Vœux pour 2020 de François Asselineau
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« Macron doit abandonner complètement le projet de réforme des retraites. »
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« Nous inscrirons dans notre programme pour 2022 le rétablissement du système actuel des retraites, avec notamment les régimes spéciaux et avec également des régimes différenciés selon la pénibilité du travail. »
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« Plus d'un million de Français, dont sans doute vous, en tout cas moi... Comptaient parmi ce million de gens qui sont allés déposer leur signature pour demander l'organisation d'un référendum. »
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« La réforme constitutionnelle qui avait été faite sous Nicolas Sarkozy a prévu 10% du corps électoral, c'est-à-dire 4 700 000. »
- 13:53Invité politiqueChiffre
« On a appris que 400 000 personnes avaient basculé en dessous du seuil de pauvreté en 2018, 1 an après l'arrivée de Macron au pouvoir. »
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« Il y a en France 12 personnes qui sont mortes chaque jour de froid. »
Temps de parole
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Quels sont les vœux que je forme, moi, maintenant, pour 2020 ? Je vais avoir des vœux très concrets et très précis. Le premier vœu que je forme, c'est que Macron doit abandonner complètement le projet de réforme des retraites. Et s'il le maintient, nous inscrirons dans notre programme pour 2022 le rétablissement du système actuel des retraites, avec notamment les régimes spéciaux et avec également des régimes différenciés selon la pénibilité du travail. J'insiste là-dessus. Nous l'avons dit et redit : cette réforme des retraites, elle est absolument injuste. Elle n'est absolument pas justifiée par quelque urgence financière que ce soit. Et elle n'est pas voulue par le peuple français.
C'est donc une tyrannie. Et il faut rappeler à M. Macron que ça n'est pas le peuple français qui doit obéir à M. Macron. C'est M. Macron qui doit obéir au peuple français. Ça s'appelle la démocratie. Donc Macron doit absolument retirer cette réforme. S'il ne le fait pas, on va voir dans les jours qui viennent... Au cours de ce mois de janvier, on va voir la suite des événements. Mais je pense que ça serait un grand tort politique qu'il commettrait. Le deuxième vœu que je forme, c'est que Macron doit soumettre la privatisation d'ADP au référendum des Français. On a appris il y a quelques semaines que plus d'un million de Français, dont sans doute vous, en tout cas moi...
Comptaient parmi ce million de gens qui sont allés déposer leur signature pour demander l'organisation d'un référendum. Plus d'un million de Français qui le demandent, normalement, ça devrait être immédiat. D'ailleurs, dans le programme que j'avais présenté, j'avais prévu 700 000 signatures. Donc avec le programme de l'UPR, eh bien désormais, le peuple aurait son mot à dire, pourrait exiger ce référendum : le référendum d'initiative citoyenne en tous sujets que nous proposons depuis maintenant de nombreuses années. Eh bien malheureusement, la réforme constitutionnelle qui avait été faite sous Nicolas Sarkozy a prévu 10% du corps électoral, c'est-à-dire 4 700 000.
Bien entendu, il est très invraisemblable que l'on arrive à la date butoir qui aura lieu au mois de mars 2020 à ce nombre. Mais M. Macron a le pouvoir d'organiser un référendum. Et le vœu que je forme, le deuxième vœu que je forme, c'est qu'il organise ce référendum pour ou contre la privatisation d'ADP. Le troisième vœu que je forme, c'est que Macron doit également soumettre aux Français un référendum pour ou contre la sortie de l'UE et de l'euro, c'est-à-dire pour ou contre le Frexit.
Bien sûr, je sais qu'un certain nombre de personnes vont se récrier en disant qu'il ne le fera pas, mais je le demande quand même, je prends date, parce que la présidence de Macron, elle est en train de très mal tourner. Elle tourne tellement mal, d'ailleurs, que vous avez pour les élections municipales... Ordre a été donné aux candidats de En marche de se cacher, de mettre quasiment une barre de postiche. On cache le logo de En marche. On se présente comme des citoyens tellement on a honte de soutenir Macron. Un très récent article du Parisien expliquait que Macron s'est complètement renfermé, victime d'une espèce de syndrome à la Ceausescu, renfermé sur lui-même. Il ne veut voir personne.
