Attentat de Trappes : "Lecornu fait énormément de politique dans cette affaire-là" (Serge Cimino)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 70 %Défensif 30 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:47Fait
« On ne peut pas opposer un mort à un autre mort. »
- 3:22Fait
« Le premier ministre faisait énormément de politique dans cette affaire-là. »
- 7:09Fait
« Ceux qui ont alimenté le racisme c'est quand même la gauche. »
- 9:08Fait
« Il aurait fallu faire corps pour condamner tous les racismes. »
- 10:29Fait
« Il faut choisir son camp. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Je voudrais qu'on qu'on analyse cette séquence à l'Assemblée nationale cette semaine où Sébastien Lecnu est interpellé par Sébastien Chenu du RN. Et bien le premier ministre, il répond à la gauche. Regardez ce qui se joue ici, monsieur le premier ministre, c'est ce que notre pays est en train de devenir ou plutôt ce que nous ne voulons pas qu'il devienne. Un pays communautarisé, un pays dans lequel les Français, queles que soient leurs origines, leurs couleurs de peau ou leur religion se sentent menacé. Comment comptez-vous restaurer l'état de droit de notre côté avec Marine Le Pen ? Nous y sommes prêts de voir ce spectacle. dans lequel tout
sent la campagne présidentielle matin, midi et soir, tout sent le recel politicien marque [acclamation] une forme d'indignité et croyant combattre le racisme précisément, vous êtes en train de faire le jeu de l'extrême droite du Rassemblant national. Vous devriez justement précisément être présent dans cet hémicycle, ne pas avoir déserté, mener le débat, défendre l'unité de la République, défendre les valeurs de la République et faire corps, faire bloc et ne rien lâcher. Et cette ambiance particulièrement nausée à bonde de ces questions gouvernement laisse présager de rien de bon pour les
semaines et les mois qui viennent. Donc moi, mesdames et messieurs les députés, quellees que soient vos sensibilités politiques, j'en appelle au sursaut et j'en appelle à être debout pour la République. Serge, si on décrypte cette séquence euh qui est assez surprenante, c'est-à-dire que effectivement au moment où Sébastien Chenu parle, des députés de gauche s'en vont, socialistes et écologistes. Oui. Et donc Sébastien Lecnu, plutôt que de répondre à à Sébastien Chenu, attaque finalement la gauche parce qu'ils partent. Oui. Puis précédemment euh dans la réponse qu'il avait fait à la présidente du groupe écologiste Cyel Châtelin qui demandait un hommage national, d'ailleurs il n'a pas répondu sans doute que président de la République n'avait pas encore décidé euh de le décréter et
de dire que ce serait lui qui le présiderait. Donc Sébastien le Cornu, ce qui a fait encore plus polémique. Donc il y a eu effectivement cette cette séquence où il voit la gauche s'en aller, une partie de la gauche s'en aller et donc il considère qu'il il quitte le débat et n'affronte pas la la leur assemblée nationale qui quand même il faut rappeler ce que dit Sébastien Chenu dans son intervention. Il parle des fake news contre Marine Le Pen puisque il fait référence à un article du monde et il dit que ce pays est communautarisé c'est-à-dire qu'il est absolument pas dans la compassion. Mais précédemment, donc je reviens à ce que je disais, il répond à Cyal Châelin euh qu'à un moment donné, il évoque euh Quentin Dean, je je cite hein, c'est plus simple, ça il pourra pas dire que
je transforme cette réalité. Donc il parle de la nécessité de condamner toute forme de racisme, toute forme d'antisémitisme et des toutes les discriminations. Il parle aussi d'homophobie et cette réalité, je le redis dans la République, on ne peut pas opposer un mort à un autre mort. Et donc le rejet de cette violence, le rejet de cette ambiguïé dont je vois quelques remou ici ou là n'est pas supportable et n'est pas tolérable, je le dis aussi. Et précédemment, il disait euh "On ne peut pas opposer à mort un autre." Et il cite Quentin, il parle de la mort de Quentin. Il ne dit pas la mort de Quentin de Rank. Ça aussi ça a fait réagir parce que personne ne hiérarchise bien évidemment la mort d'un homme dans cette affaire-là. Mais c'est pas du tout le même sujet. Là, on est sur une volonté
de la part de la présidente du groupe écologiste de parler de de racisme, de lutte contre toutes les formes de discrimination et l'antisémitisme y compris. Et donc, elle demande un hommage national. Et et je rappelle que la minute de silence qui avait été faite par à la demande de madame Brune Pivé pour Quentin Dean euh nationaliste d'onaiki donc mort dans des dans des conditions tragiques à à Lyon en février hein je crois 2026. Euh 7 minute de silence avait été regrettée à postériori par il bron pivé. Donc cette confusion tout en disant que il ne fallait pas opposer un mort à un autre a créé une espèce de de climat qui rejoint ce qu'on dit depuis tout à l'heure, c'est que cette cause du racisme, de de l'antisémitisme, toutes ces choses contre lesquelles il
