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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 1 octobre 2024 73 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileSécuritéInstitutions & électionsTravail & emploi

Il faut un double contrôle aux frontières ! - Laurent Jacobelli (CNEWS)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 32 %Attaque 48 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 68 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:04OuverteRéponse partielle

    La question, je le rappelle, c'est de savoir si l'enveloppe destinée aux assistants parlementaires a été attribuée comme il se doit ou pas.

  • 0:16FerméeRéponse directe

    Est-ce que vous dites toujours que pas un centime des contribuables européens et donc français n'a servi à financer votre parti ?

  • 1:02RelanceÉludée

    Mais est-ce qu'il n'y a pas qu'une vision qui vaut ? C'est ce que dit la loi et ce que dit Bruxelles

  • 2:17OuverteRéponse partielle

    Est-ce que le RN de Laurent Jacobelli, de Marine Le Pen, ce soir, est fragilisé quand même par l'ouverture de ce procès ?

  • 2:43OuverteÉludée

    La justice reproche l'enrichissement du Front national, puis du Rassemblement national, sur le dos du contribuable européen, et donc des contribuables français. Il y a dans le dossier, et ce sera présenté là, durant ces deux mois, notamment un mail de Valorant de Saint-Just, qui était trésorier du Front national.

  • 3:37FerméeRéponse partielle

    Une assistante parlementaire a passé 12 heures au Parlement européen en 10 mois. Elle a pu faire son travail en 12 heures au Parlement européen ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:23Invité politiqueFait
    « Ah oui, je vous le redis et je pense qu'il est important de préciser aujourd'hui que personne ne s'est enrichi dans cette affaire. »
  • 0:38Invité politiqueFait
    « Ce qui est contesté aujourd'hui, c'est la nature de l'emploi des assistants parlementaires. »
  • 0:54Invité politiqueFait
    « des petits hommes gris comme l'ESEM, la Commission européenne, qui commence à 9h, finissent à 17h et obéissent à Mme von der Leyen. »
  • 1:10Invité politiqueFait
    « C'est dire que le collaborateur parlementaire, il est attaché à son député. Et que quand le député fait de la politique, le collaborateur l'aide à faire de la politique. »
  • 1:58Invité politiqueChiffre
    « Cette affaire, elle date de 2015. Ça fait dix ans pratiquement. »
  • 3:12Invité politiqueFait
    « Je ne voudrais pas perturber un travail judiciaire qui est en cours. »
  • 3:49Invité politiqueFait
    « Mais si demain, vous me demandez d'écrire vos éléments que vous allez sortir ce soir, je peux très bien le faire de chez moi. Ça, c'est moi qui m'en occupe. »
  • 5:26Invité politiquePromesse
    « Nous, notre hypothèse, et l'analyse que nous faisons, c'est que Marine Le Pen sera relaxée. »
  • 6:37Invité politiqueFait
    « si jamais, ce que nous ne croyons pas, il y a une condamnation, et que cette condamnation va jusqu'à l'inéligibilité, ce serait démocratiquement un peu gênant quand même dans notre pays. »
  • 11:09Invité politiqueFait
    « certains se délectent tellement de ce qui se passe, l'univers médiatique va être tellement pollué par cette question, alors que les Français attendent vraiment des réponses sur d'autres choses, que tout cela va créer quand même un sentiment d'injustice profonde. »
  • 13:46Invité politiqueChiffre
    « quand vous voyez qu'il y a un demi-million de migrants légaux qui arrivent chaque année, que l'aide médicale d'État, c'est-à-dire le soin aux clandestins, c'est 460 000 personnes chaque année. »
  • 14:11Invité politiqueFait
    « Ils sont 700 000. Donc aujourd'hui, l'immigration, elle est invivable pour les Français, invivable socialement, invivable culturellement et invivable financièrement. »
  • 28:39Invité politiqueFait
    « C'est l'Europe qui a décidé que ça ne pouvait pas se faire, ça a été cassé. »
  • 36:07Invité politiqueFait
    « Imaginez qu'un Marocain sous EQTF ait été tué par une jeune française blanche et catholique. Les mêmes, aujourd'hui, auraient fait des émeutes dans toute la France, cette extrême-gauche. »
  • 36:46Invité politiqueFait
    « Ce ne sont pas des individus, des hurluberlus. Ce sont des professeurs, des candidats à la France insoumise et les Verts aux élections, des assistants parlementaires. »
  • 36:55Invité politiqueFait
    « Ce sont donc des décideurs dans leur parti politique. »
  • 38:33PrésentateurFait
    « Tous les délinquants qui sont étrangers dans ce pays, qui sont visés par des OQTF, si on n'a pas les moyens de s'occuper des délinquants et des criminels français, on a encore moins les moyens de s'occuper des délinquants et des criminels étrangers. »
  • 38:44PrésentateurFait
    « Il faut exécuter ces OQTF de manière à protéger la société et exécuter en priorité les personnes visées par des OQTF et qui le sont parce qu'elles ont commis des délits ou encore pire, des crimes. »
  • 43:51Invité politiqueFait
    « Parce que vous avez tellement de recours, ils sont tellement aidés par des organisations non gouvernementales, qu'au final, ils restent sur les territoires français. »
  • 52:39PrésentateurFait
    « Il avait pris 7 ans alors que l'excuse de minorité n'avait pas été retenue. »
  • 55:17Locuteur 7Fait
    « La preuve c'est que la justice n'est pas laxiste. »
  • 1:02:29Invité politiqueFait
    « Les couteaux, tout le monde a un couteau aujourd'hui. Vous contrôlez des jeunes à la sortie d'une boîte, je vous assure, c'est 100%. »
  • 1:03:36PrésentateurFait
    « On porte rarement un coup de couteau mortel sans avoir un casier judiciaire long comme le bras. »
  • 1:06:21Invité politiqueFait
    « Le niveau d'orthographe et de syntaxe était un problème chez les jeunes élèves, il est désormais très présent chez les étudiants. »
  • 1:06:55Invité politiqueChiffre
    « Selon le baromètre du projet Voltaire, seulement 56,6% des 15-25 ans maîtrisent en moyenne les règles de l'orthographe. »

Temps de parole

  • Présentateur51 %
  • Laurent Jacobelli22 %
  • Locuteur 717 %
  • ?6 %

≈ 26,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Laurent Jacobelli, on a senti de Marine Le Pen ce matin plutôt prête à en découdre. La question, je le rappelle, c'est de savoir si l'enveloppe destinée aux assistants parlementaires a été attribuée comme il se doit ou pas. Alors il y

0:10
Locuteur

a

0:10
Présentateur

des pièces confuitées du dossier d'inscription qui sont

0:12
Locuteur

quand

0:14
Présentateur

même assez accablantes pour le RN. Est-ce que vous dites toujours que pas un centime des contribuables européens et donc français n'a servi à financer votre parti

0:23
Locuteur

?

0:23
Laurent Jacobelli

Ah oui, je vous le redis et je pense qu'il est important de préciser aujourd'hui que personne ne s'est enrichi dans cette affaire. On entend beaucoup d'histoires où des politiques sont impliquées, où ils ont détourné de l'argent pour leur bien-être personnel. Pas un centime, pas un euro n'a été détourné à des fins personnelles. Ce qui est contesté aujourd'hui, c'est la nature de l'emploi des assistants parlementaires. Mais en fait, Marine Le Pen a très bien expliqué, ça va être un débat de fond. On va avoir deux mois pour expliquer que deux visions s'affrontent.

La vision du Parlement européen qui voudrait que les collaborateurs des parlementaires soient finalement des fonctionnaires, des petits hommes gris comme l'ESEM, la Commission européenne, qui commence à 9h, finissent à 17h et obéissent à Mme von der Leyen.

1:01
Locuteur

Et

1:01
Laurent Jacobelli

puis,

1:02
Présentateur

et puis... Mais est-ce qu'il n

1:03
Locuteur

'y a

1:03
Présentateur

pas qu'une vision qui vaut ? C'est ce que dit la loi et ce que dit Bruxelles

1:06
Locuteur

sur ce

1:06
Présentateur

que...

1:07
Laurent Jacobelli

On va voir si c'est compatible avec les textes. Mais nous, notre vision, c'est autre chose. C'est dire que le collaborateur parlementaire, il est attaché à son député. Et que quand le député fait de la politique, le collaborateur l'aide à faire de la politique. Et nous,

1:17
Locuteur

on

1:17
Laurent Jacobelli

pense que c'est une fonction éminemment politique. Surtout quand on est dans l'opposition au Parlement européen. C'est comme ça que ça marche d'ailleurs au Parlement français. Donc c'est intéressant. Mais sinon, c'est la liberté même des parlementaires qui est en cause. S'ils doivent avoir, eux, à côté d'eux, un fonctionnaire du Parlement qui les aide, alors à ce moment-là, ils n

1:35
Locuteur

'ont

1:35
Laurent Jacobelli

plus de liberté d'agir. Or, l'action du parlementaire, c'est lui qui la décide, son action politique. Quand vous

1:39
Locuteur

évoquez

1:39
Présentateur

ces deux visions, c'est-à

1:40
Locuteur

-dire

1:40
Présentateur

que pendant deux mois, il va être question de tribune politique, en fait. Il va être question de mettre en avant la façon dont le Rassemblement national voit la politique.

1:48
Laurent Jacobelli

Il va être question de mettre en avant comment les assistants parlementaires de nos parlementaires européens ont servi ces parlementaires pour faire de la politique au Parlement européen. C'est notre manière de faire. Mais c'est d'ailleurs la manière de tous les partis, puisque d'autres partis sont concernés. Voilà. Cette affaire, elle date de 2015. Ça fait dix ans pratiquement. Donc c'est important d'avoir un moment, un moment long, de deux mois, pour s'expliquer, pour tout mettre sur la table. Et en finir avec un certain nombre de choses qu'on peut entendre depuis des années.

2:17
Présentateur

Johan Uzaï, est-ce que le RN de Laurent Jacobéli, de Marine Le Pen, ce soir, est fragilisé quand même par l'ouverture de ce procès ? Fragilisé, en tout cas, vous l'avez dit, de ce qui a fuité dans la presse, et on connaît une partie du dossier, effectivement, il y

2:28
Locuteur

a

2:28
Présentateur

des éléments qui sont quand même accablants. Parce que vous nous dites ce soir, il n'y a eu aucun enrichissement personnel. C'est vrai. Ça n'est d'ailleurs pas ce que la justice vous reproche. La justice reproche l'enrichissement du Front national, puis du Rassemblement national, sur le dos du contribuable européen, et donc des contribuables français. Il y a dans le dossier, et ce sera présenté là, durant ces deux mois, notamment un mail de Valorant de Saint-Just, qui était trésorier du Front national. Et dans ce mail, adressé à Marine Le Pen, il est dit, « Nous sommes dans une situation financière très délicate. Nous ne nous en sortirons que grâce au fond du Parlement européen.

3:01
Locuteur

» Il

3:01
Laurent Jacobelli

y a des éléments qui sont là, quand même. Mais c'est l'interprétation que vous en donnez. Alors, je ne

3:05
Locuteur

vais

3:05
Laurent Jacobelli

pas me permettre d'analyser chaque pièce, parce que je n

3:06
Locuteur

'ai

3:06
Laurent Jacobelli

pas tous les éléments du dossier. Je n'ai ni juge, ni avocat. Je ne voudrais pas perturber un travail judiciaire qui est en cours. Mais ce que je peux vous dire, c'est que les assistants parlementaires étaient rattachés à des députés européens. Mais vous savez, dans notre parti politique, mais je crois qu'à peu près dans tous les partis politiques français, les gens qui sont soit élus, soit salariés, ont souvent aussi des fonctions politiques. C'est-à

3:26
Locuteur

-dire

3:26
Laurent Jacobelli

que moi, je suis député et porte-parole du Rassemblement national. Je suis bénévole en étant porte-parole du Rassemblement national. Et bien voilà. Et donc, certains étaient impliqués dans la vie du parti. Ce qui ne les empêchait pas de faire leur travail auprès de

3:37
Locuteur

leur

3:37
Présentateur

équipé. Une assistante parlementaire a passé 12 heures au Parlement européen en 10 mois. Elle a pu faire son travail en 12 heures au Parlement européen ?

3:44
Laurent Jacobelli

Écoutez, je ne connais pas ce qu'après-ci. Et une fois encore, je ne veux me substituer ni aux juges, ni aux avocats. Mais si demain, vous me demandez d'écrire vos éléments que vous allez sortir ce soir, je peux très bien le faire de chez moi. Ça,

3:55
Locuteur

c'est moi qui m'en occupe.

3:57
Laurent Jacobelli

Une fois encore, il faut bien distinguer la présence physique. Mais vous voyez, c'est vraiment l'exemple d'une administration. Si vous n'êtes pas passé par la pointeuse à 9 heures du matin et que

4:06
Locuteur

vous

4:06
Laurent Jacobelli

n

4:06
Locuteur

'êtes

4:06
Laurent Jacobelli

pas passé par la pointeuse à 17 heures, alors vous n'avez pas fait votre boulot. Nous, on n'a pas cette vision-là. La politique, ce n

4:12
Locuteur

'est

4:12
Laurent Jacobelli

pas ça. La politique, c'est avec les tripes.

4:14
Locuteur

C

4:14
Laurent Jacobelli

'est 24 heures sur 24. C'est le week-end. C'est un coup écrire une tribune, un coup coller une affiche. C'est ça, la politique. Et c'est ça qu'on va défendre.

4:22
Locuteur

Le jugement sera

4:22
Présentateur

respecté, quoi qu'il arrive, ou l'accusation de procès politique est aussi une ligne de défense

4:26
Locuteur

? Je

4:27
Laurent Jacobelli

ne crois pas. Je ne

4:27
Locuteur

crois

4:27
Laurent Jacobelli

pas que ce soit la ligne qui ait emprunté Marine Le Pen et ses avocats. À l'origine, bien sûr, quand Martin Schulz, donc socialiste allemand, déclenche l'affaire, que c'est Mme Taubira en France...

4:38
Locuteur

Ça

4:38
Présentateur

vient de la gauche. Les premières révélations viennent de la

4:40
Locuteur

gauche.

4:41
Laurent Jacobelli

On peut imaginer que le Front National, c'était comme ça que ça s'appelait à l'époque, n'ait pas été choisi au hasard. Aujourd'hui, on a des juges français qui ont des dossiers et qui vont instruire. Et bien, faisons leur confiance, faisons confiance aussi à nos avocats et à Marine Le Pen pour présenter des pièces, des preuves qui vont dans le sens de ce que je viens de vous dire.

4:58
Présentateur

Mais le Rassemblement National n'est pas le seul parti à être visé. Il y

5:01
Locuteur

a

5:01
Présentateur

eu le Modem. Bien sûr. Certains de ses cadres ont été condamnés lourdement, d'ailleurs lourdement condamnés, pas François Bayrou au bénéfice du doute. Mais est-ce que vous vous attendez à ce que Marine Le Pen soit condamnée elle aussi ? Parce que les juges ont déjà tranché, en l'occurrence. Et les juges, dans le cas du Modem, ont dit que non, les assistants parlementaires ne pouvaient pas travailler également pour le parti.

5:20
Locuteur

Alors,

5:21
Laurent Jacobelli

travailler pour le parti, mais ce n

5:22
Locuteur

'est

5:22
Laurent Jacobelli

pas la même chose qu'être bénévole. Mais une fois encore, je crois qu

5:24
Locuteur

'on

5:24
Laurent Jacobelli

ne

5:24
Locuteur

peut

5:24
Laurent Jacobelli

pas exactement comparer. Nous, notre hypothèse, et l'analyse que nous faisons, c'est que Marine Le Pen sera relaxée. Voilà. C'est comme ça que nous voyons les choses. Une fois encore, je ne suis pas dans la tête des juges, mais Marine Le Pen, elle vous l'a dit, elle y va confiante et sereine. Elle y va aussi combative, déterminée. Parce que je crois qu'il y a, même si ce n

5:42
Locuteur

'est

5:42
Laurent Jacobelli

pas un procès politique,

5:43
Locuteur

il

5:43
Laurent Jacobelli

y

5:43
Locuteur

a

5:43
Laurent Jacobelli

derrière une vision de la politique à défendre. Une fois encore, nous sommes députés européens ou députés nationaux parce que des gens nous ont élus. Pas parce qu'on est engagé par une administration. Eh bien, c'est pareil pour les collaborateurs que nous engageons.

