Guillaume Lacroix : "La République est en danger !"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 99 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:41OuverteRéponse directe
Comment vous définissez-vous et comment vous pourriez vous présenter ?
- 1:22OuverteRéponse directe
Avez-vous déjà connu un tel niveau de tension en France ?
- 1:58OuverteRéponse directe
Comment mesurez-vous ces pulsions morbides ?
- 2:37OuverteRéponse directe
Quels exemples concrets illustrent ces pulsions ?
- 3:15OuverteRéponse directe
La République est-elle en danger selon vous ?
- 3:56OuverteRéponse directe
Comment analysez-vous la compétition politique à l'Assemblée nationale ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:41Guillaume LacroixFait
« il faut des gardiens de la République. Quand la République va mal, il faut des gardiens sincères, des gardiens crédibles. »
- 3:15Guillaume LacroixFait
« La République est en danger quand la représentation nationale finit de salir et d'humilier ce qui normalement doit être le ferment d'une société. »
- 3:56Guillaume LacroixFait
« Ce qui s'est passé à Trap est un crime raciste. C'est un crime raciste avec une pensée derrière qui est que finalement dans les têtes, la guerre civile est là. »
- 4:34Guillaume LacroixFait
« l'extrême droite se serait honoré quand même dans ce moment de dire qu'effectivement l'essentialisme, le fait de généraliser, le fait de dire tous les Arabes sont, tous les noirs sont, tous les blancs sont, elle n'essaie pas de le faire. »
- 5:11Guillaume LacroixFait
« Monsieur Cardos, quand vous êtes dans la vie politique depuis 30 ans, que vous en êtes à votre 3e ou 4e candidature à la présidentielle et que vous êtes obligé de préciser, c'est que vous n'avez pas été très très clair sur ce que vous vouliez porter depuis quelques années. »
- 6:34Guillaume LacroixFait
« Je veux me radicaliser dans la raison, la responsabilité, la République. »
- 7:15Guillaume LacroixFait
« Il faut sérier les problèmes. Moi je refuse de dire il y a ce sujet à trape. »
- 7:58Guillaume LacroixFait
« Si vous êtes lâche avec la montée du fanatisme religieux, effectivement vous ne pouvez pas être ferme avec le racisme. Mais si vous êtes lâche avec le racisme, vous ne pouvez pas être ferme contre le fanatisme religieux. »
- 8:42Guillaume LacroixFait
« Moi je ne ferai jamais de lien entre difficultés des uns et droits à la violence des autres. »
- 9:21Guillaume LacroixFait
« Jean-Luc Mélenchon refuse d'être désigné comme le responsable de la montée de l'antisémitisme en France et il trouve logique d'aller désigner quelqu'un, un seul homme, une seule femme qui serait responsable de la montée du racisme en France. »
- 9:58Guillaume LacroixFait
« Les ennemis de la République, c'est ceux qui refusent le réel et là en l'occurrence ils se retrouvent. »
- 14:56Guillaume LacroixFait
« la gauche manquait d'autorité et de fermeté. »
- 17:48Guillaume LacroixPromesse
« il va falloir être capable à la fois oui de revoir le régime des retraites. Moi, je suis pour faire sauter l'âge plafond, avoir un âge plancher, permettre à ceux qui sont cassés de partir à 60 ans »
- 19:08Guillaume LacroixFait
« il faut du désintéressement, il faut de la crédibilité, il faut du courage. En gros, il va falloir quelqu'un qui accepte de se sacrifier, d'être impopulaire et de ne pas vouloir faire gagner un parti, mais de vouloir faire gagner la République. »
- 20:57Guillaume LacroixFait
« Ce que je sais, c'est que la fin du film n'est pas écrite. »
- 21:36Guillaume LacroixFait
« les Français à la pompe à essence, ils ont bien pris conscience de ce qui leur est arrivé. »
- 22:11Guillaume LacroixFait
« Ne pas aider l'Ukraine, ça n'empêche pas l'Iran et Israël de continuer la guerre en Iran. »
- 23:57Guillaume LacroixFait
« il faut rien comprendre au pays pour ne pas comprendre que le problème de l'essence touche d'abord les territoires ruraux et périphériques »
- 25:08Guillaume LacroixFait
« Moi ce qui m'empêche de dormir c'est l'irresponsabilité politique parce que c'est elle qui est en train de rajouter de la crise à la crise, du chaos au chaos. »
- 25:42Guillaume LacroixFait
« déposer une démission le dimanche soir pour le lundi matin en plein milieu d'une crise de sécurité, c'est pas véritablement un acte de courage. Ça ressemble plus à une désertion. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Sud Radio, [musique] l'invité politique, Jacques Terdose, il est 8h30 sur Sud Radio. Bienvenue si vous nous rejoignez, c'est l'heure du grand entretien politique et aujourd'hui Jacques, vous recevez Guillaume Lacroix, président du parti radical de gauche. Guillaume Lacroix, bonjour. Bonjour. Alors, sans vous faire offense, beaucoup ne vous connaissent pas et se disent "Mais à quoi sert le parti radical de gauche ? Comment vous pourriez vous décrire et vous présenter Ah, il faut des gardiens de la République. Quand la République va mal, il faut des gardiens sincères, des gardiens crédibles.