faut lutter, que le comment dire le premier ministre faisait énormément de politique dans cette affaire- làà c'est-à-dire s'en prenait à une partie de la gauche sans être favorable au Rassemblement national. C'est pas ça, mais qu'il était lui aussi décalé. Et quand je disais tout à l'heure, et je finirai par là, que je trouvais que la seule chose digne était la minute de silence, j'inclus aussi ces deux prises de parole du premier ministre. Je pense que et vous l'avez dit Emmanuel, la le personnel politique n'a pas été à minima ce jour-là à la hauteur. Est-ce que le Premier ministre il s'est trompé de cible ce genlà ou est-ce qu'il a un peu, je vais peut-être être un peu polémique, ménager sur la question du racisme le RN ? Non, parce que euh il y a quand même un sujet, on parlait de
victimisation, franchement depuis 15 ans euh même un peu plus, euh la logique victimaire qui vient souvent de la gauche intersectionnaliste et ben elle est à gauche. Et aujourd'hui, on parle de la gauche en parlant de euh de LFI, de Jean-Luc Mélenchon et cetera. C'est une gauche, mais c'est une gauche qui est surpuissante aujourd'hui. C'est la gauche qui est très américanisée et qui considère qu'on ne parle des gens qu'à travers leurs origines social, ethnique, alors pas trop social finalement, mais plutôt ethnique, religieuse et de couleur de peau. C'est vrai que ça a créé du racisme. Franchement, je l'ai vu, ça a créé du racisme. Et c'est aussi très néocolonial mine de rien comme façon de voir les choses parce que quand vous fréquentez effectivement des gens issus de l'immigration,
ça fait du racisme plus que les racistes. Les racistes, ils ils existaient, ils étaient là, mais ils avaient l'air mais tellement euh ramenés à à à pot de chagrin, sincèrement, et le racisme était devenu résiduel. Mais parce qu'on a pas voulu les voir aussi. Alors non franchement je peux aussi vous dire moi je moi je viens de populaire parce que vous avez aussi des gens de gauche qui étaient des bons petits bourgeois blanc et qui venaient expliquer en gros que vous êtes de telle origine et en plus vous êtes pas immigré, vous êtes né en France, c'est vos parents ou vos arrières grands-parents ou vos grands-parents qui viennent d'ailleurs. Et on vient vous expliquer que non, il faut renouer avec ses origines parce que vous êtes des enfants de la colonisation. Bah ça en
fait c'est un discours néocolonial. Moi je suis désolé. Pour moi, ça c'est un discours ultra raciste. Et en l'occurrence, vous avez créé l'impression euh que euh tous les noirs, tous les Arabes, euh tous les euh les musulmans, tous les Juifs sont des gens qui sont qui considèrent que ils sont des victimes de la société. C'est comme ça que ça a pu être amené dans le débat public et effectivement ça a créé aussi de l'autre côté un retour de balancier et donc ça donnait aussi une dynamique pour le Rassemblement national. Et puis à côté de ça, vous avez eu, on faut le rappeler, les attentats djihadistes pendant toute la décennie 2010. Ça ça a créé, moi je je connais beaucoup toute la jeune génération qui est s'est engagée au Rassemblement national euh dans la foulée euh du 13 novembre. C'est
euh des jeunes qui vous disent "Moi, c'est le 13 novembre qui m'a qui qui m'a engagé à aller vers Marine Le Pen." Et ça, on l'a complètement sous-estimé. Mais la question qu'il faut se poser, pardon, rapidement, c'est de quoi trappe-il le nom dans cette dans ce moment qu'on a isolé sur les questions gouvernement ? c'est que certains ont eu du mal à dire le mot attentat, d'autres ont eu du mal à dire attentat terroriste et d'autres ont eu du mal à dire attentat terroriste raciste. C'est ce contexte là aussi qui pose question. Mais que queil y a un problème à le dire que ce soit un problème que des gens considèrent pas que ce soit un attentat raciste parce que c'est un attentat raciste. Ça c'est un problème. En revanche de dire que au bout d'un moment ce serait pas mal aussi de rappeler que
ceux qui ont alimenté le racisme c'est quand même la gauche parce que c'est une gauche. C'est pas la gauche, c'est une gauche qui considère que pour avoir des votes, il faut justement surfer sur ce genre de logique qui est hyper américanisante en plus. Ben oui, moi je suis désolée, c'est pas c'est pas universaliste et c'est des gens qui sont des ennemis de l'universalisme. Emmanuel Rivière, non mais en douche là un problème un problème de fond qui est euh l'articulation entre un idéal qui est un idéal partagé qui est un référent qui est l'idéal universaliste et une réalité qui ne l'î pas. Une réalité qui est que voilà des gens en fonction de leurs origines, en fonction de là où ils habitent en fonction sont victimes de de discrimination. La proportion de gens
