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interviewLCI — L'invité d'Adrien Gindre· 16 septembre 2024 19 min

Face aux experts du lundi 16 septembre 2024

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Il est 8h30, merci d'être avec nous sur LCI et bonjour Julien Audoul, bienvenue. Vous êtes député de Lyon, élu pour le Rassemblement National, donc vous êtes également porte-parole et vous êtes depuis très récemment co-directeur de la campagne des prochaines élections législatives. Nous allons revenir sur tous ces sujets. Tout d'abord, une image que je vous montre en direct, c'est Michel Barnier qui vient d'arriver à Matignon. Pourquoi nous vous montrons cette image ? Parce que les négociations, les discussions continuent et que le Premier ministre, lui, réfléchit et a promis une équipe pour la fin de semaine. Est-ce que vous y croyez ?

0:31
Julien Odoul

Je n'en sais strictement rien. Je ne suis pas dans la tête du Premier ministre. Ce qui nous importe à nous, au-delà du casting, qui importe peu, il peut mettre Pierre-Paul ou Jacques, Mylène Farmer, Shakira s'il le veut. Ça aurait un peu de gueule d'ailleurs.

0:47
Présentateur

Ça n'est pas français, Shakira.

0:48
Julien Odoul

Oui, c'est vrai, ça ne vous a pas échappé. Mais très clairement, ce qui nous importe, c'est la politique qui va être menée. Est-ce que cette politique va aller dans le sens des intérêts des Français ? Est-ce qu'elle va renforcer le pouvoir d'achat ? Est-ce qu'elle va réduire l'immigration ? Est-ce qu'elle va renforcer la sécurité ? Le choix des femmes et des hommes n'a pas d'importance là-dessus ? Est-ce qu'elle va respecter, c'est important, 11 millions d'électeurs qui ont fait le choix d'une autre politique ? C'est ça l'objectif.

1:10
Invité

Mais alors Xavier Bertrand ou Éric Dupont-Moretti, vous laissez passer. Parce qu'il y a quand même des oucas qui ont été lancées sur certaines personnalités.

1:18
Julien Odoul

M. Barnier commet la folie de recycler des épouvantailles de la Macronie comme M. Dupont-Moretti qui commettait des quenelles antisémites dans l'hémicycle qui insultait... Non, non, c'est pas vrai. Qui commettait des quenelles antisémites... Non, non, c'est factuel. Non, il a fait des bras d'honneur dans l'hémicycle. C'est factuel, j'y étais, excusez-moi, j'étais dans l'hémicycle. Non, mais ça a été décrypté des dizaines de fois, monsieur. Ça a été décrypté, c'est une réalité. Je ne sais pas pourquoi vous montez au créneau alors que c'est factuel. Il a commis des quenelles antisémites. Il a insulté le Rassemblement National. C'est juste factuel. C'est juste factuel.

Non, c'est pas des quenelles antisémites. Excusez-moi, c'est très incroyable quand même que je sois obligé de faire votre travail. J'ai été dans l'hémicycle, ça a été relayé maintes et maintes fois. Donc je peux le redire 50 fois.

2:04
Présentateur

Donc ça veut dire que si M. Dupond-Moretti était maintenu au gouvernement, vous censuriez le gouvernement ?

2:08
Julien Odoul

Ce serait un signal délétère. Ce serait un signal monstrueux. C'est-à-dire le bilan de M. Dupond-Moretti qui était l'artisan du laxisme, le propagandiste du laissez-faire qui voulait sortir les délinquants de prison, etc. Oui, effectivement, le maintien de cette personne-là serait un signal qui nous conduirait à censurer le gouvernement.

2:29
Présentateur

Mais vous venez de dire l'inverse, M. Audoul. Non, si, vous venez de dire peu importe les gens, Pierre, Paul, Jacques, Mylène Fermeur ou Chakira.

2:37
Julien Odoul

Sauf les caricatures, évidemment. Enfin, je veux dire, mais encore une fois, au-delà du casting, une pincée de modem, une pincée d'horizon et une pincée de LR, ce que nous allons regarder de très près, c'est la politique qui va être menée. C'est le comportement...

