Nicolas Dupont-Aignan invité sur CNews (18 décembre 2020)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:21OuverteRéponse partielle
Est-ce que les 10 personnes qui ont dîné autour de lui avant-hier notent une certaine imprudence ou pas ?
- 0:57OuverteRéponse directe
il faut avoir des masques en permanence ?
- 1:49OuverteRéponse directe
Sur les masques, encore une fois, vous regrettez qu'il n'y ait pas eu de distribution de masques à la population ?
- 3:18RelanceRéponse partielle
Ça se fait, il y a des villes où on teste les morts ?
- 4:11OuverteRéponse directe
ça fait des mois qu'on attend les lieux de contamination, de savoir où on se contamine.
- 6:11OuverteRéponse directe
Pour les restaurateurs, pour les salles de spectacle...
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:08Invité politiqueFait
« Il est à l'isolement pendant 7 jours. »
- 0:21Invité politiqueFait
« les 10 personnes qui ont dîné autour de lui avant-hier alors que les recommandations du gouvernement sont de 6 adultes autour de la table »
- 2:33PrésentateurChiffre
« Mme Merkel, en Allemagne, a envoyé à 27 millions d'Allemands âgés et fragiles un lot de 15 masques FFP2 »
- 3:30PrésentateurChiffre
« À Liverpool, il y a eu une expérience. 300 000 personnes testées. Les contaminations ont été divisées par 4 en 2 mois. »
- 3:41PrésentateurChiffre
« Il y a 26% des Français qui, avant les fêtes, voudraient se faire tester »
- 5:50PrésentateurChiffre
« en réanimation, 80 % des malades ont un facteur de comorbidité, diabète, maladie respiratoire. »
- 6:58Invité politiqueFait
« Première dès fin décembre pour les résidents d'EHPAD. Deuxième fin janvier pour les personnes à risque, les personnels soignants. Troisième, population générale d'ici le mois du juin. »
- 7:14Invité politiqueFait
« Le professeur Défraissy nous a prévenu. On en a pour jusqu'à l'automne 2021. »
- 8:46Invité politiqueChiffre
« 95 % de taux d'efficacité pour les vaccins présents. »
- 8:58PrésentateurChiffre
« 20 000. »
- 10:58PrésentateurChiffre
« une vingtaine de blessés graves par jour. »
- 11:03PrésentateurFait
« J'ai eu un policier municipal qui a failli être tué six mois avec sursis pour l'auteur, six mois avec sursis. »
- 12:32PrésentateurChiffre
« Entre 5 et 8% des Français disent vouloir voter pour moi. »
- 12:49PrésentateurFait
« je suis le seul qui l'a soutenu en 2017, contre Macron. »
Temps de parole
- Présentateur75 %
- Nicolas Dupont-Aignan18 %
- ?7 %
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Bonjour
Nicolas Dupont-Aignan.
Bonjour Laurence Ferrari.
Bonjour dans
la matinale de CNews. Est-ce que vous êtes inquiète de l'état de santé d'Emmanuel Macron qui a été testé positif au Covid-19 ? Il est à l'isolement pendant 7 jours. On l'a vu hier lors d'une visioconférence pour montrer qu'il était au travail.
Je lui souhaite bon rétablissement.
Pas
de polémique évidemment.
Comme à tous les Français qui ont le Covid. Bon rétablissement.
Est-ce que les 10 personnes qui ont dîné autour de lui avant-hier alors que les recommandations du gouvernement sont de 6 adultes autour de la table notent une certaine imprudence ou pas ? Ou pas de polémique ?
Je n'ai pas envie de polémiquer parce que je vais vous dire. Je suis convaincu que toutes ces règles bureaucratiques sont stupides. Est-ce qu'à 6, il faut s'arrêter à 6, c'est débile pardonnez-moi. La question ce n
'est
pas d'être 6, 10, 8. C'est d'être prudent. C'est de se laver les mains.
C
'est d'aérer la pièce. C'est de faire attention. Et puis on peut l'avoir en ayant fait ascension. Pourquoi polémiquer là-dessus ?
Donc
il faut avoir des masques en permanence ?
C
'est ce que vous nous dites ? Pas
toujours.
Même dans
le cercle familial
?
