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AutrePublic Sénat (sur YouTube)· 13 février 2026 30 minContradictoireActualité / polémiqueEurope & internationalInstitutions & électionsImmigration & asileSécurité

Municipales : les maires écologistes en sursis ?

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Quels sont les atouts de votre liste pour Grenoble ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Comment expliquez-vous la division de la gauche à Grenoble ?

  • 5:00RelanceRéponse partielle

    Alain Carignon, condamné dans les années 90, peut-il revenir à la mairie ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Bruno Rotaillot se lance à la présidentielle. Pourquoi maintenant ?

  • 11:00RelanceRéponse partielle

    Le RN critique votre bilan à l'Intérieur. Réponse ?

  • 14:00FerméeRéponse directe

    Les relais routiers disparaissent-ils définitivement ?

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Grenoble, 156000 habitants, première grande ville remportée par les écologistes en 2014. Bonjour Laurence Ruffin. Je me présente aux élection municipale.

Je sais pas si vous savez, en mars on vote pour un nouveau maire. Voici celle sur qui le maire sortant Éric Piole a misé pour prendre la relève. On nous l'a pas mal remonté et puis c'est quelque chose qu'on porte d'aller plus loin sur la question du bio dans les cantines.

Grena Bloise d'adoption, Laurence Ruffin s'est lancé dans la course à la mairie sans aucune expérience politique. Elle mise plutôt sur ses compétences d'ancien chef d'entreprise pour que ce bastion historiquement à gauche le reste 6 ans de plus. Il y a une évolution globale de droitisation de la société qu'on retrouve qu'on retrouve partout.

On a la chance à Grenoble d'avoir une ville avec un fourmillement associatif, culturel, une forme de résistance et une envie de faire ensemble qui se retrouve encore aujourd'hui au quotidien et dans les différentes élections passées. Annoncé en tête pour le premier tour des élections, Laurence Ruffin compte déjà de nombreux fans à commencer par son grand frère François Ruffin. Vous lui avez donné des conseils pour la campagne ?

Absolument aucun. C'est ma sœur qui me donne beaucoup de conseils. D'accord. [rires] À un mois des élections, Laurence Ruffin souhaite se démarquer de l'image critiquée du maire sortant.

On porte un nouveau projet, une liste qui ce soir va être présenté, qui est renouvelée à 75 %. Plein de personnes nouvelles engagées dans la société civile, dans le monde associatif. Donc je pense que ça représente aux yeux des Grenobloises et Gronoblois un vrai renouveau, un vrai souffle.

Si elle a le soutien de la majorité de la gauche, deux candidats font sécessions, notamment Alan Brunon, investi par la France insoumise. Ça va ? Ça va, merci.

Pour lui, l'alliance avec les socialistes n'est pas tolérable. Il faut voir que il y a un retour en arrière parce que en 2014, le parti de gauche avec les écologistes ont gagner la ville par une rupture avec le Parti socialiste. Et aujourd'hui, Laurence Ruffin, comme acte premier qu'elle pose, c'est de prendre dans ses bagages le Parti socialiste.

Donc, elle est en rupture historique avec ce qui a permis la victoire à Grenoble. Les sondages le placent 3e à 10 % d'intention de vote, mais Alan Brunon n'en démor pas. L'alliance des gauches doit se faire en sa faveur.

On est en tête aux élections euh présidentielles dans cette ville, aux élections législatives, aux élections européenne. Par conséquent, il y a une force indéniable. Et donc, j'appelle Laurence Ruffin le soir du 15 mars, quand on sera devant elle bien évidemment à à rejoindre la dynamique insoumise et à faire en sorte de participer à cette politique de rupture.

Cette division pourrait faire le jeu de la droite et de son candidat bien connu des habitants. Bonjour. Et qui nous applaud ?

Bonjour. Ça va [rires] ? Merci.

Ça baigne très bien merci. Alain Carignon, maire de Grenoble de 1983 à 1995, veut retrouver l'hôtel de ville avec la sécurité au cœur de sa campagne. J'appelle moi tous les tous les Grenoblois qui veulent changer la direction et l'orientation de la ville, qui ve qui veulent retrouver la sécurité, la propreté, l'attractivité, je les appelle à se retrouver avec le collectif réconcilier Grenoble.

