Le 22h Nivat du vendredi 27 février 2026
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 24 %Attaque 34 %Défensif 43 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:30OuverteÉludée
Avez-vous pris une décision définitive concernant l'Iran ?
- 2:30OuverteRéponse directe
Est-ce le signe de préparatifs ultimes ?
- 7:00OuverteRéponse directe
Ce sont généralement plutôt mauvais signe, ces évacuations ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous ressentez de ce qu'on vous dit à la Maison Blanche ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Est-ce que ce drone était bien russe ?
- 18:00OuverteRéponse directe
Pourquoi les Russes auraient-ils ciblé le Charles de Gaulle ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30Donald TrumpFait
« Non, je ne l'ai pas fait. Nous n'avons pas pris de décisions définitives. Nous ne sommes pas vraiment satisfaits de la manière dont ils négocient. »
- 0:45Donald TrumpFait
« Ils ne peuvent pas avoir d'armes nucléaires. Nous verrons donc comment cela se passe. »
- 1:00Donald TrumpChiffre
« Nous avons la plus grande armée au monde. Il n'y a rien qui s'en approche. »
- 1:15Donald TrumpFait
« J'aimerais ne pas avoir à l'utiliser mais parfois il le faut. »
- 2:30Donald TrumpFait
« Nous n'avons pas pris de décisions définitives. »
- 23:00Donald TrumpFait
« Ces gens terribles ont déjà développé des missiles qui peuvent menacer l'Europe et nos bases à l'étranger. »
- 25:00Donald TrumpFait
« Après Midnight Hammer, ils ont été avertis de ne plus tenter de développer des armes nucléaires. »
- 0:10Lucas MangelFait
« Les services d'enseignement américains ont contredit Donald Trump sur cette fameuse déclaration puisque ils disent, je les cite, l'Iran devrait surmonter d'importants défis technologiques avant de pouvoir déployer un missile balistique intercontinental capable d'atteindre le territoire américain. »
- 0:30Stéphane GoldinFait
« Je doute qu'il puisse arriver comme vient de le dire euh Michel Goyard, Michel Goy, le colonel Goyard, euh sur le continent américain. »
- 2:30Stéphane GoldinChiffre
« les Iraniens ont su reconstituer leur stock de missile depuis le mois de juin dernier puisqu'ils sont revenus au stock qui au au nombre qu'ils avaient euh avant le le mois de les 12 jours du mois de juin. »
- 8:30Stéphane GoldinPromesse
« le ministère israélien a demandé aux centres médicaux de se tenir prêt à faire face à un conflit de 2 à 4 semaines si nécessaire. »
- 10:30Lucas MangelFait
« Les vols entre l'aéroport d'Istanbul et de Teran ont été annulés. »
- 12:30Alexandre MelnckFait
« les Chinois ont demandé à leur leur leurs citoyens résidents en Iran de quitter si possible les lieux. »
- 14:30Alexandre MelnckFait
« il est facile, c'est pas le mot, mais on entre dans une guerre et après on sait pas exactement comment en sortir. »
- 16:30Alexandre MelnckFait
« l'action d'Israël et je prononce encore une fois ce mot qui était banni du vocabulaire géopolitique changement de régime. »
- 22:30Sonia DridChiffre
« plus de la moitié des Américains ne souhaitent pas d'intervention en Iran. »
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Ce soir, l'information principale, ce sont les États-Unis qui recommandent au personnel non essentiel de leur ambassade à Jérusalem, donc en Israël, de quitter le pays s'ils le peuvent. Et donc ça n'est pas très [musique] bon signe. En même temps, regardez, une Armada américaine maximale est [musique] en train de se positionner véritablement sur place.
Le Ford, le plus grand porte-avion du monde américain, vient de passer la crête et il se positionne maintenant sur AIFA, face à Aifa, ce grand port israélien. Donald Trump, quant à lui, très stratégiquement laisse planer le doute. Avez-vous pris une décision définitive concernant l'Iran ? [musique] Non, je ne l'ai pas fait.
Nous n'avons pas pris de décisions définitives. Nous ne sommes pas vraiment satisfaits de la manière dont ils négocient. Ils ne peuvent pas avoir d'armes nucléaires.
Nous verrons donc comment [musique] cela se passe. Nous avons la plus grande armée au monde. Il n'y a rien qui s'en approche. [musique] J'aimerais ne pas avoir à l'utiliser mais parfois il le faut.
Une certitude seulement bien évidemment le secrétaire d'État Marco Rubio. Le secrétaire d'État américain sera justement à partir de lundi en Israël. Est-ce le signe de préparatif ultime ?
Est-ce le signe que le temps des discussions est terminé ? Mesdames, messieurs, bonsoir. [musique] Merci d'être vous toutes et tous avec nous ce soir sur le plateau pour essayer de comprendre, commenter ce qui est en train de se passer entre Iran, [musique] Israël, États-Unis. que ce soit les meilleurs experts.
Sopia Mara, bonsoir. Vous êtes grand reporteur et journaliste, spécialiste du Moyen-Orient. Merci [musique] d'être avec nous ce soir.
Michel Goya, bonsoir Michel. Consultant militaire LCI nécessaire à ce plateau. Alexandre Mnique, bonsoir Alexandre.
Professeur de géopolitique à Lycéen Business School, ancien ancien businessman, ancien [musique] diplomate soviétique puis russe, Lucas Manger. Bonsoir Lucas. Vous êtes grand reporteur, spécialiste des questions internationales et Benoît Billant.
Vous êtes avec nous également. C'est un honneur ce soir, historien militaire, spécialiste des questions stratégiques. Ce soir, nous avons eu droit à différentes prises de parole de la part de Donald Trump.
Euh vous l'avez entendu à l'instant, il a répondu aux questions de Sonia Dridi, de Sonia Dridi, notre correspondante permanente à Washington qui a réussi à lui poser la question qu'il fallait euh lui poser. Donc on a l'impression ce soir euh Michel Goya que il n'a pas encore pris sa décision. C'est lui qui doit la prendre certes, mais tout semble imminent.
C'est-à-dire que et on va y revenir dans le détail, nous avons plusieurs Armada. Armada, c'est le mot de Donald Trump qui sont maintenant non pas stationnés mais positionnés là où il faut l'être. et euh quelques signes quand même importants que nous détaillerons ce soir à propos des des possibles frappes imminente.
Euh oui, c'est-à-dire que oui, les les moyens alors des moyens des moyens de frappe et de défense sont en place, hein. Il y a pas il y a pas toute la panoplie des moyens qui serait sans doute nécessaire, mais il y a suffisamment de choses. On a un peu l'impression dans cette affaire que Donald Trump s'est un peu piégé.
C'estàd qu'il a commencé par envoyer des moyens. Il a un peu joué de la trompette et puis en fait c'est maintenant que tout est en place qui se demande à quoi ça tout ça ça peut bien servir et comment il globalement comment il va se sortir de de ce piège en réalité. Et donc on sent très bien qu'il a pas envie, enfin en tout cas il prend pas de risque.
Ce qui est certain, c'est que Donald Trump ne prend dans les opérations militaires, prend le minimum de risque. Ça vous étonne ça ? Que quoi qu'il prenne qu' ne prennent pas de risque.
Pourquoi pas hein ? C'est un choix. Non, mais c'est plutôt un choix sage.
Non, ça peut être un choix sage à part que ben en prenant pas de risque, on a pas beaucoup de souvent on a pas beaucoup de résultats non plus. Donc ça oblige à d'avoir des objectifs limités. là et il s'est engagé dans un truc où bah l'alternative c'est globalement c'est de lancer une grande campagne aérienne et que c'est quelque chose qui est très aléatoire, très risqué au bout du compte et et ça c'est la première fois c'est la première fois que ça arrive à Donald Trump et visiblement ça le dérange en tout cas ce soir l'information qui pourrait être le signe d'une bascule imminente ce sont les États-Unis les États-Unis qui recommandent justement depuis aujourd'hui à tout leur personnel non essentiel de leur ambass assassade à Jérusalem en Israël bien sûr de quitter Israël Lucas Manger c'est généralement plutôt mauvais signe ça ça commence ça commence comme ça les les évacuations ça ça peut commencer comme ça c'est-à-dire que de toute façon il y a des tensions dans la région et une crainte de tension dans la région donc par précaution généralement les les personnels diplomatiques non essentiel les familles sont évacuées à l'avance les États-Unis sont pas les seuls à le faire il y a d'autres pays qui commencent à évacuer la région que ce soit et pas seulement Israël mais aussi le Liban Jordanie l'Irak, la Chine a mais la Chine ça concerne plutôt l'Iran.
La Chine a demandé à ses ressortissants de quitter l'Iran. Donc, ce sont des signaux qui sont envoyés mais par refaire l'excellente analyse militaire de de Michel, il y a aussi un aspect politique dans les décisions, l'indécision pardon de Donald Trump ou en tout cas l'incertitude, le doute qu'il plane, c'est que une immense majorité de ses propres électeurs des électeurs républicains d'imaga, sont farouchement contre cette intervention si elle devait avoir lieu. Donc il y a il y a des il y a une confluence de à la fois de conjecture militaire et de doute sur à quoi ça sert et de de risque aussi politique à 7 mois de d'élection demi-mandat qui une entrée dans une guerre dont on ne connaît évidemment jamais la fin pourrait aussi coûter cher à Donald Trump d'un point de vue politique.
Oui Sophie Mara, on sait également que ce soir les vols entre l'aéroport d'Istanbul et celui de Teran ont été annulés. Ils ont été annulés justement en raison du renforcement des mesures militaires américaines autour de l'Iran. Donc là, il s'agit de Turky Sharlines.
Oui, ça s'ajoute à cet ensemble de faisceaux qui nous mènent éventuellement vers des frappes. En tout cas, quand on dit que euh la la tension monte, ça n'est pas galvodé. Non, tout à fait.
Ça fait partie de ces faisceaux qui euh portent à croire que il y aurait peut-être une frappe imminente. Mais rappelez-vous qu'il y a quelques semaines déjà sur ce plateau même, nous surveillons, nous scrutions le ciel au-dessus du Poche Orient où il n'y avait presque plus aucun avion qui volait. Euh alors et c'est peut-être suite à une information particulière aujourd'hui.
Ce que je peux vous dire pour sûr, c'est qu'en plus de de des civils qui ont été évacués à la demande de leur pays respectifs comme l'évoquait à l'instant Lucas, il y a également des militaires américains qui ont évacué l'Irak. C'est-à-dire que presque toutes les bases américaines, ça c'est en cours d'évacuation. C'est en cours d'évuation.
Il ne reste plus que deux bases. Euh moi j'ai voilà mais en tout cas ça veut dire que ce c'est ce ne sont pas seulement les civils. Là on parle de militaire américain ce qui veut dire que il me semble que en tout cas s'il y a une intervention il y a ce ne sera pas des troupes au sol puisque même les militaires ont eu pour instruction de quitter et le Liban et l'Irak.
Nous sommes en duplexe de Washington avec Sonia Dridi. Sonia bonsoir. Merci d'être avec nous Sonia.
