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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 13 janvier 2026 7 minComplaisantActualité / polémiqueJusticeInstitutions & élections

Thomas Ménagé : "Marine Le Pen est innocente !" (France 2)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 80 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:34OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous le diriez de la même manière ce matin ?

  • 0:43RelanceRéponse directe

    Votre commentaire sur cette décision aurait pu changer.

  • 0:59OuverteRéponse directe

    Le fait qu'elle ne puisse pas se présenter est peut-être une conséquence, je l'entends.

  • 1:07RelanceRéponse directe

    Vous vous dites que c'est une volonté des juges de l'empêcher de se présenter.

  • 1:25RelanceRéponse directe

    Mais quand même, parce que le fait que vous confirmiez que c'est un jugement politique...

  • 1:58RelanceRéponse directe

    Enfin, c'est les juges qui ont fait de la politique ou c'est un complot ou redit par le pouvoir ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:07PrésentateurChiffre
    « En première instance, la justice a condamné Marine Le Pen à 4 ans de prison, dont 2 fermes à exécuter sous bracelet avec un bracelet électronique, pour détournement de fonds publics, assorti d'une peine d'inéligibilité de 5 ans, avec exécution immédiate. »
  • 0:24PrésentateurFait
    « « Décision de justice, c'est une décision politique ! » »
  • 0:45Invité politiqueFait
    « Non, non, parce que la décision, quand on la lit, il est écrit très clairement qu'il y a une volonté d'empêcher Marine Le Pen de se présenter à l'élection présidentielle, sous motif que cela créerait un trouble à l'ordre public. »
  • 1:10Invité politiqueFait
    « « Je n'ai absolument aucun élément, mais ça me ferait trop mal de demander la relaxe. » »
  • 1:33Invité politiqueFait
    « Marine Le Pen, qui n'a absolument pas été condamnée par contre pour un quelconque enrichissement personnel ou des emplois fictifs, va aller expliquer, prouver son innocence. »
  • 2:22Invité politiqueFait
    « Oui, puisque Marine Le Pen est innocente, qu'il y a un désaccord administratif qu'elle va prouver et qu'elle va expliquer en appel. »
  • 2:54Invité politiqueFait
    « Ils n'ont mis aucun euro dans leur poche. »
  • 3:01Invité politiqueFait
    « Il y a une vision au niveau européen et au niveau de certains magistrats de première instance qui considère que les assistants parlementaires ne devraient pas faire de politique mais devraient être au service uniquement de la vision européenne, européiste de la Commission. »
  • 3:23PrésentateurFait
    « Julien Audoul, votre camarade député, alors assistant parlementaire, n'avait jamais vu la députée pour qui il travaillait. »
  • 4:57PrésentateurFait
    « elle avait déclaré qu'évidemment, dans le cas d'une condamnation avec une peine d'inéligibilité, elle ne se présenterait pas à l'élection présidentielle. »
  • 6:04PrésentateurFait
    « On peut être président de la République quand on a été condamné deux fois pour détournement de fonds publics ? »
  • 6:19Invité politiqueFait
    « il n'y a pas eu d'argent dans les poches de Marine Le Pen, de personne, il n'y a pas eu d'argent volé à des fins personnelles dans tous les cas. »

Temps de parole

  • Thomas Ménagé63 %
  • Présentateur36 %

1,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour à tous, bonjour, Thomas Ménager. En première instance, la justice a condamné Marine Le Pen à 4 ans de prison, dont 2 fermes à exécuter sous bracelet avec un bracelet électronique, pour détournement de fonds publics, assorti d'une peine d'inéligibilité de 5 ans, avec exécution immédiate. Décision que Marine Le Pen, à l'époque, avait commentée comme ceci. « Décision de justice, c'est une décision politique ! » Est-ce que vous le diriez de la même manière ce matin ?

0:37
Thomas Ménagé

Oui, la décision de première instance n'a pas changé entre cette prise de parole et ce matin devant vous, Gilles Bernstein.

0:43
Présentateur

Votre commentaire sur cette décision aurait pu changer.

