nous photographier... Faites

13:29
Locuteur

pas naïf, vous

13:30
Locuteur 10

savez que vous serez instrumentalisé,

13:32
Locuteur

vous

13:32
Locuteur 6

savez... Non, non,

13:34
Locuteur

non,

13:34
Locuteur 6

je... Je vous crois pas. Je raye tout ça. Je vous crois pas. J'efface toutes ces choses. Elles n'ont aucune importance. La seule question importante, c'est, est-ce que vous voulez,

13:46
Locuteur

chacun

13:46
Locuteur 6

là, que ça dure pendant 7 ans, ou bien est-ce que vous voulez que ça change ? On

13:51
Locuteur 10

a compris que c'était votre message.

13:52
Locuteur

Ça va juste...

13:52
Locuteur 6

Si vous... Pardon, excuse-moi. C'est pas mon message. C'est ma vie. Bon. Est-ce que vous voulez que ça change

13:58
Locuteur

? Moi,

13:59
Locuteur 6

je pense qu'il est nécessaire pour le pays que ça change. Comprenez ça ? Ah, mais j'ai très bien compris. Si vous avez compris ça, vous avez compris

14:06
Locuteur

qu'elle est le sens de la politique. Alors, on va aborder le sens de la politique ensuite.

14:09
Locuteur 4

Simplifiez sur le point qu'a soulevé Zemmour. Moi, je suis très content de vous recevoir à On n

14:14
Locuteur

'est

14:14
Locuteur 4

pas couché, parce que pendant une heure ou deux, au moins, je sais où vous êtes. Parce que le reste du temps,

14:18
Locuteur

je

14:19
Locuteur 4

ne sais pas où vous

14:19
Locuteur

êtes.

14:19
Locuteur 4

Et ça, vous l'avez déjà dit. Non, mais...

14:22
Locuteur

Vous ne

14:22
Locuteur 4

répondez pas à la question, vous zigzaguez. En effet, Sarkozy, vous êtes loin d'être un homme politique naïf. Vous savez très bien que ça va être instrumentalisé. Là, votre offensive de charme envers Strauss-Kahn me laisse un peu pantois.

14:33
Locuteur

Quelle

14:34
Locuteur 6

offensive de charme

14:35
Locuteur 4

? Vous faites des déclarations très aimables.

14:36
Locuteur

Je n'ai fait aucune déclaration.

14:37
Locuteur 4

Vous souhaitez qu'il se présente, ce serait bien, etc. Un jour, Mme Monchand, qui est une collaboratrice très proche de Mille de Villepin, dit « Tiens, ce serait sympa de faire un groupe commun à l'Assemblée avec Bayrou. » Bref, on ne sait pas trop. Moi, voilà comment je vois les choses. J'ai l'impression que, puisque vous ne pouvez pas fédérer l'archipel centriste, qui est divisé entre des tas de mouvements, vous cherchez à vous agréger soit avec l'aile droite du Parti Socialiste, soit avec l'aile gauche de l'UMP. Et vous n'avez pas choisi. Et ça donne une

15:04
Locuteur

impression d'indécision

15:05
Locuteur 4

et de zigzague et Morin. Et pas entièrement... Ce

15:08
Locuteur

que vous

15:08
Locuteur 6

dites, excusez-moi de vous dire ça, ce que vous dites est entièrement dirigé

15:15
Locuteur

par l

15:17
Locuteur 6

'idée qu'en France, il faut être contre

15:19
Locuteur

les

15:21
Locuteur 6

gens qui ne sont pas de votre parti.

15:23
Locuteur

C

15:24
Locuteur 6

'est exactement ça. C'est plutôt qu'on ne

15:25
Locuteur

peut

15:25
Locuteur 6

pas être avec tout le monde.

15:27
Locuteur

C

15:27
Locuteur 6

'est plutôt ça mon idée. Avec, précisément, je récuse ce qui est en train de se faire.

15:32
Locuteur

Il

15:33
Locuteur 6

n'empêche que je réclame le droit de ne pas détester un certain nombre de gens. Il y en a quelques-uns avec qui je ne suis pas en accord. Excusez-moi. Ce n

15:43
Locuteur

'est

15:43
Locuteur 6

pas faire ce que vous dites de l'incertitude que de dire que je trouve Fillon

15:49
Locuteur

convenable.

15:51
Locuteur 6

Je ne

15:52
Locuteur

suis

15:52
Locuteur 6

pas en train de faire s'écrouler la cathédrale républicaine.

15:56
Locuteur 10

Non, mais on a l'impression que vous suivez vos électeurs. Mais

15:58
Locuteur

non ! Vos

15:59
Locuteur 10

électeurs, ils partent avec Sarko, vous

16:00
Locuteur

tournez avec

16:01
Locuteur 10

Sarko, vos électeurs vont avec

16:02
Locuteur

DSK, ils vont avec

16:03
Locuteur 10

DSK. Non, mais je vous assure, on a l'impression que vous

16:06
Locuteur

suivez... Je

16:06
Locuteur 10

me suis battu contre

16:07
Locuteur

le régime de Nicolas Sarkozy depuis le

16:09
Locuteur 10

premier jour. Mais d'accord ? Oui,

16:10
Locuteur

très bien,

16:10
Locuteur 10

stop. Alors arrêtez-vous

16:11
Locuteur

là.

16:11
Locuteur 10

Mais vos électeurs de droite... Arrêtez-vous là. Non ! Parce que vos électeurs de droite ne voulant pas pardonner. Et ensuite, vos électeurs de gauche, ils vont avec Strauss-Kahn.

16:18
Locuteur 6

Vous voyez à quel point votre logiciel, le vôtre,

16:24
Locuteur

est

16:24
Locuteur 6

complètement à côté de la plaque. Vous dites électeur de gauche, électeur de droite.

16:29
Locuteur

Non, j'ai dit vos électeurs.

16:31
Locuteur 6

Vous dites électeur de gauche, électeur de droite. Précisément, moi je crois que électeur de gauche, électeur de droite, c'est ça qui nous a plantés.

16:40
Locuteur

C

16:41
Locuteur 6

'est parce qu'on coupe la vie politique entre gauche et droite. Et que si on veut une alternance la prochaine fois,

16:47
Locuteur

et

16:48
Locuteur 6

dans la profondeur de crise où on est, dont vous êtes... Je suis responsable pour ça.

16:54
Locuteur

En

16:54
Locuteur 6

simplifiant... Oui !

16:55
Locuteur

En simplifiant les choses comme ça.

16:58
Locuteur 10

Moi, je vais vous dire.

16:59
Locuteur 6

Attendez.

17:01
Locuteur

Précisément, le

17:02
Locuteur 6

choix de mon engagement politique,

17:04
Locuteur

c

17:05
Locuteur 6

'est d'être... On appelle ça centre.

17:07
Locuteur

Il

17:08
Locuteur 6

y a d'autres mots. J'espère qu'un jour, on aura un courant

17:10
Locuteur

démocrate

17:12
Locuteur 6

comme Barack Obama est en train de l'illustrer courageusement, et seul contre tous, aux États-Unis. J'espère qu'on aura ça. Et c'est en tout cas mon envie.

17:22
Locuteur

Mais

17:23
Locuteur 6

c'est précisément dans ce refus que toujours on vous renvoie, gauche ou droite, qu'admirable... Aïe, aïe, aïe !

17:34
Locuteur 7

Gauche, droite ! Je ne sais pas, c'est pour ça que j'ai failli voter pour vous...

17:39
Locuteur

Eh bien, la prochaine fois, à l'heure où vous faites travailler. Non, non, quand même.

17:44
Présentateur

Attendez, parlons du choix, si vous voulez bien. C'est exactement ça. C'est vrai ! Mais c'est vrai ! Excusez

17:52
Locuteur 6

-moi, il y a tellement de gens qui ne veulent plus juger par votre filtre, là. Mais

17:57
Locuteur 10

non, mais moi, je suis

17:58
Locuteur

d'accord. Non, mais... Eh bien, si

18:00
Locuteur 10

vous

18:00
Locuteur 6

êtes d'accord,

18:00
Locuteur

alors dites, je suis d'accord,

18:02
Locuteur 6

et c'est très bien.

18:02
Locuteur

Vous oubliez

18:03
Locuteur 10

qu'il y

18:03
Locuteur

a

18:03
Locuteur 10

le scrutin majoritaire à deux tours en

18:05
Locuteur

France, et c'est tout. Mais non, j'oublie rien du tout. Mais je sais que vous n'oubliez pas, mais en fait, bon, comme si... Oui, mais c'était

18:10
Locuteur 10

Ségolène Royal, et les électeurs de gauche n

18:12
Locuteur

'avaient pas confiance à Ségolène Royal. Si

18:14
Locuteur 6

vous êtes capable de dire sur le plateau la phrase que vous venez d'exprimer, en disant, je suis d'accord au fond. Eh bien, écoutez, arrêtez-vous là. Je suis d

18:22
Locuteur

'accord,

18:22
Locuteur 6

c'est bien, et puis avançons

18:24
Locuteur

sur autre chose. Parlement de fond, alors voilà,

18:26
Présentateur

les retraites, l'immigration, les Roms,

18:28
Locuteur

c

18:28
Présentateur

'est les sujets... Les retraites, c

18:30
Locuteur

'est

18:30
Présentateur

un très bon exemple.

18:31
Locuteur

Alors, les

18:31
Présentateur

retraites, commençons par les retraites. Première question politique avant d'aborder le fond du sujet. Est-ce que M. Vort, qui doit mener cette réforme des retraites, selon vous, aurait dû démissionner

18:40
Locuteur

? En

18:42
Locuteur 6

tout cas, je pense que ça ne peut pas durer longtemps comme ça. C'est-à-dire que la situation qui est créée par cette affaire rend son travail dans la réforme des retraites très difficile à défendre. Et donc, pour moi, enfin, il me semble que le président de la République, qui a annoncé un remaniement,

19:00
Locuteur

à

19:01
Locuteur 6

mon sens, Nicolas Sarkozy a annoncé ce remaniement imprudemment. Mais maintenant, la situation est créée, et c'est une situation qui déstabilise tellement le gouvernement que je ne vois pas comment ça peut durer longtemps. Ce n

19:13
Locuteur

'est

19:13
Locuteur 6

pas sain, comprenez ?

19:15
Locuteur

C

19:15
Présentateur

'est en tout cas mardi prochain que les syndicats ont appelé les Français à manifester contre cette réforme des retraites, mardi 7 septembre. Vous serez dans la rue avec les syndicats ? Non.

19:25
Locuteur

Je

19:26
Locuteur 6

ne serai pas dans la rue parce que je pense que la réforme des retraites est indispensable.