Condamné à 5 ans de prison pour corruption et buut de biens sociaux dans les années 90, sa nouvelle candidature divise les électeurs. C'est un vrai scandale. C'est terrible.

Il a pas de colonne vertébrale cet homme-là. Une fois qu'on a purgé sa peine, et bien on est repart à zéro, hein. Malgré son passé judiciaire, Alain Carignon se place 2uxè des intentions de vote et tente de jouer des coudes avec Laurence Ruffin.

C'est moins un débat droite gauche qu'un débat continuité changement. Laurence Ruffin, c'est la continuité d'Éric Piol peut-être en pire et nous nous incarnons ce changement dont Grenoble a besoin. Le ralliment surprise du candidat soutenu par la majorité présidentielle à sa liste pourrait renforcer Alain Carignon.

De quoi accentuer encore un peu plus la pression sur la gauche grenobloise et on va en parler avec vous. Arnaud Benedetti. Bonjour, merci d'être là, directeur de la nouvelle République Loufrit.

De la nouvelle revue politique. Oh là là, n'importe quoi. Je dis Louit. journaliste politique à Paris Match va nous rejoindre dans quelques instants.

On va évidemment parler de la candidature de Bruno Rotaillot. Mais d'abord Arnaud, on voudrait avoir votre analyse sur Grenoble et plus largement sur ces villes détenues aujourd'hui par les écologistes. Euh Grenoble, c'est le fief historique.

C'est la première ville gagnée par les les écolos, c'était en 2014. Il y a eu une vague qu'on appelait une vague écologiste en 2020. Est-ce que aujourd'hui vous pensez que la vague va refluer lors de ces municipales 2026 ?

On va voir ce qui est sûr, c'est que actuellement quand on regarde un certain nombre d'intentions de vote dans des villes qui ont été gagnées justement à l'époque et qui sont un peu symboliques de cette vague verte dont vous parlez, c'est-à-dire autant Lyon par exemple que Strasbourg, on voit qu'aujourd'hui dans les intentions de vote, les candidats sortants, les maires verts sont en difficulté. Il faut rappeler quand même que cette élection 2020 municipale était une élection, on l'a peut-être oublié, mais qui s'est quand même produite dans des conditions tout à fait exceptionnelles puisque c'était en pleine crise sanitaire et il y avait eu quand même une mobilisation électorale beaucoup plus faible que lors des élections municipales précédentes. ce qui a pu aussi expliquer d'une certaine manière la victoire pas seulement d'un certain nombre de verres dans des municipalités de taille importante comme Grenoble, enfin Grenoble c'était avant mais Lyon ou ou Strasbourg voir Bordeaux.

On verra quel sera le comportement électoral et la mobilisation électorale dans quelques dans quelques semaines, dans un mois maintenant. Par ailleurs, ce qu'on regarde quand même quand on voit les les enjeux prioritaires, si vous voulez, quand on demande aux Français quelles sont leurs priorité pour ces élections municipales, très clairement, on voit que par exemple la priorité environnementale qui était un peu plus forte manifestement en 2020, aujourd'hui manifestement ne n'est même pas dans le top 5 des des grandes priorités. et ce sont plutôt des enjeux sécuritaires très nationaux d'ailleurs au demeurant qui aujourd'hui semble primer en effet éventuellement un reflux du vote vers lors des prochaines municipales.

Mais est-ce que les écologistes peuvent être une force pivot à gauche pour ce scrutin ou est-ce qu'au au contraire ces municipales elles vont finalement être l'illustration d'un parti qui manque de clarté politique qui ne sait pas finalement où se situoumise ? Le vrai sujet pour la gauche dans ces élections municipales, ça va être LFI, plus que les verts en l'occurrence. Quelle va être la stratégie de LFI ?

Euh notamment dans les seconds tours. C'est ça le plus important. Euh les verts en effet ont aujourd'hui à essayer de défendre un bilan avec des sortants dans un certain nombre de grandes municipalités.

La question pour eux, c'est de savoir s'ils vont conserver ou pas ces municipalités. Ça semble plutôt mal parti à Lyon. C'est pas évident à Strasbourg.

