Nicolas Dupont-Aignan dans les Grandes Gueules RMC
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 15 %Attaque 65 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 0:13OuverteRéponse directe
Plusieurs membres du gouvernement ont appelé les Gilets jaunes à ne pas manifester demain. Ont-ils eu raison ?
- 1:37RelanceRéponse directe
Vraie démocratie, ça veut dire qu'on est dans une parodie de démocratie ?
- 2:08OuverteRéponse directe
Vous, le gaulliste, attachez à la 5e, parce que certains gilets jaunes disent qu'il faut changer de constitution.
- 4:09FerméeRéponse directe
C'est quoi pour vous la petite racaille ?
- 5:02RelanceRéponse directe
Mais vous qui voulez incarner l'ordre et l'autorité, vous ne pouvez pas passer comme ça trop rapidement sur le désir chez certains, pas tous, de prendre l'Elysée, de faire tomber Macron et d'être dans une démarche insurrectionnelle quand même.
- 5:51RelanceRéponse directe
Pourquoi il a menti ? Il a menti sur le SMIC.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:33Invité politiqueFait
« Moi j'ai recommandé aux Gilets jaunes de rester dans leur ville et de manifester comme ils le font pacifiquement dans leur ville et de ne pas venir aux Champs-Elysées. »
- 0:40Invité politiqueFait
« Je pense qu'il ne faut pas se servir de cette actualité tragique pour faire taire la liberté d'expression dans notre pays. »
- 2:19Invité politiqueFait
« La constitution a été déformée, défigurée. La constitution, elle donnait d'immenses pouvoirs au président. Mais en échange, il y avait le référendum. »
- 2:44Invité politiqueFait
« Les présidents successifs ont pris le pouvoir et se sont assis sur les référendums, notamment en 2005, qui était un référendum fondamental. »
- 3:05Invité politiqueFait
« Et puis, enfin, troisièmement, il y a l'Europe qui décide quasiment tout. Les frontières, les lois, le budget, la monnaie. »
- 3:36Invité politiqueFait
« Macron a remis une couche, par son arrogance, son mépris, par des mesures très dures, socialement, très dures, qu'aucun gouvernement n'a osé faire. »
- 4:10Invité politiqueFait
« La petite racaille, c'est la délinquance qu'on connaît dans nos villes, et je suis élu de banlieue, contre laquelle on ne fait rien. »
- 4:24Invité politiqueChiffre
« C'est les 27 condamnations de ce fameux barbare, 27 condamnations à 29 ans, avec des actes d'une gravité incroyable, séquestration, etc. »
- 4:38Invité politiqueFait
« Jamais les récidivistes ne sont punis comme aux Etats-Unis, comme en Angleterre, comme en Allemagne. Avec le cumul des peines. »
- 5:51Invité politiqueFait
« Vous ne pouvez pas condamner des retraités à vivre avec 900 euros et se moquer d'eux comme s'est moqué Macron. »
- 6:06Invité politiqueFait
« Il a fait croire aux Français, d'ailleurs c'est complètement stupide de sa part. Je ne comprends pas comment un homme intelligent, président de la République, peut faire une annonce de 100 euros pour tous les SMICards, alors que c'est complètement faux. »
- 8:55Invité politiqueChiffre
« Il donne 1,5 milliard aux retraités, ça c'est vrai, sur une partie des retraités, mais qu'il reprend à la fin d'année 2,8 milliards par la non-indexation des pensions de retraite. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan62 %
- ?14 %
- Invité8 %
- Présentateur7 %
- Invité 24 %
- Invité 34 %
≈ 61,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
RMC, le grand oral des grandes gueules. Avec le député
de
l'Essonne, président de debout de la France, maire de hier, c'est Nicolas Dupont-Aignan qui est avec nous. Bonjour Monsieur le député.
Bonjour à vous tous. Plusieurs membres du gouvernement ont appelé les Gilets jaunes à ne pas manifester demain. Ont-ils eu raison
? Ça
dépend
où, ça dépend comment. Moi j'ai recommandé aux Gilets jaunes de rester dans
leur
ville et de manifester comme ils le font pacifiquement dans leur ville et de ne pas venir aux Champs-Elysées. Voilà, parce que ça me paraît du bon sens, c'est tout. Pour autant, je pense qu'il ne faut pas se servir de cette actualité tragique pour faire taire la liberté d'expression dans notre pays, sachant que la crise sociale n'est pas soignée réellement par le président de la République. Pourquoi vous dites pour faire taire la liberté d'expression ? Il y
a
eu une volonté de faire taire la liberté d'expression ? Il y a une certaine, j'entends, je regarde partout, j'écoute. Nous sommes un pays où on veut mettre la poussière sous le tapis. Ça fait des années qu
'on
le fait sur tous les sujets. On pourra parler du terrorisme, il y
a
beaucoup à dire. Et je pense que les Gilets jaunes sont des
Français
qui travaillent. Je les ai beaucoup rencontrés sur les barrages. Des retraités qui ont travaillé durement et qui
n
'ont plus rien pour vivre. Des artisans, des ouvriers qui simplement pour la première fois de leur vie ont manifesté pour dire qu
'on
veut pouvoir vivre dignement de notre travail et qu
'on
veut être considérés, c'est-à
-dire
qu'on veut une vraie démocratie.
