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Discours / meetingSNCEEL VIDEO· 1 février 2019 40 minAutoproduitFond programmatiqueÉducation & rechercheInstitutions & élections

ANNIE GENEVARD : Un service d'éducation pluraliste

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 95 %Attaque 3 %Défensif 2 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 23:19OuverteRéponse directe

    Le législateur envisage-t-il des modalités pour assurer une égalité de moyens aux établissements privés ?

  • 26:54OuverteRéponse directe

    Pourquoi les zones prioritaires ne concernent-elles pas le privé sous contrat ?

  • 30:36OuverteRéponse partielle

    Existe-t-il des freins autres que financiers au pluralisme scolaire ?

  • 31:20OuverteRéponse directe

    Y a-t-il des normes à remplir pour les établissements hors contrat ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:44Invité politiqueFait
    « l'état proclame et respecte la liberté d'enseignement et en garantit l'exercice »
  • 6:39Invité politiqueChiffre
    « l'enseignement privé scolarisent plus de deux millions d'élèves »

Temps de parole

  • Annie Genevard99 %

≈ 0,3 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Annie Genevard

bonjour à vous mesdames et messieurs je suis très heureux d'être à vos côtés pendant ces deux jours de débat d' analyse des changes autour des 60 ans de la loi debré de jours pour aborder les apports et les limites de ce texte qui a changé d'école qui a changé la france alors bien entendu on viens de vous le dire tout au long de ce congrès vous pourrez interpeller nos invités et nourrir un mur interactif qui servira de livres d'or en envoyant vos réactions et vos questions par sms au 07 67 50 81 79 ou bien sur twitter avec le hashtag snel 2019 alors précisément nous allons recevoir notre première inviter une personnalité politique qui connaît les dossiers d'éducation sur le bout des doigts et compris parce qu'elle a été longtemps professeur de lettres classiques une femme politique de premier rang vice-présidente l air de l'assemblée nationale et membre de la commission éducation et culture alors avec sept élus et bien on va évoquer un principe au coeur de la loi debré à savoir la liberté de l'enseignement et les liens qui unissent précisément cette liberté au fondement même de notre démocratie mesdames et messieurs je vous demande de bien vouloir accueillir annie genevard

1:20
Non speech

[Musique]