Ça semble un peu plus évident. Encore, il faut être très prudent à ce stade du côté de Bordeaux. En plus, les maires verts n'ont pas tous su les mêmes stratégies.

Vous voyez bien que par exemple le maire de Bordeaux sur la question de sécurité a une stratégie très différente du maire de Grenoble. il a fait preuve, disons d'un pragmatisme que le maire de Grenob n'a manifestement pas exprimé dans sa politique en matière de de sécurité. Donc on verra mais bon, à Grenoble, c'est un peu différent.

À Grenoble, il y a une succession et on voit déjà que madame Ruffin essaie quand même si ce n'est de prendre ses distances mais de se différencier du surtant. Lou Frel nous a rejoint. Bonjour Lou.

Merci d'être là journaliste politique à Paris Match en charge du suivi des droites. On va parler avec vous de la déclaration de candidature de Bruno Rotaillot. C'était hier le patron DLR qui se lance donc dans la course à l'Élysée.

Les temps forts de cette déclaration avec Gérard Ravier. En retrait depuis sa sortie du gouvernement le cornu le patron des républicains Bruno Rotaillot sort de l'ombre et se lance sans surprise dans la course à l'élection présidentielle. À 14 mois de l'échéance.

Il est désormais officiellement candidat émis sur la sobriété. Je ne veux pas être président de la République par obsession du pouvoir mais par sens du devoir. Je ne chercherai pas à séduire à tout prix et encore moins et encore moins au prix de mes convictions.

Immigration, sécurité, justice et revalorisation du travail. Les thèmes portés sont ceux attendus. Mais c'est sur la méthode que Bruno Rotaillot promet d'agir différemment avec plusieurs référendums.

Aujourd'hui, malheureusement, ça n'est pas le peuple qui gouverne. Trop souvent, ce sont des juges qui nous imposent leurs décisions. Et moi, je pense que pour remettre de l'ordre dans le pays, il suffira pas de voter des lois.

Il faudra avant précisément changer la constitution pour dire au peuple français, c'est vous qui allez pouvoir vous prononcer sur la question d'immigration, sur la justice pour durcir les sanctions. Reste à savoir s'il sera le seul candidat de son camp alors que Xavier Bertrand, David Lissard, Laurent Voquier ou d'autres ont annoncé ou préparature. parti dirigé par Bruno Rota doit présenter son mode de désignation après les élections municipales de mars.

Lou Frel Bruno Rot qui a donc choisi de se lancer dans la course à la présidentielle. On est à un mois des municipales. Est-ce que ce calendrier est surprenant ?

Ce calendrier en tout cas a été étudié. Ça a été considéré comme la moins mauvaise des solutions. En tout cas, c'est comme ça que j'interprète parce que nous quand on parlait avec ces équipes en euh novembre décembre nous était dit que il devait encore réfléchir et surtout convaincre sa femme à Noël de voir s'il pouvait.

Bah oui, c'est quand même une question importante la famille sur ce genre de décision. Donc savoir si si euh si c'est il y avait un accord pour que il y a ensuite se déclarer en janvier qui semblait la fête de tir la plus appropriée pour éviter justement de percuter ce scrutin. Mais il y a eu un problème qui s'appelle les primaires parce que comme vous l'avez rappelé quand il s'agit de il y a aussi David Lissard ou Laurent Voquet qui se présente qui demande des primaires et pendant cette là post post c'était c'était l'actualité qui dominait et donc l'enjeu pour Bronoretillo c'était de s'extraire de cette actualité là sauf que du coup il lui restait seulement février mars.

Donc, est-ce que ça voulait dire reporter après scrutin et prendre le risque de subir l'embouteillage de candidature ? Vous l'avez bien rappelé dans votre reportage, on va s'en doute avoir aussi Gabriel Atal qui va se déclarer. On va en parler évidemment, on va en discuter.

Donc donc il a été considéré que c'était le meilleur moment. Les élus que j'ai pu avoir au téléphone étaient eux assez furieux. notamment euh moi j'ai eu une tête de liste qui m'a quand même dit que il voulait rendre sa carte après.

