Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Podcast / conversationLePIGETV· 25 novembre 2025 6 minComplaisantPortrait personnelOutre-merInstitutions & électionsSolidarités & familleCulture, médias & sport

#EntreNous avec Béatrice BELLAY, députée de la Martinique

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Béatrice BELLAYFait
    « Je m'appelle Béatrice Béet, j'ai 50 ans, je suis Martiniquaise et députée de la circonscription de Fort de France en Martinique. »
  • 2:00Béatrice BELLAYFait
    « Quand on est très investi, ce sont des journées très longues, assez éprouvantes. »
  • 3:30Béatrice BELLAYFait
    « quand même, il y a encore beaucoup de patriarcat. Ça reste un peu un peu compliqué parce que parfois on n'est pas toujours prise autant au sérieux que les hommes. »
  • 5:30Béatrice BELLAYFait
    « Nous produisons, nous finançons de la main d'œuvre pour l'Occident et pas obligatoirement pour nous. Donc on est encore dans un rapport post-colonial qui me dérange et qu'il faut réparer. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Quand on dit outreemaire, on nous a déjà envoyé ailleurs. Vous êtes l'outreemaire, vous êtes loin au-delà de quelque chose. Il me semble légitime que il y ait des pays, des océans, mais que l'on puisse les envisager comme ayant une identité propre et donc des besoins et des réalités qui leur soient propres.

Je m'appelle Béatrice Béet, j'ai 50 ans, je suis Martiniquaise et députée de la circonscription de Fort de France en Martinique. Ça a été un parcours militant. Puis né en Île-de-France dans le 93.

J'ai commencé dans le milieu associatif puis dans la représentation scolaire, j'ai été déléguée de classe, déléguate académique, déléguée national puis parcours aussi militant dans les associations d'étudiants, des syndicats étudiants et puis j'ai glissé vers les partis politiques et je me suis inscrite là dans un militantisme politique. J'habitais en France et puis arrivé en Martinique de ce que l'on pouvait imaginer pour que la Martinique aille mieux, fasse des nouvelles choses, innovadent aux besoins de la population. Une journée de députés, ça ressemble quand même à un petit marathon.

Surtout dans certains moments comme la fin de l'année où on est dans l'étude du budget. Bah, c'est 9h minuit tous les jours en fait. Quand on est très investi, ce sont des journées très longues, assez éprouvantes.

Et c'est vrai que nous les les députés des pays des océans comme j'aime nous appeler dit d'outre mer, nous n'avons pas le luxe en fait de nous spécialiser dans des domaines. Nous, on est obligé de s'intéresser à tout parce que nous avons des des réalités qui ne sont pas les mêmes déjà même entre les pays des océans, mais des réalités évidemment qui ne sont pas les mêmes que celles de la métropole. Et j'assume le fait de dire métropole. quand même, il y a encore beaucoup de patriarcat.

Ça reste un peu un peu compliqué parce que parfois on n'est pas toujours prise autant au sérieux que les hommes. Donc il faut s'imposer des fois de façon un peu autoritaire et cavalière. Et ben je le vis pas trop mal.

Voilà, je le fais. Euh je n'ai pas euh on n' pas le choix parce que dans nos pays singulièrement les femmes sont importantes et puis on peut pas nous dire vous êtes des potomins, ces autres qui essentiels dans les et puis se dire queon pourra faire des politiques publiques qui vont nous concerner en premier lieu puisqu'on est importante, puisqu'on est plus nombreuses puisque c'est nous qui tenons les foyers monoparentaux et se dire que bah il y a que des hommes qui vont construire les politiques publiques qui vont s'adapter à nos vies. Donc les femmes ont une importance, une place à prendre.

On s'aguérit avec le temps, on finit par aussi gagner en légitimité. Les femmes ont leur place dans la vie politique et il faut qu'elles en prenne pleinement conscience et qu'elles se disent qu'elles sont toujours capables. Bah les jeunes, ils doivent envisager l'idée que on ne va pas pouvoir imaginer leur idéal à leur place.

Donc il faut qu'il exprime et moi j'ai autour de moi beaucoup de jeunes et je prends un vrai plaisir à les entendre, à essayer de conceptualiser ce qu'ils veulent pour commencer à construire finalement cette cet idéal pas seulement pour eux mais avec eux. bien qualifier les choses, bien qualifier les lieux quelque part, c'est une façon aussi de mieux les traiter. Quand on dit outreem, on nous a déjà envoyé ailleurs.

Vous êtes l'outreemaire, vous êtes loin au-delà de quelque chose. Voilà, il faut qu'on arrive à rétablir l'idée que non, nous sommes bien des entités. Nous sommes des entités pays parce que nous avons des géographies qui sont les nôtres.

Nous avons une histoire qui est particulière. L'histoire de la Guadeloupe, c'est pas l'histoire de la Martinique, c'est pas l'histoire de la Guyane. Nous avons un peuple, une langue.

Tout ça constitue finalement les critères de ce que l'on appelle d'ailleurs en géographie, en sociologie, un pays, il me semble légitime que il y ait des pays, des océans, mais que l'on puisse les envisager comme ayant une identité propre et donc des besoins et des réalités qui leur soient propres. Et je dis métropole, je sais qu'il y avait des collègues qui avaient d'ailleurs argumenté sur le fait queon peut pas dire parce que ça rapproche des colonies. Sauf que la réalité, c'est qu'aujourd'hui nous sommes encore là pour servir l'Europe et la France.

Nous produisons, nous finançons de la main d'œuvre pour l'Occident et pas obligatoirement pour nous. Donc on est encore dans un rapport post-colonial qui me dérange et qu'il faut réparer. Et c'est pour ça que tant que la réparation n'est pas faite, je continuerai à utiliser Métropole.

Bien souvent, ce n'est pas tant euh la question de l'emploi qui est le plus difficile, c'est les conditions de retour. Au-delà de tout, on a un ennemi contre lequel on n' pas obligatoirement envie de lutter, mais c'est l'amour ça. Lutter contre la tâche amoureuse que quelqu'un a pu avoir depuis quelques années, c'est compliqué.

Ce qui me tient à cœur, c'est surtout que l'on crée ces moyens de de développement qui soit dans notre géographie permettent à nos jeunes de s'envisager à l'échelle de la régionalité. Pour nous par exemple, c'est la Caraïbe mais c'est aussi l'Amérique du Sud et c'est aussi l'Amérique du Nord. Donc je dirais à jeunes compatriotes apprendre l'anglais, apprendre l'espagnol parce que vous aurez bientôt besoin de tout cela et ça ce sera à vous de le faire mais il faut d'ors et déjà vous y préparer.

Dans mes grands projets évidemment là en ce moment c'est l'activité parlementaire là en projet également et bien il y a les élections municipales qui va falloir conduire et dans lesquelles notamment à Fort de France je compte jouer un rôle également. Je vous dirai d'interviewer Nadia Chonville qui dans les jours qui viennent lancera le premier cabaret caribéen féministe en Martinique. Et ça, je pense que c'est une première qu'il faut saluer parce que c'est une intellectuelle mais également une artiste, une maman, une collaboratrice et une politique et qui est jeune voilà qui arrive à faire tout ça en même temps.

Donc je trouve ça très inspirant. Merci à vous. Ah.