qui le disent est élevée, c'est entre un/art et un/ tiers sur la situation et la proportion de gens qui la reconnaissent est majoritaires dans le pays. Après, il y a la question effectivement de la manière dont on s'empare de ce décalage douloureux entre l'universalisme et la réalité du du vécu. Mais si on en revient à l'universalisme, c'est là où il y a un autre danger et un manquement. On constate tous les trois sur le politique parce que qu'est-ce qui peut expliquer que le premier ministre cite Quentin de Rock de Ran et effectivement c'est pas ne de l'appeler par son prénom. C'est un peu comme s'il fallait équilibrer et en fait je sais pas si c'est conscient ou pas, on est complètement dans une logique de choisir ton camp. Et donc si j'ai reconnu un mort d'un camp, je reconnais
un mort d'un autre camp comme ça je suis. C'est exactement le contraire de ce qu'il faut faire. C'est-à-dire c'est c'est cette logique du camp contre camp. En fait, ça renvoie à une autre logique qui est tout aussi abjecte qui est celle de la compétition victimaire. Est-ce qu'il y a plus de morts d'un côté, plus de morts de l' Non, on parle que de mort du racisme en fait et finalement le racisme peut venir de toute parts et avoir toutes sortes de victimes comme on l'a vu au cours des dernières années. Et c'est ça qui est inquiétant là. C'est c'est vraiment pour moi emblématique de se rater. C'est que là où il aurait fallu faire corps pour condamner tous les racismes comme a su le faire, que on pense qu'il faille à un moment trouver des positions d'équilibre, ce qui est
aussi une espèce de glissement finalement sur les digues et la manière dont elle se dans dont elle se déplace aujourd'hui dans le pays. Serge sur le fait que finalement l'accusation de de Sébastien Lecornu face à la gauche de il déserte le débat, ils s'en vont de l'assemblée. Est-ce que il a pas une part de il a pas un peu raison aussi ? C'est-à-dire que ils évitent le débat en partant. Comment on peut qualifier l'attitude de la gauche à ce moment-là ? Bah on a eu un peu ce ce débat par l'intervention de de Lou Frittel. Mais moi je je voudrais quand même par rapport à Sébastien Lecnu, il faut appeler un chat un chat. Pourquoi il parle de Quentin ? Je dis moi je dis pas il dit Quentin, moi je dis Quentin de Ran parce que c'est un moyen il l'a déjà fait de renvoyer aussi la balle à la
France insoumise puisque il fait un lien entre Raphaël Arnaud fondateur de la jeune garde maintenant 10 qui aurait un lien selon Sébastien lecornu non pas une responsabilité en tout cas une responsabilité peut-être morale et donc c'est aussi pour lui un moyen de faire de la politique et en fait il ne renvoie pas forcément de morts d'os mais il renvoie la balle dans le camp non pas du Rassemblement national par rapport à ce qui s'est passé à Trappe mais dans le camp de la France insoumise par rapport à ce qui s'est passé à Lyon. Et c'est ça faire de la politique pour Sébastien Lecnu. Et donc sa manière de de de d'interpeller la gauche certes pour une scène de de qu'il appelle de désertion de l'hémicycle à ce moment-là, il se raccroche à cette volonté là de choisir
un camp. C'est ce qu'il a dit après les émeutes du 17 octobre. Il faut choisir son camp. C'est Bastien Lecnu est dans cette règle là. Et pourquoi ? Peut-être que je me trompe, vous me direz si je me trompe. Il paraît qu'il y a une présidentielle dans quelques mois et que pour l'instant le le de 2è place, le deuxième ticket, le premier c'est Marine Le Pen, le deuxième c'est souvent ces temps-ci Jean-Luc Mélenchon. Il y a une place à prendre pour le bloc central peut-être, mais en tout cas il y a une volonté d'affaiblir. Alors après Sébastien Lecnu a tout à fait le droit de contester ce que dit la France insoumise, c'est pas le sujet, mais il y a une volonté aussi de s'attaquer à celui qui pour l'instant occupe cette place- là. Donc ce mélange-là à ce moment-là, c'est pour ça que je disais
que globalement tout le monde manquait de dignité parce que ce n'est pas le débat. On essaie nous d'avoir un débat sur ce sujet-là qui doit tous nous rassembler, mais il faudrait que les politiques s'en rendent compte et tout au long de la campagne présidentielle, pas seulement après le drame de Trap et même après le drame de Lyon où on a vu tout de suite parler d'instrumentalisation, tout de suite c'est parti sur l'instrumentalisation et pas forcément pour des bonnes raisons. Alors, sû
Sébastien Chenu