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Discours / meetingJA jeunesagriculteurs· 9 avril 2026 6 minAutoproduitFond programmatiqueAgriculture & alimentationEurope & internationalÉconomie & entreprisesSécurité

Session PAC 2026 de Jeunes Agriculteurs : message de Benjamin Haddad

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 95 %Attaque 5 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:22Invité politiqueChiffre
    « Nous battons pour maintenir une PAC robuste dotée de moyens suffisants pour préserver les revenus des agriculteurs français et européens. Une avancée importante a déjà été obtenue avec la mobilisation anticipée de 45 milliards d'euros de la réserve européenne. »
  • 1:45Invité politiquePromesse
    « Cela permettra de maintenir la PAC à son niveau actuel à partir de 2028. »
  • 2:02Invité politiqueChiffre
    « Nous demandons que l'objectif consacré au développement rural représente au moins 10 % de l'enveloppe nationale. »
  • 3:20Invité politiqueFait
    « Les propositions présentées en décembre dernier ne sont pas à la hauteur de nos ambitions. »
  • 3:59Invité politiquePromesse
    « Nous demandons l'abaissement des limites maximales de résidus, les fameux LMR au seuil de détection pour les substances interdites dans l'Union européenne. »
  • 4:38Invité politiqueFait
    « Une Europe qui souple, qui fait des accords de libre échange, ça doit aussi être une Europe qui se protège, qui protège nos industries, nos technologies et nos filières agricole face à la concurrence desloyal. »

Temps de parole

  • Benjamin Haddad100 %

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Benjamin Haddad

Bonjour à tous. Je regrette de pas pouvoir être avec vous aujourd'hui, mais je tenais à vous adresser ce message. Mes jeunes agriculteurs incarnent le renouvellement de notre agriculture, son énergie, son engagement et son avenir. Votre voix compte et je tenais à vous témoigner toute ma considération pour votre mobilisation aujourd'hui sur les enjeux liés à la Pâque. Je sais que vous portez une vision innovante pour notre agriculture en France et au niveau européen. vos travaux viennent nourrir la réflexion dans le contexte des négociations européennes sur l'avenir de la politique agricole commune au sein du prochain cas financier pluriéannuel, le budget pour 7 ans de l'Union européenne.

La PAC, l'agriculture, c'est la première politique européenne intégrée. L'Union européenne s'est construite sur cette politique structurante. Elle prend aujourd'hui une autre dimension. Il s'agit bien sûr d'abord de défendre nos agriculteurs, mais il s'agit aussi de défendre et de préserver notre souveraineté alimentaire et notre indépendance. Dans un monde où les tensions géopolitiques deviennent de plus en plus aigu où les systèmes alimentaires mondialisés peuvent être fragilisés, garantir notre indépendance alimentaire, c'est une question stratégique, une question de sécurité nationale.

On l'a vu ces dernières années dans un domaine comme l'énergie, la façon dont des interdépendances peuvent être instrumentalisées à des fins géopolitiques par des puissances hostiles. On doit pas laisser la même chose se passer sur l'agriculture et l'alimentation. La France est particulièrement attentive à plusieurs aspects de la négociation sur la PAC. D'abord, nous battons pour maintenir une PAC robuste dotée de moyens suffisants pour préserver les revenus des agriculteurs français et européens. Une avancée importante a déjà été obtenue avec la mobilisation anticipée de 45 milliards d'euros de la réserve européenne. Cela permettra de maintenir la PAC à son niveau actuel à partir de 2028.

C'est un engagement du gouvernement du Premier ministre. Nous nous battons aussi pour préserver les taux de cofinancement nationaux. Ensuite, nous demandons que l'objectif consacré au développement rural représente au moins 10 % de l'enveloppe nationale et qu'il aille là aussi à soutenir des objectifs agricoles. Enfin, nous voulons des règles claires, communes et stables, notamment dans le règlement sectoriel de la PAC. C'est indispensable pour garantir un fonctionnement transparent et sécurisé avec des décisions prises en commun par les collégislateurs et pas imposé au cas par cas par la commission. Nous avons été très clairs.