Et comme je suis le modeste héritier du parti qui a fondé la République, je crois qu'il est de mon devoir dans ce moment de chaos, de fragilité, de fébrilité et bien de parler fort. On nous a pas entendu quand tout allait bien, mais il faut qu'on soit là quand tout va mal. Vous vous définissez souvent comme un lanceur d'alerte. Je me définis comme un républicain de gauche, une race en voie de en voie de disparition depuis bien longtemps. C'est-à-dire quelqu'un qui considère que dans l'organisation publique, le régalien compte autant que le progrès social.
Qu'il faut être capable de se distancier des modes pour revenir toujours à l'essentiel, les principes la République laïque universaliste et la capacité à faire avancer le pays dans la solidarité. Est-ce qu'il faut quelqu'un aussi pour dire la vérité dans un contexte où peu ont un ou peu tiennent un langage de vérité ?
Ben, c'est la force d'être non candidat, que je crois être l'un des rares responsables politiques de ce pays à avoir fait le choix euh volontaire, euh de ne pas être candidat, ça me donne effectivement euh une liberté de ton de parole parce que je crois que l'heur est grave parce que les Français le sentent, ils le ressentent, ils le vivent, euh ils voient des crises multiples se multiplier devant eux, mettre en danger l'avenir de leurs enfants et dans ce moment je veux pas qu'on les enfume. Alors, justement, la France est devenue une poudrière. Avez-vous déjà connu un tel niveau de tension en France ? rarement, il y a souvent eu euh dans ce pays des tensions.
D'abord, c'est un pays qui a euh depuis très longtemps, on se réjouissent très souvent euh de la révolution française. Bon, quand même eu [grognement] dans ce pays souvent des sous-bressaux, des moments compliqués. Là, le problème, c'est que nous sommes dans des moments de ce que j'ai appelé de de pulsion de mort, c'est-à-dire qui ne mène à rien. C'est qui ne sont pas motivés par un déboucher politique, par un espoir, qui ne sont pas motivés par l'envie d'un autre monde. Elles sont motivées par l'envie de détruire. Et quand vous ne voulez plus que détruire, c'est que vous êtes arrivé à un niveau d'exaspération et donc une forme de de d'absence, d'envie d'être ensemble.
Et c'est ce qui m'inquiète terriblement. Ouais. Comment vous la mesurez cette c'est comment vous mesurez ces ces pulsions morbides ? et par le fait que quand vous cassez, quand vous détruisez, quand vous attaquez les [raclement de gorge] institutions par principe sans rien proposer, sans rien imaginer, sans porter même un slogan euh monde meilleur euh sans savoir forcément le définir, mais quand vous vous n'êtes plus que dans l'individualisme, ce qu'on a observé ces derniers temps, c'est à la fois des faxieux qui voulaient détruire, détruire les institutions, ce qui s'est passé à Limoge, enfin est [raclement de gorge] quand même emblématique de de cette situation.
Et puis vous avez assisté des gens qui se sont simplement dit bah écoutez tout va mal alors je vais aller me servir. Je vais aller me servir dans les magasins. Je vais aller piller, je vais aller casser, je vais aller prendre l'espèce de pulsion consumériste morbide et et qui donne le sentiment que finalement il y a plus d'appartenance commune et qu'il y a plus d'envie d'aller ensemble quelque part. Guillaume Lacroix euh président du parti radical de gauche, vous nous parlez et vous nous faites un constat de cette de ces pulsions morbides et de ce moment euh que l'on traverse aujourd'hui et qui se retrouve aussi, j'ai envie de dire, au niveau politique, au niveau des responsables.
On a vu une scène quand même assez forte à l'Assemblée nationale avant-hire. Vous avez le sentiment que la Concorde est impossible aujourd'hui. Mais moi j'ai l'impression que la République est en danger quand la représentation nationale finit de salir et d'humilier ce qui normalement doit être le ferment d'une société. La dignité dans l'épreuve. La dignité dans l'épreuve. Ce qui s'est passé à Trap est un crime raciste. C'est un crime raciste avec une pensée derrière qui est que finalement dans les têtes, la guerre civile est là. Chacun veut compter ses morts. Dans les têtes, chacun se dit "J'ai j'ai mon mort. Mon mort à moi, il est noir.
Mon mort à moi, il est blanc, mon mort à moi, il est juif. Mais on est dans un monde qui devient dingue et je ne l'accepterai pas parce que nous ne pouvons aller nulle part. Nous ne pouvons emmener nos enfants nulle part. Nous ne pouvons autoriser la jeunesse à rien si nous lui offrons rien d'autre que la désolation des détestations. Chacun a son mort. C'est ce que vous nous dites dans les heures qui ont suivi. On a vu à l'Assemblée nationale une forme de compétition entre différentes formations politiques à ce sujet. Mais c'est terrible. Vous avez l'extrême droite qui passe plus de temps à essayer d'expliquer qu'elle y est pour rien qu'à se morfondre de ce qui s'est produit.