Non, mais je pense qu'il faut un minimum de bon sens. Je vais vous donner un exemple. Il y a des pays qui ont beaucoup moins de morts par habitant. Je pense notamment à l'Allemagne. Et
j
'ai regardé ce qui se passe en Allemagne. Ce n
'est pas beaucoup
mieux aujourd'hui. Ils sont à plus de 30 000 contaminations par jour.
Parlons des décès
et
pas des contaminations.
La réalité aujourd'hui, c'est ça.
Non, attention. On mélange contamination et décès. Vous avez des pays qui ont beaucoup de contaminations. Je n
'ai
pas dit que vous le faisiez. Il y
a
des pays qui ont beaucoup de contaminations, mais qui ont un système hospitalier, qui soignent, qui organisent pour éviter que ces contaminations aboutissent à des décès tragiques. Donc, par exemple, aérer les pièces, c'est quelque chose qui est demandé en Allemagne, dans tous les établissements scolaires, qui est bien organisé et qui n
'est
pas du tout dit en France. Voilà. Un truc tout simple.
Sur les masques, encore une fois, vous regrettez qu'il n
'y
ait pas eu de distribution de masques à la population, notamment à la population la plus vulnérable ?
Vous savez, j'ai été moqué au début de la crise, parce que j'avais mis un masque, j'avais mis un peu à l'envers, il faut être honnête. Mais, à l'Assemblée nationale, j'étais le seul à en porter un dans l'hémicycle. Et vraiment,
on
se fichait de moi. Ce que j'ai dit, c'est que dans les lieux fermés, si chacun porte un masque, on réduit considérablement les risques. Dans un lieu fermé, quand je vois des gens en forêt se promener avec un masque, je me dis que
c
'est absurde. Voilà. Du bon sens. Ce que j'ai demandé depuis des mois,
c
'est que l'État envoie des lots de masques FFP2, beaucoup plus protecteurs que le masque chirurgical, à toutes nos personnes âgées dans les EHPAD, aux personnes fragiles, et on me dit que
ce
n
'est
pas possible. Je remarque que Mme Merkel, en Allemagne, a envoyé à 27 millions d'Allemands âgés et fragiles
un
lot de 15 masques FFP2 pour leur permettre de recevoir leurs petits-enfants, d'être bien protégés. Donc, encore une fois, j'ai le sentiment
que
des mesures qui existent ailleurs, dans les pays où il
y
a de bien meilleurs résultats, c'est-à-dire beaucoup moins de morts par habitant, ces mesures ne sont pas prises dans notre pays. Je pense, très simple,
test
négatif à l'entrée aux frontières. Ce n
'est
toujours pas exigé pour tous les pays, tous les citoyens des pays qui arrivent en France.
C'est pour
certains pays, effectivement. Que pour certains, mais pourquoi pas pour tous ? C'est absurde. Deuxième point, distribution de masques FFP2 aux personnes fragiles. Troisième point, test massif. Test massif. C'est ce qui se fait en Asie.
Ça
se fait, il y a des
villes où on teste les morts. Des
régions ? Non,
non, non,
soyons précis. Le Havre, oui, très bien. À Liverpool, il y a eu une expérience. 300 000 personnes testées. Les contaminations ont été divisées par 4 en 2 mois. Une grande épidémiologiste, Madame Hill, demande des tests massifs dans notre pays. Et on attend toujours. Il y a 26% des Français qui, avant les fêtes, voudraient se faire tester, vont voir leur grand-mère, ils veulent passer un bon dîner. Eh bien, ils ne peuvent pas.
C
'est quand même incroyable, ce manque d'anticipation. Donc, moi, ce que je demande,
c
'est qu
'on
arrête de croire qu'il
y a
une solution miracle. C'est qu'on ait toute la palette de bonnes mesures qui ont permis, dans des pays, je vous le dis, d'avoir 10 fois moins de morts par habitant. Or, qu
'est
-ce qu'ils ont de différent avec nous ?
Si
ce n'est qu'ils ont pris des mesures intelligentes.
Alors, ça fait des mois qu'on attend les lieux de contamination, de savoir où on se contamine. L'étude du professeur Fontanet de Pasteur vient de sortir, qui dit qu'on se contamine en majeure partie au domicile, évidemment.
C'est pour ça que le
confinement n'était pas si...
Et aussi en pointant du doigt les cafés et les restaurants. Le problème,
c
'est que cette étude a été réalisée en partie pendant le couvre-feu et pendant le confinement. Évidemment, période pendant lesquelles les restaurants et les cafés étaient fermés. Est-ce qu'elle est biaisée ? Est-ce qu'elle n'a pas de valeur, du coup ?