Ouais parce que il a il a l'impression que il quoi qu'il les soutiennent pas au municipal qu'il a joue perso. Il s'est senti il trouve que c'est déloyal. Oui, il en fait il faut bien avoir une chose en tête, c'est que ce scrutin qui est un scrutin très personnalisé implique aussi beaucoup de candidats qui se présentent sous l'étiquette d'hivers droite ou d'hivers gauche.

Donc justement un refus de l'étiquette et c'est pas il y a pas que avec LR mais c'est vrai que LR malgré ce regain qu'ils ont eu au gouvernement avec Bruno Rota au ministre de l'intérieur Michel Barnier premier ministre et bien il y a à nouveau l'idée que ce parti s'est démonétisé. C'est vrai que c'est pas une super période pour eux. en plus avec le budget qui leur est reproché aussi sur le terrain.

Donc c'est d'avoir le chef de son parti qui se présente à la présidentielle au moment où vous essayez de décoller votre étiquette et votre personne dans la tête des électeurs, c'est pas forcément très bien perçu. Ouais. sur sur le calendrier Arnaud et et surtout est-ce que ça veut dire qu'en cas d'échec des LR municipal de perte de ville euh ça va saboter la candidature de de Bruno Retaillot à la présidentielle ?

Seul le calendrier Lou a tout dit. C'est vrai que c'est un calendrier qui est un peu compliqué et qui percute l'élection municipale. Après, essayons de comprendre pourquoi, qu'est-ce qu'il essaie vraemment de faire ? d'imprimer sa marque en prenant de l'élan et en s'inscrivant dans la distance et dans la durée pour finalement réussir à imposer son offre politique dans un univers qui est à la fois très restreint quand même aux zones de chalandise électorale, celui de LR ou en tout cas de la droite dite de gouvernement mais où il y a manifestement une plétor c'est le moins qu'on puisse dire de candidat potentiel.

On a cité David Lissard, on a cité monsieur Bertrand, il y en aura peut-être d'autres sans compter que il y a les les les candidatures macroniste du blan du bloc central qui viennent aussi quelque part pour une partie euh disons concurrencer cette zone de chalandise. Donc tout ça est très est très très compliqué. Mais le fond du problème l c'est imaginé qu'ils avaient repris un peu de souffle après 2024 suite à la nomination d'un premier ministre issu de leur suite à l'entrée au gouvernement d'un certain nombre de personnalités politiques issus de leur don Bruno retaillé retaillotu pardon la vérité c'est qu'ils n'ont jamais résolu le problème qui est le leur depuis 2017 c'est-à-dire que ils sont pris en éto d'un côté un bloc macroniste qui a réussi à ramener d'ailleurs après l'élection présidentielle, bah d'abord une partie de leur cadre puis une partie de leur électorat, alors pas partout mais dans un certain nombre de territoires.

Je pense par exemple à l'Ouest parisien qui est quand même de ce point de vue-là assez intéressant. Et puis euh ils sont pris en étout côté par le Rassemblement national qui aujourd'hui occupe une grande partie de l'espace politique et de l'espace électoral qui était celui des LR quand même. Le Rassemblement national a certes pris en fonction des territoires d'ailleurs parfois récupérés mais il y a déjà plus longtemps une partie d'électorat qui pouvait voter communiste par exemple dans le dans le nord.

Mais ils ont surtout récupéré une grande partie de l'électorat de LR aujourd'hui qui vote pour eux. Donc comment on se positionne c'est extrêmement compliqué et surtout ensuite comment on incarne, quelle est l'incarnation ? Et finalement toutes les incarnations de LR depuis 2017 ont échoué les unes après les autres.

Qu' s'agisse de monsieur Vaquier quand il a pris la tête de LR, qui s'agisse de monsieur Bertrand, qui s'agisse de monsieur euh de madame PCR aux élection présidentielle qui quand même fait moins de 4 % ce qui est un score historiquement bas pourti d'une certaine façon de monsieur Sioti. Monsieur Chaoti a fait, je veux dire un un pas de côté si je puis dire qui est aujourd'hui l'oppositionne dans un autre monde ailleurs et et puis aujourd'hui monsieur Rotaillot qui quand même alors il faut le créditer d'une sincérité Bruno Rota d'ailleurs Bruno Rotaillot c'est très intéressant il fait partie des hommes politiques qui sont pas différents dans le public et dans le privé ce qui est pas toujours et làdus ça c'est vrai il a il a il a il a il a ce côté-là après bah vous savez la boîte de Pandor est ouverte un mot de loupe sur la forme qui dit aussi peut-être beaucoup Bruno Retaillot, il a fait sa déclaration de candidature seul à un pupitre sans personne autour de lui. Alors certes, la présidentielle c'est la rencontre d'un homme et d'un peuple, mais est-ce que il a le parti derrière lui ?