Enfin, je l'extrême droite se serait honoré quand même dans ce moment de dire qu'effectivement l'essentialisme, le fait de généraliser, le fait de dire tous les Arabes sont, tous les noirs sont, tous les blancs sont, elle n'essaie pas de le faire. On a entendu récemment Marine Le Pen préciser ses pensées notamment sur ses volontés, contrairement concernant les les musulmans en disant que la préférence nationale, elle s'adresserait à tous les Français. et que il y aurait pas de différence précisément entre les religions.
Monsieur Cardos, quand vous êtes dans la vie politique depuis 30 ans, que vous en êtes à votre 3e ou 4e candidature à la présidentielle et que vous êtes obligé de préciser, c'est que vous n'avez pas été très très clair sur ce que vous vouliez porter depuis quelques années. Hm. Et mais je trouve que l'irresponsabilité aujourd'hui, elle est particulièrement incarnée par les extrêmes, tous les extrêmes, mais que malheureusement l'irresponsabilité, elle commence aussi à se dessiner dans le camp des républicains des démocrates.
Alors, on a entendu le maire de Trappe Alibabet ainsi que de nombreux responsables politiques de gauche accusé Eric Zemour, le RN, la ministre Aurore Berger ou même Bruno Retaillot d'avoir armé idéologiquement le tueur. C'est pas un peu facile ? Ah mais moi je je déteste les les raccourcis. Nous sommes dans une société où chacun a une part de responsabilité. L'extrême droite à la sienne, c'est évident sur la généralisation, la stigmatisation de population particulière. Mais tout le monde a sa part de responsabilité.
Quand euh la France a a connu des attentats par des islamistes euh les mêmes qui aujourd'hui pointent du doigt à l'extrême droite étaient incapable de pointer du droit du du doigt à ce qui était l'islamisme et ce qui était le fanatisme religieux. Donc euh moi je ne choisis pas entre les haines, monsieur Card, c'est la force des Républicains. Je les combats toutes, je les écrase toutes. Si je dois me radicaliser, c'est contre cela, contre la haine, contre le finalement cette bêtise ambiante qu'on exacerbe au moment où il faut parler à l'intelligence des Français et il faut leur dire "Vous voyez bien que ça va mal.
Est-ce que c'est vraiment le moment d'en rajouter nous-même ?" Vous voudriez vous radicaliser contre les radicaux ? Moi, je veux me radicaliser dans la raison, la responsabilité, la République. Oui. Alors, euh certains d'entre eux, ces radicaux se sont offusqués que certains hommes politiques désignent Trap euh comme un refuge islamiste. Mais les faits sont là. Entre 2005 et 2010, Trap a fait l'objet de nombreuses enquêtes des services de renseignement et de la justice antiterroriste sur ces filières djihadiste. On a également une cinquantaine d'habitants qui sont partis vers Daesh.
Est-ce que dans ces conditions, c'est pas un peu facile de désigner et et de et d'expliquer que dès lors que l'on parle de trappe, et bien on fait une assimilation avec le racisme ? Non, moi je crois qu'il faut sérier les problèmes. Moi je refuse de dire il y a ce sujet à trape. Donc c'est quasiment logique dans ce que vous me dites qu'il y ait une réaction euh armée contre. C'est on peut pas prendre le problème comme ça. Il faut traiter les problèmes les uns après les autres. Il y a dans ce pays une résurgence, une remontée du fanatisme religieux notamment pas seulement notamment islamiste. Il y a dans ce pays aussi une résurgence et une remontée du racisme.
Ça n'est pas l'un qui provoque l'autre. Ce sont deux problèmes qui doivent être traités évidemment directement en rappelant l'essentiel. Dans ce pays, tous les enfants de France sont protégé par des principes qui sont les mêmes. Et c'est là-dessus qu'il faut tenir bon parce que si vous êtes lâche avec la montée du fanatisme religieux, effectivement vous ne pouvez pas être ferme avec le racisme. Mais si vous êtes lâche avec le racisme, vous ne pouvez pas être ferme contre le fanatisme religieux. Et moi la fermeté, l'autorité, je crois que c'est ce qui manque vraiment aujourd'hui dans les discours du pays et surtout ceux de la gauche.
Alors est-ce que les difficultés sociales ne sont pas les principaux moteurs de CN en France ? Est-ce que tout ce que vous décrivez là ne se trouve pas finalement dans nos difficultés aussi à donner un avenir ? Écoutez, moi je viens d'une famille, mon père était routier, ma mère était instite d'un village de lin en France. Je viens pas de la cuisse de Jupiter. Je n'ai pas été élevé dans l'opulence. J'ai connu, j'ai vu euh des difficultés euh dans ma famille. Ça ne m'a jamais incité à la violence. Ça ne m'a jamais incité à considérer que j'avais un droit de revanche. Ça m'a incité à considérer que il fallait se battre contre le mépris.