5:54
Présentateur

Vous venez de dire que vous croyez à une relaxe. Est-ce que vous envisagez ce qui serait le pire pour le RN, c'est

6:01
Locuteur

-à

6:01
Présentateur

-dire une condamnation ? Marine Le Pen inéligible en 2027, c'est une crainte avérée à l'heure où l'on se parle. Il y

6:09
Locuteur

a

6:09
Présentateur

un plan B ? Un plan B comme Bardella

6:11
Locuteur

?

6:12
Laurent Jacobelli

Elle était pas pareille celle-là.

6:15
Présentateur

On discute beaucoup avec Johan pour préparer.

6:17
Laurent Jacobelli

Pour nous, ce n

6:18
Locuteur

'est

6:18
Laurent Jacobelli

pas l'hypothèse aujourd'hui. L'hypothèse, c'est que Marine Le Pen sera candidate en 2027. Moi,

6:21
Présentateur

je vous parle d'une hypothèse où elle serait condamnée puisque c'est une hypothèse crédible à l'heure où l

6:25
Locuteur

'on

6:25
Présentateur

se parle à ce premier jour de

6:26
Locuteur

procès. Oui, mais ce n'est

6:27
Laurent Jacobelli

pas du tout notre optique. Donc si vous voulez, nous, on est des gens optimistes, combattifs.

6:30
Locuteur

Donc là, c'est les œillères

6:30
Laurent Jacobelli

pour

6:31
Présentateur

le moment.

6:31
Laurent Jacobelli

Ce n

6:31
Locuteur

'est

6:31
Laurent Jacobelli

pas des œillères. C'est que si jamais, ce que nous ne croyons pas, il y a une condamnation, et que cette condamnation va jusqu'à l'inéligibilité, ce serait démocratiquement un peu gênant quand même dans notre pays. Donc franchement, ce n

6:44
Locuteur

'est

6:44
Laurent Jacobelli

pas l'hypothèse dans laquelle nous nous plaçons. On n'est pas fanat du Sénégal.

6:47
Locuteur

D'ailleurs, est-ce que c'est à la justice

6:48
Présentateur

de prononcer une inéligibilité dans

6:51
Locuteur

une condamnation ? C'est une question

6:52
Présentateur

qu'on a posée un petit peu

6:54
Locuteur

plus tôt aussi. Ça fait cause, oui. Ça fait cause du code pénal français. Oui, mais est-ce que

6:57
Présentateur

c'est du bon sens ? Est-ce que c'est au juge de décider pour les Français pour qui ils doivent, peuvent ou votés ou non ? Ça, c'est une question annexe qu'on peut se poser quand

7:06
Locuteur

même. Je vais

7:06
Présentateur

vous poser la question à l'inverse.

7:07
Locuteur

Alors, Laurent Jacobéli et Jean-Sébastien,

7:09
Présentateur

vous reprenez.

7:09
Locuteur

Est

7:09
Laurent Jacobelli

-ce

7:09
Locuteur

qu

7:09
Laurent Jacobelli

'on peut imaginer qu'en 2027, voire plus tôt, la candidate favori des sondages, qui est à la tête du plus grand groupe au Parlement français, dont le parti est premier au Parlement européen, premier en France, premier dans les intentions de vote ? 11 millions d'électeurs

7:25
Présentateur

puissent être empêchés ? Ça serait problématique.

7:29
Locuteur

Ça serait problématique.

7:32
Laurent Jacobelli

Honnêtement, moi je vous repose la question comme ça, et je pense que du coup, vous avez probablement une autre analyse. En

7:36
Présentateur

effet. Jean-Sébastien Ferjot. Mais c'est une question politique, pas une question juridique.

7:41
Locuteur

Il

7:41
Présentateur

y a deux aspects.

7:42
Locuteur

Bien sûr, bien sûr. Moi je posais la question

7:43
Présentateur

juridique. On se demande vraiment si c'est au rôle de la justice de prononcer, alors que ce soit une culpabilité avec des peines d'emprisonnement ferme ou non, des amendes ou pas, ça c'est une question. L'inéligibilité prononcée

7:56
Locuteur

par un magistrat, ça c'est une autre question. Dans la

7:58
Présentateur

mesure où c'est ce que prévoit le Code de

8:00
Locuteur

l

8:00
Présentateur

'Ontario, oui, ou alors il faut changer la loi. En tout cas, c'est une possibilité. La loi permet aussi à des violeurs en puissance d'être libérés. Donc

8:09
Locuteur

vous voyez, on peut se poser des questions

8:11
Présentateur

par contre sur la loi. Il faut distinguer les deux aspects dans ce dossier-là. L'aspect strictement juridique, et effectivement, Yohann l

8:16
Locuteur

'a

8:16
Présentateur

rappelé, il

8:16
Locuteur

y

8:16
Présentateur

a un certain nombre d'éléments

8:17
Locuteur

qui

8:18
Présentateur

ont fuité du dossier d'instruction, qui semblent établir l'existence d'un système, ce qui d'ailleurs serait peut-être la différence avec le cas du Modem, ou avec moins de gens concernés, mais par ailleurs politiquement, ça pose d'autres questions. Est-il normal ? Parce que c

8:31
Locuteur

'est

8:31
Présentateur

quoi la logique derrière tout ça ? Le Rassemblement National peine à se faire financer. Le Rassemblement

8:36
Locuteur

National, en l'a bien vu... Comme beaucoup de parties, non

8:37
Présentateur

? Oui,

8:38
Locuteur

mais

8:38
Présentateur

enfin, tout particulièrement, plus que d'autres, peine à obtenir des financements. Il était contraint d'aller en chercher en Russie, d'aller chercher, me semble-t-il, en Hongrie pour la dernière campagne présidentielle, parce que les banques françaises ne veulent pas financer les campagnes du Rassemblement National. C'est une vraie question démocratique. D'ailleurs, François Bayrou lui-même s'en était saisi, en évoquant la question. Et je pense que ces questions-là, indépendamment de ce dossier-là, de toute façon, ça sera au magistrat, de se prononcer, et on verra bien ce que sera la décision.

Prendront-ils le risque, effectivement, de cet étrange vertige d'empêcher une candidate qui serait, ou pas d'ailleurs, en situation de favorite ? Mais je crois que c'est l'occasion de nous poser collectivement ces questions-là. Parce que la démocratie a un coût, et finalement, on trouve bien des excuses à des gens qui sont en situation de nécessité. M. Jacobelli le rappelait, ça n'est pas l'enrichissement personnel. Non, ça, ça a été avéré. Johan, dernier mot là-dessus, une éventuelle dernière réponse de Laurent Jacobelli. La loi est ce qu'elle est aujourd'hui, et il ne s'agit pas de la contester. Mais à mon sens, peut-être faut-il la modifier.

Parce que, est-ce que c'est au juge de décider si une personne peut ou non être élue ?

9:39
Locuteur

Il

9:40
Présentateur

y aura un verdict qui sera rendu. Si Marine Le Pen est coupable, elle aura une peine. Mais c'est aux électeurs de dire si elle peut ou non être élue, s'ils veulent ou non l'élire, si elle peut ou non être présidente de la République. Les électeurs peuvent trancher. Et on voit bien d'ailleurs toute la problématique, parce que vous avez toute la gauche aujourd'hui qui se félicite, en espérant une condamnation de Marine Le Pen, une condamnation d'inéligibilité, précisément pour qu'elle ne puisse pas être candidate en 2027. Évidemment.

Donc, les simples mots utilisés par la gauche aujourd'hui montrent que les pouvoirs attribués à la justice, aujourd'hui, ne correspondent pas à ce qu'ils devraient être en réalité.

10:16
Locuteur

D

10:16
Présentateur

'autant qu'il y

10:16
Locuteur

a

10:16
Présentateur

la loi, mais il y a aussi le Parlement européen. Parce que dans cette affaire-là, le Parlement européen a une attitude qui était...

10:22
Locuteur

Ah, mais de

10:22
Présentateur

défiance assez

10:23
Locuteur

caractérisée face au RN. On est d'accord.

10:26
Présentateur

...présentée par la Défense ou non. Alors que les électeurs, si on raisonne d

10:30
Locuteur

'un

10:30
Présentateur

point de vue politique, parce que c'est une affaire qui renvoie... Il y a deux mandats en avant pour le Parlement européen, d'une certaine manière. Il me semble qu'il y

10:37
Locuteur

a

10:37
Présentateur

plus de députés, rassemblements nationaux, aujourd'hui, au Parlement européen qu'il n

10:40
Locuteur

'y

10:40
Présentateur

en avait à l'époque. C'est donc que les électeurs ont tranché, eux, selon leur point de vue. Un dernier mot, Laurent Jacobi, justement, parlant des électeurs du RN. L'image de la patronne du RN pourrait en souffrir ? Non,

10:51
Locuteur

je

10:51
Laurent Jacobelli

ne

10:51
Locuteur

nous crois

10:51
Laurent Jacobelli

pas. Je ne nous crois pas, parce qu

10:52
Locuteur

'on

10:52
Laurent Jacobelli

voit bien... Mais je parle aussi, non pas

10:54
Présentateur

uniquement les électeurs du RN, mais dans cette logique d'ouverture. Ceux qui sont à convaincre encore. Est-ce que vous pouvez les perdre en route avec ce procès ?

11:02
Locuteur

Je

11:03
Laurent Jacobelli

ne nous crois sincèrement pas, parce que je pense que nous sommes de bonne foi. Et puis parce que je crois aussi que certains se délectent tellement de ce qui se passe, l'univers médiatique va être tellement pollué par cette question, alors que les Français attendent vraiment des réponses sur d'autres choses, que tout cela va créer quand même un sentiment d'injustice profonde. Et je ne crois pas que les gens imaginent une seconde que tout cela soit vrai et que cela mérite

11:24
Locuteur

autant

11:25
Laurent Jacobelli

de couverture

11:25
Locuteur

médiatique. Que tout cela soit vrai,

11:26
Laurent Jacobelli

ils peuvent l'imaginer tout en pensant que le rôle d'un député ou d'un assistant parlementaire est politiquement différent. Oui,

11:32
Locuteur

oui,

11:32
Laurent Jacobelli

non mais voilà. Il

11:34
Présentateur

y a environ deux mois, pour que le procès livre son verdict et on commentera tout cela régulièrement. En effet, ce qui intéresse peut-être un petit peu plus les Français dans leur réalité, c'est la question de l'immigration. On est à la veille du discours de politique générale de Michel Barnier. A priori, il ne sera pas consacré complètement à ce dossier de l'immigration, plutôt au budget. Il en parlera nécessairement. Eh bien, on verra. On verra. En tout cas, les mots de Bruno Retailleau font sensation entre l'interview chez nos confrères et l'interview dans le JDD qu'on a pu lire hier. On a bien compris que pour Bruno Retailleau, l'immigration n'est pas une chance.

Bruno Retailleau, qui ne fait pas dans le politiquement correct, hier soir, on est loin du en même temps sur la question de l'immigration. Ce n

12:17
Locuteur

'est

12:17
Présentateur

pas une chance, ni pour les migrants qu'on ne peut pas accueillir décemment, ni pour les Français. Il engage de nouveau cette question d'un référendum voulu par beaucoup de nos concitoyens. Je regrette qu

12:27
Locuteur

'on

12:27
Présentateur

ne puisse pas faire de référendum. Il faudrait réviser la Constitution. L'immigration est un des phénomènes qui a le plus bouleversé la société française sans que jamais les Français n'aient eu à se prendre. J'ai presque l'impression que Bruno Retailleau, Laurent Jacobelli, frappe plus fort que Marine Le Pen sur cette question.

12:43
Laurent Jacobelli

En tout cas, il reprend des arguments que nous avons lancés parce que le référendum sur l'immigration, c'était au cœur du programme de la présidentielle de Marine Le Pen.

12:50
Locuteur

Nous

12:50
Laurent Jacobelli

le demandons toujours. Elle a déjà eu ses mots, Marine Le Pen ? L'immigration n

12:54
Locuteur

'est

12:54
Laurent Jacobelli

pas une chance pour la France ? Je ne sais pas si elle les a eues textos. En tout cas, clairement, il a bien compris que l'influence que nous avions aujourd'hui au Parlement faisait en sorte qu'il fallait reprendre notre programme. Et le référendum sur l'immigration, c'est notre programme. Qui peut dire aujourd'hui que la phrase « L'immigration est une chance » est toujours réelle ? Voilà. Je ne

13:19
Locuteur

vais

13:19
Laurent Jacobelli

pas reprendre le cas...

13:20
Locuteur

Votre

13:20
Présentateur

voisine qui s'expliquera juste

13:21
Locuteur

après.

13:22
Laurent Jacobelli

Je

13:22
Locuteur

ne

13:22
Laurent Jacobelli

vais pas reprendre le cas de Philippine. On a encore un cas ce soir. Un Algérien qui avait agressé sexuellement un mineur de 15 ans. Son droit de reconnaissance comme étant réfugié avait été demandé comme négatif, évidemment. Et le Conseil constitutionnel, je crois, a retoqué, a dit que oui, il pouvait être réfugié et que nous devions le garder. Quand vous voyez ça...

13:42
Présentateur

Alors, je ne

13:42
Locuteur

peux

13:42
Présentateur

pas confirmer cette info parce

13:43
Locuteur

que vous me

13:44
Présentateur

la prenez, là. Quand vous

13:45
Laurent Jacobelli

voyez ça en permanence, quand vous voyez qu'il y a un demi-million de migrants légaux qui arrivent chaque année, que l'aide médicale d'État, c'est-à-dire le soin aux clandestins, c'est 460 000 personnes chaque année. Tous ne sont pas malades. Ça laisse imaginer le nombre de migrants clandestins qu'il y a en France. Quand on voit que les obligations de quitter le territoire français, il n'y

14:03
Locuteur

en

14:03
Laurent Jacobelli

a que 7% qui sont effectuées. Et au Sénat, ils ont fait le cumul de tous ceux qui avaient eu des OQTF et qui étaient toujours en France. Ils sont 700 000. Donc aujourd'hui, l'immigration, elle est invivable pour les Français, invivable socialement, invivable culturellement et invivable financièrement. C'est ce que nous disons depuis des années. Si M. Retailleau

14:24
Locuteur

est

14:25
Laurent Jacobelli

convaincu, très bien. Après, on peut s'étonner qu'il se soit allié au macroniste pour faire cette politique, plutôt qu'à nous, comme M. Ciotti. On peut aussi s'étonner que lorsqu'il était président du groupe LR au Sénat, il n

14:35
Locuteur

'ait

14:35
Laurent Jacobelli

pas voté les amendements de nos sénateurs pour durcir la loi immigration. Mais finalement, il a peut-être vu la lumière.

14:40
Présentateur

Yohann Uzair. Et Florence Roise, vous réagirez évidemment. Juste une précision d'abord sur un chiffre que vous donnez. Il est vrai que 500 000 personnes arrivent légalement en France chaque année. Il y

14:48
Locuteur

en

14:48
Présentateur

a 360 000 qui repartent aussi, ce qui fait un solde positif de 140 000 personnes qui restent... Précision importante.

14:54
Locuteur

360 000

14:55
Laurent Jacobelli

personnes qui partent, tous ne sont pas étrangers. C'est le solde migratoire que vous nous donnez. Oui. Oui, mais il y

15:00
Locuteur

a

15:00
Laurent Jacobelli

des Français qui partent aussi. Non, non, c'est le solde migratoire.

15:02
Présentateur

Ça,

15:02
Locuteur

c

15:02
Présentateur

'est le solde migratoire. 140 000 personnes, 140 000 personnes... Toujours compliquer

15:05
Locuteur

ces

15:05
Présentateur

batailles de chiffres quand on ne les a pas

15:06
Locuteur

sous les yeux. Il y a

15:07
Présentateur

des Français

15:08
Locuteur

qui arrivent en France. Florence

15:09
Présentateur

Roise, sur cette question et cette phrase choc qui fait s'étrangler, on le verra dans un instant, la Macronie depuis hier soir. L'immigration n'est pas une chance ?