19:31
Locuteur

Et

19:31
Locuteur 6

je pense que

19:32
Locuteur

tous

19:34
Locuteur 6

ceux qui

19:34
Locuteur

disent ou

19:36
Locuteur 6

laissent entendre

19:37
Locuteur

qu

19:38
Locuteur 6

'on pourrait éviter la réforme des retraites, cela raconte des histoires.

19:42
Locuteur

Et

19:42
Locuteur 6

ce sont des histoires qui coûteront très cher au pays. Donc je dis

19:45
Locuteur

que la

19:46
Locuteur 6

réforme des retraites est indispensable. Je suis même allé plus loin,

19:50
Locuteur

moi

19:50
Locuteur 6

qui suis un

19:51
Locuteur

élu

19:52
Locuteur 6

de l'opposition actuellement en France, je suis même allé plus loin.

19:57
Locuteur

J

19:57
Locuteur 6

'ai dit,

19:58
Locuteur

je

19:58
Locuteur 6

pense que passer en 8 ans de 60 à 62 ans, c'est acceptable.

20:03
Présentateur

Raisonnable.

20:04
Locuteur 6

Raisonnable. C'est même le mot que j'ai utilisé.

20:07
Locuteur

C

20:07
Locuteur 6

'est raisonnable. Parce que la vie s'allonge et parce qu'il y a de plus en plus de retraités et de moins en moins de gens pour payer les retraites. En revanche, utiliser la réforme, la nécessité de la réforme,

20:24
Locuteur

pour

20:25
Locuteur 6

cibler

20:27
Locuteur

les

20:28
Locuteur 6

plus fragiles,

20:30
Locuteur

ceux

20:31
Locuteur 6

qui n'ont pas fait des retraites complètes,

20:33
Locuteur

et

20:33
Locuteur 6

leur dire, mesdames et messieurs, c'est plus souvent mesdames que messieurs, parce que

20:37
Locuteur

c

20:37
Locuteur 6

'est des femmes qui élèvent des enfants et qui interrompent leur carrière, leur dire, vous n'aurez pas le droit

20:43
Locuteur

de

20:44
Locuteur 6

faire valoir les droits que vous avez acquis à la retraite. Ça,

20:47
Locuteur

c

20:47
Locuteur 6

'est dégueulasse.

20:48
Locuteur

Tout

20:48
Locuteur 6

le monde entend retraite à 65 ans à taux plein. Mais ce n

20:53
Locuteur

'est

20:53
Locuteur 6

pas vrai.

20:54
Locuteur

Ce

20:55
Locuteur 6

n

20:55
Locuteur

'est

20:55
Locuteur 6

pas la retraite à 65 ans à taux plein.

20:57
Locuteur

C

20:58
Locuteur 6

'est la retraite à 65 ans proportionnellement aux cotisations que vous avez.

21:03
Locuteur

Si

21:04
Locuteur 6

vous avez la moitié des cotisations, vous avez la moitié des retraites correspondantes. Et s'il vous manque un tiers des cotisations, il vous manquera un tiers de la retraite. Ce n

21:12
Locuteur

'est

21:12
Locuteur 6

pas à taux plein.

21:13
Locuteur

C

21:13
Locuteur 6

'est

21:13
Locuteur

les

21:14
Locuteur 6

droits que vous avez acquis

21:15
Locuteur

sans

21:17
Locuteur 6

pénalisation. Et bien dire, tout le monde a le droit de partir. Les régimes spéciaux,

21:22
Locuteur

avant

21:23
Locuteur 6

60 ans. Les carrières longues... Oui,

21:26
Locuteur

mais ils

21:26
Locuteur 10

vont être eux-mêmes retardés quand

21:27
Locuteur

même.

21:28
Locuteur 6

Oui,

21:28
Locuteur

mais

21:28
Locuteur 6

d'ici 10 ans,

21:30
Locuteur

ils partiront comme ça.

21:33
Locuteur 6

Les carrières longues partiront avant 60 ans. Tous ceux qui auront accompli leur carrière partiront à 62 ans. Mais ceux qui vont avoir les retraites les plus basses et les plus faibles, ceux qui ont le plus galéré dans la vie, ceux qui s'en sont vus le plus, c'est ceux-là qu

21:46
Locuteur

'on

21:46
Locuteur 6

va cibler pour gagner quelques milliards pour la réforme des retraites. Et bien ceux-ci, pour moi en tout cas, c'est inacceptable. Et je ne voterai pas la

21:55
Locuteur

réforme

21:56
Locuteur 6

des retraites s'il n'y a pas la disposition sur le maintien à 65 ans du droit, pour ceux qui ont des carrières incomplètes, de faire valoir les droits qu'ils ont acquis. Sur ce sujet, Nono Zemmour.

22:09
Locuteur 4

Il manque un point complémentaire sur qui doit porter l'effort de l'argent qu'il faut trouver. Qui doit porter

22:18
Locuteur

l'effort

22:19
Locuteur 10

? Il demande...

22:20
Locuteur

Est

22:20
Locuteur 10

-ce que comme l'EPS, on doit... Vous traduisez Nono

22:22
Locuteur

Zemmour. Mais oui !

22:23
Locuteur 10

Quel duo ! Quel

22:25
Locuteur 4

coup

22:25
Locuteur

!

22:25
Locuteur 10

Est-ce

22:25
Locuteur

que

22:25
Locuteur 4

ça doit porter principalement

22:26
Locuteur

sur... On doit avoir une augmentation des

22:27
Locuteur 10

impôts, des cotisations, etc. sur les sociétés, les riches, etc. Est-ce que c'est les salariés

22:32
Locuteur

qui vont se

22:33
Locuteur 10

faire tout le

22:33
Locuteur 6

poids ? En tout cas, pour moi, ça ne peut pas être... L'équilibre d'un régime social ne peut pas se faire par l'impôt. Les choses saines, justes, c'est que... Un régime social, cotisation,

22:52
Locuteur

notamment

22:54
Locuteur 6

sur les retraites, et pas l'impôt. Ajoutons que l'impôt,

22:58
Locuteur

ça

22:58
Locuteur 6

sert déjà pour les retraites des fonctionnaires, de la fonction publique.

23:02
Locuteur

C

23:03
Locuteur 6

'est l'impôt qui paie la retraite de la fonction publique. Et donc, pour moi, je dis, en tout cas, que c'est là

23:11
Locuteur

que

23:12
Locuteur 6

se situera le critère de juste ou injuste pour cette réforme. Donc

23:16
Locuteur 4

ça rend l'équilibre encore plus difficile à trouver, si vous ne voulez pas

23:19
Locuteur

retrouver l'impôt. Oui, mais de

23:20
Locuteur 6

toute façon, pour l'instant, il n'est pas trouvé. L'idée,

23:23
Locuteur

c

23:23
Locuteur 6

'est au moins de dire ce qu'a dit le responsable de la CFDT. Il a dit quelque chose de raisonnable. Il a dit, écoutez,

23:29
Locuteur

on

23:29
Locuteur 6

a un rendez-vous

23:31
Locuteur

pour

23:32
Locuteur 6

juger de l'équilibre de la réforme en 2018. Au moins d'ici 2018, touchez pas à ça. 65, 67. Regardez tous les pays européens.

23:42
Locuteur

L

23:42
Locuteur 6

'Allemagne vient de passer à 65.

23:44
Locuteur

Oui, 67.

23:45
Locuteur 6

Non, non, passe à 65.

23:47
Locuteur

Pour

23:47
Locuteur 6

tout le monde.

23:48
Locuteur 10

Oui, ah oui, d'accord. Mais parce qu'ils n'ont pas notre système d'autos. Enfin, c'est compliqué.

23:51
Locuteur

Mais on n

23:52
Locuteur 6

'avait pas notre système non plus.

23:53
Locuteur

C

23:54
Locuteur 6

'est la décision de mettre la retraite à 60 ans en 81 qui a fait créer le seuil entre 60 et 65 ans.

24:01
Locuteur

D

24:01
Locuteur 6

'accord, génial.

24:02
Locuteur

Qui,

24:03
Locuteur 6

dans la vie politique française, dit,

24:05
Locuteur

en

24:05
Locuteur 6

même temps,

24:06
Locuteur

il

24:07
Locuteur 6

faut une réforme des retraites

24:08
Locuteur

?

24:09
Locuteur 6

60 à 62 ans, c'est acceptable. Mais je ne tolérerai pas l'injustice des 65-67. C'est vous. Qui le dit ? Non, mais c'est ce courant politique-là. Il est donc, ce courant politique-là, légitime,

24:22
Locuteur

parce

24:22
Locuteur 6

qu'il défend une position qui est, me semble-t-il, la position la plus juste du jeu, de tout le champ politique.

24:30
Présentateur

Alors, le discours de Grenoble, l'insécurité, la façon de combattre cette insécurité et, effectivement, les départs des Roms, le retour vers, est-ce qu'on peut appeler ça leur pays, d'ailleurs ? Parfois, on peut se poser la question. L'amalgame avec les gens du voyage. Vous avez suivi tout ça pendant l'été. Vous avez déjà réagi, d'ailleurs, sur ces nombreux sujets. Mais quand même, d'abord, sur l'insécurité, c'est un constat, il y a une insécurité en France. Elle est plus forte, selon vous, moins forte qu'avant ?

24:59
Locuteur 6

Elle est plus forte. S'agissant des choses qui heurtent les gens, qui sont dans la vie de tous les jours déstabilisantes, elle est plus forte. Agression sur les personnes, incivilité de toute nature. Et si ça n'apparaît pas, c

25:15
Locuteur

'est qu'il y a... Les crimes de sang

25:16
Locuteur 10

diminuent depuis 50 ans

25:17
Locuteur

et,

25:17
Locuteur 10

au contraire, les attaques sur les personnes augmentent

25:19
Locuteur 6

depuis

25:19
Locuteur

50 ans.

25:19
Locuteur 6

Et si ça n'apparaît pas, c'est qu'il y a, comme vous savez, une politique du chiffre

25:22
Locuteur

qui

25:23
Locuteur 6

fait qu'il y a des

25:24
Locuteur

manières

25:26
Locuteur 6

d'organiser les choses pour que les chiffres soient meilleurs et pas pires.

25:30
Locuteur

Mais,

25:31
Locuteur 6

remarquez, ça, c'est sans doute toujours un peu fait. Ça, c'est le premier point. Il y a une insécurité. Cette insécurité, est-ce qu'on y apporte les bonnes réponses ? Non.

25:41
Locuteur

Pour

25:41
Locuteur 6

moi, la politique d'insécurité est à reprendre du tout au tout. Elle est à reprendre sur deux questions principales. Première question.