Vous avez posé cette question tout à l'heure, la question qu'il fallait poser à Donald Trump et nous vous en remercions. Mais qu'est-ce que vous avez senti ? Donc il vous a répondu que pour le moment il n'avait pas décidé.
Je pense que s'il vous avait dit qu'il avait décidé, [rires] ça aurait été impossible. Il ne l'aurait pas dit à l'avance. Mais est-ce qu'est-ce que vous ressentez de ce qu'on vous dit à la Maison Blanche autour de Donald Trump ? parce que il semblerait que même s'il est le seul à décider, il y a des dissensions autour de lui quant à cette frappe ou ces frappes et à la date.
Oui, c'est vrai qu'ici à Washington et à la Maison Blanche, on guettete tout signe d'une d'un éventuel signe pour nous donner la direction dans laquelle Donald Trump veut aller. Alors oui, il m'a dit qu'il n'avait pas encore pris sa décision. C'est un petit peu la question qu'on se posait tous ici.
Évidemment, peut-être qu'il bluffe, mais on sent quand même qu'il hésite. Euh, il nous a dit qu'il n'était pas content de la façon dont les négociations se déroulaient, qu'il aimerait bien éviter une intervention militaire, mais que parfois il fallait y aller. Et puis on sent quand même de de plus en plus les officiels ces derniers jours, ces deux trois derniers jours que ce soit Marco Rubio, son secrétaire d'État ou Jedy V son vice-président, faire des déclarations pour préparer un petit peu l'opinion publique et puis signe peut-être qu'il penche de plus en plus vers une intervention militaire.
Hier, il a été briefé par l'amiral Brad Cooper qui est le chef du SC, donc qui est chargé des opérations militaires au Moyen-Orient. Et c'est la première fois qu'il était briefé par l'amiral Cooper depuis le début de la crise avec l'Iran. D'habitude, il est briefé surtout par le chef de la CIA et par son chef des États-majors, Danken.
Danken était présent hier, mais là, il y avait aussi Brad Cooper et donc c'est quelque chose qu'on peut noter en tout cas dans dans pour essayer de de de comprendre si il va bientôt y aller. Merci Sonia Dri. Bien sûr, vous restez avec nous comme fil rouge tout au long de la soirée sur alors ce qu'on scrute beaucoup aussi, ce sont les images satellites.
Les images satellites Benois Billan, on il y en a énormément qui sont donc en source ouvertes d'ailleurs, elles servent énormément aux journalistes pour essayer de comprendre la situation, de comparer un jour par rapport à un autre. Et sur une image satellite qui avait été prise il y a quelques jours, le 21 février, on voyait avions visibles sur une base aérienne de Prince sultan en Arabie Saoudite et le 25, c'est-à-dire avanthier, il n'y en avait plus que 38. Qu'est-ce que ça voudrait dire ?
Est-ce que il pourrait avoir été redéployé ailleurs justement pour participer à ces éventuelles frappes ? Bah, d'abord, il y en a une partie qui peuvent être simplement en vol, c'est-à-dire en train d'effectuer des missions dans la région et donc ça veut pas forcément dire qu'il y a un il y a un redéploiement. Euh ensuite, oui, c'est possible que les États-Unis pour compliquer aussi les les capacités de repost ou de frappes de contre-frappe iranienne euh redéploie sur leur base de la région un certain nombre d'unités, c'est-à-dire qu'il les fassent se repositionner régulièrement pour compliquer le travail de ciblage des Iraniens.
Je pense pas qu'il faille surinterpréter ces ces images là. Le la tendance de fond, elle est elle est claire. Les États-Unis sont en train de et ont déployé maintenant un ensemble de forces qui sont cohérentes avec d'abord une posture pour défendre leur base dans la région et Israël et ensuite mener une campagne de frappe que je qualiféis de relativement limité contre un certain nombre d'infrastructures d'infrastructures militaires iraniennes si jamais les négociations ne devaient pas aboutir.
Il y a quelque chose qui me frappe dans la séquence, c'est que Donald Trump semble peut-être plus que la tradition politique américaine classique lié étroitement son effort diplomatique et sa pression militaire. Traditionnellement aux États-Unis, la politique s'arrête quand les armes parlent et là il fait en même temps. C'est dû en même temps.
C'est-à-dire que la pression militaire, c'est une tactique de négociation diplomatique avant tout. Ça ressemble un petit peu à ce que euh Nixon et Kissinger avaient essayé de faire avec le Nord-Vietnam au la à la fin de l'année 1971-1972, ça s'appelait l'opération linebecker. C'estit des frappes sur la région de Hannœil qui était destinée à contraindre les Vietnamiens à négocier les accords de Paris pour sortir d'une situation déjà.
Il y a un parallèle à faire je pense avec ce qu'on stratégie de la pression maximale. Nous allons revenir bien évidemment en détail tout au long de cette soirée sur ce qui est en train de se passer. Comment se matérialise véritablement cette pression ?
Nous irons également, nous recevrons d'ailleurs sur ce plateau Stéphane Goldin qui arrive d'Israël et qui pourra nous donner la vision du point de vue israélien. faisons un petit détour par revenons sur ce qui s'est passé cet incident en mer Baltique avec le Charles Gaulle puisque quand on vous disait sur LCI, quand on vous dit qu'on répète sur LCI que la mer Baltique est l'épicentre de forte tension et bien avant-hier alors qu'il était en escale à Malmeux, le Charles de Gaulle que vous voyez présentement à l'image a été la cible d'un drone qui s'en est approché. Immédiatement, les forces suédoises ont utilisé des dispositifs de brouillage électronique pour rompre son signal.
Et aujourd'hui, les le communiqué de de l'armée suédoise dit clairement que il s'agissait euh de bah d'un drone russe. Que dit ce communiqué ? lors de la visite du porte-avion français Charles de Gaulle à malmeux que le navire de renseignement électromagnétique russe Gigouevs a pénétré dans les eaux territoriales suédoises.
Donc voilà, il nous explique comment ça s'est passé véritablement. Le navire suédois HMS RAP présent dans la zone pour protéger et surveiller le porte-avion s'est alors approché du Gigouievsk afin de contrôler son passage dans le D3. Alexandre Melnic, il y a donc eu un drone qui s'est approché qui n'a pas pu aller très loin mais il paraît avéré l'enquête bien sûr suédoise est en cours qu'il s'agirait d'un drone qui avait décollé de son Gigulievs cette ce navire russe il paraît parce que ça reste toujours une hypothèse de travail hein donc tant qu'on les Russes ne sont pas pris la main dans le pot de confiture il est difficile de fermer quand même les choses en tout cas il y a enfin je vous ai v je vous ai connu plus affirm Mais il y a en tout cas Anne un faisau de présomption extrêmement fort et clair que derrière il y a quand même la main de Moscou.
Bon donc si on part justement sur cette hypothèse, ce que je voudrais souligner, il faut jamais sous-estimer le rôle de la symbolique dans les décisions du Crimelin. Il s'agit du porte porteavion qui s'appelle Charles de Gaulle. Pour les Russes, Charles de Gaul, c'est la France.
Pour les Russes, Charles de Gaul, c'est la France du nucléaire. Et donc aujourd'hui, et je voudrais faire ce parallèle entre ce qui s'est passé ces derniers temps dans la propagande de Russe. Quel était le sujet principal Anne ?
était l'affirmation de la propagande de russe que l'Angleterre et la France auraient transféré une partie de leurs armes nucléaires à Kif à l'Ukraine. C'est-à-dire c'est évidemment c'est c'est un fake c'est une fake news qui n'a jamais été confirmé mais pour les Russes si on suit un tout petit peu les médias c'est vraiment monté en épingle c'est présenté comme le sujet numéro 1. Vous savez que il y a même l'alerte nucléaire dans la région de Sverdlovsk à l'oral pour la première fois qui était déclaré.
Donc ils ont enlevé assez rapidement mais c'est dire quand même que nucléaire est toujours au cœur même de cette stratégie russe et Charles de Gaul. Et justement, la Russie veut tester les vulnérabilités françaises, tout simplement parce que évidemment ce bateau était euh euh dans ce détroit entre le Danemark et et et la Suède. Et le président français était justement donc à bord de ce de ce euh porteavion.
Pourquoi le prés il est le ministre des affaires étrangères était était là mais finalement Macron est intervenu aussi. Donc je termine, il s'agit d'un avertissement de la Russie si on se place dans cette hypothèse que c'est la Russie qui est derrière. Avertissement à la France.
Oui, mais est- Oui, mais écoutons ce qu'on a dit effectivement le porte-parole de Vladimir Poutine, Dimitri Peskov, il ne vous étonnera pas d'apprendre qu'il a nié. Ah, c'est une citation. C'est une citation.
Oui. Que disait-il ? Et bien voilà, si vous rapportez correctement, attendez, je le trouve, les déclarations des autorités suédoises, à savoir que le drone était russe uniquement parce qu'il y avait un navire russe à proximité, alors cette déclaration est tout à fait absurde.
Michel Goya. Euh bon d'abord c'est je crois que c'est la première fois qu'on a quand même au moins un faisceau de présomption très très affirmé sur le fait que cet incident soit d'origine russe he on a eu toute une série d'incidents du même type notamment dans la région dans le passé pour l'instant c'est resté fou y compris en France he compris sur au-dessus de l'île longue au-dessus d'un certain nombre de camps militaires. Pour l'instant c'était jamais identifié euh là c'est la première fois qu'on a quelque chose qui ressemble à qui est a priori d'origine russe.
Deuxième élément, c'est pas très très important si vous voulez comme agression si les Russes voulaient alors je rappelle au passage oui c'est il était à 13 km à cette nautique de du porte-avion tant qu'il venait de la mer. Bon, mais les Suédois ont bien fait de brouiller son signal et je vous rappelle Michel que c'est enfin ça ne vous a pas échappé que tout ça se déroule à l'avant-veille puisque lundi le président Macron va faire un discours sur en France sur justement la disuasion nucléaire français je le rappelle pour nos téléspectateurs Michel c'est très bien et non je rappelle c'est non c'est pas c'est pas du tout innocent évidemment dans cette affaire mais ce que je veux dire c'est que par exemple si les Russes avaient voulu vraiment agresser le le porteavion ils auraient utilisé un autre moyens y compris des drones un drone Filire par exemple, il est pas brouillable, il était à porté de il pouvait être apporté de tir. Donc là, on a testé, on a provoqué, on a effectivement lancé un avertissement euh aux Français et au sud.
Je rappelle que la défense est assurée par les Sudois, hein. C'est celui-là qui était concerné. C'est pas le portavion.
Le porte-avion, il était au port. Bah c'est oui, le porte-avion était en Suède. Le groupe aéronaval, le groupe aéronaval comme ça qui a qu c'est la c'est le pays haute qui assure la la protection.
Donc c'était aussi les les Suédois qui étaient testés dans cette affaire et le pays. Oui. Donc justement ce qu'on peut dire Benoît Buyant c'est que ce qui était testé dans cette affaire comme vient de le dire Michel Goya, c'est justement les capacités peut-être de ce nouveau membre de l'OTAN, la Suède à à à réagir.
C'était c'était peut-être cela le test. Oui, peut-être. même si je pense que c'est davantage c'est davantage un signalement diplomatique que un qu'un qu'un véritable test militaire parce que il a vous envoyez pas juste un drone euh quand vous avez une intention réellement hostile.