15:18
Locuteur 7

Si, l'immigration est une chance à partir du moment où les gens aiment la France et sont une valeur ajoutée et s'intègrent à la France et souscrivent aux

15:28
Locuteur

valeurs de la République. Je pense qu'on est tous d'accord. Oui, d'accord. Ah oui, mais c'est... Non, mais là, on est tous d'accord. Mais ça, c'est que en même

15:33
Locuteur 7

temps.

15:33
Présentateur

Oui,

15:33
Locuteur

d

15:33
Présentateur

'accord.

15:33
Locuteur

Mais ça, c'est que en même temps.

15:34
Présentateur

Pardon, mais ça, c

15:35
Locuteur

'est

15:35
Présentateur

quasiment devenu utopique. Mais non, pas du tout. C'est pas la situation actuelle. Alors, Florence France qui n

15:40
Locuteur

'a

15:40
Présentateur

rien dit encore, si on pouvait laisser parler 30 secondes.

15:41
Locuteur

Alors,

15:42
Locuteur 7

ce n'est pas la situation actuelle, certes.

15:44
Présentateur

Mais

15:44
Locuteur 7

si on oblige les gens à souscrire à une sorte de pacte républicain,

15:49
Locuteur

en leur faisant signer un papier... Oui, oui, pas aux Etats-Unis, en disant, voilà, vous êtes

15:53
Locuteur 7

en France, à partir du moment où vous voulez rester sur le territoire, eh bien, il y

15:59
Locuteur

a

15:59
Locuteur 7

des conditions à remplir. Notamment, accepter les principes de la République, accepter les principes de laïcité, accepter un certain nombre de règles qui sont fondamentales, qui sont les lois de la République. Vous voyez ? Et si on explique cela et qu'on conditionne le fait de rester sur le territoire français, d'obtenir des cartes de séjour et à terme des naturalisations, alors on aura, effectivement, l'immigration sera, ce qu'elle a été parfois, sera une chance.

16:27
Présentateur

Rudy Mana, qui n

16:28
Locuteur

'a

16:28
Présentateur

pas réagi non plus encore depuis le début de l'émission. Au sujet des OQTF, en fait, nous, quand on est flics aujourd'hui... Moi, c'est cette phrase qui m'intéresse. L'immigration n'est pas une chance. Alors déjà, pour les OQTF, il faut arrêter

16:39
Laurent Jacobelli

d'appeler OQTF, il faut IQTF,

16:41
Présentateur

invitation à quitter le territoire français, parce qu'on en fait tellement toute la journée. On les voit parfois. Il y

16:46
Locuteur

a

16:46
Présentateur

des individus, les collègues de la PAF de Marseille m

16:49
Locuteur

'ont

16:49
Présentateur

raconté ça,

16:50
Locuteur

il

16:50
Présentateur

y

16:50
Locuteur

a

16:50
Présentateur

des individus qui en ont six des OQTF. Ah, parce qu'on peut les accumuler

16:55
Locuteur

? Et

16:56
Présentateur

en fait, les mecs, ils partent jamais. Ils partent jamais. Donc oui, il faut qu'on progresse là. Oui, indéniablement, j'espère que le discours de politique générale demain sera axé aussi là-dessus, parce que c'est insupportable. Alors l'affaire Philippine a révélé quelque chose de dramatique, malheureusement. Mais on a besoin d'avoir des réponses à tout ça. Quand on pensait, je donne juste un chiffre, Julien, celui-là, il est vérifié. Allez-y, allez-y, Rudy. Il y a 20 ans. Parce que d'habitude, vous en donnez une leçon. Pas tout le temps. Il

17:22
Locuteur

y a 20 ans,

17:23
Présentateur

on faisait... Ils marseillisent un peu, parfois. C'est les marseillis, pardon.

17:27
Locuteur

Allez-y, Rudy. Il y a 20 ans,

17:28
Présentateur

il y avait 20% des OQTF qui étaient exécutés en France. Aujourd'hui, on est à 7%. C'est qu'il

17:33
Locuteur

y a

17:33
Présentateur

quelque chose qui ne fonctionne pas.

17:35
Locuteur

C'est-ce

17:35
Présentateur

qu'il y

17:35
Locuteur

en

17:35
Présentateur

avait moins il y a 20 ans aussi.

17:36
Locuteur

Il y en avait un peu moins, mais

17:37
Présentateur

20%, mais aujourd'hui, c'est 7%. Donc, à un moment donné,

17:40
Locuteur

il

17:40
Présentateur

faut trouver des solutions pour qu'on puisse faire repartir ces individus qui ont des OQTF. Sinon, appelons-les IQTF. Et comme ça, plus personne n'est obligé de faire partir qui que ce soit. Avant de continuer les réactions, je voudrais juste que vous entendiez quelques Français à qui on a demandé s'ils étaient choqués par les propos très forts, très fermes, très durs de Bruno Retailleau ce week-end.

18:03
Locuteur 4

On ne peut pas accueillir toute la misère du monde, mais je pense que malgré tout, il faut mettre des limites parfois. Je pense qu'on doit être trop sévère par certains côtés et peut-être pas assez sévère par d'autres.

18:14
Locuteur 2

Je pense que nous sommes beaucoup trop sévères par rapport à la migration, qui est très mal considérée. Et je pense qu'il ne

18:20
Locuteur

faut

18:20
Locuteur 2

surtout pas mettre les bouchées doubles. Surtout pas. C'est une question d'humanité. Et je pense que les déclarations de M. Retailleau sont effrayantes.

18:28
Locuteur 1

L'immigration a toujours eu lieu dans tous les pays.

18:32
Locuteur

Elle

18:32
Locuteur 1

est seulement accélérée par nos sociétés qui sont de plus en plus rapides.

18:37
Locuteur

C

18:38
Présentateur

'est vrai qu'on est allé à la rencontre de gens qui ont été plutôt choqués. Maintenant,

18:41
Locuteur

il

18:41
Présentateur

y

18:41
Locuteur

a

18:41
Présentateur

des sondages qui reviennent régulièrement et qui rappellent que des millions de Français pensent que l'immigration est

18:46
Locuteur

une

18:46
Présentateur

menace. Ils veulent ce réforme d'homme, d'ailleurs, qu'ils n'auront jamais.

18:50
Laurent Jacobelli

Ils l'auront à partir de 2027 quand nous serons aux affaires. Ces grandes phrases...

18:56
Présentateur

Il

18:56
Locuteur

faut

18:56
Présentateur

une réforme constitutionnelle pour faire le

18:58
Locuteur

référendum. Oui,

18:59
Laurent Jacobelli

une fois encore, l'article 11, vous savez, il a été utilisé par le général de Gaulle. S'il avait fallu une réforme constitutionnelle, les présidents de la République...

19:05
Locuteur

Mais c'est vrai que ce serait bien,

19:06
Présentateur

une fois de temps en temps, dans

19:07
Locuteur

cette

19:07
Présentateur

Ve République, de donner un peu la parole aux Français sur ces questions majeures.

19:10
Locuteur

Mais

19:10
Présentateur

bon...

19:10
Laurent Jacobelli

Juste, ça ne veut rien dire, l'immigration est une chance. Et je dois même le dire, ça ne veut rien dire, l'immigration n'est pas une chance. Il y a des époques, il y a des types d'immigration. Moi, je suis élu d'une région, la Lorraine, où on a vu arriver des Polonais, des Italiens, des Portugais, puis des gens d'Afrique du Nord, pour travailler. Voilà, parce qu'il y avait besoin de main-d'œuvre, parce que la sidérurgie et les entreprises minières étaient en pleine expansion. Ils venaient avec un contrat de travail pour travailler. Ils n'avaient qu'une envie, c'était de rester en France, s'installer, y voir les générations futures.

Ils aimaient la France, ils lui étaient reconnaissantes, ils payaient leurs impôts. Donc, évidemment, cette immigration-là, je crois que tout le monde pense qu'elle fonctionne. L'immigration d'aujourd'hui, qui est décidée par les passeurs, c'est eux qui décident qui arrivent ou qui n'arrivent pas en France. Ce n

19:54
Locuteur

'est

19:54
Laurent Jacobelli

pas le ministre de l'Intérieur et ce n

19:56
Locuteur

'est

19:56
Laurent Jacobelli

pas les Français. Des gens qui arrivent, qui n'ont pas de boulot, qui n'ont pas de logement, qui n'ont pas le droit d'être ici, qui demandent des aides, qui sont soignés gratuitement, alors qu'au moment donné aux Français des efforts, ça ne peut pas marcher. On

20:05
Locuteur

est

20:05
Présentateur

à l'heure de vérité sur ces

20:06
Locuteur

questions. Il

20:07
Laurent Jacobelli

faut dire aux Français qu'est-ce qu'on veut. Et

20:08
Locuteur

on entendra l'ancien président Sarkozy aussi, qui

20:10
Présentateur

était ce matin sur notre antenne et qui s'alarme de la situation. Mais qu'envisagent des hypothèses et des points de vue qui seront intéressants à discuter.

20:19
Locuteur

Qu

20:19
Présentateur

'en est-ce

20:20
Locuteur

qu'il y a

20:20
Présentateur

là-dessus

20:20
Locuteur

? Je

20:20
Locuteur 7

pense que que ce soit en France, au Canada, aux États-Unis, l'immigration comme telle, c'est un enjeu politique,

20:29
Locuteur

c

20:29
Locuteur 7

'est un enjeu économique,

20:30
Locuteur

c

20:30
Locuteur 7

'est un enjeu social. Donc la politique de slogan, de dire l'immigration c'est une chance, pas une chance, je pense que c'est faire complètement fausse route. Et ça nous conduit où on est aujourd'hui. En

20:40
Présentateur

parlant de

20:40
Locuteur

slogan,

20:41
Présentateur

pardon Karima, je vous rends tout de suite la parole, puisque vous parlez de slogan, Bruno Retailleau, hier encore, je pense qu'une société multiculturelle comporte des risques de devenir une société multiraciste dans l'espace public, c'est la République.

20:53
Locuteur 7

Non mais c'est ce que je disais, c'est que ces espèces de slogans qui ne veulent rien dire, qui sont d'un côté, vont être récupérés dans un camp ou dans un autre, l'enjeu en fait c'est aujourd'hui, quelle est la situation. Comme M. Retailleau fait ce constat, c'est qu'il regarde la situation actuelle et qu'elle est telle, bien ce sont des flux migratoires incontrôlés, c'est un dévoiement du droit d'asile à des fins économiques. Il y a la question des OQTF qui est une forme de tabou, on ne veut pas en parler, tout de suite si on en parle on devient facho alors que c'est quelque chose de très important. Je veux

21:25
Locuteur

dire, c'est un pays qui n'a pas à

21:27
Locuteur 7

maîtriser justement ces frontières. Le problème aussi c'est quand certains individus, en fait c'est toujours une question de nombre, c'est le nombre, c'est ça qui fait la différence, c'est ce qui va faire la différence entre la capacité d'intégrer et de s'intégrer et inversement plutôt de vouloir changer les règles quand vous allez dans un autre pays. Et c'est ce qu'on voit partout, c'est-à-dire que le nombre fait en sorte que si on parle par exemple de laïcité, certains vont dire, vous savez quoi, non, ça ne nous intéresse pas nous la laïcité. Et je pourrais donner plein, plein, plein d'autres exemples. Donc c'est vraiment, c'est finalement quelque chose d'assez pragmatique.

Et aussi sur la question, je parlais de l'immigration, des flux migratoires incontrôlés aussi et de ce dévoiement, c'est que parfois aussi aujourd'hui tout ça se confond, on parle de l'immigration irrégulière, régulière. Vous pouvez arriver ici avec un visa, encore là, pas plonger nécessairement dans l'affaire de Philippines, mais c'est tellement gros ce qui s

22:21
Locuteur

'est

22:21
Présentateur

passé.

22:21
Locuteur

Un visa

22:21
Présentateur

touristique.

22:22
Locuteur 7

Ben, il y a la question de l'OQTF et la question du visa touristique et on voit finalement que tout ça devient une espèce de magma de choses qui ne sont pas contrôlées.

22:31
Présentateur

L'ancien président Nicolas Sarkozy sur CNews ce matin face à Sonia Mabrouk, alarmiste évidemment sur cette question migratoire, mais avec une piste de réflexion intéressante. Regardez.

22:41
Locuteur

Nous

22:42
Locuteur 5

ne sommes qu'au début de la crise migratoire.

22:45
Locuteur

Elle

22:45
Locuteur 5

ne fait que commencer. Les chiffres sont incontournables.

22:49
Locuteur

L

22:50
Locuteur 5

'Afrique est à 14 kilomètres par le détroit de Gibraltar et vous rentrez à pied par la frontière gréco-turque en Europe.

22:56
Locuteur

L

22:57
Locuteur 5

'Afrique a 1,9 milliard d'habitants aujourd'hui. Dans 30 ans, l'Afrique aura 2,5

23:02
Locuteur

milliards

23:02
Locuteur 5

d'habitants.

23:03
Locuteur

L

23:04
Locuteur 5

'Europe a 500 millions d'habitants aujourd'hui. Dans 30 ans, l'un aura 450 millions.

23:09
Locuteur

Donc, le

23:10
Locuteur 5

pire de la crise est à venir. Rien n'est plus important à mes yeux

23:14
Locuteur

que

23:15
Locuteur 5

l'organisation d'un sommet Afrique-Europe

23:18
Locuteur

pour

23:19
Locuteur 5

qu'ensemble nous parlions des conditions du développement économique de l'Afrique, car le développement économique de l'Afrique

23:25
Locuteur

est

23:26
Locuteur 5

la seule solution pérenne

23:28
Locuteur

pour

23:30
Locuteur 5

répondre aux défis de l'immigration.

23:34
Locuteur

C

23:34
Présentateur

'est lucide ou c'est naïf de penser qu'on peut, autour d'un sommet européen-africain, trouver des solutions durables et réussir à mettre des dizaines de chefs d'État d'accord sur une question aussi cruciale

23:45
Locuteur

?

23:45
Présentateur

En tout cas, il vaut mieux essayer quelque chose. Vous avez raison. Évidemment, il y a un défi qui est vertigineux, qui est d'ailleurs très paradoxal, parce que beaucoup d'études montrent que les gens qui partent, qui quittent leur pays d'origine, sont ceux qui ont le plus d'argent et de capital culturel. C'est-à

23:58
Locuteur

-dire

23:58
Présentateur

que les plus en difficulté restent plutôt chez eux, parce qu'ils n'ont pas les

24:02
Locuteur

moyens de travail.

24:02
Présentateur

Parce

24:03
Locuteur

qu'il faut générer

24:03
Présentateur

des moyens pour, évidemment, financer

24:05
Locuteur

les traversaires.

24:06
Présentateur

Déjà, il faut en avoir la capacité intellectuelle de se projeter dans une autre vie, dans un autre monde. Enfin, la capacité intellectuelle, pas au sens d'intelligence,

24:13
Locuteur

mais au sens d'avoir l

24:14
Présentateur

'énergie psychique suffisante pour pouvoir le faire. Et donc, c'est très paradoxal, parce qu'il arrive parfois que quand on aide, par exemple, un certain nombre de pays, ça favorise plutôt justement une espèce de fuite des cerveaux vers les pays occidentaux. Après, un vrai développement économique, oui, bien sûr, il y en aura besoin pour l'Afrique. – Mais ce que nous dit Nicolas Sarkozy, en gros, c'est que les pays africains doivent prendre leurs responsabilités

24:34
Locuteur

? –

24:35
Présentateur

Non, mais l'ensemble des

24:38
Locuteur

pays, Laurent Jacobelli, Yohannick… – L'ensemble des

24:39
Présentateur

pays doivent prendre leurs responsabilités. Après, ça n'empêche pas qu'il peut y avoir une volonté ferme sur le contrôle des flux migratoires. Regardez ce qu'a fait l'Australie. L'Australie, il

24:47
Locuteur

n

24:47
Présentateur

'y

24:47
Locuteur

a

24:47
Présentateur

pas des détroits qui font des centaines de kilomètres non plus. À un moment, ils ont décidé d'avoir une politique extrêmement ferme. Ça a quand même produit des résultats.