Et
ça, malheureusement, le président n'y
a
pas répondu, ou faussement. Et je considère que leurs attentes sont légitimes. Vraie
démocratie, ça veut dire qu'on est dans une parodie de démocratie ? Tout
à
fait, j'en suis convaincu depuis longtemps. Une
démocratie
qui permet de manifester, qui permet de s'exprimer. La démocratie,
c'est pas ça. La démocratie, c'est le peuple souverain.
Ça
veut dire que le peuple n'est pas sujet. C'est que le peuple peut prendre des décisions. Et que les représentants du peuple le représentent vraiment. Et je considère, et vous le savez bien d'ailleurs, qu'il y
a
un malaise démocratique, il
y a
une crise de confiance, elle est évidente. Sinon, il n
'y
aurait pas eu tout ce qu
'il
y
a
eu depuis des années. C'est lié aux institutions
?
Vous, le gaulliste, attachez à la 5e, parce que certains gilets jaunes disent qu
'il
faut changer de constitution.
C'est lié, je pense, à beaucoup de phénomènes, parce que comme toujours dans la vie, il
n
'y a pas une explication. C'est lié d'abord au fait que la constitution a été déformée, défigurée. La constitution, elle donnait d'immenses pouvoirs au président. Mais en échange, il y avait le référendum.
Et
d'ailleurs, le général de Gaulle est parti sur un référendum perdu. Et le général de Gaulle, dans les dix premières années, a consulté les Français. La crise algérienne, l'élection suffrage universel, le référendum de 69. Donc, il y avait un grand pouvoir
et
une grande responsabilité. Les présidents successifs ont pris le pouvoir
et
se sont assis sur les référendums, notamment en 2005, qui était un référendum fondamental. Ça, c'est le premier point. Deuxième point, il y
a
une co-sanguinité politique liée au phénomène du parti unique,
qui
fait qu'il
y a
un parti qui a la majorité à l'Assemblée. Et ce n'était pas le cas au début. Et ça,
ça
introduit une dérive terrible. Et puis, enfin, troisièmement, il y a l'Europe qui décide quasiment tout. Les frontières, les lois, le budget, la monnaie. Et les présidents successifs se font élire sur des promesses.
Peut
-être hasardeuses, d'ailleurs. Et puis après, ils disent, circulez, il n
'y a
rien à voir, on obéit à Bruxelles, vous pouvez vous taire. Quand vous additionnez tout ça,
il
y
a
un moment où les citoyens, citoyens, ça veut dire quoi
? Ça
veut dire acteurs de la démocratie. Se sentent humiliés, se sentent méprisés. Et ça fait 20 ans que ça dure. Macron a remis une couche, par son arrogance, son mépris, par des mesures très dures, socialement, très dures, qu'aucun gouvernement n'a osé faire. Et qui sont tellement injustes, que ça a fait les gilets jaunes, que personne n'attendait.
Et ça
va nous coûter très cher. Non. Comme le disait hier le maire de Saint-Etienne dans une bonne formule, 13 minutes, 13 milliards, le discours d'Emmanuel
Macron. Mais c
'est scandaleux de dire ça, le maire de Saint-Etienne, excusez-moi. Parce que ce n
'est
pas les gilets jaunes qui ont cassé sa ville, c'est la petite racaille contre laquelle on ne fait rien depuis tant d'années.
Oui. Alors arrêtons... Il n'y avait pas que
la petite racaille dans les comparutions immédiates, Nicolas Dupont
-Aignan aussi. C'est quoi pour vous la petite
racaille ? La petite racaille, c'est la délinquance qu'on connaît dans nos villes, et je suis élu de banlieue, contre laquelle on ne fait rien. C'est les 27 condamnations... Il n
'y
avait pas que ça. C'est les 27 condamnations de ce fameux barbare,
27
condamnations à 29 ans, avec des actes d'une gravité incroyable, séquestration, etc. Deux ans de prison, sursis. Ce sont les gens qu'on arrête chez nous sans arrêt, qui ont 10, 15, 40 condamnations. Jamais les récidivistes ne sont punis comme aux Etats-Unis, comme en Angleterre, comme en Allemagne.
Avec le
cumul des peines. Cumul des peines, c'est insupportable. Alors ne mélangeons pas tout. Il y a eu des ambiguïtés chez les gilets jaunes. Il
y a eu plus que des ambiguïtés
dans les comparutions immédiates. Certains étaient
venus de la
province avec des boules
de pétanque, avec des balles de baseball,
avec des barres de fer.
Il fallait casser
à Paris, parce que Paris, c'est la capitale,
c'est le pouvoir, c'est le savoir. Il faut prendre l'Elysée.
Attendez, et sur la grande majorité des gilets jaunes, moi j'ai été les voir, c'était des gens très paisibles. On
est d'accord Nicolas
Dupourion,
mais vous qui voulez incarner l
'ordre et l
'autorité, vous
ne pouvez pas passer comme ça trop rapidement
sur
le désir chez certains, pas tous. De prendre l'Elysée, de faire tomber Macron et d'être
dans une démarche
insurrectionnelle quand
même. Oui, parce que quand on tire
sur la corde, elle pète. Et ça fait suffisamment d'années, reconnaissez-le, que j'alerte.