2:50
Présentateur

Donc les anciens ministres macronistes sont susceptibles de déclencher une censure au Rassemblement national ?

2:56
Julien Odoul

Je pense que M. Barnier est relativement raisonnable, comprend que sa situation est très compliquée, inédite et qu'il y a eu un besoin de changement. Il y a un besoin de rupture avec le macronisme. Si c'est pour remettre les mêmes à des postes différents, je pense qu'il y aura dans le pays une levée de bouclier légitime. Et de notre part, nous nous exprimerons pour condamner ces choix.

3:19
Invité

Le Premier ministre dit, je voudrais faire un gouvernement de compétences sur un certain nombre de sujets. On a besoin de compétences. Oui, c'est factuel, pas polémique. On doit présenter un budget, définir des orientations, se demander si on doit réformer le modèle social, le modèle de protection sociale qui est le nôtre. Tout ça, un peu loin du blabla politique, c'est des choses sérieuses pour l'avenir des Français.

3:43
Julien Odoul

Ah oui, mais nous, nous sommes des gens sérieux et ça ne vous a pas échappé que nous souhaitons que le pays avance. Et nous souhaitons laisser sa chance au gouvernement, au Premier ministre. Nous ne sommes pas dans le blocage. D'accord. Mais après, il faut que la politique qui soit mise en œuvre corresponde aux attentes de millions de Français qui, je le rappelle, ont sanctionné deux fois le Macronisme, aux européennes et aux législatives.

4:04
Présentateur

Est-ce que vous demandez à ce nouveau gouvernement de faire comme nos voisins allemands qui, ce matin, rétablissent temporairement, puisque les traités nous y autorisent, le contrôle de leurs frontières intérieures ?

4:13
Julien Odoul

Ça fait bien longtemps que nous demandons au gouvernement français de prendre exemple sur l'Allemagne, notamment en termes de défense de l'intérêt national. Les Allemands, depuis longtemps, les gouvernements allemands défendent les intérêts allemands et notamment la protection de leurs concitoyens. Et le rétablissement de contrôles aux frontières participe de la protection du peuple allemand. Et nous souhaiterions effectivement que le gouvernement français agisse de même. Je rappelle que l'Allemagne a déjà rétabli par le passé des contrôles aux frontières, que ça a eu des résultats probants dans la lutte contre l'immigration irrégulière.

En un mois, je me rappelle que l'immigration irrégulière avait baissé de 40% avec ses contrôles aux frontières. Et compte tenu du climat d'ensauvagement qui aujourd'hui engraine le quotidien des Allemands, avec une immigration sauvage, avec des meurtres, avec des attaques, qui d'ailleurs remontent à loin. Je me rappelle des viols de Cologne en 2016. Je pense que le gouvernement allemand prend la bonne décision pour protéger son peuple.

5:16
Invité

Si vous repoussez les immigrés en situation irrégulière qui tentent de passer votre frontière, et que vous les repoussez chez la frontière du voisin dans l'espace Schengen, vous ne faites que repousser le problème et, j'allais dire, refiler la patate chaude à vos voisins, qui eux-mêmes pourraient être tentés de faire la même chose. Vous ne croyez pas que la solution, c'est vraiment de renforcer les frontières extérieures de l'Union européenne, et de façon à ce qu'elles soient beaucoup moins perméables ? Mais les deux, c'est pour ça que Marine Le Pen défend le principe de la double frontière. Non mais à l'intérieur, à quoi ça sert ?

Si c'est pour redistribuer et refaire circuler des migrants dans toute l'Europe ?

5:53
Julien Odoul

Les frontières sont indispensables à un État. C'est d'ailleurs ce qui définit un État. Il n'y a pas d'État sans porte et fenêtre, et nous devons être en capacité de contrôler qui vient, qui peut se maintenir, qui doit partir, qui doit être expulsé, qui peut travailler, etc. C'est un principe de souveraineté élémentaire. Nous défendons le principe de la double frontière. Une frontière extérieure, donc avec Frontex qui retrouve un sens, c'est-à-dire un mur protecteur et non pas une passoire ou une agence d'accueil, et des frontières nationales pour que les États puissent déterminer aussi leur protection en termes de migration.