24:54
Locuteur

Là,

24:54
Présentateur

nous sommes aussi des sociétés très hypocrites qui ne veulent pas de nouveaux immigrés, mais qui, dans le même temps, ne veulent pas non plus assumer la part de fermeté et certainement peut-être d'inhumanité qu'il y a à avoir

25:06
Locuteur

des moyens

25:06
Présentateur

de contrôle. –

25:07
Locuteur

Avant

25:07
Présentateur

le rappel de l'actualité de 23h, Yohann Uzaï, Laurent Jacobelli, rappelez-vous s'il vous plaît. – Déjà, pardon, mais on parle d'immigration économique, etc. On a pris l'exemple de Philippines. Ce meurtrier, cet assassin venait du Maroc. – Présumé. – Présumé, d'accord, présumé. – Je

25:22
Locuteur

suis là

25:23
Présentateur

pour maintenir un cadre. –

25:25
Locuteur

Mais

25:25
Présentateur

il venait du Maroc. Que je sache, le Maroc n'est pas dans une situation économique gravissime. C'est-à-dire qu'il ne répond pas aux critères d'éligibilité de l'asile économique, par exemple. – Bien sûr. – Ça ne rentre pas dans ce cadre-là. Ça n'est pas un migrant économique. Bon, ensuite, il y

25:43
Locuteur

a

25:43
Présentateur

un mot que je n'entends pas,

25:44
Locuteur

que

25:44
Présentateur

je n'ai pas entendu depuis l'affaire Philippines, c'est le mot frontière. Personne ne parle de maîtriser les frontières. –

25:51
Locuteur

Ce

25:51
Présentateur

sont des passoires.

25:52
Locuteur

– Votre voisin d'en face va en parler, je pense.

25:54
Présentateur

– Non, mais pardon, mais on peut dire, on va construire des centres de rétention administrative en veux-tu, en voilà. On va essayer de demander davantage de laisser passer consulaires, d'expulser davantage ceux qui sont visés par les OQTF. Mais si vous ne maîtrisez pas les flux, si vous continuez à faire entrer en permanence des personnes qui n'ont pas à être ici, mais vous pourrez expulser autant que vous voudrez, il y aura toujours autant de migrants en situation irrégulière. La base, pardon, mais la base,

26:20
Locuteur

c

26:20
Présentateur

'est de commencer par maîtriser les frontières. Sinon, vous pourrez faire tout ce que vous voudrez, ça ne changera jamais rien. – Alors ce qu'on va faire, puisqu'il est 23h pile, c'est qu'on va faire un point actuel en une minute avec Simon Guilin et on va figer cette conversation pour vous entendre, Laurent Jacobéli. Rudy Mana veut dire un mot aussi. Et puis on parlera de cette dramatique affaire de Philippines qui continue de toucher la France en plein cœur plus d'une semaine après. Simon Guilin, l'essentiel.

26:40
Locuteur

– L

26:43
Présentateur

'armée israélienne ordonne aux habitants de trois quartiers de la banlieue sud de Beyrouth d'évacuer ce soir. L'État hébreu mène actuellement des opérations terrestres limitées au Liban, selon Washington. Israël prévient qu'il utilisera toutes ses forces pour frapper encore une fois le Hezbollah.

26:58
Locuteur

Ce

26:58
Présentateur

triste constat, 2 millions de personnes âgées vivent sous le seuil de pauvreté en France. Il s'agit principalement de femmes et de personnes seules qui se retrouvent donc souvent isolées. C'est ce que révèle le rapport annuel de l'association « Les petits frères des pauvres » qui a été publié aujourd'hui.

27:11
Locuteur

–

27:11
Présentateur

Enfin, cette annonce surprise, Antoine Griezmann prend sa retraite internationale à 33 ans. L'ex-vice-capitaine de l'équipe de France et champion du monde 2018 l'a annoncé ce matin sur les réseaux sociaux. Antoine Griezmann aura joué pendant plus de 10 ans, Julien, avec l'équipe de France.

27:25
Locuteur

–

27:26
Présentateur

L'annonce surprise du vice-capitaine des Bleus. Merci beaucoup Simon Guilin. On était sur cette question des frontières. Avant de venir voir vous, Laurent Jacobi, je vous ai vu réagir Rudy Mana lorsque Johan expliquait que c'est vrai que depuis une dizaine de jours, cette question légitime autour des frontières, de Schengen.

27:42
Locuteur

On

27:42
Présentateur

voit que les Allemands, depuis le drame de Solingen, je ne

27:45
Locuteur

dis

27:45
Présentateur

pas de bêtises, la ville de Solingen a renforcé pour au moins six mois ses contrôles aux frontières. C'est une question sur laquelle on

27:52
Locuteur

doit se pencher.

27:53
Présentateur

– Les chiffres sont tombés en Allemagne. La presse allemande a rapporté que le premier bilan n'était pas très bon.

27:58
Locuteur

– Ah,

27:59
Présentateur

bon. –

28:00
Locuteur

En

28:00
Présentateur

fait, moi ce que je veux témoigner…

28:01
Locuteur

– Ce n'est

28:01
Présentateur

pas

28:01
Locuteur

très

28:01
Présentateur

bien fait non plus. – C'est vrai que les frontières aujourd'hui, ce sont des passoires. Il faut se dire les choses. Très clairement, les frontières internes, ce sont des passoires. J'ai fait l'expérience, moi je suis allé voir les copains de la police derrière les frontières de Montgenèvre.

28:17
Locuteur

Ce

28:17
Présentateur

n

28:17
Locuteur

'est

28:17
Présentateur

pas là où ça passe le plus, mais ça passe quand même assez régulièrement. On avait, Darmanin avait créé un arrêt pour renvoyer les individus qu'on contrôlait aux frontières dans le pays d

28:28
Locuteur

'où

28:28
Présentateur

ils arrivaient. Donc on les renvoyait en Italie, c'était un peu du cinéma, mais ils repartent en Italie. –

28:32
Locuteur

Pour

28:32
Présentateur

mieux

28:33
Locuteur

revenir ensuite. – Ils les récupéraient, mais ils

28:34
Présentateur

revenaient.

28:34
Locuteur

– Et ils reviennent le lendemain. – C'est le chat à la souris.

28:37
Locuteur 5

– Alors,

28:38
Laurent Jacobelli

il y avait au moins ça. Aujourd'hui, ça a été cassé par le Conseil d'État. C'est l'Europe qui a décidé que ça ne pouvait pas se faire, ça a été cassé. Donc aujourd'hui, les collègues, qu'est-ce qu'ils font à Montgenèvre ? Ils prennent les six premiers, parce qu'ils n'ont que six places en cellule. Ils prennent les six premiers, ils font des

28:52
Locuteur

procédures

28:53
Présentateur

qui durent des plombes. Et tout ce qui passe derrière, ils ne peuvent rien faire.

28:58
Laurent Jacobelli

Donc, c'est aujourd'hui très clairement une passoire. Parce que les policiers de la police d'air et frontières de Montgenèvre, pour cet exemple-là,

29:06
Locuteur 9

ne

29:06
Laurent Jacobelli

peuvent pas agir autrement. Et vous savez, quand vous êtes flic, Julien, que vous voyez ça, et que vous savez que derrière, on ne pourra plus les expulser parce

29:14
Locuteur

que…

29:15
Présentateur

– Vous avez l'impression de brasser de l'air. –

29:16
Locuteur

Mais

29:16
Présentateur

c'est un truc de dingue. Je vous assure, quand vous êtes… Moi, je suis allé les voir trois, quatre fois, mais c'est à pleurer. Tellement, ça rend fou de voir ça. Et les collègues ont envie de bosser, parce que c'est tous des bosseurs incroyables. Ils ont envie, mais ils ne peuvent pas. Ils sont limités par le nombre de places. Et face à ça, on n'a pas de solution.

29:34
Locuteur

–

29:34
Présentateur

Dernier mot là-dessus, Laurent Jacobélé. –

29:35
Laurent Jacobelli

Oui,

29:35
Locuteur

je

29:35
Laurent Jacobelli

pense qu'il faut dissuader les gens de venir. Pour ça, il faut effectivement un double contrôle aux frontières, frontières européennes, que Frontex arrête d'être une agence de voyage, mais devienne un vrai organisme de contrôle. Puis les frontières nationales les dissuader en disant, si vous mettez le pied sur le sol français, vous n'aurez pas d'allocation, vous n'aurez pas d'aide, vous n'aurez pas les soins gratuits. Ça ne sert à rien de venir. Et si vous êtes venus illégalement, vous ne serez jamais régularisés. Dissuader, c'est très important. Mais dissuader aussi, c'est aider au développement des pays. Parce qu'il y a deux types d'immigration.

L'immigration souvent très légale, des gens qui sont très diplômés, qui vont trouver du travail en Europe, alors qu'ils pourraient être utiles à leur pays. On parlait de l'Afrique tout à l'heure. Et puis l'immigration des plus pauvres, qui sont prêts à risquer leur vie pour finalement survivre en Europe. Eh bien aujourd'hui, il existe une aide économique, mais elle n'est pas contrôlée. Aujourd'hui, on le sait, elle sert très souvent à la corruption par exemple. Eh bien si on était sûr qu'elle servait à créer des industries et des emplois, on se prémunirait d'avoir des gens qui veulent migrer et on rendrait des pays plus heureux.

30:32
Locuteur

Bon,

30:32
Présentateur

en tout cas, les récentes déclarations de Bruno Retailleux ne sont pas passées inaperçues. On verra surtout si le nouveau ministre de l'Intérieur est capable de joindre la parole aux actes qui, compte tenu de la

30:41
Locuteur

situation parlementaire, en effet, vous lisez dans mes pensées.

30:46
Présentateur

Voilà. Les mois autour de la mort de la jeune Philippine se poursuit dans tout le pays avec des rassemblements. Vous avez pu vivre notamment sur nos antennes, organisées dans plusieurs villes hier, notamment à Paris. Je voulais juste vous montrer une image. Vous l'avez peut-être déjà vue, mais ne serait-ce que pour les gens qui ne l'ont pas encore vue, c'est une telle honte. Parmi ces rassemblements, hier, il

31:05
Locuteur

y

31:05
Présentateur

a eu une perturbation par des militants, a priori, d'extrême-gauche. En tout cas, un a été identifié. On lira son tweet d'ailleurs dans quelques minutes. Ça s'est passé en Isée. Regardez cette séquence. C'est de l'italien. M. Jacobelli pourrait aisément traduire. Nous sommes tous antifascistes. On a l'habitude d'entendre ça. Florence Croix, comment est-ce qu'on peut se comporter d'une telle façon ?

Je veux dire, quels que soient les clivages politiques, les différences, les débats d'idées qu'il peut y avoir, on a juste une poignée de gens qui sont en train de faire une minute de silence pour une gamine de 19 ans qui s'est fait assassiner, enfin qui s'est fait tuer en tout cas, par un individu.

32:00
Locuteur 7

En même temps, ils étaient assez peu, vous avez revu.

32:02
Locuteur

Oui, mais peu importe en fait. On peut

32:03
Locuteur 7

appeler agitateurs, comme on en voit dans certaines manifs, des gens comme ça, peut-être, qui se disent de gauche, qui se disent d'extrême-gauche.

32:13
Présentateur

Vous

32:13
Locuteur

avez à vue de nez,

32:14
Présentateur

il y a plutôt du NPA ou de la France Insoumise, à vue de nez comme ça.

32:17
Locuteur

Le Siamotuti antifascististe, c'est un slogan bien connu à l'extrême-gauche. C'est vrai, mais qui ne représente... C'est pas qu'à vue

32:22
Présentateur

de nez, ils l'ont revendiqué.

32:23
Locuteur 7

Qui ne représente

32:24
Locuteur

que

32:25
Locuteur 7

même, qui ne représente que même. En plus, ça n'a aucun intérêt. On ne sait pas pourquoi ils disent... Bon, alors peut-être que c'est révélateur.

32:31
Locuteur

Ah

32:31
Locuteur 7

bah

32:31
Locuteur

si, on sait pourquoi ils disent, parce qu'ils

32:32
Présentateur

partent du principe que tous ceux qui s'émeuvent de la mort et du viol de Philippine, pardonnez-moi, sont des fascistes d'extrême-droite.

32:41
Locuteur 7

Non, mais c'est-à-dire qu'ils partent... Si vous avez... Alors

32:43
Locuteur

moi, je ne suis

32:43
Locuteur 7

pas du tout d'accord avec ça, attention.

32:45
Locuteur

Je ne suis pas en train de vous accuser de quoi que ce soit, il n'y a pas de souci. Non,

32:47
Locuteur 7

non,

32:47
Locuteur

non,

32:48
Locuteur 7

mais je sais, mais ce que je veux dire,

32:49
Locuteur

c

32:49
Locuteur 7

'est que dans l'interprétation de la scène, comme vous essayez de le dire, c'est que finalement, on a d'un côté des gens qui rendent hommage, tout simplement. Alors c'est vrai que la légende est quand même assez explicite, parce que... Tu

33:01
Présentateur

es par un homme sous OQTF ? Voilà. Bah c'est juste factuel

33:04
Locuteur

en fait.

33:05
Locuteur 7

C'est factuel, mais c'est aussi, il y a un message là-dedans, on ne

33:09
Locuteur

peut

33:09
Locuteur 7

pas le nier. Ce n

33:09
Locuteur

'est

33:09
Locuteur 7

pas parce qu'on est d'accord, pas d'accord, mais en tout cas, on

33:12
Locuteur

peut le constater.

33:12
Présentateur

Il

33:12
Locuteur

y a

33:12
Présentateur

un message qui horripile les Français depuis quelques années maintenant.

33:15
Locuteur 7

Non, mais voilà. Et de l'autre côté, on a une forme

33:17
Locuteur

de récupération... Plutôt la réalité

33:18
Présentateur

du message horripile les Français,

33:19
Locuteur

pardon. Et de l

33:19
Locuteur 7

'autre côté, on a une récupération de Benet en fait. Pardon, mais de dire ça, mais...

33:25
Locuteur

Parce

33:25
Locuteur 7

que de dire... Non, mais si, mais si.

33:28
Locuteur

Non, c'est des cadres,

33:28
Laurent Jacobelli

madame. C'est des cadres qui étaient candidats aux législatives.

33:31
Locuteur

Ce sont

33:31
Laurent Jacobelli

des assistants parlementaires, des anciens candidats aux

33:34
Présentateur

législatives. Sur un tweet, d'ailleurs, il a tweeté, il a commenté une vidéo de ces news où, sur le plateau, on s'indignait, enfin, ceux qui étaient présents, s'indignaient de cette séquence et de ces slogans antifascistes alors que des gens étaient en train de se recueillir. Et lui, il commente, supercherie de pleurnichards, sous la vidéo, donc, ces journalistes qui essayent de faire croire à la perturbation d'un hommage sont des usurpateurs.

34:09
Locuteur

L

34:09
Présentateur

'extrême droite s'en fiche des droits des femmes. Nous étions sur place, face à nous, des militants identitaires ultra-violents et racistes. En effet, ces gens tête baissée qui se recueillaient avaient l'air ultra-violents et racistes.

34:21
Locuteur 7

Non, mais en fait, c'est de la récupération de leur côté également.

34:24
Locuteur

Mais

34:24
Présentateur

évidemment.

34:25
Locuteur 7

En fait, c'est de

34:25
Locuteur

la récupération. Et l'orange, vous vous prenez derrière.

34:27
Locuteur 7

Quand il est question, quand ils disent « s'en fiche des droits des femmes », mais en fait, le sujet, il n

34:32
Locuteur

'est

34:32
Locuteur 7

pas là.

34:32
Locuteur

Eux

34:32
Présentateur

aussi s'en fichent des

34:33
Locuteur

droits des femmes, j'ai envie de dire.