C'était plus une c'était plus une manière effectivement de de signaler le mécontentement de la Russie, avoir le le principal le principal navire militaire français en Baltique qui est au passage une mer qui est pas très favorable au déploiement d'un porte-avion parce que c'est une zone extrêmement étroite et que il vaut mieux les mettre il vaut mieux les mettre ailleurs si on est dans un scénario de très peu profonde et très peu profonde ce qui ne facilite pas le la super protection et une mer très j'ajoute juste à ce que disait Beno une très peu profonde qui facilite pas le déplacement d'un groupe aéronaval et le passage des sous-marins qui sont censés les les protéger. Ce que je voulais juste dire tout à l'heure, c'est que c'est intéressant aussi parce que c'est le rôle de la Suède et et de vous l'avez mentionné un de ces ces nouveaux membres de l'OTAN euh qui depuis euh la veille enfin les les mois qui ont précédé l'intervention l'invasion euh de l'Ukraine par la Russie ne cesse de dire attention nous on est les plus grands observateurs de ce qui se passe tout simplement par proximité géographique et le fait que aujourd'hui l'alerte et la protection du du Charles de Gaulle viennent des Suédois est aussi un signal diplomatique intéressant. Voilà, on est rentré dans le concert de ces nations européennes.
On assure aussi la protection d'un porte-avion d'un Oui. Porte-avion français. C'est c'est un signal aussi qu'envoie les scandinaves au sens large en disant bah voilà, on fait partie maintenant vraiment du du on est dans le même euh dans la même galère si j'allais dire et pour utiliser une image maritime.
En revanche, la la logique des Russes euh elle est euh elle est assez évidente. C'est que en essayant de en montrant qu' en essayant de montrer qu'ils sont capables de menacer le porte-avion français, ils essayent de menacer la crédibilité militaire de l'appui français. Et donc justement, le fait que les Suédois aient brouillent la tentative euh permet d'éviter de d'éviter de mettre la l'affichage diplomatique français parce que là on est d'abord dans un déploiement diplomatique en porte àfa.
Euh en tout cas le porte-avion nucléaire français était en en Suède, il a été menacé par un drone potentiellement en russe. Retournons au Moyen-Orient où justement déployer ses forces au plus près de l'adversaire pour le faire plier. C'est la tactique dissuasive de Donald Trump qui négocie véritablement le doigt sur la gâchette.
On peut le dire, aujourd'hui au large des côtes israéliennes est arrivé le porte-avion Ford. Je vous rappelle que le porte-avion Ford, c'est le plus grand porte-avion du monde. Après avoir quitté hier euh la Craette, cette Armada, comme l'appelle Donald Trump, croise au large de l'Iran et d'Israël en attendant les ordres.
Voilà, vous pouvez voir ces dernières images qui nous sommes qui nous sont parvenues, celles du porteavion Ford. Donald Trump aujourd'hui a donné plusieurs interviews et lors d'une de ses euh prises de parole, il a montrer qu'il était pas vraiment content justement des Iraniens et de ce qui est en train de se passer puisque je vous rappelle, on a tendance à l'oublier que il y a quand même des négociations en cours. Je ne suis pas très content du fait qu'il ne soit pas disposé à nous donner ce dont nous avons besoin.
Donc je ne suis pas ravi. Nous verrons ce qui se passera. Nous en reparlerons plus tard.
Nous aurons d'autres discussions aujourd'hui. Oui. Euh Sopia Mara sur on a on oublie ces négociations mais il n'est pas content Donald Trump donc il fait comme d'habitude, il manie la chèvre et le chou.
Oui. Alors le fait qu'ilxprime son mécontentement euh cela va s'en dire puisque euh d'abord c'est c'est sa manière de parler. On dirait qu'il infantilise les gens dont il parle.
Alors qu'il s'agit de pays millénaires et qui sont bien plus euh habitués à la négociation, voir à à gagner du temps alors que lui il est en train d'en perdre et que il est il s'impatiente. Euh mais effectivement, il a des raisons d'être mécontent si on va sur le fond et l'avance et l'état d'avancement de ces négociations puisque l'Amérique exige 0 % d'enrichissement alors que les Iraniens ne comptent pas du tout. euh euh abandonner leur droits à l'enrichissement à 3 ou un peu plus pour et parce que jusqu'à maintenant les Iraniens n'ont absolument pas accepté le principe essentiel pour Israël et pour l'Amérique qui est de voir neutraliser son système balistique.
Donc c'est la raison pour laquelle évidemment ils ne sont pas d'accord. En plus l'Iran exige désormais qu'il y ait euh une levée des sanctions euh ce que l'Amérique n'est pas prête à donner. tout de suite en tout cas avant d'avoir évoqué le le problème balistique.
Alors je rappelle je résume que depuis fin janvier nous avons euh le porte-avue américain qui est le Lincoln. le Lincoln qui est présent sur place donc depuis fin janvier mais euh plutôt dans le D3 d'Ormouse. Depuis mi-février, cette première Armada se renforce avec des avions ravitailleurs que nous allons vous montrer Quentin si c'est possible de les voir ces avions ravitailleurs et des avions de combat qui sont envoyés dans différentes bases du Moyen-Orient.
Nous avons dans ces dans les derniers jours, voilà des avions qui sont arrivés. Euh nous avons ce Ford qui est arrivé, qui est en train d'arriver et on peut se demander quand même Michel Goya si les États-Unis ont déployé une telle force pour ne pas frapper. Euh alors d'abord, il est peut-être question d'un troisème porte-avion, hein.
C'est un scoop mais Ah bah alors merci pour ce scoop. Donc un troisème porte américain qui serait en train de se diriger au même endroit que ça il y avait en fait le plus surprenant c'est que ce soit le Ford qui a été désigné pour partir en Méditerranée parce qu'il était déjà actif depuis la ford avait donc des Caribes et cetera donc là les les les marins qui sont à bord vont se taper au moins 10 mois de de mer au moins plus grand porteavion du monde. Ouii bien sûr.
Non mais il y a cet aspect aussi évidemment qui qui joue mais il y avait un porte-avion qui était en train d'être armé à San Diego. donc la grande base de Segoo sur la sur la côte Pacifique et qui a un peu disparu des radars. Donc voilà, donc il est pas impossible que il y a un troisème porte-avion qui soit en mouvement.
C'est euh alors quand on parle de porte-avion, faut en fait, il faudrait parler de groupes euh aéronaval hein parce qu'il toujours accompagnés au moins de deux trois euh destroyés et puis de d'un sous-marin euh d'attaque. Euh donc c'est tout un ensemble qu'il faut prendre en compte euh qui a des capacités de frappe et qui a des capacités de défense. Et globalement ce queon on voit c'est que il y a deux dispositifs qui ont été mis en place véritablement.
Un [rires] centré méditerrané Israël Jordanie pays arabe qui est plutôt défensif. Donc là, vous avez toutes les batteries de défense et cetera et un autre qui est beaucoup plus offensif qui est en gros le groupe aéronaval autour de de Lincoln, la base de Diego Garcia, d'autres des bombardiers éventuellement qui peuvent venir des États-Unis et avec cet avantage que ce deuxième groupe, il est extraterritorial en gros même si Diego Garcia est britannique, c'est-à-dire que ça n'implique pas les autres pays. Et donc il y a peut-être cette idée de frapper avec ces le lincol et de se contenter d'essayer de protéger le reste du territoire pour ne pour ne pas les les impliquer.
Maintenant et pour terminer juste oui effectivement il y a énormément de moyens de frappe et de défense quand on mis en place. Il y a aucun moyen de conquête de de territoire, de disloquer quoi que ce soit, ce qui est une très grosse faiblesse. Très grosse faiblesse.
Euh c'est pour faire la guerre en gros, il faut deux capacités. Une capacité de frappe, donner des coups et une capacité de conquérir tenir, contrôler le terrain. Et mode stratégique faire ça pour obtenir en en se déplaçant avec ces deux jambes sur un objectif.
Là, ben est-ce qu'il y a les deux jambes là ? [rires] pas les deux jambes, c'est bien françis. Donc elle alors la jambe, elle est elle est musclée, c'est sûr.
Elle est très musclée, mais Trump est un uniambiste dans cette affaire. [rires] Pas du mal. Trump est unig jambiste dans cette affaire.
Mais oui, avec en plus il sait pas forcément très bien où il va donc on n'est pas on n'est pas arrivé mais ça je je termine juste dans mot. Oui. Moyen puissant plus des exigences qui sont comment dire maximalistes hein.
Et ben on voit pas très bien comment on peut sortir de cette affaire sans sans guerre en fait sans frappe. Voilà. Effectivement euh Lucas Mangel, je vous donne la parole tout de suite.
Revoyons cette carte parce que moi je n'ai à peine eu le temps de la voir. Je ne sais pas pour vous téléspectatrices et téléspectateurs. Voilà, on on a l'armada américaine autour de l'Iran, on a des chiffres.
Sachez qu'il y a environ 50000 soldats répartis dans plusieurs bases militaires de la région et sur les forces en cours justement. Pour ce qui concerne les avions, il y a environ 200 avions de combat en mer, plus sur les bases américaines dont plus de 30 F35, 10 F22. 30 F16, pardon pour ces euh c'est ces ces détails techniques. 30F 15e à cela s'ajoute des appareils de surveillance, des appareils de détection, des appareils de rit, de soutien.
Ça fait quand même beaucoup Lucas Mang. Ah oui non mais ça c'est c'est énorme. Je pas répéter ce que disait le conel Goya à l'instant.
C'est c'est absolument gigantesque si ce n'est qu'effectivement c'est pas comparable. On a on a toujours tendance à vouloir comparer par exemple quand si on compare avec l'invasion de l'Irak en 2003. Alors là, il est pas du tout question d'invasion à ce stade et ils sont ils sont pas du tout équipés pour hein.
Il y avait cinq portes-avions déployés dans la zone au sens large utilisé par l'armée, par la marine américaine au moment de de l'invasion de de l'Irak. Alors, c'est sûr que deux portesavion du coup ça paraît ça paraît peu par rapport à 2003, mais parce que il y avait aussi 200000 soldats au sol mobilisés pour être prêt à envahir division. Voilà.
Donc c'est il y a rien de il y a l'histoire d'abord ne se répète jamais mais c'est vrai que là c'est ça on ça rejoint ce qu'on disait tout à l'heure quand on voit cette carte c'est c'est fascinant parce qu'on voit les navires et les bases un peu partout tout autour ce qui d'une certaine manière oblige Donald Trump aujourd'hui. Pourquoi avoir mis tout ça là ? C'est regardez la carte là c'est l'Iran est complètement enfin sur son flanc ouest est complètement saturé de de forces américaines dans la région.
Qu'est-ce qui peut se passer après ? C'est c'est un déploiement qui pour moi est là pour créer des options aux politiques. C'est-à-dire que on n'est pas sur un il y a il y a quand on voit ce déploiement là, on a effectivement ce volet défensif et ce cette potentialité offensive avec une capacité qui n'est pas visible sur la carte mais qui est très très importante qui est celle des bombardiers américains qui pourraient partir de Diego Garcia et donc au sud en plein océanien voire des États-Unis directement en particulier pour les B2 furtifs qui ont déjà été utilisés pour frapper l'Iran.