Et d'ailleurs, lorsqu'il sort de l'Élysée pour aller à la La Lanterne, qui est un des pavillons réservés à la présidence de la République, que l'on trouve au sud-ouest de Paris, eh bien il est obligé de changer les itinéraires, de peur en fait d'un attentat. Voilà la situation dans laquelle on est. M.
Macron, si vous voulez laisser dans l'Histoire une marque qui ne soit pas une marque d'infamie comme c'est en train de tourner, vous devriez prendre le taureau par les cornes, vous devriez expliquer aux Français ce que je ne cesse d'expliquer depuis plus de 12 ans, c'est-à-dire que les problèmes de la France tiennent au fait, d'abord et avant tout, que ce ne sont plus les Français qui décident de leur avenir collectif. Le problème que vous avez, M. Macron, avec la réforme des retraites, c'est que ce ne sont pas les Français qui l'ont voulue. C'est l'oligarchie, qui manipule la Commission européenne.
Ce sont les BlackRock et les fonds de pension divers et variés, qui veulent mettre la main sur l'épargne des Français. Eh bien vous devez donc demander aux Français : « Est-ce que vous voulez rester dans l'UE ou est-ce que l'on en sort ? ». Si vous le faites, vous passerez dans l'Histoire pour un homme politique d'État, pour un homme d'État, un homme responsable. Si vous ne le faites pas, vous serez un jour jeté dans les poubelles de l'Histoire. Mon vœu n°4, c'est que la prétendue opposition doit lancer la procédure de destitution de Macron, par application de l'article 68 de la Constitution. Je l'ai dit et redit, ça fait plus d'un an. Les événements s'accumulent.
Et nous allons mettre en ligne dans les tout prochains jours un dossier réactualisé de cette affaire. M. Macron a piétiné un nombre de fois tellement incalculable la Constitution française que c'est désormais le devoir absolu de l'opposition de lancer. Et que l'on ne nous dise pas, comme le disent les hypocrites de la FI ou d'ailleurs, qu'il ne faut pas le faire parce que ça n'aboutirait pas. J'ai déjà eu l'occasion d'expliquer de nombreuses fois que si on raisonne comme ça, il ne faut plus non plus faire de motion de censure contre le Premier ministre, parce que ça n'aboutit pas. D'ailleurs, la FI a fait des motions de censure contre M. Édouard Philippe qui n'ont pas abouti.
Il en a refait d'autres. Pourquoi ce qu'il fait contre Édouard Philippe, ne le fait-il pas contre Macron ? Et si on part de ce principe, il faudrait également ne faire aucun projet d'amendement aux projets de loi déposés par le gouvernement, parce qu'ils ne seront pas votés par la majorité. Non. Tout ça, ce sont des faux-fuyants. L'opposition doit lancer la procédure de destitution. Le cas Macron, maintenant, c'est un cas épais comme ça.
Ça va de l'entourage versant dans la corruption à toute une série d'articles les uns après les autres : la remise en cause du droit de manifester, les atteintes aux libertés publiques, piétiner les intérêts nationaux, violer le droit international en lançant des missiles sur la Syrie, enfin j'en passe et des pires. Il faut lancer cette procédure de destitution. C'est mon 4e vœu. Mon 5e vœu pour 2020 : eh bien je souhaite une parfaite réussite pour le Brexit. Je ne suis à vrai dire pas très inquiet, mais je souhaite que le Brexit se passe pour le mieux. D'ailleurs, le chancelier de l'Échiquier : M.
Sajid Javid, dont j'ai déjà parlé deux fois – c'est la troisième –, a expliqué il y a quelques jours que le taux de chômage au Royaume-Uni est resté à un très très bas niveau : de 3,8%, et qu'il s'en félicite. C'est la preuve que toutes les balivernes que l'on nous a expliquées sur le désastre du Brexit sont en train de s'effondrer. Et c'est très important pour la suite des événements, puisqu'au moment des européennes, j'ai pu constater que de nombreux Français s'intéressent à ce que dit l'UPR, mais beaucoup de gens que je rencontrais disaient...