34:34
Locuteur 7

En

34:34
Locuteur

fait,

34:34
Locuteur 7

je veux dire, le sujet, il est ni d'un côté ni de l'autre. Le sujet,

34:37
Locuteur

il

34:37
Locuteur 7

est plus complexe que cela. Et ça, je pense que c'est ça qui est intéressant. Si on veut justement tirer les enseignements de cette tragédie, il ne faut pas être dans quelque chose, dans une vision, dans une analyse manichéenne. Ni d'un côté dire « comme j'ai pu entendre, c'est un féminicide, point barre », ni de l'autre dire « c'est un violeur sous OQTF, point barre ». Non, ce n

35:00
Locuteur

'est

35:00
Locuteur 7

pas ça la question. C'est quoi la question ? La question, c'est plein de choses. C'est une multitude. Quand on reprend, comme je vous l'ai dit l'autre fois, j'étais sur ce plateau, la chronologie des faits, il y a beaucoup de sujets juridiques qui sont en cause dans cette affaire. Il y

35:13
Locuteur

a

35:13
Locuteur 7

la question de l'excuse de minorité qui n'a pas été écartée. Il y a la question de la prison, de la façon de la prise en charge en

35:21
Locuteur

prison.

35:21
Locuteur 7

Il y a la question des violeurs, de points d'interrogation de la castration chimique

35:27
Locuteur

qui

35:28
Locuteur 7

existent dans le Code et qui exigent le consentement de la personne concernée. Il y a la question de ce qu'on appelle le suivi

35:34
Locuteur

socio-judiciel. Vous

35:35
Présentateur

n'allez pas en avoir beaucoup avec

35:36
Locuteur

le consentement. Mais si, il

35:37
Présentateur

y

35:37
Locuteur

a

35:37
Présentateur

des pays où les gens l'acceptent.

35:39
Locuteur

Il y a des gens

35:40
Présentateur

dans certains pays qui

35:41
Locuteur

l'acceptent. Ce n'est pas généralisé à tous les violeurs. Donc si vous voulez vous répondre

35:43
Locuteur 7

à ce manichéisme, pardonnez-moi, stupide, et de ces espèces d'agitateurs, la meilleure façon d'y répondre,

35:51
Locuteur

c

35:51
Locuteur 7

'est de dire « Mais attendez, vous êtes vraiment à côté de la plaque parce que les sujets sont multiples.

35:55
Locuteur

»

35:55
Présentateur

Laurent Jacobelli, quand on voit ça, franchement, on se pose une question. Est-ce qu'on est encore capable dans ce pays de faire nation sur une question majeure ?

36:01
Laurent Jacobelli

Moi, je vous pose une autre question. Imaginez...

36:03
Présentateur

Ah, mais j'aimerais bien que vous répondiez à

36:04
Locuteur

la mienne, déjà. Je vous réponds

36:04
Laurent Jacobelli

par une autre question. Vous allez voir, vous allez comprendre où je vais en venir. Imaginez qu'un Marocain sous EQTF ait été tué par une jeune française blanche et catholique. Les mêmes, aujourd'hui, auraient fait des émeutes dans toute la France, cette extrême-gauche. C'est-à-dire que pour eux, il y a des morts qui ont une valeur et des morts qui n'en ont pas. Il

36:22
Locuteur

y a

36:23
Laurent Jacobelli

des criminels qui sont excusables. Et des criminels qui ne le sont pas. Et c'est ça qui est terrifiant. C'est-à-dire que pour faire avancer leur agenda politique, qui est un électorat communautarisé, ils sont prêts à accepter toutes les vilainies. Pour eux, là, la victime,

36:38
Locuteur

c

36:39
Laurent Jacobelli

'est le Marocain. Clairement, ce n'est pas la jeune fille qui a été tuée. Et ce ne sont pas des individus, des hurluberlus. Ce sont des professeurs, des candidats à la France insoumise et les Verts aux élections, des

36:51
Locuteur

assistants

36:51
Laurent Jacobelli

parlementaires. Ce sont donc des décideurs dans leur parti politique.

36:55
Locuteur

Et

36:55
Présentateur

j'ai encore en tête, bien sûr, cette image à Sciences Po d'étudiante en train d'arracher des portraits de cette jeune femme.

37:02
Locuteur

Donc, c

37:02
Laurent Jacobelli

'est extrêmement grave ce qui s'est passé. Ce n

37:04
Locuteur

'est

37:04
Laurent Jacobelli

pas, une fois encore, trois, quatre esservelés qui ne comprennent pas ce qui se passe. Ce sont des décideurs politiques qui décident de cranter clairement leur agenda et bien montrer qu

37:13
Locuteur

'ils

37:13
Laurent Jacobelli

seront toujours du côté de ceux qui attaquent les Français.

37:17
Présentateur

Juste pour donner une petite précision,

37:19
Locuteur

il y

37:19
Laurent Jacobelli

a des gens peut-être devant leur écran

37:20
Présentateur

qui disent « Mais pourquoi la police n'est pas intervenue ?

37:22
Laurent Jacobelli

» En fait, ce n

37:22
Locuteur

'est

37:22
Laurent Jacobelli

pas un délit. Donc,

37:23
Locuteur

je

37:23
Laurent Jacobelli

vous le dis, bien sûr, ça nous fait gerber de voir ça. Je vous le

37:26
Locuteur

dis,

37:26
Laurent Jacobelli

quand vous êtes sur le service d

37:27
Présentateur

'ordre et que vous voyez des chants comme ça alors qu'il y

37:29
Locuteur

a

37:29
Présentateur

des gens qui se recueillent, ça vous donne envie de gerber. – Mais rien ne les empêche de le faire.

37:33
Locuteur

– Mais rien ne les empêche

37:34
Présentateur

de le faire légalement. C'est pour ça que je préfère le dire, parce que ce

37:36
Locuteur

n

37:36
Présentateur

'est pas illégal. – D'ailleurs, les ultra-violents, en l'occurrence, ils ont gardé leur sang-froid parce qu'il y en a d'autres qui seraient allés au coup de poing en disant « Arrêtez de nous saccager cet hommage ». Johan, oui ? – Il est évident que pour l'extrême-gauche dont il est question, Philippine n'a pas le bon profil. Elle est effectivement blanche, elle est catholique et elle est issue d'une bonne famille. Donc, ça ne correspond pas à leurs critères. – Ensuite, Maître, vous avez raison, je crois que nous rencontrons dans ce pays un certain nombre de problèmes liés notamment à la récidive, vous l'avez évoqué. Il n'y

38:08
Locuteur

a

38:08
Présentateur

pas suffisamment de moyens en prison pour faire en sorte que la récidive baisse dans ce pays parce que le taux de récidive, il est colossal. Il

38:14
Locuteur

n'y a

38:14
Présentateur

quasiment pas de suivi en prison, les moyens sont à ce point limités que les détenus sont suivis notamment par des psychologues une fois tous les 36 du mois. Donc, on ne sait pas empêcher la récidive dans ce pays, on n

38:25
Locuteur

'a

38:25
Présentateur

pas les moyens de le faire. Mais c'est précisément parce qu'on n

38:27
Locuteur

'a

38:27
Présentateur

pas suffisamment de moyens qu'on n

38:29
Locuteur

'a

38:29
Présentateur

pas besoin d'importer non plus tous les délinquants qui viennent de tous les autres pays, si vous voulez. Tous les délinquants qui sont étrangers dans ce pays, qui sont visés par des OQTF, si on n'a pas les moyens de s'occuper des délinquants et des criminels français, on a encore moins les moyens de s'occuper des délinquants et des criminels étrangers. Et c'est d'autant plus pour cela qu'il faut exécuter ces OQTF de manière à protéger la société et exécuter en priorité les personnes visées par des OQTF et qui le sont parce qu'elles ont commis des délits ou encore pire, des crimes. Je voudrais que vous entendiez le message de cet homme cet après-midi sur Europe 1.

A priori, on ne peut pas l'accuser de militantisme politique d'un bord ou de l'autre. C'est juste un enfant qui a vu sa grand-mère violée et tuée en 2021 par un individu sous OQTF. Et il déplore ce clivage politique et ne comprend pas qu'on puisse créer de telles divisions et tant de haine autour d'une question aussi élémentaire.

39:25
Locuteur

Aujourd

39:25
Présentateur

'hui, si on pointe du doigt une défaillance

39:30
Locuteur

comme

39:31
Présentateur

le traitement des OQTF en France,

39:33
Locuteur

on

39:33
Présentateur

passe immédiatement pour un facho. Et j'en profiter un

39:38
Laurent Jacobelli

petit peu de ce passage radio pour appeler tous les gens de sensibilité de gauche

39:48
Locuteur

qui

39:48
Laurent Jacobelli

sont touchés par ce qui s'est passé

39:50
Locuteur

à

39:51
Laurent Jacobelli

se manifester

39:53
Présentateur

et à essayer de créer un mouvement d'ampleur.

39:56
Locuteur

Parce

39:56
Présentateur

que ce que je voudrais vraiment dire, la chose sur laquelle je voudrais insister, c'est qu'aujourd'hui, c

40:01
Locuteur

'est

40:01
Présentateur

la société civile qui doit s'emparer du sujet. Il faut arrêter d'être complaisant par rapport à ça. Je pense qu'au niveau politique,

40:07
Locuteur

il

40:07
Présentateur

y

40:08
Locuteur

a

40:08
Laurent Jacobelli

trop de clientélisme. Donc

40:11
Locuteur

il

40:12
Laurent Jacobelli

faut arrêter de regarder du côté des hommes et

40:16
Présentateur

des femmes politiques de ce pays qui,

40:19
Locuteur

pour

40:19
Présentateur

des raisons électorales, n'agiront pas ou seront en permanence dans le dogme. Et moi, j'invite les gens de toute sensibilité politique, de gauche, de droite, à sortir de ce dogme, à juste regarder les choses en face. Sortir des dogmes et juste regarder les choses en face, c'est un message de bon sens, en fait, qui a souffert dans sa chair. Je le rappelle, sa

40:41
Locuteur

grand

40:41
Présentateur

-mère a été...

40:41
Locuteur

Oui, mais je viens très

40:41
Présentateur

bien de ce témoignage qui était très émouvant. Violée

40:43
Locuteur

et tu as

40:44
Présentateur

plus de 90 ans. Non, mais voilà, exactement, morte de ses blessures. Mais après, il y a quand même une forme de contradiction. Enfin, il

40:52
Locuteur

y a

40:52
Présentateur

un moment, il faut bien que ce soit les élus qui fassent évoluer les choses, qui fassent évoluer le cas échéant, le cadre juridique, les élus qui décident qu'il y ait plus de moyens sur le suivi psychiatrique, qu'on en parlait, sur la réinsertion en prison, sur la prise en charge des violeurs. Parce que je ne

41:07
Locuteur

vois

41:07
Présentateur

pas ce que les citoyens, eux, peuvent faire. Ce sont des problèmes qui sont des problèmes qui se posent au niveau de la société. Donc, oui, le sujet, il est plutôt pourquoi, malgré une volonté très unanime, je pense, chez les Français, toute sensibilité politique confondue, pourquoi ne sommes-nous pas capables d'avancer sur ces dossiers-là ? Et quel est la... Vous

41:26
Locuteur

avez une réponse, vous ?

41:27
Présentateur

Mais oui, parce que je crois... C

41:29
Locuteur

'est juste une

41:29
Présentateur

question de courage, d'électoralisme, comme il l'a dit. Non, ce n'est pas qu'une question de courage. Nous avons fini par créer un piège redoutable.

41:35
Locuteur

C

41:35
Présentateur

'est-à-dire que nous avons tellement voulu défendre la démocratie contre les emportements populaires, c'était la logique en 1945, donc de créer de plus en plus des blocs de constitutionnalité, des choses qui nous préservaient éventuellement de majorités qui auraient porté au pouvoir des dirigeants considérés comme dangereux, que nous avons fini par totalement restreindre le champ de la souveraineté populaire et de ce qui est encore possible de décider par une assemblée, par exemple. Parce que de toute façon, on le disait, le délit de séjour irrégulière sur le territoire français, c'est le droit européen qui nous impose d'y avoir renoncé.

Et donc il faudra bien un jour avoir le courage de remettre, et moi j'ai de grandes réserves sur la formule de M. Retailleau mettant en cause l'État de droit, je pense qu'on peut remettre en cause l'État du droit, ce qui n'a

42:19
Locuteur

rien à voir.

42:19
Présentateur

Alors

42:19
Locuteur

on en a parlé

42:20
Présentateur

tout à l'heure sur le premier plateau avec Judith Weintraub, apparemment il y

42:23
Locuteur

a

42:23
Présentateur

quand même des soucis de compréhension de ce qu'a voulu

42:25
Locuteur

dire Bruno Retailleau.

42:26
Présentateur

Il aurait

42:27
Locuteur

plutôt

42:27
Présentateur

évoqué l'État du droit

42:28
Locuteur

sans majuscule, enfin

42:30
Présentateur

avec une majuscule, que l'État de droit avec un E majuscule. Je

42:33
Locuteur

pense

42:33
Présentateur

que c

42:33
Locuteur

'était

42:33
Présentateur

une maladesse d'expression et que évidemment Bruno Retailleau n'a pas expliqué qu'il voulait renoncer à la

42:37
Locuteur

démocratie. Oui, parce que ça a fait

42:38
Présentateur

quand même beaucoup

42:39
Locuteur

réagir ces dernières heures.

42:40
Présentateur

Et

42:41
Locuteur

au bas,

42:41
Présentateur

ça il a pointé exactement ce que je suis en train de vous dire là. Il y a cette question de le champ de la souveraineté populaire sur des questions et c'est aussi ce que constate Marius, me semble-t-il, le petit-fils de cette dame qui a été violée et assassinée. Et oui, tout simplement, ce qui paraît relevé de bon sens à hauteur des citoyens n'est plus réalisable parce qu'il y a trop d'obstacles juridiques. Ce ne sont même plus des obstacles politiques. Je me pose une question, moi, hier. Alors Rudy, je ne sais pas si vous allez pouvoir m'éclairer. Florence Croisse, peut-être. Pourquoi est-ce qu'on ne hiérarchise pas les OQTF dans ce pays ?

Si on a autant de mal à les appliquer, pourquoi on ne crée pas des catégories en termes de dangerosité ? Parce qu'il

43:17
Locuteur

y a

43:17
Présentateur

des OQTF qui sont illégalement sur le territoire, qui doivent rentrer chez eux mais qui ne présentent pas une menace directe. Et il

43:22
Locuteur

y

43:22
Présentateur

en a d'autres qui présentent une menace directe parce que casier judiciaire, parce qu'antécédent, parce que récidive. Pourquoi on n'est pas capable de prioriser, de mettre sur une pile les

43:31
Locuteur

dossiers

43:31
Présentateur

majeurs

43:32
Locuteur

?

43:32
Présentateur

Ce sont ceux qui sont dans l'écrasse. Mais

43:33
Locuteur

oui, mais qui sont libérés 15 jours avant la délai maximum.

43:37
Présentateur

Ah, c'est eux,

43:37
Locuteur

d'accord. Ok,

43:38
Présentateur

pardon, autant pour moi.

43:39
Locuteur

Ce n'est pas la hiérarchisation

43:40
Laurent Jacobelli

le problème.

43:41
Locuteur

C'est effectivement

43:41
Laurent Jacobelli

ceux qui sont dans les centres de rétention administratives, c'est les 5% les plus violents et les plus chargés de manière judiciaire, qui doivent partir en de toute urgence, mais qui ne partent pas. Parce que vous avez tellement de recours, ils sont tellement aidés par des organisations non gouvernementales, qu'au final, ils restent sur les territoires français. Il

43:58
Locuteur

faut bien

43:58
Présentateur

changer la

43:59
Locuteur

loi.

43:59
Présentateur

Et il y a d'autres, juste, je vous laisse la parole tout de suite, juste sur un point précis. L'administration française considère par exemple le Maroc coopérant avec la France. Le Maroc est prêt à reprendre un certain nombre de personnes sous OQTF. Le Maroc est prêt à reprendre des mineurs isolés. Mais l'administration française considère que les mineurs isolés seraient en situation de danger au Maroc. Dans ce cas-là, on marche sur la tête. Parce que si réellement c'est la conviction de

44:19
Locuteur

l

44:19
Présentateur

'administration française, allons chercher tous les mineurs marocains pour les ramener en France. Mais c'est totalement délirant comme vision. Et il y a vraiment un problème d'une certaine idéologie qui s'est imposée au sein de l'État et qui fait effectivement que le citoyen lambda, il a de la peine à se défendre contre ça. Florence Roy, c'est juste après, on va entendre la première victime de cet homme, de ce Marocain soupçonné du meurtre de Philippines. C'est important d'entendre ce qu'elle dit. Elle a écrit une lettre à l'AFP et on verra ce qu'il faut en retenir ensemble dans un instant. Florence, d'abord.