6:29
Invité

Mais les États sont confrontés, en Europe comme ailleurs, à des problèmes de démographie. Vous savez comme moi que la proportion de populations actives se réduit. Il va nous manquer, grosso modo, environ 3 millions de bras d'ici à 2030. On a en France 500 000 personnes qu'on dit en situation irrégulaire et pourtant qui travaillent. Un, est-ce qu'on les garde ? Vous faites comme nous, vous allez de temps en temps au restaurant, vous voyez bien qu'ils travaillent dans les arrières-cuisines, vous prenez le métro, vous voyez qu'ils nettoient le métro, vous traversez des chantiers de travaux publics, vous voyez qu'ils travaillent. Qu'est-ce qu'on fait de ces gens-là ?

On ne va pas les mettre à la porte, non ?

7:05
Julien Odoul

Alors déjà... Comment fait-on, concrètement ? J'entends, mais vous savez, nous sommes pragmatiques. C'est ça. Nous ne sommes pas des idéologues, nous regardons les problèmes, effectivement. Vous parlez de la restauration, je pourrais parler de l'hôpital public aussi, où il y a des problèmes colossaux. La réalité, c'est que quand on regarde les chiffres, les étrangers sont surreprésentés dans les chiffres du chômage. Alors ça, c'est exact. Voilà. Mais je parle de ceux qui bossent. Déjà, avant de faire venir d'autres personnes pour, justement, occuper des postes, des métiers, soi-disant, en tension, il faudrait peut-être mettre au travail ceux qui sont déjà chez nous.

Mais ceux qui travaillent. Je rappelle aussi que nous avons, quand même, plus de 5 millions de chômeurs, dont beaucoup sont... Moins en catégorie A. Oui, non, mais moi, je prends toutes les catégories, excusez-moi, ABCDE, parce que c'est important. Nous avons donc plus de 5 millions de Français qui recherchent un emploi.

7:55
Invité

Oui, mais pas ces emplois-là, vous savez bien.

7:57
Julien Odoul

Mais justement, il y a des emplois à revaloriser. Il y a des formations qui sont nécessaires aussi pour des emplois qui, aujourd'hui, sont en manque de personnel. Et des salaires.

8:12
Présentateur

Monsieur O'Doul, pouvez-vous, s'il vous plaît, répondre à la question de Pascal ? Est-ce que, oui ou non, vous souhaitez que ces 500 000 travailleurs non réglementaires, entre guillemets, soient régularisés ?

8:21
Julien Odoul

Mais tous ceux qui travaillent. Tout ça se fait au cas par cas. Encore une fois, ce n'est pas appuyer sur un bouton en disant tout va être... Non, mais est-ce que vous êtes pour le principe ? D'accord, sur le cas par cas.

8:30
Invité

Non, mais c'est nouveau si vous êtes pour la régularisation au cas par cas.

8:33
Julien Odoul

Mais attendez, il y a des gens qui travaillent dans notre pays, qui respectent nos lois, qui veulent, encore une fois, s'épanouir en France, qui constituent des atouts. Nous en connaissons tous, voilà. Et certains méritent, effectivement, de pouvoir rester sur notre territoire. Et il y en a beaucoup d'autres, malheureusement, soit qui constituent une menace... Non, mais pour tous les autres, vous dites ce matin, régularisation au cas par cas. Je ne dis pas pour tous les autres, je dis encore une fois. Je dis que le principe, aujourd'hui, c'est que nous ne pouvons plus tenir avec cette immigration. Je dis que le principe, avec 10 millions de pauvres, avec plus de 5 millions...

Nous nous l'avons entendu, monsieur. La question est précise sur les 500 000 travailleurs qui sont en situation irrégulière. Je viens de vous le dire, il faut regarder au cas par cas.

9:16
Invité

Là, il faut être pragmatique. Donc, on va dire, pardon, aux chômeurs, dûment enregistrés, les étrangers qui sont au chômage sont en situation légale. A défaut, ils ne seraient pas au chômage. Mais on va les prendre par la main, eux et les Français, en leur disant, les copains, maintenant, vous allez bosser sur les chantiers, dans les restaurants, à nettoyer les bus et le métro. C'est ça qu'on doit faire. Mais en tout cas, il y a... Non, mais il faut qu'il y ait de la contrainte à un moment. Sinon, ça ne marche pas. Mais très bien.