25:51
Locuteur

Dans

25:51
Locuteur 6

les zones de non-droit, est-ce qu'on fait ce qu'il faut faire

25:54
Locuteur

? On

25:54
Locuteur 6

ne le fait pas parce que l'État est absent. Comme vous l'aurez observé, moi, je suis quelqu'un qui vient du monde rural et qui a donc beaucoup regardé la gendarmerie.

26:05
Locuteur

Qu

26:06
Locuteur 6

'est-ce que c'était la gendarmerie dans le monde rural

26:08
Locuteur

? C

26:09
Locuteur 6

'était

26:09
Locuteur

de

26:10
Locuteur 6

la présence attentive au long cours.

26:15
Locuteur

Est

26:15
Locuteur 6

-ce qu'on a une présence attentive au long cours dans les zones de non-droit ?

26:19
Locuteur

Là,

26:19
Présentateur

vous dites à peu près la même chose que les socialistes,

26:21
Locuteur

la police de proximité. Non,

26:23
Locuteur 6

je ne dis pas la même chose que les socialistes.

26:25
Locuteur

Je

26:25
Locuteur 6

vais essayer

26:25
Locuteur

d'aller au

26:26
Locuteur 6

bout de ce que je pense, moi.

26:31
Locuteur

On

26:31
Locuteur 6

a une absence de l'État. Moi, je ne parle pas seulement de la police. Je parle de l'État avec tous les services de l'État. Services publics

26:43
Locuteur

autant

26:44
Locuteur 6

que sécurité. Plus de fonctionnaires, alors. Et non, et c'est la raison pour laquelle j'avais

26:50
Locuteur

proposé

26:51
Locuteur 6

pendant la campagne présidentielle

26:54
Locuteur

une

26:55
Locuteur 6

démarche complètement différente. J'ai dit, dans toutes les zones de non-droit, vous mettez un sous-préfet, un chef de tous les services de l'État,

27:04
Locuteur

et

27:05
Locuteur 6

qui, avec obligation d'habiter

27:07
Locuteur

dans

27:08
Locuteur 6

la cité. Ça, c'est salaud. Non ! Les gendarmes, ils habitent, la gendarmerie, avec obligation d'habiter dans la cité, et avec autorité sur les services publics,

27:22
Locuteur

qu

27:23
Locuteur 6

'ils puissent dire, écoutez, là, du point de vue des profs, ça ne va pas. Là, du point de vue, alors, ce n

27:28
Locuteur

'est

27:28
Locuteur 6

pas l'État, mais

27:29
Locuteur

comme

27:30
Locuteur 6

si, du point de vue de la poste,

27:32
Locuteur

le

27:32
Locuteur 6

nombre de gens qui vous disent, mais il faut faire la queue 4 heures à la poste, chez nous, il ne faut pas la faire ailleurs, qui fasse en sorte qu'il y ait, oui, de la police présente et visible. Il y a des quartiers de Paris où vous avez des policiers tous les 50 mètres.

27:52
Locuteur

Et

27:52
Locuteur 6

puis, il y a des zones entières en France où

27:54
Locuteur

il

27:54
Locuteur 6

n'y

27:54
Locuteur

en

27:54
Locuteur 6

a pas du tout, sauf quand il y a des incidents.

27:58
Locuteur

Et

27:58
Locuteur 6

à ce moment-là,

27:59
Locuteur

c

28:00
Locuteur 6

'est une police qui vient de l'extérieur.

28:03
Locuteur

Pas

28:03
Locuteur 6

la police de l'intérieur. C'est la BAC.

28:05
Locuteur

C

28:06
Locuteur 6

'est une police qui débarque, qui y a... choc comme ça.

28:12
Locuteur

Et

28:13
Locuteur 6

me semble-t-il, ce n

28:14
Locuteur

'est

28:14
Locuteur 6

pas la bonne réponse. Ça, c'est la première réponse.

28:16
Locuteur

Je vais prolonger ça parce que... Mais après, on

28:19
Locuteur 6

viendra à la

28:20
Locuteur

deuxième idée parce que j'ai

28:21
Locuteur 6

dit qu

28:21
Locuteur

'il

28:21
Locuteur 6

y a deux idées.

28:21
Locuteur

Avec

28:22
Locuteur 10

plaisir. Mais la première, déjà, elle mérite d'être approfondie parce que, bon, je ne

28:26
Locuteur

veux

28:26
Locuteur 10

pas vous taquiner, mais comparer la gendarmerie en pays rural avec ce que vivent les flics en banlieue, c'est quand même un peu drôlatique, on dira. Parce que ça n'a rien à voir. Ou alors, il faut revenir, non pas à 1860, mais au XVIIe siècle, quand on envoyait

28:44
Locuteur

l'armée

28:44
Locuteur 10

pour faire payer les paysans, pour faire payer l'impôt par les paysans.

28:47
Locuteur

Et on était heureux

28:48
Locuteur 6

à cette époque-là.

28:49
Locuteur

Ça, c'est une première

28:50
Locuteur 10

chose.

28:50
Locuteur 6

Ceci

28:51
Locuteur

est

28:52
Locuteur 6

une caricature. Écoutez, c'est...

28:54
Locuteur

Si

28:55
Locuteur 6

vous aviez, excusez-moi de dire, si vous aviez

28:58
Locuteur

des femmes

29:01
Locuteur 6

et des hommes

29:03
Locuteur

qui

29:04
Locuteur 6

soient présents, à

29:07
Locuteur

qui l'État demande

29:08
Locuteur 6

d'être là,

29:10
Locuteur

pas de débarquer,

29:11
Locuteur 10

pas de faire des

29:12
Locuteur

opérations coup de poing... Non, j'ai compris.

29:14
Locuteur 10

J'ai compris. Seulement, pourquoi, d'après vous, il n'y a pas l'État et les services publics ? Pourquoi ? Pourquoi il n'y a plus la poste

29:22
Locuteur

? Parce

29:23
Locuteur 10

que les facteurs se

29:24
Locuteur

faisaient... Je veux

29:25
Locuteur 10

finir. Parce que les facteurs se faisaient casser la gueule. Pourquoi il n'y a plus les pompiers ? Parce que quand ils arrivent pour éteindre les incendies, ils se prennent des parpaings sur la gueule et ils se prennent les réfrigérateurs sur la tronche. Pourquoi il n'y a plus de médecins ? Parce que quand ils arrivent, ils se font décinguer. Donc, en fait, il faut prendre votre raisonnement à l'invers. Il n'y a plus de service public parce qu'il n'y a pas de sécurité. Et même... Et les flics, en fait, la police de proximité, en fait, c'est eux qui avaient les chocottes. Donc c'est pour ça qu'on les a enlevés. C'était ridicule. C'était...

L'ordre n'était pas réglé par la police, mais était réglé par les voyous. C'est exactement ce qui se passe

30:02
Locuteur

aujourd'hui. Alors, la solution...

30:03
Locuteur 10

Il est faux de dire qu'il y a une zone de non-droit, pardonnez-moi, mais c'est à l'agrégé de l'aide que je parle. Il y a un droit.

30:09
Locuteur

Il

30:09
Locuteur 10

y a un ordre. Mais il est imposé par les voyous.

30:12
Locuteur

Et

30:13
Locuteur 10

les voyous payent

30:14
Locuteur

comme

30:15
Locuteur 10

dans les mafias. C'est-à-dire, ils financent l'achat de la maman qui va acheter au supermarché, ils font du social, ils font peur, ils interdisent de parler. L'ordre règne. Simplement, ils ne règnent pas avec la police. Deux raisonnements

30:31
Locuteur 4

arrivent au même point.

30:32
Locuteur

Qu

30:32
Locuteur 4

'est-ce qu'on fait ?

30:33
Locuteur

Non, non,

30:33
Locuteur 6

non, non, non, non, non, non, non,

30:35
Locuteur 4

non,

30:36
Locuteur 6

non, non, non, non, non,

30:36
Locuteur

non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non.

30:39
Locuteur 6

Pour une fois, il ne

30:40
Locuteur

faut

30:40
Locuteur 6

pas rire. Mais je ne ris pas,

30:41
Locuteur

c'est très sérieux. Parce que là, pour une fois, on est

30:43
Locuteur 6

dans des vrais durs sujets. Mais absolument. Alors, un,

30:48
Locuteur

moi,

30:49
Locuteur 6

je ne crois pas

30:50
Locuteur

que

30:51
Locuteur 6

toutes les banlieues françaises en soient dans cet état-là,

30:57
Locuteur

totalement,

30:59
Locuteur 6

où il

30:59
Locuteur

n'y

30:59
Locuteur 6

a rien à faire, où il n'y

31:00
Locuteur

a

31:00
Locuteur 6

plus rien à faire. Parce que ce que vient de dire Zemmour, c'est qu'il n'y a plus rien à faire. Je ne crois pas ça.

31:06
Locuteur

Et

31:06
Locuteur 6

en tout cas, dans la responsabilité qui est la mienne, excusez-moi, je ne signerai jamais cette déclaration d'impuissance-là. Je pense qu'il y a beaucoup à faire. Je veux même vous dire,

31:16
Locuteur

je

31:17
Locuteur 6

pense qu'il y a beaucoup de gens qui attendent désespérément, vivant, là, sur place, qu'on fasse quelque chose. Je pense qu'il y a beaucoup de gens, bien,

31:27
Locuteur

qui

31:27
Locuteur 6

font des efforts formidables pour en sortir, qui ne supportent plus ce que vous avez décrit, qui ne supportent plus,

31:35
Locuteur

et

31:36
Locuteur 6

qui simplement disent, mais on n'est tout seul, personne ne pourrait être avec nous.

31:40
Locuteur

Vous

31:40
Locuteur 6

allez sonner à quelle porte

31:41
Locuteur

?

31:43
Locuteur 6

Et donc, je dis,

31:44
Locuteur

si

31:45
Locuteur 6

vous ne rebâtissez pas un État présent,

31:49
Locuteur

et

31:49
Locuteur 6

s'il faut affronter, non, vous ne

31:51
Locuteur

m'avez pas répondu, vous avez

31:53
Locuteur 6

fait le tableau désespéré, d'ailleurs,

31:55
Locuteur

vous avez vu

31:56
Locuteur 10

même les flics de la BAC à Grenoble, ils ont mis leur nom, ils les ont menacés, c'est les flics qu'on a enlevés. Non, mais il faut voir où on

32:02
Locuteur

en est, quand même.

32:03
Locuteur 6

Non,

32:03
Locuteur

mais vous n'allez pas dire, c'est pas faux.