J
'ai alerté avec Philippe Séguin, j'ai alerté en 2005. Vous ne pouvez pas condamner un peuple à la misère.
Vous
ne pouvez pas. François Bayrou, on ne
peut
pas dire que c'est François Bayrou,
qui
soutient ce gouvernement, a dit une phrase très forte.
Il
a dit, on ne gouverne pas éternellement contre le peuple. Vous ne pouvez pas condamner des retraités à vivre avec 900 euros et se moquer d'eux comme s'est moqué Macron. Vous ne pouvez pas mentir comme il a menti lundi soir. Mentir
comme
un arracheur de dents. C
'est scandaleux ce qu'il a
fait. Pourquoi il a menti ? Il
a menti sur le SMIC. Il
a fait croire aux Français, d'ailleurs c'est complètement stupide de sa part. Je ne comprends pas comment un homme intelligent, président de la République, peut faire une annonce de 100 euros pour tous les SMICards, alors que c'est complètement faux. Il n
'y a
pas d'augmentation du SMIC. Non,
c'est la prime d'activité qui
augmente. La prime d'activité qui va concerner une
très faible
partie. Est-ce que ça va faire concrètement 100 euros dans la poche
pour eux ? Dans une petite minorité de SMICards qui
bénéficient
de la... Tout simplement parce que ce n
'est
pas une augmentation du SMIC.
C
'est une prime d'activité qui était déjà versée. Il accélère le versement sous critères sociaux, sous critères familiaux.
On ne les a pas les
critères, excusez-moi monsieur...
Familial et revenu. On ne les a pas pour le moment. C'est une prime d'activité ici, la prime d'activité. Non, mais si, d'accord, mais on
n'a pas les nouveaux critères. Excusez-moi, ou alors j'ai raté quelque chose.
Je crois que vous avez raté quelque chose. Mais
non, on
n'a pas, non, non,
non.
Non, mais la prime d'activité, on la connaît. Oui, on est d'accord, mais est-ce
qu'on a les nouveaux critères à la suite des annonces qui ont été faites par Emmanuel
Macron ? Je vais vous les donner,
madame. Ils ne
savent même pas.
Non, mais on est d'accord, mais donc aujourd'hui...
Le SMIC n'a pas été revalorisé. C'est très flou. Voilà, mais
on est d'accord, mais donc là, vous parlez d'une... Je parle
d'un mensonge profond. Non,
vous êtes en train de critiquer sans savoir, parce que...
Et
là, vous aurez tout le droit de critiquer quand on saura exactement
les modalités. Les modalités. Excusez-moi, madame. On ne les connaît pas aujourd'hui, monsieur Dupoignan. Mais je vais vous répondre très précisément. On
ne les a pas, les modalités.
Vous
confondez le SMIC et
la prime d'activité. D
'accord, mais que ce soit sous
forme de prime d'activité. Vous savez combien le SMIC
-art touche la prime d'activité, dites-moi ?
Alors, je ne connais pas le chiffre.
Vous savez combien ? Non, non. Un quart seulement. Oui. Les trois quarts des SMIC-art ne toucheront pas la prime d'activité. D'accord, monsieur Dupoignan, mais... Donc,
ne racontons pas.
Mais je suis d'accord avec vous. Mais même, je vais vous dire... Non, mais monsieur
Dupoignan, le problème,
c
'est qu'aujourd
'hui... Le problème, c'est qu'on raconte n'importe quoi au français. Non, monsieur Dupoignan, des annonces ont
été faites par le président de la République. Aujourd'hui, Bercy travaille sur la mise en place.
Je ne savais pas que vous étiez porte-parole de Bercy. Je ne suis
pas porte-parole de Bercy,
mais
moi, je pense que vous avez raison. Vous aurez raison de dire que ça ne concerne qu'un quart
quand on l'aura mis en place.
Aujourd'hui, on n'en sait
rien. Personne ne le sait. Nicolas Dupoignan. Non, mais vous savez... On n'a
pas les modalités.
On ne connaît
pas les modalités.
Mais je vais vous dire quelque chose. Donc,
monsieur Dupoignan, vous faites de la science-fiction.
C
'est le président qui a fait beaucoup de science-fiction,
surtout. Mais non
! Si je peux... Excusez-moi. Je pense qu'il y
a
une crise de confiance
qui
est très profonde entre le peuple français, ses élus, quels qu'ils soient. Les journalistes, une oligarchie qui gouverne depuis 20 ans, un entre-soi. Cette crise de confiance, elle est très profonde et très dangereuse pour notre République. Je crois que le devoir d'un président de la République qui affronte une crise aussi terrible,
ce
n
'est
pas de raconter n'importe quoi pour calmer le jeu, sachant qu'il savait pertinemment qu'il y avait un effet d'annonce, qu'il s
'est
marqué partout 100 euros pour les smicards, et que tous les smicards de France vont voir au 1er janvier qu'ils ne l'ont pas.
On n'en sait rien.
Non, ils ne l'auront pas. Attendez. Si je peux finir. Deuxièmement, il a fait croire aux retraités qu'il leur redonnait un avantage, alors qu'il donne 1,5 milliard aux retraités, ça c'est vrai, sur une partie des retraités, mais qu'il reprend à la fin d'année 2,8
milliards par
la non-indexation des pensions de retraite. Et il ne revient pas dessus, qui est le point clé, qui est un coup de canif. La
non-indexation,
c
'est
-à
-dire
que ce n
'est
pas aligné sur l'inflation,
il n'y a pas de rattrapage par rapport à la hausse des prix.