Mais actuellement, ce déploiement, même si il nous impressionne par son caractère massif, en réalité, il est là pour ouvrir des options politiques, ouvrir des options diplomatiques et ouvrir éventuellement des options militaires à Donald Trump. Quand il dit il n'a pas pris sa décision, je pense que effectivement il y a pas encore de de scénario qui a été figé pour les militaire américain. Bon alors pour faire rentrer, je vais faire rentrer dans la conversation Stéphane Goldin.
Stevan Golding, bonsoir. Vous êtes analyste sécuritaire, ancien commandant d'unité d'élite de salle. C'est vrai que d'habitude vous êtes plutôt en visio depuis Israël et là vous êtes avec nous ce soir.
Vous passez par Paris. Merci d'être avec nous et nous allons réécouter ce son de Sonia Dridi. Sonia Dridi qui est notre correspondante à Washington qui tout à l'heure réussi à poser une question à Donald Trump justement à propos de cette opération.
Écoutons-la. Avez-vous pris une décision définitive concernant l'Iran ? Avez-vous pris une décision définitive concernant l'Iran ?
Non, je ne l'ai pas fait. Nous n'avons pas pris de décisions définitives. Nous ne sommes pas vraiment satisfaits de la manière dont ils négocient.
Ils ne peuvent pas avoir d'armes nucléaires. Nous verrons donc comment cela se passe. Nous avons la plus grande armée au monde.
Il n'y a rien qui s'en approche. J'aimerais ne pas avoir à l'utiliser mais parfois il le faut. Sonia, vous êtes en direct avec nous de Washington.
Vous avez donc posé cette question à Donald Trump. Est-ce que euh il a été euh pour vous assez clair dans sa réponse ? Est-ce que euh c'est une question qu'on lui pose souvent ou là ce soit dans ce dans ce contexte aujourd'hui, vous étiez la seule à la lui poser ?
Alors là, tout à l'heure, j'étais la seule à lui poser cette question euh et ensuite on il a fait un déplacement Texas et quelqu'un d'autre lui a posé la question est-ce que vous êtes proche de prendre votre décision finale ? qui lui a dit "Ben je vais pas vous le dire, évidemment, vous auriez un gros scoupe." Mais on sent en tout cas que les choses se précisent un peu.
On le sent toujours très hésitant. Il nous a dit donc il n'avait pas pris sa décision finale, mais on le sent de plus en plus critique et frustré par rapport à l'Iran. il est beaucoup moins prudent dans ces déclarations qu'il qu'il y a encore le le par rapport au début de semaine même en nous disant j'ai toujours pas entendu les mot en or euh par rapport à l'Iran en disant qu'il aimerait que l'Iran lui dise qui que la République islamique ne souhaite pas avoir l'arme nucléaire.
Il nous a dit que il aimerait bien pouvoir négocier avec eux mais que les Iraniens ne négociaient pas de bonnes fois. Donc on le sent quand même de plus en plus frustré. Il nous a aussi dit qu'il aimerait bien éviter une opération militaire mais que parfois il fallait y aller.
Donc on le sent un peu plus franc dans ses déclarations. son vice-président Jedy Vence qui on le sait est assez sceptique face aux interventions à l'étranger a dit dans une interview au Washington Post qu'il était toujours plutôt sceptique par rapport aux interventions étrangères mais il a assuré comme pour préparer l'opinion publique que selon lui et bien il n'y aurait pas d'enlisement en Iran s'il y avait une intervention américaine. Et puis autre signe pour beaucoup que les choses peut-être s'accélèrent, c'est que hier, ce jeudi, Donald Trump a été briefé pour la première fois en direct par le l'amiral Cooper qui est donc le chef du centé des opérations militaires au Moyen-Orient avec Dan Kan qui était également présent, son chef d'état majeur mais comme c'était la première fois depuis le début de la crise qui que l'amiral Cooper le briefait, et bien pour certains c'est un nouveau signe que les choses peut-être s'accélèrent.
Sonia Dreddy, vous étiez en direct de Washington. Euh Stéphan Goldin, les opérations donc précédentes américaines dans la région en 1991, on s'en souvient, en 2003, la grande différence, c'est que les États-Unis agissaient en coalition. Euh aujourd'hui, il est pas question de la moindre coalition.
Euh donc à l'époque, même si les Américains fournissaient le contingent le plus nombreux, ils pouvaient s'appuyer sur leurs alliés. Alors aujourd'hui, ils peuvent s'appuyer sur qui ? Évidemment, sur Israël.
Bien sûr, sur Israël. sera toujours présent et Israël est toujours en phase avec l'administration en tout cas américaine et ces derniers temps, on a vu une véritable coordination qui a été faite entre les services israéliens et les services américains. Et d'ailleurs si Benam c'estàdire plus particulièrement ces derniers temps, voulait dire bah c'est une coordination qu'on avait au niveau du renseignement mais pas qu'au niveau du renseignement quand vous avez 11 avions F22 qui ont atterri sur la base de vousz parti parler de ces oui 12 avions de combat furtif F22 qui viennent d'arriver en Israël voilà qui sont arrivés sur la base d'ouvda dans le dans le sud d'Israël.
Ça veut dire concrètement en général vous savez ces avions américains quand ils se déplacent sur le territoire israélien, c'est en général pour faire un exercice. Là, on sait très bien qu'on n'est pas dans une phase d'exercice. Donc on est dans une phase de préparation, ce qui est quand même relativement exceptionnel.
Donc on voit très bien qu'il y a cette coordination, mais cette coordination au-delà de la question militaire au sens au sanctu du sens du sens, il y a aussi une véritable coordination au niveau du renseignement et ce renseignement est très important pour les Américains compte tenu de la nature, je dirais de la connaissance que pourrait avoir Israël par rapport au territoire iranien. Hm. Euh, d'ailleurs, Marco Rubio va arriver euh dans 2 jours, lundi et mardi, euh justement en Israël.
Est-ce que vous pensez euh Sopia Mara que son arrivée c'est le signal justement d'un passage à une phase offensive euh disons offensive dans un but diplomatique ou alors militaire ? Est-ce que ça veut dire que on passe à autre chose ? Que vient-il dire justement en Israël ?
Je ne pense pas nécessairement pas au niveau d'un d'un chef de la diplomatie. Évidemment que tout maintenant est analysé, scruté chaque mouvement, chaque rencontre, chaque déplacement. Euh ouais, enfin là c'est quand même important comme moment hein.
Oui, bien sûr. Mais Rubio, je veux dire [rires] si par exemple le chef de la CIA ou du Saintcom s'était réuni avec celui du Mossade, là ça aurait été un signal très très fort. Je pense qu'on nous ne le saurions même pas.
H qu'est-ce que vous en pensez Stéphane Goldine ? C'està-dire est-ce que si Marco Rubio vient, est-ce que ça veut dire que le plan de frappe est prêt ? Est-ce que ça veut dire que il viendrait, je ne sais pas valider les cibles ?
Que vient-il faire ? obligatoirement. Je pense qu'on est en toujours dans cette phase de négociation où concrètement l'administration de Trump concrètement n'a pas encore euh je dirais euh décidé parce que c'est vrai qu'il y a énormément de de de division pour dire clairement les choses.
Je pense que si Rubio arrive en Israël, c'est pour mettre encore un peu plus de pression sur la je dirais la région. Maintenant, je ne doute que il y ait une intervention militaire au moment où Rubio sera dans la région pour dire clairement les choses. Maintenant, euh que les choses soient clair, euh il y a aujourd'hui euh au cœur d'Israël la volonté pour dire clairement d'en terminer avec le régime des Mola.
Et donc de ce fait, c'est vrai que le fait d'avoir Rubio en Israël va peut-être donner une possibilité d'accélérer et de passer à une vitesse supérieure. Donc c'est vrai que on est dans le wet and se pour dire clairement les choses dans cette affaire. Geven a dit dans le Washington Post la chose suivante aujourd'hui même l'idée que nous allons être engagés dans une guerre au Moyen-Orient pendant des années euh sans aucune fois en vue, cela n'a aucune chance de se produire.
Donc il est plutôt en train de nous dire que ça sera court. Oui, ce sera court. De toute façon, je crois que militairement l'intervention est imminente.
Le problème, quels sont les scénaris d'après, c'est-à-dire quelles sont les solutions politiques après ? Qu'est-ce qu'ils veulent finalement américains ? Parce que une opération chirurgicale à à la Modero, si j'ose dire, n'est pas tout à fait possible dans ce contexte iranien.
Le changement de régime aujourd'hui euh ce qui était tellement cher au ni au conservateurs à l'époque de la guerre en Irak n'est plus d'actualité non plus. C'est-à-dire qu'est-ce qu'est-ce qu'ils sont finalement les les possibilités pour les Américains ? Après, je suis persuadé qu'ils vont pas rester quand même au là-bas longtemps.
Il veut pas changer le régime et quelle sera l'utilité de de ces frappes ? Et à mon avis à mon avis ces manœuvres diplomatique que ce soit Marco Rubio en Israël que ce soit J Vince et cetera, c'est la recherche des solutions diplomatiques qui vont commencer vraiment à se poser et d'être d'actualité après cette intervention militaire. Al écoutons Donald Trump qui justement a évoqué tout à l'heure il y a quelques instants ce possible changement de régime.
Et votre équipe vous a-t-elle dit que si vous recourez à l'armée maintenant, il y aura immédiatement un changement de régime ? Non. Non, personne ne m'a dit cela.
Vous ne savez pas. Je veux dire, personne ne sait. Il se peut que oui, il se peut que non.
Ce serait bien si nous pouvions nous en passer. Mais parfois il faut y avoir recours. Benoît Billant, donc on peut pas dire qu'il nous aide là euh Donald Trump, mais euh il est il est il est très bon pour justement laisser euh laisser le le flou se se se développer.
Mais on peut se demander aussi si la Maison Blanche, si ça n'arrangerait pas la Maison Blanche, que Israël frappe en premier. Ça c'est une possibilité. Certains haut conseillers de Donald Trump ne cachent pas leur préférence pour cette option.
Oui, ça serait ça serait euh éventuellement éventuellement arrangeant pour les pour les États-Unis parce que ça leur ça retirer à Donald Trump le poids politique d'être celui qui prend la décision d'ouvrir les hostilités et donc qui porte ensuite la pleine responsabilité de ce que feront les Iraniens ensuite parce qu'il y aura forcément une il y aura forcément une repost. Maintenant euh ça c'est potentiellement à usage de politique intérieure pour dire à l'opinion américaine, vous voyez, c'est pas nous qui avons commencé, c'est les Israéliens qui ont attaqué. Mais c'est quand même c'est quand même une un rideau de fumée assez assez mince, me semble-t-il euh au vu du au vu du déploiement américain qui est public, qui est connu et qui montre bien qu'en fait les États-Unis sont prêts à donc oui, ça pourrait euh ça pourrait fournir le Cassus Bell qui débloque les réticences internes à l'administration américaine.
