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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 29 octobre 2026 14 minComplaisantActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesSolidarités & familleInstitutions & élections

"Les taxes sur l’essence ne m’empêchent pas de dormir" : La sortie polémique de Roland Lescure

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Chapitres

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Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Invité politiqueFait
    « Moi, c'est pas une taxe qui m'empêche de dormir. Je sais que ça n'empêche d'endormir d'autres, mais moi, ça ne m'empêche pas de dormir. »
  • 0:38Invité politiqueChiffre
    « On parle de 12 à 18 centimes. Donc on verra dans ces cas-là faut être un peu symptomat. »
  • 1:13Invité politiqueFait
    « le président de la République a très vite dit faut rien nous reprocher, il y a la crise internationale, ce qui est une réalité, ce qui est une vérité. »
  • 2:21Invité politiqueChiffre
    « vous avez plus de 900 français sur 10, 90 % des Français qui sont préoccupés par les euh par le prix de l'énergie »
  • 2:59Invité politiqueFait
    « il avait des solutions qu'il n'a pas choisi. C'est tout à fait son droit, mais il n'a pas fait baisser le prix du carburant. »
  • 3:35Invité politiqueFait
    « On nous parle d'avancer d'un mois une augmentation qui aura de toute façon lieu au 1er janvier. Alors que c'est pas tranché en plus c'est pas tranché parce que Manuel Macron a éludé la question hier soir face au travers tout fait. »
  • 7:40Invité politiqueChiffre
    « 74 % donc d'adhésion pour Marine Le Pen, 32 % d'adhésion pour Jean-Luc Mélenchon. »
  • 9:35Invité politiqueChiffre
    « 38 % d'adhésion pour Marine Le Pen, plus 3 points depuis septembre, plus 2 points pour Jordan Bardella à 37 %, 32 % donc pour Jean-Luc Mélenchon qui gagne aussi de points. »

Temps de parole

  • Roland Lescure100 %

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Roland Lescure

Donc il y a certains qui veulent baisser les taxes évidemment depuis plusieurs mois maintenant et puis pour d'autres la question ne se pose même pas et ça semble être le cas de Roland l'escure. Écoutez qui a été interrogé à ce propos hier en direct de l'Assemblée nationale. Pétrole sont trop trop élevés en France. La raison essentielle pour laquelle les prix du pétrole en France sont plus élevés qu'ailleurs, c'est qu'on taxe plus qu'ailleurs. Moi, c'est pas une taxe qui m'empêche de dormir. Je sais que ça n'empêche d'endormir d'autres, mais moi, ça ne m'empêche pas de dormir. Ça permet de financer plein d'infrastructure. C'est très bien. Escur qui risque d'en énerver peut-être plus d'un.

Oui, c'est c'est une boulette très carbonée. Mais alors sans sans aucun doute qu'il répondait au Rassemblement national parce que vous savez, il y avait plusieurs propositions. Il y avait la France insoumise qui voulait bloquer les prix. euh la le Rassemblée national qui voulait effectivement qu'on baisse des taxes quand d'autres voulaient aussi qu'il y ait un moratoire sur la le certificat euh euh d'énergie. Donc euh clairement, bon c'est très maladroit dans un contexte où quand même l'essence n'a pas baissé et que on attend alors on verra euh dans quelle proportion que le gasol puisse baisser. Vous l'avez rappelé euh grâce au déblocage des des stocks stratégiques.

On parle de 12 à 18 centimes. Donc on verra dans ces cas-là faut être un peu symptomat. Mais c'est dans un débat quand même qui est assez intéressant parce que euh cette histoire de de de carburant euh c'est effectivement l'un des éléments euh qui motive un certain nombre de manifestations euh le samedi, donc contre la vie chère et parfois le gouvernement manque un petit peu de mémoire sur cette affaire-là. Et c'est vrai que le président de la République a très vite dit faut rien nous reprocher, il y a la crise internationale, ce qui est une réalité, ce qui est une vérité. Euh mais pour autant, il avait des solutions qu'il n'a pas choisi.