Celui qui touche 700 euros, 800 euros, 900 euros, va perdre l'inflation chaque année. Sur un quinquennat, ça fait 10%
de
pouvoir d'achat. Il y a quand même les heures sup non
fiscalisées,
non socialisées. Je finis sur les retraités, juste un point. D'accord, vous êtes retraité, d'accord. Non, mais le
système des retraites par répartition, le contrat social, la vie d'un pays, quelle que soit sa couleur politique, repose sur la confiance. Si quand on cotise pour sa retraite, on n'a plus confiance, c'est tout le système social qui tombe. Il y
a
une réforme qui est en cours d'ailleurs. On va voir la réforme, oui. Donc, l'enjeu déjà, c'est de préserver
l
'engagement de l'État depuis 40 ans pour les gens qui ont bossé, qui ont le droit d'avoir leur retraite. Tous les pays du monde, excusez-moi, tous les pays du monde respectent ça. Même l'Allemagne.
L'Allemagne
a fait des réformes sur la
retraite, on n'a jamais eu le courage de le faire. Ils n'ont pas touché,
non. Peut-être,
effectivement, c'est pas la bonne méthode. Peut
-être, excusez-moi,
mais quand vous avez
1000 euros par mois, et que
vous
ne
pouvez
plus vivre,
et qu'au même moment, vous avez l'impôt sur la fortune qui
saute. Vous avez, ce qui est pire que tout, l'exit taxe, la taxe sur l'évasion fiscale qu'avait mis Sarkozy. On ne
peut
pas dire que Sarkozy était un grand socialiste. Il avait mis une taxe pour éviter l'évasion fiscale. Macron l'a fait sauter. Mais vous vous rendez compte, et au même moment, on dit aux retraités, mais comment on peut faire ça,
mais
sans réfléchir ? On ne peut pas conduire un peuple à la souffrance sociale à ce
moment-là. – Pourquoi
opposer les uns et les autres, d'ailleurs ?
–
C'est moi qui… –
Parce qu'on peut
aussi libérer les
riches d'un certain carcan fiscaux,
et puis s'occuper aussi des retraités. –
Je vais
vous dire très bien. Sauf que vous ne pouvez pas, d'un côté, prendre
sur
un peuple qui souffre,
et
de l'autre, donner sans condition. Moi, j'avais proposé la suppression de l'ISF sous condition
que
l'argent, tout l'ISF a une condition, c'est que l'argent que devait payer celui qui payait l'ISF s'investisse
dans
une entreprise sur le sol français, pour
créer de l'emploi. – Mais on ne peut pas obliger ça. – Bien sûr qu'on peut.
– Ce n
'est
pas constitutionnel,
ça ne pourrait pas obliger
les gens
à
mettre l'argent où ils veulent. – Vous plaisantez, ils payent l'impôt, mais ça existait déjà. Ça existait pour 50% de l'ISF.
Et
on le généralisait à 100% et on faisait venir l'argent des riches sur la production française. Il y
a
un autre point qui m'a choqué dans le discours du président.
Tout
le monde parle de répartir la misère,
mais
est-ce qu'on parle de faire croître le gâteau
?
Donc, baisser les charges pour ceux
qui produisent en France. – Il faut créer de la richesse. – Oui, donc ça
veut dire inciter…
– Il n'est
pas mieux la partager, c'est la créer plutôt.
–
Il faut les deux. Il faut créer de la richesse et il faut la partager. Et pour créer de la richesse, il faut sous condition, c'est
ce qu'a fait Trump aux États-Unis. – Les
heures sup, les heures sup quand même. – Trump a baissé les charges sur
les investisseurs américains.
– Oui, vous êtes très sévère contre les mesures d'Emmanuel Macron. Il y
a
quand même les heures sup…
– Ça, c'est une bonne mesure, vous
avez raison.
– Vous restez avec nous Nicolas Dupont-Aignan. Question de Caroline Pilas, de Gilles-William-Gollandel,
Marianne Soubré. Nous avons le grand oral de Nicolas Dupont-Aignan, président de vous la France, député de l'Essonne, maire de hier. Le jeu de Noël, toujours pour vous bien sûr. Vous m'envoyez Noël par SMS au 732CS pour jouer et gagner de magnifiques cadeaux, des cadeaux high-tech qui sont à votre disposition. C'est à midi moins 5 que l'un ou l'une d'entre vous sera en direct pour exprimer toute sa joie et sa gratitude à mon égard, bien sûr.
– Gilles
-William
-Gollandel, c
'est pour la radio, RMC Story, c'est pour la télé. Nous sommes avec Gilles-William-Gollandel, Caroline Pilastre et Marianne Soubré. Et dans le grand oral des GG, aujourd'hui avec Nicolas Dupont-Aignan, président de vous la France, député de l'Essonne. Question, Caroline Pilastre. –
Oui,
et
moi, M. Dupont-Aignan, je voulais revenir sur cet acte ignoble, une fois de plus, concernant Strasbourg. Et je voudrais savoir, si vous étiez au pouvoir, qu'est-ce que vous feriez de tous ces radicalisés islamistes qui vont sortir en 2019 et qui sont encore sur notre sol et français ?