Il fallait se battre contre le mépris de classe, il fallait se battre contre les assignations sociales. Il fallait se battre contre le plafond de verre. Ça, ce sont des bagarres qui sont utiles au pays. Mais ça n'est pas la violence. Moi, je ne ferai jamais de lien entre difficultés des uns et droits à la violence des autres. Alors euh vous euh désignez, enfin vous en tous les cas, vous condamnez les les radicaux. Est-ce que vous approuvez la France insoumise qui désigne directement Éric Zémour comme responsable de la montée du racisme en France ?
Oui, ce qui est incroyable, c'est que Jean-Luc Mélenchon refuse d'être désigné comme le responsable de la montée de l'antisémitisme en France et il trouve logique d'aller désigner quelqu'un, un seul homme, une seule femme qui serait responsable de la montée du racisme en France. Enfin, la France est auprise avec des gens qui ont des idées qui ont décidé de chauffer à blanc les esprits. Ils veulent désigner des boumissaires, des ennemis.
Ils se servent l'un des autres mais surtout ils font en sorte que vous ne regardiez pas le réel parce que pendant qu'on se bat pour savoir si monsieur Zémour dont je me moque comme de l'an 40 et dont je hait les thèses euh est responsable de quelque chose ou si monsieur Mélenchon est responsable à lui tout seul des émeutes et de l'antisémitisme en France. On ne parle pas des vrais sujets, on ne parle pas de la crise budgétaire, on ne parle pas de la crise financière, on ne parle pas du pouvoir d'achat. Qu'est-ce qui intéresse les gens c'est de pouvoir se loger ?
Qu'est-ce qu'ils en ont à faire de savoir si monsieur Mélenchon pense que monsieur Zémour est l'ennemi de la République ou si monsieur Zémour pense que monsieur Mélenchon est l'ennemi de la République ? Les ennemis de la République, c'est ceux qui refusent le réel et là en l'occurrence ils se retrouvent. Sauf que vous savez bien comment ça fonctionne. Il faut des hommes pour porter des idées et pour les défendre dans une campagne électorale. Est-ce que Éric Zemour a sa place dans cette présidentielle ? Mais il fait ce qu'il veut. Il n'aura jamais ma voix. Ouais. concernant les médias, on a assisté ces dernières heures, ces derniers jours à des propos qui sont un peu inquiétant.
En tous les cas, ils sont vécus comme tels par un certain nombre de de journalistes. On sent que la France insoumise dresse presque des listes de bons et de mauvais médias. Est-ce que ça vous choque ? Vous savez, moi dès qu'on rentre dans la théorie du bon et du mauvais chasseur, je commence à sourire. Alors, parfois jaune quand il s'agit de la démocratie. Je crois pas qu'il a de bons ou de mauvais médias. Je crois que la véritable exigence, c'est d'avoir que des médias libres. Hm. Euh qu'on ait que des journalistes libres et accessoirement qu'il travaille.
C'estàd qu'il soit capable véritablement d'aller chercher la vérité et de l'opposer à ceux qui viennent raconter n'importe quoi dans les studios. Malheureusement, je trouve que parfois ça manque. Et moi, je défendrai toujours, vous savez, je suis de l'Inge, je vous l'ai dit, c'était la terre de Voltaire. Euh je crois que il faut privilégier la capacité de chacune et chacun à s'exprimer partout et que la liberté médiatique, c'est la démocratie. Comment la France en est arrivée là ? Ce sont les 10 ans de macronisme aujourd'hui qui l'ont abîmé. Euh et il y a une responsabilité par principe de ceux qui gouvernent. Alors quand vous gouvernez 10 ans, votre responsabilité est forcément grande.
Mais c'est aussi une somme de l'acheté depuis des décennies. Mais parce que ce pays avait fini par croire que rien ne pourrait jamais lui arriver. Ce pays avait pensé que son niveau de vie, la capacité de pouvoir d'achat du plus grand nombre, son niveau de croissance lui permettrait finalement de bah surmonter à peu près toutes les difficultés et elle a pas voulu les regarder. Et puis on a eu la crise des subprimes sous Sarkozy et on s'est dit finalement on n'est pas si fort. Puis on a eu la crise des attentats terroristes et là on s'est dit ou là là on vient nous tuer chez nous et puis on a eu le Covid et là on s'est rendu compte que notre chéqué servait à rien.
On narrivait même pas à acheter des masques. Et je crois que les Français se sont mis à comprendre que ce sentiment qu'ils avaient, que la mondialisation apporté du bon mais qu'elle apporté aussi du mauvais, que l'Europe elle apporté du bon mais qu'elle apporté aussi des choses qui n'étaient pas suffisantes est devenu réelle et que dans ce moment-là, les politiques ont continué de faire comme avant. Ils ont continué à finalement faire des promesses intenables, à faire croire qu'il pouvaient tout tenir tout seul. Et là aujourd'hui, on arrive au moment de l'exaspération, moment où tout le monde a ouvert les yeux et où il voit bien que les gens leur parlent.