Politique agricole commune doit donc rester une politique commune. On ne peut pas envisager une Europe avec 27 fonctionnements différents, avec des distorsions de concurrence, avec des définitions différentes de ce que ce que serait un agriculteur d'un pays à un autre. Par ailleurs, on a été aussi très clair sur la gouvernance. Les Étatsmembres doivent être pleinement associés aux décisions de la commission et puis les spécificités des territoires ultramarins doivent aussi être mieux pris en compte.

L'avenir de la PAC s'inscrit aussi dans la vision pour l'agriculture et l'alimentation lancée il y a un peu plus d'un an par euh le commissaire Hansen, largement sous l'impulsion euh de la France. Cette vision s'est concrètement développée avec une stratégie dédiée au renouvellement des générations adoptée en octobre 2025 et un paquet de simplification de la PAC qui vise à réduire la charge administrative pour les agriculteurs. Ces combats sont au cœur de notre action politique pour les nouvelles générations et pour le développement des territoires ruraux. assurer le renouvellement des générations et simplifier la vie des agriculteurs.

Ce sont des premiers résultats tangibles et encourageants, mais on doit aller plus loin et poursuivre notre mobilisation. C'est ce à quoi je m'emploie par exemple dans euh les négociations sur l'Omnibus SPS. Les propositions présentées en décembre dernier ne sont pas à la hauteur de nos ambitions. Nous avions obtenu de la part de la commission au moment notamment des négociation du Mercosour des avancées concrètes sur les mesures de réciprocité et sur les contrôles. Ces engagements doivent désormais être transformés en acte. Nous demandons l'abaissement des limites maximales de résidus, les fameux LMR au seuil de détection pour les substances interdites dans l'Union européenne.

La commission a annoncé la mise en place de cette réciprocité pour plusieurs des substances pesticides que nous avons interdites sur notre territoire national. Cet effort doit être poursuivi sur tous les pesticides mais aussi sur l'alimentation animale. Soyons clair, on ne peut pas vous imposer des normes, des règles, des standards et importer des produits qui ne respecteraient pas les mêmes règles. C'est un principe de bon sens. Nous devons renforcer les contrôles aux frontières et les audits dans les pays tiers.

La mise en place d'une tasque force au sein de la Commission européenne sur l'effectivité de ces contrôles préfigure la force européenne de contrôle sanitaire que la France demande de longue date. C'est un combat que nous menons, vous le savez, avec la ministre Annie Jeunev. Nous avons échangé à de nombreuses reprises avec le commissaire Varelli, le commissaire Hansen afin de défendre nos ambitions et nous continuerons à le faire jusqu'à obtenir gain de cause. Sur les accords de libre échange qui je le sais sont un sujet de préoccupation, l'Europe doit sortir de la naïveté.

Une Europe qui souple, qui fait des accords de libre échange, ça doit aussi être une Europe qui se protège, qui protège nos industries, nos technologies et nos filières agricole face à la concurrence desloyal. Le libre échange, oui, mais sur une base réciproque. La souveraineté européenne agricole, c'est pas un slogan, c'est une ambition concrète. Elle commence avec vous, avec votre engagement, votre travail et votre sens des responsabilités. Elle se construit aussi chaque jour à Bruxelles dans les négociations que nous menons pour défendre vos intérêts et porter une ambition claire pour l'agriculture européenne.

Les jeunes agriculteurs représentent une nouvelle génération, une génération qui aura un rôle essentiel pour relever tous ces grands défis. C'est en unissant nos efforts que nous défendrons notre modèle. Vous pourrez compter sur la mobilisation du gouvernement et je sais que nous pourrons compter sur vous. Merci beaucoup.