32:05
Locuteur 10

C

32:06
Locuteur

'est vrai ou pas ce que je

32:06
Locuteur 10

dis ? Non,

32:07
Locuteur 6

mais c'est

32:07
Locuteur 10

vrai ce que je dis.

32:08
Locuteur 6

C'est vrai ce que vous dites. Il est inacceptable que l'État, au lieu de renforcer, de sécuriser ceux qui étaient menacés,

32:19
Locuteur

il

32:19
Locuteur 6

les enlève et

32:20
Locuteur

il s'en va. C'est pas avec votre police de

32:21
Locuteur 10

proximité qu'on va leur

32:23
Locuteur

faire peur.

32:23
Locuteur 6

C'est pas... Parce que quand vous dites ça, reprenant les mots qu'un certain nombre de gens dans le

32:31
Locuteur

pouvoir

32:31
Locuteur 6

actuel ont utilisé...

32:33
Locuteur 10

Ah, je reprends rien.

32:33
Locuteur

Vous aussi. Je

32:34
Locuteur 10

suis comme vous,

32:35
Locuteur

moi, je suis ma voix. Vous dites

32:36
Locuteur 6

police de... Oui, ben, c'est bien. Vous dites, si c'est ça, c'est bien. Mais vous dites police de proximité avec un petit accent de mépris.

32:44
Locuteur

C

32:44
Locuteur 6

'est vrai,

32:44
Locuteur

vous avez raison. Genre,

32:45
Locuteur 6

ils jouent au foot. C'est vrai.

32:46
Locuteur

Vous avez raison, je pense ça. Eh bien,

32:47
Locuteur 6

excusez-moi, les gendarmes en zone rurale, ils jouent pas au foot. Ils sont la présence de l'ordre, vigilant, attentif, et ne croyez pas qu'il n'y ait pas d'incident en zone rurale. Ne croyez pas qu'il

33:02
Locuteur

n

33:02
Locuteur 6

'y ait pas de gens du voyage, comme on dit dans les populations aujourd'hui ciblées dans les zones rurales. Ne croyez pas qu'il

33:09
Locuteur

n

33:09
Locuteur 6

'y ait pas de très pauvres, de gens qui ont... Ah, si, si, il y a beaucoup de gens très pauvres, ça vous avez raison. ... qui sont partis... qui ont plus de repères. Mais il y a plus de gens pauvres

33:18
Locuteur

dans les pays ruraux

33:19
Locuteur 6

qu'en banlieue. Ne croyez pas qu'il n

33:21
Locuteur

'y ait

33:21
Locuteur 6

pas de trafic.

33:23
Locuteur

Vous

33:23
Locuteur 6

croyez que les trafics de drogue, ils s'arrêtent à la banlieue ?

33:25
Locuteur

Non, non, absolument

33:27
Locuteur 6

partout. Ne peignez pas la France comme ça, avec d'un côté les banlieues, mais les gosses de banlieue qui vous écoutent là en ce moment...

33:35
Locuteur 10

Mais ils le savent. ... ils sont désespérés.

33:37
Locuteur

Non, mais ils le savent ce

33:38
Locuteur 10

que je dis,

33:38
Locuteur

ils le vivent. Il y a

33:39
Locuteur 6

quelque chose à faire et il est nécessaire qu'on réunisse les forces et les moyens de le faire, en changeant la philosophie de cette intervention. Mais, mais, avant que Eric Nolo

33:50
Locuteur

ne

33:51
Locuteur 6

parle... Votre deuxième idée. Il y a une deuxième chose à faire. Les types de Grenoble

33:57
Locuteur

qui

33:58
Locuteur 6

font un hold-up à main armée et qui tirent sur les policiers, vous croyez qu'ils en sont à leur première infraction ?

34:06
Locuteur

On

34:07
Locuteur 6

en arrive à ces situations-là,

34:09
Locuteur

au

34:09
Locuteur 6

bout d'une longue chaîne, qui a commencé à 11 ans, à 12 ans, à 13 ans, et on a laissé se multiplier les contraventions d'abord, les constats, les rappels à la loi, ils en sont quelquefois à la 30e, 35e, 35e maillon de la chaîne où on les a attrapés. Parce qu'il

34:29
Locuteur

y

34:29
Locuteur 6

en a beaucoup d'autres où on ne les a pas attrapés. Eh bien, je pense qu'il est nécessaire

34:34
Locuteur

de

34:35
Locuteur 6

dire,

34:36
Locuteur

il

34:36
Locuteur 6

faut que pour ces garçons, là, c'est des garçons souvent, beaucoup plus souvent que des filles,

34:41
Locuteur

pour

34:42
Locuteur 6

ces garçons-là, il faut une réponse qui soit

34:45
Locuteur

rude

34:49
Locuteur 6

et forte dès les premières infractions. Le caractère précoce

34:58
Locuteur

de

34:58
Locuteur 6

la sanction, moi, je n

35:00
Locuteur

'ai

35:00
Locuteur 6

pas peur des mots de sanction,

35:01
Locuteur

et

35:02
Locuteur 6

de l'éducation, voire de la rééducation. En tout cas, on leur donne des repères qu'ils n'ont pas dans leur famille et on les sort de là. Tant qu'on n'aura pas fait ça, tant qu'on en blablatera, on n'aura pas apporté de réponse. Et donc, ça fait deux réponses d'une politique qui n'est pas la politique actuellement suivie.

35:21
Locuteur 4

Non, non. D'abord, un petit mot sur la banlieue, parce qu'il faut arrêter de mettre toutes les banlieues dans le même sac. Il se passe des choses formidables. Voilà, je réponds à Zemmour, quand même. Ben, quand même. Moi, je t'ai invité dans une émission de télévision à l'île Saint-Denis.

35:31
Locuteur

J

35:31
Locuteur 4

'ai rencontré vraiment que des gens formidables.

35:33
Locuteur

Et

35:33
Locuteur 4

ce n

35:33
Locuteur

'est

35:33
Locuteur 4

pas Tintin au pays des soviets. Ce n'était pas une façade. Il y a des gens qui se débrouillent, qui sont d'ailleurs ravis de vivre en banlieue, qui ne voudraient pas vivre ailleurs. Donc, il faut quand même être un tout petit peu plus nuancé. Ensuite, moi,

35:43
Locuteur

je

35:43
Locuteur 4

suis plutôt d'accord avec vous sur la police de proximité. Je pense qu'elle a été très caricaturée. En effet, ils ne passent pas leur temps à jouer au foot. Mais ce que vous dites ne correspond pas au sentiment d'urgence. Alors, dans la deuxième partie de votre exposé, vous avez répondu à ça. Mais très concrètement, qu'est-ce que vous pensez de deux propositions radicales ? Une faite plutôt du côté de Sarkozy et d'autre de Ségolène Royal. Ségolène Royal, un encadrement militaire pour les gamins les plus durs, les plus réfractaires. Et du côté de Sarkozy, sous la houlette de M. Ciotti, des établissements de réinsertion avec un encadrement très musclé. Est-ce que vous êtes favorable à

36:14
Locuteur

l'encadrement par l'armée

36:15
Locuteur 4

et

36:15
Locuteur

par

36:15
Locuteur 4

une

36:15
Locuteur 6

forme de...

36:16
Locuteur

Alors,

36:16
Locuteur 6

armée, je ne

36:17
Locuteur

sais

36:17
Locuteur 6

pas si c'est le boulot de l'armée. Mais des gens qui ont cette expérience-là, en effet, de conduire des hommes, de ne pas se laisser impressionner, parce qu'il faut aussi avoir, au sens moral et quelquefois physique, les épaules du choc. Je suis favorable et déterminé à soutenir ce genre d'idées. Ça fait sourciller Canemérat.

36:37
Locuteur 7

Non,

36:37
Locuteur

non,

36:38
Locuteur 7

non, ça ne fait pas sourciller. Permettez que je prenne part à ce débat. Non, moi, je... Moi, je vous entends parler de tout ça très bien. Moi, j'ai envie d'essayer de remonter un peu aux sources.

36:47
Locuteur

C

36:47
Locuteur 7

'est-à-dire, pourquoi on en est arrivé à cette situation en banlieue ? Moi, j'ai grandi en banlieue. Voilà, Ressort Angis, Grigny, la Grande Borne, les Tarterelles, où on entend maintenant tout le temps des problèmes. Et à l'époque, donc là, aujourd'hui, j'ai 22 ans, donc c'était... Non,

37:01
Locuteur

non.

37:02
Locuteur 7

Donc, il y a 30 ans, la banlieue était finalement assez agréable. Moi, quand je retourne à Ressort Angis, je suis content de retourner dans cette ville. J'ai grandi là-bas, j'ai fait de la musique, du théâtre, tout ça.

37:13
Locuteur

Je

37:13
Locuteur 7

crois qu'il faudrait peut-être savoir pourquoi on en est arrivé là. Et je me demandais si on n'a pas

37:19
Locuteur

créé,

37:20
Locuteur 7

en fait, un fossé entre ces jeunes, donc ces fils d'immigrés qui sont français, parce que là, je pense qu'on parle quand même, si on est bien d'accord, hors de la banlieue, des cités, des ghettos aujourd'hui, est-ce qu'on n'a pas, finalement, stigmatisé, on n

37:32
Locuteur

'a

37:32
Locuteur 7

pas eu des préjugés,

37:34
Locuteur

on

37:34
Locuteur 7

n'a pas imposé des images, des fausses images, des mauvaises images de ces jeunes, de ces gens, ce qui fait qu'on n'a pas, après, il n

37:41
Locuteur

'y a

37:41
Locuteur 7

plus eu de dialogue entre les jeunes et les autres. Je ne sais pas, Éric, je parle comme ça me vient. Je n

37:47
Locuteur

'ai

37:47
Locuteur 7

pas votre talent et votre pouvoir.

37:50
Locuteur

Je n'ai rien dit, je n'ai rien dit.

37:51
Locuteur 7

Non,

37:51
Locuteur

non,

37:51
Locuteur 7

mais aujourd'hui, par exemple, vous parlez qu'ils se sont créés une loi et un ordre, parce que, justement, ils se sont retrouvés tout seuls, c'est

37:57
Locuteur

-à-dire

37:57
Locuteur 7

que plus personne n'osait parler,

37:59
Locuteur

n'osait discuter, parce que je crois qu

38:00
Locuteur 7

'on a créé des fausses images de ces gens-là, parce que je vous assure que moi, quand j'ai grandi en banlieue, tout ça se mélangeait très, très bien, et je ne sais pas, petit à petit, ça s'est distendu, je ne sais pas, il y

38:13
Locuteur

a

38:13
Locuteur 7

vraiment eu un fossé créé entre la banlieue et la non-banlieue, et qu'il faudrait savoir comment régler ça plutôt que de... Enfin, je sais qu'il faut faire des choses, mais par exemple, moi, je prends un exemple tout con, mais la police aujourd'hui, quand je vois la tenue de la police aujourd'hui, j

38:25
Locuteur

'ai

38:25
Locuteur 7

l'impression de voir des CRS ou des militaires à chaque fois.