C'est tout à fait son droit, mais il n'a pas fait baisser le prix du carburant. Et on verra si le gasol euh baisse baisse clairement euh ou pas à partir de novembre et pour un délai euh de d'un trimestre, hein, paraît-il. Donc, on verra comment les choses se passent. Mais c'est vrai que euh alors Roland Lcur aime bien faire des traits d'humour, mais c'est vrai que là, c'est c'est un petit peu déplacé et je pense pas qu'il a fait le plein d'applaudissement. C'est ce que j'allais vous dire Vin du main sur la forme.

Un ministre de l'économie ne devrait peut-être pas dire ça pour un gouvernement dont vous avez rappelé que certains français en tout cas estimaient qu'ils n'étaient pas entendus, pas écouté. Cette sortie, elle est peut-être au mauvais endroit au mauvais moment. Elle est dramatique. Qui le pense à la limite en tant que gardien des comptes publics ? C'est son c'est son problème. Il est totalement légitime, malpensé. Là où pour le coup, il y a un vrai problème vis-à-vis de l'opinion, c'est qu'aujourd'hui la question de l'énergie et du prix l'énergie, c'est venu c'est devenu un sujet d'anxiété qui est structurant.

Oui, toute l'énergie en plus, vous avez gaz é pas uniquement euh et pas uniquement ça. Il faut bien avoir en tête aujourd'hui que vous avez plus de 900 français sur 10, 90 % des Français qui sont préoccupés par les euh par le prix de l'énergie et que vous avez quasiment les 3/4 des Français qui ont modifié leurs pratiques, leurs habitudes justement pour prendre en compte cette augmentation du coup l'énergie.

Donc se permettre de faire un trait d'humour et d'ironiser là-dessus, c'est c'est assez révélateur aussi de l'incapacité qu'à aujourd'hui ce gouvernement euh à se mettre dans la peau d'un certain nombre de Français et encore une fois qu'ensuite il ait le courage politique de dire "Nous ne le faisons pas parce que nous avons des arguments pour le faire, c'est une chose" mais de fait en disant ça donne le sentiment que les préoccupations des Français finalement ne sont pas fondées ou en tout cas qu'elles ne sont pas suffisamment importantes pour être prise en compte au plus haut niveau de l'État. Adelle Téès, c'est ce que vous vous dites.

Vous vous dites "On n'est pas écouté, on n'est pas prise au sérieux par ce gouvernement quand vous entendez ce genre de euh de sorties, ce genre d'ironie." Oui, malheureusement ce genre de de sorties se sont multipliées depuis 10 ans et on a senti un réel mépris, hein. Euh, je pense que tous ceux qui ont eu à revendiquer depuis 10 ans ont senti ce mépris et c'est et c'est bien regrettable. Euh on peut parler aussi de la question de l'augmentation du SMIC, hein. On nous parle d'avancer d'un mois une augmentation qui aura de toute façon lieu au 1er janvier. Alors que c'est pas tranché en plus c'est pas tranché parce que Manuel Macron a éludé la question hier soir face au travers tout fait.

Alors que évidemment aujourd'hui c'est très compliqué de vivre dans ce pays avec le SMIC et que nous demandons 10 % d'augmentation immédiate pour simplement que les gens puissent vivre. Euh Paul Samuel Valette pardon c'est pas ça c'est pas grave. Euh alors maintenant, je vais me faire l'avocat, voyez, de de la CGT. Non non, pour être plus sérieux euh il y a quand même un similaire à faire entre le mouvement des gilets jaunes et le mouvement des étudiants parce que l'exécutif à savoir au travers d'Emmanuel Macron a fait les mêmes erreurs.

Euh ils ont tardé euh à prendre en considération euh le mouvement, ils ont tardé à apporter des réponses et puis ils ont joué un petit peu la carte du pourrissement. Est-ce que c'est des politiques de faire ça ? Ça ça c'est autre chose. Mais moi je dis je le maintiens. Emmanuel Macron, c'est pas pour le déform, il est dans l'impasse aujourd'hui et à 6 mois de l'élection présidentielle, il va certainement pas les mettre les les les pieds dans le le plat. Maintenant, la démocratie est importante. Les citoyens sont en colère à juste titre. Il y a une France qui souffre, elle doit s'exprimer. Les manifestations, elles sont légitimes et ça, je n'ai aucun problème là-dessus.

