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interviewLCP (sur YouTube)· 6 mai 2025 14 min

Léa Balage El Mariky : conférence de presse du groupe Écologiste et social à l'Assemblée - 6/05/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour. Euh bonjour à toutes et tous. Euh un petit point, je voulais vous partager les nombreux mails que nous recevons euh euh les députés euh depuis euh quelques semaines.

Je vous en lis un extrait très rapidement. Cette annonce m'inquiète beaucoup. Comment est-il possible d'envisager un tel retour en arrière alors que des milieux d'étude scientifiques documentent leur toxicité élevée pour les abeilles, les bourdons et autres pollinisateurs sauvages indispensables à notre agriculture ?

L'effondrement en cours des populations menace déjà notre sécurité alimentaire et doit impérativement être enrayé. Si nous voulons laisser à nos enfants et aux générations futures un monde viable où la beauté, la diversité inestimable de la biodiversité ne sera pas un lointain souvenir. Ce dont il s'agit, c'est le cri d'alerte par mail de d'habitantes et d'habitants dans nos circonscriptions qui nous interpellent parce que la loi du plomb est actuellement en débat à l'Assemblée nationale.

Donc on va passer du temps parlementaire pour détricoter ce qui a été savamment construit, une protection de notre santé. On va passer du temps parlementaire euh avec la volonté de la droite d'empoisonner euh en premier lieu la nature et les agriculteurs. Puisque nous le savons, la science nous le dit, les agriculteurs connaissent une plus grande exposition à des risques de cancer, notamment celui de la prostate en raison de l'utilisation de la manipulation de ces produits chimiques, les pesticides.

Et puis c'est un problème également de souveraineté alimentaire puisque nous sommes en train d'abîmer la capacité de notre agriculture à être diverse, à pouvoir résister à des chocs ceux du climat bien entendu. Et donc c'est la raison pour laquelle et bien les écologistes s'opposent et s'opposeront à cette proposition de loi du plomb qui est actuellement en discussion en commission et que nous et nous allons vous présenter également plus en détail avec conférence de presse de Delphine Bateau qui est notre chef de filément de fonds et de stratégie autour de cette loi. Moi ce que je voulais vous dire à travers cela en propos introductif, c'est queon voit bien que quand on tient hier un discours proscience en expliquant que les chercheurs qui sont actuellement menacés aux États-Unis parce que il parlent du climat, parce qu'il parlent du genre, parce qu'il parlent de la question de la santé environnementale sont les bienvenus en France. d'une autre main.

Dans le même temps, on est en train de faire une proposition de loi antiscience et on voit bien à quel point nous sommes pénétrer par des idéologies qui existent aux États-Unis qui viennent ici, c'est-à-dire s'attaquer à la science qui protège la santé, à la science qui protège les agriculteurs et et les agricultrices. Je vais pas être plus longue parce que et bien je crois que Benjamin va développer aussi la manière dont l'idéologie de Trump influence notre position sur la question de la science mais aussi sur la question de l'état de droit. Merci beaucoup. quelques mois avant pardon quelques mois avant de répondre à vos questions.

Tout d'abord, je voulais vous annoncer qu'avec le président Denis Masseglia, membre d'ensemble pour la République et les membres de la commission d'enquête sur les défaillances des pouvoirs publics face à la multiplication des plans de licenciement, nous allons auditionner euh Arcelor Mital, la direction d'Arcelor Mital, le président d'Arcelor Mital le 20 mai en matinée, ce qui sera l'occasion de demander des comptes à cette à ce groupe qui a accumulé des aides publiques. Vous savez qu'aujourd'hui les aides publiques aux entreprises sont le premier poste de dépense de la nation devant l'éducation, la santé et les armées cumulées. Et bien, nous allons pouvoir lui demander des comptes suite à des annonces brutales de suppression de postes massive sur plusieurs sites du nord et de l'est de la France.

Nous étions plusieurs membres de notre groupe et d'autres groupes. La présidente de la commission des affaires économiques Aurélie Trouvé mais aussi des collègues socialistes. Nous étions avec Marine Tondelier et François Ruffin à Dinquerc le 1er mai pour manifester au côté des salariés d'harceloral pour défendre notre industrie, pour défendre nos emplois et les territoires qui aujourd'hui sont menacés durement par cette décision qui n'a pas de sens économiquement et qui n'a pas de sens socialement.

Voilà. Donc cette commission d'enquête pourra auditionner. Je me réjouis que nous ayons réussi à organiser cette audition dans un délai bref parce qu'il y a aujourd'hui des élus locaux, des salariés, des familles et je crois tout un pays qui attend des réponses.

Nous avons besoin aujourd'hui de produire de l'acier en France. Nous avons besoin aujourd'hui d'une industrie sidérurgique capable de relever les grands défis de notre souveraineté. Et nous avons besoin aussi aujourd'hui de défendre ces salariés, leur savoir-faire qui sont durement attaqués.