38:28
Locuteur

Je

38:28
Locuteur 7

trouve que la police n

38:29
Locuteur

'est

38:29
Locuteur 7

pas élégante, n'a pas une tenue, et là, je parle de costume carrément. L'autre fois, j'ai vu, ils ont des rangers, les policiers...

38:36
Locuteur

Ils sont des soldats,

38:36
Locuteur 7

quoi, en

38:37
Locuteur

gros.

38:37
Locuteur 7

Oui, il y a quelque chose d'agressif, il

38:38
Locuteur

y a

38:38
Locuteur 7

quelque chose de... Et je trouve que, je ne

38:41
Locuteur

sais

38:41
Locuteur 7

pas, si on était un peu plus... Je ne

38:43
Locuteur

sais

38:43
Locuteur 7

pas, même dans le look, dans la façon de s'habiller... On

38:46
Locuteur

en revient en gendarme, mais à

38:47
Présentateur

la police de

38:48
Locuteur

proximité. Oui,

38:49
Locuteur 7

et puis voilà.

38:50
Locuteur 6

À la police enracinée, on ne

38:52
Locuteur

va

38:52
Locuteur 6

pas dire de proximité parce que c'est dévoyé maintenant. On peut essayer de répondre à

38:56
Locuteur

ça. Je suis en paye. Oui, mais bon,

38:57
Locuteur 6

moi, je... Voilà.

38:58
Locuteur

Mais

38:59
Locuteur 7

j'ai failli voter pour vous, quand même.

39:01
Locuteur

Écoutez... Je l'ai dit tout à l'heure, vous

39:02
Locuteur 7

aurez

39:03
Locuteur

une chance dans deux ans. C'est mieux de passer votre temps à dire. Parce que j'aime bien, moi, le côté. Je prends les deux

39:07
Locuteur 7

côtés.

39:08
Locuteur

Parce que ça,

39:09
Locuteur 7

c'est intéressant. Parce que, comme vous dites, moi, je ne peux pas dire si on est de gauche ou si

39:12
Locuteur

on

39:12
Locuteur 7

est de droite. Aujourd'hui, on a envie de prendre des personnes, des gens. Voilà. Et

39:15
Locuteur

vous avez

39:15
Locuteur 7

ce truc.

39:16
Locuteur

Et pourquoi vous n'avez pas... Écoutez, la prochaine fois,

39:19
Locuteur 6

la prochaine fois, au lieu de faillir, vous votez. Vous votez. Et puis après... Après, j'ai voté Ségolène Royal. Ça va

39:25
Locuteur

? Très

39:26
Locuteur 6

bien. Et donc... Non, ça ne veut pas du tout

39:28
Locuteur 7

pour lui.

39:28
Locuteur 6

Pas

39:29
Locuteur 10

du tout.

39:30
Locuteur 7

Non,

39:31
Locuteur

non, mais... Non, mais je ne reprends sur le dossier... C'est ce qu'il y avait de pire, même.

39:33
Locuteur 10

Il n'aura pas fallu que vous votiez sur le

39:35
Locuteur

pot. Mais au moins, il était loin devant. Non, mais

39:36
Locuteur 6

que s'est-il passé, selon vous ?

39:37
Locuteur

Ce

39:37
Locuteur 6

que vous avez dit, c'est très important. Bon, qu'est-ce qui s'est passé ? Moi, je vais essayer de dire avec toute la prudence nécessaire.

39:48
Locuteur

Un, on

39:49
Locuteur 6

a fait un urbanisme délirant qui n'a été fait dans aucun autre pays comme chez nous.

39:54
Locuteur

On

39:54
Locuteur 6

est d'accord. C'est-à-dire que l'urbanisme,

40:00
Locuteur

normalement... François, voyez-vous que je peux vous en dire

40:02
Locuteur 10

30 secondes

40:03
Locuteur

?

40:03
Locuteur 10

Oui. À Grenoble, et pardonnez-moi de vous interrompre, mais à Grenoble, là où il y a eu les émeutes et tout, l'urbanisme est magnifique. Non, mais c

40:09
Locuteur

'est pas... C'est un contre-exemple terrible. Parce que, non... Mais vous avez raison sur le... En général...

40:13
Locuteur 6

Vous,

40:13
Locuteur

vous

40:13
Locuteur 6

dites... Vous, en parlant d'urbanisme, vous parlez des bâtiments. Moi, je parle des gens.

40:20
Locuteur

L

40:20
Locuteur 6

'urbanisme, c'est

40:20
Locuteur 10

les gens, maintenant.

40:21
Locuteur 6

Oui, l'urbanisme, c'est les gens. Voilà. Moi, je suis pour un urbanisme qui permet de mélanger les classes sociales dans les mêmes immeubles. Vous, vous savez... Ah, d'accord, d'accord, d'accord, d'accord. Comment le Paris, une grande ville comme Paris, c'était au XIXe siècle ? Oui. Vous aviez le...

40:42
Locuteur

La

40:42
Locuteur 6

mixité, c'était l'escalier. Oui. Pourquoi ? Parce que vous aviez au premier étage les gens qui étaient riches

40:50
Locuteur

et

40:50
Locuteur 6

pour monter

40:51
Locuteur

au

40:52
Locuteur 6

septième étage, il y avait les plus pauvres parce qu

40:54
Locuteur

'il

40:54
Locuteur 6

n'y

40:54
Locuteur

avait

40:54
Locuteur 6

pas d'ascenseur. D'inventer l'ascenseur, ça a provoqué la situation dans laquelle

41:00
Locuteur

il

41:00
Locuteur 6

n'y a plus eu que les mêmes avec les mêmes. Oui. Si

41:03
Locuteur 10

vous avez lu quand même Philippe Ariès, vous savez qu'avant même l'ascenseur, les bourgeois se sont séparés des ouvriers et qu

41:09
Locuteur

'ils

41:09
Locuteur 10

sont partis à

41:10
Locuteur

l'ouest.

41:10
Locuteur 6

Non, mais parce que... Vous savez trop de choses pour moi.

41:12
Locuteur

Oui, je

41:13
Locuteur 6

sais

41:13
Locuteur

trop de choses. Excusez-moi. Et

41:16
Présentateur

de toute façon, on ne va pas supprimer les ascenseurs. Grosso modo. Je vais vous dire... Non, non. Poursuivons. J'aime

41:23
Locuteur 4

bien le tour du débat.

41:24
Locuteur

Poursuivons.

41:24
Présentateur

Ça me plaît

41:25
Locuteur

bien. D'ailleurs,

41:25
Présentateur

il y a même des problèmes d'ascenseurs. Il n'y

41:27
Locuteur

en

41:27
Présentateur

a plus parfois dans certains

41:28
Locuteur

domaines. Souvent. Mais

41:29
Locuteur 6

pourquoi ?

41:30
Locuteur

Poursuivons

41:31
Locuteur 6

en

41:31
Locuteur

disant

41:31
Locuteur 6

ceci.

41:33
Locuteur

A partir

41:33
Locuteur 6

du

41:34
Locuteur

moment où il est casse... Pourquoi il est casse ? Voilà une bonne question. Pourquoi il est casse ? Voilà une bonne question. Il

41:37
Locuteur 6

devrait faire de la politique, Zemmourini. C'est une bonne question. À partir du moment

41:43
Locuteur

où

41:44
Locuteur 6

on a fait ce qu'on a appelé la politique d'aide à la pierre et pas la politique d'aide à la personne,

41:52
Locuteur

ça

41:52
Locuteur 6

a l'air d'une décision techno vachement compliquée. Ça veut dire quoi

41:55
Locuteur

?

41:56
Locuteur 6

J'aide à construire des immeubles pour telle catégorie de la population

42:01
Locuteur

et

42:01
Locuteur 6

on met tous les mêmes dans les mêmes immeubles.

42:04
Locuteur

Au

42:04
Locuteur 6

lieu de faire l'aide à la personne qui consiste à dire on fait des immeubles pour tout le monde, il

42:08
Locuteur

y

42:08
Locuteur 6

a à l'intérieur des gens aidés et des gens qui ne le sont pas.

42:10
Locuteur

Eh

42:11
Locuteur 6

bien, je pense que concevoir un urbanisme, pas les bâtiments, mais les personnes

42:18
Locuteur

qui

42:18
Locuteur 6

soient un urbanisme

42:19
Locuteur

qui

42:20
Locuteur 6

fassent vivre, qui presque, j'allais dire, obligent,

42:23
Locuteur

il

42:23
Locuteur 6

y

42:23
Locuteur

a

42:23
Locuteur 6

des moyens d'inciter, faire vivre ensemble des gens différents,

42:28
Locuteur

tout

42:28
Locuteur 6

ça, c'est une des causes principales parce qu'il

42:32
Locuteur

y a

42:32
Locuteur 6

des gens qui se sont sentis relégués.

42:35
Locuteur

Je

42:35
Locuteur 6

me souviens très bien en campagne présidentielle,

42:39
Locuteur

j

42:39
Locuteur 6

'avais des garçons et des filles avec qui je parlais qui étaient très sympas

42:44
Locuteur

et

42:45
Locuteur 6

ils me disaient mais vous savez, nous,

42:47
Locuteur

on

42:47
Locuteur 6

ne nous reçoit jamais,

42:48
Locuteur

quand

42:49
Locuteur 6

on envoie un CV, on ne nous répond jamais, quand on téléphone, et je m'attendais à ce qu'ils disent parce que je m'appelle Mohamed, je ne

42:57
Locuteur

sais

42:57
Locuteur 6

pas quoi, c'était formidable, ils disaient,

43:00
Locuteur

parce

43:00
Locuteur 6

que nous, on est du 9-3

43:02
Locuteur

ou

43:02
Locuteur 6

on est des tartarets.

43:04
Locuteur

Et

43:05
Locuteur 6

ils considéraient que l'adresse était une condamnation. Oui, mais pourquoi ? Je

43:11
Locuteur

viens de vous expliquer. Non, c'est parce que c'est devenu comme ça. Non, la politique d'urbanisme. Au départ,

43:15
Locuteur 10

il a raison, moi aussi j'ai grandi en

43:17
Locuteur

banlieue, c'était pas du tout comme ça. La politique

43:18
Locuteur 6

d'urbanisme qui a été faite, c'est une politique qui a entraîné les ghettos. M.