– D
'abord, les étrangers, je les expulserai immédiatement, comme tous les fichiers S étrangers qui devraient être expulsés de France.
Premier
point. Deuxième point pour les Français, je les maintiendrai en détention. Et surtout, je donnerai instruction au procureur de la République, à tous les procureurs, d'appliquer le code pénal. Et j'ai ressorti, parce que je m'interrogeais hier encore, et j'ai ressorti des articles du code pénal. Alors, je ne
vais
pas vous faire un cours de droit, il y a des avocats. Article 411.4 du code pénal, pour intelligence avec l'ennemi, 30 ans d'emprisonnement.
Cet
article n'est jamais appliqué par les procureurs. Article 411.11. Tout appel à l'intelligence avec l'ennemi, y compris l'appel au djihad,
peut
permettre une incarcération. Article de la loi de 1881. Tout appel public à commettre des violences au nom de la religion peut permettre une incarcération. Article 431.14 du code pénal. Toute participation à un groupe ayant accès à des armes et pouvant troubler l'ordre public peut donner lieu à trois ans de prison. Pourquoi,
je
le dis solenément, dans notre pays,
pourquoi...
Chérif Chécat.
Ah, je suis désolé, si. On va en parler, Chérif Chécat, c
'est
un autre cas. Mais on va en parler. Pourquoi, déjà, on n'applique pas le code pénal ? Pourquoi, le 22 novembre, un tribunal français
a
condamné les instigateurs d'un attentat au Liban qui était prévu à dix ans seulement, ce qui fait qu'au bout de sept ans, ils sortiront
? On
n'applique pas la loi la plus dure. Premier point. Quant à celui et cet horrible individu,
j
'ai repris
tout son parcours.
Il était multidélinquant. Je vous l'ai dit
tout
à l
'heure.
Et
les services de renseignement l'ont un petit peu... Ils l'avaient fiché, puis là, ils ont relâché leur surveillance en disant qu
'il
n'y avait pas de signe
précurseur de passage à l'acte. Il n'y avait
pas de signe. Il a commis une tentative d'homicide au mois de juillet. Oui, mais c'est du droit
commun. Tu aurais pu être du
droit commun.
Mais
27
condamnations, 27 condamnations,
avec des peines d
'anaxisme incroyables. Tant qu'on appliquera la loi d'Athi puis Taubira,
qui
fait que vous êtes condamné jusqu'à deux ans de prison. Vous ne faites pas la prison.
Pour un primaire, pour un primaire,
c'est
aménageable jusqu'à deux ans.
Mais c'est délirant. Uniquement pour un délinquant primaire. Je peux vous donner une histoire.
On m'a envoyé, je ne
peux
pas citer l'endroit parce que je ne
veux
pas que la personne ait des ennemis. Côté de l'État, un dangereux fichier S a été libéré de la prison de Tarascon, il
y
a quelques mois. Contre l'avis
de
la commission. Contre l'avis de l'imam de la prison. Il a été libéré par le service de probation, SPIP. Mais c'est délirant.
Ce
n
'est
pas
le SPIP qui libère, il y a forcément un juge qui a pris une décision.
Oui, il
y a
un juge qui a pris une décision. Ça suffit. Alors, j'ai proposé des choses. Cour de sûreté de l'État. Cour de sûreté de l'État, on va retirer au juge habituel cette affaire. On va faire une cour de sûreté de l'État, comme a fait le général de Gaulle après la crise algérienne. Et puis, on va enfin appliquer le code pénal. Intelligence avec l'ennemi. Pour les fichiers S, c'est délicat. Moi, je ne
vais
pas vous promettre que tous les fichiers S peuvent être emprisonnés. Ce n
'est
pas vrai. En revanche, on pourrait. Il y avait eu une proposition intelligente de Nicolas Sarkozy qui était de mettre sous bracelet électronique, géolocalisé, qui ne s'arrête pas le week-end comme aujourd'hui. Parce que les géolocalisés, c'est géolocalisé en semaine. On croit rêver. Oui,
le père Hamel, il avait un brassé électronique, l'un des assassins du père Hamel. Oui, mais
ce n
'est
pas surveillé en France. Vous savez qu'en France, la quasi-totalité des brassards électroniques ne sont pas géolocalisés, comme aux États-Unis ou en Angleterre.
En
fait,
on
sait.
Non, mais le système, si
vous voulez, c'est qu
'ils ont des horaires de sortie. Et on sait s'ils sont rentrés chez eux ou pas.
En un mot, il faut durcir tout. C'est-à-dire appliquer les lois existantes, être beaucoup plus ferme, rétablir le contrôle aux frontières permanent.
On
doit contrôler nos frontières pour le trafic d'armes. Je suis désolé. On évitera beaucoup de trafic d'armes. Si on ajoute tout ça, je pense qu'on peut resserrer les mailles du filet. J'ai largement. Et ce type-là, cet individu n'aurait jamais dû être en liberté. J'ai
jamais.
Et je ne parle pas des défaillances, parce que je voudrais qu'il
y ait une enquête quand même. Et qu'il y a une défaillance ? Sur les services de renseignement,
selon vous ? Il y
a
une défaillance sur l'entrée du marché de Noël.