Soit finalement les caricaturant parce que les extrêmes ne parlent pas à l'intelligence des gens, soit en leur mentant, en faisant des promesses irréalistes. Et c'est avec cela qu'il faut rompre. Mais ça c'est une analyse générale Guillaume Lacroix, mais est-ce que Emmanuel Lac est-ce qu'Emmanuel Macron est responsable directement ? Ah mais Emmanuel Macron a une respons il a été président de la République pendant 10 ans. Il a une responsabilité essentielle. Emmanuel Macron s'est fait sur l'idée qu'il allait tout changer. C'était une forme de symptôme du dégagisme ambiant. Et ce dégagisme là portait de l'espoir.
Moi je n'ai pas voté Emmanuel Macron mais beaucoup de mes amis l'ont fait avec sincérité avec l'idée que voilà on allait en finir avec le les institutions bloquées, on allait en finir avec l'esprit de clan politique, on allait en finir avec finalement le refus d'affronter le réel et qu'on allait répondre aux Ça veut dire que 2027 c'est 2017 déchu. Ah déçu aussi. Absolument. Ouais. Absolument. Alors pour 2027, Gabriel Atal et c'est l'actualité vient de lancer l'idée d'une primaire. Vous y croyez d'abord à cette primaire qui pourrait aller de Raphaël Gluxman à Bruno Rotaillot peut-être ? J'ai déjà assez à faire avec les histoires de ma famille.
Je vais pas me mêler les histoires de famille politiques des autres. J'ai pas été macroniste pendant 10 ans. Je vais pas embarquer maintenant. Oui, mais lui ouvre le la famille à l'ensemble des démocrates et à tous ceux dont vous parlez aussi. Oui. Alors, c'est assez étonnant parce que pendant 10 ans, ils ont refusé de le faire. Donc c'est un peu particulier d'arriver en disant qui n'est pas avec nous et contre nous. Ça a été ça pendant 10 ans. Pour nous expliquer que maintenant pour essayer de sauver les uns ou les autres, il faudrait qu'on soit là. Moi pardon mon ma vocation c'est pas de venir sauver ce qui n'a pas été capable de démontrer sa sa puissance politique.
Moi je vais vous dire dans ce moment un peu dingue le vrai sujet c'est pas de savoir si on organise des primaires, c'est de savoir si on a quelqu'un de responsable. Dans ce pays quand ça allait mal on est allé chercher Clémenceau. Dans ce pays quand ça allait mal on est allé chercher Mindè. Dans ce pays quand ça allait mal, on est allé chercher de goa dans ce pays au moment où là où ça va mal, je ne crois pas qu'on résoudra le problème avec des primaires. Je crois qu'on le résoudra avec un peu moins d'ego, un peu plus de sens de l'intérêt général et une capacité à porter un discours politique qui soit autre chose que sauver nous parce que moi je je suis pas là pour sauver qui que ce soit.
Oui. La France, oui, la République, oui. Quelqu'un ou une famille politique, non. La France et la France, Guillaume Lacroix, demande aussi de l'autorité. Vous avez dit en début de cet entretien euh que la gauche manquait d'autorité et de fermeté. Raphaël Gluxman, il peut incarner cette fermeté. Moi, je suis en accord sur la ligne politique avec Raphaël Luxman. J'étais même avant puisque mon parti depuis 2022 avait refusé la NUPES, le NFP. Et donc la ligne antifi ou sans LFI pour dire les choses, est une ligne assez claire que je partage depuis longtemps. Je suis ravi qu'elle l'a emporté. Mais la ligne claire n'est pas un projet.
Il faut pas que ça devienne une ligne trouble parce que être sans et les filles, ça ne résout pas la crise budgétaire et financière. Être sans et les filles, ça ne donne à manger à personne. Être sans et les filles, ça ne construit pas du logement. Être sans et les filles, ça ne rassemble pas le camp des républicains. Ça n'est pas un argument en soi. C'est une posture pour dire qui l'on est. Le vrai sujet maintenant, c'est d'être capable de dire où l'on va et surtout de démontrer dans la posture Raphael Guxman. Il est dans la posture. Je trouve qu'aujourd'hui il parle beaucoup de dé les fill, moins de la France. Je l'invite à parler un peu plus de la France.
et vous dites que son programme est vide. En tous les cas, je dis que nous sommes face à des crises budgétaires, à une crise budgétaire et financière majeure qui peut encore s'aggraver. Je ne suis pas sûr qu'un programme qui repose sur uniquement la taxe avec arro sur les milliardaires et de la dépense nouvelle soit parfaitement en rapport avec ce que nous allons devoir affronter. Pour le moment, vous avez l'intention de faire campagne avec lui ou pas ? Pour l'instant, j'ai l'intention de parler librement de la situation du pays. Je vous l'ai dit, mon rôle, mon devoir, c'est de faire partie des gardiens de la République.