Est-ce qu'il a les ténors derrière lui ? Et est-ce qu'il les avait à minima prévenu après vos infos ? Alors déjà quand il est quand il s'est présenté, il était donc était seul face à la caméra mais il y avait du monde autour de lui hein.

Et euh oui effectivement il a quand même son clan. Il y a il a le numéro 3 du parti par exemple qui est Man Nasrou euh qui aujourd'hui gère ce parti euh des porte-paroles Agnè SVR par exemple. Euh donc il a quand il a François Xavier Bellami qui a tweeté dans la foulée, il a des gens aujourd'hui.

Le lui l'ennui c'est que à l'Assemblée nationale il a pas grand monde. Et à l'Assemblée nationale c'est le terrain de qui ? D'un certain Laurent Voquier.

Laurent Veoquier qui a quand même bien joué sur une chose quand il a perdu de façon écrasante au printemps dernier face à Bruno Rotaillot, il a euh demander une sorte de vote de confiance aux députés juste avant que Bruno Bretagot vienne leur parler à l'issue de sa victoire à main levée et à l'unanimité ou quasi unanimité, il a été reconduit et en fait il s'est recréé une légitimité de cette façonlà aussi à lire excellent papiers dans le point de Nathalie Chuc à ce sujet. sujet. Euh donc quoi qu'il en soit, non, il y a quand même des gens derrière, mais il y a là où je voulais rejoindre Arnaud, c'est sur la question aussi du défi de l'incarnation et de la suite.

Hier, j'ai été frappée par une chose que disait Bruno Rota dans son interview à Dario Strogb parce qu'il y a d'abord eu donc cette cette déclaration face caméra tout seul et cetera. Et puis il y a eu cette partie-là qui était très intéressante. Il se coupe vraiment du bloc central du RN.

Il met de côté toute alliance possible euh dans le futur. Il dit qu'il y aura une majorité absolue à l'Assemblée nationale s'il gagne. Euh il se place vraiment dans une logique très RPR en époque Jacques Chirac où on pensait que Édouard Baladur allait prendre le parti et en fait bah non le parti était derrière.

Jacques Chiragir a rinvesti. Jacques Chirag a a donné son assentiment à Jacques Chirag et donc c'est Jacques Chirag qui est allé. Le l'ennui, c'est qu'à l'époque le RPR c'était un énorme parti, un parti qui avait une légitimité, un poids et qui permettait de donner le là.

Aujourd'hui, quand vous regardez la multiplication des candidature, qu'est-ce qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que à part être une incarnation, le parti, il vous donne aucune légitimité. Donc en l'occurrence Burota Oillot, il peut avoir le parti derrière lui mais il y aura sans doute besoin d'une primaire quand même pas pour délégitimité pardon pour choisir la personne dans le parti pour représenter le parti pour représenter une sensibilité politique voire deux ou trois sensibilités politiques si vous allez largement sur le bloc central et justement on va voir ce que dit de cette multiplication des candidatures Brégeon la porte-parole du gouvernement membre de Renaissance ce matin sur TF1 au sein de cet arc qui unit la droite et le centre, nous devons toutes et tous travailler à l'unité et les échappés solitaires ne mèneront qu'à des échec collectif.

Et si on veut éviter un second tour entre Madame Le Pen ou monsieur Bardella et probablement monsieur Mélenchon, il va falloir que les candidat déclarés putatifs, ils sont nombreux, se mettent dans une même pièce, se parlent, discutent de leur programme et de comment est-ce qu'ensemble ils peuvent créer une dynamique, un collectif et de l'unité. Et d'ici là, il y a 14 mois. On ne peut pas se permettre de mettre la France en pause en attendant l'élection présidentielle.