Sur
la sécurité du marché de Noël. Attendez, le matin, un type dangereux,
un
type dangereux le matin, s'évade
avec
la DCRI qui était là. Et le soir, on laisse rentrer n'importe qui sans filtrer et sans fouiller, alors que le marché de Noël de Strasbourg est l
'un
des plus sûrs de France. Donc c'est une très grave négligence. Comme il y avait eu, pardonnez-moi, une très grave négligence à Nice.
Et
on n'en a jamais trop parlé. La grave négligence du manque de surveillance de la promenade des Anglais. Il faudra... Bon, alors, comme toujours, c'est très délicat dans ces affaires, parce qu
'il
y
a
une émotion considérable. Si on en parle sur le moment,
on
nous dit, vous êtes des horribles vautours, vous parlez de ça. Et puis après, personne n'en parle. Donc moi, je ne sais pas comment faire.
Oui, mais pour ça, il faut donner les moyens de
cette surveillance aussi, Nicolas Dupont-Aignan. Il ne faut pas donner aux Français, aux citoyens, l'illusion qu'on peut surveiller tout le monde, mettre tout le monde sur les
coudes, suivre tout le monde avec des bracelets géolocalisés.
Parce que même avec un bracelet géolocalisé, la personne qui descend de chez elle avec une arme,
elle peut faire un carton à 3
mètres de
son pâté de maison. Sauf que ce discours, pardonnez-moi, et ce n
'est
pas contre vous, je l'entends après chaque attentat, et c'est souvent l'excuse à l'impuissance. Je ne vous dis pas, soyons très précis, je ne vous dis pas qu'on peut tout empêcher. En revanche, je peux vous dire qu'on aurait pu empêcher beaucoup d'attentats à chaque fois,
si on en était beaucoup plus. Il y en a qui ont été déjoués, on nous
dit
qu'il
y
a plus d'une dizaine d
'attentats qui ont été déjoués en 2018. Oui, mais les 4 morts là, et les gens dans le coma, qu'on leur dise qu'il
y a
des attentats déjoués, c'est quand même inacceptable. Je veux dire que l'enjeu, on est un pays d'un laxisme, mais incroyable,
incroyable. Le
marché Noël,
les
syndicats de policiers, quand même, ont dit qu'il n
'y
avait pas de CRS, parce qu'ils étaient ces CRS mobilisés sur les listes et un mardi. Donc, c'est
vrai
qu'on fait des choix. Je voudrais changer de sujet
encore
que les choses soient
liées. Je ne parle pas des
mosquées salafistes aussi, qui devraient être fermées à Strasbourg depuis longtemps. Notamment à Strasbourg.
Sur un autre
sujet,
pardonnez-moi, il y a quand même 120 mosquées salafistes. 120 mosquées salafistes en
France. Le salafiste n'est pas un délit.
Le salafisme n'est pas un
délit. L'appel à la haine est un délit. Et on peut très bien les fermer. Encore faut-il le prouver aussi, on est dans un état de droit. Il y a des mosquées à Tunisie, il y a des mosquées à la haine, le
salafisme est interdit. Oui,
mais
ce n'est
pas une démocratie,
la
Tunisie. Ils
n
'ont pas les mêmes règles
de droit, excusez-moi. Il faut
avoir les mêmes règles en Tunisie,
ici
en France,
c'est ce que vous venez de dire.
Sur le salafisme, j'ai fait une proposition de loi. L'appel à la haine, on doit fermer toutes les mosquées salafistes.
Il
y a un islam de France modéré, il y a un islam de France de dingue. Mais monsieur Dupont
-Aignan... Il faut les fermer. Je vous avais raison, mais c'est... Non, mais juste...
Attends,
mais il a raison, mais ces mesures existent. Non, justement, on ne les a pas
fermées. Elles existent. Non, il y a plein de mosquées radicales qui
ne sont pas fermées. C'est un peu long. Je vous ai cité tous les articles qui permettent de les fermer. Allez, Nicolas,
sur un autre sujet. J'ai appris, moi, une nouvelle consternante ce matin,
c
'est qu'Edouard Philippe
avait
finalement décidé
que
la question de l'immigration ne serait pas posée. Donc je résume.
Dans
le mouvement des Gilets jaunes, il y avait aussi traduit une profonde insécurité culturelle.
J
'avais cru comprendre que le président de
la
République, dans un désir nouveau d'humilité, avait inscrit la question migratoire sur laquelle 8 Français sur 10
considèrent
que l'immigration massive est excessive. Avaient inscrit
la
question migratoire à l'agenda, justement, de la Commission. Il l'avait dit l'autre soir.
Il l'avait dit, mais il l'a dit l'autre soir.