Écoutez, elle n'est pas très sérieuse. D'abord, on apprend quand même quelque chose d'extraordinaire.
C
'est que dans les commerces, il
n
'y
a
aucun risque.
Et
vous vous souvenez de la polémique, j'avais demandé la réouverture des commerces. Aucun sens, on entassait les gens dans les grandes surfaces, on interdisait les petits commerces. Donc on s'aperçoit que ce qu'on disait était juste. D'une manière générale, on s'aperçoit aussi
que
ce n
'est
pas une question de lieu obligatoirement,
c
'est une question de comportement et de prudence.
Ce
qui veut dire quoi ? Ce qui veut dire qu'on est dans un peu la sorcellerie gouvernementale. C'est-à-dire qu'on nous livre des interdictions qui, en fait, n
'ont
pas beaucoup de sens. Et ce qu'il faudrait plutôt faire, je crois, c'est d'agir sur la responsabilité individuelle. D'apprendre à nos concitoyens de leur dire la vérité. Parce que c'est par la vérité, la responsabilité individuelle, qu'on permettra d'éradiquer cette épidémie ou de moins de la limiter.
Et
c'est le sens des mesures que je propose. Les tests massifs, les masques FFP2, les personnes vulnérables. Personne n'en parle. Il y
a
eu un très bon article dans un journal du soir. Vous savez qu'il
y a
à peu près une dizaine de millions de Français qui ont des maladies graves. Ceux-là ne sont pas assez protégés. Parce que le gouvernement a supprimé les arrêts de travail pour les conjoints
de
ces personnes. Donc on les envoie dans le métro, ils rentrent chez eux. Et on s'aperçoit qu'en réanimation,
80
% des malades ont un facteur de comorbidité, diabète, maladie respiratoire. Donc en fait,
on
punit toute la population
alors
qu'on ne cible pas assez les mesures sur les personnes qui doivent être protégées. Et c'est ce que je demande. Mais depuis des
mois... Pour les
restaurateurs, pour les salles de spectacle...
Mais on
pourrait ouvrir tout cela. Alors que
l'épidémie
repart.
Mais ça dépend dans quelles conditions. Est-ce qu'on peut dans ce dossier sortir du manichéisme
? Un
restaurateur qui
est
un restaurant suffisamment grand, qui fait des efforts,
peut
ouvrir en limitant le nombre de personnes par table. C'est ce qui se fait à Hong Kong, 4 personnes par table. Et les restaurants n'ont quasiment jamais fermé. Donc c'est une question de bon sens. Et moi j'en ai assez d'avoir une gestion bureaucratique primitive. C'est-à-dire qu'on a l'impression que ceux qui nous gouvernent n'ont rien appris de l'expérience. Je regarde et je pense qu'on pourrait avoir de meilleurs résultats pour protéger nos concitoyens.
C'est tout. La vaccination. Le plan a été proposé, expliqué. Trois phases. Première dès fin décembre pour les résidents d'EHPAD. Deuxième fin janvier pour les personnes à risque, les personnels soignants. Troisième, population générale d'ici le mois du juin. C'est important que les Français se fassent vacciner. Parce que sinon on part pour des mois et des mois de stop and go. Le professeur Défraissy nous a prévenu. On en a pour jusqu'à l'automne 2021.
Alors d'abord deux
choses.
Moi je rêve qu'il y
ait
un vaccin.
Il y en a plein.
Attendons. Je rêve. Moi je rêve d'une solution miracle qui nous tourne dessus. On se vaccine, tout va bien. Ça serait formidable. Mais je regarde et je lis.
Et
je regarde quoi ? L'Institut Pasteur, le vaccin je dirais de mode classique, ne sera pas prêt avant 6 mois. Pourquoi ? Oui, minimum. Minimum. Bon. Et les nouveaux vaccins
qu'on
nous propose, ARN, n'ont jamais été testés à grande échelle sur la population. Et certains scientifiques, pas tous, il
y
a des débats, nous disent il faut un peu de recul.
Et
même pire...