1:34
Annie Genevard

monsieur le président mon seigneur mesdames et messieurs les chefs d'établissement mesdames et messieurs c'est la deuxième fois que je me retrouve dans cette situation d'ouvrir vos travaux et je voudrais remercier pour cette invitation je garde un excellent souvenir de la de ma précédente expérience et je suis heureuse de vous y retrouver ça me permet de saluer ceux que je connais et avec qui j'ai pu être amené à travailler je pense en particulier à votre présidente qui vient de la même région que moi donc permettez moi ce se saluent un peu chauvin et je voudrais saluer également françois roger gauthier avec qui j'ai eu le plaisir réel de travailler au sein du conseil supérieur des programmes même si je les quitte et un peu plus tôt que que d'autres eh bien je garde tout de même un excellent souvenir des débats de fond que nous avons pu avoir et en particulier ceux que j'ai eus avec roger françois gauthier alors le sujet auquel vous m'avez invité de réfléchir et sur lequel je ferai cette intervention ce n'est pas l'historique de la loi debré puisque j'ai cru comprendre que d'autres intervenants beaucoup plus compétents que moi en la matière matière historique si livrerait en revanche la question que je suis amené à explorer avec vous c'est la question du pluralisme éducatif au service de la démocratie au fond si on voulait problématiser un peu la question en quoi le pluralisme éducatif est il une une bonne chose pour le fonctionnement de notre démocratie alors sur cette notion de pluralisme éducatif d'abord c'est un droit c'est un droit qui est inscrit dans notre constitution est sans doute avez vous entendu cet extrait de la constitution dans vos travaux ce matin la phrase extraite de la constitution qui résume le sujet est la suivante et je pense qu'il est il est important de la rappeler l'état proclame et respecte la liberté d'enseignement et en garantit l'exercice c'est la formulation d'un droit constitutionnel auquel nous continuons de nous référer et auquel nous nous sommes référés encore récemment sur la question dure contre à la création des écoles j'y reviendrai donc c'est bien un droit inscrit dans notre constitution c'est aussi un fait c'est un fait inscrire dans l'histoire de notre pays dans l'histoire éducatif de notre pays admis depuis 60 ans maintenant par la loi debré qui par cet acte législatif mais téva au moins provisoirement aux débats qui avait divisé la france entre les tenants de l'enseignement exclusivement publics et ceux d'un lé de l'existence à l'enseignement privé donc cette loi debré qui reconnaît le pluralisme éducatif il est l'acte fondateur de la reconnaissance du pluralisme éducatif et je dois dire qu'aujourd'hui si j'en juge par mon expérience de maire j'ai été maire de morteau pendant quinze ans contrainte d'abandonner cette fonction à laquelle j'étais infiniment attachée par la loi interdisant le cumul de fonctions exécutives avec des fonctions législatives mais tout le temps où j'ai été maire et avant adjointe à la culture puisque moi je suis entré dans la vie publique par par la culture eh bien j'ai pu constater le climat qui régnait dans ma ville et puis après dans ma circonscription entre l'enseignement public et l'enseignement privé sous contrat essentiellement et je dois dire que ce débat toujours été enfin ce dialogue avec les établissements privés a toujours été des plus constructif et toutes les politiques publiques que j'ai été amené à mettre en place et est exactement identique entre l'enseignement privé et l'enseignement public j'ajoute que j'ai toujours cherché à a adopté à cet égard une attitude équanime entre les uns et les autres et même lorsque la loi nous interdit d'intervenir sur le l'investissement comme vous le savez eh bien je ne suis efforcé d'apporter des réponses sans contrevenir à la loi mais