0:45
Thomas Ménagé

Non, non, parce que la décision, quand on la lit, il est écrit très clairement qu'il y a une volonté d'empêcher Marine Le Pen de se présenter à l'élection présidentielle, sous motif que cela créerait un trouble à l'ordre public. Nous, nous sommes totalement désaccord avec cette vision.

0:59
Présentateur

Le fait qu'elle ne puisse pas se présenter est peut-être une conséquence, je l'entends. Vous vous dites que c'est une volonté des juges de l'empêcher de se présenter.

1:07
Thomas Ménagé

Il y a eu un cas très clair, c'est-à-dire qu'il y a eu un des procureurs qui a dit sur un des dossiers, sur celui de Marine Le Pen, « Je n'ai absolument aucun élément, mais ça me ferait trop mal de demander la relaxe. » Le procureur requiert, le procureur ne juge pas. Ça prouve bien quand même qu'il y a eu peut-être une orientation un peu politique à la décision de première instance. Mais aujourd'hui, Gilles Bernstein, ce qui nous intéresse, c'est qu'il y a trois nouveaux magistrats, il y a une nouvelle formation de jugement, on est en appel.

Marine Le Pen, qui n'a absolument pas été condamnée par contre pour un quelconque enrichissement personnel ou des emplois fictifs, va aller expliquer, prouver son innocence. C'est ça l'objectif. On n'est pas là pour regarder ce qui s'est passé en premier instant, justement. L'objectif, c'est de l'effacer et de le rejuger en droit.

1:48
Présentateur

Mais quand même, parce que le fait que vous confirmiez que c'est un jugement politique, donc c'est un jugement politique de la part des... Enfin, c'est les juges qui ont fait de la politique ou c'est un complot ou redit par le pouvoir ?

1:58
Thomas Ménagé

Non, absolument pas. C'est les juges. On n'est pas... Ce sont les juges. Il peut y avoir une orientation. Vous savez, c'est pour ça qu'on a deux niveaux. Il y a la première instance et puis il y a un appel, parce que vous pouvez avoir des juges déjà qui commettent une erreur ou qui n'arrivent pas à faire fi de leurs opinions politiques, de leurs ressentiments. Vous savez, ce ne sont pas des machines, les juges. Ce ne sont pas des machines. Donc ils peuvent très bien être orientés.

2:19
Présentateur

Ils ont jugé une idéologie plus que des faits délictueux, selon vous.

2:22
Thomas Ménagé

Oui, puisque Marine Le Pen est innocente, qu'il y a un désaccord administratif qu'elle va prouver et qu'elle va expliquer en appel. Et donc, dès lors que Marine Le Pen est innocente, s'ils ont abouti à cette condamnation et cette condamnation de Lourdes qui va empêcher les Français, en plus d'avoir leur candidate, la candidate qui est aujourd'hui favorite dans les sondages à l'élection présidentielle, c'est bien la preuve qu'ils se sont trompés, pour quelles raisons, peu importe. Si elle est innocente. Si elle est innocente. Mais nous, nous croyons en son innocence et elle va le prouver.

2:47
Présentateur

Donc vous estimez toujours que Marine Le Pen et les autres élus condamnés n'ont rien fait de mal ?

2:51
Thomas Ménagé

Non, non, non, ils n'ont absolument rien fait de mal. Ils n'ont mis aucun euro dans leur poche. Il y a une vision au niveau européen et au niveau de certains magistrats de première instance qui considère que les assistants parlementaires ne devraient pas faire de politique mais devraient être au service uniquement de la vision européenne, européiste de la Commission. Ce n'est pas notre vision.

3:11
Présentateur

Mais ça suppose que l'on travaille pour le Parlement européen ou pour quelqu'un d'autre. Ça suppose qu'on travaille, au moins qu'on travaille. Julien Audoul, votre camarade député, alors assistant parlementaire, n'avait jamais vu la députée pour qui il travaillait. Quatre mois après son embauche, il demandait dans un mail à Marine Le Pen de faire connaissance. Simplement de faire connaissance avec la députée pour qui il était censé travailler à plein temps, à plein temps, depuis quatre mois.