9:43
Julien Odoul

Vous savez, il y a contrainte et contrainte. Je pense que le gouvernement Macron a flagellé, notamment les demandeurs d'emploi, a essayé de pénaliser ceux qui, de bonne foi, en fait, soit n'ont pas de débouchés, soit voient que ça coûte trop cher d'aller travailler aussi, parce qu'il y a l'augmentation des charges, notamment de carburant, les salaires qui stagnent des Français aujourd'hui voient que ça coûte trop cher d'avoir un emploi par rapport à leur niveau de vie. Donc, il y a ça aussi.

10:12
Invité

Par rapport à l'assistance.

10:15
Julien Odoul

Exactement. Il faut revaloriser le travail. Ça, c'est indispensable. Et effectivement, quand il y a des abus, et il y en a, il faut qu'il soit sanctionné.

10:22
Présentateur

Alors, monsieur Odole, votre parti envoie un message très, très clair. Il ne croit pas du tout à la durée de vie du ou des gouvernements à venir, puisque vous avez été nommé, là, avec monsieur Ménager, co-directeur, tous les deux, de la campagne des élections législatives à venir. Ce qui veut dire que vous croyez quoi ? Que la campagne, ce sera juin, la prochaine élection, ce qui est la date fixée par la Constitution, dans les règles, pour une nouvelle dissolution ? C'est ce à quoi vous croyez ?

10:45
Julien Odoul

En tout cas, c'est une probabilité, effectivement. Vu la situation politique qui est très incertaine, avec un gouvernement qui va avoir des marges de manœuvre extrêmement réduites, nous nous préparons à cette échéance-là. Nous sommes déjà prêts pour une possible dissolution, et donc de nouvelles élections que nous devrons emporter.

11:08
Invité

Parce qu'on sait que lors des dernières élections législatives, vous aviez dit que vous étiez prêts, vous ne l'étiez pas. Il y a eu des dizaines de candidats qui ont été épinglés pour des propos racistes, antisémites, d'autres qui n'ont pas réussi à tenir leur rang lors de débats, on s'en souvient, à la télévision. En si peu de temps, en deux mois, ça y est, vous êtes prêts, vous avez les 577 candidats ?

11:27
Julien Odoul

Non, je n'ai pas dit qu'on était prêts, j'ai dit que nous étions au travail, pour que le moment venu, c'est-à-dire dans 10 mois, si le président de la République dissout l'Assemblée nationale, nous serons prêts avec nos candidats, avec nos suppléants. Et encore une fois, je sais qu'on a fait beaucoup sur les petits dysfonctionnements des élections législatives. Il y a une progression historique, et une progression historique en termes de députés. Nous sommes passés de 88 à 143 avec nos alliés, nous sommes passés à 11 millions d'électeurs, nous sommes le seul parti en progression.

Alors certes, c'était insuffisant, il y a eu des dysfonctionnements qui ont été relevés, nous ne les mettons pas sous le tapis, nous allons travailler pour être encore plus performants, encore plus crédibles et plus rassurants. Et là, ça passe encore une fois par l'analyse de ce qui n'a pas été, de ce qui a marché aussi, par la sélection des candidats, par des auditions, par un travail avec nos fédérations. Tout ça, encore une fois, c'est un travail global que nous commençons dès aujourd'hui pour offrir aux Français l'alternance qui, je crois, est la solution.

12:29
Invité

Mais alors, vous dites, vous parlez de dissolution, mais vous ne parlez plus de motion de censure. Ça veut dire que le gouvernement Barnier, vous avez décidé de le laisser vivre jusqu'en juin prochain ?