en aidant les établissements privés qui me semblait tout à fait méritoire de façon à ce qu'ils ne soient pas pénalisés donc ce dialogue il est aujourd'hui largement apaisée et je trouve que c'est un signe de maturité démocratique et il faut le souligner je pense que l'enseignement le pluralisme éducatif et l'existence d'un système privé d'enseignement est utile je rappelle que mais ça vous le savez puisque c'est votre quotidien professionnel l'enseignement privé scolarisent plus de deux millions d'élèves et imaginons par hypothèse tout à fait improbable que l'état soit obligé de scolariser d'un coup de millions supplémentaires d'élèves il est bien évident qu'il en serait qu'il serait dans les plus grandes difficultés donc l'enseignement privé scolaire scolarise deux millions d'élèves c'est dire toute l'importance qu'il revêt dans notre système éducatif c'est c'est je crois il est bon de le rappeler alors je crois que le pluralisme éducatif est souhaitable il est souhaitable parce qu'il permet d'offrir des alternatives pédagogique il peut être aussi un moteur d'innovation dans la plupart des établissements privés peut-être parce que la culture de l'innovation de l'expérimentation il est plus dur en mieux ancrées on voit des expériences que parfois nous ne trouvons pas dans l'enseignement public l'encadrement il est souvent plus présent et j'observe que lorsque l'on rencontre des parents c'est un élément qui pèse terriblement dans le choix qu'ils font du privé un meilleur encadrement c'est une attente des familles parce que il considère que l'école doit véritablement non seulement instruire mais également éduqués et que l'encadrement la présence forte de l'encadrement est quelque chose d'important je me souviens que dans les contacts que j'ai pu avoir avec les responsables de l'enseignement privé certains me disaient que et même de l'enseignement public certains me disaient l'intérêt du préfet des études l'intérêt d'avoir un personnel d'encadrement dans les étages toutes choses qui peuvent exister existait parfois dans l'enseignement privé mais qui n'a pas véritablement de culture de l'enseignement public et puis une des caractéristiques de l'enseignement privé c'est quand même l'implication des parents moi je le constate c'est comme ça c'est un fait je m'en réjouis parce que je pense que l'implication des parents est une bonne chose mais je le vois dans les écoles privées les parents sont parties prenantes peut-être parce que et c'est une question que nous avions exploré d'ailleurs au moment du débat sur la présidentielle faut-il confier la présidence du conseil d'administration dans le public à des personnels non-enseignants à des personnels qui ne soit pas de l'éducation nationale de façon à impliquer davantage les parents puisque dans l'enseignement privé ce sont généralement des nonnes en saignant qui assume la présidence des conseils d'administration et ça change beaucoup de choses et ça change énormément de choses dans l'application des parents et moi je pense que l'implication des parents est une bonne chose et il faut l'encourager chaque fois que l'on peut et puis ne nous le cachons pas et à mon sens c'est quelque chose d'utile également le retour à la religieuse était il trouve matière à s'épanouir davantage que dans le public c'est sans doute une des raisons pour lesquelles dans les établissements d'enseignement catholique on voit de plus en plus d'enfants de religion musulmane parce que les parents reconnaissent dans les établissements d'enseignement catholique une ouverture d'esprit ou fait religieux plus grande tout cas plus manifeste que dans le public et puis enfin l'enseignement privé offre des résultats intéressants alors je voudrais prendre un exemple si l'enseignement agricole je m'intéresse bon je me suis beaucoup intéressé à l'enseignement agricole parce que