43:23
Locuteur 4

Bayrou, vous avez un peu perdu vos réflexes politiques parce qu'il y a quelques années, quand vous étiez plus vie, vous auriez mis dans la gueule de Zemmour qu'il est contre

43:30
Locuteur

les

43:30
Locuteur 4

20% de

43:31
Locuteur

l

43:31
Locuteur 4

'élection.

43:31
Locuteur

Je suis contre, absolument. Donc il

43:33
Locuteur 4

est contre la mixité sociale.

43:34
Locuteur

Mais

43:34
Locuteur 4

parce

43:34
Locuteur

que je vais l'exprimer. Donc là, vous avez

43:35
Locuteur 4

un désaccord de fond, il est contre la

43:36
Locuteur

mixité sociale. Moi, je suis pour et je pense même que c'est essentiel. Mais évidemment, vous êtes pour. Tous les

43:39
Locuteur 10

politiques sont pour

43:40
Locuteur

et que ça fait bien d'être pour. Non, moi aussi je suis pour. Voilà, Nolo aussi est pour. Seulement,

43:44
Locuteur 10

moi je vais vous dire quelque chose. Il faut arrêter de penser qu'on va mélanger des gens alors qu'ils ne vivent pas de la même façon et qu'il y a... C'est ça le problème de fond.

43:55
Locuteur

Je

43:55
Locuteur 10

suis désolé de le dire et qu'il y a des gens qui vivent différemment parce que moi j'ai grandi de la même façon en banlieue. Ils étaient minoritaires. Donc on vivait tous petit à petit.

44:09
Locuteur

Qui

44:09
Locuteur 10

ils étaient ? Les étrangers. Donc les gens qui venaient de l'étranger.

44:13
Locuteur

Ils

44:13
Locuteur 10

venaient et ils s'adaptaient au mode de vie français.

44:17
Locuteur

Tout

44:17
Locuteur 10

le monde s'adaptait. On l'a tous fait. On s'adaptaient au mode de vie français. Nos parents, nos grands-parents, etc. Et on vivait à la française. C'était comme ça. À partir du moment où il y

44:25
Locuteur

a

44:25
Locuteur 10

un déséquilibre démographique et c'est tout à fait humain, les gens vivent comme ils étaient au pays puisqu'ils sont les plus nombreux. Et donc les autres se sauvent. Vous n'allez pas les forcer à se mélanger. Ils ne veulent pas vivre comme ça. Ils veulent vivre à la française. C'est triste mais c'est comme ça. Donc ils se sauvent et après on dit on fait des ghettos. Et après les petits voyous prennent le pouvoir. Tout ça est mêlé. C

44:48
Locuteur

'est un drame

44:49
Locuteur 10

mais c'est comme ça. Mais il ne

44:50
Locuteur

faut

44:50
Locuteur 10

pas dire on va forcer les gens à se mélanger. Ils ne veulent pas. Ça marche pourtant dans certains...

44:55
Locuteur

Non, ça

44:56
Locuteur 10

marche pas.

44:56
Locuteur

Ça marche dans tous les pays européens. Ça marche

44:58
Locuteur 10

nulle part. C'est pas vrai.

45:00
Locuteur

En Allemagne ça ne se marche pas. À Londres en Angleterre il n'y a pas de plus communautaristes. À Marseille ça

45:04
Locuteur 7

se passe... À Marseille je suis désolé

45:07
Locuteur

à Marseille ça se passe très très bien. Et encore il y a

45:09
Locuteur 10

les quartiers nord.

45:10
Locuteur

Tout

45:10
Locuteur 7

le monde se retrouve sur la plage qu'on soit les quartiers nord ou d'ailleurs.

45:16
Locuteur

Non mais il n

45:17
Locuteur 10

'y

45:29
Locuteur

a pas non mais

45:31
Locuteur 6

c'est... On est là dans le dur du dur du dur.

45:35
Locuteur

Ah bah oui,

45:35
Locuteur 6

ça je suis d'accord. Excusez-moi. Moi

45:39
Locuteur

je ne veux

45:39
Locuteur 6

pas d'un pays

45:41
Locuteur

dans

45:42
Locuteur 6

lequel on dit

45:43
Locuteur

on

45:44
Locuteur 6

vivra plus jamais ensemble les étrangers et les gaulois. Moi non plus je

45:48
Locuteur

veux pas. Si c'est ça que vous voulez... Mais c'est ce qui se passe.

45:49
Locuteur 6

Si c'est ça

45:50
Locuteur

que vous voulez... Mais moi je ne veux pas.

45:51
Locuteur 6

Non.

45:51
Locuteur

Je

45:52
Locuteur 6

le regrette.

45:52
Locuteur

Non,

45:53
Locuteur 6

parce que vous le... Non. Alors Eric. Parce

45:57
Locuteur 10

qu

45:57
Locuteur

'on décrit alors

45:57
Locuteur 10

on le souhaite. Oui. Bah non, au contraire moi j'ai vécu

45:59
Locuteur

le contraire. Je suis comme caméra j'ai vécu le contraire. Il y a François.

46:03
Locuteur 7

Je vous s'appelle François maintenant. Non

46:06
Locuteur

mais...

46:08
Locuteur 7

Ça marche.

46:09
Locuteur

On

46:10
Locuteur 7

va vous parler... Eric, tu parles d'étrangers. Moi

46:14
Locuteur

je parle de français. Mais évidemment. Mais

46:15
Locuteur 7

au

46:16
Locuteur

départ il y a des français qui veulent vivre dans

46:18
Locuteur 7

leur

46:18
Locuteur

pays comme tout le monde. C'est tout. C'est étranger. Il y a un grand par an ou un grand par an. Vous parlez de français Eric Zemmour. Mais je suis d'accord parce que le mode de vie... Oui, mais parce

46:26
Locuteur 10

que leur mode de vie... C

46:28
Locuteur

'est ça. C'est toujours ce que j'ai expliqué. Mais c'est pas... Leur mode de vie il est en France. Il est en France. Mais il est pas

46:33
Locuteur 6

forcément français. Je connais Eric Zemmour depuis longtemps. Je ne

46:35
Locuteur

veux

46:35
Locuteur 6

pas caricaturer ce qu'il dit. Mais... C'est pas la peine. Vous vous rendez compte

46:40
Locuteur

? Vous vous rendez compte ? Non mais je

46:41
Locuteur 10

caricature pas. J'essaie de décrire la situation objectivement. C'est tout.

46:44
Locuteur 6

C'est une description de la situation objective qui porte un message qui est chacun chez soi. Au contraire. Non ? Je

46:53
Locuteur

vous assure, François. Au contraire.

46:55
Locuteur 6

Sinon,

46:56
Locuteur

on n'est pas couché. On n'est pas couché. C'est le type de l

46:58
Locuteur 6

'émission. C'est ça. En tout cas, pour moi,

47:02
Locuteur

quand

47:02
Locuteur 6

on est un responsable public,

47:04
Locuteur

quand

47:05
Locuteur 6

on n'est pas là en situation d'observateur facile,

47:09
Locuteur 10

quand

47:09
Locuteur 6

on est un responsable public,

47:12
Locuteur

on

47:12
Locuteur 6

essaie de tirer son pays vers l'idée que

47:17
Locuteur

on

47:17
Locuteur 6

va devoir

47:19
Locuteur

qu

47:19
Locuteur 6

'on doit vivre ensemble et que d'ailleurs on vit

47:22
Locuteur

ensemble.

47:22
Locuteur 10

Mais pour ça,

47:23
Locuteur

il

47:23
Locuteur 10

faut se ressembler, François Bayrou.

47:24
Locuteur

Il faut arrêter de

47:25
Locuteur 10

dire le droit à

47:26
Locuteur

la différence, etc. Il

47:27
Locuteur 10

faut

47:28
Locuteur

se ressembler sinon

47:28
Locuteur 10

les

47:29
Locuteur

gens ne vivront pas ensemble.

47:30
Locuteur 10

Non, tu ne

47:31
Locuteur

peux pas dire ça.

47:32
Locuteur 10

Bah si. Tu

47:32
Locuteur

ne peux pas. Bah si, si, si. Tu ne peux pas vivre avec... Je veux dire dans le mode de

47:36
Locuteur 10

vie, évidemment, pas dans le physique.

47:37
Locuteur 6

Écoute, mes enfants, ils sont allés au lycée,

47:43
Locuteur

ils

47:43
Locuteur 6

sont allés jouer dans le club sportif de la cité qui, comme tu sais, est une réputée, une des plus difficiles de France à Lousse-des-Bois. Ce n

47:50
Locuteur

'est

47:50
Locuteur 6

pas les mêmes. Mon fils, il est roux. Je

47:54
Locuteur

ne parle pas de physique, c'est pour ça que j'ai précisé. Je ne parle pas de physique. Je parle de mode de vie.

47:59
Locuteur 6

Je

48:00
Locuteur

parle de

48:00
Locuteur 6

mode de vie,

48:01
Locuteur

pas de physique. Le mode de vie n'était pas le même. La

48:04
Locuteur 6

religion n'était pas la même. La religion n'était pas la même. Et pourtant, ils sont amis comme les deux doigts de la main. Et donc, je ne peux pas accepter... Excuse-moi. Il faut

48:15
Locuteur

y

48:15
Locuteur 6

croire.

48:15
Locuteur

Je ne peux pas

48:16
Locuteur 6

accepter. Mais ce n

48:17
Locuteur

'est

48:17
Locuteur 6

pas qu'il faut y croire. C'est notre destin où on n'a pas de destin. C

48:21
Locuteur

'est notre destin où on craint.

48:23
Locuteur 3

Allez,

48:23
Locuteur

dernier mot

48:24
Locuteur 3

de...

48:24
Locuteur

On

48:24
Locuteur 4

a un territoire.

48:26
Locuteur

Moi,

48:27
Locuteur 4

ce qui me prouve, c'est que... Évidemment, il y a des problèmes en Lyon,

48:30
Locuteur

on

48:30
Locuteur 4

ne peut pas le nier. Moi, j'habite un coin dans le nord-est de Paris qui est un des quartiers les plus mélangés. Ça se passe bien. On ne peut pas dire que ce soit la guerre entre

48:36
Locuteur

les communautés. Ça se passe plein dans plein de quartiers.

48:38
Locuteur 5

C

48:39
Présentateur

'est

48:39
Locuteur

pour ça que c'est

48:39
Présentateur

possible. C'est possible. La preuve. Alors, les Roms, votre réaction à ce qui se passe en ce moment

48:44
Locuteur

?

48:45
Locuteur 6

C'est très simple.

48:48
Locuteur

Un, que

48:49
Locuteur 6

l'État fasse respecter la loi. Très bien.