Déjà le lendemain ou deux jours après, le patron de la CFDT a considéré qu'il ne fallait pas parler de la question migratoire. Enfin, le patron de la CFDT, encore, ce n
'est
pas le patron. Mais aujourd'hui, Edouard Philippe
a
décidé que la question migratoire ne serait pas posée. Alors, comment vous vous situez par rapport à ça
? C'est clair. Ce qui m'a quand même été fort de café le soir, lundi soir, c'est que le président ose parler d'un débat sur l'immigration. Alors que le même jour,
il
a envoyé son ministre, signé le pacte de Marrakech, de l'ONU,
qui
est un pacte apparemment non contraignant, mais qui est un pacte qui se fait l'avocat des migrations, qui punit les chaînes de télévision et de radio qui ne seraient pas favorables à l'immigration d'amende, c'est écrit l'article 26,
qui,
par un effet de jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme, va s'appliquer quand on voudra expulser un clandestin, un migrant économique, je ne parle pas des demandeurs d'asile. Et donc, d'un côté, il va signer le pacte de Marrakech, que refuse de signer l'Italie, la Hongrie, les Etats-Unis, l'Australie, Israël, la Pologne, la Belgique le signe. Bref, un certain nombre de pays, parce qu'il y
a
un vrai débat démocratique. Nous, rien.
Et
je vois que le Premier ministre, on n
'a
pas le droit de parler d'immigration. C'est le seul domaine
où
les Français n'ont jamais été consultés. J'ai proposé un référendum d'initiative populaire, partagée, puisqu'il
y a
une disposition dans la Constitution. Il faut la signature de 4 millions de Français,
et
avant, il faut le visa, l'autorisation de 165 parlementaires. Monsieur Wauquiez, républicain, a les 165 parlementaires. Moi, je ne les ai pas. Désolé. Je lui ai proposé donc, lui, qui parle tout le temps d'immigration, de signer. On pourrait ouvrir un grand débat en France, avec des mesures. Expulsion des délinquants étrangers, quotas d'immigration, suppression des aides sociales, ce que j'avais proposé pendant 5 ans quand on arrive sur le sol français, sans travailler, etc. Eh bien, les républicains ont disparu, ils n'ont pas voulu lancer ça. Donc, en fait, c'est un débat, on n'a pas le droit d'en parler. Et je peux vous dire que dans la crise sociale qu'on a,
c
'est aussi un problème majeur financier. Parce que personne ne dit que les crédits pour l'accueil des migrants clandestins ont augmenté de 2 milliards. Et que la suppression de
l
'APL, enfin la réduction de l'APL, a été faite pour financer ça. Donc, si le gâteau n'augmente pas,
et
qu'en plus, on accueille toujours plus de gens qui vivent de l'assistanat, il ne
faut
pas s'étonner qu'on baisse les retraites.
C'est ça, la règle.
Juste un mot,
M.
Dupont-Aignan, vous n'ignorez pas, je ne peux pas imaginer que vous ignoriez, qu'aucun étranger sans papier n'a droit à des allocations familiales. Ah bah...
Je vais vous
les sortir.
Non, M. Dupont-Aignan, il faut être en situation régulière pour avoir droit à des
allocations
familiales. Ben si.
Pas d'allocations familiales, je vais vous parler.
Ah mais moi, je vous parle... Non, non, je vous réponds. RSA, allocations familiales, tout cela, c'est réservé, et c'est normal, à des étrangers qui sont en situation régulière. Donc là, vous venez de dire que pendant 5 ans, les gens qui arrivent, ils n'auraient pas droit à des aides sociales, mais ils n'ont pas d'aide sociale, sauf ceux qui sont demandeurs d'asile, où effectivement, là, il y a une aide sociale. Tous les autres n'ont rien, donc il faut arrêter quand même, à un moment, de dire des contre-vérités.
Alors, il y a beaucoup d'aides qui sont délivrées aux étrangers qui sont sur notre sol depuis peu de temps.
Alors, lesquelles, s'il vous plaît ?
Ah ben, vous avez toute la liste, sous
certaines
conditions.
Je
prends un exemple.
Ceux qui sont en situation irrégulière
ont-ils les allocations familiales ? Ah non,
je
ne
parle
pas des
situations irrégulières. On dit l'APL. Non mais,
situation irrégulière ont-ils les
allocations familiales
?
Ah ben voilà, mais c'est autre chose.
Ah ben, c'est autre chose, je suis désolé. Vous allez parler de l'AME,
en fait, là, vous voulez...
On va prendre quelque chose, plusieurs choses.
Excusez-moi, en soyons précis. Quelqu'un qui fait venir ses vieux parents de l'étranger,
au
bout de 10 ans, a le minimum vieillesse. Vous cotisez... Je peux finir ma phrase ? Vous cotisez 42 ans. Vous cotisez 42 ans pour avoir votre retraite. Vous avez 800 euros de retraite. Sur le même palier, un couple de personnes âgées, qui est arrivé depuis plus de 10 ans, il y a 10 ans de sursis,
qui
n'a jamais cotisé en France, va toucher le minimum vieillesse.
Alors, vous
parlez de quelle catégorie d'étrangers ? Vous parlez des
parents, des ascendants de français.
Des ascendants d
'étrangers. Non, non, les
ascendants d'étrangers... Non, monsieur Dupont-Aignan, excusez-moi.
Ah
ben,
écoutez... Je suis spécialisée... Alors, je ne suis pas
spécialisée... En droit des étrangers, en tant qu'avocat. Je suis spécialisée en
droit des étrangers et de la nationalité. Est-ce que vous
trouvez normal que quelqu'un... La carte de séjour ne sera
jamais attribuée à quelqu'un parce qu'il est parent d'étrangers ? Parce qu'il est parent de français,
je vous l'accorde. C'est normal qu'un
étranger qui n'a jamais cotisé à notre système de sécurité sociale touche au minimum vieillesse. Deuxièmement,
sur les demandeurs d'asile, est-ce que vous
trouvez normal, j'ai repris les chiffres, qu'une personne seule qui arrive sur notre sol puisse toucher 450 euros par mois, être soignée gratuitement, en étant irrégulier ? Alors ? Est-ce que vous trouvez ça normal ? C'est le double du salaire minimum en Bulgarie.