Guillaume Lacroix, président du Parti Radical de gauche est notre invité ce matin. On vous retrouve dans la deuxème partie de cet entretien avec notamment la question d'un auditeur, votre carte blanche et puis il y aura l'actualité des réseaux. À tout de suite
[musique]
le grand matin Sud Radio 7h10h, Jacques Tardose. Guillaume Lacroix, président du Parti radical de gauche est notre invité ce matin. On va commencer Guillaume Lacroix avec dans cette deuxième partie avec vos 3 minutes pour convaincre votre carte blanche. Vous avez choisi ce thème rompre avec l'impuissance publique. Qu'est-ce que ça signifie exactement ? Et ça veut dire regarder euh en face la situation budgétaire et financière et d'y répondre de manière soutenable. Parce que aujourd'hui, je suis effrayé que chacun constate que tout va mal, mais que chacun arrive aussi avec une solution simple à l'évidence qui n'en est en fait jamais une et surtout qui n'est pas soutenable.
Tout miser sur les retraites, dire finalement il suffira de travailler plus pour tout régler, c'est faux. Tout miser sur le moins d'état comme le font les les ultralibéraux en disant finalement c'est assez simple, on sabre l'État. Alors même que le 17 octobre tout le monde a demandé où était la police, qu'à longueur de journée tout le monde demande où sont les infirmières et les professeurs. C'est un peu surréaliste. Et puis il y a ceux qui arrivent en disant bah c'est simple arros sur les milliardaires, la taxe pour les milliardaires uniquement.
Mais sauf que c'est pas inépusable comme recette et que s'il faut réinstaurer de la justice fiscale dans ce pays, c'est évidemment obligatoire aujourd'hui. Ça ne peut pas tout résoudre. Moi, je je voudrais simplement alerter les Français sur le fait que dans les moments de crise et de crise grave comme celle que nous rencontrons, celle où nos enfants n'ont plus les moyens de de rêver leur avenir et de l'imaginer, il ne faut pas se laisser avoir par des charlatans et leur dire que la solution elle existe, qu'elle est surmontable en 5 ans, que ça va demander des efforts sur tous les leviers, qu'il va falloir être capable à la fois oui de revoir le régime des retraites.
Moi, je suis pour faire sauter l'âge plafond, avoir un âge plancher, permettre à ceux qui sont cassés de partir à 60 ans, mais ensuite que ça se joue uniquement sur un nombre de trimestre, qu'il va falloir baisser et réformer profondément l'État. De ce point de vue, je suis assez d'accord et souvent d'accord avec Borlot sur la façon dont on peut réformer l'État et puis il va falloir évidemment remettre de la justice fiscale. Alors, justement, je laisse passer le gong. Guillaume Lacroix, vous venez de citer Jean-Louis Borlot. Est-ce que vous êtes d'accord avec cette équipe de France des mécanos de la République ?
On voit Natacha Poloni, Jean-Louis Borlot, Rélien Pradier ici même à ce micro il y a quelques jours. Pourquoi pas Dominique de Villepin dire qu'il faut former une équipe de France ? Moi, je suis d'accord avec la coalition des engagés que propose Bernard Casneu. Je suis d'accord avec les mécanaux de la République que propose les Borlot. Je je suis en contact et en proximité avec les deux et c'est notoriété publique. Je crois beaucoup à l'idée que dans les temps qui viennent et pour le mandat qui s'ouvre, qui va être celui du rétablissement de la France et de son redressement si possible, il faut du désintéressement, il faut de la crédibilité, il faut du courage.
En gros, il va falloir quelqu'un qui accepte de se sacrifier, d'être impopulaire et de ne pas vouloir faire gagner un parti, mais de vouloir faire gagner la République. Qui ? Celui qui en aura le courage et celui qui sera capable de rassembler. Moi, je vais vous dire Borlot. Non mais je je vais pas ici vous dire ce matin voilà celui qu'il faut parce que je ne suis personne. N'étant pas n'étant pas moi-même candidat, je vous fais une proposition.
Je suis d'accord pour tous les invités à Bourcambress chez moi, tous ceux qui veulent agir pour la France dans cet état d'esprit la redresser, les inviter à Bourk, les enfermer, ne leur donner à manger et à boire que quand on sera sorti avec une solution viable pour le pays, pour la République, désintéressé, crédible. ceux qui sont en réserve de la République, Bernard Casneu, Jean-Louis Borlot, François Hollande, euh Xavier Bertrand, ceux qui sont déjà sur la table et qui euh pourraient être [grognement] amené à renoncer parce que ce serait l'intérêt de la France, mais se dire que peut-être la solution, elle peut venir d'une intelligence collective plutôt que d'un calcul d'appareil.
Guillaume Lacroix, vous leur proposez une forme de love story et c'est le meilleur qui en sortira qui Non, je je leur propose un conclave laïque, mais avec un concours d'idée et l'idée que il faut avoir du courage pour se sacrifier. Oui, parce que je crois que la seule façon de redresser le pays là, c'est le désintéressement et de prendre des mesures courageuses qui seront forcément impopulaires.