44:48
Locuteur 7

En deux mots, les OQTF, de toute façon, je crois qu'il

44:50
Locuteur

y a

44:50
Locuteur 7

un projet de loi qui va être mis sur la table pour prolonger justement la durée de rétention. Mais de toute façon, le problème fondamental, et moi j'ai cru comprendre en écoutant la motivation du juge des libertés de la détention lorsqu'il a relâché le...

45:07
Présentateur

Elle, en l'occurrence, fait un aveu d'impuissance totale en disant qu

45:10
Locuteur

'il

45:10
Présentateur

est dangereux, mais je ne peux rien faire. Voilà ce qu'elle dit.

45:12
Locuteur 7

Oui, en gros, ce qu'elle dit aussi, c'est qu'elle parle de la question des laissés-passés consulaires. Et en fait, on comprend très bien dans sa motivation, ce n

45:21
Locuteur

'est

45:21
Locuteur 7

pas qu'elle jette l'éponge, mais il reste 15 jours, je crois, juridiquement.

45:25
Présentateur

C'est ça.

45:25
Locuteur

Et

45:25
Locuteur 7

en fait, elle constate, elle, oui, je ne sais pas, le juge des libertés de la vie.

45:30
Présentateur

C'est une femme.

45:31
Locuteur 7

Elle constate, si vous voulez, la dangerosité, l'éventuel risque de récidive, le trouble à l'ordre public que

45:37
Locuteur

ça peut

45:37
Locuteur 7

engendrer. Mais elle pointe le doigt sur la question du laissé-passé consulaire, parce qu'ils l'attendent. Ça fait 80 jours,

45:46
Locuteur

ou

45:46
Locuteur 7

75 jours, parce qu'il reste 15 jours qu'ils attendent se laisser passer consulaire. Donc la vraie question...

45:51
Locuteur

Qui

45:51
Présentateur

est arrivé trois jours après, je le rappelle, sa libération.

45:53
Locuteur 7

Voilà. La vraie question, elle est diplomatique. Ça veut dire pourquoi ces pays, il faut aller au front avec ces pays. Il faut absolument exiger, utiliser les moines pressions qui sont en notre possession pour que ces pays, alors le Maroc un peu moins, l'Algérie beaucoup plus.

46:09
Locuteur

Oui,

46:09
Présentateur

l'Algérie qui

46:10
Locuteur

bénéficie des

46:11
Présentateur

accords de 1968 qui sont jugés caduques par l'ensemble de la droite française.

46:15
Locuteur 7

Oui, mais en l'occurrence, il était marocain. Il n'était

46:17
Locuteur

pas l'Algérie. Oui, oui,

46:17
Présentateur

mais là, je parle d'Algérie, puisque

46:19
Locuteur

vous avez mentionné les Algériens également. Tout à fait. Et c'est ce

46:21
Locuteur 7

point qu'il faut vraiment mettre, je pense...

46:23
Présentateur

Je voudrais vraiment qu

46:24
Locuteur

'on

46:24
Présentateur

lise la lettre de cette jeune femme et vous voulez encore réagir sur ce sujet. Alors, des réactions rapides, Karima, Rudi Mana et Laurent Jacobelli, s'il vous plaît.

46:32
Locuteur 7

Non, non, mais c'est-à-dire qu'on voit qu'il

46:34
Locuteur

y a

46:34
Locuteur 7

une espèce de série de défaillances, que ce soit au niveau administratif, mais aussi, on parle de cette question du laissé-passer constitulaire et que c'était sur quelques jours. Mais quand même, si on se reporte au premier viol, parce qu'on parle ici maintenant d'un récidivisme, ça datait quand même de 2019. Donc, on s'est dit, OK, oui, il y

46:54
Locuteur

a

46:54
Locuteur 7

la peine après qu'il purge, mais quand même, que ce soit une question de journée, alors que ça remonte à 2019, on peut quand même s'interroger. Il y a quand même une immense lacune à ce moment-là, si on parle de faire respecter la loi et aussi l'aspect administratif. Et tout ça pour dire plus largement, je disais tout à l'heure, on a parlé de M. Rotailleux, qui est ministre de l'Intérieur, il y

47:17
Locuteur

a

47:17
Locuteur 7

aussi M. Migaud, ça va être de voir, est-ce qu'ils vont dans la même direction.

47:21
Locuteur

Quand on parle du discours

47:23
Locuteur 7

de politique générale, c'est aussi de voir, est-ce qu'ils vont marcher main dans la main? Ils

47:28
Présentateur

mangent ensemble déjà,

47:29
Locuteur

donc ça

47:29
Présentateur

commence bien. Mais

47:31
Locuteur 7

si d

47:31
Locuteur

'un

47:31
Locuteur 7

côté, vous avez cette vision de fermeté d'autorité et de l'autre, M. Migaud, qui semble dire, bien, circuler, il n

47:36
Locuteur

'y a

47:36
Locuteur 7

rien à voir, tout va bien, la loi, elle est bien appliquée, quoi que ce soit, on n'avance pas. Et peut-être juste en terminant aussi, parce que la question des EQTF non respectées, on posait la question, est-ce que c'est un mal français? Manifestement, oui, c'est un point qui est sensible, parce que ce n'est pas un fait isolé. On parle de l'affaire Lola, on a parlé de cet homme, de ce témoignage bouleversant

47:56
Locuteur

de la grand-mère.

47:57
Présentateur

Claire également, qui témoigne ces derniers jours et qui a réussi à survivre,

48:01
Locuteur

bien heureusement. Et

48:01
Locuteur 7

malheureusement, sur le pas d'amalgame, c'est que ces individus qui font du mal à des Français ici, qui n'auraient jamais dû se retrouver sur le territoire, font aussi du mal à des Français d'origine immigrée ou d'autres immigrés qui viennent ici, qui aiment la France, qui s'intègrent. Donc il

48:17
Locuteur

y a

48:17
Locuteur 7

une responsabilité aussi de l'État, je

48:19
Locuteur

vous

48:19
Locuteur 7

dirais, à protéger l'ensemble des Français.

48:22
Locuteur

Mais c'est vrai

48:23
Présentateur

que là où Karima a tout à fait raison, c'est que les premières victimes de l'image que renvoient ces OQTF, ce sont les immigrés de France, qui vivent parfaitement selon nos règles et nos lois, qui sont parfaitement intégrés à notre société. Rudy Manon, Laurent Jacobéli, vraiment messieurs, s'il vous plaît, rapidement, parce que je voudrais qu'on avance.

48:38
Laurent Jacobelli

Très court par rapport à cette décision de la juge de libérer l'individu 15 jours avant la fête, c

48:43
Locuteur

'est

48:43
Laurent Jacobelli

90 jours. Ce qui me rend fou, moi, chez les juges, parfois, c'est qu'on travaille pour le peuple. Nous, moi, je suis un flic pour le peuple. Je

48:51
Présentateur

veux protéger mon

48:52
Locuteur

peuple.

48:52
Présentateur

Elle respecte les règles, Rudy. Elle

48:54
Locuteur

a respecté les règles. C'est terrible, ça ne me fait pas plaisir de vous le dire.

48:56
Présentateur

Elle a agi selon les règles.

48:58
Locuteur

C'est

48:58
Présentateur

trop facile de dire ça. C'est trop facile de dire ça. Moi, si elle avait laissé 15 jours de plus, il n'y

49:04
Locuteur

avait

49:04
Présentateur

pas de souci. Mais le respect des règles, elle se cache derrière les règles. Pour dire, vous comprenez, le laisser passer, on risque de ne pas l'avoir dans 15 jours. Par contre, je vous le dis, il est hyper dangereux. Mais où est le respect du peuple, là ? C'est ça que je ne comprends pas. Et c'est ça qui nous rendait... Si Sandra Buisson était sur ce plateau, elle vous expliquerait mieux que moi, mieux que moi, à quel point toutes les règles et les différentes mesures applicables ont été appliquées jusqu'au moment où elle n'avait plus de raison légale. Quand bien même,

49:31
Locuteur

elle

49:31
Présentateur

déplorait la dangerosité

49:33
Locuteur

de cet homme de

49:33
Présentateur

le maintenir.

49:34
Locuteur

Mais elle avait 15 jours de corps. Mais

49:35
Présentateur

ce n

49:36
Locuteur

'est

49:36
Présentateur

pas moi que vous avez... Je veux que les gens l'entendent aussi. Bien sûr. Et comme un bonnet, on doit rendre la justice pour le peuple. C'est ça qu'il faut comprendre et arrêter de se cacher derrière des textes.

49:45
Locuteur

C'est vrai.

49:45
Présentateur

Parfois,

49:45
Locuteur

on

49:45
Présentateur

peut... Mais

49:46
Locuteur

si la règle

49:47
Présentateur

n

49:47
Locuteur

'est

49:47
Présentateur

pas bonne, il faut changer la règle. Mais bien sûr. Je veux bien que les règles soient respectées, mais changeons-les dans ce

49:51
Locuteur

cas-là.

49:51
Présentateur

Alors,

49:51
Locuteur

on

49:51
Présentateur

va être rapide.

49:52
Locuteur

Rapidement.

49:52
Laurent Jacobelli

Changer la règle ou changer certains fonctionnaires, quand même. Parce que si le laisser passer consulaires est arrivé trois jours en retard, c'est parce que la demande, ce n

49:59
Locuteur

'est

49:59
Laurent Jacobelli

pas faite par

49:59
Locuteur

le bon tuyau. C'est vrai aussi. C'est vrai aussi. Très juste. Si il avait été pour 30

50:02
Laurent Jacobelli

jours et qu'il n'y avait pas eu d'erreur d'administration, il serait dehors.

50:05
Locuteur

C'est juste. Donc, trois

50:06
Laurent Jacobelli

mesures rapides. Contrôler les frontières pour empêcher ce type d'individus d'arriver. Deuxièmement, la double peine. Tu es un criminel, tu es un délinquant, tu sors de prison dehors.

50:15
Locuteur

Ce qu

50:15
Présentateur

'a proposé récemment encore Jordan Bardella.

50:17
Laurent Jacobelli

Troisièmement, négociation avec les pays, notamment d'Afrique du Nord, mais pas seulement. L'aide au développement avec une clause. Si jamais tu ne reprends pas tes ressortissants, on arrête l'aide.

50:27
Présentateur

Depuis, pour la première fois, pardon, depuis la mort de Philippine, sa première victime, la première victime, pardon, de Tahao s'est exprimée. La jeune femme qui a été violée en 2019 par cet homme âgé aujourd'hui de 22 ans, elle appelle notamment à mieux prévenir la récidive des crimes sexuels. Je voudrais qu

50:43
Locuteur

'on

50:43
Présentateur

voit ce qu'elle dit dans ce sujet de Adrien Spiteri.

50:49
Locuteur

C

50:49
Présentateur

'est sur un sentier forestier de Tavernie comme celui-ci que la jeune femme a été attrapée puis violée en 2019. Par Tahao, principal suspect de la mort de Philippine.

50:59
Locuteur

Dans

51:00
Présentateur

un courrier adressé à nos confrères de l'AFP, elle exprime sa douleur.

51:04
Locuteur 9

Je pense à Philippine et à sa famille et je suis immensément triste. J'aimerais les réconforter, la réconforter, mais je ne fais face qu'au vide insupportable laissé par sa mort.

51:14
Présentateur

Condamnée en 2021, Tahao a été libéré en juin 2024, soit quelques mois avant la mort de Philippine.

51:21
Locuteur 9

Pourquoi le système pénitentiaire a-t-il failli à prévenir cette récidive ?

51:24
Locuteur

Pourquoi

51:25
Locuteur 9

n'a-t-on pas su arrêter cette escalade de la violence jusqu'au meurtre d'une jeune femme

51:29
Locuteur

? Le

51:30
Locuteur 9

dysfonctionnement de l'OQTF ne doit pas oblitérer la question primordiale de la récidive.

51:35
Présentateur

Éviter la récidive avait pourtant été l'un de ces combats à l'époque.

51:39
Locuteur 9

J'ai porté plainte, tenu bon, au cours des deux ans d'enquête, d'instruction, puis de procès, en me disant que ma démarche protégerait d'autres femmes.

51:47
Présentateur

Depuis la mort de Philippine, Thao, marocain âgé de 22 ans, a été arrêté en Suisse. Une information judiciaire a été ouverte pour viol et homicide par le parquet de Paris. La question de la récidive, bien sûr, Rudi Manal, est centrale dans ce dossier. Visiblement, rien n'a été fait pour le suivi du meurtrier. Quelqu'un qui est déviant sexuellement dès l'âge de 17 ans. Il

52:10
Locuteur

y a

52:10
Présentateur

un moment, il faut le suivre. On ne peut pas se permettre des remises en liberté sèche, mais je vais vous donner un chiffre que je viens de découvrir ce soir, qui vient d'être révélé. On a battu aujourd'hui un record, encore une fois, en termes de population carcérale, qui est de facto une surpopulation. Il y a aujourd'hui 78 969 détenus dans les prisons de France. C'est le plus haut total jamais enregistré. L'un et l'autre sont liés, forcément. C'est pour ça que je l'évoque. Ce n

52:38
Locuteur

'est

52:38
Présentateur

pas étonnant, mais pour revenir à l'affaire, il avait pris 7 ans alors que l'excuse de minorité n'avait pas été retenue. C'est ça ?

52:45
Locuteur

Si, elle

52:46
Présentateur

a

52:46
Locuteur

été retenue, la minorité. Elle a été retenue, sinon

52:48
Présentateur

il aurait pris 15 ans. Ça veut dire que le premier viol était extrêmement grave. Il avait pris le

52:53
Locuteur

maximum. Il avait peine le maximum. Pour un mineur, il avait pris le maximum.

52:55
Présentateur

Donc déjà, il faut que tout le monde le sache. C'était extrêmement grave. Il a été au maximum de ce qu

53:00
Locuteur

'il

53:00
Présentateur

puisse avoir. Bien sûr que les

53:02
Locuteur

prisons,

53:03
Laurent Jacobelli

je ne

53:03
Locuteur

suis

53:03
Laurent Jacobelli

pas surpris par ce chiffre-là des tenues, puisqu'on le voit que l'ultra-violence, elle est de mise dans ce pays. On le voit à travers les interventions que font les policiers à longueur de journée. On le voit à travers les interpellations que l'on fait, où systématiquement, ils se rebellent

53:18
Présentateur

contre les policiers ou les gendarmes. Donc on n'est pas du tout surpris par ça. Mais si ça augmente... Et j'aimerais bien savoir aussi le nombre de bracelets électroniques qui sont délivrés. Je pense qu'il est aussi en constante augmentation. Ça veut dire que

53:29
Locuteur

la

53:30
Laurent Jacobelli

population française, la

53:32
Présentateur

délinquance française est de plus en plus violente et mérite d'aller en prison. Mais la prison n'a pas les moyens de travailler sur les récidivies. Mais c'est là où il y

53:39
Locuteur

a

53:39
Présentateur

une responsabilité. Et

53:40
Locuteur

c

53:40
Présentateur

'est là qu

53:40
Locuteur

'il

53:40
Présentateur

y

53:40
Locuteur

a

53:40
Présentateur

un problème.