48:53
Locuteur

Très

48:53
Locuteur 6

bien. S'il y a des occupations illégales de terrain, s'il

48:58
Locuteur

y

48:58
Locuteur 6

a de l'insalubrité, il fait respecter la loi. C'est très bien. Deux, qu'il transforme ça en un étendard pour regrouper autour de lui des électeurs qu'il croyait perdus, ça, vous verrez qu'au bout du compte, c'est quelque chose qui est dangereux. Parce que, qui trinque

49:18
Locuteur

?

49:19
Locuteur 6

Ceux qui trinquent, c'est ceux qui sont de ces communautés-là

49:23
Locuteur

et

49:24
Locuteur 6

qui font un gros boulot pour envoyer leurs enfants à l'école et ce n

49:27
Locuteur

'est

49:27
Locuteur 6

pas facile.

49:28
Locuteur

Pour

49:28
Locuteur 6

s'intégrer...

49:29
Locuteur

Il

49:29
Locuteur 6

se trouve que, Éric Zemmour l'a connu, c'est de qui je parle, un homme que j'aimais fraternellement était de cette communauté-là. Manouche, tzigane, du cirque, Jojo Fanny, puisqu'il s'appelait comme ça et qui est mort il

49:49
Locuteur

y

49:49
Locuteur 6

a quelques années.

49:51
Locuteur

C

49:52
Locuteur 6

'est ceux-là qui trinquent.

49:54
Locuteur

On

49:54
Locuteur 6

appelle Rome,

49:56
Locuteur

ils

49:57
Locuteur 6

ne sont pas plus Rome, enfin, je veux dire, c'est une dénomination... Politiquement correcte,

50:00
Locuteur

ça veut dire Rome.

50:01
Locuteur 6

Oui, il y a... Ça veut dire quoi ? Ça veut dire homme ? Oui, homme. C'est un truc politiquement correct, on va dire gitane ou tzigane. Voilà, gitane, tzigane, manouche, il y en a... Manouche ? La très grande, la plus grande partie

50:17
Locuteur

de

50:17
Locuteur 6

ces communautés, ils sont français depuis bien avant beaucoup de ceux qui les cibrent. D'accord,

50:22
Locuteur 10

mais ce n

50:23
Locuteur

'est

50:23
Locuteur 10

pas ceux qu'on chasse, il ne

50:23
Locuteur

faut

50:23
Locuteur 10

pas exagérer. Non,

50:24
Locuteur

ce n'est pas ceux qu'on chasse. c'est les Roumains. Non, non, non, ce n'est

50:28
Locuteur 6

pas ça. On

50:30
Locuteur

renvoie les

50:30
Locuteur 6

Roumains et on en fait un drapeau pour faire de ça un signe de ralliement. Eh bien, je considère moi que c'est dangereux parce que je reviens à la question. Normalement, la mission d'un responsable, d'un pays, d'un peuple, sa mission, c'est de rassembler et pas d'antagoniser. Je vais vous dire quelque chose.

50:51
Locuteur

Comme

50:52
Locuteur 6

ça,

50:53
Locuteur

vous

50:54
Locuteur 6

rendez les gens enragés. Enragés. Alors, Zemmour, il dit, ils sont enragés. Ben oui.

51:03
Locuteur

Vous

51:04
Locuteur 6

rendez les gens enragés les uns contre les autres. Mais ils sont capables de s'étriper si vous continuez comme ça.

51:13
Locuteur

Alors,

51:13
Locuteur 6

il y a plein de gens qui peuvent le faire. Les démagogues peuvent le faire. Des gens qui veulent faire des succès de librairie peuvent le faire.

51:22
Locuteur

Il

51:22
Locuteur 6

y a une seule personne qui ne

51:23
Locuteur

peut

51:23
Locuteur 6

pas le faire.

51:24
Locuteur

C

51:25
Locuteur 6

'est le président de la République dans un pays comme ici. Dans un pays comme ici, le président de la République, il doit avoir la charge

51:32
Locuteur

de

51:33
Locuteur 6

ceux-là autant que des autres. Et puis, je ne

51:37
Locuteur

suis

51:37
Locuteur 6

pas en train de décrire un truc idéal. Vous imaginez De Gaulle faire le truc au Rhum

51:42
Locuteur

?

51:43
Locuteur 6

Vous imaginez ?

51:44
Locuteur 10

Avec De Gaulle, il ne serait pas rentré. Parce que c'est ça aussi le problème. Eh oui, excusez-moi, c'est l

51:49
Locuteur

'Union Européenne, Il n'y avait pas de gens du voyage du temps de

51:51
Locuteur 10

De

51:52
Locuteur

Gaulle ? Si, il y avait des gens du voyage. Mais seulement,

51:54
Locuteur 10

il n'y avait pas la Roumanie qui était dans l'Union Européenne.

51:57
Locuteur

Il y en a 12 000.

51:58
Locuteur 6

Combien

51:58
Locuteur

? Il

51:59
Locuteur 6

y en a 12 000 ciblés roms étrangers. Excusez-moi de vous dire, les gens du voyage sont venus d'Inde en l'an 1000. Je sais.

52:09
Locuteur

Ils

52:09
Locuteur 6

se sont déplacés lentement en roulotte depuis l'an 1000. et ils nous ont apporté des trucs formidables.

52:15
Locuteur

D'accord,

52:16
Locuteur 10

très bien, formidable. Ben formidable. Mais oui, je ne dis pas ça ironiquement,

52:20
Locuteur

je dis formidable. ce n'est pas rien.

52:22
Locuteur 10

Est-ce que je n

52:22
Locuteur

'ai

52:22
Locuteur 10

pas dit ça ironiquement, je suis incapable de manier l'ironie,

52:24
Locuteur

je

52:24
Locuteur 10

ne

52:24
Locuteur

suis

52:24
Locuteur 10

pas

52:25
Locuteur

comme Nolo. C'est ça.

52:27
Présentateur

Allez, on a en tout cas bien entendu votre réponse. On termine par la tradition de l'émission, le dessin de la semaine dans les nombreux dessins qu'on vous a proposés de la presse satirique. Je cite Marianne qui n

52:39
Locuteur

'est

52:39
Présentateur

pas un journal satirique mais il se trouve qui a de nombreux dessins dedans. Charlie Hebdo, le canard enchaîné. Vous avez choisi celui-ci, signé Grosse. On y reconnaît le président de la République, M. Sarkozy, avec ce titre. Il n'y a pas assez de manuels scolaires et le président qui dit parce qu'il

52:52
Locuteur

y a

52:52
Présentateur

trop de profs. Pourquoi avoir choisi ce dessin

52:56
Locuteur

?

52:56
Locuteur 6

Ben écoutez, c'est la rentrée scolaire que... C'est l'ancien prof

53:01
Locuteur

et ministre de l'éducation qui parle. c'est

53:03
Locuteur 6

la rentrée scolaire, j'allais dire aujourd'hui parce qu'on enregistre l'émission un peu avant la diffusion. À peine ! J'aurais pas dû le dire, c'est ça ?

53:11
Locuteur

Non,

53:11
Locuteur 6

si on est

53:11
Locuteur

en décembre. Voilà.

53:14
Locuteur 6

Et donc, c'est la rentrée scolaire aujourd'hui et pour moi, ça devrait être le plus beau jour de l'année,

53:22
Locuteur

le

53:23
Locuteur 6

plus important jour de l'année parce que quand Cadmérat disait tout à l'heure pourquoi,

53:29
Locuteur

la

53:29
Locuteur 6

réponse, elle est là en partie, l'école.

53:32
Locuteur

Il

53:32
Locuteur 6

y a eu un moment où l'école était intégratrice et elle est moins intégratrice

53:37
Locuteur

et

53:37
Locuteur 6

moi, je ne dis pas que ce soit uniquement une question de moyens mais avouez qu'il y a quelque chose de totalement illogique à dire c'est notre priorité et à dire on supprime 15 000 postes par an. Vous voulez

53:48
Locuteur

réduire la dette

53:49
Locuteur 6

?

53:49
Locuteur

Je

53:50
Locuteur 6

veux réduire

53:50
Locuteur

la dette par le supprimer des droits. Il faut donc réduire le budget et la

53:52
Locuteur 10

défense publique.

53:53
Locuteur 6

Si vous avez suivi ma campagne de 2007, j'avais dit qu'il

53:58
Locuteur

y aura

53:58
Locuteur 6

un seul secteur sanctuarisé, un

54:01
Locuteur

seul

54:01
Locuteur 6

secteur où on protégera, c'est l'éducation nationale. C

54:05
Locuteur

'est la moitié

54:05
Locuteur 10

de la fonction publique,

54:06
Locuteur

et vous le savez

54:07
Locuteur 10

très bien.

54:08
Locuteur 6

Comme disait Philippe Séguin que nous avons bien aimé l'un et l'autre,

54:12
Locuteur

ce

54:12
Locuteur 6

n

54:12
Locuteur

'est

54:12
Locuteur 6

pas là que vous devez faire les économies. Il avait raison. De ce point de vue-là, en tout cas pour moi, dire priorité, ça veut dire qu'on garantit

54:23
Locuteur

les

54:23
Locuteur 6

moyens sur le long terme,

54:25
Locuteur

pas

54:26
Locuteur 6

d'année sur année, sur le long terme.

54:28
Locuteur

On

54:29
Locuteur 6

sécurise.

54:30
Locuteur

Je

54:31
Locuteur 6

suis le premier, je crois, à avoir fait voter une loi de programmation, et le seul peut-être même, une loi de programmation de l'éducation nationale. Pourquoi ? Pour que les profs, les responsables, les parents d'élèves, ils sachent que dans cinq ans,

54:44
Locuteur

ils

54:45
Locuteur 6

auront encore

54:46
Locuteur

le

54:46
Locuteur 6

minimum nécessaire pour bien fonctionner.

54:49
Locuteur

En

54:49
Locuteur 6

tout cas pour moi, c'était un sourire de le montrer, c'est le seul, au fond, si on veut commencer à répondre à la question de Cadmerade,

54:57
Locuteur

il

54:58
Locuteur 6

faut commencer par l'école.

54:59
Locuteur

Le

54:59
Présentateur

dessin de Laurent Lafitte, son choix.

55:04
Locuteur

C

55:04
Présentateur

'est un dessin signé Jules, paru dans Charlie Hebdo, avec, on y reconnaît, Brice Hortefeux et Nicolas Sarkozy, les Gypsy Kings, Joby et Joba. Pourquoi

55:15
Locuteur

c'était ça ?

55:16
Locuteur 5

Déjà, je croyais que c'était Nolo et Zemmour.