moi j'ai beaucoup d'établissements privés d'enseignement agricole sur ma circonscription je les fréquente régulièrement et je vois à quel point c'est une école de la réussite pour des raisons d'implication de liens entre les milieux professionnels et les établissements scolaires l'implication des élèves une certaine pédagogie l'expérimentation concrètes enfin bref je vois que c'est une école de la réussite et qui à 60 % privé permettez moi une petite anecdote lorsque nous avons étudié la loi d'avenir agricole le ministre de l'époque stéphane le foll y avait deux articles qui concernait l'enseignement agricole il n'a pas pu prononcer une seule fois le mot d'enseignement privé pas une seule fois il a parlé du service public de l'enseignement agricole bien sûr que vous êtes des acteurs du service public de l'enseignement mais vous voyez que c'était une façon de ne pas reconnaître la part et l'apport des établissements privés à l'enseignement agricole et à plusieurs reprises moi je me suis efforcé de le rappeler pourquoi non pas pour réactiver une quelconque guerre privé-public naturellement nous nous réjouissons tous de cet apaisement entre ces deux univers mais tout simplement parce que les moyens dévolus ne sont pas les mêmes et qu'il y à là profondément une grande injustice alors même que l'essentiel de l'enseignement agricole ray et privés ils méritent et qui est qu'il a fait ses preuves il mérite donc la considération de 2 du public en fin de l'engagement public en matière de moyens et enfin le pluralisme éducatif et c'est un point sur lequel je voudrais insister est un phénomène en expansion alors il est un phénomène en expansion pour de bonnes raisons ou pour des raisons plus préoccupante je crois que il faut il faut pouvoir également abordé les sujets préoccupants alors pour de bonnes raisons parce que l'enseignement privé offre des pédagogies alternatives en cela d'ailleurs il n'est pas le seul on voit aussi dans l'enseignement public et j'ai changé avec le ministre l'éducation nationale qui me disait qu'il était tout à fait favorable à certaines pédagogie alternative type freiner ou montessori et que même dans l'enseignement public il ya aujourd'hui des expériences qui sont conduites en la matière donc un phénomène en expansion autour de pédagogie je dirais un peu différente elle monte en puissance et le montant plus ans sous l'effet des parents qu'ils sont avant tout préoccupés par le bien être de leurs enfants la notion bien être de l'enfant a pris une importance considérable et il voit davantage danser il voit dans ces pédagogies davantage de deux d'éléments de réassurance que dans les pédagogies plus traditionnelle l'enseignement privé peut permettre aussi de prendre en charge les élèves à profil particulier que ce soit les surdoué ou les enfants autistes on voit se développer un enseignement privé pour ce type d'élèves ou dans des territoires socialement défavorisés qui propose des expériences je pense à expérience à espérance banlieue mais il y en a d'autres ou alors des élèves en échec scolaire qui sont gravement en échec scolaire et que les parents retirent de du service public pour les mettre dans des établissements privés qui leur semblent mieux à même de pouvoir répondre à ces questions alors je vois dans cette expansion de l'enseignement privé aussi une tendance un peu au consumérisme des parents si vous me permettez l'expression d'ailleurs dans la très intéressante enquête a été conduite sur le moral des chefs d'établissement peut-être avez-vous vu passer cette enquête elle a été réalisée essentiellement dans le public mais vous avez en partage les mêmes tâches donc on voit bien qu une des sources de burn out des chefs d'établissement et la maltraitance dont ils sont l'objet de la part de certains parents donc les parents sont de plus en plus regardants