Pas seulement à moi, mais disaient à tous les gens à travers la France qui militaient pour nous et pour notre liste : « Ah oui, mais – vous comprenez – ça se passe très mal... Regardez le Brexit. On peut pas sortir ». J'espère – c'est mon vœu n°5 pour 2020 – que Boris Johnson et son gouvernement vont administrer la preuve aux Français et à l'ensemble des peuples d'Europe qu'il y a une vie après l'UE. Mon vœu n°6, c'est un vœu de mobilisation générale, pour que les Français comprennent ce qui se passe. La situation, elle est très très très très grave ! Les Français doivent bien comprendre que c'est l'essence même de notre pays qui, désormais, est en cause.
La politique des eurorégions, qui risque de morceler la France, comme on le voit dans d'autres pays d'Europe, en particulier en Espagne... La débandade généralisée de notre agriculture, de notre industrie, qui est laissée à l'abandon, le refus de nos dirigeants de défendre les intérêts nationaux les plus fondamentaux du peuple français, en matière de stratégie industrielle par exemple, en matière de recherche, en matière de protection de nos savants. Eh bien tout ceci montre que la France est en train de s'effondrer. Et je voudrais vraiment ici que tous ceux qui me regardent profitent des élections municipales pour se mobiliser. Nous présentons... On n'a pas encore la liste définitive.
On ne sait pas tous ceux qui arriveront à avoir les listes pour les municipales, mais en gros, on aura une cinquantaine de villes de plus de 10 000 habitants, et également des villes de moins de 10 000 habitants. Mais une cinquantaine de villes de plus de 10 000 habitants où il y aura des listes UPR. Et j'espère que les Français, à cette occasion, vont se mobiliser pour les listes qui seront les listes du parti du Frexit, au moment même d'ailleurs où il y aura le Brexit au Royaume-Uni. Mais ce seront des listes dont le programme sera fondé d'abord sur l'honnêteté, l'honnêteté financière ! À l'UPR, il n'y a pas eu, jamais eu la moindre affaire financière depuis sa création !
Il n'y a pas chez nous, à l'UPR, des Balkany, des Thierry Solère, des Sylvie Goulard, des François Bayrou. Il n'y a pas ce genre de personnages, qui sont là depuis des décennies dans la politique et qui sont poursuivis par la justice. Et d'ailleurs, j'ai cité les gens de la majorité, j'aurais pu dire aussi la vingtaine de personnes au RN qui sont mises en examen ou bien M. Mélenchon, qui a été également condamné. Nous, il n'y a pas d'affaires. Donc si vous ne voulez plus être dirigés par des Patrick Balkany, vous ne devez plus voter pour des Patrick Balkany. C'est quand même assez clair.
Je forme donc le vœu – c'est le 6e vœu – qu'à l'occasion des élections municipales, le maximum de Français se disent que c'est le moment d'envoyer balader toute cette classe politique vermoulue, cette fausse opposition qui refuse de lancer la procédure de destitution de Macron alors que son dossier est noir comme du charbon. C'est l'occasion que les Français doivent saisir pour dire : « Non, nous sommes un peuple qui ne veut pas mourir ! Nous allons nous redresser comme les Britanniques sont en train de le faire ». Nos programmes pour les municipales sont fondés sur l'honnêteté financière. Mais qui dit honnêteté financière dit aussi honnêteté intellectuelle, et politique.
Car enfin, comment peut-on penser que des responsables politiques qui passent leur vie dans les prétoires et qui passent leur vie à organiser de la concussion, des détournements de fonds, des abus de biens sociaux, de la corruption, etc., seraient par ailleurs des parangons de vertu et des philosophes, des Solon, pour parler comme l'ancien sage romain, et qui seraient donc en matière politique d'une très grande fiabilité ? Pas du tout. Ils vous mentent sur les programmes politiques comme ils vous mentent sur les questions financières. Nous, à l'UPR, nous pouvons tous être fiers de l'œuvre collective accomplie depuis maintenant 13 ans, bientôt.