53:41
Locuteur

C

53:41
Présentateur

'est là où il y a une responsabilité politique. Jean-Sébastien et Florence Roy, c

53:43
Locuteur

'est

53:43
Présentateur

en avance. C'est là où il y

53:44
Locuteur

a

53:44
Présentateur

une responsabilité politique accablante. Et malgré tout, on pourrait en venir. On a bien fait condamner l'État pour une action climatique. Donc pourquoi ne ferait-on pas condamner l'État pour une action régalienne ? Là, il y

53:51
Locuteur

a

53:51
Présentateur

un livre qui vient de sortir d'un magistrat du Conseil d'État qui s'appelle Christophe Eosch-Duval. Je crois que vous l'avez peut-être reçu d'ailleurs. Mais bref, qui parle d'ailleurs, qui traite du coup de l'insécurité en France et qui dit qu'il faut taper au portefeuille. Parce que ce que vous évoquiez, M. Jacobelli, il y a un défaut de l'administration. Alors il y a les défauts que vous avez pointés, vous, déjà plutôt dans la procédure. Mais le laisser-passer consulaire, si ça avait été fait selon la bonne procédure et si l'administration ne s'était pas trompée, il aurait été expulsé et Philippine aurait pu être en vie.

Donc il y a des familles de victimes qui, je pense, seraient fondées à attaquer l'État. Et si nous étions aux États-Unis, je vais vous dire, mais ça se compterait en dizaines de millions. Donc ça ne rendra jamais... De dommages et intérêts, vous voulez dire ? Oui, de dommages et intérêts. Ça n'est pas la culture française et au-delà de ça, rien ne vaut une vie et pour les familles de victimes, de toute façon, rien, aucune somme d'argent ne pourra remplacer les pertes tragiques qu

54:38
Locuteur

'ils

54:38
Présentateur

subissent. En revanche, peut-être que ça serait le moyen, enfin, d'obtenir de l'administration française qu'elle se bouge parce que malheureusement, le seul truc à l'air de comprendre parfois, c'est la contrainte financière. Oui, Florence Roise, pardonnez-moi.

54:50
Locuteur 7

Oui, vous voyez que quand vous dites...

54:52
Locuteur

78

54:52
Présentateur

969 prisonniers aujourd'hui.

54:54
Locuteur 7

Ok, alors qu'est-ce que ça veut dire ce chiffre

54:56
Locuteur

? Premièrement, que

54:57
Locuteur 7

la justice n'est pas laxiste parce qu'il y a beaucoup de gens en détention. Ah ben attendez, vous permettez

55:01
Locuteur

?

55:02
Locuteur 7

C'est pas vrai quand vous

55:03
Locuteur

dites...

55:03
Présentateur

Il y a un tiers des détenus

55:08
Locuteur 7

ça veut dire qu'ils sont en détention provisoire.

55:09
Locuteur

C

55:09
Locuteur 7

'est même pas des condamnations définitives. Quand on entend certaines personnes nous dire « Oui, on interpelle et deux jours après ils sont dehors », ben la preuve c'est que la justice n'est pas laxiste.

55:19
Locuteur

Ou

55:19
Locuteur 7

alors

55:19
Locuteur

il y a des justices

55:20
Laurent Jacobelli

en plus de

55:20
Locuteur

délinquance. Oui, mais justement,

55:23
Locuteur 7

ce que vous n'avez pas compris et je le répète et je le répète souvent ici, c'est que ce n'est pas parce qu'on met en détention des gens qu'on a moins de délinquance. C'est ça l'erreur. L'erreur c'est que...

55:36
Présentateur

Mais comment on fait pour avoir moins de délinquance ? Il

55:38
Locuteur

n'y a

55:38
Présentateur

plus de délinquance.

55:38
Locuteur

Si le prix de délinquance est en prison... Quelle est la

55:40
Locuteur 7

fonction de la politique pénale de la sanction pénale ? 1. Réprimer. 2. Protéger la société. 3. Prévoir la réinsertion. C'est ça la fonction

55:49
Locuteur

de la peine pénale. C'est plus possible.

55:52
Locuteur 7

Donc, ce qui est très important c'est qu'une peine pénale

55:56
Locuteur

quand

55:56
Locuteur 7

elle s'applique elle tienne compte de l'infraction et pas systématiquement qu'on aille vers la casse-prison. Parfois, on peut penser à des peines alternatives à la détention. Attendez. On

56:07
Locuteur

peut

56:07
Locuteur 7

toucher au portefeuille mais il y a des infractions financières, cher monsieur, qui ne naît que la société soit protégée. Le viol, le crime, les agressions sexuelles, les violences volontaires. Effectivement, tout cela nécessite

56:24
Locuteur

le placement en

56:24
Locuteur 7

détention. Ça ne sert à rien. Des petits délinquants, il y

56:44
Locuteur

a

56:44
Locuteur 7

des choses qui sont à faire pour essayer. Il ne s'agit pas de minimiser l'importance de la sévérité

56:50
Locuteur

de la sévérité pénale.

56:51
Locuteur 7

Il s'agit de savoir de l'appliquer à bon escient. C'est pour ça que c'est important d'avoir un éventail de peines.

56:58
Locuteur

Conclusion

56:58
Présentateur

là-dessus, Jean-Ange

56:59
Locuteur

Jacobéli. La sécurité,

56:59
Laurent Jacobelli

ça n'a pas de prix. On ne peut pas s'accommoder du manque. Il y a un manque de place de prison. Alors, beaucoup de juges libèrent et d'ailleurs, M. Dupond-Moretti avait fait une circulaire en la matière en disant qu

57:08
Locuteur

'il

57:08
Laurent Jacobelli

n

57:08
Locuteur

'y a

57:08
Laurent Jacobelli

pas assez de place. Évitez d'incarcérer. Non, non. Parce que demain, ça donnera des victimes. Donc, il faut construire des places de prison. Oui, il faut des peines planchées. Quand on a fait tel ou tel acte, on ne peut pas sortir de manière anticipée parce qu

57:21
Locuteur

'on

57:21
Laurent Jacobelli

est dangereux pour la société. Il faut protéger les honnêtes gens. Voilà. C'est ça l'impératif absolu. Et si pour ça, il faut investir dans des prisons, il faut le faire. Si pour ça, il faut dire qu'un mineur qui a dealé, par exemple, il doit faire une semaine dans un centre spécialisé, eh bien, créons les centres spécialisés pour que demain, ce mineur ne vienne pas un caïd de la drogue. Mais à force de baisser les bras, à force de peine alternative, à force de dire « Ah bah ma pauvre dame, il n

57:44
Locuteur

'y a

57:44
Laurent Jacobelli

pas de place, c'est pas bien grave.

57:46
Locuteur

» On se retrouve avec des

57:46
Laurent Jacobelli

Philippines. Il y a des gens qui meurent. Eh bien, il ne faut pas toucher à un cheveu d'un honnête français.

57:51
Locuteur 7

Mais dans l'affaire Philippines, Allez, on

57:52
Locuteur

va s'arrêter là sur ce sujet.

57:53
Locuteur 7

Le suspect principal était récidiviste en matière de viol. Donc sa place était en prison. On n'a pas parlé de ce type de profil. Ça,

58:00
Locuteur

c

58:00
Locuteur 7

'est clair. Par ailleurs, quand vous parlez des peines planchers, j'en ai fini. Vous savez qu'à chaque fois, quand il y avait, à l'époque des peines planchers, ce n'était pas systématique. Les magistrats l'écartaient quelquefois la peine planchers.

58:08
Locuteur

Elle n'était pas automatique.

58:10
Présentateur

Quasiment systématique.

58:11
Locuteur

Donc voilà. Donc si vous voulez... Alors

58:13
Locuteur 7

voilà.

58:14
Présentateur

Appliquez les lois. Ce serait déjà un bon départ dans ce pays.

58:18
Locuteur

Hier, je voudrais qu'on évoque

58:19
Présentateur

ce drame qui, pour l'instant, est assez peu relayé mais qui pourrait faire beaucoup plus de bruit dans les jours qui viennent. Un drame qui a secoué la ville de Saint-Lô en Normandie. Et le monde de la boxe, d'ailleurs, en Normandie puisque Kylian Binard, c'est un jeune homme qui était talentueux de 17 ans qui a tragiquement perdu la vie à la sortie d'une discothèque après avoir été poignardée. Assez peu d'éléments et on en discutera avec Rudy.

58:43
Locuteur

C

58:43
Présentateur

'est vrai que pour l'instant, il y a assez peu d'éléments mais l'origine du différent à la sortie de cette boîte de nuit est pour l'instant inconnue. Un coup de couteau a été porté à cette adolescente de 17 ans malgré l'intervention des paupiers. La victime est décédée des suites de ses blessures vers 6h du matin donc la nuit dernière. Les équipes de CNU sont allées sur place tout à l'heure et la maman de ce jeune homme qui vient de perdre la vie a répondu à nos questions. Écoutez-la.

59:08
Locuteur

Je

59:09
Locuteur 3

suis en colère.

59:10
Locuteur

Il

59:11
Locuteur 7

a que 17 ans. Il a toute la joie de vivre.

59:13
Locuteur

Il

59:13
Locuteur 7

a...

59:16
Locuteur

Il

59:17
Locuteur 7

a encore tout à voir. Donc

59:19
Locuteur

non,

59:21
Locuteur 7

je ne comprends pas qu

59:21
Locuteur

'on

59:23
Locuteur 7

puisse faire des choses comme ça. Julien n'était pas méchant. Il était...

59:27
Locuteur

Il

59:28
Locuteur 7

était joyeux. Il avait pas...

59:31
Locuteur

Une

59:32
Locuteur 7

once de méchanceté quoi.

59:34
Locuteur

Et... Non,

59:35
Locuteur 7

je ne comprends pas. Pourquoi ?

59:37
Locuteur

Pourquoi

59:38
Locuteur 7

faire ça ?

59:39
Locuteur

Déjà,

59:40
Locuteur 7

si la personne se promène avec un couteau dans une voiture, c'est qu'il a l'intention de faire quelque chose quoi. Je n

59:46
Locuteur

'ai

59:46
Locuteur 7

pas dormi de la nuit. Je ne mange presque pas. J'ai toujours l'impression qu'il va arriver. Non,

59:53
Locuteur

c

59:53
Locuteur 7

'est...

59:54
Locuteur

Tant

59:54
Locuteur 7

que je ne l'aurais pas vu, je ne serais pas...

59:57
Locuteur

Pas

59:57
Locuteur 7

bien. Et encore après, je ne serais pas bien non plus.

1:00:00
Locuteur

Mais

1:00:00
Locuteur 7

là, je voudrais le voir. Je voudrais...

1:00:03
Locuteur

Mais

1:00:04
Locuteur 7

je ne peux pas. Il a pris la vie d'un...

1:00:07
Locuteur

D

1:00:07
Locuteur 7

'une personne, d'un gamin. Donc il faut qu'il reste en prison. Il n'a pas... Il n

1:00:11
Locuteur

'a

1:00:11
Locuteur 7

pas être dehors. Il n

1:00:12
Locuteur

'a

1:00:12
Locuteur 7

pas...

1:00:13
Locuteur

Il

1:00:13
Locuteur 7

n

1:00:14
Locuteur

'a

1:00:14
Locuteur 7

pas être dans les rues.

1:00:15
Locuteur

Parce

1:00:16
Locuteur 7

qu'il peut recommencer.

1:00:17
Locuteur

Il

1:00:17
Locuteur 7

peut...

1:00:18
Locuteur

Donc

1:00:19
Locuteur 7

il reste en tout.

1:00:22
Locuteur

Voilà.

1:00:22
Présentateur

Encore une mère éplorée. Encore une famille déchirée. Alors cette maman, elle dit... Parce que je pense qu'elle a l'écho de cette terrible affaire de Philippines qu'on vit depuis une semaine. Elle a peur que celui qui a porté ce coup mortel soit éventuellement libéré après sa garde à vue sous contrôle judiciaire. On n'en est pas encore là. On suivra cette affaire. Le suspect, Rudy Mana, est un homme d'une vingtaine d'années qui a été arrêté par les forces de l'or. Les autorités mènent actuellement l'enquête pour déterminer les causes exactes du drame. On n'en sait pas encore. On ne sait pas exactement encore le profil de cet individu.

Donc on va se garder pour l'instant de donner des informations qui ne seraient pas vérifiées. Ce qui est certain, c'est qu'on est encore dans de la violence juvénile. 17 ans, 20 ans. Pour le suspect. Et puis des altercations, ce bois de nuit, qui finissent avec des coups de couteau. Voilà la France de 2024. Encore une fois. Exactement. Et je ne suis pas étonné. Donc des 78 000 prisonniers

1:01:13
Laurent Jacobelli

dont vous parliez tout à l'heure. Dans le Cher, il y a trois jours, pareil, même histoire. Sorti de boîte de nuit, un collègue qui... Un jeune qui défend un collègue,

1:01:20
Locuteur

il

1:01:20
Laurent Jacobelli

se fait agresser, il prend un coup de couteau, il meurt également. En fait, on en est à ça aujourd

1:01:24
Présentateur

'hui. Et ces fameuses attaques au couteau, alors on dit 120, mais c'est une statistique qui date d'il y a 5 ou 6 ans. Je suis sûr qu'aujourd'hui, on est largement au-delà de 120 parce que moi, dans le département

1:01:34
Laurent Jacobelli

où je vis, par jour, par jour, dans le département où je vis, j'en vois énormément tous les jours. Les coups de couteau, ça devient un truc de dingue. Il faut vraiment aussi lutter contre ça parce que tous les jeunes... Et comment ça

1:01:48
Locuteur

se fait ?

1:01:48
Présentateur

Comment vous expliquez ça ? Depuis quelques années, il

1:01:51
Locuteur

y a

1:01:51
Présentateur

eu un virage quasi du jour au lendemain où il n

1:01:54
Locuteur

'y a

1:01:54
Présentateur

pas un jour sans une attaque au couteau, sans des

1:01:56
Locuteur

agressions des

1:01:56
Présentateur

jeunes

1:01:57
Locuteur

qui sont avec leur sac à dos et des couteaux dedans. J'ai l

1:02:00
Présentateur

'impression que c'est arrivé du

1:02:01
Locuteur

jour au lendemain.

1:02:02
Présentateur

Et on a décidé de ne plus le compter parce que maintenant, la statistique n'existe plus.

1:02:06
Locuteur

C

1:02:06
Présentateur

'est-à

1:02:06
Locuteur

-dire

1:02:06
Présentateur

qu'il faut aller la chercher. Vous avez différents délits parce qu'une attaque au couteau, elle peut servir à un viol,

1:02:10
Locuteur

elle

1:02:10
Présentateur

peut servir à tuer quelqu'un, elle peut servir à des violences, elle peut servir à un cambriolage. Et donc, il faudrait aller piocher dans chacune de ces catégories-là. Mais pour balayer ou mettre la poussière sous le tapis, on a décidé de ne plus compter. Donc, effectivement, les derniers chiffres, ils datent de 2019.

1:02:25
Locuteur

Et

1:02:26
Présentateur

puis,

1:02:26
Locuteur

les

1:02:26
Présentateur

couteaux, je vous l

1:02:27
Locuteur

'ai

1:02:27
Présentateur

déjà dit ici, Julien,

1:02:29
Laurent Jacobelli

les couteaux, tout le monde a un couteau aujourd'hui. Vous contrôlez des jeunes à la sortie d'une boîte, je vous assure, c'est 100%. Ils ont tous des couteaux sur eux. 100% ? Non, peut-être pas. Non, mais 100% des jeunes qui sont là pour chercher la bagarre. Ils

1:02:43
Locuteur

ont tous... Ah oui, non, non, parce que vous en êtes assisés. Bien sûr, vous en êtes assisés. Parce que j'ai la

1:02:47
Laurent Jacobelli

sortie d'une

1:02:48
Présentateur

discothèque avec des jeunes qui cherchent à en découdre.

1:02:50
Locuteur

D

1:02:50
Présentateur

'accord.

1:02:50
Laurent Jacobelli

Ils ont tous des couteaux sur eux. Bien sûr, je ne

1:02:52
Locuteur

vais

1:02:52
Laurent Jacobelli

pas contrôler un petit qui sort de l'école, il n

1:02:54
Locuteur

'a

1:02:54
Laurent Jacobelli

pas un couteau. Mais ces jeunes-là ont

1:02:56
Locuteur

tous

1:02:57
Présentateur

des couteaux sur eux. Il faut se le dire. Et la vie n'a aucune valeur, en fait. Et

1:03:01
Locuteur

la vie

1:03:01
Présentateur

n'a plus de valeur. Et on est dans un jeu vidéo, on va planter l'autre parce qu'on a l'impression qu'il nous a manqué de respect ou peu importe, il y

1:03:09
Locuteur

a

1:03:09
Présentateur

une altercation. C'est ça.