15:31
Non speech

[Musique]

15:33
Annie Genevard

sur l'enseignement qui est délivré à leurs enfants et ils cherchent dans l'offre éducative et dans le pluralisme éducatif une réponse qui soit mieux adapté à leurs enfants qui colle mieux à la réalité donc ça peut être lue comme une bonne chose ça peut aussi donner lieu à un certain nombre de dérives au fond notre école elle a toujours mêlé les publics et des écoles qui seraient trop spécialisées qui fonctionnerait en silo par spécialité aurait aussi ses inconvénients alors ce phénomène en expansion il est aussi peut-être pour des raisons plus problématiques plus difficile c'est d'abord la défiance à l'égard du public et moi je crois c'est d'ailleurs une des choses que j'avais vraiment assez fermement exprimé lorsque j'étais en charge de l'élaboration des programmes éducatifs dans ma famille politique je suis membre des républicains j'ai été responsable thématique lorsque nicolas sarkozy était président neutre au mouvement et j'ai également travaillé avec les équipes de françois fillion lorsqu'il a été désigné pour représenter notre famille politique aux élections une élection présidentielle donc j'avais beaucoup insisté sur le fait que pour ne pas voir se rallumer une certaine forme de non pas de guerre mais de méfiance réciproque entre le public et le privé il fallait un secteur public fort et pour en avoir parlé avec les responsables éducatifs de l'enseignement libre il en était tout à fait d'accord seul un service public de l'enseignement public fort peut permettre de voir sans crainte une offre pluraliste une offre privée se développer parce que ya ne serait plus à mon sens problématique un affaiblissement de l'enseignement public et a aussi cement de l'enseignement privé les deux se mettant defacto en situation de rivalité mais c'est un fait c'est un fait mesdames et messieurs il faut le reconnaître sans être désobligeant à l'égard de quiconque et les chiffres en attestent l'évolution des effectifs entre 2010 et 2017 est extrêmement clair on voit est vraiment de façon très sensible les effectifs de l'enseignement privé catholique progressé substantiellement en 2015 le mouvement s'amorce en fin 2014 culmine en 2015 et 2016 décroît légèrement en 2017 et c'est un moment où on voit surgir dans le débat public nous en avons nous même été les acteurs chers amis au moment du csp on a vu se multiplier les polémiques sur l'école j'entrerai pas dans le détail vous les connaissez comme moi qu'il s'agisse du conseil supérieur des programmes qu'il s'agisse des a baissé de l'éducation qu'il s'agisse de l'enseignement des langues des communautés d'origine qu'il s'agisse de la réforme du collège c'est la période se sont concentrées les polémiques at a hâte au repas mais où se sont concentrées les polémiques faut que je conclus ça nous permettra d'avoir du temps de change si vous avez besoin de partir rapidement mais l'assemblée où vous attendez donc généralement je vais je vais terminer donc on voit bien que on est passé par exemple 2 en 2015 les effectifs ont crû de 18 mille 18000 personnes donc c'est quand même un phénomène significatif alors la question vous posez le pluralisme au service de la démocratie oui bien sûr c'est ainsi que les français le considèrent les français considèrent qu' on ne doit pas toucher au pluralisme éducatif du reste ils l'ont exprimé au moment de la loi savary vous le savez bien qu'il ya contrat le président de la république puisque c'est lui qui a pris la décision à reculer et puis on a vu aussi resurgir le débat sur le hors contrat lorsqu'il s'est agi du passage d'un système de déclaration un système d'autorisation est là le conseil constitutionnel a tranché la question en considérant que l'autorisation préalable était une entrave au pluralisme une entrave aux principes constitutionnels de pluralisme et éducatif et je crois que les français sont profondément attachés à la liberté de choix de l'école pour leurs enfants mais il ya un certain nombre de phénomènes qui émergent qui bousculent cette idée on voit émerger des écoles qui ne il faut bien le dire ne sont pas conformes aux principes qui irriguent notre conception de l'éducation notamment les third écoles hors contrat on ne peut pas ignorer que leurs contrats a crû de 70 % et que dans ce contrat il y à des établissements d'enseignement privés confessionnels ce qui n'est pas un problème en soi une école confessionnelle n'est pas un problème en soi évidemment mais la progression fulgurante des écoles avec la crainte de l'ancrage des écoles coraniques salafistes qui professent des enseignements qui vise à isoler les enfants de la société interroge est inquiète du reste et ça a été l'objet d'une question que j'ai posée au gouvernement il y à peu on observe des signes de radicalisation y compris dans les établissements sous contrat ou dans les établissements d'enseignement publics on voit de plus en plus de matières remise en courge de comportement attestant d'une forme de sécession de séparation avec les principes qui doivent guider notre les grands principes de notre démocratie et de notre système éducatif alors la proposition en proposition de loi de la sénatrice gatel a tenté de mieux encadrer les procédures d'ouverture de fermeture et de contrôle de tous les établissements un pas seulement les établissements qu'on ne me fasse pas dire ce que je n'ai pas dit mais de tous les établissements hors contrat mais il est clair que on a aujourd'hui un certain nombre de préoccupations et d'inquiétude et je crois que le ministre en est conscient ce sont des sujets très éruptive vous le savez bien qui dès lors qu'ils sont abordés vous valent déborder de de reproches mais néanmois je pense qu'il ne faut pas les ignorer et que lorsque il y a des problèmes dans la délivrance des enseignements il n'est pas normal que certains enfants reçoivent des enseignements dans les écoles coraniques le soir qu'ils soient à linverse de ce qu'on leur a délivré dans la journée parce que on obéit à d'autres lois que celles de la république voilà donc c'est les quelques mots que je voulais vous dire excusez moi d'avoir été un peu longue je sais juste pouvait applaudir annie genevard