Maintenant, tout ce qui est casse, tout ce qui est pillage, tout ce qui est commerçant, moi, c'est quelque chose qui me gêne profondément. Et en ce moment, les manifestations, c'est devenu des manifestations euh gauche, extrême gauche, ultra gauche. Voilà. Et ça ça j'imagine qu' adel Tè, vous n'êtes pas euh à l'aise avec l'idée aussi de casser de de pied des commerces, faut le dire. Non, en fait euh moi d'une part, je n'ai pas besoin de d'avocat. Je vous remercie. Euh nous le vous venez d'en parler, nous notre rapport de force, on le crée comment ? On le crée par la grève. D'accord ?

Car nous sommes nous représentons les travailleurs et les travailleuses de ce pays qui construisent ce pays, qui lui permettent de tourner. C'est pour ça que nous appelons à généraliser la grève le 5 novembre. C'est cela notre méthode et c'est comme ça que nous nous ferons entendre tout simplement. Et on reviendra nous sur les commerces justement les commerces qui demandent à ouvrir le dimanche. On a reviendra dans 1 heure environ sur France info Serge. Oui. Là on voit bien que le contexte de la présidentielle pèse énormément. Alors, tout le monde a raison en disant que c'est un gouvernement qui va avoir une durée de vie limitée.

On sait que le président de la République est sortant et sera sorti puisqu'il ne peut pas se présenter, mais que pour autant dans quel état le pays sera au moment de la campagne présidentielle, c'est aussi la responsabilité de celui qui est garant. Donc on est effectivement dans ce mélange là sans sans se jeter des anathèmes et c'est un débat politique qui peut sans doute être tranché par les candidats à la présidentielle mais lorsqu'ils seront au pouvoir et dans la campagne.

Mais le problème c'est que un certain nombre d'urgences et qu'on peut juger légitime ou pas, c'est pas le débat mais un certain nombre d'urgences sur le pouvoir d'achat et vous l'avez dit très bien sur toutes les questions énergétiques et ben ces urgences là ne peuvent plus attendre et c'est ce que disent les Français dans la rue au pouvoir d'y répondre ou pas. Et puis le fait de de manifester et dit votre train d'humaine, c'est aussi une manière peut-être pour les Français de mettre certains dossiers, certains sujets en haut de la pile justement dans la perspective de l'élection à venir. Complètement.

C'est une manière de faire remonter des sujets encore une fois dans un contexte politique euh qui finalement a donné le sentiment à beaucoup de Français qui n'était pas écouté, qui n pas entendu. C'est aussi une un moyen de faire monter des revendications alors même qu'il y a quand même une crise de la représentativité qui est évidente qui concerne à la fois les partis politiques mais aussi les organisations syndicales qui ont du qui ont du mal à être à être écouté. Puis ce que je trouve aussi qui est extrêmement intéressant c'est que les Français qu'est-ce qu'ils nous disent aussi à travers ces mouvements sociaux ?

qu'ils ont pas du tout envie de choisir entre une exigence de maintien de l'ordre et l'absence de prise en considération de leur revendication. Et en fait là finalement ce à quoi ils font face, c'est finalement beaucoup sont pris en étau entre le fait de devoir condamner un maintien de l'ordre enfin en tout cas de prioriser un maintien de l'ordre versus se protéger contre des violences policières et cetera.

Et en fait, c'est extrêmement gênant parce qu'on a le sentiment aujourd'hui qu'en fait ça nourrit une polarisation entre d'un côté ceux qui vont dire et on sait très bien qui s profit des deux côtés ceux qui vont dire nous sommes le parti de l'ordre et de la civilité d'une part et puis de l'autre côté nous sommes le parti de ceux qui sont victimes des violences policières et cetera sauf qu'entre les deux il y a quand même une majorité de Français qui ont besoin d'être entendu et surtout qui ont besoin de se sentir concernés par un certain nombre de mesures qui vont permettre dans leur quotidien d'avoir un impact positif. À qui profite la crise ? Vous avez lâché ces mots, c'est vrai.