12:36
Julien Odoul

Non, le gouvernement Barnier est sous la surveillance de Marine Le Pen et du groupe Rassemblement National. Comme je l'ai dit, si ce gouvernement va dans le sens des intérêts des Français, s'il reprend nos propositions, si par exemple... Tout ou partie. Tout ou partie, évidemment. Mais bien sûr, mais nous, depuis 2022, tout ce qui est bon pour le pays, même si c'est partiel, même si c'est incomplet, on l'accompagne, on le soutient. Parce qu'encore une fois, nous, ce qui nous importe, c'est que le pays avance.

13:01
Invité

Mais le corollaire de ça, c'est que vous serez un peu comptable du bilan. C'est-à-dire que si vous décidez de ne pas censurer Michel Barnier, ça veut dire que vous êtes en accord avec son gouvernement, ce sera plus compliqué ensuite de se présenter...

13:10
Julien Odoul

Je vous le dis, nous, c'est l'intérêt national. Depuis 2022, je ne pense pas que nous étions comptables des gouvernements précédents. Nous avons soutenu des mesures qui allaient dans le bon sens, certes, et puis nous avons sanctionné, quand ça n'allait pas dans le bon sens, voire censurer le gouvernement.

13:26
Présentateur

Je vous montre la une des échos. La réforme fiscale, débat à haut risque pour Michel Barnier et son gouvernement, titre le journal Les Échos. Pourquoi ? Parce que la France est en une situation budgétaire extrêmement complexe, un déficit qui glisse, qui glisse, 5,6% du PIB à la fin de l'année si rien n'est fait, une dette de 3 000 milliards. Donc, il faut faire quelque chose. Augmenter les impôts, ne pas augmenter les impôts, faire des économies importantes, mais où ? Alors déjà, est-ce que l'augmentation des impôts, c'est quelque chose que vous allez regarder de près ? L'augmentation des impôts, pour nous, est une ligne rouge.

Quelle que soit la fiscalité, par exemple, mais ça veut dire quels que soient les gens visés ?

14:02
Julien Odoul

Excusez-moi, nous sommes la première puissance fiscale du monde. Les Français sont les citoyens du monde les plus matraqués. Donc, à un moment donné, il faut s'arrêter. Mais les plus riches ? Il faut s'arrêter. Et très clairement, quand on voit le gaspillage colossal de notre État, quand on voit que près de 50 milliards d'euros sont volés chaque année avec la fraude sociale, quand on voit que l'immigration est un gouffre sans fond, 50 milliards d'euros, c'est ce que disent certains rapports parlementaires, c'est une fourchette, effectivement. Et je pense que si on creuse, c'est peut-être... C'est beaucoup, hein ? Oui, c'est beaucoup, effectivement, c'est beaucoup.

L'immigration, effectivement, qui nous coûte un pognon de dingue, je rappelle quelques chiffres, 2 milliards d'euros pour les faux mineurs isolés pour les départements, plus d'un milliard d'euros pour l'aide médicale d'État, pas l'aide de soins pour les clandestins, les contributions à l'Union Européenne, nous perdons, excusez-moi, 10 milliards chaque année. Donc ça, ce sont des pistes d'économie qui n'ont jamais été actionnées par les gouvernements précédents.

14:59
Présentateur

Mais elles ne sont pas de nature à inverser la tendance. Moi, je parle sous le contrôle de notre expert en économie qui nous explique tous les matins que ce sont de petites économies comparées aux besoins de notre situation.

15:09
Invité

Des petites économies ? Non, mais c'est-à-dire qu'il n'y a pas... Je vous parle de plusieurs milliards d'euros. On ne voit pas, ce n'est pas le lieu de discuter, les 50 milliards de fraudes, c'est considérable, M. O'Doul, ce n'est pas tout à fait ça. On trouverait déjà 5 milliards, on documenterait 5 milliards de fraudes aux prestations sociales, c'est immense. Mais il y a peut-être d'autres sources d'économie. Est-ce que vous vous excluez totalement ? Vous savez que les économies, ça prend du temps. Ça ne donne pas de résultat immédiat. Le coup de frein prend du temps.

En revanche, des impôts, est-ce que finalement, il n'y a pas, comme le suggérait Jean-Baptiste tout à l'heure, quelques niches à aller chercher, des gens qui, avec des revenus financiers, payent finalement beaucoup moins d'impôts que ceux qui travaillent ? Je ne suggérais rien, moi, je posais une question.