23:14
Non speech

[Applaudissements]

23:19
Annie Genevard

et je propose de venir vous installer au coin salon à mes côtés je sais juste de veiller à votre emploi du temps parce qu'il ya les questions au gouvernement qui débute tout prochainement donc on tient à voir un petit temps d' échanges avec la salle merci pour la richesse de vos propos des propos qui j'imagine ont beaucoup d'échos dans la salle alors luis bros qui est chargée de communication au sne elle s'est occupée de collecter vos réactions et vos questions par sms et sur twitter bonjour luis jeu une première question la première question le législateur envisage t-il des modalités pour assurer une égalité de moyens aux établissements privés alors le législateur n'est pas une entité univoque vous savez que bon moi j'appartiens à un groupe politique est dans l'opposition et sur ce point nous n'avons pas varié nous avons toujours demandé pour l'enseignement privé les mêmes moyens que pour l'enseignement public mais je dois dire que cette question à la fois sous le précédent gouvernement et sous l'actuel gouvernement ne va pas de soi donc le législateur que je suis continuera de le demander mais pour l'instant notre cause et peine à être entendu qu'est-ce qu'est ce qui bloque ce sont des contraintes budgétaires c'est alors je crois que ce qui bloque et à la fois effectivement les contraintes budgétaires mais au delà des contraintes budgétaires je pense qu'il y a le souci pour la majorité le gouvernement les gouvernements de ne pas réouvrir une guerre voilà la crainte c'est ça en fait pour ça qu'on veut pas réouvrir le 80 20 80 va c'est une loi non écrite 1 vous trouverez pas de règle de rééducation le 80 enfin je m'avance peut-être mais je ne crois pas donc ça fait partie des choses qui sont communément admise qui sont les moyens de la paix et je pense que ceux qui ne veulent pas dédier des moyens égaux son c'est par crainte de voir se réunir le conflit parce que malgré tout même si c'est assez paisible c'est toujours prêt à ressurgir par exemple sur le réaménagement du temps scolaire le privé n'étaient pas assujettis aux mêmes règles que le public mais qu'est-ce qu'on n'a pas entendu à envoyer les enfants partout dans le privé parce qu'ils n'ont pas les mêmes contraintes que nous ils devraient avoir les mêmes contraintes que nous voyez donc il ya toujours quand même se fonde de possible rivalité donc voilà je pense que c'est la raison pour laquelle d'autres questions pluralisme oui alors pourquoi différents d'affrontement avec le public mais oui surtout que on parle du service public de l'enseignement pour désigner de façon égale le public et le privé ils contribuent chacun au service public avec un nouvel acteur qui monte en puissance qui est leur contrat qui lui n'a aucun moyen du tout de la part de la puissance publique c'est aussi un sujet ça il ya un hors contrat qui fait un travail très utile je pense aux écoles on pourrait parler de l'école des mousses on pourrait parler des des écoles de là prod de production on pourrait parler j'ai évoqué espérance banlieue qui travaillent dans des dans les secteurs extrêmement difficile donc ils font oeuvre utile mais ils sont pas du tout reconnu pour le coup en tout cas pas par l'apa par les fonds d'état ils peuvent être reconnus et aider un peu par les collectivités territoriales mais c'est tout donc oui il ya une inégalité pour des raisons historiques mais monsieur lelièvre l'expliquera certainement j'imagine alors on pourrait imaginer que ces établissements hors contrat puisse comme les autres demandait à passer sous contrat moyennant quelques contraintes alors oui mais oui mais ils peuvent aussi vouloir rester dans leurs contrats qui leur garantit 22 plus grandes libertés d'expérimentation plus contraints alors je me souviens de vous avoir interviewé pendant la dernière campagne pour la présidentielle de 2017 et vous me disiez bas ce serait pas mal de trouver un moyen de financer aussi d'apporter des financements publics aux établissements hors contrat vous êtes toujours sur la même ligne alors je suis toujours sur la même ligne mais tout de même à quelques conditions et c'est là toute la difficulté de l'opération c'est à dire que dès lors que vous prenez une disposition législative terme enfin en vertu de la généralité la portée générale de la loi évidemment son application peut être très large et peut réserver éventuellement de mauvaise surprise donc il faut que ça se fasse sous certaines conditions ça peut-être sur les territoires à besoins sociaux particuliers ça peut être en vertu de certains engagements d'une d'un contrat mais dans un sens un peu un peu différent mais il faut contractualiser l'aide de l'état ne pourrait pas être mobilisés sans conditions c'est impossible mais je dois dire qu'en la matière les esprits peinent à avancer