C'est la question qui se pose avec cette séquence maintenant depuis plusieurs semaines. On a des chiffres he qui sont sortis, des chiffres qui sont issu d'un d'un sondage au doa pour public Sénat qu'on va peut-être apercevoir avec Jean-Luc Mélenchon, c'est vrai, d'un côté, Marine Le Pen de l'autre, Jean-Luc Mélenchon pour la justice sociale, Marine Le Pen pour le retour à l'ordre avec chacun donc un plan social, un plan sécuritaire et regardez ces chiffres. 74 % donc d'adhésion pour Marine Le Pen, 32 % d'adhésion pour Jean-Luc Mélenchon. Ce sont des chiffres qui sont en hausse à la faveur de cette de cette séquence qu'on est en train de vivre. Oui, clairement.

Après euh toutes les études sont légitimes à l'instant où elles sont faites et clairement la campagne même si elle a commencé sur certains dossiers pourrait rebondir sur d'autres demain. Donc on verra si ce duel duo annoncé par même d'autres candidats arrivera en avril au premier tour. Mais le contexte actuel sur et et c'est clairement la conversation qu'on a.

Il y a la volonté d'un maintien de l'ordre et de l'autre côté une justice sociale qui est demandée par certains et ce sont deux candidats qui polarisent et qui représentent à eux deux la volonté de mettre dire de renverser la table et que pour l'instant ça correspond tout à fait même aux échanges qu'on a sans parler des candidats eux-mêmes mais sur les thèmes qu'on est en train d'aborder son chemin de me corriger parce que je m'attendais pas à ces chiffres là. Je parlais des chiffres d'adhésion mais là ce que vous voyez ce sont des chiffres de à qui profite la crise ? C'est ça la question qui a été posée et le les pourcentages de réponse correspond à cette question.

le pourcentage d'adhésion évidemment pas aussi ha tout à fait. C'est pour ça que je répondais à la fois sur maintien de l'ordre mais aussi sur les revendications sociales puisque c'est dans ces cas-là que ça peut profiter mais après il y a pas que ça dans le dans sur le moment bien évidemment la polarité qu'on a sur ce plateau très amicalement ça s'explique aussi comme ça au-delà même des deux candidats qu'on cite c'est-à-dire Jean-Luc Mélenchon et et Marine Le Penarisé depuis effectivement le mouvement lycéen et ce qui s'est passé le 17 octobre en terme de casse et de black block et voilà les chiffres de l'adhésion. Donc moi, je faisais référence à ces chiffres.

38 % d'adhésion pour Marine Le Pen, plus 3 points depuis septembre, plus 2 points pour Jordan Bardella à 37 %, 32 % donc pour Jean-Luc Mélenchon qui gagne aussi de points. En revanche, vous voyez Douard Philippe qui lui perd trois points et qui tombe entre guillemets à 24 %. Et on voit bien que la polarisation est identique avec des chiffres différents pour des questions différentes mais que clairement les deux radicalités qu'on évoque depuis des mois comme étant ceux qui seront au deuxème tour ben ça continue avec cette crise là, avant cette crise là. Tout c'est de savoir comment ce sera après cette crise là. Diva train du humaine.

Effectivement donc on voit ce que vous ce que vous venez de dire mais en chiffre à peu près donc ça polarise, ça fait entendre davantage et bien les extrêmes et puis on entend moins les voix nuancées. Ça veut dire qu'il y a il reste quand même une marge de manœuvre pour les personnes entre deux qui n'arrivent pas à se faire entendre. Comment se faire entendre quand on voit effectivement de de tels chiffres aux extrémités ? Alors oui et heureusement qu'il y a encore euh euh déjà il va y avoir une campagne électorale.