Mais au final, je crois que c'est pas si c'est pas si fondamental que ça. La vraie question, c'est que veulent les États-Unis s'ils frappent ? Quels sont leurs buts de guerre ?
Quel but de guerre ils vont élaborer. Vous disiez qu'Israël veut en finir avec le régime des Molas mais n'en a probablement pas les moyens seuls. Les États-Unis ne me semblent pas en avoir la volonté alors qu'ils en auraient les moyens.
Et donc toute le la difficulté elle est elle est dans ce ce distance entre deux justement justement Stéphane Goldin si certains pense aussi en Israël qu'il vaudrait peut-être mieux que Israël commence la frappe en premier qui serait peut-être plus facile qu'Israël commence en premier mais pas pour les mêmes raisons que les les haut conseillers de Donald Trump. C'est pas les mêmes raisons et il faudrait pas réitérer non plus ce qui s'est passé au mois de juin dernier dans parce que dans le fond on réitérerait la même histoire. Dans le fond, quand on regarde les rencontres entre Trump et Nathaniaou, la plus importante, ce n'est pas la dernière, mais c'est l'avant-dernière qui s'est passée à Marlago au mois de décembre dernier.
Pourquoi ? Parce que dans le fond, lors de cette réunion, elle a eu lieu avec les officiers de renseignement, c'est-à-dire les responsables du renseignement américain et israélien, les chefs d'étatmajor aussi américains et israéliens. Et dans le fond, c'est peut-être dans cette réunion où les États-Unis ont donné un feu vert à Israël pour pouvoir attaquer.
Maintenant, est-ce que dans le fond c'est l'intérêt d'Israël de pouvoir attaquer ? C'est une autre question. Peut-être qu'il y a des raisons électorales aussi en Israël qui permettraient dans le fond de vouloir attaquer.
Mais ça, on rentre dans un champ qui est complètement politique. Toujours est-il que nous sommes Oui, mais tout est politique Stéphan Goldin. Clair à venir sera sera évidemment politique.
Mais concrètement Israël est face aussi à une véritable problématique parce que il faut comprendre qu'il y a la question des missiles balistiques mais il y a pas que la question des missiles balistiques, il y a la question des proxis aussi. Et on parle des proxis. Quand je parle c'est du resbola au Liban, je parle du resbola iranien. iraakien, excusez-moi, la milichide qui se trouve en Irak et je pense aussi au qui sont aussi au Yémen qui sont prêts dans le fond.
On sait très bien et on l'a su nous il y a quelques temps qu'aujourd'hui le resbola au Liban et sous tutelle des gardiens de la révolution. Jusqu'à présent, il y avait pour dire clairement les choses, une direction purement libanaise. Aujourd'hui, on le sait et je voilà qu'il y a concrètement une une volonté en tout cas des gardiens de la révolution.
Alors évidemment, tout ça est fait en cas de préparation, en cas d'attaque ou en cas de défense. Donc on est face à cette problématique en Israël. Et c'est vrai que la question du régime des Mols est une question importante.
Mais pour répondre aussi à une autre question sur la question du régime en tant que tel, nous en tout cas et d'après ce que l'on peut voir et se ressentir et les informations qu'on peut avoir, il y a un véritable effritement du pouvoir iranien actuellement qui pourrait dans le fond tout doucement sétioler avec aussi, on le veuille ou non, une aide extérieure parce que une aide extérieure, c'est-à-dire d'Israël. D'Israël probablement. H D'accord.
On va aussi y venir mais restons un instant sur le Esbola libanais puisque vous venez de le mentionner Stéphane Goldin. J'aimerais votre avis Sopia Mara le Esbola libanais a euh déclaré que il n'interviendrait pas euh militairement si les frappes américaines contre l'Iran étaient limitées. Voilà exactement ce qui a été dit par un responsable du Hbola à la à LA à la FP.
En cas de frappe américaine limitée contre l'Iran, la position du Hzbola sera de ne pas intervenir militairement. Oui. Alors le Esbola qui est qui existe au Liban et [rires] qui a été créé de toutes pièces par les passes d'Aran, donc c'est pas nouveau du tout.
Donc je m'étonne que le Mossade ou Israël découvre aujourd'hui seulement. Enfin, je pense que c'est c'est la façon de le dire que on s'est pas compris. Mais le Esbola est le bras armé de l'Iran et le chef du Esbola s'appelle même le représentant général de la révolution islamique d'Iran dans la République libanaise.
Donc déjà c'est le esbola est carrément financé, vêtu et d'ailleurs le le l'ancien secrétaire général liquidé par le par Israël l'a lui-même reconnu. Concernant le esbola. Cette situation prouve une chose très importante, c'est que le esbola libanais qui a été mis en garde par les Américains, par Tom Barak, par les Libanais eux-mêmes qui craignent qu'une intervention du Esbola au côté de l'Iran des Molla entraîne des représailles israéliennes suffisamment importantes pour s'en prendre à l'infrastructure, à l'aéroport de Beou.
Les Libanais sont pas responsables de cette guerre, ça n'est pas leur guerre. Donc le Esbola a entendu des mots assez assez forts, peut-être pas suffisamment parce que depuis le Esbola aurait dû être désarmé puisque l'occupation israélienne qui a quand même duré euh 22 ans au sud de Liban qui est la cause de l'existence du Esbol là. Et bien euh aujourd'hui on lui dit "Arrêtez, arrêtez, ne frappez pas, vous allez provoquer des représailles terribles du du donc apparemment euh d'Israël." Donc apparemment ils ont entendu et ils vont assurer le minimum syndical.
C'est-à-dire cette ligne rouge qui serait une intervention si c'était le guide suprême qui était visé ou liquidé. Michel Goya. Euh oui.
Non mais de toute façon le Esbola il n'interviendra pas contre les Américains et comment il ferait ça paraî Non non mais non mais il peut il peut évidemment agir contre Israël mais si Israël n'est pas concerné si s'il y a que des frappes qui viennent du de l'Abraham Lincoln par exemple euh pourquoi les Iraniens attaqueraient d'autres pays notamment Israël maintenant sur sur cette affaire oui effectivement les opérations militaires sont par définition sont risqué il y a toujours des risques de ripost et cetera donc pour les Américains si ce sont les Israéliens qui prennent le en charge la la campagne et ben pour Trump qui comme je disais au début et évite quand même très largement de prendre des risques des risques militaire bah c'est c'est à la limite c'est c'est du pain béni quoi. Ils se chargent finalement de ils font le ils font le boulot quoi. Inversement si c'est les Américains qui le font bah ça permet éventuellement de préserver Israël de de contre-attaque.
Il y aurait pas de raison particulièrement. On a vraiment l'impression que personne n'a envie de faire ce boulot hein. C'est forcément c'est forcément un boulot.
Non mais c'est c'est une guerre ça s'appelle une guerre. C'est exactement ça. Et donc et ou alors peut-être et ce serait une première qu'il y aurait une opération conjointe euh américo améo.
Ça ce serait effectivement une première. Mais le le l'obj le problème fondamental c'est que encore une fois tout ça ce sont des campagnes aériennes. Euh et donc en campagne aérienne et ben on peut essayer peut-être je pense hein de de changer le comportement de d'obliger les Ianiens à faire ce que l'on veut mais c'est pas évident du tout.
On peut effectivement détruire un certain nombre de choses et terminé en disant "OK, finalement on a on a cassé suffisamment de choses, on a puné un peu le régime et ça suffit comme ça." Mais espérer changer le régime avec ça, avec uniquement des bombes aériennes, c'est très attor c'est fan Goldin et après je vous fais réagir Sopia Mara sur cette possibilité de de de collaboration là américano-israélienne très précisément pour ces opérations là maintenant en février mars 2026. Écoutez, ces opérations, elles peuvent avoir lieu.
Il y a eu énormément, je dirais de comme je l'ai dit dès le départ de coordination entre les services américain et les services israéliens. Donc il y a une véritable connaissance en tout cas pour Israël du territoire iranien. Pas se raconter l'histoire, on sait très bien et on l'a vu en juin dernier d'ailleurs.
Euh donc évidemment que si il Mais est-ce que Israël est en train de piafer pour intervenir et pour obtenir quelque chose en Iran Israël souhaite simplement trois choses pour dire clairement les choses. Lesqu énormes. Ce sont la question, c'est pas le nucléaire, c'est la question des missil balistiques, la question des proxy et la chute du régime.
Ce sont les trois choses. Et donc concrètement Israël actuellement est prêt à tout et dans le fond il y a une fenêtre actuellement pour Israël compte tenue de l'armada qui est arrivé en tenaille je dirais autour de l'Iran justement trouver une solution et dans le fond qu'il y ait demain parce que derrière Israël voit un axe très important axeéran Jérusalem Washington c'est ça le truc et et donc Israël actuellement essae à tout prix de tout faire en tout cas pour que les Américains interviennent le plus rapidement possible et qu'on en fin. Mais qu'est-ce qui manque à Benjamin Nathanahu pour convaincre Donald Trump ?
Je pense que il manque rien à Benyamin Natanyahou. Pour le moment, c'est Donald Trump qui se pose énormément de questions parce que Donald Trump a Donald Trump a un problème d'abord en interne pour dire clairement les choses. Et concrètement, les Américains ne veulent voir aucun soldat américain revenir dans une boîte pour dire clairement les choses parce que il sait très bien parce que Donald Trump dans le fond il y a deux solutions.
Où le régime tombe et il devient superhéros où rien n'est fait et tout ça pour ça. H Sopia Mara. Oui, en fait le véritable bras de fer qui qui semble se dessiner et même mettre être à l'œuvre, c'est c'est pas entre l'Iran et Washington.
En fait, c'est toutes les parties qui veulent chacun quelque chose de différent. Et en réalité, c'est ça le problème. Vous avez Israël qui s'inquiète pour sa sécurité et pour qui le balistique et les proxis sont encore plus dangereux que le nucléaire.
Vous avez de l'autre côté les pays arabes et bien eux qui aiment qui aimerent bien se débarrasser de l'Iran mais qui n'ont pas envie de cette guerre. alors que Israël la veut. Le peuple iranien qui n'attend que ça, même s'il risque de se prendre des bombes sur la tête pour se débarrasser de ces moll là.
Et vous avez un Trump qui en plus la 4è partie dans cette partition, c'est son ego surdimensionné qui prend la place de toute une région. Il a son ego et il a ses sa base maga. Donc en fait c'est un bras de fer entre tous ses intérêts.
Et ce ceux qui se marrent en réalité, c'est qui ? Ce sont les molas. Hm.
Parce que comme ils ont une vision eschatologique et que de toute façon c'est soit ça et qu' sont basés sur une ce fameux slogan qui dit et bien pas d'humiliation, la mort plutôt que l'humiliation, au point où ils en sont, ils ont perdu leur proxy. Le Isbola veut même pas défendre l'Iran qui est quand même une première. Israël qui qui est quand même qui sera frappé parce que c'est toujours le le même le même sujet même si ce sont les les Américains qui commencent, ils vont frapper Israël parce que pour eux c'est un proxy Israël.