bon c'est une question difficile mais il ya des aspirations légitimes de la part d' d'un recompte raquette utile qui va là où parfois on ne va pas assez on imagine dans une telle évolution est ce que cela ne signerait pas la fin du contrat d'association tel qu'on le connaît aujourd'hui non je crois pas du tout parce que les écoles sous contrat aujourd'hui sont bien installés dans le dialogue avec l'êta et je pense je ne vois pas dans quelle mesure elles auraient intérêt à en sortir elles sont parfaitement à l'aise dans le contrat qu'elles ont conclu avec l'état et je ne vois pas de raison que l'on modifie ce type de relation l'interlocution entre les uns et les autres se fait bien les établissements vivent sereinement ce contrat je vois pas pourquoi mais je vois pas pourquoi non plus on ne pourrait pas imaginer d'autres formes de contractualisation c'est notre côté un peu immobiliste des choses alors luis bros d'autres questions oui pour réaction pourquoi les zones prioritaires ne concerne pas le privé classe les doubles et bien sûr bien sûr je suis d'accord je suis absolument d'accord même si la sociologie de l'enseignement public de privés sous contrat il ya des études c'est très renseigné on voit bien que la sociologie de public n'est pas n'est pas exactement la même du public au privé maintenant il ya des établissements en zone prix des établissements privés en zone prioritaire qui pourraient utilement bénéficier de ces dispositions maintenant si l'aide de l'état se traduisait pour vous en termes d'obligations comme on le voit d'ailleurs de plus en plus imaginez que vous puissiez bénéficier des du dispositif qu à se dédoubler mais qu'en contrepartie on à y regarder sur votre recrutement en vous disant bon d'accord place des doublés mais à condition que votre recrutement d'élèves obéissent à t-elle catégorisation peut-être ne seriez-vous pas d'accord ça je sais pas peut-être que on aura des réactions dans la salle d'ici quelques instants par sms ou sur ou sur twitter louise bros a t'on pas de caisse complémentaire pour l'instant est ce qu'il ya des freins autres que financiers au pluralisme scolaire à ce jour est ce qu'il ya des freins autres que financiers des freins sera-t-il des normes à remplir alors oui la loi a changé je vous parlais de la proposition de loi gatel elle alors elle simplifie à la fois l'ouverture parce qu'avant il y avait trois régimes d'autorisation elle simplifie mail contrôler davantage donc moi le contrôle ne me pose pas problème je pense qu'il est normal que on contrôle les établissements hors contrat pour le contrat est ce qu'il ya des freins à autre que financier je ne sais pas je serais tenté de retourner au chef d'établissement la question que vous me posez parce que je n'ai j'ai enseigné un j'ai enseigné mais dans le public donc je connais moi les contraintes du privé dans les contraintes que je vois je vois que souvent ils ont des des bâtiments anciens qui sont compliqués à mettre aux normes qui sont compliqués à chauffer qui sont lourds à rénover donc c'est effectivement des contraintes financières et matérielles mais essentiellement sur le sur le bâti qu'est ce que vous attendez de plus de différent de la part de l'enseignement privé sous contrat moi ce que j'attends c'est qu'ils gardent une forme de d'indépendance je pense que c'est utile et ont rejoint la notion de pluralisme pluralisme dans le choix des parents mais pluralisme aussi dans la façon de faire il y a dans l'enseignement privé une tradition de liberté d'expérimentation qui est rafraîchissante et qui peut être stimulante pour l'ensemble du système éducatif et je pense que c'est une bonne chose j'ai souvent observé que lorsqu on s'adressait à l'enseignement privé il y avait une réactivité aux propositions qu'on pouvait leur faire en matière culturelle par exemple en matière d'éducation artistique et culturelle mangent énormément trait sur ces sujets ça fait 20 ans que dans ma ville ont fait de l'éducation artistique et culturelle pour tous les enfants et les jeunes scolarisés dans la ville et ça marche très très bien et j'observe que ben il ya une appétence et une réactivité il ya moins de clôture y ait moins une barrière quelques fois et je pense que voilà si je pouvais vous me livrer à cette invite je vous dirais je vous dirai cela je vous dirai aussi que on voit bien que notre notre pays et notre société elle est traversée par une quête de sens quel que soit le sens que l'on donne à cette quête de sens et moi je pense que l'enseignement privé a peut-être par nature davantage investi cette question de la quête de sens et elle est essentielle pour moi elle et les fondatrices et les refondatrice le troisième point que je voudrais évoquer qui est à mon sens à l'origine du grand des deux d'une partie des difficultés que nous traversons c'est la fragilisation