Nous fêterons le 13e anniversaire le 25 mars 2020. Eh bien tout ce que nous avons pu dire et faire depuis maintenant près de 13 ans a été confirmé par les événements. Et nous sommes l'illustration de ce beau dicton qui dit que l'avantage principal de la vérité, c'est qu'elle dure. L'UPR dure. Enfin, mon 7e et dernier vœu, eh bien ça sera un vœu de bonheur et de santé pour toutes celles et tous ceux qui me regardent, et plus généralement d'ailleurs pour tous nos compatriotes, et plus généralement d'ailleurs pour tous les êtres vivant sur Terre, y compris d'ailleurs les animaux. De plus en plus de nos compatriotes sont sensibles – à juste titre – à la cause animale.
Je pense ici, en ce 31 décembre, à tous les pauvres, aux plus fragiles, aux handicapés, aux malades, qui vont peut-être passer le 31 décembre dans la solitude et le dénuement. Je voudrais m'adresser à eux en particulier, pour leur dire que nous ne voulons plus – nous, à l'UPR – de cette dérive mafieuse et scandaleuse qui est en train d'entraîner la France de toujours vers un modèle agressif et un modèle d'hyper-égoïsme, un modèle ultralibéral, une caricature de société comme le sont les États-Unis d'Amérique, qui sont en fait une société malade. On apprenait ces jours-ci que le nombre de personnes incarcérées aux États-Unis d'Amérique est de plus de 2 100 000 personnes.
Le nombre de prisonniers aux États-Unis est supérieur au nombre de prisonniers en Chine et en Inde ! C'est-à-dire que la Chine et l'Inde ont une population – assemblés – 8 fois supérieure à celle des États-Unis d'Amérique, et pourtant, il y a plus de prisonniers aux États-Unis d'Amérique que dans ces deux plus grands pays du monde. Ce sont des sociétés malades que nous imposent l'oligarchie et les États-Unis d'Amérique. Moi, je ne veux plus voir autant de SDF dans les rues et dans les villes de France. Nos responsables qui vont se présenter dans les élections municipales auront tous le souci de rétablir la justice sociale, de lutter contre la précarité, la pauvreté.
On a appris que 400 000 personnes avaient basculé en dessous du seuil de pauvreté en 2018, 1 an après l'arrivée de Macron au pouvoir. Et la pauvreté des Français ne cesse de s'amplifier. On a appris qu'il y a en France 12 personnes qui sont mortes chaque jour de froid. Dans un pays comme la France, c'est l'un des plus grands scandales qui soit. Et à l'occasion de ce 31 décembre, je voudrais faire part ici de mon indignation devant le fatalisme que suivent les autres partis politiques devant cette situation. Nous n'allons pas laisser tomber la France. Nous n'allons pas laisser tomber la solidarité des Français.
Nous n'allons pas nous défaire de notre niveau de vie, de notre mode de vie, de notre identité nationale. Le rôle de l'UPR va s'affirmer – j'en ai la conviction absolue – de façon de plus en plus rapide au cours des semaines qui viennent. Et je terminerai là-dessus : après avoir présenté mes vœux à toutes celles et tous ceux qui me regardent et à tous les Français, je voudrais m'adresser ici à toutes celles et tous ceux qui travaillent pour l'UPR, les militants, ceux qui vont passer du temps pour coller des affiches la nuit, pour distribuer des tracts, ceux qui figurent sur nos listes, ceux qui figurent également parmi nos donateurs.
Et actuellement, le lancement de la campagne de collecte de dons que j'ai faite pour financer les élections municipales dépasse toutes nos espérances. Nous avons des dons de toutes natures qui nous parviennent et qui font chaud au cœur, y compris des dons de 1 €, de 2 €, de 5 €. Ça fait aussi chaud au cœur que lorsque nous avons des dons plus importants, parce que ça prouve que l'UPR est en train de réveiller quelque chose dans les Français. Il est en train de réveiller le sentiment de l'honneur national, le sentiment de la nécessité tous ensemble de nous rassembler pour rendre à la France sa liberté et sa grandeur.
Vive la République, vive la France, vive l'année 2020, que je souhaite pour toutes celles et tous ceux qui me regardent la meilleure année possible, compte tenu des circonstances.
François Asselineau