ça va vraiment commencer en janvier et ça sera le moment et justement ça sera important que justement ce soit enfin un moment aussi d'expression démocratique parce que de quoi aussi ce moment social il est il est finalement le symptôme de ces campagnes électorales qui n'ont pas eu lieu, de ces débats électoraux qui n'ont pas eu lieu et qui aurait dû y avoir parce que le seul motif de faire barrage au Front National semblait suffire dans une campagne électorale et finalement ce qu'il va falloir faire aussi c'est apporter un certain nombre d'éléments de réponses aux Français qui peuvent se retrouver dans des candidats de vision Oui.

de vision et qui pourront être incarnés par le Rassemblement national, par Jean-Luc Mélenchon, mais aussi par d'autres et c'est surtout ça aussi. Mais il faut aussi il faut aussi être totalement transparent. C'est plutôt normal aujourd'hui que le Rassemblement national et que LFI soit en bénéficie. Pourquoi ? Parce que ils sont dans l'opposition et aussi parce que ce sont eux qui ont des leaders qui sont les plus engagés, qui sont là depuis le plus long qui sont là depuis très longtemps et qui finalement incarnent le plus la visibilité, la lisibilité et la clarté dans leur opposition. Donc finalement, ils sont aussi dans la position la plus confortable aujourd'hui.

Ça veut pas du tout dire qu'ils le seront euh en tout cas, on peut considérer que l'apothéos c'est aujourd'hui et que la campagne électorale, elle pourra faire bouger des choses. Dans quelle mesure ? On le sait pas. Il faut être très humble par rapport à ça. Et on verra effectivement aussi ceux qui décident de s'abstenir parce que peut-être ils seront fatigués de ces images, fatigués de ces séquences politiques qui se qui se suivent et se ressemblent. C'est toujours aussi un symbole, vous n'avez pas l'air vous avez l'air dubitatif sur le fait que de la participation à la prochaine élection, vous pensez que ça l'abstention va reculer ?

Alors encore une fois, je pense qu'il faut être très prudent là-dessus. En tout cas, ce qui est certain, c'est que les Français sont plus intéressés euh que les années précédentes par rapport à ce scrutin et que les enjeux sont tels qu'on peut compter sur une participation hausse. Mais encore une fois, il va y avoir une campagne électorale et tout ça est extrêmement précaire pour pouvoir avoir aujourd'hui une certitude qui serait un peu trop assumée. Les français veulent en décour en découdre avec la démocratie, du gouvernement dans la rue mais aussi dans les urnes. Ils veulent en découdre dans les urnes.

Et je le dis, c'est la campagne présidentielle qui se joue déjà dans la rue maintenant actuellement. elle a déjà commencé et ce qui est inquiétant c'est que finalement le risque s'il y a des prolongations de samedi en samedi sur plusieurs mois c'est que les programme ne soient pas mis en avant et que chaque parti politique doit répondre à une polémique à une problématique qui aura été montée en ébouillonnement sur les réseaux sociaux et cetera et cetera et on risque de passer à côté du débat malheureusement c'est le risque mais ça reste un contexte encore je l'ai dit inédit voilà Serge. Oui il y a un point qu'il faut relever alors vous le disiez on verra la campagne.

Moi, je pense qu'elle a largement commencé, mais la différence avec les autres candidats pour Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, c'est que ils sont seuls dans leur couloir et que par rapport à ça, ils n'ont pas attendre une éventuelle alliance pour l'un comme pour l'autre. Alors que dans les autres camps, si j'ose dire, dans le bloc central, on parle d'une primaire parce que ils sont quand même largement distancés. Édouard Philippe, Gabriel Atal, même chose pour Bruno Retaillot qui se voit maintenant concurrencé dans certaines enquêtes par David Lissard.

Et puis il y a le le débat autour du Parti socialiste qui a désigné un candidat dans sa primaire mais qui bon il y a un petit effet effectivement euh pour Raphaël Luxman mais qui est quand même distancé par l'autre candidat de gauche même si c'est pas la même gauche qui est Jean-Luc Mélenchon. Donc on voit bien que il y a certes une campagne qui va démarrer, mais il y a surtout une liste de candidats dont on ne connaît pas la réalité qui sera celle de de janvier. Et donc ça profite et la situation et le fait qu'ils ont commencé il y a longtemps malgré les déboirs judiciaires, ils sont pas forcément terminés pour Marine Le Pen mais qui font qu'ils sont installé dans cette campagne.

Et si on y ajoute le moment qui est très politique, attention le mouvement social il est pas en dehors de la politique et donc tout ça mélangé fait que ces résultats là ne sont pas surprenants. Et là où je vous rejoins, c'est que par définition le mois d'avril c'est dans quelques mois. Donc on a le temps de de reparler de ça ici et on verra si les choses changent.