La technologie ARN est étudiée depuis 20
ans. Est étudiée,
mais
appliquée de
manière
générale à l'homme. Nous n'avons aucun recul. Sur les vaccins. Aucun, aucun. Bah oui, mais c'est quand même important. Et je dis moi en tant que responsable politique, j'écoute un peu de temps,
un
peu de recul. Et je vais vous dire pourquoi aussi. Monsieur Fischer, le responsable, monsieur vaccin du gouvernement, donc il n
'est
pas susceptible de... A dit une chose très importante. Il a dit on ne sait pas
si
ça empêche d'être porteur. Et on ne sait pas
si
ça empêche de transmettre. Alors, si ça ne permet pas d'empêcher de transmettre,
ça
sera une fausse protection. Et je crois
qu'on doit...
Ce
sera une
protection individuelle. Ça
permettrait, ça
permettrait, je parle au conditionnel, au conditionnel, ça
permettrait peut-être de limiter la maladie, mais on ne sait pas encore sur une grande échelle. Donc je
demande... 95
% de taux d'efficacité pour les vaccins présents. Ce
qu'on vous dit dans
un communiqué de presse,
et sur une étude... Non, non, l'agence américaine du médicament,
britannique, canadienne et allemande.
Sur
une étude de cas réduit, je demande... Et milliers de cas. Quelques milliers, 20 000.
Dizaines de milliers de cas.
20 000. Je demande un peu de recul, et je pense que c'est important si on veut restaurer la confiance dans les vaccins. J'ajoute enfin,
qu
'il
serait
peut-être bien de soigner. Non, mais parce que nous sommes le seul
pays... Non, mais vous êtes anti-vaccin ou pas ? Non,
pas du tout. Je pense que le vaccin a été une délivrance pour l'humanité.
Mais
je pense que le vaccin doit être testé avant d'être appliqué à des millions de Français. Et quand j'étais au débat de l'Assemblée nationale avant-hier, et que j'entends le ministre de la Santé nous dire
« On
ne connaît pas encore les effets secondaires, mais on va vacciner 14 millions de Français », je dis « danger ». Dernier point.
Il
serait peut-être bien de soigner en France.
Car
il y
a
un article que j'ai retrouvé de Der Spiegel. Der Spiegel, c
'est
un grand journal allemand, on ne
peut
pas dire que c'est moi. qui dit que l'hydroxychloroquine et le traitement du professeur Raoult a été administré très largement en Allemagne
et
qu'a permis d'avoir des résultats meilleurs.
Et qu'en
France... Et ce n'est
pas forcément
dans les cas
de Covid,
c'est dans les cas d'infections diverses bactériennes. Dans
les... Augmentation considérable de traitement à l'hydroxychloroquine en Allemagne avec de bons résultats au Maroc, dans quantité de pays. Et en France, on n
'a
pas le droit, c'est un sujet tabou. Donc moi j'aimerais aussi qu'on soigne les patients qui sont atteints de Covid parce qu'on doit tout essayer pour éviter que quand on est positif, il
y ait
des complications respiratoires. Et j'en ai assez de cette omerta,
de
cette espèce d'acharnement sur le professeur Raoult.
Un mot des policiers qui ont continué à manifester leur colère hier encore à Tours, à Bordeaux, à la fois contre ce qu'ils vivent tous les jours sur le terrain, il y
a
encore de nouvelles manifestations prévues samedi, et aussi après les propos du président de la République sur les violences policières, propos qu'il a concédés une fois dans une interview. Vous comprenez les revendications de ces policiers et qu'ils boycottent aussi le Beauvau de la sécurité qui serait le moment où ils pourraient tout mettre à place justement.
Mais parce que trop c'est trop, si vous voulez. Ça fait des années là aussi que je le dis, nos policiers sont agressés, violentés, une vingtaine de blessés graves par jour.
Et
les décisions de justice
sont
lamentables de laxisme. J'ai eu un policier municipal qui a failli être tué six mois avec sursis pour l'auteur, six mois avec sursis. Alors, nous sommes peut-être l'un des seuls pays au monde où les policiers agressés,
pas
gravement, les auteurs ne sont pas punis gravement. Aux Etats-Unis, en Angleterre, un policier peut être seul dans sa voiture, vous savez, il ne sera jamais attaqué. En France, plus rien n'est respecté. Donc il faut comprendre les policiers qui vivent un enfer et qui ne se sentent pas soutenus. Et de plus, le président de la République leur a dit
qu
'ils étaient racistes. Parce qu'il l'a dit.
Il
ne
l
'a pas dit comme ça.
