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Discours / meetingFrançois-Xavier Bellamy· 27 septembre 2021 4 minAutoproduitActualité / polémiqueDéfenseSécuritéInstitutions & électionsEurope & international

Nous devons à Maxime Blasco de poursuivre le combat

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:10François-Xavier BellamyFait
    « nous devons témoigner notre reconnaissance au caporal-chef Maxime Blasco qui, effectivement, a donné sa vie pour la France au Mali vendredi matin »
  • 0:25François-Xavier BellamyFait
    « il incarne justement ce don que la France fait aujourd'hui, au prix du sang, de ses hommes pour la sécurité de notre pays mais aussi de toute l'Europe menacée par l'islamisme »
  • 0:45François-Xavier BellamyFait
    « si l'islamisme gagne au Mali, alors c'est nous tous ici en France qui seront en danger »
  • 2:00François-Xavier BellamyChiffre
    « le calendrier de retrait progressif appelé par Emmanuel Macron c'est le bon pour vous ? »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Permettez-moi d'abord de dire à quel point, je crois, nous devons témoigner notre reconnaissance au caporal-chef Maxime Blasco qui, effectivement, a donné sa vie pour la France au Mali vendredi matin, et qui était - le terme est parfois galvaudé mais - un véritable héros de ce que nous savons de lui. Il incarne justement ce don que la France fait aujourd'hui, au prix du sang, de ses hommes pour la sécurité de notre pays mais aussi de toute l'Europe menacée par l'islamisme. La question de savoir comment renforcer notre engagement se pose, et je crois qu'il est temps en effet que les Européens se rendent compte qu'ils doivent à la France une solidarité plus grande pour l'engagement qu'elle a aujourd'hui sur le terrain pour la sécurité de tous.

Mais je trouve que ce serait indécent d'avoir un débat sur la pertinence de cet engagement au moment justement où certains sont en train de combattre, et certains sont en train de mourir, et certains justement qui nous disent l'urgence de ce combat. L'islamisme aujourd'hui, s'il gagne au Mali, on l'a vu très bien en Libye, on l'a vu très bien en Irak, on l'a vu très bien en Syrie, si l'islamisme gagne au Mali, alors c'est nous tous ici en France qui seront en danger. Donc nous devons poursuivre le combat.

Cela veut dire que le calendrier de retrait progressif appelé par Emmanuel Macron c'est le bon pour vous ? - Je pense qu'il faut avoir une réflexion stratégique mais qui ne se déroule pas dans le dans le moment d'un deuil nécessaire, parce qu'encore une fois ce serait vraiment indécent. Mais le plus important, encore une fois, ce n'est pas seulement le combat contre l'islamisme au Sahel, au Mali, loin de nos frontières ; le plus important c'est de savoir si nous sommes capables de mener aussi ce combat en France.

Et je crois qu'il y a quelque chose de scandaleux à mesurer l'incohérence entre l'héroïsme de ceux qui se risquent pour vaincre l'islamisme loin de nos frontières pour notre sécurité, et la lâcheté avec laquelle nous traitons ce défi encore trop souvent en France et en Europe. Je pense par exemple à la complaisance que certains ont avec l'idéologie islamiste, à la facilité avec laquelle nous acceptons que parfois c'est je reviens sur la question européenne, que parfois même des fonds européens sont utiles soient utilisés - Florence Bergeaud-Blackler qui est une chercheuse l'a montré encore tout récemment - des fonds européens sont utilisés par des officines proche des frères musulmans pour pouvoir financer des programmes qui, sous couvert de lutte contre la discrimination, sous couvert de défense d'un agenda intersectionnel, sont en réalité la porte ouverte à cette idéologie de mort. Et donc...

Vous parlez de la complaisance de certains vis-à-vis des islamistes. Qui sont "certains" ? - Mais je vous le redis : avec un mélange de naïveté et d'auto-aveuglement, des institutions, des forces politiques...

Je vous citais à l'instant l'exemple de la Commission européenne : des programmes de recherche de la Commission européenne sont utilisés aujourd'hui par des officines, par des agences qui sont manifestement gangrenées par l'idéologie islamiste. Aujourd'hui encore, dans notre pays, comment se fait-il que nous n'ayons pas une action plus radicale, plus déterminée contre les mosquées qui propagent l'islamisme dans nos quartiers en France ; ça n'est pas loin ! Le gouvernement n'en fait pas assez ? - Le gouvernent se félicite de fermer de temps en temps, une, deux, trois mosquées islamistes.

Mais on est très loin du compte, et tous les Français le mesurent. On est très loin du compte quand des collègues professeurs me racontent combien il devient difficile d'enseigner à des élèves qui sont quotidiennement endoctrinés dans la mosquée qu'il fréquente, chaque jour, quand l'école de la République doit faire face à des adversaires idéologiques que nous n'osons pas affronter, je crois que malheureusement on peut dire que le sacrifice de Maxime Blasco n'est pas honoré comme il le faudrait.