Et je ne parle pas du salaire minimum, sans parler
de l'aide médicale, sans parler des mineurs isolés qui touchent 2 milliards d'euros. Ce n
'est
pas que je ne veux pas aider les gens qui arrivent. Je ne suis pas un monstre. Je dis simplement que tous les services sociaux sont débordés dans nos villes, que les hôpitaux sont débordés, que l'absence de contrôle migratoire sérieux pose un problème financier majeur au pays. Et j'aimerais simplement, je ne
sais
pas qu'on puisse quand même se réunir autour d'une table et dire qu'est-ce qu'on donne comme aide, qu'est-ce qu'on réduit comme aide ? On est le seul pays au monde
à faire ça.
C
'est ma question, la question migratoire ne sera pas posée. Si, elle
sera posée au moment des
élections européennes, c'est le choix que vont avoir les Français, pour le propos électoral, en mai prochain. Tout à fait. Vous progressez d'ailleurs dans les sondages, vous et le Rassemblement
National. Parce qu'il y
a
un moment, ça fait des années que je dis la même chose, parfois au début dans une certaine indifférence, qu'est-ce qu'un pays libre, c'est-à-dire des Français libres, c'est quoi ? Ce sont des Français qui vivent de leur travail et qui ont quand même une préférence nationale minimum. Ce sont des Français qui contrôlent qui rentre chez eux. Moi, je ne suis pas hostile à une immigration maîtrisée, mais je veux la contrôler. Tous les pays du monde contrôlent le Maroc, Israël, les États-Unis, l'Australie. Tous les pays du monde contrôlent leur immigration, sauf nous. Je ne
veux
pas qu'un travailleur détaché polonais ne paye pas les charges sociales en
France.
On la contrôle peut-être mal, mais on ne
peut
pas dire qu'on ne la contrôle pas. On fixe des règles, des critères,
etc. Ce n'est pas suffisant,
mais
on
ne
peut
pas dire qu'on ne la contrôle pas.
On n'expulse pas les clandestins. Il y a
80%, enfin c'est quand même incroyable ce qui se passe, les demandeurs d'asile.
Il
y a des demandeurs d'asile, c'est justifié, les réfugiés, torture, etc. Moi, je suis pour respecter la Convention de Genève. Mais est-ce que vous trouvez normal que 80% des demandeurs d'asile déboutaient, c'est-à-dire refusés,
ne
soient pas expulsés de France
?
Donc les élections européennes,
ce
sera frontière ouverte ou frontière fermée, immigration ou pas immigration,
ce sera le choix.
Il n'y aura pas que ça. Moi, j'ai un projet pour une autre, une Europe radicalement différente, mais il
y
a un élément clé, c'est contrôle des frontières et concurrence loyale. Pourquoi il
y a
la crise des gilets jaunes et pourquoi les Français n'en peuvent plus ? C'est que vous êtes artisan, vous êtes cafetier, vous avez un café, un bar tabac. Vous êtes accablés de charge. Starbucks arrive, ouvre en face de chez vous quelque chose, il ne paye pas un centime d'impôt, quasiment pas. Vous êtes camionneur, vous êtes routier,
vous
payez les charges. Vous avez un routier qui arrive, il ne paye pas de charges.
Il
paye les charges polonaises qui sont trois fois inférieures. Est-ce qu'on peut continuer
à
taxer dans notre pays ? Je ne demande pas de mettre des barrières, des barbelés. Je demande la concurrence loyale. Ça fait dix ans que je le demande, dans l'indifférence au début. Enfin, il y
a
beaucoup de Français qui nous rejoignent. Je remarque que ce discours commence à passer.
Ce n'est pas un discours de
fermeture.
Parce que les courbes vont peut-être se croiser. Les listes de la droite emmenées par Laurent Wauquiez baissent et les vôtres...
Vous savez qu'il y a énormément de
Républicains qui adhèrent chez nous. Je suis très impressionné. Mais hier,
c
'était subéfiant. La motion de censure.
Il
y a eu une motion de censure de la gauche. Les Républicains avaient disparu.
Ce
parti censé
représenter l'opposition... Vous avez fait
62 quand même, il faut le rappeler.
Mais pourquoi
les Républicains...
Attendez, excusez-moi madame. Il y a 100 députés républicains. Ils se sont fait élire aux élections législatives, contre En Marche, comme opposition. Que je sache. Pourquoi une fois élus, ils n
'ont
pas voté contre le gouvernement quand il a été investi ? Et pourquoi ils ne critiquent pas sa politique ? Pourquoi ils sont disparus ? Pourquoi j'ai tant de monde qui arrive à debout la France ?
C
'est parce que les Républicains sont
aux abonnés à tous. Merci
Nicolas Dupont-Aignan d'être passé par le grand oral des GG. Merci à vous.
Nicolas Dupont-Aignan