Donc nous aurons cette audition le 20 mai puis nous recevrons dans les jours qui précéderont les organisations syndicales, les représentants des salariés d'Arceleur Mital là aussi pour entendre à la fois leurs interrogations mais aussi leur expertise parce que dans cette commission d'enquête bien souvent nous avons grâce aux salariés c'était le cas avec Arquema et et Vancorct il y a quelques jours, grâce au salariés nous avons des informations, nous avons des données, nous avons une expertise sur les secteurs concernés et sur les solutions. possible pour éviter ces plans de licenciement massif, pour éviter cette case de notre tissu industriel. Voilà, donc nous aurons cette audition évidemment vous fera parvenir rapidement les informations pratiques, la salle, l'horaire exact.

Il me semble que c'est en fin de matinée le 20 mai pour cette audition de la direction d'Arceller. Et évidemment, nous poserons aussi des questions dans le cadre de cette commission d'enquête au ministre Ferat sur l'ensemble des plans sociaux actuellement à l'œuvre sur ceux qui aussi ont eu lieu précédemment et puis sur ce qu'est ou pas l'action de l'État pour y faire face. Et nous avons à ce stade de nos travaux, en tout cas je parle en tant que rapporteur de cette commission d'enquête, le sentiment est plus que le sentiment des éléments tangibles, des éléments de preuve si je puis dire que la puissance publique, que l'État, que le gouvernement abandonne aujourd'hui notre industrie et les salariés menacés de licenciement massif. va répondre à vos questions.

Oui. Bonjour du de LCP. Quelle a été votre réaction à l'annonce de François Baurou dimanche de pouvoir faire un référendum sur le budget et qu'attendez-vous de la prise de parole de Macron du 13 mai ?

Je commence. Vas-y. Euh alors notre réaction c'est intéressant.

Euh ils ont tellement oublié que l'Assemblée nationale devait débattre et voter des budgets euh que ils annoncent enfin que le Premier ministre annonce désormais que euh on pourrait adopter un budget par référendum. Euh donc c'est euh une très mauvaise lecture de la Constitution, c'est une très mauvaise idée. Euh et par ailleurs, il y a eu des propositions sur la table pour aller chercher de nouvelles ressources puisque c'est l'enjeu euh d'aller chercher euh de nouvelles ressources pour euh éviter que le déficit augmente et permettre de sécuriser des services publics.

Euh ces propositions, elles sont sur la table, elles ont même été adoptées par l'Assemblée nationale avec la la taxe Zucman lors de notre niche écolo. Elle va être débattue également le 12 juin euh au Sénat dans la niche du groupe écologiste au Sénat également. Et donc, on a plutôt euh euh l'intention d'interpeller le gouvernement sur leur possibilité de soutien euh à cette proposition euh d'impôts planché.

Sur la question du 13 et Emmanuel Macron qui alors balit complètement la proposition de son premier ministre. Euh et euh et là, on assiste à un concours l'épine des idées de référendum. Mais en pleine foire de Paris, peut-être que c'est d'actualité.

Euh mais véritablement, même nous on attend rien. Euh il y a des questions qui ont été tranchées dans le pays. Euh la l'extrême droite ne doit plus avoir d'incidence sur la conduite du pays.

Il n'a pas respecté ce choix. Est-ce qu'il il nous parle des temps de l'enfant ou bien de la question de l'organisation territoriale ? C'est encore extrêmement flou.

Et vous voyez, hier, j'étais euh en présence du président de la République euh à la Grande Loge de France puisque il y avait un discours euh sur la laïcité. Son discours était plutôt euh intéressant. D'ailleurs, il s'agirait peut-être d'avoir des paroles de ce type plutôt que d'aller euh s'interroger euh sur des questions de réforme territoriale qui prennent du temps plutôt que de le faire à travers un référendum.

Bonjour Charlotte Tomaka. Pour RFI, j'ai deux questions. La première, c'est Julien Baillou, ancien député de votre camp a déposé un recours en tant qu'avocat de parents de décoré qui conteste le fait qu'on retire qu'on ne retire pas la décoration, la légion d'honneur à Nicolas SarkoZi.

Est-ce que vous êtes pour ou contre le fait de lui retirer sa légion d'honneur ? Ben écoutez, vous êtes bien tombé puisque le jour même de la condamnation de Nicolas SarkoZi pour corruption, je rappelle quand même qu'on a un ancien président de la République condamné pour corruption. Euh je pense qu'il faudrait pas s'y habituer, en tout cas, faudrait pas banaliser cette information.

Euh j'avais pour ma part euh écrit au président de la République Emmanuel Macron pour demander le retrait euh de des différentes décorations, distinction dont bénéficie Nicolas Sarkozy et le retrait des moyens que la République lui alou pour exercer son influence. Monsieur Sarkozi a représenté la France dans un certain nombre de de manifestations internationales. Monsieur Sarkozy dispose de bureaux payés par la République française dans lesquels il peut recevoir, dans lesquels il peut prodiguer une forme d'influence sur la vie politique de de notre pays.