Il a dit, les policiers, quand on n
'est
pas blanc, on est victime de policiers, en gros. Ça voulait
dire ça. On est
victime de contrôle.
Mais c'est indigne. C'est indigne d'un président de la République. Voilà. Et donc les policiers n'en peuvent plus. Ça ne
veut
pas dire qu'il faut faire n'importe quoi. J'ai demandé,
moi,
j'ai déposé même des propositions de loi, pour que quand on agresse un policier,
gravement,
il y ait immédiatement une peine d'emprisonnement
d
'une longue durée. Ça, c'est la base.
Et
après, il faut reprendre toute l'organisation de la police française, considérer nos policiers, contrôler leur action, avoir un vrai dialogue avec la population. C'est un grave sujet qui est sur la table.
Un mot de debout la France. Un certain nombre de cadres de votre parti ont quitté votre parti, justement, pour rejoindre Marine Le Pen, afin de créer un pôle gaulliste souverainiste. Vous les comprenez ? Ils dénoncent une stratégie personnelle, de l'isolement qui conduit dans une impasse. Je vais vous dire.
Jamais les
sondages,
pour
moi, n'ont été aussi bons. Entre 5 et 8% des Français disent vouloir voter pour moi.
C
'est entre 2 et 3 millions de Français déjà.
Un
an et demi avant la présidentielle. Pourquoi
? Parce
que je combats le duel Macron-Le Pen, qui fera réélire Macron. Et je peux le faire, pourquoi
? Parce
que je suis le seul qui l'a soutenu en 2017, contre Macron.
Et
je sais
ce
qui s'est passé. Le débat du second tour. Et l'incapacité à gagner. Et je dis...
Pourquoi elle est incapable de
gagner
Marine Le Pen
? Tous les Français l'ont vue.
Non, mais dites-moi pourquoi.
Parce que je pense qu'elle n'a pas la capacité de gagner face à Macron. Et je dis...
La
capacité quoi ? La capacité, on l'a vue, je ne
vais
pas polémiquer. Tout le monde le sait.
Vous l'avez mis en cause. Et j'en
ai assez de ce duel qui étouffe la vie politique française. Alors évidemment, ça gêne. Alors, il y
a
les petites soupes sur les petits feux, comme disait le général de Gaulle.
C
'est-à-dire que des petits débauchages individuels, une vingtaine de personnes qui vont chez Marine Le Pen, il y en a qui sont parties de chez elle. Je n'en ai rien à faire. Je suis là pour présenter un projet aux Français, avec des solutions sur la crise sanitaire, sur la crise économique, sur la crise sociale. Et je veux que les Français aient le choix. Et ce n
'est
pas le départ de quelques personnes qui vont à la gamelle qui vont me faire changer d'avis.
Vous êtes heureux qu'Emmanuel Macron se représentera
?
Vous le dites au fond de ma pensée.
Ce
que j'ai dit d'ailleurs aux quelques personnes là. Je leur ai dit, je pense que les Français ne mettront au second tour ni Marine Le Pen, ni Emmanuel Macron. Et je pense que l'enjeu du pays,
la
situation est tellement grave,
qu
'il faut absolument qu'on ait un vrai débat entre les candidats et les Français, sur de vraies solutions, et qu'après les Français tranchent. Mais qu'on arrête cette espèce de jeu malsain entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen, qui est en train de dégoûter les Français de la politique.
Qui voyez-vous au second tour alors
?
Eh bien, j'espère pouvoir l'être. Oui, bien sûr. Mais qui d'autre
?
Eh bien, là
on verra. Il faut deux personnes. Mais à gauche, il y a
beaucoup de gens. Il y a une ébullition démocratique. Anne Hidalgo ? Mais il peut se passer plein de choses.
Il
y a Arnaud Montebourg, Anne Hidalgo. Vous savez, pourquoi la vie politique serait-elle prisonnière
d
'un mauvais président de la République
et
d'une mauvaise opposante ? C'est quand même surréaliste ce qui se passe dans notre pays. Est-ce qu'on
ne
peut pas revivifier la démocratie
? Voilà,
c'est ce que j'ai envie de faire.
Merci beaucoup d'être venu en tout cas défendre vos convictions ce
matin.
Non,
dans
la matinale de CNews. Merci beaucoup à vous, à vous Romain Desarbes, pour la suite de la matinale. Merci
beaucoup.
Nicolas Dupont-Aignan