1:03:20
Locuteur

Il

1:03:20
Présentateur

sera intéressant de voir le profil de la personne qui a porté ce coup mortel quand même parce que vous dites que ces jeunes-là se promènent tous avec un couteau. Ce sont manifestement des caïds dont vous parlez, mais on porte rarement un coup de couteau mortel sans avoir un casier judiciaire long comme le bras. Donc on verra bien le plus profil de... Et vous avez des gamins de 15 ans qui vont à l'école avec des couteaux. Yoann, aujourd

1:03:43
Locuteur

'hui, on en

1:03:44
Présentateur

est là. Non,

1:03:44
Locuteur

mais

1:03:44
Présentateur

ce que je

1:03:45
Locuteur

veux

1:03:45
Présentateur

dire... J

1:03:47
Locuteur

'ai l'impression que ça

1:03:48
Présentateur

devient une mode et quelque

1:03:50
Locuteur

chose

1:03:50
Présentateur

de courant d'avoir un couteau

1:03:52
Locuteur

sur soi quand on est jeune.

1:03:53
Présentateur

Ce que je veux vous dire, c'est que je vous fiche mon billet que celui qui a tué Kylian, à mon avis, il est connu défavorablement et très défavorablement des services de police depuis des années. On verra bien. On verra

1:04:05
Locuteur

ça demain. On aura plus d'infos

1:04:07
Présentateur

dessus de la garde à vue. Pour l'instant, vous n'avez pas plus d'infos vérifiées. Un commentaire ?

1:04:12
Locuteur 7

Non, mais c'est vrai ce que disait Rudi Mana sur le côté le couteau. C'est une culture. C'est vrai qu'avant, il

1:04:17
Locuteur

n

1:04:17
Locuteur 7

'y

1:04:17
Locuteur

avait

1:04:17
Locuteur 7

pas ça. C'est vrai, il y a toujours eu des batailles entre bandes plus

1:04:20
Locuteur

ou moins. J'ai

1:04:21
Locuteur 7

assisté des gardes à vue où ceux qui utilisaient le couteau, c'était une culture. Vous avez raison.

1:04:28
Locuteur

On a un dernier

1:04:29
Présentateur

tweet. Je

1:04:29
Locuteur

montre juste le tweet

1:04:30
Présentateur

de Marion Maréchal qui apparemment s'exprime et je le découvre avec vous sur cette affaire. Valérie Acknin qui me prévient. On l

1:04:38
Locuteur

'a

1:04:38
Présentateur

à

1:04:38
Locuteur

l

1:04:38
Présentateur

'image, les amis ? Voici. Merci beaucoup. On a la photo de ce jeune homme, 17 ans, champion de boxe en Normandie. Je n

1:04:46
Locuteur

'ai

1:04:46
Présentateur

pas eu le temps de lire. Je suis désolé. On n

1:04:48
Locuteur

'a

1:04:48
Présentateur

pas le droit de lire. On va y voir.

1:04:49
Locuteur

Vous avez

1:04:50
Présentateur

dit quelque chose d'intéressant. Vous dites porter un couteau, c'est une culture. Mais c'est une culture de quoi ? C

1:04:56
Locuteur

'est une

1:04:56
Présentateur

culture de bande ?

1:04:56
Locuteur

C

1:04:56
Présentateur

'est une culture de quartier ? À quelle culture est-ce que vous faites référence

1:04:59
Locuteur

?

1:05:00
Locuteur 7

Une culture, je ne sais pas.

1:05:02
Locuteur

C

1:05:02
Locuteur 7

'est une façon de... C'est dans le droit fil d'une certaine évolution actuelle qui se... Dans les banlieues, dans certains quartiers, c'est la culture du couteau. C'est tout. Les attaques

1:05:15
Locuteur

au couteau... Mais c'est une culture

1:05:15
Présentateur

qui n

1:05:15
Locuteur

'a

1:05:15
Présentateur

pas le droit de

1:05:16
Locuteur

citer dans ce pays, en fait ?

1:05:18
Locuteur 7

Non, mais c'est une culture... Non, non. Ce

1:05:19
Locuteur

n

1:05:19
Locuteur 7

'est pas qu'elle n

1:05:20
Locuteur

'a

1:05:20
Locuteur 7

pas le droit de citer. C'est qu'il faut arrêter de mettre, vous disiez, la poussière sous le tapis et d'être dans le tabou. Ça, c'est vrai. Ça, en revanche, vous voyez, sur ce sujet-là, il faut dire les choses clairement. Bon,

1:05:30
Présentateur

il nous reste un... Et on va... On prendra le temps de traiter plus en longueur ce sujet demain ou dans les prochains jours parce que, je vous dis, les informations, pour le moment, sont trop fragiles, notamment autour du parcours et du profil du suspect. Je voudrais qu'on s'inquiète quelques instants pour l'avenir intellectuel et... Et j'allais dire... Le vôtre ? L'instruction... Non, le mien, il est fichu, vous savez. C'est cool. Les professeurs s'inquiètent. Je vais aller tout de suite dans le sujet, ce sera plus simple. Les professeurs s'inquiètent du niveau de leurs étudiants en français.

Les fautes d'orthographe posent problème depuis un moment, ça, on le savait, mais ça atteint même l'université. Ils n'arrivent même plus à construire une phrase. De nouvelles fautes apparaissent et vraiment, les professeurs d'université, notamment, tirent la sonnette d'alarme. Charles Pousseau, Raphaël Lazareg, vous en disent plus.

1:06:18
Locuteur

Si

1:06:19
Laurent Jacobelli

le niveau d'orthographe et de syntaxe était un problème chez les jeunes élèves, il est désormais très présent chez les étudiants.

1:06:25
Locuteur

Le

1:06:25
Laurent Jacobelli

niveau en français à l'université dégringole à tel point que les étudiants ne savent plus construire une

1:06:30
Présentateur

phrase qui a du sens.

1:06:32
Locuteur 3

Jusqu'en terminale, on va donner des photocopies aux élèves. Ils n'écrivent plus le cours. Tout le monde dit que ça ne va pas, mais le ministère ne fait rien ou plus exactement, il fait tout pour que le niveau continue de s'effondrer. Les étudiants dont je parle ne sont pas responsables de ce qui leur arrive. Ils sont des victimes.

1:06:53
Locuteur

Selon

1:06:54
Présentateur

le baromètre

1:06:55
Laurent Jacobelli

du projet Voltaire, seulement 56,6% des 15-25 ans maîtrisent en moyenne les règles de l'orthographe. Parmi les nouvelles fautes, la virgule entre le sujet et le verbe, comme ici, le chat mange la souris ou encore, la confusion entre plusieurs mots, notamment s'implique et s'applique, or et or, ou encore, plus habituel, le ça, c'est

1:07:16
Présentateur

dit A ou ça, est ça. J'ai relu des copies de collèges-lycées, c'est assez effrayant. Ils se détériorent complètement. Pourquoi ? Parce qu'ils ont l'habitude d'écrire, de dicter ça sur le téléphone. La baisse du niveau en français est de plus en plus remarquée. Selon un sondage d'opinion web publié en début d'année, 80% des Français estiment que le niveau en orthographe s'est dégradé. Johan, vous êtes celui autour de cette table qui a quitté les bancs de l'école le plus tard. Pourquoi le niveau d'orthographe veste-il autant ? C'est vrai, je ne pense

1:07:50
Locuteur

pas que le plus récemment. Non, mais

1:07:53
Présentateur

justement, je le mets en valeur.

1:07:54
Locuteur

C'est le plus jeune. Il y a

1:07:55
Présentateur

la même chose le plus tard. Oui, pardon. Moi aussi, j'ai des lacunes. Je suis le plus jeune du

1:08:00
Locuteur

plateau. Vous êtes le plus jeune sur ce plateau. Pourquoi le niveau d'orthographe veste-il

1:08:03
Présentateur

autant en France ? Qu'est-ce que ça révèle ? Je ne sais pas. Peut-être que les jeunes lisent moins aussi parce que de lire, ça aide à faire moins de fautes d'orthographe. Mais ils écrivent plus ?

1:08:10
Locuteur

On

1:08:11
Présentateur

écrit

1:08:11
Locuteur

de plus en plus. On est une société du message permanent. On

1:08:14
Présentateur

écrit aussi avec des abréviations.

1:08:18
Locuteur

Mais tout simplement, mais Julien,

1:08:19
Présentateur

parce qu'on a renoncé à

1:08:20
Locuteur

l

1:08:20
Présentateur

'enseignement,

1:08:20
Locuteur

pas seulement de l

1:08:21
Présentateur

'orthographe, mais de la grammaire et notamment au motif de lutter contre les inégalités. Parce qu'en plus, quand vous êtes parent d'élève, vous vous en rendez compte, à chaque fois, ça change déjà d'un enfant à l'autre. On n'emploie plus les mêmes ou parfois dans les mêmes établissements. Ce ne sont plus les mêmes choses pour désigner ce que nous, on appelait un complément d'objet direct ou je ne

1:08:37
Locuteur

sais

1:08:37
Présentateur

pas quoi ça s'appelle autrement. Vous savez pourquoi on change les noms en permanence ? Ça

1:08:43
Locuteur

n'existe plus le COD

1:08:44
Présentateur

? Les

1:08:45
Locuteur

parents qui

1:08:45
Présentateur

peuvent aider leurs enfants ne le fassent pas. Mais c'est absurde parce que de toute façon, les familles,

1:08:50
Locuteur

quand

1:08:50
Présentateur

on a un capital culturel, il sera transmis quoi qu'il en soit. Et en faisant ça, on a renoncé à permettre aux autres, ceux qui n'ont que l'école pour s'instruire, de pouvoir l'être. Tiens, écoutez juste cette experte, Anne Coffigny, experte en éducation qui était sur notre plateau tout à l'heure. Et vous reprenez, Laurent Jacobé.

1:09:09
Locuteur

On

1:09:09
Locuteur 10

a tellement réduit le volume d'apprentissage des matières fondamentales à commencer par le français. Ça ne

1:09:15
Locuteur

peut

1:09:15
Locuteur 10

pas marcher. Si vous voulez, l'orthographe, c'est bête et méchant, il faut quand même le répéter. Ensuite, on a tendance à revoir à l'infini les mêmes choses. C'est-à-dire qu'au lieu de faire une bonne fois pour toutes, par exemple, la conjugaison du temps présent d'indicatif, on la fait un peu, mais on ne fait pas les verbes complexes, on ne

1:09:32
Locuteur

fait

1:09:32
Locuteur 10

pas les verbes irréguliers. Bon, le résultat, il va falloir la revoir tout au long du primaire puis du collège et on ne la saura pas. Et arrive un moment, il faut bien les apprendre des verbes. Donc, si vous les retardez à l'infini, vous arrivez à la fin du collège, vous ne connaissez toujours pas vos verbes. Et là, arrive un ennui phénoménal avec un sentiment finalement de patauger dans la saumoule et ce qui fait qu'on ne

1:09:51
Locuteur

se

1:09:51
Locuteur 10

mobilise pas. Si vous savez que la leçon sur une chose fondamentale elle sera faite une fois et qu

1:09:55
Locuteur

'elle

1:09:55
Locuteur 10

ne va pas repasser, vous vous mobilisez. Bien sûr. Si vous pensez que ça revient toujours à l'identique, que

1:10:00
Locuteur

ça

1:10:00
Locuteur 10

sera toujours assez vague, vous attendez le prochain coup.

1:10:03
Présentateur

Laurent Jacob et les genotecs, jusque dans les années 80, les collégiens avaient 6 heures de français par semaine. Aujourd'hui, ils n'en ont plus que 4. Je ne dis pas que c'est l'entière explication, mais ça y contribue peut-être aussi.

1:10:14
Laurent Jacobelli

Ce que vous dites sur le français, on pourrait avoir la même discussion sur les maths et la même discussion sur l'histoire. C

1:10:18
Présentateur

'est vrai.

1:10:18
Locuteur

Le

1:10:18
Laurent Jacobelli

problème, c'est que les

1:10:19
Locuteur

maths... Et les

1:10:19
Présentateur

classements PISA le montrent régulièrement.

1:10:21
Laurent Jacobelli

On dégringole à vitesse grand V parce qu'effectivement, il y a moins de temps d'apprentissage parce qu'il y a une espèce d'idéologie post-68-arde, égalitariste, qui est... Vous savez,

1:10:31
Locuteur

l

1:10:31
Laurent Jacobelli

'école maintenant, c'est l'école des femmes. Tout le monde a la même note parce que sinon, certains vont se sentir déclassés, certains vont se sentir discriminés et donc, on n'ose plus donner des échelles de valeur aux enfants, on ne redouble plus et si les parents ne sont pas contents et appellent le principal ou le proviseur ou le directeur de l'école, on change la note de l'élève pour ne pas le traumatiser. Eh bien, tant qu'on continuera comme ça, on aura des enfants qui n'ont pas les bases pour apprendre dans la vie et c'est très grave.

1:10:55
Locuteur

Il

1:10:55
Présentateur

nous reste 20 secondes. Et c'est pire que ça,

1:10:57
Locuteur

c

1:10:57
Présentateur

'est-à-dire que dans les...

1:10:58
Locuteur

Carrément, les universités ont des études qui notent

1:11:00
Présentateur

aussi leurs professeurs qui,

1:11:02
Locuteur

pour

1:11:02
Présentateur

avoir la paix, finissent par donner des notes moyennes à tout le monde juste pour qu

1:11:04
Locuteur

'on

1:11:04
Présentateur

leur fiche la paix.

1:11:06
Locuteur

Carrément Brick. C

1:11:06
Locuteur 7

'est quelque chose que j'observe en France, mais aussi... Au

1:11:08
Présentateur

Québec, c'est pareil.

1:11:09
Locuteur 7

Non, mais ça, aussi au Québec et au Canada, vous savez, vous avez des spécialistes en pédagogie qui vont dire, bon, qui en veulent un peu à l'autorité, à la verticalité et qui vont dire, bon, ben, finalement, on va peut-être faire en sorte de rendre beaucoup plus simple certaines règles, que ce soit pour le participe passé ou pour d'autres règles grammaticales parce qu'on veut faciliter les choses. Donc, on est plutôt vers un nivellement vers le bas, vers la facilité et ça vient

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Locuteur

d'une intention de dire... Vous savez que je ne sais plus qui, mais

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Présentateur

vous souhaiterez rationaliser la langue française,

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Locuteur

c

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Présentateur

'est-à-dire vraiment recréer une orthographe,

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Locuteur

mettre un S

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Présentateur

à

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Locuteur

chevaux, arrêter avec les bijoux, choux, cailloux avec

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Présentateur

un

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Locuteur

X et mettre des S, c'est de

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Présentateur

rationaliser l'orthographe pour la

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Locuteur

rendre... Et le

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Locuteur 7

savoir, vous

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Locuteur

savez, ça peut me permettre

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Locuteur 7

de paraître comme quelque chose de soit très élitiste. voire même... Oui. Voire fasciste, c'est-à-dire que vous allez dire à un enfant, choisissez à la

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Locuteur

place

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Locuteur 7

une bande dessinée, n'importe quoi, au lieu vraiment de... disons de lire, je ne

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Locuteur

sais

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Locuteur 7

pas, des grands classiques ou des choses comme ça.

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Locuteur

Lisez des grands

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Présentateur

classiques.

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Locuteur 7

Fasciste

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Présentateur

et

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Locuteur 7

intolérant et élitiste.

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Présentateur

C'est dommage, il ne nous reste malheureusement plus assez de temps. Je voulais vous rappeler qu'à partir de demain matin, chers amis franciliens, si vous nous regardez, c'est 50 km heure sur le périph. Une partie. Une partie entre la Porte des Lilas et la Porte d'Orléans et puis ce sera tout le périphérique à partir du 10 octobre. On dit merci qui ? Merci Anne. Merci

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Locuteur

Madame

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Présentateur

la maire. Mais bon, ça va, on verra si tout cela convainc le ministère des Transports. Elle a baissé les impôts, ça va ? Oui,

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Locuteur

c

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Présentateur

'est vrai. Les impôts ? C'est ironique.