Il m'a que les Françaises et les Français n'ont pas à payer pour que quelqu'un qui a trahi leur confiance, qui a trahi le serment solennel qu'on passe quand on est élu du peuple avec la nation d'exercer honnêtement ses fonctions, que quelqu'un qui a été reconnu coupable de corruption puisse se bénéficier des largesses et des avantages matériels de la République. Évidemment, excluant de cela les mesures de de sécurité. Il s'agit pas de mettre en danger l'intégrité physique de l'ancien président de la République, mais il doit être mis au banc euh de la vie démocratique et républicaine de notre pays.

C'est ainsi que on doit sanctionner celles et ceux qui ont affaibli la confiance de nos concitoyens envers les institutions et envers leurs dirigeants et et qui ont trahi les valeurs les plus fondamentales de notre République et de notre démocratie. Merci. Deuxème question.

Euh Emmanuel Macron recevra demain le président syrien qui entame une visite en Europe euh alors même que des minorités à laé de Russes sont massacrés en Syrie. Est-ce que vous pensez que c'est le moment opportun pour le recevoir ? Je Mais tout dépendra de ce que le président de la République dira avec Emmanuel Macron.

Vous savez, on attend de voir pour juger parce que on a vu par exemple dans sa relation avec monsieur Trump et je pourrais citer plein d'autres exemples. Le président de la République a, on l'a vu par exemple sur la la question palestinienne, euh le président de la République, il a euh des comment dire des positions en matière géopolitique qui fluctuent en fonction parfois de l'heure de la journée et qui sont contredites parfois y compris par ses propres services dans la foulée. Donc nous attendrons de voir ce que le président de la République va dire. moi que euh il y a pas eu de de discussion en réunion de groupe sur ce sujet, donc je n'engage que ma propre parole.

Moi si vous me demandez mon sentiment, je pense qu'il est logique et légitime que l'on discute avec tout le monde et que la force de la diplomatie, c'est de discuter avec tous. La question c'est pas faut-il discuter ou pas ? La question c'est qu'est-ce qu'on dit dans cette discussion ?

La question c'est est-ce que le président de la République tiendra un discours aussi de fermeté et de un discours conforme aux valeurs que la République française veut défendre à travers le monde. C'est ça le sujet. Et donc euh nous aurons un commentaire à faire sur cet échange quand il aura eu lieu et quand on saura peut-être euh ce qui s sera dit. [Musique] Serge Faubert Pure Politique.

Euh votre mouvement participe ce soir à un meeting contre la dissolution de la jeune garde et Urgence Palestine. Urgence Palestine, le mot d'ordre c'est Palestine de la rivière à la mer. et je voulais savoir si vous partagiez ce mot d'ordre ou quelle était votre position par rapport à ce mouvement.

Nous, notre mot d'ordre, il a toujours été le même et j'allais dire il était le mot d'ordre de la France jusqu'à il y a pas très longtemps et je pense qu'il l' encore, du moins je l'espère. Deux États, l'État palestinien qu'il faut reconnaître, c'est urgent. L'Assemblée nationale a voté en 2014, ça fait 11 ans que nous avons voté la reconnaissance de l'État palestinien et la France ne n'a pas encore acté cette reconnaissance.

Il est temps et l'État israélien vivant en sécurité. Euh la paix doit procéder de la justice. La paix doit procéder du respect du droit international qui est aujourd'hui bafoué par monsieur Netaniaahou, bafoué par le gouvernement euh israélien.

Et nous considérons qu'il faut euh accompagner des mouvements euh citoyens au-delà des organisations. des mouvements citoyens qui partout à travers le monde s'indignent légitimement des massacres de civils palestiniens et qui réclame l'application du droit qui réclame par exemple tout simplement qu'on puisse acheminer les convois humanitaires qui sont aujourd'hui bloqués par l'État israélien. Ce qui est scandaleux qui qui revient à condamner à mort des populations civiles ce qui est inacceptable.

Voilà quel est notre mot d'ordre à nous. Si vous m'interrogez sur la dissolution proposée par Bruno Rotaillot, il suffit pas d'être en désaccord avec un slogan pour dissoudre une organisation. Bah sinon on n plus dans un état de droit.

Je rappelle que la dissolution d'association, c'est normalement une mesure d'exception. Or là, on voit bien qu'il y a à travers cette annonce de Bruno Retaillot une forme de surencher dans le cadre de sa campagne interne à LR où pour quelques applaudissements de fanatiques proches de d'Éric Zemour ou de Marine Le Pen, monsieur Retaillot est prêt à bazarder tout notre héritage républicain, tout notre état de droit. Moi je demande pas à monsieur Retaillot d'être d'accord avec avec telle ou telle association.

Je lui demanderai par contre d'être conforme à ce qu'a été la position de la France, celle de Jacques Chirac, celle de Dominique de Villepin. Conforme au respect du droit international. Bon mais à la rigueur même ça, il a le droit de penser le contraire.

Par contre monsieur Retaillot et le ministre de l'intérieur, il doit garantir le bon exercice de l'état de droit. Et donc nous nous sommes opposés à cette du solution, à celle de la jeune garde parce qu'elles elles contreviennent tout simplement au principes qui régissent notre état de droit et sans état de droit, il y a pas de démocratie possible. et on a fini.

Mais dites-le