3:40
Thomas Ménagé

Je vous entends, Gilles Bernstein, mais on ne va pas faire le procès. Le procès a été fait en première instance, il va être fait en appel. Vous êtes un très bon journaliste, je ne sais pas si vous seriez un très bon procureur ou un très bon magistrat ou un très bon avocat. Moi, je ne le suis pas. Aujourd'hui, ce qui intéresse les Français, c'est leur problématique du quotidien. C'est de savoir si Marine Le Pen pourra être présente à l'élection présidentielle. C'est ce qui va s'ouvrir aujourd'hui. Et Marine Le Pen, elle est combative, elle va aller prouver son innocence. Voilà, le procès, on ne va pas le faire ce matin, en sept minutes, dans les quatre vérités.

Les quatre vérités, elles sont dites au procès.

4:10
Présentateur

Même stratégie de défense ne pas concéder la moindre erreur ?

4:13
Thomas Ménagé

Non, parce qu'à un moment, il n'y a pas eu d'erreur, de volonté quelconque de faire quelque chose d'illégal, de délictuel. Et donc, quand vous dites la vérité, vous n'allez pas changer votre vérité entre la première instance et l'appel. Donc non, il n'y a pas de changement de stratégie. Et Marine Le Pen va réexpliquer avec des juges qui vont rouvrir le dossier à zéro et vont faire leur opinion sur ce cas.

4:36
Présentateur

Marine Le Pen a déclaré au magazine Causeur, après le jugement en première instance, elle avait déclaré qu'évidemment, dans le cas d'une condamnation avec une peine d'inéligibilité, elle ne se présenterait pas à l'élection présidentielle. Est-ce qu'on doit comprendre que, même si elle était condamnée avec une peine considérablement d'inéligibilité, considérablement réduite, à moins de deux ans, elle ne se présenterait quand même pas ?

4:57
Thomas Ménagé

Non, Marine Le Pen, si elle est en capacité de se présenter, et nous l'espérons, et nous le souhaitons, tout le parti le souhaite, et derrière Marine Le Pen, à l'unanimité, elle se présentera. Nous espérons, après, ça sera son choix. Ça sera sa liberté de se présenter ou non, mais on sera tout pour qu'elle le soit. Elle est d'inéligibilité de deux ans qui l'autorise à se présenter, elle se présente ? Oui, je l'espère, du moins à titre personnel.

Je ne vois pas pourquoi Marine Le Pen, qui est notre candidate, qui est attendue par les Français, et qui est aujourd'hui donnée dans l'ensemble des sondages, comme en capacité de gagner et la favorite de cette élection présidentielle, ne se présenterait pas. Ça serait aux Français d'être juge. Ça serait aux Français d'être juge. J'entends ce que vous allez dire. Vous allez dire, si elle a été condamnée, est-ce qu'elle peut être digne de se présenter à l'élection présidentielle ? Vous savez, le seul juge en France, c'est les Français. Ce sera ceux qui pourront décider ou non si elle est digne d'être présidentielle.

5:44
Présentateur

Si, admettons que l'inéligibilité soit réduite, si elle est condamnée, qu'il n'y a pas de relax, deux fois, deux fois, en première et en deuxième instance, pour détournement de fonds publics. Ce qui veut dire, en gros, de voler l'argent du contribuable européen. On peut être président de la République quand on a été condamné deux fois pour détournement de fonds publics ? Enfin, deux fois, en première et en deuxième instance.

6:06
Thomas Ménagé

Ce n'est pas comme si cela... Ce sera Marine Le Pen de décider, mais pour moi, oui, Marine Le Pen pourra et devrait se présenter dans ce cas de figure, même si on n'est pas en train de faire de la justice-fiction, de la politique-fiction ce matin, parce que les Français décideront librement. Ils verront bien que ce détournement de fonds publics, il n'y a pas eu d'argent dans les poches de Marine Le Pen, de personne, il n'y a pas eu d'argent volé à des fins personnelles dans tous les cas. Et donc, clairement, moi, ce sera ma candidate et ce sera la candidate du parti. Après, ce sera elle de décider, Lucas Leschamps. Merci.

6:37
Locuteur

Merci. Merci. Merci.