55:27
Locuteur

C

55:27
Locuteur 5

'est vrai que c'est toujours un peu angoissant quand on stigmatise comme ça d'un coup une population et puis d'un coup en plein été. Je me

55:37
Locuteur

suis

55:37
Locuteur 5

dit pourquoi d'un coup on est passé sur ces gens

55:40
Locuteur

-là ? À cause

55:40
Présentateur

de M. François-Marie Bagné,

55:41
Locuteur

je vous l'ai dit, tout part de lui au départ. C'était très beau. Ça se tient. Parce que je

55:46
Locuteur 5

crois que c'est juste.

55:47
Locuteur

Oui, ça se tient complètement.

55:49
Locuteur 5

Il fallait détourner la tension de Wörth et puis ça tombait très bien. Et puis, ça fait un peu peur. qu

55:55
Présentateur

'Anne

55:55
Locuteur

Mérade a

55:56
Présentateur

choisi

55:56
Locuteur

un

55:56
Présentateur

dessin publié dans Charlie Hebdo. Si tu n'as pas une retraite à 60 ans,

56:00
Locuteur

c

56:00
Présentateur

'est que tu as raté ta vie s'est signé Catherine.

56:05
Locuteur

Alors,

56:06
Présentateur

pourquoi celui-là

56:07
Locuteur

?

56:08
Locuteur 7

Est-ce que c'est Catherine Deneuve

56:10
Locuteur

?

56:10
Locuteur 7

Catherine ? Non,

56:11
Locuteur

non.

56:11
Locuteur 7

Pourquoi ? On ne sait pas si c

56:16
Locuteur

'était

56:16
Locuteur 7

Catherine Deneuve.

56:17
Locuteur

C'est une des rares

56:19
Présentateur

dessinatrices

56:20
Locuteur

de

56:21
Locuteur 5

Charlie Hebdo. Non, mais ça m'a fait marrer. Chimène Badie, il avait choisi un qui ne faisait pas rire. C'est vrai. Vous nous suivez.

56:29
Locuteur

Qu

56:29
Locuteur 5

'est-ce qu'elle

56:29
Locuteur

devient ? Je ne peux

56:30
Présentateur

rire, moi. Julie Depardieu. Alors là, vous êtes gonflée, Julie.

56:35
Locuteur

Moi, je

56:35
Locuteur 2

n

56:35
Locuteur

'ai

56:35
Locuteur 2

rien compris à vos dessins.

56:36
Locuteur

Vous avez choisi votre père. Je ne sais pas.

56:40
Présentateur

Depardieu s'attaque à Juliette Binoche. C'est signé Luz. D'un côté, l'insoutenable légèreté de l

56:45
Locuteur

'autre. De l'autre, l

56:46
Présentateur

'insoutenable lourdeur de l'autre.

56:49
Locuteur 2

Ben oui. Je n'ai rien à dire d'autre que c'est marrant puisque tout à l'heure, on ne s'appelle pas souvent mais il m'appelle tout à l'heure. Et il me dit dis donc, ça me fait rire. Je fais quoi ? Parce que c'est moi qui lui ai appris qu'il avait une connerie sur Juliette Binoche.

57:09
Locuteur

Je l'ai vu

57:09
Locuteur 2

dans l'internet. Il me

57:10
Locuteur

dit

57:10
Locuteur 2

ah bon, j'ai dit ça ? Ben je fais ouais, t'as dit ça ? Non, c'était en Allemagne, j'ai rien compris, je ne

57:15
Locuteur

sais

57:15
Locuteur 2

pas. Et là, il me dit c

57:16
Locuteur

'est

57:16
Locuteur 2

ce qu'ils ont répondu les fans de Juliette Binoche ? Ben je dis non. ou c'est pareil ? Il me

57:22
Locuteur

dit

57:22
Locuteur 2

je crois que c

57:23
Locuteur

'est

57:23
Locuteur 2

Stéphane. Alors ils ont dit oh ce gros con, donc lui, il doit avoir des problèmes sexuels. Et il me dit peut-être que j'en ai finalement. Et ça me fait rire.

57:37
Présentateur

Camille Lacour a choisi un dessin signé Pétillon publié par le Canard Enchaîné. Climat actuel dans la politique. On voit les ministres qui sont en rang devant le président de la République qui leur dit si certains envisagent de démissionner, qu'ils se dépêchent.

57:53
Locuteur

Pourquoi

57:53
Locuteur 8

celui

57:53
Présentateur

-là alors

57:54
Locuteur 8

Camille ?

57:54
Locuteur

Je

57:55
Locuteur 8

trouve que ça résume bien la politique de nos jours. Beaucoup qui parlent, pas beaucoup d'actes, donc il m'a fait rire.

58:01
Présentateur

Vous avez été bien reçu à l'Elysée quand même avec les autres

58:03
Locuteur

nageurs ? Oui par

58:03
Locuteur 8

contre très bien.

58:04
Présentateur

Vous avez déjeuné ou pas

58:05
Locuteur

?

58:05
Présentateur

Oui, oui. Ah ? C'était bon ?

58:07
Locuteur 8

Pâte au beurre. C'est la crise. Ah ben,

58:10
Présentateur

c'est Carla qui cuisine. Le dessin choisi par Zoé, c'est Charlie Hebdo. Zoé Shepard a choisi le dessin de Schwarz publié dans Charlie. A-bra-ca-da-bra-rangement, c'est pas facile à dire. On voit Bertrand Delanoé qui reçoit M. Chirac qui lui apporte des valises et il dit je ne pensais pas qu'un jour je porterais moi aussi des valises de billets au maire de Paris. C'est désespérant.

58:41
Locuteur

Pourquoi

58:41
Locuteur 1

celui-là ?

58:44
Locuteur

Déjà

58:45
Locuteur 1

parce que je savais que vous alliez avoir du mal au niveau du titre et que je suis un peu sadique et non parce que les emplois fictifs moi c'est ce qui me fait bondir mais de manière incroyable. Ça et les emplois de complaisance c'est quelque chose trop

58:57
Présentateur

de népotisme dans

58:58
Locuteur

l'administration. C'est quelque

58:59
Locuteur 1

chose que je ne supporte pas et je pense qu'on pourrait faire des économies et mieux utiliser les deniers publics si on les

59:05
Locuteur

s'en serve autrement.

59:07
Locuteur 1

Et c'est vrai que là le fait du remboursement je trouve ça quand même assez jouissif.

59:12
Locuteur

Pas

59:13
Présentateur

tous contents à l'UMP Dédé Chirac finalement c'est la suite du dessin précédent et c'est le dessin choisi par Eric Nolot on voit Madame Bettencourt qui regarde la télévision elle voit Chirac elle dit quand je pense que ce que j'ai donné à Eric Wirt va servir à payer de l'anneau.

59:32
Locuteur

Voyez

59:32
Présentateur

qu'elle a encore toute sa tête. Eric Zemmour a choisi un dessin qui représente Bernard Kouchner dessin signé Pancho dans le canard enchaîné. Kouchner ne désertera pas et on voit le ministre des affaires étrangères qui dit c'est très difficile de déserter la droite après avoir déserté la gauche.

59:52
Locuteur

M.

59:53
Présentateur

Kouchner c'est quelqu'un avec qui par exemple vous pourriez être au centre J'aurais pu. Vous auriez pu.

59:59
Locuteur

C

59:59
Locuteur 6

'est trop tard maintenant. C'est un peu compromis on va dire.

1:00:03
Présentateur

J'ai choisi un dessin concernant l'affaire Bettencourt moi aussi

1:00:06
Locuteur

c

1:00:06
Présentateur

'est un dessin signé Cardon et on terminera par celui-là. Bagné n'est plus légataire universel Liliane cherche un autre nécessiteux elle dit j'ai pensé à Chirac il est drôle ces histoires de cul de vache ça me changerait de Bagné. Voilà ce sera le dernier dessin de la semaine

1:00:24
Locuteur

et

1:00:24
Présentateur

c'est nouveau désormais chaque samedi l'invité repartira vraiment avec un cadeau alors on a réfléchi un peu Je l'ouvrirai en coulis si ça ne vous embête pas parce que Ah

1:00:34
Locuteur

non non non on vous demande

1:00:36
Présentateur

non mais il n

1:00:36
Locuteur

'y

1:00:36
Présentateur

a pas de mauvaise surprise il

1:00:37
Locuteur

n'y a

1:00:37
Présentateur

pas un truc qui

1:00:38
Locuteur

va sortir

1:00:39
Présentateur

vous

1:00:39
Locuteur

pouvez l'ouvrir et

1:00:40
Présentateur

on aimerait avoir votre réaction il n

1:00:42
Locuteur

'y a

1:00:42
Présentateur

rien de méchant là

1:00:43
Locuteur

-dedans Il peut y

1:00:43
Présentateur

avoir

1:00:43
Locuteur 6

pire que le truc qui sort

1:00:45
Locuteur

Non non non

1:00:46
Présentateur

c'est toujours en liaison avec l'actualité de la semaine M. Bayrou c'est votre cadeau vous me dites si vous êtes content ou pas C'est un cadeau qu'on a trouvé aux universités d'été du parti socialiste Il paraît que c

1:00:56
Locuteur

'est

1:00:56
Présentateur

le t-shirt qui a le mieux fonctionné là-bas What would Jaurès do

1:01:01
Locuteur

? Qu

1:01:02
Présentateur

'est-ce qu'aurait fait Jaurès ? Est-ce que vous êtes prêts à enfiler ce t-shirt aux prochaines universités du

1:01:08
Locuteur 6

Modem ? Je n'aurai pas de difficulté parce qu'il se trouve qu'à la prochaine université de rentrée les journées de rentrée qu'on a il y aura le grand historien de Jaurès qui s'appelle Jean-Pierre Rioux ceux qui n'ont pas lu La vie de Jaurès par Jean-Pierre Rioux j'invite à le lire parce que c'est un formidable bouquin

1:01:24
Locuteur

et

1:01:24
Présentateur

bien vous pouvez repartir avec ce t-shirt c'est votre cadeau monsieur Bayrou merci beaucoup François Bayrou était notre premier invité politique de la saison merci à vous d'avoir accepté notre invitation

1:01:40
Locuteur

et

1:01:40
Présentateur

à bientôt merci beaucoup

1:01:43
Locuteur

merci

1:01:44
Présentateur

à vous

1:01:44
Locuteur

c'est

1:01:58
Locuteur 6

un tour alors j'espère

1:01:59
Locuteur

à

1:01:59
Locuteur 6

bord de vous tout à

1:02:00
Locuteur

l'heure et

1:02:06
Présentateur

qu'on suit le théâtre

1:02:08
Locuteur

tout

1:02:08
Locuteur 3

de suite