Arnaud euh est-ce qu'il pourra aller jusqu'au bout Bruno Retaillot ou est-ce qu'à un moment il va devoir se mettre autour de la table avec Édouard Philippe Gabriel Atal peut-être Gérald Armanin ? Écoutez seul l'avenir le dira moi je ne lis pas dans les boules de cristal ce que Mais est-ce qu'il aura d'autres choix politiquement ? Est-ce que les LR aujourd'hui peuvent aller au bout et avoir un candidat inéressant dans ce que dit Lou, c'est en fait on voit bien quel est le référentiel de Bruno Rota.

C'est en effet le référentiel de Jacques Chirac en 1994 1995. Sauf que il n'a pas l'histoire de Jacques Chirac. Il n'a pas le parti qui était en effet le RPR de 1994 et 1995.

Quoi qu'il faut quand même se souvenir que Jacques Chirac était bien seul à un moment donné puisqu'il avait la majorité du groupe parlementaire quasiment RPR qui était passé chez Édouard Baladure, il faut s'en s'en souvenir mais sauf que c'est un autre contexte, c'est une autre histoire, ce sont d'autres personnalités, c'est d'autres trajectoires. Donc on peut pas véritablement si vous voulez coller 95 sur 2026 et 2027 ce que nous sommes en train de vivre. Euh, je voudrais revenir sur Vokier.

Moi, je pense que quand même la légitimité de Vokier vis-à-vis du groupe parlementaire, ça ne compte pas beaucoup parce que je pense que le groupe parlementaire LR est très abîmé après le vote du budget. C'est-à-dire que si vous voulez, le dernier élément qui permettait pour LR et là pour le coup Bruno Rotaillo n'en est pas responsable mais il en est une victime collatérale d'une certaine manière. Le dernier élément qui permettait pour LR de se différencier du rassemblement national c'était une forme de crédibilité. sur les questions budgétaires ou les questions économiques.

À partir du moment où le groupe LR n'a pas voulu à l'Assemblée nationale censurer un budget qui est quand même orthogonal de tout ce que pense en principe le référentiel LR, ben il crée là aussi, j'allais dire un un un effet d'éviction vers d'autres vers d'autres offres vers d'autres offres politiques. Alors Bruno Rota il est aussi, j'allais dire victime et otage de cette de cette situation. Il est si vous voulez un un un personnage en quête pas d'auteur mais en quête de crédibilité dans un univers politique où l'ensemble de toute façon le vrai problème j'aiécouté madame Brégon c'était très intéressant mais enfin regardons la réalité vous avez quand même un baromètre qui est sorti en début de semaine qui est le baromètre du CVPOF qui mesure la confiance des Français dans leur classe politique. 22 % des Français aujourd'hui ont confiance en leur classe politique.

Ce qui nous éloie mais ce qui nous met très loin derrière nos voisins allemands, italien ou britannique. C'est-à-dire que les offres de gouvernement, qu'elle s'appelle monsieur Atal, qu'elle s'appelle monsieur qu'elle s'appelle monsieur Philippe ou qu'elle s'appelle malheureusement peut-être pour lui monsieur Rotaillot sont particulièrement aujourd'hui abîmés. Et le risque en effet d'un second tour entre un candidat du Rassemblement national et un candidat de LFI, c'est une hypothèse qu'il ne faut pas tout à fait écarter aujourd'hui.

C'est là où jouer euh la stratégie de la sincérité est plutôt bien jouée parce que en l'occurrence c'est vrai que peu de gens euh dédaignent à Bruno Rotaillot une sincérité qu'il porte en qu'il porte en en étant d'art. En l'occurrence, c'est pour revenir sur votre question de savoir s'il va aller jusqu'au bout. En tout cas, hier tout en fermant la porte à la primaire et en expliquant en même temps que ce sont les les adhérents qui choisiront le mode de scrutin, une question leur sera posée à l'issue de la commission qui rendra ses travaux en mars.