15:49
Présentateur

Non, non, non, mais... Non, mais est-ce que l'ISF, vous le mettez de côté, par exemple ?

15:53
Julien Odoul

Encore une fois, je vous ai donné les trois postes principaux où l'État français a des marges de manœuvre. Et effectivement, il y a la financiarisation de l'économie. Ça, on ne peut pas le nier, non ? Mais bien sûr, bien sûr.

16:05
Présentateur

Donc, en impôts sur les super riches ou sur les très, très grandes entreprises, le Rassemblement national ne dirait pas non ?

16:09
Julien Odoul

Non, mais bien sûr. Et d'ailleurs, on l'a déjà proposé, que ce soit lors de nos niches parlementaires ou de divers textes. Effectivement, il y a des gens qui profitent de l'économie française, qui payent très peu d'impôts en regard à ce qu'ils gagnent. Et qui repartent avec les profits. Vous savez, il y a plusieurs types de fraudes.

16:27
Présentateur

Alors, je voudrais terminer cet échange avec une information qui nous parvient à l'instant. Alors, vous vous souvenez de l'agent municipal qui est mort à Grenoble en essayant d'interpeller un chauffard qui lui a tiré dessus à deux reprises. Lilian, c'était le prénom de ce monsieur. On apprend là qu'une des deux personnes blessées dans la fusillade qui a eu lieu le week-end dernier à Grenoble est décédée des suites de ses blessures. Où se trouvent, selon vous, les responsabilités ? L'État et les élus locaux ne cessent de se renvoyer la balle.

16:54
Julien Odoul

La responsabilité, elle est globale. Si on parle de Grenoble, il y a évidemment une responsabilité des différents gouvernements qui ont laissé l'ensauvagement s'installer, qui ont finalement laissé cette violence aveugle pourrir le quotidien des Français, frapper les plus faibles. et puis la responsabilité de la municipalité de Grenoble, une municipalité d'extrême-gauche qui a toujours fait de la sécurité... Il est écologiste. Oui, d'extrême-gauche, donc, voilà. Qui a toujours fait de la lutte contre l'insécurité, finalement, quelque chose d'accessoire, qui a toujours eu des messages extrêmement délétères à l'endroit des forces de l'ordre. Alors, M. Piolle, lui, dit...

17:34
Présentateur

Il y a la responsabilité de M. Piolle. M. Piolle rappelle deux choses. Un, qu'il est effectivement contre l'armement de la police municipale, mais il rappelle aussi un fait, c'est que Grenoble est une des villes les plus équipées en vidéosurveillance de France et qu'il refuse simplement qu'il y en ait beaucoup plus qui soient installés.

17:47
Julien Odoul

Oui, donc, il refuse que sa population soit mise en sécurité, effectivement. Mais on le voit, que ce soit dans les mairies écologistes, les mairies communistes ou des mairies socialistes, qui refusent d'armer leur police municipale et qui préfèrent, finalement, aller sur des thèmes ou flatter certaines communautés qui constituent, je le dis, des risques pour la sécurité.

18:14
Présentateur

Qu'est-ce que ça veut dire, pour terminer, M. O'Doul, qu'avec un gouvernement rassemblement national, il y aurait plus que les opérations place net menées par M. Darmanin et les trafiquants ne pourraient plus prospérer dans les quartiers français ? Ce qui est certain,

18:25
Julien Odoul

c'est qu'il y aurait beaucoup moins de communication et beaucoup plus d'action. Et beaucoup plus de répression pour ceux qui nous pourrissent la vie. Et encore une fois, il y a des mesures à prendre qui n'ont jamais été prises et vu le climat et l'ensauvagement... Laquelle, par exemple ? Un exemple ? Partout en France. Non, mais je prends notamment le cas des obligations de quitter le territoire français où il y a un échec patent des différents gouvernements avec Marine Le Pen, présidente de la République. Les obligations seraient réellement des obligations et les étrangers criminels délinquants seraient... Vous voulez lâcher en mer ?

18:55
Présentateur

Merci beaucoup. Merci, M. Oduld, d'avoir été avec nous ce matin en direct sur LCI.