de la famille je pense que la fragilisation de la famille et est un gros problème soit les familles quelques surfaces je veux pas entrer dans le débat les familles c'est pas du tout l'objet de quand je parle de fragilisation de la famille c'est le fait enfin moi quand j'ai j'ai élevé mes enfants et pas seulement parce que j'étais enseignante je leur ai toujours je n'ai jamais pris le parti de mes enfants contre les enseignants je ne suis jamais allé voir un chef d'établissement pour protester la seule fois où ma fille a été collée parce que c'était une colle et collectif je l'avais prévenu que je jeu doublait la mise donc mais là je me dis maintenant j'ai été quand même ça c'était bien entendu ça non pas 40 ans vous êtes imploserait bien longtemps j'ai dit c'est ce qui se pratiquait il ya bien longtemps nous raconte toujours que quand on les emmenait avec une punition et en double et donc des choses désagréables non je vous chie d'un peu monsieur perd en mai donc je pense que et vous voyez je pense que le ministre de l'éducation a raison de parler de l'école de la confiance d'ailleurs je revendique un petit bout de la paternité de cette expression parce que quand nous avions élaboré notre programme j'avais poser comme objectif la restauration du lien de confiance entre la nation et son école je pense que c'était un c'est un gros problème et un gros risque quand la nation perd confiance en son école la nation jean temps là les français et je crois que les familles le lien entre l'école les familles et les enfants est très importante vous savez quand on travaille quels services sociaux vous savez quelle est la première enfin dans mon territoire la première difficulté qui est pointée par les services sociaux c'est la mésentente des parents c'est la mésentente départ les directeurs de centres sociaux et vous dise c'est les cas les plus fréquents que l'on voit c'est la mésentente des parents et les répercussions que cela a sur les enfants donc sur leur scolarité il faut le dire aussi dont moi je pense que la médiation familiale est quelque chose de très important parce que les parents ne savent plus gérer leurs conflits et l'enfant est souvent l'otage le témoin parfois la victime de ces violences je pense que la fragilisation de famille est vraiment un point d'eau d' nodal dans la réflexion sur l'école dont justement par l'invitation que je fais c'est continuer à travailler que les familles parce qu associer les familles à l'enjeu éducatif de leurs enfants il ya des parents qui se désintéresse qui se détournent des enjeux éducatifs faut le dire aussi ce parce que les parents qu'on ait nécessairement bon parent et c'est une évidence le est donc toujours impliquer les parents dans l'importance éducative moi je crois que c'est très important donc si je vous résume à la fois innové utiliser la liberté que vous laisse le contrat d'association la question du sens mais ça vous connaissez c'est dans votre adn aussi et puis est ce que réellement l'école doit être là pour aider les parents à être comme on dit souvent les premiers éducateurs de leurs enfants oui je le crois parce que je les colle a déjà beaucoup de choses à faire ici on demande d'aider les parents à être des parents et pas juste des parents d'élèves non mais les impliquer comme vous savez le faire alors peut-être avant de vous laisser partir pour l'assemblée si aujourd'hui on devait refaire une loi debré qu'est-ce qu'elles seraient les rapports que vous aimeriez voir entre l'état et puis glisse public moi je poserai la question de la parité de traitement quand même parce que elle est quand même au centre de vous de vos préoccupations je poserai le principe de de l'expérimentation et de la liberté non pas que la notion de liberté soient absentes de l'enseignement public la liberté pédagogique elle était inscrite aussi dans la loi elle a été inscrite par fillon lorsqu'il était ministre de l'éducation nationale mais ce qui est intéressant c'est de savoir pourquoi elle a été inscrite à ce moment là c'est parce qu'il ya des professeurs qui ne pouvaient pas enseigner la lecture comme il le souhaitait et notamment en recourant à des méthodes plus traditionnelles parce qu'ils voyaient l'échec de la méthode globale et comme il n'avait pas la liberté d'utiliser d'autres d'autres méthodes que celles la liberté pédagogique a été réinscrit dans la loi enfin je le tiens du ministre de l'ancien ministre lui même donc je pense qu'il savait de quoi il parlait donc cette notion de liberté d'expérimentation pourrait peut-être utile utilement figuré et puis je pense aussi que peut-être la loi traître est elle également le la question du hors contrat donc d'autres formes de contrats peut-être écouté déjà devoir merci beaucoup pour cette profession on vous laisse filer à l'assemblée

39:45
Non speech

[Applaudissements]