Commission, vous avez monsieur Gérard Larcheter, président de cette belle institution, nous sommes aujourd'hui. En l'occurrence, une fois que cette que cette ces travaux seront rendus et que les électeurs se se prononceront, ils auront le choix entre deux choses. Est-ce que on choisit Bruno Rotaillot tout de suite en tant que candidat à la présidentielle ou est-ce qu'on considère qu'il n'a pas la légitimité, qu'il n'a pas réussi l'envergure et surtout qu'il n'a pas réussi à se convertir de ministre de l'intérieur parce que hier on a eu un un revival du ministre de l'intérieur finalement sur ce pipit.

Est-ce qu'on euh ne on ne on choisit Bruno Rotaillot ou est-ce qu'on choisit euh euh de euh départager les candidats entre plusieurs personnes qui se présentent ? Et dans ce cas, jusqu'à quel point aussi, est-ce qu'on va jusqu'au centre ? Est-ce qu'on va jusqu'à Sarah CNAFO ?

C'est quand même pas pareil hein. Et et en l'occurrence quand j'entends le discours de Bruno Rotaillot hier qui est un discours qu'il a toujours tenu sur l'immigration, sur le le référendum aussi sur l'immigration, article 11 et cetera, sur l'état de droit, mais il ferme quand même la porte au centre à ce moment-là. Il est très compliqué pour une bonne partie des centristes, même à Édouard Philippe honnêtement de se dire "Je peux je peux faire cause commune avec un Bruno Rotaillo".

Et en même temps, bon, on verra aussi au dernier moment. En fait, j'arrive pas à savoir si Édouard Philippe et Bruno Rota pourrait à un moment donné, comme ça existe dans l'air comme idée, faire un ticket. Euh ça paraît quand même un peu hypothétique et s'ils ont des rapports réellement même personnels pas énormément.

Et et de l'autre côté, bah vous avez quelqu'un qui toque à la porte, Sarah Knafo qui en plus à la porte ouverte par Laurent Voquet et David Lisnard. Il faut surtout pas en parler, c'est vraiment un danger. C'est considéré comme un danger.

Donc Bruno Rota bah à part fermer la porte à une primaire, il est un peu coincé. Et vous parliez de Bruno Rota ministre de l'intérieur. C'est aussi l'angle d'attaque choisi par le Rassemblement national pour critiquer sa candidature, son bilan au [rires] ministère de l'intérieur, son appartenance au gouvernement.

On va écouter le porte-parole du RN qui était sur notre plateau il y a quelques minutes. Laurent Jacobelli, il y a Bruno d'un côté, il y a Retaillot de l'autre. Moi je rappelle qu'en tant que ministre, c'était il y a pas si longtemps, il y a quelques semaines, il est le ministre de l'intérieur qui a laissé rentrer en France le plus de migrants légaux, le plus.

Il est le ministre de l'intérieur qui a raté sa négociation avec l'Algérie pour la reprise des OQTF français. Il est celui qui a vu les taux d'insécurité notamment de crimes augmentés voit exploser. Et alors évidemment une fois qu'il est plus ministre et il fait le beau et il parade, moi vous savez quand je vois un LR, j'écoute pas trop son discours.

Je regarde plutôt son bilan et en général vous êtes pas des Mais si vous c'est un atout ou c'est un boulet le les l'année passée au ministère de l'intérieur ? Le problème, c'est que si vous voulez toute l'argumentation de Bruno Rota c'était de rentrer au gouvernement pour être utile. C'est ce qu'il disait, pour pouvoir imprimer la marque justement des LR sur l'action euh publique, même s'il s'agissait de se différencier du président de la République et du macronisme.

Malheureusement, c'est qu'il a pas eu et c'était le sujet principal, c'est qu'il a vrais pas eu les moyens de sa politique. Et donc n'ayant pas les moyens de sa politique, ben son résultat, son bilan apparaîtra décevant pour ceux qui étaient en demande de fermeté et d'autorité. On l'a bien vu par exemple sur le dossier algérien.

Sur le dossier algérien, Bruno Rota a eu un discours en effet qui était un discours de très grande fermeté vis-à-vis du du pouvoir algérien, notamment quand Bolem Sansal était emprisonné, mais il n'a pas pu finalement prendre les mesures qui étaient les mesures que son discours incitait incitait à prendre. Donc en effet, il se retrouve avec un bilan qui est contrasté et bien sûr, vous voyez bien que le rassemblement national de ce point de vue-là appuie un peu là où ça fait. En l'occurrence pour moi quand même Bruno Retaillot en fait a fait une erreur c'est cette dernière année, c'est de se présenter à la tête de LR.