Les Iraniens, ils disent Issraël c'est un proxy. Tout comme Israël dit des autres que ce sont un proxy. Alors évidemment c'est pas la même chose, c'est un état mais mais c'est c'est cette idée là qui s'impose.
Donc le bras de fer, il est aussi entre toutes ces parties. Stéphane Golding, de toute façon, dans tous les cas de figure, Israël sera frappé. Israël sera frappé de toute façon.
Voilà. Et ça on le sait. Israël se prépare à toute frappe.
Actuellement, il y a une mobilisation très forte sur l'ensemble des hôpitaux israéliens. Oui, allez vous en parler justement. On va poser questionus.
Les abris ont été réouverts. Alors, il y a une préparation évidemment de la défense passive pour dire clairement les choses, de la sécurité civile. Il y a aussi une préparation militaire parce que au moment où Israël sera frappé, que les choses soient claires, les avions israéliens décolleront immédiatement.
Ils le savent. Et là, il y aura de toute façon une maîtrise de l'espace aérien iranien comme on l'a eu au mois de juin dernier. Il y aura une destruction au sol des bases de lancement des missiles balistiques.
Peut-être pas tous, mais on réitérera concrètement ce qui a été fait au mois de juin dernier pour justement éviter la moindre le moindre en danger et pour qu'on ait point non plus de de pilote à nous qui puissent tomber, je dirais, du côté iranien. Et toute la question aussi et personne n'en parle, c'est la question de l'armée iranienne. H ah ben oui, parce que l'armée iranienne, c'est quelque chose, un facteur qui pourrait je dirais débloquer la situation.
C'està-dire et la question est de savoir à quel moment ou vous parlez de possible mais elle ne bouge pas parce que l'armée iranienne dans le fond nous l'oublions pas. Ce sont des gens qui sont assez en phase pour eux-mêmes avec la population. Ils sont pas tous liés au gardiens de la révolution.
Vous parlez de l'armée et pas des passes d'arb je parle [rires] de l'armée de l'armée de l'armée iranienne qui sont et cetera et c'est une véritable différence et à un moment donné on sait qu'il y a eu quelques défections encore pas assez mais à un moment donné il va y avoir parce que concrètement la question est aussi de l'avenir de l'Iran et qui va prendre ce pouvoir et concrètement on parle de pas la vie on parle de beaucoup de gens mais concrètement il faut savoir ce qui se passe au sein du territoire iranien les iraniens pour l'instant ils voi personne venir de la diaspora iranienne. Il cherche quelqu'un en interne et ça pourrait être quelqu'un justement de l'armée iranienne. Mais alors pour le moment, restons un instant sur les capacités de repost de l'Iran puisque mardi le président Donald Trump a affirmé que l'Iran travaillait sur des missiles qui je cite atteindront bientôt les États-Unis.
Écoutons le président américain. Ces gens terribles ont déjà développé des missiles qui peuvent menacer l'Europe et nos bases à l'étranger. Il développent des missiles qui pourront bientôt atteindre les États-Unis.
Après Midnight Hammer, ils ont été avertis de ne plus tenter de développer des armes nucléaires. Pourtant, ils continuent, ils recommencent tout. Nous avons tout anéanti et ils veulent tout recommencer.
Encore une fois, ils poursuivent leur signre ambition. Je vous ai déjà dit que quand Donald Trump penche la tête, c'est qu'il dit des choses absolument terribles comme ça avec son. [rires] Donc l'Iran ne reconnaît pas bien évidemment poursuivre le développement d'un missile balistique intercontinental et n'a jamais publiquement montrer qu'elle acceptait d'abandonner son arsenal de missile à courte et à moyenne portée, ni d'ailleurs Michel Goy de limiter sa production de missile.
Oui. Oui. Alors quand il penche la tête à gauche, c'est qu'il ment [rires] souvent à gauche effectivement.
Non, non, mais oui, bien sûr. Les euh les Iraniens n'ont pas ils n'uront pas avant longtemps une capacité de de missile intercontinental capable de frapper les États-Unis. Mais là, il est dans un rôle où il faut euh bah justifier quand même une guerre.
Euh un président des États-Unis ne peut déclencher une guerre de sa propre initiative que s'il y a une menace sur les États-Unis. Or là, le problème, alors beaucoup d'Américains sont très hostiles à l'Iran évidemment, mais il y avait pas de menace immédiate sur les les les États-Unis. Euh alors voyons la carte là de la de des portées de ces missiles de ces missiles porté de moyé.
Euh bah c'est c'est là pour le coup ça c'est une vraie menace, c'est la menace immédiate pour Israël, pour les pays de la région, pour les bases américaines et cetera. euh en grande partie d'ailleurs parce qu'une grand une partie de cet arsenal, ce sont des des missiles à plutôt courte portée. Donc ils peuvent frapper qui peuvent pas atteindre Israël mais qui peuvent frapper au moins les bases américaines, qui peuvent frapper les pays arabes aussi qui sont un peu pris aussi en otage he notamment les les pays les pays du golf.
Donc il y a un vrai une vraie capacité, ils ont une capacité de de frappe antinavire aussi hein assez massive avec des différents moyens. Euh donc il compte il compte là-dessus. Euh maintenant, vous notez que voilà, le programme nucléaire qui était euh soit-disant éradiqué, ben d'un seul coup, il a ressurgi euh de de ses propres centres.
On se retrouve situation d'ailleurs où Trump finalement il a à la fois pétardé la solution diplomatique de 2015, le traité de de Vienne où on avait peut-être obtenu euh quelque chose et en même temps, il a pétardé la solution militaire israélienne de juin euh en les en les arrêtant un petit peu euh avant qu'ils aient complètement notamment détruit suffisamment en tout cas au moins la missile balistique menace balistique. Arrêtons-nous un instant là-dessus. Les services d'enseignement américains ont contredit Donald Trump sur cette fameuse déclaration puisque ils disent, je les cite, l'Iran devrait surmonter d'importants défis technologiques avant de pouvoir déployer un missile balistique intercontinental capable d'atteindre le territoire américain.
Vous semblez dubitatif, Stéphane Goldin. Oui, je suis dubitatif et je regardais la carte que vous avez montré d'ailleurs. [rires] Alors, je doute qu'il puisse arriver comme vient de le dire euh Michel Goyard, Michel Goy, le colonel Goyard, euh sur le continent américain.
Par contre, on sait très bien qu'ils ont des missiles à longue portée qui pourrait très bien arriver sur les côtes européennes, sur les côtes méditerrannes de l'Europe, c'estàdire du côté du sud de la France pour dire vraiment les choses. C'est la raison pour laquelle les États-Unis. Et donc à un moment donné, c'est là d'ailleurs où je n'arrive pas à comprendre l'Union européenne dans cette affaire parce qui qui devrait prendre conscience aussi du danger iranien pour le propre continent européen.
Mais ça c'est un autre sujet. Mais justement les États-Unis Lucas Mangel ont placé des systèmes de défense antimissile en Roumanie, en Pologne à cause de cette inquiétude par rapport au missile iranien. cette possibilité de viser l'Europe, c'était pas la Russie s'en est au fusqué mais c'était pas pour la Russie.
C'est le danger, c'était c'est l'Iran. C'est en tout cas affiché comme étant au cas où il y ait une attaque iranienne. Ça fait partie de l'ensemble de ce déploiement et ça fait aussi partie de la manière dont Trump veut embarquer et les Israéliens aussi d'ailleurs veulent embarquer les Européens dans ce conflit en disant "Nous ne sommes pas seuls en guerre contre le régime iranien.
Vous devriez vous sentir beaucoup plus concerné." Le simple fait de mettre des batteries de missile évidemment ça enfin on espère que ça ne servira à rien mais c'est aussi un geste politique. C'est une manière de dire aux Européens vous voyez bien que ça vous concerne la preuve on vient vous vous on vient faire de la prévention chez vous parce que vous ne le faites pas suffisamment.
C'est le c'est c'est correspond à ce que dit Donald Trump dans son discours de l'État de l'Union où il insiste sur cette menace iranienne et qui n'est plus seulement la menace pour Israël mais la menace pour le monde occidental, le monde européen d'une manière générale. Mais euh Stéphane Goldine, on peut quand même se poser la question de si euh Tervait frapper Washington, ce qui est loin d'être sûr, mais si c'était le cas, est-ce que ça modifierait pas complètement la doctrine de défense d'Israël ? Bien sûr, ça changerait complètement la doctrine, mais ça changerait pas que la doctrine d'Israël, ça changerait la doctrine de l'ensemble, je dirais, du du monde libre.
Ça veut dire que là, automatiquement, l'Europe d'ailleurs serait même automatiquement engagée à aller euh vers euh dans ce conflit. Donc on est on serait sur une autre donne stratégique complètement différente à l'échelle mondiale. On en est pas encore là mais rappelons quand même une chose c'est que les Iraniens ont su reconstituer leur stock de missile depuis le mois de juin dernier puisqu'ils sont revenus au stock qui au au nombre qu'ils avaient euh avant le le mois de les 12 jours du mois de juin.
Ça c'est la première des choses. Et n'oublions pas aussi une chose. Oui.
Bah ça c'est un peu embêtant justement pour Israël aussi. Non mais c'est très embêtant mais c'est pour ça que la question des missiles balistiques est quelque chose de très important. Mais la deuxième chose, n'oublions pas aussi que les Iraniens sont sont devenus mettre en la matière sur les questions de drone.
C'est eux qui ont fourni la Russie en drone. Il y avait des usines euh en Russie avec euh qui était avec des drones iraniens. Donc on est face aussi à une technologie iranienne qu'on le veuille ou non qui existe et qu'il faut prendre en compte.
Oui mais oui Benoî oui sur sur le plan sur le plan militaire pour rebondir ce que sur ce que vient de dire Stéphan Goldine le le l'arsenal iranien c'est pas que des missiles balistiques, c'est des missiles balistiques et des missiles de croisière et des drones à longue portée type cha les Russes utilisent aujourd'hui en Ukraine. Et la stratégie iranienne, c'est celle de la saturation des défenses, c'est-à-dire d'envoyer des vagues de drones de missile de croisière qui sont pas forcément très difficiles à intercepter, mais qui nécessitent de consommer de la munition et puis au bout d'un moment, bah les défenseurs se retrouvent à cour de munition et là vous avez des missiles balistiques qui peuvent passer. Et donc c'est ce scénario là qui est le scénario du pire aujourd'hui pour les États-Unis, pour Israël qui elle sera sera enfin Israël sera menacé sur son sur son sol directement et qui qui fait sans doute réfléchir les planificateurs militaires.