Et donc, on n'est pas dans un moment où on peut jouer à se dire "Je vais faire gagner mon parti politique parce que c'est désu et parce que par ailleurs ça ne répond jamais seul à l'ensemble des difficultés des pays." Mais quand même sur les noms, est-ce que les noms que l'on cite là sont ceux qui pourraient faire partie et qui pourraient incarner ce que vous désignez ? Jean-Louis Borlot, Natacha Polini, Enélien Pradier, Dominique de Villepin par exemple ? Bernard Casnog, vous avez Bertrand, François Hollande, je sais pas pourquoi vous avez des parties prix. Moi, j'en ai pas. Et moi, vous savez ce qui m'intéresse ?
Je ne suis pas candidat, je n'ai pas cherché à l'aide, j'aurais pu aller dans une primaire pour me montrer exister. Je l'ai pas fait. Pourquoi pas François Hollande Guillaume Lacroix, je vous cite un certain nombre d'acteurs auquels je pense, il peut y en avoir d'autres. Ce n'est pas moi qui fait la règle. Je dis simplement aujourd'hui, je crois que nous avons besoin véritablement de faire la démonstration d'une équipe et d'un sens des responsabilités. Et c'est ce à quoi j'invite ceux qui veulent présider la France. Ça signifie que la messe n'est pas dite. Ce sera pas un duel Mélenchon Le Pen. Vous ne vous résoudez vous ne vous ne n'avez pas le sentiment que ce sera forcément ce ce duel là.
Pour un républicain laïque, je sais pas si la messe n'est pas dite. Ce que je sais, c'est que la fin du film n'est pas écrite. On va écouter la question d'un auditeur, Guillaume Lacroix. Bonjour monsieur Lacroix. Vous aviez fait part de votre vertige après une réunion à l'Élysée sur la situation internationale. Pensez-vous que les Français aient pris conscience des conséquences sur leur propre vie d'une telle situation ? Merci. Ah, je pense que les Français à la pompe à essence, ils ont bien pris conscience de ce qui leur est arrivé. Ça, il y a aucun doute.
Après, je pense que ils se font aussi enfumés par ceux qui leur expliquent que si on arrête d'aider l'Ukraine, ça va faire baisser le prix de l'essence parce que il y a pas de rapport en fait. Euh si on arrête d'aider l'Ukraine, c'est pas pour payer des chèqus énergie à tout le monde. Enfin, ce serait quand même un peu risible de dire "On met en danger notre sécurité euh en Europe euh pour pouvoir faire des chèqus énergie parce que ne pas aider l'Ukraine, ça n'empêche pas l'Iran et Israël de continuer la guerre en Iran." Euh les États-Unis et Israël de continuer la guerre en Iran.
Donc globalement, je crois que les Français ils mesurent surtout et ça ne joue joue pas un rôle sur la Russie et donc sur le gaz quand même. Et ben surtout que on voit bien que les jeux sont faussés depuis que Vladimir depuis que Donald Trump a décidé finalement que Vladimir Poutine était un ami fidèle quand il avait besoin de pétrole. Les gens ils comprennent, les Français ils comprennent qu'on est dans un désordre mondial terrible dans lequel le rapport de force est immense.
Il va falloir que les Français ai bien en tête que celui ou celle qu' choisiront doit être quelqu'un qui est capable de peser dans ce monde, d'avoir une crédibilité dans ce monde et de ne pas être l'ami d'un des fous de ce monde. Guillaume Lacroix, on passe à l'actualité des réseaux sociaux avec Benjamin Glaise qui nous a rejoint. Bonjour Guillaume Lacroix. vous en parliez des prix des carburants. J'aimerais qu'on revienne sur une formule employée par Roland l'Escure qui fait énormément polémique sur les réseaux sociaux. C'était à l'Assemblée nationale à propos bah des prix des carburants.
Le ministre de l'économie qui a rappelé que le gouvernement ne prévoyait ni de bloquer les prix comme le propose la France insoumise ni de baisser les taxes comme le demande le RN. Et pour défendre la la position, l'exécutif Roland l'escur a déclaré que le niveau de fiscalité sur les prix à la pompe ne l'empêchait pas de dormir. C'est vrai, vous avez raison. Les prix de l'essence sont plus élevés en France qu'ailleurs. D'aucun nous demande de les baisser par la baisse des taxes. Je considère moi que la taxation du prix du pétrole, c'est une bonne manière.
Mais ben quand vous dites les prix du pétrole sont trop élevés en France, la raison essentielle pour laquelle les prix du pétrole en France sont plus élevés qu'ailleurs, c'est qu'on taxe plus qu'ailleurs. Moi, c'est pas une taxe qui m'empêche de dormir. Je sais que ça n'empêche d'endormir d'autres, mais moi, ça ne m'empêche pas de dormir. Ça permet de financer plein d'infrastructure. C'est très bien. Elle vous inspire quoi cette formule de Roland l'escur Guillaume Lacroix ?
à peu près la même que la même réaction que lorsqu'il avait dit avec 2000 € on vit bien je crois [grognement] la déconnexion la déconnexion et l'incompréhension totale du pays voilà ce que ça m'inspire il faut rien comprendre au pays pour ne pas comprendre que le problème de l'essence touche d'abord les territoires ruraux et périphériques où les gens ont dû s'éloigner des métropoles pour aller habiter là où ils pouvaient avoir les moyens d'acheter, où ils ont dû prendre une voire deux voitures pour aller travailler et que c'est tout le sujet. Ne pas comprendre que l'essence c'est pas simplement pour aller se promener le weekend mais que c'est pour aller bosser.