Les républicains, c'est pas un pardon, mais c'est c'est pas un parti qui a vraiment le vent en poue. C'est plutôt un fil à la pâte. pendant les européennes euh quand euh Bami qui est son décalque et qui un de ses amis d'ailleurs euh se promenait sur les marché euh faisait campagne, ce qu'on entendait c'était euh "On vous aime bien monsieur Bélami mais votre problème c'est votre parti ?" Bah Bruno Bretillot c'est pareil.

On lui dit son problème c'est son parti et en l'occurr et là il aurait pu se présenter à la présidentielle hors LR. Honnêtement, oui, parce que déjà, je pense que il n'aurait pas été à la tête de LR. Laurent Voquier qui est quand même un un très comment dire assez dur dans les négociations aurait peut-être permis à LR de rester au gouvernement au moment de le cornu 1.

Euh au moins Bruno Rotaillot ne se mettait pas à découvert. Pouvait peut-être garder son portefeuille, pouvait garder son portefeuille parce qu'il avait quand même une bonne une bonne code d'opinion. Euh et Laurent Voquier l'aurait laissé aller aller à la présidentielle si lui-même avait été président du bah c'est c'est comme aujourd'hui c'est-à-dire qu'aujourd'hui Bruno Rotaillot il essaie d'éviter la primaire mais à la fin ça peut faire comme honnêtement je pense que ça va faire comme du Bertrand 2021 il s'est présenté et 6 mois plus tard il a fallu qu'il se range à la primaire et ben le renvoquer ça aurait pu être totalement la même chose sachant qu'en plus il n'y aurait pas eu de véritable campagne interne pour la présidence du parti un parti qui est quand même assez moribon leur renvoqué aurait eu aussi le bilan de ce budget justement qui a été voté à l'Assemblée nationale LR a quand même accepté la suspension de la réforme des retraites.

C'est pas peu de choses. Donc en l'occurrence, je pense que au contraire, il avait de laisser la tambouille de parti à Laurent Voquier et d'éviter en plus de prendre des tirs de la part des cadres ou des élus locaux en pleine campagne municipale. Non, je pense qu'il se protégeaient plutôt et surtout il se laissait la possibilité d'avoir un vrai bilan à l'intérieur parce que que qu'il est fait ou non des choses, le problème c'est qu'il restait 12 mois. 12 mois, vous pouvez pas faire grand-chose.

La réalité est celle-ci aujourd'hui. Vous avez en plus une administration extrêmement lourde. Vous avez une instabilité poétique chronique.

C'est donc il aurait pu il aurait pu sincèrement en tirer plus de bénéfices qu'aujourd'hui. Merci à tous les deux. Merci Arnaud Benzetti, merci Lou Fritel d'avoir été avec nous, directeur de la nouvelle revue politique Arnaud et Lou Fritel de Paris Match.

On va terminer par l'histoire du jour. Est-ce que vous reconnaissez ce macaron rouge et bleu ? Je sais pas si si on va si on va le voir.

Il arrive. Voilà. Alors il est en un petit peu petit.

C'est celui des relais routiers 90 ans d'existence dans les années 60. La France ont compté 3500 dont une centaine sur la célèbre nationale 7. Aujourd'hui, il y en a plus que 300 fini les établissements qu'on trouvé tous les 10 ou 15 km et qui sont un lieu de convivialité pour les chauffeurs routiers.

Mais voilà, la crise du Covid et les difficultés du pouvoir d'achat sont passées par là. Ils ont pris l'habitude de la gamelle. Ils ont vu qu'on pouvait économiser sur ce que leur donne leur patron pour manger.

Ils ont du mal à revenir. C'est ce que confie la gérante [musique] d'un relais routier. Pourtant, les prix des menus n'excèdent pas 17,50 €.

Euh la marque cherche donc à se réinventer en misant sur la convivialité [musique] et la nostalgie de cette enseigne emblématique. Merci à tous les deux. Merci d'avoir été avec nous.

Merci à tous de nous avoir suivi. Je vous souhaite un très bon weekend. On se retrouve lundi. [musique]