Mais justement Stéphane Goline, on peut se demander combien de temps Israël pourrait tenir éventuellement face à une guerre d'usure balistique sans dépendre totalement d'un pont aérien américain. Israël à un moment donné devra dépendre d'un pont aérien américain parce que bien sûr il y a il y a pas il y a il y a pas de il y a pas il y a pas de sec juin 25 31 missile iranien avait réussi à percer votre bouclier avait faisant 28 victimes civil ou on a eu 28 morts alors il faut comprendre il n'y a aucun ciel qui peut être hermétiquement oui à 100 % à 100 % que les choses soient clair c'est pas possible alors c'est vrai qu'il il y a eu 28 victimes j'allais dire que 28 victimes parce que logique des choses il aurait pu alors c'est vrai que Israël a continué, je dirais, à développer ces missiles de défense antiaérienne. On en a trois qui dont le 3 qui peut justement intercepter Oui, exactement. qui peut intercepter à plus longue portée je dirais ses missiles mais c'est vrai qu'on est aussi mais est-ce que c'est suffisant face à de telles sales par face aussi à des nouveaux missiles avec une puissance avec des ogifes qui font qui pourraient faire plus d'une tonne d'explosif qui pourrait arriver à Max 16 pratiquement donc il pourra arriver sur le territoire israélien entre 8 et 12 minutes et donc on est face à aussi à une problématique nous en tant qu'Israélien de sécurité de de la population et donc la question est de savoir qui va attaquer le premier qui va avancer son pion le premier et à un moment donné c'est vrai que Israël pour dire clairement les choses ne pourra pas attendre Adbita Eternam parce que à un moment donné il y a sa propre défense à moins que on revienne sur un statut quo comme on a connu ces longues années mais ce statut quo concrètement il est fait concrètement de menaces quotidiennes vis-à-vis d'Israël je rappelle pour ceux qui nous rejoignent ce soir à l'instant que l'info à retenir c'est celle de la possible bascule imminente sign signifieré par le fait que les États-Unis recommandent depuis aujourd'hui à leur personnel non essentiel de leur ambassade, leur ambassade en Israël à Jérusalem, de quitter Israël et sur une image, il y a différents signaux qui nous montrent que quelque chose pourrait se passer ce soir.
Les vols, ça c'est toujours aussi très intéressant de le suivre Lucas Manger. Les vols entre l'aéroport d'Istanbul et de Teran ont été annulés. Alors, il y a des compagnies aériennes qui disent qu'elles vont annuler comme KLM dans quelques jours, mais il y a ceux qui annulent déjà.
C'est Turkish Airlines en raison du renforcement justement de ces fameuses mesures militaires américaines. Turky Airlines, c'est pas n'importe quelle compagnie dans la région. C'est l'une des compagnies qui qui assure le plus de liaisons au quotidien, non seulement avec l'Iran, mais avec énormément enfin, je veux dire, aujourd'hui, c'est la compagnie turque est devenue un hub régional qui dessert l'Irak, l'Iran, les pays du Golfe, l'Arabie Saoudite, enfin les gens passent.
Donc c'est un signal important. Il y en a d'autres qui ont été donnés. Alors toutes les compagnies aériennes ne sont pas exactement sur la même comment dire le même principe de précaution.
Mais il faut aussi rappeler qu'on a eu déjà des épisodes comme ça. Il y a quelques semaines. Les compagnies européennes notamment Air France et KLM avaient annulé les vols vers l'aéroport de Bengon à Telviv puis finalement les ont repris quelques jours plus tard.
C'est ce sont des indicateurs. Il faut pas prendre ça comme des comme des informations qui indiquent qu'il va se passer quelque chose dans les heures qui viennent. Mais ça fait partie de du faisceau de de décisions qui sont prises dans la région qui semble indiquer que en tout cas il y a une crainte.
Euh notez aussi que euh les Chinois et ça c'est de l'autre côté côté iranien, les Chinois ont demandé à leur leur leurs citoyens résidents en Iran de quitter si possible les lieux. Euh si la Chine le fait, c'est que elle a aussi de bonnes raisons de penser que qui qui peut se passer quelque chose. Alexandre Melnck, vous êtes un ancien diplomate de de tout côtés là, les chancelleries alertent.
Tout à fait. Donc il y a ce faisceau de de circonstan que finalement cette attaque militaire est imminente. Et d'ailleurs est-ce que souligner le cas que les Chinois ont ont exhorté euh les autorités chinoises exhorté leur personnel à donc de quetter de quetteran de quitter l'eran.
C'est un signe extrêmement important pour moi. Mais le problème et je le souligne encore une fois que il est facile, c'est pas le mot, mais on entre dans une guerre et après on sait pas exactement comment en sortir. Donc c'est pour ça que aujourd'hui il faut élaborer une certaine vision à long terme.
Et ben cette vision à long terme manque aujourd'hui notamment aux Américains à Donald Trump avec son impulsivité mais manque de cette vision stratégique. Donc c'est pour ça que je compte beaucoup d'ailleurs sur les actions d'Israël dans ces circonstances parce que vous vous développez une vision qui me paraît beaucoup plus cohérente à long terme par rapport à l'Iran. Vous ne cachez pas et qu'est-ce que vous comptez ?
Quel quelles actions d'Israël par exemple ? l'action d'Israël et je prononce encore une fois ce mot qui était banni du vocabulaire géopolitique changement de régime. Changement de régime parce que tant qu'on a le régime de Mola en Iran, on peut faire justement ces comment dire ces manœuvres diplomatiques et cetera, mais ça ne changera pas.
Et là, je dresse en parallèle avec la guerre de Poutine à Ukraine parce que tant que le régime euh tyrannique, disons les choses telles qu'elles sont, existe, et bien il y a aucune solution durable. Et et en géopolique aujourd'hui dans le monde qui est complètement incertain, il est très important de développer ce que j'appelle une vision à long terme. Oui.
Alors, vous nous parliez à l'instant, vous nous évoquiez Stéphane Gomin les hôpitaux en Israël. Effectivement, on s'intéresse à comment Israël s'organise face à cette potentielle nouvelle guerre qui, je le rappelle, arriverait surviendrait moins de 6 mois après la première après la la précédente puisque c'était en juin dernier. Euh la préparation effectivement des hôpitaux israéliens, ils se préparent à transférer les patients vers des abriserrains où ils pourront poursuivre leur soie en cas de de de conflits.
C'est le ministre de la santé qui le dit. Voilà, le ministère israélien a demandé aux centres médicaux de se tenir prêt à faire face à un conflit de 2 à 4 semaines si nécessaire. Est-ce que c'est un un signe de cette de cette éminence ?
Est-ce que c'est classique ? En Israël, vous vous préparez souvent à des conflits, mais qu'est-ce que ça veut dire ? Aidez-nous à comprendre.
On se prépare, je dirais malheureusement, je dis bien malheureusement, on se prépare pratiquement euh tout le temps à ce genre de type d'opération. Mais c'est vrai que là, il y a des signaux forts qui donnent des signes aussi à la population. Alors, évidemment, il y a pas du tout de panique dans la population. les gens continuent à vivre, continuent de sortir.
Il y a une sorte de résilience israélienne qui qui est très prignante. Mais c'est vrai que les hôpitaux et pour il y a quelques jours, il y a exactement une semaine, j'étais dans un hôpital du sud d'Israël qui s'appelle l'hôpital Soroka du côté de Bercheva d'ailleurs qui avait été touché par un missile iranien au mois de juin dernier. Et concrètement, c'est vrai qu'il y a aujourd'hui une préparation pour déplacer immédiatement les malades, je dirais, dans un sous-sol.
C'est dire que franchement il y a une volonté au cas où donc il y a tout est prêt je dirais pour parer à toute éventualité de tir sur le territoire iranien. Mais si vous me permettez, je voudrais israélien, excusez-moi. Mais si vous me permettez, je voudrais revenir sur la question des avions turcs ou Ouais.
Le fait que Turkish Airlines a décidé de ne pas faire la liaison sur Teran dès ce soir. Exactement. Il faut comprendre qu'il y a aussi euh des positionnements actuellement qui sont en train de se mouvoir.
Hm. Et vous voulez parler du rôle de la Turquie éventuellement dans ce conflit ? Exactement.
Et il faut pas que de la Turquie. La Turquie sera évidemment dans dans cette affaire, mais il faut comprendre qu'il y a quelques jours, il y a eu un déplacement de troupes américaines qui se situaient au nord-est de la Syrie et qui ont été déplacés du côté du Kurdistan, du côté, je dirais même à l'est d'Herbille qui est la capitale dans le Kurdistan iakien, Kurdistan iren donc à l'est d'Erbille. À l'est d'Herbille, c'est-à-dire que Herbille se trouve à peu près à 800 km de terrain, 880 km exactement.
Et ce sont des troupes qui pourraient évidemment intervenir d'ailleurs au sol, pourquoi pas ? Même si j'y crois pas, cela veut dire concrètement que aujourd'hui on voit un positionnement qui est en train de se mouvoir et qui se rapproche aussi du côté iranien. Et donc la question, il faut comprendre que le Kurdistan euh iakien est à une frontière avec la Turquie, avec l'Iran et avec euh l'Irak, excusez-moi.
Et donc connêtement, on sent qu'il y a encore une nouvelle pression militaire qui se fait autour de l'Iran avec des troupes qui pourraient être des troupes au sol d'ailleurs qui pourraient aussi peut-être rentrer même si elles sont à 800 km. On en est pas encore loin, on n pas encore là, pardon, excusez-moi, mais concrètement, on sent que c'est encore une pièce à rajouter, je dirait, à l'arsenal américain. Oui.
Oui. Euh euh Sopia Marin. Oui.
Alors, c'estes ces ces troupes euh elle il y a une présence, je sais pas si vous parlez des des des milices kurdes. Non, je parle pas des milices Non, non, je parle pas des milices curdes du chrétiennent. Là, je parle je parle de l'armée américaine qui était au nord-est [rires] et qui ont été tout doucement.
C'est ça reste quand même limité quoi. C'est limité mais très limité mais ce sont des signes. C'est ça.
Si c'est ça, c'est vraiment très limité et idem pour les les kurdes iraniens antimola qui se battent mais qui sont également limités en nombre et qui sont là-bas depuis 80. Ce que je voudrais vous dire, moi qui vient euh unité spéciale. Ce sont toujours été des unités très limitées.
D'accord. Ah oui, d'accord. Donc c'est un vous nous donnez un espèce d'indice pour les Américains.
Oui, mais pour les Kurdes qui se battent, ils sont là-bas depuis 80 et il faut je je termine cette phrase et en fait ils sont pas du tout d'accord sur tout. Les uns veulent la liberté, les autres veulent un état kurde et c'est je et je je mentionne ça parce que Lucas a parlait de Turkish Airlines et du rôle turc. qui voit d'un d'un très mauvais œil ces mouvements de cur d'Iranien antimol.
Merci Stéphane Goldine d'avoir été avec nous ce soir. C'était très intéressant de vous avoir sur notre plateau. Hier c'est Hillary Clinton qui s'est prêté à l'exercice du témoignage.
Le témoignage, vous savez, devant des élus de la chambre des représentants au sujet justement de ces contacts passés éventuels avec Jeffrey Epstein. Mais aujourd'hui, c'est-à-dire tout à l'heure, c'était autour de son mari de Bill Clinton. qui a été président entre 1993 et 2001 et dont la proximité avec le financier étayée par des éléments matériel et des preuves de déplacement commun.
C'était lui qui était entendu par cette commission. Euh voilà ce qu'il a dit. Alors on n' pas encore l'enregistrement audio, mais il a fait un communiqué Billton pour dire ceci : "J'ignorais tout des crimes Kepstein commettait.
