Amélie de Montchalin ne veut pas de « tronçonneuse » mais veut « économiser 2 à 3 milliards d'euros
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:44OuverteRéponse partielle
Quels opérateurs pourraient être touchés ? Les économies sont-elles réellement au rendez-vous ?
- 1:29OuverteRéponse directe
Comment arrivez-vous à 2 ou 3 milliards d'euros d'économies ?
- 2:12OuverteRéponse directe
Quelles sont les cinq pistes de réorganisation évoquées ?
- 2:57RelanceRéponse partielle
Comment justifiez-vous les économies annoncées sans toucher aux crédits d'intervention ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:44Amélie de MontchalinFait
« Je n'ai pas comme projet de me lancer dans un exercice de serpète ou de tronçonneuse. »
- 1:29Amélie de MontchalinChiffre
« Avec l'idée de limiter à 2 % la hausse de dépenses par an synonyme de gain de productivité et en l'appliquant au 64 milliards d'euros du total des dépenses des opérateurs et agences visées, ça fait 1,3 milliards par an. »
- 1:29Amélie de MontchalinChiffre
« Donc à l'horizon de 2 ans, 2 ans et demi, vous arrivez à 2 ou 3 milliards d'euros. »
- 2:57Christine LavardeFait
« On ne voit pas comment vous faites 3 milliards d'économie sur la seule partie du fonctionnement. Vous ferez 3 milliards en venant diminuer les enveloppes des crédits d'intervention. »
Temps de parole
- ?100 %
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Son audition était très attendue. La ministre des comptes publics, Amélie de Montchalin a dans le viseur les agences et opérateurs de l'État. Ça tombe bien, c'est aussi l'objet d'une commission d'enquête du Sénat rapportée par la sénatrice Christine Lavar et présidée par le sénateur communiste Pierre Baros en annonçant fin avril sa volonté de supprimer un/ers des agences et opérateurs de l'État avec à la clé 2 à 3 milliards d'euros d'économie visant 180000 postes de fonctionnaires comme le rappelle le sénateur PCF du Valdoise Amélie de Montchalin. La ministre a pu surprendre et susciter quelques inquiétudes aussi. Quels opérateurs pourraient être touchés ? Et les économies sont-elles réellement au rendez-vous ? Nous ne sommes pas
certains d'arriver à un milliard d'économie, nous expliquait le lendemain Christine Lavarde. On parle plutôt en million d'euros d'économie, estimé la sénatrice LRD de scène. Auditionné ce jeudi par la commission d'enquête du Sénat, la ministre a pu apporter des précisions sur sa méthode et maintenu son objectif de 2 à 3 milliards d'euros d'économie. Tout en laissant un peu sur leur fin les sénateurs. D'emblé, Amélie de Montchalin l'a assuré, elle ne veut pas de coup de rabot. Je n'ai pas comme projet de me lancer dans un exercice de serpète ou de tronçonneuse. En disant je veux supprimer 10000 emplois lance la ministre, nous avons une approche d'efficacité. Les agents sont parfois confrontés à beaucoup de redondance, de lourdeur, de complexité.
Avec l'idée de limiter à 2 % la hausse de dépenses par an synonyme de gain de productivité et en l'appliquant au 64 milliards d'euros du total des dépenses des opérateurs et agences visées, ça fait 1,3 milliards par an. Donc à l'horizon de 2 ans, 2 ans et demi, vous arrivez à 2 ou 3 milliards d'euros détail Amélie de Montchalin qui entend les réaliser sur les budgets 2026 et 2027. Pour arriver à ce chiffre, la ministre évoque cinq amis de réorganisation possible. Il y aura une partie qui sera sur le fonctionnement, une partie de rapprochement et de fusion ou une reminéalisation des politiques publiques, détail la ministre assumant aussi des suppressions sur des missions qui sont échues. Par exemple, l'Institut
national de la Consommation et enfin une approche budgétaire pour avoir une meilleure gestion et meilleur pilotage. Précision qui font réagir Christine Lavarde. Donc les économies prévues, ce n'est pas le fonctionnement. On va devoir remettre en cause des politiques publiques. C'est très différent dans le discours. Car quand vous venez diminuer des crédits d'intervention, vous diminuez des interventions au particuliers, aux collectivités et aux entreprises. Je ne dis pas qu'il ne faut pas le faire, je dis qu'il faut avec honnêteté l'annoncer plutôt que laisser croire que c'est les structures et leur réorganisation qui permettent de générer de à 3 milliards. Il faut le dire honnêtement car il y aura des conséquences. Elle insiste avec l'ensemble des documents transmis, on ne
voit pas comment vous faites 3 milliards d'économie sur la seule partie du fonctionnement. Vous ferez 3 milliards en venant diminuer les enveloppes des crédits d'intervention. Amélie de Montchalin n'est pas encore capable de dire précisément quelles agences pourraient disparaître ou quels opérateurs pourraient se rapprocher en réseau par exemple. Pour plus de détails, la ministre donne rendez-vous aux annonces que fera le premier ministre en juillet sur le prochain budget. Puis lors du projet de loi de financeces à l'automne prochain.
Amélie de Montchalin