Ne pas comprendre que si les gens ne vont plus bosser, c'est tout l'appareil économique qui s'effondre. Alors même qu'on a des prévisions de croissance qui sont extrêmement faibles. Bah c'est ne rien comprendre à la fois au pays mais ne rien comprendre à l'économie. Et vous empêche de de dormir vous-même sur des taxes sur les carburants. Moi ce qui m'empêche de dormir c'est l'irresponsabilité politique parce que c'est elle qui est en train de rajouter de la crise à la crise, du chaos au chaos. C'est cette irresponsabilité politique, cette incapacité à parler au français en fait. Alors est-ce que de vérité parce qu'il s'agit pas de dire moi demain on rase gratis hein.
Je vous l'ai dit tout à l'heure, on a plus les moyens. Donc faire croire aux gens que demain on rase gratis c'est c'est les prendre pour des idiots. Mais leur dire je ne comprends pas que ce sujet est central et finalement la taxe dire cette phrase terrible la taxe pour la taxe ne m'empêche pas de dormir. Moi ce qui m'empêche de dormir c'est de voir les Français dans un état de préinsurrection, de colère et de désespoir qui n'est pas supportable. Vous appelez à ou en tout cas vous espérez la la démission de Roland l'Escure après cette formule qui ? C'est moi les appels et à la démission c'est un grand classique pour faire buzer sur les réseaux sociaux. Ça m'a jamais intéressé.
Chacun prend ses responsabilités. Je viens de vous parler de de l'irresponsabilité qui m'agace. Moi, je crois que la responsabilité quand on est politique, c'est de tirer les conséquences de ce qu'on fait, de ce qu'on dit, de la réaction que ça provoque et et de se comporter avec un peu de dignité politique. Je vous dire la démission, [raclement de gorge] il faut aussi qu'elle soit crédible parce que déposer une démission le dimanche soir pour le lundi matin en plein milieu d'une crise de sécurité, c'est pas véritablement un acte de courage. Ça ressemble plus à une désertion. Après, Sébastien Lecnuud peut le virer aussi. Il y a pas que la démission.
Ah mais je pense que ce pays a besoin de remettre de l'autorité. Oui, Emmanuel Macron a en tous les cas refusé la démission du ministre de l'intérieur après le 17 octobre. Et quand vous déposez votre démission le dimanche soir en plein milieu quand même, on venait de vivre un weekend et Pharaon. Ça vous a étonné qu'il refuse la démission ? Non, mais ce qui m'étonne c'est qu'on la dépose le dimanche soir pour le lundi matin se dire il y a plus personne. Pardon, ça ça n'est pas responsable. Euh 15 jours après, si vous considérez que vous avez commis une faute, que vous n'étiez pas à la hauteur, et ben à ce moment-là, ça ça peut se poser. Guillaume Lacroix, on va tenir 6 mois comme ça.
[grognement] Ah bah cette allure-là, si personne ne remet un peu de raison, de responsabilité dans ce moment, euh non. Et alors, vous demandez la démission d'Emmanuel Macron ? Non, moi je demande à ce que chacun prenne ses responsabilités. Ouais, j'ai pris les miennes, hein. Je suis à la tête. Venez nous dire non, on va pas tenir 6 mois.
vous dit si on ne remet pas du sens des responsabilités et je demande à Emmanuel Macron, je demande à Sébastien Lecnu, je demande au candidats à l'élection présidentielle d'agir avec responsabilité de per agir avec responsabilité si vous dites dans le même temps, on tiend que quand vous avez un ministre qui à deux reprises crée des conditions de j'allais dire contracter le pays au moment où il est déjà très contracté, bah vous le vous montrez que vous avez remis de l'ordre dans votre gouvernement. Mais ça c'est pas à moi d'appeler des démissions tous les matins et tous les soirs parce que ça c'est appelé au chaos.
Moi j'appelle à ceux qui prennent les responsabilités, qui les acceptent, qui veulent être candidats à la présidence de la République, qui gouvernent aujourd'hui de se comporter à la hauteur de ce à quoi ils prétendent. Une démission, ça permettrait une élection plus rapide et de calmer le pays. Vous savez, si vous avez 40 jours pour organiser l'élection, puisque la règle c'est celle-là, démission du président de la République, 40 jours pour organiser l'élection, je ne suis pas sûr que vous ne provoquiez pas encore un peu plus de chaos dans le chaos. Guillaume Lacroix a été l'invité de Sud Radio.
Merci Guillaume Lacroix, vous êtes président du Parti radical de gauche et on suivra évidemment tous vos vœux et tous ces ces appels à la raison que vous venez d'exprimer à notre micro. dans un instant la vérité en face avec bien sûr les thèmes que l'on a évoqué ce matin, le carburant, cette déconnexion dont on vient de parler, cette phrase qui fait beaucoup polémique et vous nous appelez au 0826 300 Passon.