Alors, il faut dire euh il faut dire qu'il a voyagé dans son jet privé, qu'il a été photographié plusieurs fois en sa compagnie, Benoît Billant. Euh et euh donc c'est assez compliqué là pour les époux euh Clinton qui avait d'abord refusé tous les deux particip, ils ont ils se sont rendus compte que ça poserait un problème aux démocrates si ils n'y participait pas. Donc c'est ce qui a lieu hier et aujourd'hui.
Oui, il y a il y a il y a une alors il y a une défense qui est qui est la même que celle de de Bill Gates aussi qui a été aussi impliqué le l'ancien patron de enfin fondateur et patron de Microsoft qui est de dire ils disent tous la même chose en fait finalement les gens qui sont cités dans les dans les dossiers c'est je le connaissais oui c'est vrai parce que ça ils ne peuvent pas le nier mais je n'ai rien vu. J'étais au courant de rien et finalement voilà, on a eu des contacts très superficiels. Donc c'est c'est une c'est une défense qui avec le temps risque de devenir de moins en moins crédible.
Maintenant, cette affaire a un tel poids politique aux États-Unis sur fond de campagne électorale quand même puisqueil y a les midterms qui se rapprochent que il était impossible effectivement au Clinton de ne pas euh et bien anticiper sur la rumeur, anticiper sur euh les révélations en essayant de proposer leur récit, leur version des faits. Donc ils étaient un petit peu obligés de obligés de se prêter à l'exercice après avoir longtemps effectivement tout fait pour essayer de ne pas y aller à cette Oui. Sonia Drid, vous êtes en direct de Washington avec nous.
Merci d'être là ce soir. Effectivement, personne n'accuse les époux Clinton d'aucun méfet en concernant Jeffrey Epstein, mais les élus républicains se sont bousculés pour participer à cette déposition. On n'a pas de d'enregistrement vidéo de de cette déposition de l'ancien président américain Bill Clinton aujourd'hui ce soir parce qu'il y a pas eu de diffusion en direct mais alors que c'est justement ce que voulaient les Clinton.
Ils auraient voulu que ça soit en direct mais ça n'a pas été le cas. Oui. Alors, il se pourrait qu'on ait une vidéo de de chaque audition dans les prochains jours.
La vidéo d'Hillary Clinton pourrait tomber dans les prochaines heures. Certains parlent de d'éventuellement ce vendredi soir ou en tout cas ce weekend. Donc à un moment, on devra voir une vidéo de chaque audition.
En effet, Bill Clinton a dit qu'il n'avait rien vu, qu'il n'avait rien fait de mal. Il a même expliqué qu'avec le recul, il n'avait il n'y avait rien à l'époque qui l'aurait qui aurait pu l'alerter. Et il a aussi ajouter que en ayant grandi dans une famille où il y avait beaucoup d'abus, et bien s'il avait été témoin de quelconque quelque sorte d'abus, et bien il aurait euh alerté les autorités.
Euh mais c'est vrai que les deux hommes étaient très proches, hein, Bill Clinton et Jeffrey Hstin, puisque vous l'avez dit, Bill Clinton a euh voyagé de nombreuses fois euh dans euh l'avion privé euh de Jeffrey Epstein. Euh Bill Clinton s'est aussi euh défendu euh en disant qu'il avait coupé euh les contacts avec euh Jeffre Epstein euh en 2005, environ 2005, donc 10 ans, plus d'une 10 décennies avant la mort de Jeffrein. Mais Sonia, est-ce qu'on peut pas se dire quand même que ça remet le fait de les avoir fait déposer les épou Clinton, ça remet une pièce finalement dans la sagaine alors que la maison blanche essayait totalement l'inverse, c'est-à-dire elle essayait de minimiser cette affaire.
Donc c'est un double tranchant finalement. Oui. D'ailleurs tout à l'heure Donald Trump lorsqu'il a pris quelques questions des journalistes, il a et c'est pas la première fois qu'il le dit, il a dit queil n'aimait pas voir Bill Clinton être en train d'être entendu.
Souvent l'a entendu dire qu'il regrettait que Bill Clinton doit faire face à cette commission parlementaire et il a dit que lui de son côté avait été exonéré. Donc c'est vrai que c'est la Maison Blanche aimerait bien se passer de cette affaire qu'on en parle plus. Mais pour les élus et bien c'est important notamment on sait que un élu républicain s'est battu en particulier pour que ces dossiers soient publiés et désormais et bien les républicains veulent insister sur le fait que ça concernait selon eux plutôt des démocrates et ils focalisent vraiment sur le couple Clinton.
Alors qu'est-ce qui passionne le plus les Américains aujourd'hui Sonia Dridi ? ces dossiersin et le fait de se demander de savoir si ça va bientôt toucher Donald Trump ou pas ou alors est-ce que c'est des potentiel frapp en Iran à venir ? Alors, je pense que c'est plutôt l'affaire qui vraiment a pris une très grande ampleur.
Moi, j'ai j'ai parlé à des démocrates qui me disent être vraiment en colère, que les victimes sont oubliées dans tout ça, que les les leaders he que ce soit les les même démocrates ou les républicains n'ont plus de clarité morale. Donc en tout cas, ça touche beaucoup de gens. Et puis même côté républicain, et bien on sent que de plus en plus de personnes se posent des questions euh ou se trouve que tout ça c'est quand même assez louche, que aussi les explications parfois de la Maison Blanche non sont pas très claires, sont confuses.
Donc en tout cas, c'est un dossier qui a vraiment beaucoup pru de l'ampleur et qui est embarrassant pour la la Maison Blanche. En ce qui concerne les frappes en Iran, évidemment beaucoup d'Américains suivent ce qui se passe. Mais c'est vrai que je parlais aussi à un américain il y a quelques jours qui me disait que ce soit le Venezuela ou l'Iran du moment qu'il voyait son 41k donc son plan retraite prendre que son plan retraite et bien était se portait bien et bien c'est tout ce qui l'oré.
Donc il y a quand même une partie des Américains qui s'occupent surtout de ce qui se passe ici aux États-Unis et selon un récent sondage he publié il y a quelques jours, plus de la moitié des Américains ne souhaitent pas d'intervention en Iran. Merci Sonia Drid, merci d'avoir été avec nous en direct de Washington. Lucas Manget, on se demande quand même s'il y a pas un un double standard avec la déposition de ses époux Clinton.
C'est-à-dire que si Trump est lui aussi mentionné comme Bill Clinton des centaines de fois d' fois innombrables dans ces dossiers et bien est-ce que c'est pas lui aussi qui doit témoigner sous serment ? C'est d'ailleurs ce qu'a dit Hillary Clinton. Mais il ne vous a pas échappé qu'il est actuellement président président.
Et comme le rappelait Donald Trump lui-même à une quand lors de son à la fin de son premier mandat, il disait "Je pourrais abattre quelqu'un avec un fusil à lunettes depuis la Trump Tower à New York, personne ne viendrait me chercher." Et il il l'avait dit lui-même évidemment sur le ton de la plaisanterie, toujours un peu cynique comme le selfire Donald Trump quand il est en forme. Mais ce qu'il voulait dire par là, c'est que de toute façon un président américain, il ne peut rien lui arriver tant qu'il est en exercice. les conditions, vous avez vu à quel les tentatives d'impeachment que ce soit d'ailleurs de Bill Clinton ou de Donald Trump ont échoué parce que c'est d'une complexité sans nom.
Donald Trump d'une certaine manière est absolument tranquille. À mon avis, je suis pas expert de droits constitutionnel américain, je le connais un peu, mais il faudrait vraiment qu'il y ait euh comment dire des dans les documents des preuves de son implication dans des crimes pour qu'il soit entendu par la justice américaine. Mais il faudrait que ces preuves soient étayées.
Pour l'instant, il n'y a le nom de Trump. Ce qui ressort beaucoup et c'est qu'expliquait Sonia Drive et à plusieurs reprises, ce qui ressort beaucoup, c'est que Donald Trump est mentionné mais pas dans des affaires criminelles. Justement, voici ce qu'and Donald Trump.
Il était particulièrement en forme ce soir. Vous allez voir à ce propos, je n'aime pas le voir devoir faire une déposition, mais vous savez, ils m'ont certainement bien plus persécuté que cela. Je n'aime pas le voir.
Je l'aime bien et je n'aime pas le voir devoir faire une déposition. Je ne sais rien au [musique] sujet du dossier vous savez entièrement disculpé. Sopia Mara donc effectivement il commence par quelque chose de gentil c'està-dire je n'aime pas voir Bill Clinton le pauvre devoir témoigner mais moi je suis beaucoup plus persécuté que lui.
Non seulement je suis plus persécuté que lui et je suis disculpée ce qui est un mensonge parce qu'on ne sait pas encore s'il est complètement disculpé. Je veux dire tout tout ce qui a été cav tout ce qui a été caché, il il bénéficie, Lucas le disait à l'instant, d'un d'une comment dirais-je, d'une immunité de par son statut de président des États-Unis. Une fois que son mandat aura pris fin, on peut se demander si lui aussi ne sera pas traîné pour être entendu comme l'ont été le couple Clinton avant lui, comme l'a été le prince Androu au Royaume-Uni.
Donc voilà. Euh donc c'est c'est son style, je veux dire, il il euh le démocrate Bill Clinton, il il le plaint un petit peu avant de dire "Mais moi aussi j'ai été euh voilà Alexandre Melnck. En tout cas, si on demande des renseignements à Hillary Clinton sur les éventuels liens de son mari avec un prédateur sexuel comme Jeffrey Hstin, on peut aussi se dire qu'on pourrait demander à l'épouse de Donald Trump, c'est-à-dire à Mélania, des renseignements, des informations.
Bien bien entendu, parce que cette affaire epistide ne cesse de se propager, vous savez, l'onde de chaud de de grandir. Finalement, c'est c'est une bombe à retardement sous les fondations, je dirais, de l'ensemble du système démocratique. Je voudrais rappeler un livre de référence de Christopher Lâche qui est paru en 1994 et qui s'appelle la trahison des élites et et la révolte de la démocratie, je crois.
Ce qui a été traduit en français comme la sécession des élites tout simplement que la démocratie aujourd'hui commence à mourir par les élites de l'intérieur, c'est-à-dire les élites qui sont complètement déconnectés des réalités, qui sont vautrés dans le stupre. Et finalement cette affaire que Donald Trump avait engagé euh comme fond de commerce électoral aujourd'hui ça le retourne en bon contre lui éventuellement. Oui Benoît Bu, on peut se demander si justement par son témoignage aujourd'hui Bill Clinton va pas créer un précédent un précédent qui sera peut-être gênant potentiellement pour Donald Trump.
Oui, c'est c'est possible évidemment. Après, plus plus largement, cette affaire est tellement vaste et tentaculaire qu'en fait, on ne sait absolument pas quel rebondissement ça nous réserve parce que tous les dossiers n'ont pas été épluchés, toutes les tous n'ont d'ailleurs pas été diffusés. Donc en fait, il y a il reste encore beaucoup de choses à lire et et à et à découvrir.
Et le vrai risque en fait, c'est que effectivement toutes les élites politiques sont mal à l'aise avec ça. Absolument. Merci infiniment d'avoir été avec nous ce soir [musique] et bien sûr l'information continue sur LCI.
M.